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  • Covid-19 : le vaccin en campagne européenne!

    Covid-19 : le vaccin en campagne européenne!

    Covid-19 : moins d’une semaine après le feu vert de Bruxelles au vaccin Pfizer-BioNtech, l’Europe commence officiellement sa campagne de vaccination. Un moment, partout, très médiatisé.

    Regardez le reportage vidéo de TV5MONDE

  • Dix ans après, le Printemps arabe n’a fleuri qu’en Tunisie

    Dix ans après, le Printemps arabe n’a fleuri qu’en Tunisie

    Il y a dix ans, des manifestations antigouvernementales ont éclaté en Tunisie, entraînant la chute de Zine El-Abidine Ben Ali en janvier 2011, la transition du pays vers la démocratie et le début du Printemps arabe. Rétrospective.

    « Nous avons accompli énormément de progrès politiques, mais de nombreux défis nous font encore obstacle, tant sur le plan social que sur le plan économique », a récemment déclaré le politique et législateur Naoufel El Jammali dans un entretien avec Euractiv.

    Des institutions encore fragiles

    Néanmoins, les institutions démocratiques du pays marchent sur des œufs. Tandis que huit Premiers ministres se sont succédé en neuf ans, force est de constater que l’économie connaît une croissance sclérotique. Tels sont les facteurs qui ont contribué au mécontentement croissant de la population, dont les répercussions pourraient aller au-delà d’un taux de participation en berne lors des prochaines élections.

    Selon M. El Jammali, ancien ministre de l’Ennahdha, le parti islamiste tunisien considéré comme la plus grande formation politique du pays depuis la révolution de 2011, la réforme et la croissance économique sont essentielles pour maintenir la démocratie du pays à flot.

    La croissance n’est pas présente au rendez-vous

    Pour l’heure, la relance économique ne présente que peu d’indicateurs au vert. Le chômage chez les jeunes demeure très élevé, à l’instar de la migration en Europe, un signe supplémentaire de la pénurie d’emplois.

    Alors que la Tunisie doit désormais rembourser un prêt à hauteur de 2,9 milliards de dollars octroyé par le Fonds monétaire international (FMI), les caisses de l’État subissent également les retombées de la pandémie de Covid-19. L’économie devrait ainsi connaître une baisse de 7 % en 2020, après plusieurs années de croissance légère.

    « Le mécontentement est grand au sein de la société tunisienne. La population est aussi mécontente qu’à l’époque datant d’avant la Révolution  ; à la différence qu’autrefois, nous n’avions pas le droit d’en parler. Désormais, les citoyens ont le droit d’exprimer leur colère. Je pense que c’est normal », a fait savoir l’ancien ministre.

    Unifier le paysage politique

    Une réforme de la loi électorale est toujours envisageable dans le but de réduire le niveau de fragmentation politique à la source d’une série de coalitions gouvernementales fragiles. D’après les législateurs, cela n’impliquerait pas de modifier la Constitution rédigée en 2014, mais plutôt davantage de conflits politiques concernant les institutions en place, à une époque où la plupart des Tunisiens espèrent de tout cœur que les perspectives économiques s’amélioreront.

    « Il y a beaucoup de groupes au sein du parlement, ce qui rend difficile la constitution d’un gouvernement, d’une coalition solide », a soutenu M. El Jammali. « Nous devons sérieusement prendre en compte la possibilité de modifier la loi électorale ».

    Même si l’Ennahdha représente le parti le plus important depuis 2011, il est resté en dehors du gouvernement une majeure partie de ces dix dernières années. Parallèlement, il connaît une baisse constante de soutien, occupant seulement 24 % des sièges du parlement en 2019, par rapport à 32 % en 2014 et 41 % en 2011.

    « Nous n’avons pas de ministre, mais pour le bien du pays, nous choisissons de soutenir ce gouvernement », a indiqué le politique tunisien.

    La corruption encore très présente

    La corruption, les difficultés économiques, les inégalités et le taux élevé de chômage ont agi comme catalyseurs du Printemps arabe. De ce fait, la persistance de bon nombre de ces problèmes a soulevé plusieurs inquiétudes selon lesquelles le soutien public pour un retour à l’autocratie pourrait augmenter, comme en témoigne la situation en Égypte. Un risque reconnu par M. El Jammali, bien que ce dernier ait foi dans le fait que les Tunisiens ne perdront pas espoir.

    « Une croissance économique solide. Voilà ce qui nous aidera à surmonter les défis sociaux et la nostalgie dictatoriale », a-t-il poursuivi.

    « Les Tunisiens perçoivent la différence entre la dictature et la démocratie. À l’heure actuelle, ils se rendent compte qu’ils ont voix au chapitre, qu’ils peuvent s’exprimer, sans craindre de finir derrière les barreaux. C’est quelque chose de précieux. Je ne pense pas que nous retournerons en arrière ».

    Entre-temps, le législateur appelle les dirigeants européens à maintenir leur soutien économique et politique à la Tunisie.

    « Si – Dieu nous en garde – la situation tourne à l’échec, les répercussions entraînées à travers la région seraient néfastes. L’Europe doit protéger la démocratie tunisienne et continuer à nous soutenir ».

    Alors que le Printemps arabe s’est révélé être une lueur d’espoir trompeuse dans beaucoup de pays, la Tunisie est parvenue à tirer le mieux son épingle du jeu, malgré les difficultés économiques actuelles.

    « Par rapport à d’autres pays, nous sommes les seuls survivants. Historiquement parlant, la lumière a toujours brillé sur la Tunisie », a conclu Naoufel El Jammali.

    Un article de notre partenaire

  • Bientôt une licorne pour les expatriés ?

    Bientôt une licorne pour les expatriés ?

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    Où êtes-vous ? Dans le monde entier, évidemment. Nos trois premiers grands ensembles sont l’Amérique du nord, le Benelux, le Royaume-Uni, Notre lectorat suit la carte des expatriés français. Nous sommes dans tous les pays. Seulement 15% de nos lecteurs sont en France. Notamment au ministère. Ou ont une adresse VPN en France car le contrôle de l’information dans leur pays d’adoption est plus strict. Nous avons des correspondants un peu partout dans le monde.

    Une information gratuite, plurielle, pour tous

    Finances : l’information est gratuite, pour ceux qui lisent. Pas pour nous qui la produisons avec des correspondants un peu partout dans le monde. Nous ne vendons pas nos données. Nos ressources reposent uniquement sur la publicité, ce qui est parfois agaçant, et insuffisant, surtout pour se développer. Qu’importe !

    Puisque le monde change, nous aussi : 

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    3. Lettre quotidienne. Jusqu’à présent, nous étions un media hebdo. Nous ne diffusions qu’une partie des articles produits, les autres restaient sur le site. Nous passons à la un rythme quotidien au cours du deuxième trimestre de l’année.

    4. Podcasts. Nous mêlons déjà écrit, audio et vidéo. Nous allons développer les podcasts.

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    Un media qui ne dérange personne n’est pas ni votre goût, ni le nôtre. Liberté de ton, fiabilité des informations, diverité des points de vue, notre ambition est de diffuser une information diverse et de qualité à destination des expats. 

    « Il ne faut jamais laisser passer l’occasion d’une bonne crise » aurait dit Churchill.  Vu la multiplication des crises, les occasions, en 2021 vont être formidables. 

    C’est pourquoi nous mettons les bouchées doubles : appli, audio, vidéo, quotidienne, club premium sans pub. Pensez à vous abonner, ce sera la meilleure façon de commencer l’année. 

  • Au Japon, le combat pour les enfants continue

    Au Japon, le combat pour les enfants continue

    En cette fin d’année, quoi de plus naturel que de retrouver ses enfants pour fêter Noël et la St Sylvestre. Ce n’est malheureusement toujours pas possible pour les parents français d’un enfant bi-national japonais.

    En effet, au Japon, il est commun pour un conjoint de nationalité japonaise de quitter le domicile familial avec les enfants du couple; L’autre parent, non-japonais, se retrouve, le plus souvent, démuni juridiquement face à cet état de fait. Cette situation concerne plusieurs centaines de parents français sur place, en majorité des hommes qui ont eu leurs enfants avec une épouse japonaise. 

    Un cadre légal archaïque ?

    Cette situation n’est pas nouvelle et est au contraire profondément imbriquée dans les évolutions sociales et familiales de la société japonaise. Il y a 10 ans, le Sénat français adoptait, déjà, une résolution appelant les autorités franco-japonaises à garantir le respect du droit des enfants franco-japonais séparés de l’un de leurs parents. Un aveu d’impuissance ? Pas totalement, puisque la situation a tout de même évolué depuis 2011. Le Japon a adhéré, en janvier 2014, à la convention de La Haye du 25 octobre 1980 qui vise à « protéger l’enfant sur le plan international et à établir des procédures de retour immédiat de l’enfant dans l’État de sa résidence habituelle ». En clair, c’est un engagement international que prennent les pays signataires de garantir un droit de visite et le retour d’un enfant dans son pays de résidence habituel en cas d’un « non-retour illicite ».

    Pourtant, si le Japon s’est théoriquement engagé à respecter la résolution adoptée par les sénateurs. Cependant ces derniers déplorent des « manquements » de la justice japonaise dans l’exécution des ordonnances de retour et dans les décisions accordant un droit de visite au parent français. Il est permis de douter de l’effectivité de ces engagements internationaux quand on sait qu’il s’est même tenu à Paris le 15 mai 2018 un séminaire qui était coorganisé par le Ministère des Affaires étrangères du Japon et la Fédération japonaise des associations du Barreau où l’on expliquait aux participants comment s’y prendre pour enlever leur enfant et contourner cette fameuse Convention de la Haye sur les droits de l’enfant.

    Le 10 mai 2019, le parlement japonais a tout de même adopté une loi qui renforce le rôle des juridictions et des agents de la force publique dans les changements concernant l’autorité parentale et la garde des enfants : ceux-ci doivent s’assurer que ces changements ne nuisent pas au bien-être mental et physique de l’enfant. Force est de constater que ces changements restent marginaux face à la prégnance juridique et sociale du principe de « continuité » de la parenté, qui « entérine le kidnapping ».  « Le principe de continuité, hérité de l’ère Meiji suppose que, lorsqu’un parent quitte la maison, il quitte la famille »

    Une évolution lente

    Pourtant, désormais, même les associations parentales japonaises souhaitent que le Japon réforme sa loi de la famille pour permettre l’autorité parentale et la garde partagées. Malgré la loi d’avril 2020, les situations injustes et les cas de séparation non voulue sont toujours aussi nombreux.

    On estime chaque année à 200,000 le nombre d’enfants séparés définitivement de leur second parent après un divorce, dont plusieurs milliers d’enfants de mariages internationaux.

    Le Parlement Européen a, de son côté, en juillet, voté une proposition de directive afin de faire pression sur le Japon. L’article 18 demande aux autorités japonaises de mieux coopérer avec l’Union européenne et de permettre l’application effective des droits de visite et de visite accordés par décision de justice aux parents laissés pour compte.
    L’UE indique ne pas être dupe sur les limites de la modification de loi du 1er avril 2020 qui ne permet pas le respect des rencontres parent-enfants.

    La mobilisation des parents

    En Février 2020, 13 parents japonais et étrangers ont déposé un recours en justice contre l’incapacité du gouvernement à prévenir les enlèvements parentaux qui coupent de tout contact avec l’un de leurs parents et leur seconde famille pour des années, voir des décennies.

    Mobilisation des parents dans les rues de Tokyo ©Thierry Consigny

    En cette fin d’année, force est de constater que rien n’a vraiment évolué. Les parents sont donc toujours mobilisés. Comme ce dimanche 27 décembre, où accompagnés des Conseillers des Français de l’étranger élus pour le Japon, dont Thierry Consigny et François Roussel (très impliqués dans ce combat) et du Président de l’OLES locale, Yves Alemany (association d’utilité sociale reconnue par le Ministère des Affaires étrangères), ils furent quelques dizaines à se réunir dans l’espoir de revoir leurs enfants.

  • La France va-t-elle se reconfiner ?

    La France va-t-elle se reconfiner ?

    Un conseil de défense sur la situation sanitaire se tiendra mardi matin, annonce l’Élysée.

    Une troisième vague ?

    Cette annonce intervient alors que plusieurs élus, notamment dans le Grand Est, s’inquiètent d’un rebond de l’épidémie, et alors que le ministre de la Santé, Olivier Véran, n’a pas exclu dimanche l’hypothèse d’un troisième confinement de la population.

    Les autorités redoutent l’arrivée d’une troisième vague dans les semaines qui suivent les fêtes de fin d’année. Elles observent déjà un rebond des contaminations dans le Grand Est, en Bourgogne-Franche-Comté et dans le département des Alpes-Maritimes.

    Le maire (PS) de Nancy, Mathieu Klein, a jugé lundi « inéluctable » un reconfinement local face au rebond de l’épidémie de Covid-19 dans le Grand Est, appelant aussi à « accélérer » la campagne de vaccination dans les régions les plus touchées.

    La France a enregistré 8.822 nouveaux cas de Covid-19 en 24 heures, selon Santé publique France dimanche soir, des données peu significatives le week-end suivant Noël.

    La Côte d’Azur fortement touchée

    Christian Estrosi a convoqué ce lundi en visioconférence un conseil local de santé pour faire le point sur la progression de l’épidémie à Nice. Il s’inquiète de la hausse des indicateurs mais aussi du « relâchement » constaté.

    « Nous souhaitons que notre campagne de vaccination commence tout de suite » a déclaré le maire de Nice. « Nous estimons que le confinement n’est pas la meilleure voie ». « Nous sommes un des départements de France effectuant le plus de tests et celui avec le plus d’Ehpad (…) La situation d’urgence n’est pas à aujourd’hui mais à 8 jours ou à 15 jours. Elle nous force à prendre des mesures d’anticipation » dit-il. Il ajoute par ailleurs que « tout franchissement de la frontière italienne vers la France doit faire l’objet d’une quarantaine ». 

    Christian Estrosi

    Quelles mesures attendues ?

    Plusieurs spécialistes préconisent déjà un reconfinement après les fêtes de fin d’année pour éviter une explosion des nouveaux cas de Covid-19. Cette hypothèse n’est pas exclue, a d’ailleurs déclaré dimanche le ministre de la Santé Olivier Véran au Journal du dimanche. D’autres options sont toutefois sur la table du gouvernement. Il ne semble pas avoir de nouvelles mesures prévues pour limiter l’accès aux expatriés au territoire.

  • Défense : France et Allemagne deux piliers encore fragiles.

    Défense : France et Allemagne deux piliers encore fragiles.

    Les budgets militaires de la France et de l’Allemagne sont équivalents, de l’ordre de 45 à 48 milliards d’euros pour 2020  la France dépassant encore l’Allemagne. Ce sont les budgets les plus importants d’Europe, de loin, qui sont du même ordre de grandeur que le budget militaire britannique. Dans le voisinage, seule la Russie a un budget supérieur.

    L’Allemagne a accru son effort militaire ces dernières années, qui n’étaient que de 33 milliards d’euros en 2010. Si l’Allemagne dépensait autant que la France en proportion de son Pib, comme le lui demandent les Etats-Unis qui considèrent que les Européens doivent assumer leur part de dépense, il atteindrait 65 milliards d’euros. En effet, il devrait passer de 1.17% du Pib en 2012 à 1.5% en 2024.

    Mais derrière les chiffres, qu’en est-il de la capacité opérationnelle de ces deux piliers, hypothétiques, de la défense européenne ?

    Les salaires de la Bundeswehr 25% plus élevés qu’en France

    La Bundeswehr peine à recruter. Plus de 20.000 postes restent vacants pour 182.000 militaires. Pourtant, les salaires sont plus élevés qu’en France de 25% : la moyenne des dépenses de personnel par soldat est de 72.000 € en Allemagne contre 58.000€ en France.

    Conséquence, malgré un budget équivalent, les dépenses d’investissement et d’équipement sont très inférieures en Allemagne à ce qu’elles sont en France : 12.6 milliards en Allemagne, 19.7 milliards en France. Pour la recherche et le développement, l’Allemagne investit seulement 1.5 milliard, la France, 5.5 milliards.

    Plus d’investissements en France 

    La dissuasion nucléaire explique en partie ces écarts, mais pas seulement. Même en excluant celle-ci la France dépense en investissements 18% de plus que l’Allemagne. Ce n’est pas seulement faute de moyens, et cela reste mystérieux : en 2019, 1.1 milliard ont été rendu sur le budget d’investissement, soit 13% des crédits.

    Pourtant, les besoins sont là : selon les rapports, en 2018, seulement 105 des 224 chars Léopard, 5 des 13 frégates, 3 des 15 A400M, et 16 des 72 hélicoptères étaient utilisables. En France aussi, le taux de disponibilité est faible, mais il est en moyenne de 75%, alors que la France est engagée sur différents théâtres d’opérations extérieures, ce qui n’est pas le  cas de l’Allemagne. Ceci explique peut-être cela.

    Faible disponibilité

    Car l’expérience du terrain et de vrais conflits permet de juger l’efficacité et les besoins réels des forces armées. Les interventions françaises à l’extérieur permettent de mesurer besoins et efficacité sur le terrain.  

    Cela étant, un rapport du Sénat explique que « l’activité opérationnelle des Forces armées est préoccupante ». Il explique que sur 14 indicateurs de « norme Otan », un seul est conforme : celui du nombre d’heures des pilotes de l’aéronavale. Pour l’armée de terre, la cible de 90 jours de préparation opérationnelle n’a plus été atteinte depuis 2015. La remontée de l’activité opérationnelle pour atteindre les standards internationaux a été repoussée à 2025.

    L’objectif de la loi de programmation militaire pour l’entretien n’a jamais été atteint lors de ses trois premières années : Il manque 2 milliards.

    Conclusion : la Bundeswehr n’est pas au niveau, la France est un peu juste. Le fonds d’investissement européen pour la défense et la sécurité a été doté de huit milliards. Le gouvernement allemand prévoit d’augmenter les ressources financières. C’est maintenait qu’il faut accroitre la coopération franco-allemande, non seulement pour l’industrie mais aussi pour l’opérationnel.

  • GAFAM, les Etats se rebiffent

    GAFAM, les Etats se rebiffent

    Depuis l’échec de la procédure anti-trust dans les années 2000 contre Microsoft, les gouvernements et les régulateurs apparaissaient impuissants face aux entreprises technologiques. Accusées de positions dominantes, de conservation de rentes, d’abus fiscaux, les géants du monde digital (GAFAM) arrivaient à passer entre les mailles des lois de la concurrence aux Etats-Unis comme en Europe. La crise sanitaire qui leur a été bénéfique a eu comme conséquence de décomplexer les administrations publiques qui mettent en avant la défense des petits commerces et qui souhaitent par tous les moyens récupérer des recettes fiscales qui leur font tant défaut.

    Enquêtes aux Etats-Unis et en Europe 

    Le 16 décembre dernier, un groupe d’États américains dirigé par le Texas a poursuivi Google pour avoir prétendument manipulé les marchés de la publicité en ligne. Le Ministère de la Justice américain a engagé contre Google une procédure anti-trust concernant son éventuel monopole dans la recherche sur Internet. 

    En Europe, le commissaire au marché intérieur, Thierry Breton et la Vice-Présidente de la Commission chargée de la concurrence, Margrethe Vestager, ont présenté, le 15 décembre dernier, leur plan pour mieux contrôler les entreprises du numérique. Ces derniers sont aujourd’hui soumis à une législation vieille de vingt ans. Le droit de la concurrence européen n’a pas réussi, malgré quelques sanctions et amendes, à remédier aux déséquilibres constatés ni aux entraves à la libre entreprise.

    Pour le moment, la volonté des pouvoirs publics de reprendre la main sur le secteur du digital a peu de conséquences sur la valorisation boursière des entreprises. La valeur des cinq plus grandes entreprises de la Silicon Valley a augmenté de 46 % en 2020. L’absence de coopération internationale au niveau des dispositifs anti-trust limite la portée des mesures prises de part et d’autre de l’Atlantique. 

    Les Gafam vont très vite

    Les GAFAM disposent de nombreux arguments leur permettant de justifier leur politique. Ainsi, Facebook face à l’accusation d’avoir acheté à vil prix WhatsApp et Instagram afin d’empêcher toute apparition de concurrents, souligne que ces deux entreprises étaient à l’époque de très petite taille et complémentaires aux services proposés à son réseau social. 

    La durée des procédures anti-trust, plus de six ans pour Microsoft, les rend caduques avant qu’une décision soit annoncée. L’évolution du marché est telle que les juges ont fortes chances d’intervenir après la bataille et dans un contexte technologique complètement différent. Les tribunaux sont de plus en plus réservés face aux enquêtes administratives engagées au titre des lois anti-trust. 

    Les dossiers concernant les positions dominantes des entreprises distribuant des cartes de crédit, Visa, American Express et Mastercard, n’ont pas abouti. Lancée en 2018, cette action antitrust cherchait à démontrer que Visa, MasterCard et American Express entravaient la concurrence en empêchant les commerçants d’inciter les consommateurs à utiliser des cartes de crédit ayant un plus faible coût pour eux. La Cour suprême a rejeté ces accusations en jugeant notamment que les requérants s’étaient focalisés à tort sur le seul segment du marché des commerçants. 

    Réarmement des procédures anti-trust aux Etats-Unis 

    Au mois d’octobre dernier, aux Etats-Unis, la Commission judiciaire de la Chambre des représentants a rendu son rapport sur les pratiques anticoncurrentielles des grandes entreprises technologiques. Elle conclut que Google (Alphabet), Apple, Facebook et Amazon effectuent des achats préventifs afin de limiter la concurrence. Le rapport souligne que ces entreprises abusent de leur position dominante pour fausser les règles de la concurrence dans des marchés adjacents aux leurs. La Commission cite l’exemple d’Amazon qui utiliserait les données des vendeurs tiers pour développer ses propres produits. La Commission américaine préconise l’interdiction à certaines plateformes dominantes d’opérer dans des secteurs d’activité adjacents, ainsi que de pratiquer du « self-preferencing » c’est-à-dire de favoriser ses propres produits par rapport à ceux de ses concurrents. 

    Google met en avant ses propres contenus dans le cadre de son moteur de recherche même quand il n’est pas le plus pertinent. Apple pratique de même avec ses services sur IOS. Selon la Commission, un principe de non-discrimination devrait être institué en offrant des conditions égales d’accès et de prix. 

    Les membres du Congrès souhaitent également que les principes d’interopérabilité et de portabilité des données soient garantis afin d’éviter des systèmes fermés. Actuellement, Facebook n’est interopérable avec aucun autre réseau social, ses utilisateurs sont enfermés dans cette plateforme. Il en est de même pour les achats effectués sur la plateforme d’Apple qui ne peuvent pas être transférés sur Android.

    Eviter la concentration du secteur  

    Le rapport propose la création d’une « présomption d’interdiction » pour les futures acquisitions, contraignant les grandes entreprises digitales à justifier avant d’obtenir un accord leurs achats. Cette proposition serait applicable aux entreprises dites systémiques. L’objectif serait d’éviter une concentration croissante du secteur qui limiterait la diffusion du progrès à travers la forme d’une rente croissante. Si elle est soumise au vote du Congrès, cette proposition donnera lieu à de nombreux débats en particulier autour de la notion de libre entreprise, chère aux Américains. Les membres de la Commission rappellent que la législation américaine contient déjà de nombreux textes qui interdisent les comportements anticoncurrentiels.

    Concurrence chinoise 

    Un renforcement des pouvoirs des agences fédérales chargées de l’application du droit de la concurrence est souhaité. Ces dernières années, elles n’ont examiné que 38% des fusions. Elles n’ont, par ailleurs, interdit aucune des plus de 500 acquisitions faites par Apple, Google, Facebook et Amazon depuis 1998. Le Congrès ne devrait pas retenir l’ensemble des propositions de la Commission car il n’entend pas réellement entraver l’essor de multinationales américaines qui disposent de moyens de lobbying importants et qui sont en compétition directe avec des entreprises chinoises. 

    L’Europe sur la défensive 

    L’Europe est dans une situation délicate par rapport aux techniques de l’information et de la communication. Elle dépend des entreprises américaines, japonaises, coréennes et chinoises. Même le moteur de recherche français Qwant a été contraint de s’associer à Microsoft pour se développer. Sa dépendance par rapport à Bing, le moteur de recherche de Microsoft est évalué à 64 %. Le chiffre d’affaires de Qwant, en 2019, était de 5,8 millions d’euros, son résultat étant négatif à hauteur de 23 millions d’euros. Pour mémoire, le chiffre d’affaires de Google en 2019 a été de 162 milliards d’euros. 

    En raison de sa dépendance dans ce secteur clef, l’Europe est sur la défensive et tend de réguler un marché qui lui échappe en grande partie. Le projet européen pour mieux réguler les entreprises du digital comporte deux volets. Le premier, le « Digital Services Act » (DSA), concerne plus spécifiquement les contenus. Le principe retenu est, selon Thierry Breton, le suivant : « ce qui est interdit dans le monde réel l’est aussi dans le monde virtuel ». 

    Mandat d’arrêt numérique

    Les réseaux servent de plus en plus de vecteurs de propagande, d’enrôlement et de vente pour des organisations criminelles ou terroristes. Les Etats éprouvent au nom de la liberté de l’information des difficultés à contrôler les sites sur Internet. Dans le cadre du DSA, la Commission a exclu tout contrôle en amont des publications. Elle ne reviendra pas non plus sur le principe d’« hébergeur passif », qui garantit aux plates-formes de ne pas être tenues responsables des contenus publiés par leurs usagers. En revanche, la Commission entend renforcer les procédures de signalement et imposer aux plates-formes, quelle que soit leur taille, des « obligations », afin que les contenus illicites puissent être retirés rapidement. Le DSA imposera aussi aux vendeurs en ligne de contrôler l’identité des revendeurs avant de les abriter. 

    Les plates-formes les plus importantes, jugées systémiques, ayant plus de 45 millions d’utilisateurs, soit plus de 10 % de la population européenne, seront soumises à des règles plus strictes et seront auditées tous les six mois. Elles devront être dotées de moyens de modération (automatisés et humains) suffisamment étoffés. Elles devront fournir des informations sur le fonctionnement de leurs algorithmes. Elles devront communiquer le nom des annonceurs qui sont à l’origine des publicités sur les sites.

    Chaque Etat membre devra se doter d’une autorité de régulation en charge du numérique qui aura le pouvoir de lancer un mandat d’arrêt numérique européen contre tel ou tel contenu. Les amendes pourront atteindre jusqu’à 6% du chiffre d’affaires mondial. En cas de manquement grave et répété ayant pour conséquence la mise en danger de la sécurité des citoyens européens, la plate-forme pourrait faire l’objet d’une interdiction d’opérer sur le marché européen.

    Faciliter la concurrence

    Le second volet de la nouvelle législation européenne, le « Digital Markets Act » (DMA), concerne le droit de la concurrence. Il vise les acteurs dits systémiques ayant la capacité de menacer le libre jeu de la concurrence. Ces plates-formes ne pourront plus utiliser les données de leurs clients pour leur faire de la concurrence. Elles devront aussi permettre aux PME qu’elles hébergent de migrer vers des services concurrents et d’accéder aux données de leurs propres clients. La Commission européenne prévoit que les amendes pourront s’élever jusqu’à 10% du chiffre d’affaires mondial en cas d’infraction. Les entreprises n’auront plus le droit de donner la priorité à leurs propres services dans leur moteur de recherche. Le DMA prévoit aussi que les géants du numérique ne pourront plus empêcher la désinstallation d’applications ou services intégrés par défaut. Les plates-formes systémiques devront notifier toute acquisition à la Commission européenne, quel qu’en soit le montant. 

    Une plate-forme sera dite « systémique » si elle remplit plusieurs critères depuis au moins trois ans : être présente dans trois Etats membres, dégager un chiffre d’affaires en Europe supérieur à 6,5 milliards d’euros ou avoir une capitalisation boursière de plus de 65 milliards d’euros, compter au moins 45 millions d’utilisateurs finaux ou 10 000 clients commerciaux. Seraient ainsi considérées comme systémiques les cinq Gafam, ByteDance (la maison mère de TikTok), Alibaba et Booking.

    25% du chiffre d’affaire en Europe 

    Les deux projets, DSA et DMA, doivent encore faire l’objet de négociations avec les vingt-sept Etats membres et le Parlement européen, avant une adoption définitive qui devrait intervenir d’ici deux ans selon la Commission de Bruxelles. 

    Les Etats-Unis pourraient menacer de rétorsions les Etats européens estimant que les deux textes précités pénaliseraient leurs entreprises digitales. Les cinq GAFAM réalisent 25% de leurs ventes en Europe, contre 51% en Amérique. Ces entreprises pourraient diminuer leur présence en Europe et privilégier une gestion de ce continent à partir de leurs bases américaines. Une coopération de part et d’autre de l’Atlantique est nécessaire pour aboutir à une réelle régulation du secteur du digital. 

    Pour le moment, les tentatives en la matière ont échoué en raison de l’opposition américaine. Certains ont l’espoir que le nouveau Président des Etats-Unis Joe Biden soit plus accommodant sur le sujet ; d’autres ne se font aucune illusion, celui-ci ayant bénéficié de l’appui marqué des GAFAM durant la campagne présidentielle.

  • Un Palestinien arrêté pour l’assassinat d’une franco-israélienne

    Un Palestinien arrêté pour l’assassinat d’une franco-israélienne

    Esther Horgan, une franco-israélienne de 52 ans avait été retrouvée morte dans la forêt de Reihan, près de l’endroit où elle habitait.

    Esther Horgan

    Mère de six enfants, elle habitait dans la colonie de Tal Menashe, et était sortie faire un jogging. Son corps avait été retrouvé dans la nuit du dimanche 20 au lundi 21 décembre 2020.

    Tuée à coup de pierres

    Elle avait vraisemblablement été tuée par des coups de pierre à la tête. Esther Horgen, née Brigitte Atlan, était originaire de Fontenay-aux-Roses. Elle s’était installée en Israël il y a une trentaine d’années. Elle était conseillère conjugale et s’était impliquée fortement dans la vie de la communauté de Tal Manashe. 

    Un suspect a été arrêté, moins de 48 heures après le drame. Il était interrogé par le Shin Bet, l’agence de sécurité israélienne, qui essaie de savoir s’il a bénéficié de complicités.

    Absence de réactions des autorités françaises

    Il s’agit d’un Palestinien de 40 ans de la région de Djenine. D’autres personnes sont interrogées. « La France condamne avec la plus grande fermeté le meurtre d’une ressortissante française en Cisjordanie », a indiqué le ministère des Affaires étrangères « Nous présentons nos sincères condoléances à sa famille et à ses proches. Toute la lumière doit être faite sur ce crime odieux, dont les auteurs devront être traduits en justice » poursuit le ministère.

    Meyer Habib
    Meyer Habib

    Le député Meyer Habib avait adressé son soutien à la famille et dénoncé le silence des medias et des autorités en France concernant cet assassinat, regrettant que ni Jean Yves Le Drian ni Emmanuel Macron n’avaient réagi à cet assassinat, contrairement au Premier ministre israélien. 

  • Maghreb : le couscous au patrimoine immatériel de l’Unesco

    Maghreb : le couscous au patrimoine immatériel de l’Unesco

    Maghreb : le couscous, plat emblématique de l’Afrique du Nord, est officiellement entré au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco.

    Après une candidature commune de quatre pays du Maghreb où les recettes de ce mets populaire se déclinent à l’infini, l’organisme dédié à la culture de l’ONU a officialisé ce 16 décembre la place de ce chef d’oeuvre culinaire.

    Le couscous, plat préféré des Français ?

    Parmi les plats préférés des Français, on retrouve bien évidemment des choses assez traditionnelles. Le magret de canard, la côte de boeuf, la raclette, le boeuf bourguignon ou encore la blanquette. Mais, d’après un sondage OpinionWay, le couscous se retrouve également dans le top 10. Ce qui en soit, n’est pas une grande surprise.

    Le couscous, un plat facile au goût d’ailleurs

    Depuis de nombreuses années, les Français plébiscitent la nourriture étrangère, qu’il s’agisse des sushis japonais, des pizzas italiennes ou des burgers américains. Il n’est donc pas étonnant de voir le couscous se glisser dans la liste, d’autant que la recette est relativement simple à réaliser. De la semoule, des légumes (navets, carottes, oignons, courgette, tomates, pois chiches…), de la viande ou du poisson, et surtout : des épices pour obtenir un plat bien relevé, et le tour est joué. Une fois que vous avez le coup de main, la recette est simple à réaliser.

    Mais, en dépit de sa simplicité, le couscous est surtout un plat qui fera voyager vos papilles, grâces aux épices, justement. Loin des plats en sauce à la Française, ici, vous n’aurez ni le goût du beurre, ni celui de la crème, mais bien celui du piment doux, du gingembre, du cumin, de la muscade et même une pointe de cannelle.

    Une recette qui s’adapte à vos envies

    Autre point très positif du couscous : son côté caméléon. Vous aimez la viande rouge ? Faites-le avec du boeuf. Vous préférez la viande blanche ? Le poulet fonctionne également très bien, de même que le poisson, pour un style un peu différent. Enfin, pour les personnes végétariennes, le couscous se décline tout aussi bien sans aucun produit d’origine animale. Les pois chiches, riches en protéines, permettent d’éviter les carences, et la cuisson à l’huile d’olive est garantie 100% végétarienne. De la semoule, des légumes et des épices pour un plat rassasiant, tout simplement.

    Un plat plutôt équilibré

    La cuisine maghrébine n’est pas réputée pour être la plus légère, et le côté très rassasiant du couscous ne lui donne pas forcément la réputation d’être un plat léger. Mais cela ne l’empêche en aucun cas d’être un plat sain, puisqu’il est tout à fait équilibré. Il comporte aussi bien des fibres, des vitamines et des protéines. Certes, il est en partie cuit à l’huile d’olive, mais à condition de ne pas avoir la main lourde, cela permet avant tout de faire le plein de bonnes lipides. Pour le reste, c’est l’assaisonnement de ce plat qui lui donne tant de goût, alors n’hésitez pas à mélanger les épices pour un résultat qui vous convient.

    D’autant plus que le couscous se prépare généralement avec des légumes de saison, ce qui permet de limiter votre impact écologique. Un plat bon pour les papilles et bon pour la planète ? Comment ne pas se laisser séduire ?

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • Retour du Boeing 737 Max ? Les familles des victimes déposent une plainte

    Retour du Boeing 737 Max ? Les familles des victimes déposent une plainte

    Boeing 737 MAX. Les familles de victimes du crash aérien de 2019 ont déposé une plainte ce 22 décembre auprès de l’Agence européenne de la sécurité aérienne, tandis que celle-ci s’apprête à lever l’interdiction de vol du Boeing à partir de janvier.

    Deux accidents aériens ayant coûté la vie à 346 personnes en 2018 et 2019 avaient entraîné une immobilisation au sol de l’aéronef pendant 20 mois, et ce à travers le monde entier. Toutefois, l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) devrait apporter quelques rectifications à cette interdiction, emboîtant ainsi le pas aux autorités américaines.

    l’Europe va donner son feu vert

    Le chef de l’AESA, Patrik Ky a déclaré dimanche (20 décembre) qu’il était fort probable que son agence donne le feu vert à la remise en service du 737 MAX à partir de mi-janvier, insistant sur le fait que l’AESA avait effectué une analyse des plus rigoureuses sur la sécurité de l’avion.

    « Nous sommes allés un cran plus loin. Nous avons procédé à nos propres contrôles et à nos tests en vol », a-t-il souligné dans un entretien avec la BBC. En outre, il convient encore d’effectuer des mises à jour des logiciels et des câblages, et donc former les pilotes à ces nouveautés.

    AESA ET FAA

    En menant son propre examen, l’AESA a rompu avec les procédures normalement effectuées par l’organisme responsable, dans ce cas-ci : la Federal Aviation Administration (FAA, l’autorité américaine compétente).

    Au vu des remous engendrés par les deux crashs aériens et des manquements présumés dans les démarches initiales de certification, le régulateur européen s’était engagé à réaliser sa propre enquête. Toutefois, une grande partie de celle-ci avait finalement été effectuée par la FAA.

    M. Ky a maintenu auprès de la BBC que l’affaire MAX avait poussé les parties impliquées à repenser le rôle d’un régulateur suppléant, de même que des contrôles supplémentaires seraient plus réguliers. « Nous procéderons à notre propre évaluation des risques ; celle-ci sera bien plus complète qu’auparavant ».

    Les familles des victimes des crashs opposées

    Cependant, à la suite de l’annonce de la levée prochaine de l’interdiction, les familles des victimes de l’accident mortel de 2019 impliquant le vol éthiopien 302 ont déposé une plainte auprès de l’AESA, l’accusant de ne pas avoir mené l’enquête minutieuse initialement promise.

    « Lors de votre réunion avec les familles du vol ET302 le 16 septembre, vous nous avez dit que le 737 MAX ne reprendrait pas du service en Europe tant que les deux accidents n’avaient pas été totalement élucidés », peut-on lire dans le document.

    « Vous nous aviez promis que l’AESA ne se reposerait pas sur les conclusions tirées par la FAA et qu’elle mènerait ses propres examens », écrivent les familles, déplorant que l’étude de sécurité ne soit rendue disponible qu’après la remise en service.

    « Pour l’heure, néanmoins, l’avion est dépourvu de toute stabilité aérodynamique et ne respecte pas les normes de certification des aéronefs actuels », poursuivent-elles.

    « J’étais soulagé lorsque j’ai appris que le 737 MAX était immobilisé au sol. Tout ce que nous avons entendu depuis ne fait que me convaincre du fait que l’avion n’aurait jamais dû être construit en premier lieu ».

    Adrian Toole, père d’une des victimes

    L’enquête de la FAA a conclu qu’une mauvaise interprétation du logiciel anti-décrochage MCAS l’avait incité à pousser le nez de l’avion vers le bas, sans que les pilotes d’Ethiopian Airlines et de Lion Air n’aient été en mesure de le redresser.

    La plainte déposée exhorte l’AESA à revoir entièrement l’aéronef afin qu’il « respecte les normes de sécurités actuelles ».

    L’AESA a soutenu auprès d’Euractiv qu’elle ne commenterait pas l’affaire « à ce stade » et qu’elle s’exprimerait dans le cadre de la procédure de feedback.