Radio en direct
Choisissez une station puis lancez la lecture

Blog

  • Un expatrié au Royaume-Uni importe le virus mutant en France

    Un expatrié au Royaume-Uni importe le virus mutant en France

    Comme d’autres pays européens, la France craignait depuis plusieurs jours la présence du virus à l’intérieur de ses frontières, malgré le reconfinement de Londres et d’une partie de l’Angleterre, ainsi que la suspension par précaution des liaisons trans-Manche, puis l’instauration de tests obligatoires pour rentrer en France. Par ailleurs, une procédure a également été mise en place pour les personnes au retour d’Afrique du Sud, « où un autre variant du SARS-CoV-2 circule actuellement de façon active », rappelle le ministère.

    Un Français de Londres

    Et comme on pouvait s’y attendre, un premier cas a été détecté en France. Il s’agit d’un homme, de nationalité française résidant outre-Manche, venu passer les fêtes en famille dans la ville de Tours. L’homme est asymptomatique et a été placé à l’isolement chez lui. 

    « Pour moi, ce n’est pas une énorme surpriseAu moment où ce monsieur a pris l’Eurostar, il y avait beaucoup de monde, les gens ne faisaient pas très attention et j’étais à peu près sûr que le virus mutant anglais allait venir en France »« Il faut s’en inquiéter puisque apparemment ce virus est plus contagieux. On ne sait pas encore s’il est plus dangereux pour ceux qui sont contaminés. Mais il va falloir faire très attention et savoir combien parmi les 20 000 cas positifs sont contaminés par le variant anglais »

    Philippe Froguel, directeur de recherche à l’Institut Pasteur de Lille, sur BFM TV.

    Inquiétude sur le continent

    Cette annonce intervient alors que plusieurs pays européens, parmi lesquels l’Allemagne, ont fait état auparavant de la présence du variant du coronavirus sur leur territoire.

    Les données publiées un peu plus tôt par les autorités sanitaires font état de 20 262 nouvelles infections en vingt-quatre heures en France, pour un total de 2 547 771 personnes contaminées depuis le début de l’épidémie.

  • Coronavirus : un monde plein de restrictions

    Coronavirus : un monde plein de restrictions

    Un réveillon de Noël inédit pour les pays qui célèbrent religieusement ou non le 25 décembre. Un peu partout, les festivités étaient marquées par les restrictions ordonnées pour lutter contre la pandémie due coronavirus.

    La Covid-19 a fait au moins 1,73 million de morts dans le monde depuis fin décembre, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles jeudi à 11H00 GMT. Plus de 78,6 millions de cas de contamination ont été officiellement diagnostiqués.

    Lesfrancais.press font le point des restrictions aux frontières et dans les principaux Etats.

    Europe : le centre mondial de l’épidémie

    Le 25 décembre à la mi-journée, l’Europe recensait plus de 25 millions de personnes touchées par l’épidémie de Covid-19, selon un bilan établi par l’Agence France-Presse (AFP) à partir de sources officielles.

    Depuis le début de la pandémie, près de 80 millions cas d’infection ont été officiellement diagnostiqués, dont au moins 50 millions sont aujourd’hui considérés comme guéris.

    Ce nombre de cas diagnostiqués ne reflète toutefois qu’une fraction du nombre réel de contaminations. Certains pays ne testent que les cas graves, d’autres utilisent les tests en priorité pour le traçage et nombre de pays pauvres ne disposent que de capacités de dépistage limitées.

    Quelles mesures ?

    L’Irlande va, pour sa part, se reconfiner du 24 décembre au 12 janvier, avec à la clé certains assouplissements et exceptions relatifs aux fêtes de fin d’année.

    En Espagne, une jauge limitée à dix personnes au maximum, dans le cadre des réunions entre proches pour les fêtes, entre en vigueur le 24 décembre. Elle sera également valable les 25 et 31 décembre, ainsi que le 1er janvier 2021.

    En Lituanie, la police a mis en place des barrages sur les routes pour empêcher les déplacements pendant les fêtes. Ces derniers demeurent interdits du 16 décembre au 3 janvier, et ce dans l’ensemble du pays.

    A deux jours du début d’un troisième confinement, le parc de plus de 400 stations de ski que compte l’Autriche a pu rouvrir jeudi. Les hôtels, les bars et les restaurants restent, eux, fermés, cantonnant la population locale à un accès aux pistes en plein air.

    Une cinquantaine de pays ont décidé de suspendre leurs liaisons aériennes avec le Royaume-Uni après l’apparition de la nouvelle souche du coronavirus outre-Manche. Celle-là est bien « 50 % à 74 % » plus contagieuse, a confirmé jeudi une nouvelle étude. Les liaisons ferroviaires et maritimes entre le Royaume-Uni et la France seront assurées pendant les fêtes de Noël, afin notamment de libérer les milliers de camionneurs et leur véhicule bloqués aux abords de Douvres, en Angleterre – à condition toutefois que les passagers et les routiers puissent présenter un test négatif. Les déplacements entre les deux pays resteront restreints « jusqu’au 6 janvier minimum », a annoncé le gouvernement français.

    En Allemagne, les autorités sanitaires ont annoncé que la nouvelle souche avait pour la première fois été repérée chez une femme, arrivée en avion de Londres le 20 décembre. Deux jours plus tard, le ministère de la santé allemand annonçait qu’il prolongeait la fermeture de ses frontières à toute liaison par « train, bus, bateau et avion » avec le Royaume-Uni. D’abord prévue jusqu’au 31 décembre, cette mesure a été étendue jusqu’au 6 janvier.

    En France, comme dans toute l’Union européenne, la campagne de vaccination débutera dimanche à Sevran, près de Paris, et Dijon, auprès de personnes âgées volontaires. Les premiers flacons du vaccin développé par l’américain Pfizer et l’allemand BioNTech, doivent arriver samedi sur le sol français, après un voyage sous haute sécurité. Aucune information n’est encore disponible pour les expatriés, mais Jean-Baptiste Lemoyne a déclaré que les expatriés seraient vaccinés si leurs états de résidence ne le font pas.

    Les Amériques vaccinent

    Les États-Unis sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, avec 329.106 décès pour 18.655.012 cas recensés, selon le comptage de l’université Johns Hopkins. Au moins 6.298.082 personnes ont été déclarées guéries. La campagne de vaccination bat son plein, avant l’instauration de nouvelles mesures par Joe Biden, lors de sa prise de fonction le 20 janvier 2021.

    Tous les voyageurs à bord de vols en provenance du Royaume-Uni seront obligés à partir de lundi de présenter un test au Covid-19 négatif pour être admis aux Etats-Unis, ont annoncé jeudi les autorités sanitaires américaines. Ce test devra avoir été effectué dans les soixante-douze heures ayant précédé le départ.

    Actuellement, les voyageurs venant de France ne sont pas autorisés non plus sans présenter un test au Covid-19 négatif. Pour chaque pays de résidence, nous vous invitons à consulter le consulat américain local.

    Mexique, Chili et Costa Rica ont débuté leur campagne de vaccination contre le Covid-19, quelques heures après la réception des premières doses.

    L’Argentine, deuxième pays à avoir homologué le vaccin russe Spoutnik V après la Biélorussie, a reçu 300 000 premières doses en provenance de Moscou et devrait commencer la campagne d’immunisation dès la semaine prochaine.

    Moyen-Orient et Afrique : des situations contrastées

    La Turquie a de son côté annoncé jeudi qu’elle allait prochainement recevoir une première commande d’un vaccin chinois contre le Covid-19, affirmant que celui-ci était efficace à 91,25 %, malgré l’absence de résultats officiels des tests de phase 3. L’accès au pays est possible sous condition, des mesures de quarantaine peuvent être prises.

    Israël a annoncé un troisième confinement général – d’une durée de deux semaines au moins et qui prendra effet le 27 décembre – afin de juguler une hausse des contaminations, quelques jours après le début d’une campagne de vaccination à l’échelle nationale.

    Le gouvernement du Maroc a annoncé jeudi avoir commandé 65 millions de doses des vaccins chinois Sinopharm et britannique AstraZeneca, précisant que les préparatifs pour le lancement de la campagne de vaccination étaient « très avancés ». l’accès au pays est toujours conditionné à un test PCR.

    En Afrique du Sud, l’inquiétude monte avec la découverte d’une autre variante du coronavirus. Rien ne prouve que la nouvelle souche du coronavirus identifiée en Afrique du Sud soit plus dangereuse ou contagieuse que sa cousine britannique, a estimé le gouvernement sud-africain. Londres a annoncé mercredi des restrictions de voyages entre les deux pays, estimant la souche sud-africaine « hautement préoccupante » car « plus contagieuse ».

    Le Mali, pays pauvre d’Afrique de l’Ouest confronté à une crise sécuritaire, sociale et économique, avait été relativement épargné au début de la pandémie. Seuls 5 878 cas ont été officiellement enregistrés, dont 205 mortels, pour une population d’environ 20 millions d’habitants. Alors qu’il effectuait 500 tests journaliers lors du premier pic en mars, le Mali en organise aujourd’hui « près de 2 500 quotidiennement », selon Bamako.

    En République démocratique du Congo, la présidence parle d’une « deuxième vague » de Covid-19, qui touche surtout la capitale Kinshasa. Un couvre-feu a été instauré à partir du 18 décembre dans tout le pays entre 21 h à 5 h du matin. À la veille des fêtes de fin d’année, l’interdiction des cérémonies festives et des réunions de plus de 10 personnes a également été décrétée. Les marches publiques, productions artistiques et kermesses ont également été interdites.

    Autre État africain à adopter le couvre-feu, la Mauritanie a annoncé le 13 décembre l’interdiction de se déplacer de 18 h  à 6 h pour tenter d’empêcher la saturation des hôpitaux de ce pays aux moyens sanitaires limités. Le directeur de la santé publique Sidi Ould Zehave a déclaré la veille que les centres hospitaliers « approchaient de la saturation » et que 60 % des personnels médicaux étaient réquisitionnés dans les centres de santé.

    Au Sénégal, les restaurants et les bars de la région de Dakar ferment au plus tard à 23 h et ont cessé musique et danse depuis le 12 décembre. Le gouverneur de la région a invoqué « la courbe de progression inquiétante » du Covid-19 dans la zone de Dakar, qui concentre la grande majorité des cas de contamination. Ces restrictions s’ajoutent à celles récemment remises à l’ordre du jour par le ministère de l’Intérieur, comme le port obligatoire du masque dans les services publics et privés et les transports, ou l’interdiction de rassemblement sur les terrains de sport, les plages ou dans les salles de spectacles et les espaces publics.

    Le couvre-feu en vigueur dans plusieurs grandes villes de Tunisie depuis octobre a été prolongé dans tout le pays début décembre jusqu’au 31 mars. Il reste donc interdit de circuler entre 20 h et 5 h et de rassembler plus de 30 personnes pour des évènements privés. Le port du masque est obligatoire et les cafés doivent retirer les chaises dès 16 h pour limiter l’affluence, tandis que les chichas restent interdites dans les espaces publics.

    Les services de contrôle sanitaire en Algérie ont procédé à la fermeture de 18.000 commerces, de 7 marchés communaux et de 15 centres commerciaux dans la capitale depuis le début de la pandémie de Covid-19 pour non respect des mesures sanitaires mises en place dans le cadre du protocole de lutte contre sa propagation, a indiqué jeudi le wali d’Alger, Youcef Cherfa.

    Asie : La troisième vague ?

    Hongkong a prolongé de sept jours la quarantaine que doivent observer dans des hôtels spécifiques les visiteurs arrivant de l’étranger pour la porter à trois semaines. Le gouvernement hongkongais a expliqué que des experts avaient laissé entendre que la période d’incubation pourrait en fait dépasser chez certains quatorze jours.

    La Chine a annoncé suspendre ses liaisons avec le Royaume-Uni jeudi. Les mesures sont peu nombreuses et uniquement dans certaines zones. Le pays-continent pense avoir maitriser la pandémie déclarée dans ses campagnes de Wuhan.

    La Corée du Sud a connu ce vendredi un nouveau record d’infections quotidiennes avec 1 241 nouveaux cas. La vague épidémique qui a débuté mi-novembre ne s’affaiblit pas malgré les restrictions sanitaires. Les rassemblements des fêtes de fin d’années inquiètent particulièrement le gouvernement qui a pris des mesures afin de ne pas renforcer la propagation du virus. Avec l’interdiction des rassemblements privés de plus de cinq personnes dans tout le pays et quatre clients maximum dans les restaurants, entrée en vigueur 23 décembre, il s’agit des mesures les plus lourdes que le gouvernement sud-coréen ait prises depuis le début de l’épidémie.

    En Australie, c’est presque un retour à la normale comme le détaille notre correspondante dans son article.

  • Brexit : un accord en cadeau de Noël

    Brexit : un accord en cadeau de Noël

    La crise du coronavirus de ces derniers jours a servi de répétition à un Hard Brexit. En effet en cas d’absence d’entente, les échanges entre Londres et les Vingt-Sept auraient été régis à partir du 1er janvier 2021 par les règles de l’Organisation mondiale du commerce et des quotas et droits de douane auraient été rétablis… Ce jeudi 24 décembre Boris Johnson et Michel Barniel ont annoncé avoir trouvé un accord global.

    La pêche a failli couler l’accord

    Des désaccords importants ont subsisté jusqu’au dernier moment, notamment concernant le partage des quelque 650 millions d’euros de produits pêchés chaque année par l’UE dans les eaux britanniques. L’Europe avait proposé de diminuer de 25 % ses prises dans les eaux britanniques sur une période de six ans – une offre jusqu’alors insuffisante aux yeux du Royaume-Uni.

    Malgré son faible poids économique, la pêche revêt une importance politique et sociale pour plusieurs Etats membres, dont la France, les Pays-Bas, le Danemark ou l’Irlande. Mais les Britanniques en ont fait le symbole de leur souveraineté retrouvée après le divorce.

    Cet accord « permettra d’éviter des perturbations majeures pour les travailleurs, les entreprises et les voyageurs après le 1er janvier. Il protègera les intérêts européens et cet accord est aussi, je le crois, dans l’intérêt du Royaume-Uni. Il posera des fondations solides d’un nouveau départ avec un ami de longue date. Et enfin, il permettra de nous assurer que nous pouvons finalement laisser le Brexit derrière nous: l’Europe continue d’avancer. »

    La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen lors de la conférence de presse du 24 décembre 2020

    Une nouveau partenariat complet

    Michel Barnier a évoqué un « nouveau partenariat pour l’avenir autour de piliers ». Un accord de libre-échange « ambitieux et équitable, sans tarif ni quotas » avec « de nouvelles règles du jeu économique, qui seront pour l’UE la marque d’une nouvelle génération pour tous les accords de libre-échange ».

    Deuxième pilier, « un partenariat économique et social dont le champs est sans précédent, couvrant les transports aériens, routiers, l’énergie, la lutte contre le changement climatique, la pêche, où nous avons assuré globalement une base d’accès réciproque aux eaux et aux ressources ».

    « Notre partenariat comprend aussi une coopération en matière de recherche et d’innovations, de sûreté nucléaire, pour l’espace, dans le cadre des programmes de l’Union », a ajouté Michel Barnier, exprimant au passage deux regrets, le Royaume-Uni ne participera plus au programme d’échange étudiants Erasmus et que « l’ambition en matière de mobilité des citoyens ne soit pas à la hauteur de nos liens historiques. »

    Troisième pilier: la sécurité des citoyens et la lutte contre le terrorisme.

    Que deviennent les expatriés ?

    Après les mésaventures rencontrées pour circuler entre la France et le Royaume-Uni (dans les deux sens) du fait de la mutation de la Covid-19 repérée sur l’île de Grande Bretagne, l’inquiétude avait remplacé l’optimisme de ces derniers mois.

    En tant que Français expatrié, ils doivent se soumettre aux nouvelles réglementations qui sont donc confirmés par ce nouvel accord.

    Etape indispensable, faire une demande à l’EU Settlement Scheme avant le 31 décembre. Ce système simplifié de Visa s’applique à tous les européens installés au Royaume-Uni depuis au moins 5 ans au 31 décembre 2020. Pour les autres, ils pourront bénéficier d’un statut intermédiaire le « pre settled » jusqu’à ce qu’ils aient atteint les 5 ans sur le territoire. L’EU Settlement Scheme est ouvert jusqu’au 30 juin 2021.

    A partir du 01 janvier 2020, les nouveaux arrivant seront confrontés au nouveau système d’immigration à base de points. Selon ce système, les ressortissants de l’UE, à l’exception des Irlandais, auront besoin d’un visa pour vivre, étudier et travailler au Royaume-Uni. En revanche, ceux qui souhaitent y faire un séjour ne dépassant pas six mois seront dispensés de l’obligation de visa.

  • Un Noël houleux pour les expatriés au Royaume-Uni

    Un Noël houleux pour les expatriés au Royaume-Uni

    Clément Beaune, secrétaire d’État français aux Affaires européennes, a annoncé une « adaptation » du nombre de trains et avions reliant le Royaume-Uni à la France en accord avec les opérateurs, pour satisfaire un possible pic de la demande.

    Ainsi avec la reprise des liaisons Eurostar, les premiers Français de Londres  ont pu reprendre le train a la Gare St Pancras ce mercredi matin afin de pourvoir passer Noel en France. 

    départ précipité à la gare ©AFP

    Une foule de passagers s’est présentée à l’embarquement, traînant leurs valises. Chacun avait leur precieux sésame pour pouvoir voyager : un résultat de test négatif.

    Le manque d’information est criant

    Christophe avait un train mercredi soir. Il quitte l’Angleterre définitivement et était en plein déménagement.  Le Brexit et la Covid ont eu raison de son envie d’Angleterre.

    Christophe, quelques heures avant d’embarquer mercredi 23 décembre 2020

    Maxime compte, lui, rentrer ce jeudi en France.  Il avait eu la Covid (début décembre). Sa première inquiétude : obtenir un test PCR négatif. Il avait un billet eurostar pour Paris, lui aussi pour mercredi. Puis les pays européens ont commencé à suspendre les liaisons avec le Royaume-Uni, dimanche midi. Il les a échangé contre un billet lundi matin mais le train fût annulé.

    Dimanche soir, il a réussi à trouver un nouveau billet Eurostar à un tarif abordable pour aujourd’hui mais son arrêt sera Lille. Il a payé près de 100€, alors que le Paris Londres s’affiche plutôt autour de 300€.

    Mais l’aventure ne s’arrête pas là. Eurostar l’a informé que les horaires de ce dernier ont changé au dernier moment, mettant à mal sa correspondance à Lille pour la capitale.

    Mais Maxime a une autre inquiétude : le test PCR

    Maxime, Français résident au Royaume-Uni se rendant en France pour les fêtes

    La problématique des cas contact

    Certains ont, donc, eu la chance de repartir en France pour Noel. Mais Andrea, elle, ne va pas pouvoir rentrer en France cette année pour les fêtes à cause de la pandémie. Son vol a été annulé au dernier moment. En plus, son entourage a connu un cas positif.

    Trois jours de desespoirs et des tests PCR à 175£

    Charlotte, qui vit a Londres également a vécu trois jours intenses avant de rentrer en France. Ses deux vols ont été annulés. Elle a cru qu’elle devrait passer Noel toute seule cette année. 

    Mercredi 24 décembre 2020 – St Pancras ©Alexander Seale

    Par chance elle a ouvert son ordinateur mercredi matin ! Et là bingo ! Elle a trouvé un billet Eurostar à prendre le matin même. Le voyage se fit à un tarif excessif. Elle témoigne, par téléphone, à la sortie du train en France.  

    Charlotte, Française résidente à Londres, témoigne à la sortie de son train

    Charlotte avait anticipé et réalisé son test PCR 48h avant via la sécurité sociale britannique.

    Charlotte témoigne des conditions d’accès aux trains, avions ou bateaux

    À St-Pancras, pour ceux qui ne disposent pas de résultats, des agents distribuent des listes de laboratoires permettant de se faire tester. Certains passagers repartent, donc, sans avoir pu prendre le train.

    Le consulat et les élus consulaires, encore absents

    Une fois de plus, les autorités consulaires ont été absentes pendant ces heures difficiles. Aucune information sur le site internet, aucun soutien pour obtenir des tests, les Français du Royaume-Uni ont encore été seuls pour affronter la tempête.

    Alors qu’il est si facile d’envoyer une newsletter, de mettre à jour une page internet, l’accompagnement des Français n’a pas encore été à la hauteur de notre pays. Mais que fait donc l’administration consulaire ?

    Les indispensables pour voyager en France

    Il vous faut donc :

  • Faîtes Noel sans moi !

    Faîtes Noel sans moi !

    Les fêtes de fin d’année … un moment de réunion familiale attendu, parfois redouté mais qui fait souvent office de repère. Ce qui se fait durant un noël a tendance à se répéter et venir prendre la même forme que l’année passée. Il s’agirait d’une dynamique de temps où l’on viendrait injecter les mêmes choses, au même endroit et ce de manière répétée.

    Mais en l’année 2020, la situation sanitaire a une fonction perturbatrice dans nos modes de fonctionnement ritualisés. Si certains expatriés ont pu, ou pris, le risque de rentrer en France pour les fêtes, d’autres n’en ont pas eu l’opportunité et de ce fait peuvent se retrouver isolés, hors du cadre maternant que peut représenter la famille.

    Il est alors temps de percevoir les choses autrement dans ce5e nouvelle configuration et de s’autoriser à opérer un pas de côté. Trois axes rendus intéressants par la situation d’empêchement sociale : 

    Un sentiment d’exclusion

    Se sentir exclu est vécu comme la désappartenance à un groupe , ici le cercle familial voir amical. Apprenons à faire la part des choses ! Si un senGment de solitude prend part de vous, il ne s’agit pas non plus d’une exclusion. Le caractère imprévu n’engage pas son désir ou le désir de l’autre dans l’état de la situation actuelle.

    Chers expatriés, si vous ne pouvez vous réunir auprès de vos proches cela n’est pas conséquent à des antécédents familiaux ou à une faille narcissique. Une distance importante conjuguée à une situaGon hosGle ne vous permet pas de vous positionner comme vous l’auriez peut-être souhaités et d’aller dans le sens de votre désir. Ne pas tout mélanger car le senGment d’exclusion pourrait réacGver des blessures plus anciennes. 

    Un conflit de loyauté 

    Si noël est aisément représenté dans la conscience collecGve comme un moment heureux de partage et de perfection, la réalité en est souvent ternie. Une famille est dysfonctionnante par nature, elle non plus n’échappe pas à l’échec du parfait.

    Si chacun d’entre nous arborons une place, celle-ci peut se démultiplier en fonction de qui est pré-sent autour de la table. Nous pouvons alors être l’enfant, le parent, le frère ou la nièce d’un des membres du lieu. Et cela ne va pas sans existence d’un conflit, d’un désaccord, d’un moment vécu avec ce proche qui nous pèse plus qu’autre chose.

    C’est ça le conflit de loyauté que nous tentons bien trop souvent de protéger. Pourquoi ne pas créer de la situation d’isolement; et non d’exclusion; ses bénéfices quant à la possibilité de sortir d’un schéma sclérosé où le dialogue serait corrompu et l’envie lésée ? 

    Un moment pour se questionner 

    Prendre le temps pour soi, c’est aussi un moment de réunion et ne perdons pas un des objectifs de ces fêtes commémoratives, s’il n y a pas de réunion à plusieurs cela est possible seul !

    Sorti du psychodrame familial, l’ancrage dans le présent permettra d’apprécier et reposer ses émotions dans quelque chose qui nous appartient et qui n’avait peut-être pas la chance d’être conscientiser. C’est redonner de la valeur au chose qui nous importent ou qui font sens. C’est la possibilité d’appréhender les choses différemment à la prochaine réunion familiale et de se montrer enfin tel que l’on est. 

    Il y a toujours quelque chose à creer d’une expérience agréable ou non et ce noël particulier peut être appréhendé comme un moment idéal pour se questionner.

    Parce que cela nous est imposé et nous bouscule, nous avons la possibilité de sortir du schéma répétitif de nos actions. Penser et faire le point sur nos relations familiales nous pousse à considérer la situation comme un élément déclencheur.

    Cela peut avoir un effet assainissant dans les relations sociales que nous entretenons et nous faire sortir de quelque chose dans lequel on ne se sent pas inscrit. La remise en question et l’auto-évaluation pour mieux comprendre qui l’on est dans le parcours évolutif que nous traversons de manière singulière.

    Parce que cette fête agréable peut s’avérer contraignante, il est parfois judicieux d’accepter que certaines personnes puissent décliner ou s’absenter le temps de remettre à niveaux les individualités qui viendront à nouveau s’attabler. 

    Karine Miquelis a fondé le site www.seancedepsy.com

    https://seancedepsy.com/
    https://seancedepsy.com/
  • Une loi prépare la mise en place d’un passeport sanitaire

    Une loi prépare la mise en place d’un passeport sanitaire

    « projet de loi instaurant un régime pérenne de gestion des urgences sanitaires ».

    C’est le titre du projet de loi enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale lundi 21 décembre au soir. Sur plusieurs pages, le gouvernement prévoit de modifier de nombreux articles. Le Premier Ministre veut que la France puisse « faire face à l’épidémie de Covid-19 avec un système pérenne dotant les pouvoirs publics de moyens adaptés pour répondre à l’ensemble de situations sanitaires exceptionnelles ». 

    le projet de loi proposé par le Gouvernement comporte cinq articles :

    Les trois premiers articles créent un nouveau régime intitulé « état de crise sanitaire », adaptent le régime de « l’état d’urgence sanitaire » figurant aujourd’hui au chapitre Ier bis du titre III du livre Ier de la troisième partie du code de la santé publique, et fixent les dispositions communes à ces deux dispositifs dans trois chapitres modifiés ou nouveaux (chapitres Ier, Ier bis, Ier ter) de ce même titre III, dont l’intitulé devient « Situations sanitaires exceptionnelles » . Ces dispositions permettront au gouvernement de déclarer l’état d’Urgence Sanitaire en conseil des ministres pour un mois avant qu’une loi fixe le délais de celui-ci si besoin.

    L’arrivée du Passeport sanitaire ?

    La discorde prend racine en particulier dans l’Article L. 3131‑9, n°6 de la section 2 de ce projet de loi consacré à l’état d’urgence sanitaire où il est inscrit : « Le Premier ministre peut, le cas échéant dans le cadre des mesures prévues, subordonner les déplacements des personnes, leur accès aux moyens de transports ou à certains lieux, ainsi que l’exercice de certaines activités à la présentation des résultats d’un test de dépistage établissant que la personne n’est pas affectée ou contaminée, au suivi d’un traitement préventif, y compris à l’administration d’un vaccin, ou d’un traitement curatif. »  C’est donc sans le dire la mise en place des dispositifs juridiques nécessaires à l’établissement d’un passeport sanitaire obligatoire pendant ces périodes pour pouvoir circuler et réaliser certaines activités en France.

    Quel fonctionnement ?

    Comment fonctionnerait ce passeport sanitaire ? Après avoir été vacciné, le patient recevrait un certificat, le fameux passeport vaccinal. Il pourrait retourner dans les restaurants, les bars, les musées ou encore certains commerces. Ce passeport a déjà été acté, en Israël. Dès le début de l’année prochaine, une fois vaccinés, les Israéliens n’auront plus besoin de s’isoler.

    En France, cette annonce n’a pas manqué de faire réagir les internautes qui dénoncent déjà une « dictature » et se demandent comment le gouvernement « a osé dire que le vaccin ne serait pas obligatoire ». D’autres soulignent qu’une nouvelle fois, le gouvernement fait exactement « l’opposé de ses annonces ». Dans ce projet de loi, le Premier ministre Jean Castex prévoit également une refonte des systèmes d’information et une modification du Code de Santé publique. 

  • “France Impact” : un label pour l’entrepreneur expatrié

    “France Impact” : un label pour l’entrepreneur expatrié

    Anne Genetet, députée des Français vivant en Asie, a joint ses forces à 11 députés de la majorité pour déposer une proposition de loi visant à créer un label d’État, “France Impact”, pour améliorer l’accompagnement des entreprises créées ou conduites par des Français établis à l’étranger qui participent au rayonnement international de la France, et contribuer ainsi à la promotion des intérêts économiques français à travers le monde.

    Selon la proposition de loi, le label France Impact pourra être attribué à toute entreprise de droit étranger qui répond au moins à deux de ces critères:

    • une gouvernance de nationalité majoritairement française ou un actionnariat de nationalité majoritairement française ou possédant un partenariat privilégié avec une entreprise de nationalité française,
    • un patrimoine économique reposant sur des produits ou services d’origine française, composé en particulier d’un lien direct à la langue ou à la culture française
    • la détention d’un savoir‑faire typiquement français reposant sur la maîtrise de techniques traditionnelles ou de haute technicité

    Le label France Impact sera « décerné par les ambassadeurs de France en poste à l’étranger, accompagnés d’un comité dans lequel seront présents les conseillers des Français de l’étranger ».

    Anne Genetet – Communiqué de Presse

    C’est après 2 ans de travail avec les acteurs de la présence économique française dans le monde, que la députée LREM de la 11e circonscription des Français établis hors de France (49 pays d’Asie, d’Océanie et d’Europe orientale) a imaginé un label d’État pour faciliter l’identification de ces entreprises de droit étranger qui participent au rayonnement international de la France, afin qu’elles puissent gagner en reconnaissance, en visibilité et en soutien.

    Quels avantages pour les entreprises crées par des Français expatriés ?

    Les lauréats du label seront membres de la garde rapprochée de la France et symboliseront son rayonnement économique. Ainsi, les entreprises couronnées pourront être contactées lors des visites officielles, mais aussi et surtout elles pourront participer aux appels d’offres organisés par la France.

    Grâce au label, les créateurs de ces sociétés auront un contact direct avec les institutions françaises et disposeront, aussi, plus facilement d’aides au financement de la part d’opérateurs français.

    Enfin, tout naturellement, elle bénéficieront d’une intégration automatique au réseau d’entreprises relié aux Chambres de Commerce Françaises.

    Quelles conditions pour obtenir le label ?

    Les 12 députés de la majorité à l’origine de ce label « France Impact » ont décidé d’autoriser à concourir toute entreprise de droit étranger qui répond au moins à deux de ces 3 critères:

    • une gouvernance de nationalité majoritairement française ou un actionnariat de nationalité majoritairement française ou possédant un partenariat privilégié avec une entreprise de nationalité française,
    • un patrimoine économique reposant sur des produits ou services d’origine française, composé en particulier d’un lien direct à la langue ou à la culture française
    • la détention d’un savoir‑faire typiquement français reposant sur la maîtrise de techniques traditionnelles ou de haute technicité

    Ce label reconnaîtra enfin le rôle des entrepreneurs français expatriés comme relais des PME exportatrices, elles servent le rayonnement français au double sens d’influence et d’attractivité. Ce nouveau dispositif complètera l’élan du réseau French Tech.

    Nos compatriotes expatriés et entrepreneurs promeuvent les entreprises, les produits, les services, la culture et l’image de la France, tout en créant de la valeur, ainsi que des emplois directs et indirects, sur le territoire national. Bravo à eux !

  • Avez-vous votre compte info-retraite ?

    Avez-vous votre compte info-retraite ?

    Alors que la campagne d’appel des certificats de vie se termine pour l’année 2020, Info-retraite, le site officiel des caisses de retraite, constate que la majorité des expatriés n’utilisent pas les dispositifs dématérialisés mises en place depuis 2019.

    Et pourtant, équipé d’une simple connexion internet et d’un smartphone, les retraités, qui ont choisi de passer leurs beaux jours dans un autre pays, peuvent faciliter et accélérer le traitement de votre certificat de vie.

    Pourquoi créer son compte info-retraite ?

    Le site d’information info-retraite.fr, permet, comme son nom l’indique, de connaître ses droits en matière de retraite :

    • Le montant de la pension
    • Les démarches pour demander sa retraite, une retraite progressive ou un cumul emploi-retraite
    • Le procédure pour réaliser un rachat de trimestres
    • Les dispositifs en faveur des retraités en situation de handicap
    • Les règles qui s’appliquent dans le cadre d’une installation à l’étranger
    • Etc.

    Un nouvel outil d’information retraite a été lancé : il s’agit du parcours Info Retraite Expatriation, qui vise à délivrer, aux 2,5 millions d’assurés expatriés, une information synthétique sur leurs droits à la retraite.

    Il suffit pour cela de répondre à deux questions :

    • Quel est le pays d’expatriation (pays de l’UE, de l’EEE ou la Suisse uniquement/territoires conventionnés avec la France uniquement, États tiers) ?
    • Quel est le contrat de travail (contrat local, détachement, volontariat international, télétravail) ?

    Une information fiable et claire est alors délivrée sur tout ce qui concerne l’affiliation de l’assuré expatrié à un régime de protection sociale (France ou pays d’accueil), la question du versement des cotisations, la prise en compte, dans certains cas, des périodes de travail à l’étranger dans la retraite française, le droit à une pension retraite versée par le pays d’expatriation, etc.

    Ci-dessous, vous trouverez une notice graphique pour créer votre compte en quelques clics.

    © www.info-retraite.fr

    Un certificat de vie en ligne ?

    Depuis le 1er novembre novembre 2019,  vous n’avez à fournir qu’un seul certificat de vie par an pour l’ensemble de vos régimes de retraite.
    Depuis le service « Ma retraite à l’étranger » vous recevez et envoyez vos documents en ligne. Ce service en ligne est accessible sur Info-retraite.fr, en vous connectant à votre compte retraite.

    Ci-dessous, vous trouverez une notice graphique pour envoyer votre certificat de vie en quelques clics.

    ©www.info-retraite.fr

  • 2021 : L’ère des taux bas finira-t-elle un jour ?

    2021 : L’ère des taux bas finira-t-elle un jour ?

    Depuis les années 1980, les taux d’intérêt sont orientés à la baisse au point d’être devenus négatifs, modifiant en profondeur les stratégies de placement et d’endettement de tous les acteurs économiques. 

    Les taux d’intérêt réels étaient, en moyenne, au sein de l’OCDE, de 7 % en 1980. Ils ont diminué de manière progressive depuis près de quarante ans ; les crises successives n’ont eu comme conséquence que d’accentuer la pente. 

    Une multitude de facteurs joue en faveur de cette baisse : les politiques monétaires expansionnistes, le vieillissement de la population, l’excès d’épargne, la baisse de la productivité, la déformation du partage de la valeur ajoutée au détriment des bas revenus, etc. La politique monétaire a pesé fortement sur les taux d’intérêt à long terme du fait de la diminution des taux directeurs et des rachats d’actifs réalisés par les banques centrales.

    Fin de l’orthodoxie monétaire 

    Les taux directeurs des principales banques centrales s’élevaient à 4 % au milieu des années 1980. Ils sont aujourd’hui nuls voire négatifs. En parallèle, la base monétaire des banques centrales de l’OCDE est passée de 800 à 20 000 milliards de dollars de 1980 à 2020. Progressivement, les autorités monétaires ont abandonné l’orthodoxie monétariste pour opter pour des politiques que de non conventionnelles sont devenues normales. Les politiques de rachats d’actifs ont écrasé la courbe des taux favorisant la baisse des taux longs, ce qui était le but recherché. 

    Au-delà des causes purement monétaires, des facteurs plus structurels jouent également en faveur de la baisse des taux. Le ralentissement du progrès technique figure parmi ceux-ci. La diminution graduelle de la croissance de la Productivité Globale des Facteurs épouse celle des taux d’intérêt réels à long terme. La progression de la productivité qui était de 2% par an en 1980 pour les pays membres de l’OCDE, tend progressivement vers zéro. La croissance potentielle suit le même mouvement. Dans les faits, la baisse des taux apparaît plus rapide que celle des gains de productivité et de la croissance potentielle. 

    Les faibles taux d’intérêt s’expliquent également par un niveau élevé de l’épargne. Le taux d’épargne mondial est passé de 24 à 27 % du PIB de 1980 à 2020. Le taux d’épargne national moyen au sein de l’OCDE était de 21 % du PIB en 2019. Depuis la crise financière de 2008, il est supérieur au taux d’investissement.

    La baisse inquiétante de la productivité

    L’épargne occidentale est imputable non seulement à un moindre investissement mais aussi à une progression plus faible de la consommation et à l’augmentation des excédents de la balance des paiements courants. 

    La moindre propension à la consommation est liée à un partage de la valeur ajoutée défavorable aux salariés et à une remise en cause du modèle économique hérité des Trente Glorieuses. Les ménages reçoivent des messages contradictoires. Ils sont censés consommer pour relancer l’économie mais ils sont accusés en consommant de contribuer au réchauffement de la planète. 

    L’augmentation de l’épargne privée s’accompagne d’une forte demande pour des titres sans risque comme les obligations d’Etat autoalimentant ainsi la baisse des taux. Cette propension à l’épargne sans risque repose sur de multiples causes. L’anticipation du vieillissement démographique est souvent mise en avant même s’il est difficile d’en mesurer les effets. La succession rapide des crises inciterait les agents économiques à se protéger plus qu’auparavant.

    La succession des crises engendre une épargne de précaution

    La baisse de l’investissement serait également la conséquence d’un refus de prise de risques, les investisseurs privilégiant des actifs jugés sûrs comme les obligations et la pierre. La diminution des gains de productivité les conforterait dans ce sens. Les faibles taux d’intérêt seraient le signe d’un problème nécessitant un renforcement de la sécurisation. Si demain ne vaut rien, ce n’est pas la peine de prendre le moindre risque. Elle s’explique également par le moindre poids de l’industrie au sein du PIB. Les besoins en équipements diminuent en particulier dans les pays occidentaux qui ont donné la préférence aux services.

    La masse monétaire stérilisée

    Longtemps, entre les taux d’intérêt et les taux l’inflation, une corrélation existait. Or, depuis quelques années, cette relation s’est affaiblie. Les banques centrales ont longtemps agi sur les taux afin de réduire ou d’augmenter l’inflation. Depuis la crise financière, la baisse des taux directeurs a eu peu d’effets sur les prix. L’augmentation de la masse monétaire générée par la baisse des taux et les rachats d’obligations n’a pas induit une hausse de l’inflation. Le durcissement des ratios prudentiels pour le secteur financier, la hausse des prix de certains actifs, immobilier et actions ainsi que l’accroissement de l’effort d’épargne ont sans nul doute stérilisé une partie de la monnaie distribuée.

    Un rapport de force défavorable aux travailleurs 

    L’absence de l’inflation est également la conséquence d’un rapport de force défavorable aux travailleurs. Cette absence n’a plus les mêmes conséquences que dans le passé. Logiquement, un faible taux de chômage conduit à une augmentation des prix. Or, que ce soit aux Etats-Unis ou en Allemagne avant la crise sanitaire, le plein emploi avait peu d’effet sur le montant des salaires. 

    La concurrence s’est accrue avec la mondialisation et la digitalisation, pesant ainsi sur la formation des prix. Le lien entre les prix et les taux s’est atténué car l’investissement est plus faible qu’auparavant et qu’il n’y a pas de goulets d’étranglement au niveau de l’offre. 

    Néanmoins, une remontée attendue des prix devrait conduire mécaniquement à une hausse des taux d’intérêt nominaux à défaut de concerner les taux réels. La perspective d’une reprise économique, les éventuelles relocalisations en Occident de certaines productions actuellement réalisées dans les pays émergents, et la transition énergétique devraient se traduire par une accélération de la hausse des prix.

    Stagdéflation 

    Pour le moment, les investisseurs demeurent prudents face à une telle éventualité. En effet, tout dépend de l’ampleur de la reprise et de l’évolution des politiques monétaires. Avec la crise sanitaire, la dette publique a augmenté de 20 points de PIB au sein de l’OCDE tout comme celle des entreprises. Cette crise a également provoqué une forte augmentation de l’épargne, dans une proportion moindre. En l’absence de politique monétaire expansive, les taux d’intérêt auraient connu, sans nul doute, une hausse. 

    Leur maintien durant les deux à trois prochaines années pourraient donc stériliser le marché du financement. Le retour à la normale ne sera pas aisé à conduire compte tenu des niveaux élevés d’endettement et des écarts entre les différents Etats. Le pilotage monétaire au sein de la zone euro devra être fin afin d’éviter des tensions entre le Nord et le Sud d’autant plus si la croissance n’est pas au rendez-vous.

  • Virus : l’UE tente d’harmoniser l’isolement du Royaume-Uni et vaccinera dès dimanche

    Virus : l’UE tente d’harmoniser l’isolement du Royaume-Uni et vaccinera dès dimanche

    Alors que plusieurs pays prévoient de commencer à vacciner dès dimanche, l’Union européenne doit tenter mardi d’harmoniser les mesures mises en place par ses États membres pour empêcher la variante du coronavirus détectée au Royaume-Uni de se propager.

    L’objectif est « une réouverture des frontières de manière coordonnée », a indiqué lundi une source diplomatique européenne, et notamment de permettre les « retours ciblés » de voyageurs et de chauffeurs de camions qui se sont trouvés bloqués par les mesures mises en œuvre brutalement depuis ce week-end. Elles ont eu notamment pour effet que « de nombreux routiers français mais également étrangers sont bloqués au Royaume-Uni dans des conditions inhumaines », ont dénoncé des syndicats français dans un communiqué.

    Vent de panique 

    Le Premier ministre britannique Boris Johnson a dû lundi s’employer à rassurer ses compatriotes sur leurs approvisionnements. Nombre d’entre eux voient par ailleurs leurs plans pour les fêtes de Noël tomber à l’eau.

    L’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’est voulue rassurante lundi, rejetant l’idée que la nouvelle variante du virus soit « hors de contrôle », comme l’avait affirmé dimanche le ministre britannique de la Santé, Matt Hancock. Des déclarations qui avaient provoqué l’alarme et conduit des dizaines de capitales à suspendre les vols en provenance du Royaume-Uni. « Il n’y a pas de preuve tangible que ce virus soit effectivement plus contagieux, (mais) il y a des preuves claires qu’il est plus répandu dans la population », a pour sa part estimé le conseiller principal du programme gouvernemental américain de vaccination, Moncef Slaoui.

    L’Agence européenne des médicaments (AEM), qui a donné lundi son feu vert au vaccin Pfizer-BioNTech, s’est dite de son côté « pas trop inquiète ». Selon elle, il n’existe pour l’instant « aucune preuve » permettant de dire que le traitement ne protégerait pas contre le virus mutant. La campagne de vaccination dans l’UE devrait commencer les 27, 28 et 29 décembre, selon la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

    La France commencera la sienne dès dimanche 27, a annoncé lundi le ministre de la Santé Olivier Véran. « Les plus vulnérables d’entre nous d’abord, après examen médical, information et recueil du consentement. Un démarrage en douceur », a-t-il annoncé sur Twitter.

    « Help is on the way »

    Aux États-Unis, où une autorisation d’urgence a été accordée aux vaccins de Pfizer/BioNTech et Moderna et où la campagne a déjà démarré, le président élu Joe Biden a reçu lundi en direct devant les caméras de télévision une première dose de vaccin. « J’ai hâte de recevoir la seconde dose! », a-t-il déclaré, remerciant au passage « les scientifiques et les gens qui ont rendu cela possible », ainsi que « les travailleurs en première ligne », « de vrais héros ».

    Les États-Unis ont dépassé lundi la barre des 18 millions de cas recensés de coronavirus, avec plus de 319 000 morts depuis le début de la pandémie, selon l’université Johns Hopkins dont le comptage fait référence. Le pays, le plus touché du monde en valeur absolue, est confronté à un rebond spectaculaire de l’épidémie. Et malgré la lueur d’espoir apportée par les vaccins, les États-Unis s’attendent à un hiver très sombre.

    Plus de 115 000 personnes malades du coronavirus sont actuellement hospitalisées dans le pays, un record, selon le Covid Tracking Project, qui suit quotidiennement les données aux Etats-Unis. Le Congrès a donné son aval à un nouveau plan de soutien aux familles et aux entreprises durement affectées par la pandémie. Le paquet d’aides, qui s’élève à près de 900 milliards de dollars, doit prendre le relais du plan gigantesque de 2 200 milliards adopté en urgence fin mars.

    Là aussi, le futur président américain Joe Biden s’est voulu rassurant : « Mon message à tous ceux qui se battent en ce moment : de l’aide est en route », a-t-il tweeté.

    Le nouveau plan a été approuvé lundi par la Chambre des représentants puis par le Sénat, ouvrant la voie à sa signature par le président Donald Trump. Des chèques vont notamment être envoyés dès la semaine prochaine aux familles : 600 dollars par adulte et par enfant. La pandémie a plongé de nombreux foyers, en particulier des mères célibataires, dans le cycle infernal de la pauvreté, des loyers impayés et des banques alimentaires.

    La Vatican donne sa bénédiction aux vaccins

    En France, le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) a annoncé lundi qu’il avait porté plainte contre six médecins dont le professeur Didier Raoult, un infectiologue de renommée mondiale et défenseur controversé de l’hydroxychloroquine.

    Didier Raoult est au cœur d’une polémique pour avoir étrillé la gestion de la crise par les autorités et les conflits d’intérêt dans la recherche internationale sur le traitement du Covid-19. Ses propos avaient poussé le conseil départemental de l’Ordre des médecins à saisir la juridiction disciplinaire, et le Cnom a choisi de s’y associer.

    Quant au Vatican, il a incité lundi les catholiques à se faire vacciner contre le Covid-19, expliquant que tous les vaccins développés sont « moralement acceptables », y compris ceux produits à partir de cellules de fœtus avortés au siècle dernier.

    Le Vatican stipule cependant que « le recours à ces vaccins ne signifie pas une approbation morale de l’avortement » et demande aux entreprises pharmaceutiques et aux agences gouvernementales de santé de « produire, approuver, distribuer et offrir des vaccins éthiquement acceptables qui ne créent pas de problèmes de conscience ».

    Même si la vaccination en règle générale doit rester « volontaire », l’Église souligne qu’il s’agit d’un acte pour « le bien commun » et « la protection des plus faibles et des plus exposés », une prise de position qui s’oppose clairement aux mouvements anti-vaccins.

    Un article de notre partenaire