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  • Quand Lemoyne fait campagne pour les candidats LREM

    Quand Lemoyne fait campagne pour les candidats LREM

    Le Secrétaire d’Etat aux Français hors de France, Jean-Baptiste Lemoyne avait lancé les permanences ministérielles en 2019. L’objectif : aller à la rencontre des expatriés avec des rencontres individuelles au sein des consulats lors des déplacements du Ministre.

    Des rencontres virtuelles pour palier aux conséquences de la Pandémie

    2020, ce nouveau format s’arrête de fait. Les fermetures des frontières, les interdictions de se rassembler, les normes de distance physique ont empêché Jean-Baptiste Lemoyne de continuer son itinérance.

    Et c’est dommage ! On avait interviewé des Français qui étaient allés à sa rencontrer lors d’une de ses fameuses permanences à Bruxelles, nos compatriotes avaient été enthousiasmés de ce contact direct avec le Secrétaire d’Etat aux Français hors de France.

    L’équipe de Jean-Baptiste Lemoyne n’avait pas dit son dernier mot. Ils ont inventé, le webinaire ministériel : des rencontres virtuelles pour palier aux conséquences de la Covid-19 ! La première a eu lieu, avec les Français du Canada, ce lundi 30 novembre.

    LREM détourne le réseau diplomatique ?

    Relayée par les Consulats et par tous les élus consulaires (de droite comme de gauche), cette réunion publique prévue avec Jean-Baptiste Lemoyne, un journaliste et les Français du Canada, a tourné au meeting de campagne.

    En effet, à la surprise générale, le député des Français d’Amérique du Nord, Roland Lescure, membre du parti présidentiel (LREM), s’est joint à la réunion. Il a pu, ainsi, introduire ses poulains pour les élections consulaires à Montréal et à Toronto.

    Loin des sujets du quotidien des expatriés, ils ont évoqué le TIPP, les liens entre la France et le Canada.. Mais on a peu entendu parler des aides sociales qui ont du mal à atteindre les Français qui en ont besoin. On oublia la réforme fiscale comme la problématique de la CSG qui frappe encore les Français hors de l’Union européenne. Il y eu, cependant, quelques mots pour les étudiants qui avaient du mal à rejoindre leurs universités du fait de la Covid-19

    Se sentant bernés, les élus consulaires, qui avaient participé à la promotion de l’évènement, ont réagit vivement. Il faut savoir que quelques minutes avant la session publique, Jean-Baptiste Lemoyne avait tenu une réunion à huit clos avec les élus… Pas un mot sur le programme qui allait suivre.

    Et c’est donc par une lettre, rendue publique, au Secrétaire d’Etat, que 6 élus de Toronto et du Quebec s’interrogent sur des « pratiques de détournement de nos instances diplomatiques à des fins partisanes ». Ils soulignent et non sans raison que l’argent publique ne peut être utilisé pour faciliter l’élection de candidats du parti au pouvoir.

    Espérons que la leçon sera retenue et que les prochaines éditions apporteront des réponses aux problématiques concrètes des expatriés. Et elles sont nombreuses en ce moment.

    TELECHARGEZ LA LETTRE DES ELUS CONSULAIRES A JEAN-BAPTISTE LEMOYNE

  • Les Gauches unies appellent à manifester samedi 5/12

    Les Gauches unies appellent à manifester samedi 5/12

    L’article objet de toutes les critiques, le 24ème de la loi pour la sécurité globale, qui prévoit de pénaliser la diffusion malveillante d’images de forces de l’ordre, est pour l’heure neutralisé ! Cependant en France comme à l’étranger, les Gauches, regroupées dans un collectif, appellent de nouveau à manifester ce samedi 5 décembre 2020 ! Pourquoi ?

    Le collectif anticipe une probable réapparition des dispositions de l’article 24 dans l’article 25 de la loi sur le séparatisme, ainsi que les articles 21 et 22 « visant l’instauration d’outils de surveillance de masse ».

    Le retrait de toutes les dispositions

    « Tant qu’il n’y aura pas retrait réel des articles 21, 22, 24 de la proposition de loi sécurité globale et du schéma national du maintien de l’ordre, les actions se multiplieront »

    Le collectif dans sa déclaration commune du 01 décembre
    Manifestation contre la Loi Sécurité Globale le 28 novembre 2020 à Paris

    Si en France, la colère s’est déjà exprimée.. A l’étranger, les premiers mouvements spontanés devant les ambassades du samedi 28 novembre, vont laisser place à une vraie organisation. En effet, les instances des partis de Gauche en charge des Français hors de France, se sont aussi réunies. C’est ainsi qu’Europe Ecologie Les Verts, la France Insoumise, la Gauche Républicaine et Socialiste, Génération-s, Place Publique, le Parti Socialiste, invitent les expatriés à se réunir pour démontrer leur attachement à une France libérée de ses peurs sécuritaires.

    En effet pour eux, le gouvernement cherche à doter la Police et la Gendarmerie de moyens technologiques exceptionnels, comme la transmission en temps réel d’images des caméras individuelles des policiers aux salles de commandement, l’utilisation généralisée des drones – avec pas moins de neuf domaines d’application– couplées à la reconnaissance faciale, chaque individu pouvant être potentiellement pisté, traqué dans ses moindres mouvements. (lire le communiqué des sections en Belgique ICI)

    Une loi si problématique ?

    Les attentats, les dérives extrémistes sont pourtant des réalités pour nos compatriotes en France. Ils sont nombreux à penser que les forces de écurité française doivent basculer dans le XXIème siècle. Refuser les drones, les caméras, c’est oublier que les criminels comme les ennemis de la République utilisent déjà ces moyens.

    Cependant, en France, la Défenseuse des droits, des syndicats de journalistes et des dizaines de milliers de manifestants se sont opposés à la loi de « sécurité globale ». Mais aussi de nombreuses instances, organisations européennes et internationales se sont émues de ce projet de loi, dans ce pays qui fut autrefois qualifié de celui des Lumières. le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, le Commissariat aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, Amnesty International, Human Right Watch, et même la Commission européenne ainsi que de nombreux grands journaux étrangers ont dénoncé ce qu’ils qualifient de dérive.

    Même si souvent, les Français pensent avoir raison seuls face à tous (et souvent à juste titre), cette levée de boucliers à travers le monde et au sein des villes et campagnes de France, forcent à se poser des questions sur le chemin pris la France.

    A quelques semaines des élections consulaires, ces manifestations seront aussi un bon test... Est ce que les militants de gauche sont toujours aussi nombreux et mobilisables ? Est ce que les expatriés ont repris un virage à droite après la victoire, surprise, des partis de gauche aux dernières élections locales de 2014 ? Réponse partielle samedi 05 décembre 2020.

  • La crise de la dette commencera dans le Sud

    La crise de la dette commencera dans le Sud

    Le 13 novembre, la Zambie est devenue le sixième gouvernement à faire défaut en 2020 après l’Argentine, le Belize, l’Équateur, le Liban et le Suriname. D’autres pays pourraient les imiter. Trente-huit pays sont menacés d’un défaut de paiement d’ici la fin de l’année soit deux fois le nombre constaté au mois d’octobre 2009 en pleine crise des subprimes.

    Le risque de défaut est d’autant plus élevé que le nombre d’acteurs intervenant sur la dette des Etats les plus pauvres est important. Les 73 pays les plus pauvres doivent près d’un cinquième de leur dette extérieure, une centaine de milliards de dollars, à des créanciers privés comme des banques, des compagnies d’assurances ou des fonds.

    la Chine a plus de 76 milliards de dollars de créances sur les pays pauvres 

    Au niveau des Etats prêteurs, la Chine arrive loin en tête avec plus de 76 milliards de dollars de créances sur les pays pauvres. Le solde est entre les mains des autres grands Etats et des prêteurs multilatéraux comme la Banque mondiale. 

    Avec un tel éclatement de la dette, il est difficile de conclure des accords équitables d’allégement. Toute débâcle de la dette oppose les intérêts des emprunteurs à ceux des prêteurs, mais oppose également les prêteurs les uns aux autres. 

    Dans le cas de la Zambie, les prêteurs chinois (qui ont accepté de différer certains paiements) et les détenteurs d’obligations privées (qui ne l’ont pas fait) se reprochent mutuellement l’impasse. Le problème se posait également au niveau des créances détenues par les Etats. 

    Le Fmi toujours pivot du système 

    En effet, jusqu’à maintenant, la Chine ne participe pas au Club de Paris qui réunit les créanciers publics afin de trouver des solutions coordonnées et durables aux difficultés de paiement de pays endettés. La Chine avait tendance à percevoir les intérêts et les remboursements d’emprunts des pays ayant fait l’objet d’un rééchelonnement dans le cadre du Club de Paris quand les Etats qui en sont membres acceptent des reports ou des annulations. 

    Dans le cadre du G20 qui s’est tenu en visioconférence, le sujet de la dette des pays pauvres a été abordée. Les Etats membres dont la Chine, l’Arabie saoudite et l’Afrique du Sud, ont signé un « cadre commun » permettant un traitement uniforme des dettes. Cet accord prévoit également d’associer les créanciers privés, qui ne participaient pas au moratoire, selon le principe de la « comparabilité de traitement ». Le débiteur se voyant offrir une restructuration de sa dette par un créancier public devra exiger le même traitement de tous ses créanciers.

    Le Fonds monétaire international (FMI) sera « le pivot » du système, les pays demandant à bénéficier d’une restructuration devront se soumettre à un programme macroéconomique visant à assurer la « soutenabilité » de leur dette.

    Les crises de la dette favorisent l’innovation financière

    Au-delà des plans du Club de Paris, les crises de la dette favorisent l’innovation tant sur le plan financier qu’au niveau institutionnel. La crise de la dette latino-américaine des années 1980, par exemple, n’a finalement été résolue que lorsque les prêts bancaires illiquides ont été transformés en obligations négociables dites « Brady », du nom de Nicholas Brady, alors secrétaire au Trésor américain. 

    La crise actuelle pourrait redonner du crédit aux obligations dont le remboursement varie en fonction du cours des matières premières ou de l’énergie. Les obligations pourraient être indexées au taux de croissance du PIB (le capital ou les intérêts ne pourraient être dus qu’à partir d’un certain taux de croissance). 

    La voie des « obligations flexibles » permettant à l’emprunteur d’allonger leur échéance (et de reporter les paiements d’intérêts) en échange d’intérêts supplémentaires. Des obligations similaires existent déjà sur les marchés de la dette d’entreprise, ce qui pourrait faciliter l’acceptation d’une version souveraine par les investisseurs.

  • L’UE a besoin de relations ouvertes avec la Turquie, et non de « mauvais compromis » avec Recep Tayyip Erdogan

    L’UE a besoin de relations ouvertes avec la Turquie, et non de « mauvais compromis » avec Recep Tayyip Erdogan

    La chancelière allemande Angela Merkel souhaite maintenir le dialogue avec la Turquie, tandis que les forces de l’opposition privilégient une approche différente vis-à-vis de l’UE, a déclaré le député européen social-démocrate Udo Bullman dans un entretien avec Euractiv.

    Toutefois, a-t-il ajouté, l’UE devrait envoyer un message clair au président turc Recep Tayyip Erdogan lors du prochain sommet les 10 et 11 décembre.

    Le législateur européen allemand, également porte-parole du comité de direction des sociaux-démocrates allemands (SPD) pour les affaires européennes, a indiqué que l’Europe devait se rendre compte que l’opposition allemande souhaitait entretenir de bonnes relations avec le bloc.

    « Nous ne devons pas oublier que l’emprise de Recep Tayyip Erdogan s’amenuise […] Regardez les résultats des dernières élections municipales : le dirigeant turc craint de perdre sa mainmise sur les politiques internes et externes du pays »

    M. Bullman. Député européen social-démocrate

    Erdogan en échec en Turquie

    En mars, M. Erdogan a essuyé un échec cuisant tandis que son parti perdait le contrôle d’Ankara pour la première lors d’élections municipales.

    « Nous ne devrions pas percevoir la Turquie comme une autocratie monolithique. Il faut donc rester souple afin de ramener le pays dans le rang des nations pacifiques. Telle serait, en temps normal, la volonté d’Angela Merkel. Et personne ne peut lui en vouloir », a-t-il ajouté, soulignant tout de même qu’il ne fallait pas pour autant conclure de « mauvais compris » avec Recep Tayyip Erdogan.

    « S’il continue d’agir comme par le passé, il faut que le bloc formule précisément sa position », explique M. Bullman, avançant que l’attitude belliqueuse du dirigeant turc ne devait plus être tolérée.

    Lors du sommet européen organisé ces 10 et 11 décembre, les leaders du bloc devraient décider des prochaines étapes à suivre dans le cadre des relations UE-Turquie. Cette réunion constitue la date butoir de Bruxelles donnée à Ankara pour apaiser les tensions, faute de quoi des mesures contre la Turquie seront envisagées.

    Erdogan teste l’unité européen

    Une source proche du dossier révélée à Euractiv la semaine dernière que les critiques de M. Erdogan devraient s’atténuer « au premier signe d’unité européenne ».

    Toutefois, l’adoption d’une approche commune au sein du bloc semble semée d’embûches. Alors que la Grèce, la France et l’Autriche appellent aux sanctions, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne demeurent récalcitrantes.

    L’Allemagne, actuellement à la tête du Conseil de l’UE, s’est jusqu’à présent fermement opposée à toute mesure punitive.

    Dans un entretien avec Politico ce week-end, le ministre grec des Affaires étrangères Niko Dendias a exprimé de vives critiques contre Berlin, et ce pour avoir échoué à imposer un embargo sur la vente d’armes européennes à la Turquie.

    « Je ne parviens pas à comprendre pourquoi l’Allemagne s’oppose à faire usage de son énorme pouvoir économique afin de montrer aux pays qu’ils sont tenus de respecter le droit international »

    « Je saisis ses motifs d’ordre financier, mais je reste persuadé que l’Allemagne comprend également qu’il y a une immense contradiction dans le fait de fournir des armes à un pays menaçant la paix et la stabilité de deux États membres ».

    Ministre grec des Affaires étrangères Niko Dendias

    Du côté de Madrid et de Rome en particulier, les raisons ayant poussé à bloquer un embargo sur les armes ne sont pas une coïncidence.

    D’après les données officielles de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI), ce sont les armuriers européens principaux d’Ankara. Ainsi, entre 2015 et 2019, 43 % des importations d’armes en Turquie provenaient d’Italie et d’Espagne.

    Chypre soutenue par l’UE

    Jeudi (26 novembre), le Parlement européen a fait monter la pression en adoptant une résolution non contraignante en soutien à Chypre, exhortant les leaders européens à « prendre des mesures et imposer des sanctions sévères » contre la Turquie.

    Le 15 novembre, Recep Tayyip Erdoğan a provoqué le mécontentement de Chypre, en visitant Varosha, une station balnéaire sur l’île clôturée et abandonnée dans la zone tampon depuis 1974.

    Le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères, Hami Aksoy, a condamné la résolution parlementaire, arguant que l’institution portait atteinte à Chypre et demeurait déconnectée des réalités du pays.

    Bien que les dirigeants européens possèdent le dernier mot à cet égard, beaucoup à Athènes craignent que l’Allemagne rebrousse chemin ou que les partisans de M. Erdogan – notamment Viktor Orban ou Boyko Borissov – jouent leurs cartes au dernier moment.

    Entre-temps, après près d’un mois et demi de recherches, le navire de recherche turc Oruc Reis est retourné le 30 novembre au port d’Antalya, au sud de la Turquie.

  • La Suisse hésite à laver plus blanc

    La Suisse hésite à laver plus blanc

    Les Suisses ont approuvé, les Cantons ont rejeté. Dans le cadre de leur système de démocratie directe, qui multiplie les « votations », les citoyens étaient appelés à se prononcer sur un texte de loi qui aurait obligé les entreprises suisses de s’assurer du respect des droits de l’homme et de l’environnement dans leurs activités à l’étranger, ainsi que de celles  de leurs fournisseurs et de leurs partenaires. En cas de manquement, les entreprises auraient du s’expliquer devant les tribunaux suisses. 

    Les Suisses ont voté, à une courte majorité, en faveur du texte : 50.7% des voix. Mais la majorité des Cantons, 14 sur 21, s’est prononcée contre. Les cantons alémaniques germanophones ont rejeté le texte, tandis que les cantons romands francophones l’ont approuvé. C’est seulement la deuxième fois dans l’histoire, depuis 1955, que la majorité des électeurs ne correspond pas à la majorité fédérale. Le texte est donc rejeté. 

    Développement humain et développement économique

    L’initiative pour des « multinationales responsables » avait été soutenue par 130 ONG, dont Greenpeace et Amnesty international. Le gouvernement suisse avait appelé au rejet du texte, qui pouvait nuire aux intérêts économiques de la Suisse. Glencore, IXM, Lafarge-Holcim, ont été particulièrement dénoncé par le comité à l’origine du référendum. Ceux-ci ont répondu qu’un tel texte provoquerait leur retrait d’un certain nombre de pays et que cela irait à l’encontre du développement. Cela reviendrait à imposer des critères « suisses » dans des activités situées dans des pays qui ne connaissent pas les mêmes exigences en ce qui concerne les droits de l’homme ou le respect de l’environnement. Le progrès économique assure-t-il forcément le développement humain ?

    Une exigence de plus en plus forte dans les pays développés 

    Le débat n’est pas fini. Le Parlement va élaborer un projet alternatif pour accroitre la responsabilité des entreprises dans le domaine des droits de l’homme et du respect de l’environnement. Le texte en gestation pourrait infliger des amendes jusqu’à 100.000 Francs suisses pour les entreprises violant les principes directeurs de l’ONU sur la responsabilité des entreprises en matière de droits humains. Tout dépendra de la précision du texte et de l’interprétation qu’en feront les tribunaux helvètes.

    Les Suisses rejoignent un combat sur la responsabilité des entreprises qui a lieu dans la plupart des pays occidentaux. En France, la loi sur le « devoir de vigilance » impose aux entreprises françaises de plus de 5000 salariés de veiller aux droits humains, aux libertés fondamentales, à la santé et à la protection de l’environnement depuis 2017, notamment par l’élaboration d’un « plan de vigilance ». Plusieurs autres pays européens, ainsi que le Canada et les Etats-Unis engagent la responsabilité de leurs entreprises en cas de manquements graves, par exemple  pour le recours au travail forcé ou à toute forme d’esclavage. C’est à partir de telles précédents juridiques sur la responsabilité des entreprises que l’OCDE et l’OIT travaillent aussi sur des textes référents. Le premier bilan de la loi, en France, fait apparaitre que les entreprises se montrent de plus en plus soucieuses de l’image qu’elles peuvent donner dans des domaines dans lesquels les exigences sont de plus en plus fortes.

  • Les maîtres du  monde sont des pirates

    Les maîtres du monde sont des pirates

    Vous êtes Renault ou Tesla ? Air France ou Space X? L’agence spatiale d’Elon Musk a envoyé ses quatre premiers astronautes dans l’espace. Elle est déjà valorisée plus de 25 milliards. Le capital d’Air France a été divisé par cinq en dix ans. L’Etat a prêté 7 milliards à une entreprise qui en vaut 2. Renault vaut encore 6 milliards, mais Tesla, première capitalisation automobile mondiale, plus de 495. Mauvaise pioche : avec l’Etat, vous avez choisi Renault et Air France. Le gouvernement les sauve à coup de milliards. Peut-il faire autrement ? Quand on dépense 100 milliards, sans doute. 

    Conscient de cette impasse, Bruno Le Maire aimerait développer les batteries (accord franco allemand) et mettre au pas les Gafas. Parce que le pied de nez de Musk à la Nasa et à l’industrie automobile se prolonge dans le Big data et l’économie numérique. Les maîtres du monde sont de moins en moins des Chefs d’Etat. Un peu comme au XIXème, où les têtes couronnées comptaient moins que les capitaines d’industrie.

    Le pouvoir échappe aux Etats

    Chacun sent bien, à la Commission, en France, en Chine, que quelque chose est en train d’échapper aux Etats. Même le Congrès  américain a fait passer des auditions « très dures » aux patrons des Gafas. Qui répondent: « Freinez nous et vous aurez les Chinois ». En Chine, Jack Ma, le patron d’Alibaba et d’Alipay, (900 millions d’utilisateurs, 25 fois Paypal) a du renoncé à introduire Ant en bourse, sur injonction de Xi Jinping : le parti avant tout. Le pouvoir chinois reste au pouvoir. Demain ?

    Le big data, c’est l’or noir de demain. Les batteries, la banque de l’énergie. L’espace, le contrôle des flux, comme hier celui des voies maritimes. Faire la guerre aux Gafas n’a de sens que si on essaie d’entrer dans la course.

    Les banques centrales gouvernent le monde

    Les Etats empruntent pour renflouer les vieilles industries et payer les coûts de fonctionnement de bureaucraties de plus en plus impuissantes. Débordés, ils ont mis sous contrôle le système financier par l’intermédiaire des Banques centrales. Comme celles-ci leur appartiennent, des esprits simples pensent que le crédit infini a été inventé, et qu’on peut annuler les dettes. Pour les pays riches, s’entend. Pour les pauvres, c’est différent : Six ont déjà fait banqueroute cette année, trente-huit pays sont menacés d’un défaut de paiement.

    Demain d’autres monnaies

    Aujourd’hui donc, les banques centrales sont maîtresses du monde, aujourd’hui seulement. Comme elles dépendent des Etats, elles n’ont d’autre puissance que la confiance affiliée à la monnaie qu’ils contrôlent et qui a force légale. Annulation de dette ou pas, la multiplication des liquidités dévalue la monnaie. Les Etats sont donc en tain de détruire la fiabilité monétaire. Comme il n’y a pas de choix, çà marche. Des qu’une porte s’ouvrira, le système s’effondrera. 

    Un jour, quelqu’un inventera une monnaie et des modes de transaction plus sûrs et moins cher. Un jour ? C’est déjà fait. 

    Il y a le refuge de nouvelles monnaies, indépendantes, cryptées. Le Bitcoin, monnaie pirate ultra spéculative, représente un encours de seulement 336 milliards de dollars. Mais une augmentation de +156% en un an. On comprend la peur des Banques centrales… ou du gouvernement chinois. Demain la Libra, la monnaie de Facebook, aujourd’hui bloquée, serait assise sur deux milliards d’utilisateurs dans le monde. La Banque centrale européenne, inquiète d’une telle monnaie qui pourrait être acceptée par les autorités américaines, songe à créer une cryptomonnaie européenne. Sauf que l’Europe n’a pas de Facebook ni de Google. En quelque sorte, les Etats-Unis ont des armes, comme les Chinois, les Européens… (et ceux qui ne veulent pas d’Europe encore moins).

    Les Gafas pirates mieux que les Etats 

    Qui stocke les données sur les utilisateurs, plus certaines que celles du fisc et de la sécurité sociale réunis ? Qui permet le travail, les échanges par des flux numériques cryptées ?: Si les Gafas inventent une monnaie plus fiable que celles des banques centrales,  ils sont les maîtres du monde. 

    Identité numérique, commerce numérique, transactions numériques, criminalité numérique, qu’est ce qui leur manque ? La question n’est déjà plus de savoir comment on va taxer les Gafas mais de comprendre comment les Gafas nous vendent. Car il est inquiétant d’être acheté, il sera pire encore de ne pas l’être. 

    La semaine dernière, le Secrétaire général adjoint de l’OTAN,  Miercea Geoană,  expliquait: « Nos démocraties ouvertes et nos modèles éducatifs favorisent la créativité et les innovations de rupture plus que ne peut le faire toute autre forme de gouvernement. Les grandes entreprises et les start-up sont en compétition pour renouveler les modes de pensée.» Le constat est juste, les sociétés ouvertes sont plus fortes que les sociétés fermés.

    Mais il manque une étape : que deviennent les Etats ? Financièrement défaillants, monétairement en sursis, bureaucratiquement empesés, socialement contestés, démocratiquement incertains, même la guerre leur échappe. Elle se fait par des marchands de drogue dans le désert, des terroristes dans les villes et des hackers dans les centres névralgiques. Même dans le covid, le crime organisé prolifère, d’autant mieux qu’il se substitue aux associations caritatives et aux banques.

    Vers une alliance autour du droit

    La seule arme des Etats, c’est le droit. Pour l’exercer, il faut qu’il soit partagé. Même là, nous vivons des guerres du droit, entre Américains, Européens, Chinois.  Sans alliance, déjà entre Européens, puis, espérons-le, avec les Américains, les centres de pouvoir ne seront plus atteints par les mécanismes démocratiques mais seulement par des rapports de force numériques, qu’ils soient financiers, commerciaux ou militaires. 

    La démesure financière, la révolution digitale, l’expansion chinoise font imploser le cadre de l’Etat national. Ceux qui ne s’en aperçoivent pas sont condamnés. Ceux qui le savent doivent s’allier et inventer les nouvelles modalités d’action de l’état et du droit. 

  • Mexico – Assassinat d’un expatrié : ce que l’on sait à 48 heures des faits

    Mexico – Assassinat d’un expatrié : ce que l’on sait à 48 heures des faits

    Baptiste Lormand a été vu pour la dernière fois à Polanco, dans l’ouest résidentiel de Mexico. Son corps sans vie a été retrouvé dans la nuit de samedi à dimanche dans un autre arrondissement plus au sud de la capitale, à Tlalpan. L’affaire fait grand bruit dans la communauté Française de Mexico et une marche blanche sera organisée demain lundi 30 novembre à 15 heures par ses amis français et mexicains.

    Baptiste Jacques Daniel Lormand, âgé de 45 ans, possédait la double nationalité franco-mexicaine et résidait depuis une vingtaine d’années à Mexico. Sa disparition a été signalée jeudi soir et son corps a été retrouvé à deux heures du matin samedi, dans une démarcation semi-rurale du grand sud de la capitale. Une enquêté a été ouverte pour homicide par le ministère public local, la Fiscalia general de justicia (FGJ), compétent en matière de crimes et délits commis sur le territoire de la capitale.

    La disparition de M. Lormand a été rendue publique jeudi 26 novembre, avant que le corps ne soit retrouvé, lorsque la FGJ a émis l’avis de recherche AYO/3924/2020 afin de localiser l’homme d’affaires tandis que celui-ci était encore porté disparu. Sa mort, manifestement, s’est produite dans les mêmes circonstances que celle d’une autre personne de nationalité mexicaine, dont le corps a été trouvé au même moment et au même endroit, dans le village de Magdalena Petlacalco, dans les confins méridionaux de Mexico, non loin de l’Etat de Morelos au sud de la capitale. Les autorités ont préféré ne pas divulguer le nom de la personne de nationalité mexicaine tout en faisant savoir que celle-ci était un associé de M. Lormand.

    Conférence de presse au sommet

    Au cours d’une conférence de presse tenue le dimanche 29 novembre, la maire de la ville, Claudia Sheinbaum, le maire d’arrondissement de la démarcation Miguel Hidalgo, Victor Hugo Romo et l’adjoint du maire à la sécurité, Omar Garcia Harfuch ont dressé un premier bilan de la pré-enquête en cours, d’après différentes informations recueillies auprès de la famille de M. Lormand, auprès de témoins potentiels à Tlalpan et contenues dans des images fournies par des enregistrements de caméras de surveillance.

    Omar Garcia Harfuch

    Le véhicule noir de la marque Mitsubishi que possédait M. Lormand et à bord duquel il a quitté son domicile le 26 novembre à 18h20 a été captée par les caméras de surveillance de Mexico entre l’avenue périphérique et la rue Privada Horacio. La présence du véhicule a été relevée à nouveau une heure plus tard sur la route fédérale Mexico-Cuernavaca.

    Selon l’adjoint à la sécurité de la mairie et chef de la police de la capitale, Omar Garcia Harfuch, les corps sans vie de Baptiste Lormand et Luis Orozco ont été retrouvé dans la nuit de vendredi à samedi avec les mains attachées à Magdalena Petlacalco et des évidences de torture. Les deux hommes sont décédés de leurs blessures.

    Selon les autorités mexicaines l’enquête de police, pour l’instant, ne relève aucun indice permettant de croire que Baptiste Lormand et son associé aient pu être victimes d’un enlèvement ou autre schéma d’extorsion. La piste principale des enquêteurs porte sur le vol éventuel des marchandises que vendaient les victimes, en l’occurrence des liqueurs haut-de-gamme.

    « Nos pistes indiquent que l’intention des meurtriers a pu être de déposséder les victimes des marchandises qu’ils vendaient dans le cadre de leur activité commerciale. Plusieurs bouteilles de grande valeur commerciale ont disparu également au moment des faits. Dans plusieurs affaires de ce type à Mexico, nous avons identifié un modus operandi criminel dit de « simulation d’acte de vente » dans lequel le rendez-vous visant à réaliser la transaction est en réalité un piège et les vendeurs sont agressés voire tués. » 

    Les deux associés, lors de ce déplacement le 26 novembre en début de soirée, ont circulé dans deux véhicules différents : l’automobile Mitsubishi noire plus un autre véhicule, une automobile Chevrolet Aveo blanche, louée quant à elle. Les autorités locales, qui disposent actuellement de ces véhicules dans le cadre de l’enquête, n’ont pas précisé où ces derniers ont été trouvés ni pourquoi l’un d’entre eux avait été loué ce jour-là.

    L’ambassade de France a indiqué ne pas pouvoir donner d’informations en relation avec l’enquête, soulignant qu’elle était en contact avec les autorités mexicaines.

    Une communauté en émoi

    Très apprécié de ses concitoyens, Baptiste Lormand vivait et travaillait au Mexique depuis 20 ans. Restaurateur, il avait participé au succès du restaurant « Le Bouchon » aujourd’hui fermé, puis avait ouvert « Non Solo Pasta » et « La Surtidora Don Batis » dans le quartier très huppé de Polanquito, proche des ambassades puis le « Don Batis » également dans le centre de la ville de Mexico. Entrepreneur à succès, il était marié, divorcé et père de deux enfants.

    La mort, particulièrement cruelle de ces deux associés pose de nombreuses interrogations et la version officielle disons « précipitée » qui veut que Baptiste Lormand et son associé Luis Orozco soient allés livrer des vins haut de gamme, de leur plein gré, dans un quartier aussi lointain et insalubre que Tlalpan n’est tout simplement pas réaliste !

    La communauté n’y croit pas et les entrepreneurs mexicains mettent en avant la possibilité qu’ils aient plutôt fait l’objet d’une extorsion qui aurait mal fini. Une version que les autorités mexicaines ont immédiatement écarté avec conviction tout en étant particulièrement prudentes sur des pistes considérées comme probables….

    Une marche blanche en hommage aux deux victimes

    Demain lundi, un comité de soutien composé d’amis francais et mexicains, de bi-nationaux proches des victimes ont décidé d’organiser une marche blanche qui débutera à 15 heures place Arquimedes sur l’avenue Mazaryck et qui se dirigera vers  le restaurant des deux associés, la Surtidora Don Batiz au 93 de la rue Jules Vernes.

    Vous pouvez retrouver toutes les informations sur le compte twitter du Grand Journal: https://twitter.com/legrandjournal.

    Cette affaire fait suite au meutre de Régis Nicouleau, assassiné de quarante coups de couteux à Cancun en début d’année 2020 et dont le cas n’a toujours pas été résolu.

    Ancien cadre de chez Manpower Mexique, Régis Nicouleau était lui aussi très connu et apprécié de la communauté française du Mexique et les raisons de son assassinat demeurent encore mystérieuses. La justice mexicaine n’a toujours pas appréhendé les auteurs de ce meurtre immonde.

    Un article publié par notre partenaire

  • Le mécontentement à l’égard de l’UE – Podcast vidéo

    Le mécontentement à l’égard de l’UE – Podcast vidéo

    Le mécontentement des citoyens européens à l’égard de l’Union s’est rapidement accru au cours des dernières années, tant et si bien qu’il a doublé depuis 2012. Cette attitude se reflète dans les scrutins et a engendré de nouvelles réalités politiques. Souvent, il semble que l’insatisfaction émerge des régions sous-développées de l’UE, en particulier en Europe centrale et orientale. Parallèlement, force est de constater que les partis opposés à l’intégration européenne ont le vent en poupe.

    Quelle est la portée du mécontentement à l’égard de l’UE ?

    Que peut révéler une analyse régionale de l’insatisfaction des citoyens sur les régions les plus hostiles à l’UE ?

    Bruxelles en fait-elle assez ?

    Un article de notre partenaire

  • Le fantasme de l’effacement de la dette

    Le fantasme de l’effacement de la dette

    Une petite musique se fait entendre ; pourquoi ne pas effacer la dette covid-19 afin d’éviter aux jeunes générations de la rembourser ? 

    Les partisans de cette thèse mettent en avant le fait que cette dette est, en grande partie, portée par les banques centrales. Ainsi cette annulation serait sans effet sur les épargnants et sur les créanciers. L’Italie, qui avec la Grèce et la France a une des dettes publiques les plus importantes au sein de l’Union européenne, serait favorable à une telle voie. 

    Séduisante au premier abord, l’annulation de la dette portée par les banques centrales est éminemment pernicieuse car elle serait, qu’on le veuille ou non, un défaut partiel de paiement.

    Une annulation provoquerait une hausse des taux 

    Aujourd’hui, les Etats remboursent les banques centrales à des taux faibles voire négatifs comme c’est le cas en Europe. En retour, Ils profitent des bénéfices réalisés par les banques centrales sur la gestion de leur dette sous forme de dividendes. En cas d’annulation, ils n’auraient plus à rembourser le capital des emprunts mais ils perdraient en contrepartie une partie des bénéfices des banques centrales. 

    Comme, a priori, ils devront toujours s’endetter pour faire face à leurs besoins, il est fort à parier que les créanciers, non-banquiers centraux, exigent des taux d’intérêt plus élevés après l’annulation. Ces derniers penseront qu’ils seront les prochaines victimes de la banqueroute des Etats. L’augmentation des taux pourrait alors poser un problème de solvabilité des Etats concernés et se diffuser à l’ensemble des opérations de prêts. Ainsi, elle pénaliserait l’activité économique.

    La monnaie fragilisée 

    Pour contrarier ce phénomène, les banques centrales seraient amenées à poursuivre leur mouvement de rachats d’obligations, aboutissant à une monétisation de plus en plus importante des dettes publiques. Leur annulation créerait ainsi une spirale infernale qui fragiliserait la monnaie. L’Allemagne et les Etats d’Europe du Nord refuseraient d’hypothéquer l’euro à travers une telle opération. Des arbitrages monétaires pourraient survenir entraînant une guerre des changes. 

    En cas d’annulation d’une partie de la dette publique, les gouvernements auraient du mal à expliquer aux bénéficiaires privés des prêts garantis de les rembourser. Les demandes d’effacement se généraliseraient, mettant en danger le système financier. 

    De même, à partir du moment où les grands Etats décideraient de ne plus honorer leurs créances, en vertu de quoi les pays pauvres le feraient ? Les dettes publiques tomberont les unes derrière les autres comme dans un jeu de domino avec des conséquences en chaine incalculables au niveau financier et économique.

    Une aubaine pour les cryptomonnaies 

    La crise économique se muerait, alors, en crise financière de grande ampleur. Une telle opération d’annulation de dettes ne pourrait être menée qu’à l’échelle mondiale et devrait être fortement encadrée. Elle suppose une coopération forte entre les grands Etats qui pourraient être tentés d’imposer un Yalta économique et financier dont il n’est pas certain que l’Europe ressorte gagnante. 

    L’effacement des dettes accélérerait l’émergence d’une ou plusieurs cryptomonnaies en lieu et place des devises actuellement utilisées. 

    Avant de se lancer dans la voie de la banqueroute, les Etats auraient tout intérêt à en peser tous les avantages et tous les inconvénients. 

  • Valentina gagne l’Eurovision Junior

    Valentina gagne l’Eurovision Junior

    Samedi 7 mai 1977 : Marie Myriam, avec « L’Oiseau et l’Enfant », remporta le 22e concours Eurovision de la chanson. Et depuis, plus rien pour la France (à l’exception de 1991, où Amina avec « C’est le dernier qui a parlé qui a raison » termina 2e ex æquo, à égalité de point avec le pays gagnant, la Suède).

    Valentina, 11 ans, met donc fin à 43 ans de disette, de fort belle manière puisqu’elle est arrivé en tête du vote des 12 jurys nationaux et aussi du vote de l’ensemble des internautes européens. Qui a dit que personne ne votait pour la France…

    Une petite qui a de la voix

    « En tant que représante de la France et ambassadrice de l’Unicef , j’aimerais vraiment dédier cette victoire à tous les artistes de France et au monde du spectacle en cette période si compliquée », a dit la jeune Française Valentina, 11 ans, à la ministre de la Culture Roselyne Bachelot sur le plateau du magazine « 20h30 le dimanche ».

    La lauréate de ce concours télévisuel de chanson réservé aux 9-14 ans, qui a été retransmis en direct de Varsovie sur France 2, a tenu à s’adresser directement à la locataire de la rue de Valois. Celle-ci était reçue par Laurent Delahousse en compagnie de la journaliste Laure Adler et du chanteur M. Pokora.

    « Chanter est ma passion depuis toute petite »

    Valentina, qui a devancé le Kazakhstan et l’Espagne, a expliqué pourquoi elle chante : « C’est ma passion depuis toute petite… C’est ma maman qui me faisait écouter des chansons italiennes et c’est vraiment devenu une passion. C’est comme ça que j’ai eu envie de participer à The Voice Kids. »

    Regardez sa performance lors de l’émission