Le vice-Premier ministre polonais Jaroslaw Gowin a évoqué ce mercredi 9 décembre devant la presse un « accord dans le triangle Varsovie-Berlin-Budapest », qui pourrait permettre d’éviter le véto polono-hongrois sur le budget et sur le plan de relance européen.
Berlin prudente
Berlin n’a ni confirmé ni infirmé l’information. « Nous attendons une confirmation finale », a déclaré un diplomate allemand à Bruxelles.
La Pologne et la Hongrie sont opposées à un nouveau mécanisme européen, qu’ils jugent arbitraire, qui permettrait de les priver de fonds européens en cas de violations de l’Etat de droit (justice indépendante, politique anticorruption…).
« Selon la délégation polonaise et hongroise les raisons pour que la Pologne et la Hongrie adoptent une position différente des autres pays-membres de l’UE ont pratiquement disparu », a déclaré M. Gowin, à la tête d’un petit parti coalisé avec les conservateurs nationalistes de Droit et Justice (PiS).
« C’est aussi la position de la présidence allemande, en ligne avec celle de la Pologne et de la Hongrie. Mais bien sûr il faut l’unanimité pour un accord du Conseil européen », a ajouté M. Gowin, refusant d’en dévoiler le détail.
« Pour l’instant, il y a un accord du triangle Varsovie-Berlin-Budapest. Je reste confiant sur le fait que cet accord s’élargira aux 24 autres capitales européennes », lors du sommet de jeudi et vendredi, a-t-il affirmé.
Varsovie soutenue par la Hongrie
De passage, la veille, à Varsovie, le Premier ministre hongrois Viktor Orban avait parlé d’ »une bonne chance » pour un accord, tout en espérant la « victoire polono-hongroise ».
Mardi, le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a déclaré que son pays était « prêt à des mois de négociations mais aussi prêt à (accepter) un budget provisoire possible », au cas où Varsovie serait obligé de dire non aux propositions européennes.
L’Allemagne, qui exerce la présidence tournante de l’Union européenne, a affirmé mardi espérer une solution « dans les prochaines heures ou journées » pour une levée des vétos hongrois et polonais, jugeant « irresponsable » le blocage actuel du plan de relance de l’UE.
Dans l’hypothèse ou les négociations échoueraient, la Commission européenne a dit travailler sur des options alternatives pour permettre un plan de relance sans l’accord des deux Etats frondeurs.
Producteur, animateur, programmateur, journaliste… cet amoureux de la Francophonie, il est aussi Président des Alliances Françaises (bien connues des réseaux consulaires), construit, avec patience et passion, notre paysage audiovisuel .
Yves Bigot est devenu Directeur Général du groupe TV5MONDE en janvier 2013, depuis il appose son empreinte, nourrie de ses expériences artistico-culturelles qui ont ponctué toute sa carrière à la tête de la RTBF ou des programmes de France 2 et RTL.
Yves Bigot le touche-à-tout s’est forgé de solides amitiés au cours de sa si riche carrière : producteurs, animateurs, auteurs, ils sont nombreux à l’aider à rénover la chaîne mondiale de la Francophonie.
TV5MONDE, la chaine aux 60 millions de téléspectateurs
Service public des services publics audiovisuels francophones, TV5MONDE, ce sont 8 chaînes généralistes, culturelles, francophones et deux chaînes thématiques (enfants et art de vivre).
Leurs missions : promouvoir la création francophone et la langue française, mais également proposer une information multilatérale, internationale, fiable et vérifiée dans le monde entier.
Financée par la France, la Suisse, le Canada, le Québec et la Fédération Wallonie-Bruxelles, TV5MONDE est par nature en synergie avec ses télévisons partenaires, dont elle fait rayonner les programmes partout dans le monde, mais c’est aussi des productions propres et des programmes acquis dans le monde francophone.
Yves Bigot, depuis septembre 2020, pose la dernière pierre à la maison rénovée de la Francophonie, TV5MONDEplus.
TV5MONDEplus, la plateforme pour tous et partout
Pour les expatriés et francophones du monde, TV5MONDEplus offre gratuitement le meilleur de France Télévision, de la Télévision suisse comme celle canadienne ainsi que les programmes les plus populaires de la RTBF. En plus des apports des chaînes nationales, TV5MONDEplus ajoute films et séries. Dans de nombreux pays, nous n’avons pas accès aux services de replay français ou d’autres pays du fait du « géo-blocage » des contenus.
Le plus de la plateforme, c’est qu’elle est gratuite, facile d’utilisation et accessible dans le monde entier. TV5MONDEplus annonce qu’elle propose près de 5 000 heures de programmes, des films et des séries mais aussi des documentaires, des reportages ainsi que des podcasts. Et plus de 150 heures enrichissent chaque mois la plateforme. Vous pouvez y accéder par le site web, mais aussi par les app Android ou IOS.
En réponse à cette période de recherches sur le bien-être, nous vous proposons des idées cadeaux à envoyer à vos proches en France ou à livrer à l’étranger. L’idée centrale de nos suggestions consiste à mettre à l’honneur une certaine idée de la France, de ses entreprises et de son savoir-faire et le plus possible le « made in France. C’est aussi et surtout l’idée de se faire du bien et de se pelotonner. Cet article a été réalisé grâce à l’aide précieuse de Julie Ainouz de Mon Petit Paris.
Cadeaux immatériels et nourritures pour le corps et l’esprit : se projeter vers 2021 !
Le confinement et la pandémie ont mis en exergue la culture et une nouvelle façon de la consommer. Pourquoi ne pas profiter de ces fêtes de fin d’année pour soutenir le secteur et acheter des abonnements aux opéras, théâtres et autres salles de spectacles ? On connait le chèque culture mis en place dans certaines entreprises. Mais les particuliers peuvent aussi soutenir le secteur en offrant par exemple un chèque-cadeau. Le site Music&Opera propose ainsi des bons valables dans les salles du monde entier, notamment le Concertgebouw d’Amsterdam, l’Opéra Garnier et le Deutsche Oper de Berlin. A noter, ces chèques cadeaux sont désormais valables 18 mois.
La période de Noël est idéale pour acheter de beaux livres. Le secteur, très touché par la crise, doit absolument être soutenu. Passez commande sur le site leslibraires.fr ou place des libraires. Ces deux plateformes rassemblent les professionnels indépendants du secteur. Vous y trouverez en outre de nombreux conseils et dossiers thématiques.
Beauté : les références françaises
Oh My cream ! est une société de cosmétiques très dynamique créée en 2013 et spécialiste des marques « clean » et de niche. La marque propose également ses propres produits au design épuré qui ont fait leurs preuves. Durant la période des fêtes, pourquoi ne pas craquer pour la carte cadeau à imprimer (à partir de 30 €), « Oh ! My cream ! » peut également la faire parvenir par la poste. Parmi les produits cultes, citons l’huile démaquillante et la crème universelle.
Rouje est un créateur de mode française autour de la « It-girl » Jeanne Damas et propose les incontournables de la garde-robe de la parfaite parisienne. La marque a également lancé une gamme de maquillage qui connait un grand succès. La marque met en valeur les beautés naturelles. Les palettes, qui peuvent être utilisées sur les lèvres, les joues et les yeux, feront un bel effet sous le sapin. Les rouges de la marque sont des cadeaux parfaits : texture parfaite, écrin élégant. Si en plus vous associez le nom du bâton de rouge à lèvres au prénom de la destinatrice, vous êtes sûr d’avoir trouvé un cadeau parfait.
By Terry célèbre l’excellence française en matière de cosmétique et de beauté. Sa fondatrice, Terry de Gunzburg, fut directrice artistique chez Yves Saint-Laurent Beauté pendant de nombreuses années. Sa marque éponyme, créée en 1998 est le summum de la beauté « Haute-couture » pour sublimer les femmes. Les produits sont présentés dans des écrins luxueux du meilleur effet. La palette poudre correctrice illuminatrice est époustouflante mais toutefois moins que la poudre illuminatrice dans son opulent boitier tout en brillance. By Terry a par ailleurs créé pour les fêtes des coffrets spéciaux avec plusieurs produits en format miniature.
Ça va barber célèbre la cosmétique pour hommes et est née à Lyon en 2015. Pile poil (sic) dans la tendance, les articles allient compositions propres et design qui claque, « Ça va barber » propose des huiles, des baumes, des savons ainsi que des accessoires et coffrets.
La bouche rouge coche toutes les cases en offrant une vraie vision sur la durabilité et le « made in France » au sein de produits innovants. Partant du constat que plus d’un milliard de tubes de rouges à lèvres sont jetés chaque année, la marque propose une gamme de rouges à lèvres eco-responsables et rechargeables de luxe. Le tube de rouge à lèvres coûte 39 euros et l’écrin (disponible en cuir ou vegan) 65€. Un cadeau d’exception pour un Noël inédit.
Célébrer la mode française sous le sapin
La mode française est une référence de par le monde. Au-delà des grandes marques et de la grande distribution, certaines marques nous font particulièrement envie en cette période de Noël. Sezane, la marque phare des modeuses ne laisse personne indifférent. La société joue sur la fidélisation (et l’addiction ?) de sa clientèle et propose une mode articulée autour de classiques intemporels, de mailles douillettes, de sacs et de pièces plus éphémères avec des imprimés affirmés. Pourquoi ne pas craquer pour la veste Will disponible pour lui et elle en plusieurs couleurs et fabriquée en coton biologique ? Ou se lover dans le pull Blair, couleur bubble-gum ? Pour monsieur, nous avons craqué pour le pull Ayden torsadé.
La maison Flolove s’est taillée une belle place dans les vestiaires des modeuses exigeantes. Les tissus sont soigneusement sélectionnés et les broderies réalisées dans un petit atelier picard. Le blouson Hawaï, d’un rose pétillant, égaillera votre hiver tandis que la blouse Precious, délicatement brodée avec son superbe dos nu orné de marguerites, ne laissera personne indifférent.
Les Récupérables est une enseigne de mode basée sur l’upcycling (la valorisation de matières recyclées). Elle est fabriquée à 100% en ateliers d’insertion en France à base de chutes de tissus. Les collections sont inspirées et les prix variables. Les stocks sont naturellement limités et vous avez donc une garantie de ne pas porter la même chose que votre voisin/e. Cette marque a réellement tout bon.
Sport et baskets
La période de confinement a marqué un essor des activités sportives confinées. Luz se dédie aux vêtements de sport écoresponsables et privilégie les matières organiques comme des processus de production éthique. Nous aimons beaucoup les brassières bicolores et les maillots de bains graphiques.
Veja célèbre la basket écologique et issue du commerce équitable. Depuis 2004, la marque a conquis une place de choix dans les garde-robes des « fashionistas » du monde entier. Nous avons un véritable coup de cœur pour les condor mesh.
Quelques plaisirs de la bouche
La période de fin d’année est aussi, pour nous Français, souvent synonymes de plaisirs culinaires variés. Cela peut être l’occasion de se faire plaisir en commandant des produits de qualité qui renforcent la magie de Noël.
Bonnat est une illustre chocolaterie dont les origines remontent à 1751 au pied du massif de la chartreuse. L’atelier naquit en 1884 à Voiron (Isère). La boutique en ligne vous donnera l’eau à la bouche ! Offrir des coffrets tablettes est une excellente idée !
Entre les Français et le fromage c’est une histoire d’amour qui se poursuit même lors d’une expatriation. La box fromages est une excellente idée de cadeau pour la période des fêtes. Celle-ci est une formule flexible avec chaque mois quatre morceaux de fromage artisanaux sélectionnés par Bernard Mure-Ravaud. A l’heure actuelle, la box n’est livrée qu’en France mais la livraison à l’international ne saurait tarder !
Enfants et famille
Smallable est un magasin familial qui, depuis plus de 10 ans, propose mode, décoration, art de vivre avec des marques innovantes. Le site est une véritable mine d’or et si jamais vous manquez tout de même d’inspiration, cliquez sur l’onglet « Inspiration » !
Officiellement centenaire (la marque fut déposée en 1820), Petit Bateau est un grand symbole de la France et habille les Français génération après génération. Le site Web vous permettra de rhabiller toute la famille, du plus petit au plus grand en piochant parmi les classiques de la marque : culotte, marinière mais aussi caban. Si jamais vous ne trouvez pas ce qui vous plait, la fonction cadeau viendra à votre aide.
Minois est spécialisé dans les soins naturels pour enfants créée à Paris. Les produits sont fabriqués en France dans la plus grande exigence. Le design est soigné et fera son effet sous le sapin puis dans votre salle de bain !
Une déco cocooning
Bonsoirs fait « twister » le linge de maison et propose des parures de draps de qualité à un juste prix. Les imprimés sont originaux et la qualité vous rappellera le moelleux de certains hôtels. Pourquoi ne pas craquer pour un peignoir ultra-doux 100% coton bio ?
Cette période de confinement nous a permis de mieux cocooner et jamais les vêtements d’intérieur ont eu autant le vent en poupe. Sous le sapin, les « costumes de nuit » de Holi Holi seront du meilleur effet ! Imprimés léopard, tropical ou écolier, il y en aura pour tous les goûts !
Pour sublimer cette ambiance, il suffit d’embaumer votre intérieur. Vous pourriez par exemple sélectionner une bougie Trudon dont l’histoire remonte à 1643. La bougie « Adb El-Kader » aux effluves de thé à la menthe est un régal pour l’odorat… et les yeux ! Pour être en osmose parfaite avec la période des fêtes, vous pouvez aussi craquer pour la bougie « Une forêt d’or » d’Annick Goutal.
Accessoires et compagnie
La compagnie du Kraft est une bonne adresse pour acheter des carnets de notes et de voyages robustes. La marque propose aussi des bloc-notes, des agendas et carnets rechargeables. Les produits sont fabriqués en France et assemblés à la main. Leurs particularités ? Ils sont rechargeables et garantie à vie.
Innocence est une boutique parisienne qui met en scène vos souvenirs dans des albums alliant exigence et qualité. Les albums deviennent de véritables objets qu’on a plaisir à exposer. Il est également possible de créer son calendrier mais aussi une revue.
Merci est un magasin parisien où vous trouverez toute l’inspiration dans la boutique Noël. Celle-ci comprend en effet des sélections thématiques. Les objets « technologie » nous font de l’œil et nous aimerions craquer sur la platine vinyle pour profiter du son pur des disques au coin du feu.
Après avoir vécu des mois compliqués, cette période de Noël sera donc l’occasion de faire plaisir et de se faire plaisir ! Bonnes emplettes !
L’Italie soutient les entreprises fondées par des Italiens à l’étranger… Du côté des entrepreneurs français à l’étranger (EFE), il semble avoir aucun espoir de voir la France les soutenir.
Un lien fort avec le tissu économique national
Jacky Deromedi
Et pourtant, les EFE font travailler les Français. Plus de 70% d’entre eux ont conservé des liens avec le pays. Ils sont souvent des importateurs de produits français ou utilisateurs de services créés ou prestés en France. Les échanges générés par ces entreprises représentent 25 à 30% du commerce extérieur français selon la sénatrice Jacky Deromedi qui a écrit au Président de la République le premier décembre.
En effet, en plus de la menace sur les emplois occupés par nos compatriotes dans de nombreux pays, c’est bien les travailleurs français qui pourraient être les victimes des défaillances existantes ou à venir des sociétés des EFE.
Le comité national des conseillers du commerce extérieur s’en inquiète depuis cet été. Il a lancé enquêtes et consultations tout azimut afin de sensibiliser le gouvernement. Pas en reste, les sénateurs des Français hors de France, multiplient eux aussi symposiums et propositions de loi.
Quelles solutions pour les expatriés entrepreneurs ?
Alors que le soutien aux pays en développement est toujours massif, et sans remettre en cause son utilité pour la France et ces pays, surtout en cette période de crise, des voix s’élèvent pour qu’une partie de ces fonds soit affectée aux expatriés entrepreneurs. Car les Français, qui fondent des sociétés, font travailler les nationaux des pays d’accueil, leur consacrer une partie de l’enveloppe dédiée aux entreprises de ces territoires ne serait donc pas une trahison de l’esprit de ces programmes de soutien.
Malheureusement, jusqu’à présent, le gouvernement et la majorité LREM à l’Assemblée nationale ont rejeté tous les amendements et projets de lois. La piste de la Banque Publique d’investissement ? Sa présidente la refermait lors de la dernière session de l’Assemblée des Français de l’étranger en octobre 2020. En effet, l’organisme public ne peut aider que des sociétés de droit français.
Jacky Deromedi continue avec les acteurs économiques des communautés françaises à l’étranger à imaginer de nouvelles solutions. Olivier Cadic, lui, milite pour un renforcement des Chambres de commerce et d’industrie hors de France (cependant la gouvernance de ces dernières semblent être à revoir comme le démontre l’affaire du président de la CCI anversoise en Belgique qui détournait des fonds d’associations françaises locales à son profit).
La seule évidence est que sans une prise de conscience du gouvernement français, une hécatombe est à prévoir en 2021 avec des vies brisées, des projets à terre et in fine de nouveaux Français dépendant de la solidarité nationale.
Annoncée comme LA plateforme numérique francophone, TV5MONDEplus a été lancée ce 9 septembre. Elle est gratuite, accessible partout dans le monde et portée par les pays partenaires de TV5MONDE.
Après Netflix et Amazon Prime, bientôt rejoints par Disney Plus, après Auvio, RTL Plus et les autres offres de replay des chaines télé, un nouvel acteur débarque dans le monde de la vidéo à la demande. Et il est plutôt inattendu puisqu’il s’agit de TV5MONDE et son offre est gratuite !
La chaine internationale a lancé TV5MONDEplus en septembre. C’est un peu moins de deux ans après que le président Emmanuel Macron ait manifesté son soutien à cette idée lors du Sommet de la Francophonie d’octobre 2018.
« Je souhaite en particulier que l’on examine l’ambitieux projet canadien de bâtir, à partir de TV5MONDE, la plateforme numérique francophone. Nous devons nous battre pour défendre notre langue sur Internet »
Emmanuel Macron
En effet, l’idée de ce service de vidéo à la demande vient du gouvernement canadien. En janvier 2019, il annonçait déjà débloquer 14,6 millions de dollars sur 5 ans pour « augmenter la place de la langue française sur Internet. »
Annonce confirmée en août 2019 avec l’annonce du service TV5MONDEplus, « nouvelle plateforme numérique pour la diffusion de produits audiovisuels francophones ».
« Ce projet vise à propulser le virage numérique de TV5MONDE et à favoriser le rayonnement international des productions francophones canadiennes, notamment », avait alors expliqué la chaine dans un communiqué. « Le financement canadien dédié à la plateforme vise non seulement à augmenter la présence en ligne du contenu en français, mais aussi à offrir une visibilité accrue au contenu canadien de langue française et à offrir de nouveaux débouchés aux artistes et producteurs canadiens sur la scène internationale. »
Dossier de Presse du lancement de TV5 MONDE PLUS
Lors de son lancement canadien, en octobre 2019, TV5MONDEplus avait promis d’être disponible partout dans le monde en septembre 2020, et malgré la crise sanitaire, l’échéance a été respectée.
Une ergonomie pensée pour tous
Il faut reconnaitre qu’à l’instar des majors de la VOD, comme Netflix, la plateforme francophone est extrêmement simple d’utilisation, tant dans son ergonomie que dans la catégorisation du contenus.
Pour ce qui est des programmes, TV5MONDE avait annoncé du contenu « issu des chaînes partenaires de TV5MONDE (France Télévisions, Radio-Canada, Télé-Québec, TV5 Québec Canada, RTS, RTBF), des productions propres (magazines d’information et culturels, documentaires), de coproductions en Afrique, de podcasts, d’achats de films de cinéma, de fictions, de documentaires et d’animation en provenance de toute la Francophonie ».
Un accès facile de partout et gratuit
Le potentiel est immense. France Télévision, la Télévision suisse comme canadienne et la RTBF proposent les programmes les plus populaires sur leurs territoires. S’ils en offrent une partie à TV5MONDEplus, qui ajoutera films et séries, la plateforme pourrait avoir un beau succès. Surtout qu’en de nombreux pays, nous n’avons pas accès aux services de replay français.
Le plus de la plateforme, c’est qu’elle est gratuite, facile d’utilisation et accessible dans le monde entier. TV5MONDEplus annonce qu’elle propose près de 5 000 heures de programmes, avec un renouvellement de l’offre de plus 150 heures tous les mois. Vous pouvez y accéder par le site web, mais aussi par les app Android ou IOS.
Ecoutez l’interview d’Yves Bigot le Président de TV5MONDE
Yves Bigot Directeur Général de de TV5Monde. Photo by Francois Perrier
Les discussions entre Britanniques et Européens pour un accord post-Brexit ont atteint un moment critique, à moins d’un mois de la fin de la période de transition.
Le coup de téléphone entre la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le Premier ministre britannique Boris Johnson lundi 7 décembre au soir n’a pas laissé entrevoir de sortie de crise. Les parties doivent désormais établir une liste des points de friction entre l’UE et la Grande Bretagne. Retour sur les trois derniers points de tension, qui bloquent la conclusion d’un accord, faisant craindre un « no deal » en fin d’année.
We have asked our Chief Negotiators and their teams to prepare an overview of the remaining differences to be discussed in a physical meeting in Brussels in the coming days.
Les Européens avaient promis un accord rapide sur la pêche, afin d’apaiser leurs pêcheurs qui craignent de ne plus avoir le même accès aux eaux britanniques, très poissonneuses. Mais l’inflexibilité des deux côtés de la Manche n’a pas permis de concilier des positions de départ aux antipodes : le statu quo dans l’accès à ces eaux côté européen, un contrôle total pour Londres avec des quotas négociés chaque année.
L’activité ne représente qu’une part négligeable de l’économie des 27 et du Royaume-Uni puisque les Européens pêchent chaque année pour 635 millions d’euros dans les eaux britanniques et les Britanniques pour 110 millions d’euros dans celles de l’UE.
Le sujet n’en reste pas moins explosif et très politique pour une poignée d’États membres, notamment la France, l’Espagne, la Belgique, les Pays-Bas, le Danemark, l’Irlande. Et hautement symbolique pour Londres.
Les 27 conviennent qu’ils vont devoir restituer au Royaume-Uni une partie de ce qu’ils capturent chaque année dans ses eaux, aussi bien sur les côtes qu’au large. Mais ils sont loin de s’entendre avec Londres sur la taille de cette restitution.
Les deux parties sont également en désaccord sur la durée de la période de transition garantissant un statu quo de quelques années dans l’accès des bateaux européens aux eaux britanniques. Enfin, les Européens entendent lier tout accord sur la pêche à l’accord économique dans son ensemble, ce que le Royaume-Uni refuse.
Concurrence et respect de l’environnement
L’UE est prête à offrir à Londres un accord commercial inédit sans droits de douanes ni quotas… Mais pas à laisser se développer à sa porte une économie dérégulée, qui la concurrencerait de manière déloyale. Exemple : pas question de voir le Royaume-Uni s’autoriser à polluer un peu plus, quand les producteurs du continent devraient respecter des normes environnementales strictes. Sur l’environnement, comme sur le droit du travail ou la transparence fiscale, Bruxelles a donc une demande majeure : que les Britanniques s’engagent à ne pas les réduire. Mais elle réclame aussi une « clause d’évolution » pour s’assurer d’une certaine convergence dans le temps. Parmi les éventualités, chaque partie pourrait suggérer des mises à niveau, qui pourraient ensuite être avalisées d’un commun accord.
L’UE va plus loin sur un sujet qui l’inquiète particulièrement : les aides d’État. Elle craint que le Royaume-Uni ne subventionne ses entreprises et son économie à tour de bras, alors que les règles européennes sont très rigoureuses. Sur ce point, les demandes de l’UE sont encore plus restrictives. En cas de divergence, l’UE souhaite pouvoir recourir à des contre-mesures unilatérales et immédiates comme des droits de douane, avant même que le différend ait été tranché par une procédure d’arbitrage classique, ce que Londres rejette.
La question de la gouvernance sous le feu des critiques
Londres et Bruxelles ne sont pas encore parvenus à s’entendre sur la « gouvernance » du futur accord, en particulier les mécanismes à mettre en place en cas de différend. Le verrouillage juridique du futur texte est primordial pour les Européens depuis le projet de loi britannique remettant en cause certaines parties du précédent traité conclu entre les deux parties: l’Accord de retrait, qui encadre le départ du Royaume-Uni le 31 janvier dernier. Ce revirement a sérieusement entamé la confiance de Bruxelles.
Les deux parties négocient un mécanisme de règlement des différends : un tribunal d’arbitrage en cas de violation de l’accord, à l’image de ce qui existe dans d’autres traités commerciaux à travers le monde. Principal point de rupture : l’idée d’une clause, réclamée par Bruxelles, qui permettrait, en cas de violation d’une partie de l’accord, de prendre des sanctions sur un domaine différent. Par exemple, si le Royaume-Uni ne respectait plus l’accord sur la pêche, l’UE pourrait appliquer des droits de douane sur les automobiles.
Bruxelles pourrait en revanche devoir lâcher du lest dans sa volonté de voir la Cour de justice (CJUE), qui siège au Luxembourg, jouer un rôle dans ce processus pour toute question liée au droit européen. Face aux réticences de Londres, la Commission étudie désormais la possibilité de ne pas mentionner la CJUE dans le futur texte et d’éviter toute référence au « droit communautaire », selon plusieurs sources européennes.
L’ancien Président de la République, Valéry Giscard d’Estaing, nous a quittés le 2 décembre 2020, le jour d’Austerlitz, ce qui, pour le fin connaisseur de l’histoire napoléonienne qu’il était, est tout un symbole. En 2010, il avait écrit une achronie, « la victoire de la grande armée », mettant en scène un Napoléon à Moscou qui choisit la paix et l’Europe. Le Président a souvent pensé à une autre achronie, celle de sa victoire en 1981, lui permettant de poursuivre son projet pour la France et l’Europe. Il l’avait même écrite en épilogue d’un de ses livres.
Valéry Giscard d’Estaing a épousé l’histoire de la France et de l’Europe de 1945 jusqu’à maintenant. Participant à la Libération de Paris, engagé volontaire dans la première armée du Général Jean de Lattre de Tassigny, toute sa vie, il défendit une vision décrispée des relations internationales et prôna une Europe unie et forte.
Un acteur de la vie politique française et européenne pendant 50 ans
Dans son dernier essai, en 2014, «Europa», il proposait une relance de la construction européenne avec la création d’une fédération autour d’un noyau constitué de douze pays.
Dernier Ministre des finances avoir à son actif un excédent budgétaire en 1973, il dût faire face ensuite à deux chocs pétroliers. A son départ de l’Elysée, en 1980, le déficit public ne dépassait pas 0,5 % du PIB et la dette publique atteignait 21 % du PIB. Les revenus ont constamment augmenté malgré la hausse du chômage qui resta néanmoins inférieur à 6% de la population active. Des chiffres qui laissent songeur de nos jours.
Polytechnicien et énarque, Valéry Giscard d’Estaing aimait mettre l’économie en équation et rendre intelligibles les concepts les plus ardus, ce qui ne l’empêchait de faire preuve d’un réel pragmatisme et esprit d’ouverture. Il a aimé travailler avec René Monory, garagiste de son état, qui fut son Ministre de l’Economie de 1979 à 1981. Dans son dernier roman publié au mois d’octobre, « Loin du bruit du monde », il lui rend un vibrant hommage. Il rappelle que « dans son nouveau ministère, il (René Monory) s’était intéressé au sort de l’épargne populaire et avait fait adopter en sa faveur un régime fiscal allégé et simplifié qui lui avait valu une large popularité ». Il s’agit des fameuses SICAV Monory, investies en actions et qui avaient été souscrites par près d’un million de personnes en deux ans.
Moderniser la France
Avec le Premier Ministre, Raymond Barre, le Ministre de l’Economie allégea l’encadrement du crédit et entama la libéralisation des prix. Le contrôle des changes fut également levé. Convaincu que le rang de la France dépend, avant tout, de son attractivité économique, Valéry Giscard d’Estaing s’engagea fortement dans la modernisation du système de télécommunication française afin que les Français n’aient plus à attendre des mois pour avoir une ligne de téléphone. Il a également favorisé le lancement du Minitel, l’ancêtre d’Internet.
Au niveau des infrastructures, la France rattrape durant son septennat son retard au niveau du réseau autoroutier. Il décide la réalisation de la ligne Paris Lyon à grande vitesse. Il accélère le plan de construction des centrales nucléaires afin de réduire la dépendance au pétrole de la France, pétrole dont le prix du baril fut multiplié par près de 15 entre 1974 et 1981.
Un libéral de conviction
Libéral de conviction, le Président Giscard d‘Estaing fut également à l’origine d’importantes avancées sociales. Sous son septennat, la Sécurité sociale est ainsi généralisée par les lois du 4 juillet 1975 et du 2 janvier 1978, le minimum-vieillesse est revalorisé de 63 % et les pensions de retraite de plus de 25 %. L’allocation aux handicapés adulte fut créée par la loi du 30 juin 1975. Le collège unique est institué par René Haby, en 1976 ; cette réforme parfois contestée permet néanmoins aux jeunes Français de toutes conditions d’accéder à l’enseignement secondaire.
Durant le septennat, sont adoptées les premières grandes lois concernant la protection des consommateurs et des données (création de la CNIL). Valéry Giscard d’Estaing s’est par ailleurs dès son élection, engagé dans la protection de l’environnement en mettant un terme à l’extension des voies sur berges à Paris et décide de réduire la hauteur des tours. Il fait adopter en 1976 la première grande loi sur la protection de la nature et du cadre de vie. En 1977, il s’opposa à la destruction de la gare d’Orsay et décida d’y installer le musée du XIXe siècle.
Des antidotes au déclin
Après son départ de l’Elysée en 1981, il essaya de comprendre les causes du déclin économiques de la France. Son approche était différente de celle du Général de Gaulle qui pensait avant tout la puissance comme une expression géopolitique au sens classique du terme. Le Président Giscard d’Estaing estimait que la puissance de la France supposait son intégration, sans arrogance, dans une fédération européenne. Il pensait surtout que les Français méritaient et pouvaient faire beaucoup mieux au regard des atouts que le pays possède.
A ses yeux, la France en raison d’un goût immodéré pour « le colbertisme monarchique et le centralisme jacobin » peinait à s’adapter « à la globalisation et à l’ouverture du monde » (Les Français, Réflexion sur le destin d’un peuple – 2000). Dans son ouvrage de 1984, « deux Français sur trois », il soulignait que « la politique économique de la France est prise entre deux pinces d’une même tenaille. D’un côté, la tradition culturelle de l’intervention de l’Etat et de l’aversion pour le profit, de l’autre, la puissance et la capacité de l’administration qui entendent s’exercer sur la proie économique. La liberté et la créativité ne sont pas reconnus comme des ressorts fondamentaux ».
Deux Français sur trois
Valéry Giscard d’Estaing était convaincu que les divisions des Français constituaient un des maux les plus profonds du pays. Il souhaitait ardemment qu’une grande partie de la population, « deux Français sur trois », partagent les mêmes principes, les mêmes valeurs afin de pouvoir réformer la France. Il regrettait que la réalisation des réformes en France fût très difficile en raison de la juxtaposition en permanence de l’intérêt général et des intérêts privés. Sur ce sujet, il écrivait ainsi en 2000 que les Français aspirent « à la table rase, au rêve idéaliste et confus d’une réforme qui changerait tout, une sorte de club de vacances en Utopie. Parallèlement, ils ont une idée très concrète de l’enjeu des réformes : c’est un changement qui leur apporterait une satisfaction personnelle. Ils examinent tout projet de réforme à partir d’un point de vue individuel et non d’un projet collectif… Le mécontentement de ceux qui perdent à une réforme est plus vif et tenace que l’est la satisfaction de ceux qui y gagnent ». Des propos sans nul doute à méditer en ce qui concerne le destin de la réforme des retraites.
Le rêve d’une France apaisée
Ayant occupé un très grand nombre de fonctions électives, locales et nationales, Valéry Giscard d’Estaing n’a eu de cesse de défendre une France décentralisée et apaisée. Il avait compris le rôle de la communication non seulement pour ses campagnes électorales mais aussi pour le bon fonctionnement de la société. Dans son livre « Démocratie Française », il écrivait, en 1976, « notre société doit être une société de communication et de participation. Ne proposer aux hommes et aux femmes que la poursuite de leur intérêt individuel, dans l’égoïsme et l’isolement, ignoreraient les aspirations les plus profondes de la société française d’aujourd’hui, et notamment celles de la jeunesse. D’où l’idée d’un double dépassement, dépassement de la quantité vers la qualité, du niveau de vie vers le genre de vie, de la rémunération du travail vers le contenu et le sens du travail, de la croissance sauvage vers la nouvelle croissance, de la destruction de la nature vers l’écologie. Dépassement de soi vers les autres afin de rétablir, par l’expression, l’échange, et la participation communautaire, une communication que notre société de béton et de formalités administratifs a rompue. ».
Actuellement, les systèmes de santé génèrent plus de données numériques que les professionnels de la santé ne peuvent en analyser. L’intelligence artificielle (IA) devrait permettre d’établir des diagnostics plus précis et de prendre de meilleures décisions en matière de soins.
L’Université de Berne et l’Inselspital ont annoncé la création du Center for Artificial Intelligence in Medicine (CAIM). Nouvelle plateforme dans le domaine de l’intelligence artificielle en médecine, le centre sera inauguré en janvier 2021, avec comme partenaires le Service de Psychiatrie Universitaire (UPD) et l’Institut suisse pour la médecine translationnelle et l’entrepreneuriat (sitem-insel).
Création d’un centre de pointe à Berne
Christoph Ammann, conseiller fédéral, membre du conseil d’administration et Directeur de l’économie, de l’énergie et de l’environnement du canton de Berne, se réjouit : « Le pôle médical bernois repose sur une université reconnue et un hôpital universitaire très innovant. Berne occupe désormais une position de leader dans le domaine de l’intelligence artificielle». Le CAIM va renforcer les compétences de la médecine de précision à Berne, déjà à l’avant-garde avec le Bern Center for Precision Medicine.
Le secteur de la santé génère aujourd’hui plus de données que les professionnels de la santé sont en mesure d’analyser. L’intelligence artificielle (IA) permet de mieux établir des diagnostics. Les traitements deviennent plus précis, des interventions inutiles peuvent être évitées. Dans les thérapies contre le cancer, par exemple, les plans de traitement peuvent être conçus plus spécifiquement, afin de réduire l’exposition aux radiations.
Nouvelle plate-forme pour la recherche, l’enseignement et la médecine translationnelle, le CAIM démarrera ses activités en janvier 2021. Organisé en tant que centre de recherche virtuel, il sera rattaché à la faculté de médecine de l’Université de Berne.
Un réseau : université, cliniques, entreprises.
Le nouveau centre bénéficie de l’excellent réseau bernois de clinique, recherche et industrie. Il pourra s’appuyer sur le lien entre la recherche de pointe en médecine et l’ingénierie, par exemple à l’ARTORG Center for Biomedical Engeneering Research de l’Université de Berne, et l’Inselspital, le plus grand hôpital universitaire de Suisse, à la pointe en matière de numérisation. « Cette constellation unique permet au CAIM de combiner les connaissances acquises dans le cadre de l’étroite collaboration avec les cliniques et l’industrie – et fais ainsi du CAIM un véritable incubateur pour les techniques IA médicales », relève Raphael Sznitman, directeur du centre ARTORG et chef de projet du CAIM.
Le CAIM réunit les initiatives déjà en cours dans le domaine de la numérisation au sein de la faculté de médecine : cinq chaires dans le domaine IA et numérisation dans la médecine ont été créées. Pour Christian Leumann, recteur de l’Université, «La mise en réseau de la recherche dans le domaine de l’IA en médecine va booster le potentiel de cette recherche. Nous développons la formation et fournirons des compétences numériques à une nouvelle génération de médecins et de chercheuses et de chercheurs.» Le programme de perfectionnement « Artificial Intelligence in Medical Imaging » a déjà démarré.
Numérisation à tous les étages
La fondation du CAIM s’inscrit dans la stratégie de numérisation de l’Insel Gruppe qui prévoit, d’ici à 2023, de numériser intégralement tous les domaines tels que la recherche, le diagnostic, la gestion des patients, la thérapie et les finances: « A l’avenir, les hôpitaux de l’Insel Gruppe seront numériques. Le nouveau bâtiment principal de l’Inselspital, qui sera terminé en 2023, sera entièrement conçu en fonction du monde numérique. Le CAIM contribuera à rendre la grande quantité de données utilisable pour la recherche et le développement de nouveaux instruments.» anticipe Uwe E. Jocham, Président de l’Insel Gruppe
Le CAIM veut mettre le savoir-faire acquis en matière d’IA à la disposition de l’industrie: partager les derniers développements de la recherche dans l’IA et produire une main-d’œuvre de professionnels qualifiés, engager des coopérations dans des projets pilotes.
Coopération avec l’industrie
Les coopérations entre l’industrie et le CAIM pourront également être soutenues par le programme de promotion de l’innovation « Innosuisse ». « Nous créons un environnement dynamique, qui encourage toutes les équipes à développer, sur une base scientifique, des technologies médicales fiables, pilotées par l’IA », souligne Simon Rothen, CEO de sitem-insel.
Michael Kaess, directeur de la Clinique universitaire de psychiatrie et de psychothérapie pour enfants et adolescents à l’UPD, ajoute : « Les méthodes de l’intelligence artificielle jouent un rôle important dans la recherche translationnelle, par exemple pour le traitement et l’analyse de grandes quantités de données, pour prévoir l’évolution des maladies et les risques qui y sont associés. A l’avenir, ces possibilités techniques doivent soutenir de plus en plus le diagnostic et la thérapie des personnes souffrant de troubles psychiques, à l’UPD. »
L’UPD a fondé, cette année, son propre conseil numérique. « L’étroite collaboration interdisciplinaire au CAIM permet à l’UPD, d’une part, de profiter d’un savoir-faire polyvalent. D’autre part, nous pouvons apporter une contribution importante au thème de l’« intelligence artificielle », en tant qu’experts en matière de cognition et d’émotion », estime Michael Kaess.
Protection des données
Le CAIM apportera un dynamisme supplémentaire à la médecine de précision, qui est déjà leader avec le Bern Center for Precision Medicine (BCPM), ainsi qu’à la médecine translationnelle, encouragée par sitem-insel.
Une interrogation : la protection des données. Des assurances sont données pour que le nouveau système réponde aux exigences les plus élevées pour le traitement des données médicales sensibles. Sans garantie et transparence sur les systèmes de conservation, utilisation et protection des données, le projet risque de se heurter à un mur. Nul doute que dans ce domaine aussi, le CAIM se doit d’être à la pointe de la sécurité et de l’innovation.
Le Brexit se fera-t-il avec ou sans accord ? Le couperet devrait tomber rapidement. Un article de notre partenaire Euractiv.
Britanniques et Européens ont poursuivi ce lundi (7 décembre) d’âpres négociations pour tenter de trouver un accord post-Brexit, des heures décisives après des mois d’impasse afin d’éviter un échec aux lourdes conséquences économiques.
L’issue des pourparlers, jusque tard dans la nuit de dimanche à lundi, reste incertaine. « Nous avons entamé la semaine dernière, pleins d’espoir, de parvenir à un accord. Aujourd’hui, je ne vais pas nier qu’il y a un retour en arrière », a déclaré George Eustice, ministre de l’Environnement britannique, à la BBC, dimanche.
« Les points de friction demeurent – des points assez fondamentaux,a-t-il ajouté. Nous avons toujours été clairs sur le fait que nous ne pouvons conclure à un accord que si l’Europe respecte notre souveraineté. »
M. Eustice a également déclaré : « Je pense que nous en sommes probablement aux derniers jours pour décider s’il peut y avoir un accord. »
Britanniques et Européens ont entamé dimanche deux jours de discussions considérées comme une dernière chance de trouver enfin un accord commercial post-Brexit après huit mois d’impasse.
« Nous travaillons très dur »
Les « points de friction », notammentsur la pêche et les règles commerciales, persistent. Les trois points de blocages sont l’accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques, les garanties réclamées à Londres en matière de concurrence, et la manière de régler les différends dans le futur accord.
Le négociateur en chef britannique, David Frost, discute actuellement avec son homologue européen, Michel Barnier, à Bruxelles. À son arrivée à Bruxelles, David Frost a déclaré : « Nous travaillons très dur pour essayer d’obtenir un accord. Nous allons voir ce qui se passe dans les négociations aujourd’hui. »
« Il serait prématuré » de parler d’avancées à ce stade, a dit dimanche soir à l’AFP une source européenne. « Il est impossible de prédire le résultat. Le chemin est très étroit », a confié une autre source proche des discussions.
« Mon instinct me dit que c’est 50/50, je ne pense pas qu’on puisse être trop optimiste », a estimé le Premier ministre irlandais Micheal Martin sur la chaîne RTE.
Dimanche soir, des sources provenant de l’Union Européenne ont déclaré qu’un accord sur la pêche était proche. Si celui-ci devait être conclu, les règles de concurrence – y compris les futures subventions gouvernementales – et le maintien de l’ordre d’un accord resteraient les deux obstacles à franchir.
« Toute la créativité possible »
Le négociateur européen Michel Barnier doit faire un point des discussions tôt lundi aux ambassadeurs des Vingt-Sept, puis auprès du groupe des eurodéputés qui suivent le dossier. Il s’était montré très prudent au début de cette nouvelle séquence en raison de l’impossibilité depuis mars de trouver un compromis entre Londres et l’UE. « Nous verrons si nous pouvons avancer », avait-il lâché.
Les négociateurs travaillent sous la pression inexorable du calendrier puisqu’un éventuel accord commercial – de plus de 700 pages – devra encore être ratifié par les parlements britannique et européen avant d’entrer en vigueur le 1er janvier. Sans oublier l’extrême vigilance des Etats membres qui espèrent un accord, mais s’inquiètent de concessions trop importantes aux Britanniques.
Le Premier ministre irlandais, dont le pays sera en première ligne en cas d’échec, a appelé les négociateurs à faire preuve de « toute la créativité possible ». Le secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes, Clément Beaune, a répété dimanche qu’en cas d’accord « non conforme » aux intérêts de la France, en particulier pour ses pêcheurs, Paris pourrait mettre son « veto ». En cas de « no deal »,« il vaut mieux le savoir maintenant qu’à Noël », a-t-il dit au Journal du Dimanche.
« Il n’y a pas eu de percée »
Des rumeurs faisant état d’avancées sur la pêche dimanche soir ont été sèchement démenties par des sources gouvernementales britanniques : « il n’y a pas eu de percée ». Un haut diplomate de l’UE a déclaré, à la BBC, que la pêche « n’était certainement pas le problème sur lequel les négociations restaient bloquées » à l’heure actuelle. Il y a toujours un différend sur les mesures à prendre pour garantir des « règles du jeu équitables » pour les entreprises et sur la manière de faire appliquer les normes convenues.
Sur les conditions de concurrence équitable, destinées à garantir une convergence en matière d’aides publiques, de normes sociales ou environnementales, la difficulté est de trouver un mécanisme qui respecte la souveraineté retrouvée du Royaume-Uni après son divorce tout en protégeant les intérêts européens.
La réunion de dimanche a fait suite aux entretiens entre Boris Johnson, Premier ministre britannique et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, samedi. Dans une déclaration conjointe, ils ont annoncé qu ‘« aucun accord ne serait possible si les problèmes ne sont pas résolus ». Ils ont accepté de se rencontrer à nouveau, ce lundi soir.
Droits de douane et de quotas
Quel que soit le résultat des négociations lundi soir, la future relation avec Londres devrait de toute façon être l’un des sujets chauds du sommet européen jeudi et vendredi à Bruxelles.
Depuis son départ officiel de l’UE, le 31 janvier dernier, le Royaume-Uni continue d’appliquer les règles européennes. Ce n’est qu’à la fin de cette période de transition, le 31 décembre, qu’interviendra sa sortie du marché unique et de l’union douanière.
Faute d’accord, les échanges entre Londres et l’UE se feront dès le 1er janvier selon les seules règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), synonymes de droits de douane ou de quotas, au risque d’un nouveau choc pour des économies déjà fragilisées par la pandémie de coronavirus.
En 2019, les expatriés français ont ainsi organisé plus de 90 animations dans 22 pays à travers le monde !
En 2020, le Téléthon des Français de l’étranger se lance lui aussi le défi d’être #TropFort. Malgré la pandémie, les équipes restent mobilisées à travers le monde pour tenter de battre des records de levée de fonds !
Le message des bénévoles est clairs :
“En 2020 donnons aux malades la force de guérir.
Unissons-nous pour être #TropFort sur chaque continent, augmentons FORTement le nombre de pays partenaireset FORçons le destin vers la guérison. Aidez-nous à réaliser cet objectif !!”
Pour 100 euros :
– 78,9 sont consacrés aux missions sociales, c’est à dire guérir, aider et communiquer.
– 11,9 aux frais de collecte.
– 9,3 aux frais de gestion
Grâce aux dons recuellis l’année dernière, 41,2 millions d’euros ont été consacrés à la recherche avec plus de 200 programme et jeunes chercheurs financés et 34,6 millions d’euros ont été consacrés à l’aide des malades.
Des pages de collecte sont lancée dans le monde entier.
L’Asie et la Grande Chine participent depuis des années à cette mobilisation solidaire et généreuse. En raison de la pandémie, un grand nombre d’événements n’ont pu se tenir cette année et le besoin de fonds pour venir en aide à la recherche lui ne faiblit pas.
Lien vers la page de collecte des Français d’Asie et de Grande-Chine :
La sécurité des transactions effectuées par les donateurs est au cœur des priorités de l’équipe du Téléthon. Les dons effectués sur les pages de collecte sont 100% sécurisés. La saisie des coordonnées bancaires s’effectue directement sur un site sécurisé. L’organisation ne reçoit qu’une confirmation de transaction, qui ne contient pas les coordonnées bancaires des donateurs.
La présidente de l’AFM-Téléthon, Laurence tiennot-herment, lance un appel. Dans son éditorial elle explique que grâce au Téléthon, des centaines de chercheurs ont pu être financé, dans le monde entier dans le domaine de la thérapie génique et un laboratoire dédié, Généthon, qui a 30 ans cette année, a pu voir le jour.
« Aujourd’hui, cette médecine innovante sauve la vie d’enfants atteints de maladies rares longtemps considérées comme incurables et bénéficie aussi à des maladies plus fréquentes », explique-t-elle. Insistant sur le contexte inédit de cette édition 2020, Laurence Tiennot a tenu à indiquer que les animations, du terrain, représentent chaque année, près de 40% du compteur Téléthon.
Depuis 30 ans, avec persévérance et détermination, l’AFM-Téléthon soutient le développement de la thérapie génique.
Aujourd’hui, les premiers médicaments de thérapie génique changent la vie d’enfants atteints de maladies rares du système immunitaire, du sang, de la vision, et, en 2019, un cap historique est franchi : un médicament de thérapie génique intégrant une technologie issue de recherches menées à Généthon est disponible pour les très jeunes malades atteints de la forme la plus grave d’amyotrophie spinale.
Des victoires qui sauvent la vie d’enfants atteints de maladies rares mais qui permettent aujourd’hui de traiter certains cancers et qui bénéficieront demain, à des maladies plus fréquentes. Une véritable révolution médicale qui nous concerne tous !
Cette avancée a pu se faire grâce à mobilisation de tous, ne laissons pas la pandémie prendre le dessus et soutenons le Téléthon.