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  • Expatriés bloqués au Royaume-Uni

    Expatriés bloqués au Royaume-Uni

    Depuis l’annonce du Premier Ministre britannique, Boris Johnson samedi soir en plaçant Londres et le sud est du Royaume-Uni en niveau 4 alerte COVID-19, « Tier 4 », un peu comme un mini reconfinement, ils sont des milliers d’expatriés français a vivre dans l’incertitude. La plupart d’entre eux ne savent pas s’ils pourront rentrer en France pour les fêtes de Noel. 

    Une nouvelle souche isole le Royaume-Uni

    Une nouvelle souche de coronavirus est apparue récemment au Royaume-Uni. Les cas de Covid-19 sont repartis à la hausse dans le pays. Le Ministre Britannique de la Santé, Matt Hancock a annoncee a la BBC dimanche que cette “nouvelle souche est hors de controle.” 

    Depuis hier, l’Europe est en panique. La France, la Belgique, les Pays Bas et d’autres pays européensont décidé de suspendre les trains et vols en provenance du Royaume-Uni. 

    Le gouvernement français avait une décision difficile à prendre compte tenu de la communauté française qui est importante à Londres et au Royaume-Uni. Ils ont décidé de suspendre pendant 48h les avions et trains en provenance du Royaume-Uni. Le gouvernement a conseillé aux ressortissants français qui souhaitent rentrer chez eux de faire un test PCR avant de voyager.

    Des tests PCR hors de prix

    Certains français comme Aurore qui habite a Londres a appris les nouvelles sur les pays qui ont fermé leurs frontières avec le Royaume-Uni par des amis.

    «  J’ai réservé mon billet de pour mercredi deux heures avant que l’annulation de mon Eurostar arrive par mail. Il faut demander un e-voucher si on veut. Mon amie et moi avons booké en urgence a 23h hier notre test PCR a £220 car nous n’avons rien trouvé d’autres. On l’a fait ce matin et on attend la réponse demain soir juste la veille de notre départ si tout rentre dans l’ordre. »

    Certains français estiment que l’Europe veut se venger et imposer une pression sur le Royaume-Uni a quelques jours du Brexit. 

  • L’assassinat comme mode de gouvernement.

    L’assassinat comme mode de gouvernement.

    « Tu ne tueras pas ». Longtemps l’Occident se tortura les méninges pour justifier la décapitation, le bûcher, et surtout la « guerre juste ». On peut se moquer : il s’agit de la seule civilisation à théoriser le droit de tuer. Des Chinois, aux Aztèques, en passant par les Berbères, aucun peuple ne se flagella beaucoup sur le sang versé.  Ils ne commirent pas plus de massacres, car l’Occident repentant -et la France en particulier- sait faire preuve d’une redoutable efficacité militaire. Mais rarement les dirigeants, sauf les tyrans, ont considéré l’assassinat comme une des façons naturelles d’exercer le pouvoir. Comme l’Occident imposa sa vision au monde, cela ne se faisait plus qu’en cachette. C’est de moins en moins vrai.

    L’assassinat ne serait plus une mauvaise manière 

    Donald Trump a tant valorisé le seul rapport de force que tout éthique semble désuète. En choisissant pour meilleurs amis Kim Jong Un ou MBS, deux princes héritiers qui se prennent pour des génies, en dénigrant la Chancelière allemande ou le Président français, chaque petit seigneur aura compris que l’assassinat politique n’était pas signe de mauvaise manière. Si l’on y ajoute l’isolationnisme, cela signifie que la voie est libre. 

    L’affaire Khashoggi l’a bien montré. Les empoisonnements de Sergei Skripal, Alexander Litvinenko, et Alexey Navalny, portent une signature en forme de revendication. L’assassinat devient un message, son impunité magnifie. Le crime paie. Le Prince d’Arabie fut-il affaibli ou conforté par l’assassinat de Khashoggi ? Le Hezbollah, qui a vu deux de ses militants, héros à ses yeux, condamnés par contumace pour l’assassinat de Rafiq Hariri et de 21 autres personnes, s’en trouve-t-il honteux ou plus menaçant?

    Le seul critère de la force

    Les milices pro chiites tuent en pleine rue en Irak. En Iran les manifestants sont exécutés, même quand ils s’exilent, comme ce juge tombé d’une fenêtre en Roumanie. 

    En Afrique, l’assassinat se perfectionne en prise d’otages : l’enlèvement permet de terroriser et de négocier, en même temps. Le nouveau pouvoir malien n’a-t-il pas libéré des djihadistes assassins, à la barbe de l’armée française, en échange d’otages ? Boko Haram n’est pas le seul à pratiquer ce type de dialogue.

    L’assassinat s’inscrit dans une mode plus vaste qui juge les relations politiques au seul critère de la force. On le voit en Turquie, comme en Biélorussie, mais il serait injuste d’oublier que la Chine, l’Egypte, le Vietnam, l’Arabie saoudite, la Syrie restent les prisons les plus accueillantes des journalistes, (selon Reporters sans frontières).

    Le cynisme sous couvert de realpolitik

    Avec l’épidémie de Covid où seules les fausses nouvelles officielles sont autorisées, les disparitions de journalistes et d’opposants se multiplient, surtout en Asie.  

    Le critère « immoral » de l’intimidation, de l’assassinat semble avoir disparu sous le chapeau d’une realpolitik où le cynisme ferait figure de pragmatisme.

    Bien sûr ce serait d’une grande stupidité de ne pas tenir compte des rapports de force. Certes, la plupart des discours sur les droits de l’homme sont à usage interne. Et pourtant. 

    La Chine explique à qui veut l’entendre, notamment en Afrique, qu’elle ne se mêle pas des affaires intérieures. Pas d’ingérence ! répètent les Russes, qui s’agitent en Ukraine, en Syrie, Lybie, Moldavie, Géorgie, Venezuela, etc… 

    Lors de la dernière session du Conseil de sécurité des Nations Unies, l’Ambassadeur d’Allemagne a accusé la  Russie d’avoir causé des milliers de morts en Syrie en refusant l’entrée de convois humanitaires. Russes et Chinois se sont moqués.

    Si l’on veut être cynique, il faut l’être jusqu’au bout 

    Ils ont tort. Comme les Etats-Unis, grandement responsable de cette situation, par leur refus d’assumer un quelconque leadership.

    Déjà, si l’on veut être cynique, il faut l’être jusqu’au bout.

    1. Il est plus facile de tuer quand on le fait pour une bonne cause que pour un maitre sans foi ni loi. Demandez à Staline. Comme à Machiavel.

    Le bien est une idée plus mobilisatrice que la force. Aucun Prince ne peut y renoncer. Remplacez la liberté par Allah ou la Révolution mondiale, mais prenez garde à ne pas paraitre comme un assassin sans idéal. Les mères ne le supporteront pas, un jour ou l’autre, leurs enfants non plus. 

    2. Le culte de la force brute et de l’assassinat le légitime, y compris contre soi. Les dirigeants qui pratiquent l’assassinat doivent se protéger du leur, enfermer et assassiner toujours plus.

    Le leadership « moral » de l’occident reste une arme 

    Rares sont les pays, qui, dans la durée, conjuguent richesse et oppression. Un pays où Winnie l’Ourson est interdit parce qu’il ressemblerait au Génial Guide suprême aura un jour ou l’autre des problèmes avec l’intelligence artificielle. 

    3. Le leadership « moral »  de l’Occident, que l’on moque abondamment, que l’on traite de cynique, d’hypocrite ou de naïf, reste oppressant pour les autres. Mais il vaut mieux l’utiliser contre ceux qui se prennent pour une alternative morale, comme la Chine, que contre les pauvres, comme les Egyptiens, qui ballotent entre une oppression et une autre.

    Le plus cynique des princes gagnera à paraitre vertueux, ce qui est difficile quand on offre le visage d’un assassin. Le coût de l’oppression, est, de toute façon un coût exorbitant. C’est une erreur que d’abandonner l’argument moral, même d’un point utilitaire.

    Une erreur d’abandonner l’argument moral

    Faut-il ajouter qu’il peut aussi être sincère, et efficace. Quand on voit les efforts déployés par n’importe quel régime pour éviter d’apparaitre comme un despote, on comprend que, quelle que soit la latitude, les taches de sang ont du mal à partir. 

    La principale menace, pour les Etats-Unis, n’est pas l’industrie chinoise, elle serait d’abandonner le leadership de la démocratie, outil de maîtrise politique. Si la Chine était une démocratie, ils deviendraient les  maîtres du monde.

    Si la Chine était une démocratie, ils deviendraient les  maîtres du monde 

    Les Européens, eux, doivent tenir cette ligne. Si ce n’est par conviction, au moins par intérêt. Si d’aucuns valorisent la force jusqu’à l’assassinat, ne jamais leur montrer de faiblesse.

    Les réactions allemandes et britanniques aux pressions chinoises ou aux empoisonnements russes ne sont pas le signe de puissances faibles. Que l’Europe s’en inspire, à commencer dans son voisinage immédiat. Le réalisme politique l’y oblige.

    Laurent Dominati

    Laurent Dominati

    A. Ambassadeur de France, A. Député de Paris

    Editeur du site Lesfrancais.press

  • Grande-Bretagne : virus mutant, faut-il s’inquiéter ?

    Grande-Bretagne : virus mutant, faut-il s’inquiéter ?

    Une variante du coronavirus a été identiée à Londres et dans le Sud du pays. Plusieurs pays européens suspendent leurs liaisons avec la Grande-Bretagne ou envisagent de le faire. Les explications de l’épidémiologiste Catherine Hill.

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • L’Australie et la COVID-19 : un pays qui revit

    L’Australie et la COVID-19 : un pays qui revit

    Beaucoup de pays en rêve, l’Australie l’a fait ! Après des mois de couvre-feu et de restrictions drastiques imposées à la population, le pays a pratiquement éradiqué le virus de son territoire. On compte aujourd’hui moins d’une dizaine de nouveaux cas par jour, faisant ainsi de l’Australie l’un des pays les moins touchés du monde. Alors comment ont-ils réussi à gérer cette situation inédite ? Tour d’horizon des décisions de l’Australie et la COVID-19 et témoignages d’expatriés. 

    Des mesures draconiennes dès le début de la crise

    Dès les premiers signaux d’alerte mondiaux, l’Australie n’a pas lésiné sur les prises de décisions fortes. Le Premier ministre Scott Morrison annonce le 19 mars la fermeture des frontières internationales, dès le lendemain, pour les non-australiens. À ce moment-là, selon le site health.gov.au, on dénombre 872 cas de contamination en Australie, bien moins que d’autres pays qui n’ont pourtant pas pris de mesures si fortes.

    Mais l’Australie ne s’arrête pas là. Les États vont également restreindre leurs accès en fermant leurs frontières. De plus, les quarantaines strictes et obligatoires sont imposées à quiconque rentre dans l’état. Peu à peu, les commerces et les écoles ferment, le télétravail est privilégié.  

    Le gouvernement encourage également la population à se faire tester dès le moindre symptôme. Alors que le pays semble contenir la première vague, Melbourne voit son nombre de cas exploser. Dès le 8 juillet, la population de la capitale du Victoria se retrouve ainsi à nouveau confinée et un couvre-feu de 6 semaines est également décrété début août. Melbourne va ainsi connaître le confinement le plus long du monde, 111 jours au total. Le confinement s’est terminé le 28 octobre, avec l’arrivée de l’été en Australie. 

    L’Australie post-Covid  

    Afin de comprendre comment les habitants ont vécu leur confinement et comment la vie australienne a repris son cours, nous avons interrogé des expatriés. Et le résultat est intéressant ! En effet, tout le pays n’a pas vécu la crise de la même manière. 

    Le cas particulier du Western Australia 

    Pour les expats de Perth, Capitale du Western Australia, la réponse est presque unanime « Quelle pandémie ? ». 

    Si le monde est arrêté depuis des mois, les habitants de Perth semblent avoir vécu sur une autre planète. Pas de port du masque obligatoire, les bars et restaurants sont ouverts et la saison des festivals vient de démarrer. Mais cela au prix de nombreux efforts et d’un strict respect des consignes par les habitants. Ainsi, Jimmy, qui travaille pour l’un des hôtels dédiés à la quarantaine, nous raconte : 

    « Les mesures prises par le Shicc (département de la santé) sont lourdes. On a des caméras et des gardes de sécurité à chaque étage. On a 2 militaires et 2 personnes de l’équipe médicale (venant de Royal Perth Hospital) 24/24. On nettoie et désinfecte les ascenseurs et toilettes toutes les quatre heures. La vie est normale pour les Australiens du WA parce que nous, hôtel en quarantaine, assurons la sécurité.»

    Cependant, bien que les habitants du WA semblent avoir bien vécu cette crise sanitaire, ce n’est pas le cas de tout le monde. Patricia* (son nom a été modifié) nous avoue que la crise n’a pas été facile pour elle. 

    « La vie est quand même différente depuis la COVID. Je travaillais à l’université et mon contrat n’a pas été renouvelé car les universités souffrent terriblement du manque des étudiants étrangers qui rapportent le plus d’argent. Mon mari a dû prendre des congés sans-solde imposés par sa société. Alors oui, nous n’avons pas eu de confinement strict mais nous ressentons tout de même les effets du COVID financièrement. » 

    Patricia* garde malgré tout le sourire, elle profite de ces moments pour s’occuper de ses deux enfants pendant qu’ils sont encore petits et reconnaît que la vie à Perth est malgré tout agréable. 

    Le reste de l’Australie 

    Si le gouvernement reste vigilant, la situation est malgré tout sous contrôle dans le pays. À Melbourne, après des mois de confinement, les habitants peuvent profiter à nouveau des commerces.

    Dans tout le pays, la saison des festivals est lancée. Des mesures sanitaires vont être mises en place comme au Summer Sounds Festivald’Adelaïde qui va organiser des « zones » pour danser entre amis. À Brisbane, on prépare déjà les événements de 2020, comme le Huge Summer Water Fight, bataille d’eau géante, sans s’inquiéter de potentielles restrictions et depuis le 4 décembre, le fameux Eat Street Northshore est ouvert !

    L’enjeu pour l’Australie est maintenant de s’assurer que le virus ne circule pas à nouveau. L’état d’urgence sanitaire à été déclaré jusqu’en mars 2021. D’ici là, les frontières internationales resteront ainsi fermées. Le gouvernement a également annoncé que le vaccin serait obligatoire pour rentrer dans le pays. L’Australie protège sa population et compte bien tenir son cap, ce qui leur a permis de limiter considérablement les décès liés au virus. 

  • Le jour de la dette

    Le jour de la dette

    Les Français ont un mauvais pressentiment. Ils sont nombreux à penser que la fin de l’épidémie rimera avec l’augmentation des prélèvements obligatoires. Une des raisons de leur engouement pour l’épargne ne serait pas sans lien avec cette crainte non dénuée de sens au vu de notre histoire économique. Le ministre de l’Économie a beau répéter que le gouvernement ne prévoit pas de relèvement des taxes ni des impôts, les Français ne le croient pas. Jour après jour, la succession de vagues de covid-19 accroît la dette publique qui est désormais sur la ligne des 120 % du PIB

    Depuis quarante-sept ans, la France accumule déficit sur déficit avec, à chaque crise, une amplification de leur montant, le retour de la croissance ne permettant pas de retrouver leur niveau antérieur. La récession de 1993 l’amena à 6,4 % du PIB, celle de 2009 à 7,2 % quand celle de 2020 le propulsera certainement au-dessus des 10 points. 

    Le choix collectif de l’endettement

    De 1980 à 2020, la dette publique est ainsi passée de 20 à 120 % du PIB. Ce dérapage sans fin des comptes publics est vécu comme une fatalité. Les crises, la démographie, l’effort de défense sont autant d’excuses pour justifier le toujours plus de dépenses. Le choix collectif de l’endettement repose sur l’idée que les générations à venir auront les moyens de rembourser. Ce présupposé est, en fait, une facilité de l’esprit étant donné que les déficits sont, avant tout, constitués de dépenses courantes. Il repose également sur l’idée que les dépenses publiques quelles qu’elles soient, concourent à la croissance et donc au bien-être de tous. Leur diminution est impossible car elle aurait un effet récessif.

    Croissance atone 

    Cette justification imparable n’empêche pas la France d’avoir une croissance atone depuis de nombreuses années. Les taux d’intérêt négatifs déstabilisent les tenants de l’orthodoxie budgétaire. Si emprunter ne coûte rien, pourquoi s’en priver ? Si les intérêts ont disparu, le capital devra être néanmoins remboursé à un moment ou un autre. Le maintien des taux négatifs n’est pas une garantie pour la nuit des temps. L’épargne abondante aujourd’hui pourrait se raréfier dans les prochaines années avec le vieillissement ou avec l’appauvrissement provoqué par la crise sanitaire. Une défiance à l’encontre des États pourrait légitiment s’installer aboutissant à une forte et rapide hausse des taux. 

    La boule de neige de l’endettement risque alors de provoquer une avalanche détruisant tout ou presque sur son passage.

    Le problème du jour d’après 

    Face à cette menace, certains avancent l’idée du grand effacement, d’une remise à zéro des compteurs qui ne serait que la traduction d’une banqueroute déguisée. Le problème est le jour d’après. Les prêteurs demanderont d’importantes garanties pour prêter à nouveaux aux États indélicats. D’autres penchent en faveur d’une dette perpétuelle logée au sein des banques centrales qui sera rongée par l’inflation si celle-ci veut bien revenir. 

    Quelles que soient les hypothèses retenues, une hausse des prélèvements obligatoires sera à un moment ou un autre incontournable pour enrayer la spirale de l’endettement, à moins que la voie des économies budgétaires soit choisie. Cette antienne est un vœu pieux. Le rapport Pébereau de 2006 demandait déjà une réduction immédiate et profonde des dépenses publiques. Leur reflux sera sans nul doute un combat car la crise sanitaire donne lieu à une socialisation sans précédent des revenus des ménages modifiant le rapport à l’argent et à la création de richesses.

    La dépense publique est un symbole de pouvoir 

    La dépense publique est un symbole de pouvoir amenant les collectivités publiques à multiplier les équipements et les créations d’emploi, même en pleine crise. L’abandon de ces pratiques relève des douze travaux d’Hercule tout comme la revalorisation du travail et de l’innovation. 

  • Conseillers des Français de l’étranger : 16 propositions pour mai 2021

    Conseillers des Français de l’étranger : 16 propositions pour mai 2021

    Prévue initialement en mai 2020, l’élection des 443 conseillers des Français de l’étranger et des 68 délégués consulaires a été reportée à plusieurs reprises du fait de la crise sanitaire.  Organisées à l’origine pour mai 2020, puis octobre, elle fût finalement annulée. Depuis Jean-Baptiste Lemoyne, le Secrétaire d’Etat aux Français hors de France, a annoncé leurs tenues le 31 mai 20202. Alors que certains trouvent plus raisonnable de les décaler en 2022 voir en 2023, 3 sénateurs ont remis à la Commission des Lois du Sénat un rapport validant un maintien en mai 2021.

    A 6 mois, de nombreuses incertitudes

    À moins de six mois du scrutin de mai 2021, certains problèmes ont été résolus mais de nombreuses incertitudes planent encore sur ces élections locales.

    En plus de la Covid-19, l’organisation a souffert de la faillite du prestataire en charge de la mise en place du vote électronique. Depuis la société espagnole a été rachetée par le géant Paragon. Cette entreprise internationale présente dans 17 pays, avec un chiffre d’affaires de plus de 933 millions d’euros de CA et 7 500 collaborateurs, s’est engagée à assurer la prestation avec toutes les garanties de sécurité et de sincérité.

    Mais il reste de nombreuses inconnues : comment les Français de l’étranger, qui désire conserver le mode de participation à l’urne, pourront-ils voter alors que l’épidémie de la covid-19 restreint les possibilités de déplacement ? Et Comment les candidats pourront-ils faire campagne alors que les réunions électorales semblent compromises ? 

    Un rapport transpartisan

    Le 16 décembre 2020, la commission des lois du Sénat a, donc, formulé 16 propositions concrètes pour s’assurer du bon déroulement des élections consulaires de mai 2021. Ces propositions sont issues d’un travail transpartisan mené en moins de 30 jours par les rapporteurs Jacky Deromedi, Christophe-André Frassa, Jean-Yves Leconte

    Le président de la commission, François-Noël Buffet, a rappelé l’engagement constant des sénateurs envers les 3,5 millions de compatriotes vivant à l’étranger 

     « le Sénat est attentif à la situation des Français de l’étranger, dont la situation spécifique n’est pas toujours suffisamment connue et prise en considération, alors même qu’ils ont été particulièrement touchés par la crise sanitaire ». 

     François-Noël Buffet – Président de la Commission des lois

    4 thèmes pour 16 propositions

    Les conseils consulaires ont continué de fonctionner pendant la crise sanitaire. Les rapporteurs ont, toutefois, regretté dans leur rapport que le Gouvernement n’ait pas suffisamment associé les conseillers des Français de l’étranger à la mise en oeuvre du plan d’urgence destiné à aider nos compatriotes expatriés. Cet écueil a été source d’incompréhension chez les élus et d’inefficacité sur le terrain. Pour rappel, une toute petite partie des ressources débloquées, sur le budget de l’Etat en 2020, a été utilisée alors que les besoins furent et sont encore immenses.

    Sur la base de ce retour d’expérience, les 3 sénateurs proposent :

    1. Mieux associer les conseillers des Français de l’étranger à la gestion de la crise sanitaire et de ses conséquences économiques et sociales.

    2. Prévoir, dans la loi du 22 juillet 2013, l’obligation pour les consulats de consulter les conseils consulaires sur les aides sociales accordées, en particulier lorsqu’elles servent à subventionner des structures associatives.

    3.  S’assurer, pour les élections consulaires de mai 2021, que les électeurs pourront s’exprimer en toute sécurité et que les candidats pourront faire campagne.

    4.  Mettre en place, dans chaque circonscription électorale et en liaison avec le conseil consulaire, un plan de communication avec des annonces dans un minimum de quatre médias différents encourageant à l’inscription sur les listes électorales consulaires et rappelant le rôle des conseils consulaires.

    L’autre point que le Rapport du Sénat aborde c’est l’impérieuse nécessité d’adapter les modalités de vote aux conditions sanitaires, 4 propositions sont aussi faites sur cette thématique :

    5. Ouvrir un maximum de bureaux de vote pour permettre aux Français de l’étranger de participer aux élections consulaires, en tenant compte des contraintes sanitaires de chaque pays.

    6. Faciliter le vote par procuration en améliorant l’organisation des tournées consulaires et en sollicitant davantage les consuls honoraires de nationalité française, compétents pour établir les procurations.

    7. Poursuivre les procédures de vérification du vote par Internet en organisant, en cas de difficulté majeure, un nouveau test grandeur nature (TGN).

    8. Organiser un vote par correspondance « papier » pour les prochaines élections consulaires, en s’inspirant du dispositif prévu pour les élections législatives.

    Garantir la sincérité du vote

    L’autre sujet que les 3 rapporteurs abordent c’est l’obligation légale et morale d’assurer une campagne juste et égale entre les différents listes de candidats. Pour cela, ils ont inventé 5 mesures sensées soutenir ceux qui se soumettront aux votes de leurs concitoyens. Elles occupent les places 9 à 13 des 16 propositions du rapport.

    9. Prévoir une prise en charge forfaitaire de l’État pour la création, par les candidats, d’outils de propagande numérique.

    10. Intensifier la campagne de communication institutionnelle pour informer les électeurs de la tenue des élections consulaires.

    11. Créer un « panneau électoral virtuel » en publiant sur, un site Internet dédié, l’ensemble des professions de foi des candidats.

    12. Aider les candidats à diffuser leur propagande électorale, en particulier dans les États où la liste électorale consulaire n’est pas rendue publique.

    Permettre aux candidats de publier, au maximum deux fois par semaine, des informations et communications sur le « panneau électoral virtuel ».

    13. Rappeler l’interdiction d’utiliser la liste électorale consulaire à des fins commerciales, les contrevenants étant passibles de 15 000 euros d’amende.

    Enfin, la sénatrice Jacky Deromedi (LR), Christophe Frassa (LR) et Jean-Yves Leconte (PS) ont conclu leur énumération de « solutions » en anticipant les situations d’exception (pas de candidats, démission d’élus, etc). Les 3 derniers points proposés sont donc :

    14. Organiser, dans un délai de trois ans, une élection partielle lorsqu’aucun candidat ne s’est présenté aux élections consulaires.

    15. Revoir les conditions de remplacement des délégués consulaires en limitant les élections partielles aux sièges vacants dans les mois qui précèdent les élections sénatoriales.

    16. Prévoir un délai de mise en conformité de trois mois pour les élus des Français de l’étranger qui s’inscrivent sur la liste électorale d’une commune française pour participer aux élections locales.

    Ces dispositions ne sont à ce jour que des propositions, il reste un long parcours législatif avant que celles-ci puissent devenir réalité.

    Précisons que 2 des 3 sénateurs-rapporteurs ont leur mandat qui doit être renouvelé aux élections sénatoriales partielles de 2021 (les deux élus LR). Est ce que les difficultés rencontrées par LREM, après l’échec de sa réforme fiscale des expatriés et celles liées à la laborieuse mise en place des fonds d’urgence auprès des Français de l’Etranger, motiveraient les élus à hater le renouvellement des grands électeurs avant les échéances de 2022 ?

  • Miss Normandie, est élue Miss France 2021

    Miss Normandie, est élue Miss France 2021

    Amandine Petit, Miss Normandie, a été élue Miss France 2021, dans la nuit du samedi 19 au dimanche 20 décembre lors d’une émission qui marquait le centenaire des concours de beauté en France.

    Amandine Petit juste après son couronnement ©AFP/TF1

    Le centenaire de Miss France

    Le direct avait débuté dans l’émotion, avec le défilé des anciennes reines de beauté : Sonia Rolland, Iris Mittenaere, Linda Hardy, Muguette Fabris, etc…

    Défilé des anciennes Miss France ©AFP/TF1

    Parmi les plus anciens au monde, le premier concours de beauté français a été créé en 1920 par le journaliste Maurice de Waleffe. La comédienne et danseuse Agnès Souret, originaire de Bayonne, a été la première à remporter le titre de « plus belle femme de France ». Ce n’est qu’en 1928 que le concours a été baptisé Miss France.

    Une cérémonie marquée par la Covid-19

    En raison des mesures sanitaires liées à l’épidémie de Covid-19, cette 91e cérémonie, diffusée sur TF1, s’est déroulée sans public. Dans le Grand Carrousel du Puy-du-Fou (Vendée), les Miss ont ainsi défilé en costume traditionnel puis en maillot de bain devant des gradins entièrement vides.

    Carrousel du Puy-du-Fou (Vendée) ©Parc du Puy du Fou

    Le jury 2021 était composé uniquement d’ex-Miss, comme Muguette Fabris, 80 ans, professeure de mathématiques à la retraite et Miss France 1963. Séparées les unes des autres par des plaques de Plexiglas, Sonia Rolland, Elodie Gossuin ou encore Iris Mittenaere, Miss Univers 2016, figuraient dans ce jury.

    A l’issue de l’élection et pour respecter le couvre-feu, tous les participants, y compris la nouvelle reine de beauté, seront logés dans les hôtels du parc de loisirs transformé en bulle sanitaire. Un même dispositif étanche avait été mis en place début décembre dans un grand hôtel de Versailles où les prétendantes ont suivi des leçons de maintien et passé un test de culture générale.

    Qui est Amandine Petit ?

    Amandine Petit ©AFP/TF1

    Blonde aux yeux bleus et âgée de 23 ans, la nouvelle Miss France est étudiante en master 2 à Caen avec l’objectif de devenir « directrice d’établissement de santé » et a été choisie parmi 29 candidates de 18 à 24 ans pour succéder à Clémence Botino (Miss Guadeloupe), Miss France 2020.

    «Je veux montrer que la femme actuelle, c’est une femme forte, une femme qui peut faire ce qu’elle a envie de faire ».

    Amandine Petit a expliqué en conférence de presse

    « Si je me suis présentée ce soir à Miss France, c’était pour aller au bout de mes idées », a poursuivi la jeune femme, qui a expliqué avoir été repérée « dans le centre-ville de Caen » par la Normande Malika Ménard, Miss France 2010. Sa première dauphine est Miss Provence, April Benayoum, et sa deuxième dauphine est Miss Côte-d’Azur, Lara Gautier.

  • Parcoursup 2021 : ouverture du site le 21 décembre 2020

    Parcoursup 2021 : ouverture du site le 21 décembre 2020

    En France après le baccalauréat, l’offre de formation est vaste. Pour tous les titulaires du Baccalauréat ou de diplômes équivalent reconnus par le Ministère de l’Education Nationale, il est possible de bénéficier de la procédure Parcoursup.

    Selon les études envisagées, les accès aux centres de formation peuvent être sélectifs ou non sélectifs, sur titre, sur dossier, sur concours ou entretien. Pour plus de 15 300 formations du premier cycle de l’enseignement supérieur reconnues par l’État, la préinscription et la procédure d’admission se font via la plateforme Parcoursup.

    L’orientation en 3 étapes

    Parcoursup est l’un des rendez-vous incontournables de l’année de terminale, presque aussi important que le bac. Pour réussir ses choix d’orientation dans le supérieur, il faut suivre une procédure détaillée. Elle se découpe en différentes phases importantes.

    Pour se préparer à opérer leurs choix de formation, les élèves de première et terminale pourront utilement consulter le site www.terminales2020-2021.fr qui résume en trois étapes le parcours des lycéens vers l’enseignement supérieur :

    • Début novembre 2020 > janvier 2021 : Je m’informe et découvre les formations
    • 20 janvier > 11 mars > 8 avril 2021 : Je m’inscris pour formuler mes vœux et finalise mon dossier
    • 27 mai > 16 juillet 2021 : Je reçois les réponses des formations et je décide

    Téléchargez le panorama de l’AEFE

    Découvrir les possibilités

    Ce lundi 21 décembre 2020, Parcoursup ouvrira, donc, son site internet aux visiteurs. Vous ne pourrez pas encore vous inscrire, ni faire vos vœux pour une poursuite d’études dans le supérieur à la rentrée 2021, mais le moteur de recherche sera accessible.

    L’idée est de profiter des vacances de Noël pour consulter l’annuaire et vous renseigner sur les différentes formations qui sont proposées. C’est ce qu’on appelle la phase d’information.

    Les choses sérieuses débutent le mercredi 20 janvier 2021. À partir de cette date, vous pourrez vous inscrire sur la plateforme et commencer à monter votre dossier. Espérons que les problèmes rencontrés en 2019/2020 ne se reproduiront pas.

  • Au Liban, le Noël des condamnés

    Au Liban, le Noël des condamnés

    Kinda al-Khatib, une jeune Libanaise de vingt-trois ans, a été condamnée par un tribunal militaire à trois ans de travaux forcés pour avoir « œuvré au profit d’Israël« . Son tort, avoir donné une interview par twitter à un journaliste israélien. Son vrai crime, avoir, toujours sur twitter, écrit à ses 30.000 abonnés : « Le Hezbollah fait le commerce des êtres humains, de la prostitution et de la drogue, et tout cela est caché sous le manteau de la religion de Dieu ». 

    Une jeune femme condamnée à 3 ans de travaux forcés

    La condamnation, qui intervient à un moment où les émissaires d’Aoun rencontrent ceux d’Israël, indique que l’alliance avec le Hezbollah n’est pas morte, qu’on ne plaisante avec lui. L’armée -et Aoun- témoignent ainsi de leur respect envers Nasrallah.  

    Cette jeune femme, qui fait les frais des lâchetés, trahisons et corruptions, elle est le Liban.

    Emmanuel Macron devait retourner au Liban les 22 et 23 décembre pour visiter le contingent français de la FINUL. Confiné à l’isolement parce que testé positif à la covid, il a renoncé. Qu’aurait-il pu y faire ? Quel Premier ministre aurait-il rencontré? Le dernier a démissionné, le prochain n’est pas nommé. 

    Macron fait pression en vain

    Toutes les tentatives pour un changement de fond ont échoué. Celui qui se propose de former le prochain gouvernement, Saad Hariri est celui qui avait démissionné, en octobre 2019, conspué par les manifestants. Il apporte avec lui un équilibre ancien du partage du pouvoir et l’espoir -ou l’illusion- d’un lien retrouvé avec les Saoudiens. Les assassins de son père, toujours défendus par le Hezbollah, viennent d’être condamnés. Pas les commanditaires. Hariri ferait-il demain ce qu’il n’a pu faire hier? Le Hezbollah et Aoun le laisseront-t-ils s’installer sans garanties ? 

    Depuis l’explosion du port de Beyrouth, Emmanuel Macron est déjà allé deux fois au Liban. La France a organisé deux conférences internationales. L’aide était conditionnée à une série de réformes demandées aux gouvernements libanais.

    Selon la Banque mondiale, après une baisse de 6% en 2019, le PIB devrait encore chuter de 20% cette année, avec la crise du Covid, l’explosion du port et la crise financière.  L’inflation explose avec la chute de la monnaie libanaise. Les épargnants – les petits – sont ruinés. La pauvreté atteint 50% de la population, l’exode, surtout des personnes qualifiées continue.

    La pauvreté atteint 50% de la population

    Un audit comptable de la Banque du Liban devait être engagé. Le premier auditeur avait renoncé parce que la Banque n’avait répondu qu’à 43% des questions posées. Le gouverneur, Riad Salamé, avait refusé de répondre en expliquant que le secret bancaire le lui interdisait. Le Gouverneur de la Banque du Liban était à Paris pour trouver un accord avec la France, car la Banque de France se proposait de réaliser l’audit. Est-ce seulement possible sans donner les noms de ceux qui gagnent beaucoup d’argent dans un pays en crise  et qui sont en haut de l’affiche ? La Banque du Liban a versé entre 2016 et 2018 jusqu’à 16 milliards de dollars aux banques libanaises, qui ont de solides relais au Parlement. De nombreuses personnalités sont concernées par les sorties de capitaux, les taux de change et les emprunts octroyés. Le partage du pouvoir, c’est une répartition de prébendes. 

    Les chefs de clan ne perdent pas d’argent 

    Le FMI et la communauté internationale exigent donc transparence et réformes, en vain. En défaut de paiement depuis mars 2020, le Liban avait demandé 10 milliards de $ au FMI. Les dégâts occasionnés par l’explosion du 4 août ont été estimés entre 7 et 8 milliards de dollars par la Banque mondiale. Le gouvernement sortant avait évalué en avril dernier les pertes liées à la crise à 69 milliards de dollars. Aujourd’hui, les besoins sont beaucoup plus importants, on évoque 100 milliards de dollars. 

    Il serait possible de les réunir si les efforts étaient faits, si les conditions politiques le permettaient : pays du golfe et Occidentaux ne sont pas emballés à l’idée de financer le Hezbollah et enrichir quelques caciques.

    Le Liban devient la Somalie d’hier

    Curieusement, les 280 millions d’euros -dont 45 millions de la France- qui avaient été débloqués en urgence en août après l’explosion, n’ont pas fait l’objet de comte rendu. On ne sait comment ils ont été distribués.

    Les 32 pays et 12 organisations internationales de la seconde conférence d’aide pour le Liban, organisée par la France et les Nations unies, ont donc répété leur position : Pas d’aide substantielle sans réforme ni transparence. La Banque mondiale estime que l’inaction des dirigeants libanais plonge le Liban dans une « récession délibérée ». L’ancien directeur du Ministère des finances, Alain Bifani, explique comment, à cause de « la pieuvre politico- financière », « le Liban devient la Somalie d’hier ».

    Pas d’aide internationale sans changement 

    Au delà de la corruption, la question fondamentale reste politique. Le Hezbollah tient le Liban en joue grâce à sa milice armée. Elle représente la menace d’une guerre civile qui reste dans toutes les têtes. Le problème de fond est qu’il ne peut y avoir d’accord avec le Hezbollah, lui même dépendant de l’Iran.

    La nouvelle donne au Moyen-Orient, celle qui voit Israël nouer des liens avec les pays arabes, l’Iran souffrir plus que son gouvernement ne l’avoue, pourrait débloquer la situation libanaise, via un règlement de la question iranienne. Plus le temps passe, plus l’Iran s’affaiblit. Les Iraniens ont renoncé à installer les Pasdarans à la frontière israélo-syrienne. Le Hezbollah et autres milices les remplacent et subissent des pertes importantes. 

    D’autres solutions que la guerre

    Chaque semaine l’aviation israélienne bombarde en Syrie, en Irak et même en Iran. Ce sont ces pertes, dont s’honore le Hezbollah, qui garantit ses ressources, comme n’importe quelle milice mercenaire de la région.  Mais l’essentiel de ses armes vise moins Israël que les Libanais. Toute idée de paix reviendrait à lui couper les vivres. C’est pourquoi le Tribunal a condamné cette jeune femme : ne pas laisser croire qu’il pourrait y avoir d’autres solutions, justement parce qu’il y en a. 

    Le virage diplomatique des pays arabes vis à vis d’Israël,- le Maroc en est un dernier exemple- semble irréversible. Aoun l’a compris, qui a entamé des discussions avec Israël sur la frontière maritime. La prudence des Russes, le gap technologique, les crises financières actuelles et à venir orientent à nouveau la balance vers l’axe Ryad-Jérusalem-Washington. L’Iran espère que Biden sera plus accommodant, il peut proposer un règlement global. 

    Le Liban peut disparaitre

    Cette jeune femme représente un autre chemin pour le Liban, celui d’un accord avec Israël, l’Egypte, la Jordanie, Bahreïn, les Emirats Arabes Unis, et en sous main Ryad ce qui est inacceptable pour certains. Or c’est peut-être la seule chance du Liban. En attendant, chaque jour qui passe est un désastre. « Le Liban peut disparaitre » a déclaré Jean Yves Le Drian. 

    Outre la honte qui frappe le tribunal militaire et l’armée, l’existence même du Liban est en jeu. Triste Noël de condamnés. 

  • De part et d’autre de la Manche, pas de lumière au bout du tunnel

    De part et d’autre de la Manche, pas de lumière au bout du tunnel

    Les négociations entre la France et le Royaume-Uni concernant la gestion du tunnel sous la Manche risquent de tourner à l’échec, tandis que la partie britannique qualifie les plans ferroviaires européens de « tout à fait inacceptables ».

    La Cour de justice de l’UE non désirée

    La sous-secrétaire britannique aux Transports Rachel Maclean a déclaré à la commission d’examen des affaires européennes de la Chambre des Communes que le gouvernement britannique allait continuer ses activités dans sa partie du Tunnel de la manche « en tant que nation souveraine et indépendante », et qu’il rejetait toujours le rôle de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) dans le dossier.

    L’institution sise à Luxembourg est la dernière instance compétente dans la résolution de tout contentieux sur la mise en application de la législation ferroviaire entre les deux parties. Bien que ses interventions ne soient pas monnaie courante, Westminster perçoit tout de même sa possible implication comme « la limite à ne pas franchir ».

    Si Londres campe sur ses positions, il sera difficile de trouver un terrain d’entente entre les acteurs concernés. Néanmoins, les analystes laissent entendre qu’un autre organisme existant ou un nouveau groupe d’arbitrage international pourrait être mandaté afin de trancher les conflits.

    Eurostar en danger

    Les pourparlers en cours avec l’Hexagone concernent un nouveau train de mesures liées à la sécurité ferroviaire, mais la perspective d’enlisement des discussions pourrait saper les transports sous la Manche.

    Mme Maclean a insisté sur le fait que le 10, Downing Street était « préparé à toute éventualité », mais n’apportait pas « une garantie absolue » que les services d’Eurostar et Eurotunnel ne seraient pas perturbés dans la période d’après transition.

    Les États membres de l’UE se sont entendus en novembre pour octroyer à la France les compétences adéquates afin de négocier un nouvel accord. De plus, même si la sous-secrétaire britannique avance que les « discussions vont bon train », de nombreux points doivent encore être abordés.

    Le Brexit n’aura pas lieu avant mars 2021

    Les mesures d’urgence publiées par la Commission européenne le 10 décembre et approuvées par les gouvernements du bloc cette semaine confirment la prolongation des autorisations de la commission intergouvernementale entre la France et le Royaume-Uni (IGC) jusqu’en mars 2021.

    Les certificats de sécurité déjà distribués seront renouvelés pendant neuf mois, ce qui porte à croire que les parties traverseront des turbulences au cours du premier semestre de 2021. Cette démarche donnera ainsi plus de temps à Paris et Londres pour trouver un compromis.

    Rachel Maclean a ajouté qu’elle continuerait à tenir informés la commission d’examen et le parlement en cas de progrès dans les discussions, mais elle ne s’est pas exprimée davantage sur les prochaines étapes à suivre.

    Eurostar, la seule société autorisée à fournir des services de transport de passagers par le tunnel de la Manche, connaît actuellement plusieurs difficultés en raison de l’incertitude liée au Brexit et des retombées de la pandémie de Covid-19. Elle a ainsi été contrainte de diminuer drastiquement ses activités.