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  • Election AFE : LREM et EELV s’ancrent définitivement chez les Français de l’étranger

    Election AFE : LREM et EELV s’ancrent définitivement chez les Français de l’étranger

    L’élection des Conseillers de l’Assemblée des Français de l’étranger ont eu lieu dimanche dernier. Cette élection indirecte permet au près des 500 conseillers consulaires répartis dans le monde de choisir des représentants qui siègeront pendant les cinq prochaines années deux fois par an à Paris. La première session de cette nouvelle assemblée aura lieu la semaine prochaine dans le quinzième arrondissement de la capitale. Au cours de cette première réunion de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE), les élus s’inscriront dans un groupe politique et se répartiront les différents commissions. Tant que les inscriptions ne sont pas réalisées, il nous est impossible de vous donner la répartition précise des sièges entre les différentes familles politiques. Cependant, les résultats de ce dimanche 5 décembre laissent entendre que La République en Marche (LREM) et Europe Ecologie Les Verts (EELV) soient les grands gagnants de cette élection.

    Le reflet des élections consulaires

    Si ce résultat est inédit dans la longue histoire de l’AFE, il n’est pas étonnant. En mai 2021, LREM et EELV ont remporté de nombreux sièges dans les conseils consulaires à travers le monde, logiquement ces victoires se sont transposées lors du choix des nouveaux membres de l’Assemblée des Français de l’étranger.

    Mais si c’est une bonne nouvelle pour ces 2 partis, il n’en est pas de même pour le Parti Socialiste et Les Républicains.

    Recul des LR et du PS

    Comme lors des élections consulaires, celles du week-end dernier marquent la fin de l’hégémonie depuis 50 ans du PS et de la droite républicains (RPR, UMP, LR) chez les expatriés. Ainsi, le Parti socialiste arrive, au prix d’accord sur les sénatoriales de septembre 2021, péniblement à maintenir un nombre suffisant d’élus pour constituer un groupe (minimum 10).

    Du coté des LR, alors que les ambitions étaient fort modestes comme nous l’indiquait encore le 8 novembre Ronan Le Gleut, sénateur et président de la fédération des expatriés LR, le parti de la rue de Vaugirard a reussi à faire élire une petite quinzaine de conseiller. Mais le groupe sera sûrement plus important. En effet, l’Alliance solidaire du nouveau sénateur Jean-Pierre Bansard a réussi aussi à faire élire quelques représentants qui devraient, comme leur leader au Sénat, siéger avec Les Républicains.

    LREM, surtout en Europe

    Pour le parti de la majorité présidentielle, LREM, ces élections sont un vrai succès. En particulier en Europe, où ils sont souvent arrivés en tête comme au Benelux.

    Moins touchés par les restrictions aux frontières que les Français établis hors du vieux continent, les électeurs de ces circonscriptions avaient voté en masse pour le parti d’Emmanuel Macron. Par ricochet, c’est donc dans les circonscriptions incluant des pays de l’Union Européenne que le nombre d’élus fut le plus important. En tout, c’est près de 30 élus qui devraient constituer le groupe LREM à l’AFE.

    EELV, la vague verte

    Comme pour les consulaires, le fait marquant est le remplacement du PS par EELV comme première force de gauche chez les Français établis hors de France avec une grosse vingtaine d’élus.

    Surfant sur la vague écolo, ils remportent des sièges un peu partout. Alors que les partis de gauche en France ne représentent plus qu’un 1/4 des électeurs, les expatriés, cassant leur image d’évadés fiscaux, furent nombreux à donner leur confiance à cette famille politique et en particulier aux Ecologistes mené par Alexandre Chateau-Ducos.

    La présidence dans la ligne de mire

    Lors de la 35ème session de l’Assemblée des Français de l’étranger, les nouveaux élus devront choisir parmi eux leur président. Si ce poste est avant tout symbolique, il est important alors qu’aujourd’hui certains voudraient bien réformer voire faire disparaitre cette instance.

    Aucun parti ou groupe ne pourra imposer son candidat. Mais les alliances ne sont pas évidentes. Les LR et LREM pourraient facilement faire élire un président. Mais à la veille des élections présidentielles et législatives, est-ce que les états-majors parisiens donneront leur accord ? On peut en douter. A gauche, même tous réunis, l’élection sera difficile à emporter.

    Les indépendants en faiseurs de rois

    Il faudra donc que les partis ratissent large. Et ils vont s’y atteler dès lundi, en essayant de convaincre les très nombreux élus indépendants de rejoindre leur groupe. Renforçant ainsi le poids de tel ou tel parti, les indépendants sont au coeur des manoeuvres tant pour la présidence que l’AFE que pour celles des commissions.

    Et là l’avantage est plutôt à droite, en effet, de nombreux « indépendants » sont proches du sénateur Olivier Cadic (UDI). Ce dernier a été par ailleurs largement réélu aux sénatoriales de septembre 2021. Leur laissera-t-il une réelle indépendance ou les invitera-t-il à rejoindre le groupe LR ? Rien n’est joué. Le sénateur Frassa, ancien président de la fédération LR, n’avait pas été tendre avec Olivier Cadic et ses amis lors des élections consulaires et sénatoriales.

    La place de l’AFE ?

    Une fois les équilibres de pouvoir mis en place au sein de l’Assemblée des Français de l’étranger, il y aura du boulot sur l’établi. Budget 2022, réinvention de la façon de travailler des commissions en profitant mieux des télécommunications, gestion des aides qui sont toujours mal distribuées, plus de 2 ans après leur attribution dans le cadre de la pandémie, gestion du réseau AEFE : les dossiers ne manqueront pas pour les nouveaux élus.

    Ils auront la lourde tâche pendant cette mandature de démontrer l’intérêt de l’Assemblée des Français de l’étranger. Créée alors qu’il n’existait pas de députés des expatriés au sein de l’Assemblée nationale, pour certains aujourd’hui la vieille instance parait dépassée et anachronique.

    C’est dans les accomplissements de ces nouveaux conseillers de l’AFE que se jouera la crédibilité de la vénérable assemblée.

    Les nouveaux élus AFE

    Ci-dessous, vous retrouverez pas circonscription les noms des 90 élus à l’Assemblée des Français de l’étranger. Vous pouvez aussi télécharger le fichier avec les résultats détaillés et le nombre de voix obtenues par listes qui se sont présentées dans chaque circonscription.

    4 conseillers élus Canada

    M. Olivier DELLAPINA

    Mme Francine WATKINS

    M. Ramzi SFEIR

    Mme Laetitia BERT

    7 conseillers élus Etats-Unis d’Amérique

    M. Gérard EPELBAUM

    Mme Sandrine HULOT

    M. Olivier PITON

    Mme Warda SOUIHI

    M. Loïc LE GLAND

    Mme Pascale RICHARD

    M. Richard ORTOLI

    7 conseillers élus Amérique latine

    M. Gérard SIGNORET

    Mme Marie-Christine HARITÇALDE

    M. Jean-François DELUCHEY

    Mme Cécile LAVERGNE

    M. Denis GLOCK

    M. Martin BIURRUN

    Mme Geneviève SUBERVILLE

    8 conseillers élus Europe du Nord

    M. Benoît MARIN-CUDRAZ

    Mme Nathalie PARMEGIANI

    M. Samy AMHAR

    Mme Isabelle BLANCHOT

    Mme Patricia CONNELL

    Mme Laurence HELAILI-CHAPUIS

    M. Olivier BERTIN

    Mme Amélie MALLET

    6 conseillers élus Benelux

    Mme Catherine LIBEAUT

    M. Pierre LAVÉANT

    Mme Cécilia GONDARD

    M. Thierry MASSON

    Mme Hélène DEGRYSE

    M. Frédéric SCHAULI

    11 conseillers élus Allemagne, Autriche, Slovaquie, Slovénie, Suisse

    M. Bruno PLUDERMACHER

    Mme Eléonore CAROIT

    M. Alexandre COL

    Mme Nadine FOUQUES-WEISS

    M. Nicolas de ZIEGLER

    M. Guilhem KOKOT

    Mme Audrey LECLERC

    M. Guillaume GROSSO

    Mme Ellen BOUVERET

    M. Alexandre CHATEAU-DUCOS

    Mme Mathilde OLLIVIER

    3 conseillers élus Europe centrale et orientale

    M. Benoît MAYRAND

    Mme Jeanne DUBARD-KAJTAR

    M. Christian LEMAÎTRE

    5 conseillers Europe du Sud

    M. Alexandre BEZARDIN

    Mme Annie REA

    Mme Chantal PICHARLES

    M. Olivier SPIESSER

    M. Hugues LE CARDINAL

    6 conseillers Péninsule ibérique

    M. François RALLE

    Mme Gaëlle LECOMTE

    M. Renaud LE BERRE

    M. Pascal BOURBON

    Mme Stéphanie LE VAILLANT

    M. Baudoin de MARCELLUS

    7 conseillers élus Afrique du Nord

    Mme Radya RAHAL

    M. Nicolas ARNULF

    Mme Yolande MATEO

    Mme Khadija BELBACHIR-BELCAID

    M. Abdelghani YOUMNI

    M. Karim DENDÈNE

    Mme Sabrine AICHOUN

    4 conseillers élus Afrique occidentale

    M. Baptiste HEINTZ

    M. Jean-Luc RUELLE

    M. Gerard SENAC

    Mme Manuela REYNAUD

    5 conseillers élus Afrique centrale, australe et orientale

    M. Alexandre BARRIÈRE-IZARD

    M. Avraham BENHAIM

    M. Jean-Baka DOMELEVO ENTFELLNER

    Mme Michèle GIRAUD-MALIVEL

    M. Jean-Hervé FRASLIN

    4 conseillers Asie centrale et Moyen-Orient

    M. Laurent RIGAUD

    Mme Nadia CHAAYA

    M. Ghassan AYOUB

    Mme Rosiane HOUNGBO-MONTEVERDE

    4 conseillers élus Israël et Territoires palestiniens

    M. Elie LEVY

    Mme Daphna POZNANSKI

    M. Claude LEVY

    M. Johann HABIB

    9 conseillers Asie Océanie

    M. Franck BARTHELEMY

    Mme Elise LEGER

    M. Prédibane SIVA

    Mme Catya MARTIN

    M. Jean-Philippe GRANGE

    Mme Géraldine GUILLEMOT-PEACOCK

    M. Florian BOHEME

    M. Pierre LEDUCQ

    M. Thierry CONSIGNY

    TELCHARGER LE DETAIL DES VOTES

  • Nouvelles restrictions au Royaume-Uni

    Nouvelles restrictions au Royaume-Uni

    Dans la matinée de ce mardi 7 décembre ainsi que le 8 décembre, le gouvernement britannique a annoncé de nouvelles restrictions. Avec un durcissement des mesures d’entrée au Royaume-Uni, ces mesures visent à réduire la propagation du variant Omicron.

    Depuis mardi, les voyageurs arrivant sur le sol britannique doivent présenter un test antigénique ou PCR négatif, datant de moins de 48h avant leur départ, et ce, quel que soit leur pays d’origine et leur statut vaccinal. Tous les arrivants devront également réaliser un test PCR « day 2 » avant la fin de leur deuxième jour d’arrivée, et se mettre à l’isolement jusqu’à la réception du résultat, s’il est négatif.

    Les personnes non vaccinées

    Pour les personnes allant du Royaume-Uni vers la France, un test PCR ou antigénique de moins de 24h avant le départ est demandé. Seuls les motifs impérieux sont également acceptés pour voyager, les fêtes de Noël n’étant pas prises en compte. Aussi, toutes les personnes non vaccinées, devront se confiner pendant sept jours et réaliser un deuxième test PCR à la fin de cette semaine d’isolement.

    Pour les personnes allant de la France vers le Royaume-Uni, la réalisation d’un test PCR ou antigénique de moins de 48h avant le départ est obligatoire. De même que dans l’autre sens, seuls les motifs impérieux sont tolérés pour pouvoir voyager. A l’arrivée, une période de dix jours à l’isolement est prescrite avec un test PCR les deuxième et huitième jours à compter de votre arrivée.

    Ces mesures particulièrement astreignantes découragent et agacent les Français établis au Royaume-Uni.

    “Ces mesures sont contraignantes”

    Chris, Français installé au Royaume-Uni depuis quatre ans, estime que « le plus embêtant est le test payant à faire en France pour pouvoir rentrer. Après, c’est essentiellement pour les touristes que c’est agaçant. Il faut bien que le gouvernement prenne des mesures, mais ça ne m’empêchera pas d’aller en France pour les fêtes. »

    “Une énorme contrainte qui décourage les déplacements”

    Aurélien, qui a emménagé à Londres il y a deux mois, a le même avis que Chris sur les contraintes de refaire ces tests pour voyager.

    “Je dois faire trois tests pour un aller-retour professionnel cette semaine à Paris… Pour le premier fait aujourd’hui j’ai dû attendre 45 minutes malgré un rendez-vous, car les centres ont l’air surchargés. Tout ça alors que l’OMS dit que réduire les voyages n’est pas utile. Mon entreprise est à Paris donc je fais les allers-retours régulièrement. Le day 2, déjà quand il était antigénique, n’est pas pertinent puisqu’il n’est pas contrôlé sérieusement. Je pense que la plupart des personnes le font sérieusement cependant. Cumuler le day 2 avec le test avant départ peut avoir du sens sur le plan sanitaire, car on peut contracter la Covid entre temps. Ma sœur qui devait venir à Londres a dû annuler sa venue. Mais ce qui est disproportionné c’est de remettre en place ces mesures alors que la couverture vaccinale est très importante en France et au Royaume-Uni.”

    Aurélien

    Aurélien ajoute “que par ailleurs les voyages depuis des pays de l’UE beaucoup moins bien vaccinés se font sans aucune restriction et ça manque de coordination internationale.”

    Boris Johnson le premier ministre britannique

    “On nous prend en otage”

    Lila, habitante de Milton Keynes au Royaume-Uni depuis 10 ans, avoue “qu’après trois doses de vaccins, je ne comprends pas qu’on doive encore faire trois tests différents pour un aller-retour UK- France. Le risque d’attraper la Covid et donc de le transmettre est inférieur à 1 % (1 sur 5000 si on cite les Américains). On a tous la possibilité de faire les lateral flow tests à la maison. Ça prend vingt minutes pour les résultats et c’est gratuit pour beaucoup. Pourquoi ne pas tester à l’embarquement ou demander la preuve de l’auto test (ils font ça pour les visites dans les hôpitaux…) Aussi pourquoi doit-on utiliser les laboratoires sponsorisés par le gouvernement et pas les autres ? »

    « Le coût élevé est encore à la charge du voyageur et je le rappelle, nous ne faisons pas du tourisme, mais voyageons pour retrouver notre famille ou pour obligations professionnelles. Quant aux résultats, si je me base sur mon expérience le jour 2 est revenu au jour 10…. (impact sur l’emploi pour beaucoup). Encore une fois on est pris en otage par des décisions qui ont un fondement scientifique douteux, mais qui par contre nous coûtent cher. Pendant ce temps-là, 10 Downing Street pourra faire sa Christmas Party sans restrictions.”

    Selon le journal The Times, le nombre de cas touchés par le variant Omicron est en train de doubler tous les trois jours au Royaume-Uni. Il risque de devenir le variant dominant dans “des semaines plutôt que des mois.” Ce mardi il y a 437 cas du nouveau variant.

    C’est pourquoi Boris Johnson a lancé ce mardi une grande opération conjointe avec le National Health Service et l’armée pour offrir une dose de rappel à tous les adultes d’ici la fin janvier, d’après The Guardian.

    Nouvelles mesures du 8 décembre

    Le gouvernement britannique a, finalement ce mercredi 8 décembre, en catimini, abandonné son approche légère contre le COVID-19 et a introduit de nouvelles mesures pour tenter de ralentir la propagation du variant Omicron, qui, selon les responsables de la santé, est en passe de devenir la version dominante du virus au Royaume-Uni à la fin du mois.

    Pendant des mois, le Premier ministre Boris Johnson a résisté aux appels à imposer des passeports vaccinaux en Angleterre ou à encourager les gens à travailler à domicile. Boris Johnson a misé sur des vaccins et des doses de rappels pour protéger la population, le NHS et faire face pendant l’hiver, au mépris de nombreux experts de la santé qui ont exhorté le gouvernement à aller plus loin.Le nombre de cas du variant  Omicron augmentant d’environ 100 par jour cette semaine pour atteindre 568 au total, Boris Johnson a annoncé mercredi des mesures plus strictes

    Passe sanitaire

    Les masques seront désormais obligatoires dans la plupart des lieux clos et des passeports vaccinaux seront requis pour les boîtes de nuit en Angleterre et les lieux accueillant de grandes foules, tels que les stades de football. Des règles similaires sont déjà en place en Écosse, au Pays de Galles et en Irlande du Nord. Reste à savoir si la population en Angleterre va obéir à ces nouvelles mesures car l’annonce de Boris Johnson s’est également avérée être une sorte de diversion par rapport à un scandale croissant.

    Pour repousser un scandale ?

    Suite à des informations selon lesquelles sa résidence du 10 Downing Street aurait organisé une fête de Noël en décembre 2020 en plein confinement quand les rassemblements étaient interdits. Pendant des jours, Johnson a nié qu’une fête ait eu lieu. Cependant, mercredi, une vidéo est apparue montrant des membres du personnel supérieur, dont la porte-parole du gouvernement Allegra Stratton, plaisantant sur la fête  lors de l’enregistrement d’une simulation de conférence de presse à Downing Street l’année dernière. La vidéo a intensifié les critiques de Boris Johnson, même de la part des  députés conservateurs.

  • Les diplômes français sont recherchés à l’international

    Les diplômes français sont recherchés à l’international

    Times Higher Education ? C’est l’édition du Times dédiée à l’éducation. Cette référence mondiale de la presse émet un classement international des universités les plus performantes en matière d’employabilité. La 11ème édition a été publiée en novembre et la France maintient sa deuxième place. Le classement des établissements français sur ce critère rebat les cartes des traditionnels classements d’écoles, souvent peu favorables à nos établissements.

    Ex aequo avec le Royaume-Uni

    Les jeunes diplômés français peuvent se targuer d’être parmi les plus attractifs aux yeux des entreprises du monde. C’est ce que révèle le classement annuel universitaire mondial de l’employabilité réalisé par le cabinet Emerging. Près de 11.000 managers opérationnels dans 22 pays ont participé à l’enquête et le résultat est sans appel : les universités et grandes écoles françaises sont celles, pour une deuxième année consécutive , qui récoltent le plus de votes (7,32 %) ex aequo avec le Royaume-Uni (7,29 %), loin cependant derrière les établissements américains.

    16 établissements dans le top 250

    L’Hexagone compte 16 établissements au top 250. Centrale Supélec – Paris Saclay est la mieux lotie (stable à la 22e place) suivie de près par HEC Paris, à la 25e, et Polytechnique, à la 30e. A noter : l’emlyon Business School (38) domine toutes ses concurrentes écoles de commerce comme l’Edhec (58), l’Essec (80) ou encore l’ESCP (91)… et arrive juste devant les Mines ParisTech (40), et même devant l’ENS (51) qui perd cette année 17 places. Preuve que lorsque le curseur est mis sur l’employabilité au niveau international, les cartes sont rebattues.

    Compétences réelles vs compétences académiques

    En 2020, les entreprises valorisaient d’abord l’excellence académique comme première qualité chez les jeunes diplômés. En 2021, ce sont les « graduate skills » qui les détrônent, c’est-à-dire : le leadership, l’adaptabilité, l’autonomie, le volontarisme… Bref, tout ce qui ne s’apprend pas de façon traditionnelle ou magistrale, si l’on en croit l’étude menée par le cabinet Emerging auprès des employeurs. Ce qui démontre que l’enseignement supérieur a un véritable pli à prendre dans son contenu pédagogique pour répondre aux besoins du marché du travail.

    Juste après, les entreprises recherchent quand même des « hards skills », en deuxième position devant l’expérience professionnelle qui rétrograde d’une place. Des compétences techniques précises qui vont contribuer à la « performance digitale » sont particulièrement valorisées, tout comme les universités qui ont totalement intégré cette nouvelle donne, y compris dans leur façon d’enseigner.

    Finalement, en 2021, on valorise moins l’excellence académique sur le CV que les compétences réelles et l’expertise.

    Etudier en France ?

    Aujourd’hui, les universités et écoles françaises proposent de nombreux partenariats avec des établissements dans le monde entier. Il est souvent possible de passer une ou plusieurs années dans d’autres pays et même de préparer un double diplôme valable à l’étranger !

    En tant qu’enfants d’expatriés ou jeune Français établis hors de France, vous disposez comme tous les nationaux français de la possibilité de faire vos études en France.

    Cérémonie de remise de diplômes à Centrale-Supelec – © Pics

    Accès et coût des études 

    La plateforme nationale Parcoursup, l’équivalence des diplômes, le choix d’un cursus… tout paraît si compliqué depuis l’étranger ! Cependant, il y a de nombreux dispositifs mis en place. Tout d’abord, il faut, si vous ou votre enfant est en fin de scolarité, entamer les démarches obligatoires auprès de Parcoursup et se renseigner sur les calendriers. La plupart des facultés ou des écoles ouvrent leurs inscriptions en début d’année.

    Il faut aussi prévoir le financement. À titre d’exemple, en 2019, le droit d’inscription à l’université pour les ressortissants européens était de 170€ pour une année en cycle de Licence et 601€ pour une année de cursus en formation d’ingénieur. À cela s’ajoutent les cotisations de sécurité sociale qui s’élèvent à 225€ par an. Pour les écoles, les frais de scolarité sont compris dans une fourchette de 2000 à 12 000 euros l’année, bien loin des tarifs des universités anglo-saxonnes.

    Pour le logement et le quotidien, de nombreuses aides sociales sont versées en France pour les “jeunes et étudiants”. Par cette notion, l’administration entend les moins de 26 ans.

    Elles concernent les jeunes à la recherche d’un emploi, en grande difficulté face à l’insertion professionnelle, les jeunes qui poursuivent leurs études (sous forme de différentes bourses), l’accès gratuit à certains loisirs…

    Afin de vous aider dans vos recherches, nous avons listé pour vous 18 dispositifs auxquels peuvent prétendre les jeunes et les étudiants. En cas de besoin, il est possible de se rapprocher de la mission locale pour les moins de 26 ans voire de s’informer auprès d’une assistante sociale.

    Vous pouvez retrouver les descriptifs des aides sur les différents site du gouvernement en cliquant sur les thèmes ci-dessous :

    Les aides aux étudiants

    Les aides au logement

    Les aides pour l’insertion professionnelle

    Les aides à la santé

    Les aides au transport

    Les aides au loisir

    Campus-France

    Pour les jeunes expatriés et leurs parents comme pour les étudiants étrangers, le Ministère des affaires étrangères et celui de l’Éducation nationale ont mis en place une plateforme dédiée.

    Campus-France maîtrise chacune des étapes et peut vous aider,  depuis l’orientation scolaires  (quel métier ? quelles études ?) jusqu’aux démarches administratives.

    dipo
  • Pénuries de professeurs pour le réseau scolaire à l’étranger

    Pénuries de professeurs pour le réseau scolaire à l’étranger

    Alors qu’Emmanuel Macron, en 2017, voulait doubler le nombre d’élèves dans le réseau homologué d’établissements français à l’étranger, à la fin de son mandat, on ne peut que constater qu’on est loin de l’objectif présidentiel. Parmi les raisons, la pandémie, mais aussi les limites budgétaires de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Étranger (AEFE).

    Le réseau ne se remet pas de la coupe budgétaire

    En effet, une coupe budgétaire de 33 millions d’euros, décidée à l’été 2017 a entrainé des suppressions de postes d’enseignants et une hausse des frais de scolarité à la charge des parents. À l’étranger, la scolarité d’un élève coûtait 4.290 euros par élève en 2012, c’est aujourd’hui un peu plus de 5.800 euros qu’il faut débourser chaque année pour scolariser son enfant, soit une hausse de plus de 25% en neuf ans.

    Tension sur le recrutement en France

    L’autre cause de cette pénurie vient de la tension dans les académies françaises. En effet, le manque d’enseignants sur postes dans plusieurs académies impacte sérieusement le détachement à l’étranger. Elle réduit à la fois les probabilités de départ à l’étranger des personnels des départements déficitaires et les possibilités de résidentialisation des titulaires en contrat local à l’AEFE.

    Ainsi plusieurs départements, déficitaires en ressources humaines, rechignent à laisser partir leurs enseignants et opposent des refus hélas souvent catégoriques aux demandes de détachement ou à leur renouvellement, ou même aux demandes de disponibilité.

    Plus de contrôle du Ministère de l’Éducation nationale  

    Le Ministère de l’Éducation nationale exerce, désormais, un contrôle beaucoup plus strict sur le nombre de détachements accordés à l’étranger. En resserrant tout d’abord le calendrier des procédures : toute demande de détachement ou de renouvellement de celui-ci doit être parvenue au Ministère de l’Éducation nationale avant le 31 mars. Au-delà de cette date, elle sera examinée à titre dérogatoire. Aucun détachement ne sera plus possible après le 1er septembre, sauf pour les détachés directement auprès des établissements dans un calendrier rythme sud.

    Le ministère écrit de plus dans une note de service qu’il n’accorde pas de détachement aux enseignants tant qu’ils n’auront pas réalisé deux années en France après titularisation. Il impose ou prétend imposer strictement cette règle dans tous les cas sans aucune dérogation possible.

    Détachement limité à six ans

    Le dernier point qui peut décourager les candidats à l’aventure AEFE, c’est la durée de détachement limitée à trois ans renouvelable une seule fois.

    Depuis 2019 sans aucune concertation préalable, le Ministère de l’Education nationale et celui des Affaires étrangères ont introduit une durée maximale en position de détachement : six ans consécutifs. À l’issue de cette période, les agents doivent accomplir au moins trois années de service effectif en France avant de solliciter à nouveau un détachement. Ces dispositions concernent les personnels obtenant un premier détachement ou un détachement pour un nouveau poste à l’étranger, depuis la rentrée 2019.

  • Les Français de l’étranger se sont activés pour le Téléthon

    Les Français de l’étranger se sont activés pour le Téléthon

    Le week-end du 4 décembre se déroulait le Téléthon. Évènement caritatif organisé depuis 1987 pour récolter des fonds afin de financer des recherches sur les malades génétiques neuromusculaires, depuis quelques années ce grand évènement a gagné les réseaux de Français de l’étranger.

    « Voir la banderole du Téléthon sur la grande muraille de Chine, c’est sublime » nous confie Marion Lovell-Virte, coordinatrice du Téléthon des Français de l’étranger. La grande fête de la solidarité a commencé en 2013 dans les réseaux des Français hors de France et depuis cette date, la mobilisation n’a jamais ralenti. Sauf cette année, peut-être.

    Un week-end marqué par la Covid-19 et les crises internes

    Il est toujours compliqué d’organiser des évènements à l’échelle mondiale, alors en cette année de pandémie mondiale et de crises majeures dans plusieurs pays, les Français de l’étranger en soutient au Téléthon ont rencontré maintes difficultés pour participer à l’évènement. De manière générale, les organisateurs sont restés sur leurs gardes. Quand des animations ont été annulées, d’autres n’ont tout simplement pas été programmées. En Éthiopie, par exemple, où la fête de solidarité a toujours été largement marquée, les Français sont tributaires de la guerre se jouant dans le pays et n’ont donc rien pu organiser. En Afrique du Nord, les collectes de fonds pour des pays étrangers sont interdites pour ne pas marcher sur les plates-bandes des associations locales. Pour parer à ce problème, les évènements sont généralement organisés autour des ambassades, des écoles et des cafés français, mais cette année il n’y a rien eu. Puis dans d’autres pays, le week-end a été reporté à une date ultérieure. L’Autriche, confinée partiellement depuis le 22 novembre à cause de la recrudescence du nombre de cas dans le pays, verra ainsi son week-end du Téléthon se dérouler en mars prochain.

    Banderole pour le Téléthon 2021 des Français de Shanghai – page Facebook du Téléthon des Français de l’étranger

    Des marches, des courses à pied et du vélo

    « Cette année nous sommes restés dans la sécurité. Il y a eu donc beaucoup de marches, de courses à pied et de vélo », nous explique Marion Lovell-Virte. Sur chaque continent, les Français vêtus de jaune, ont marché, couru et pédalé pour soulever des fonds afin d’aider les personnes atteintes de maladies génétiques neuromusculaires.

    Plusieurs villes ont été fidèles au poste, comme une école au Turkménistan où les enfants ont couru tout l’après-midi et ont organisé un marché de Noël dont les fonds récoltés sont reversés au Téléthon. De même en Guinée équatoriale. La ville de Huston aux États-Unis, organisera de son côté les Jeux Olympiques du Téléthon, le 12 décembre au Mémorial Park. Au programme, de la marche ou de la course autour du par cet défis sportifs comme le saut à la corde, les tirs au but, du step et « peut-être même un lancer de tong ».

    D’après la coordinatrice du Téléthon des Français de l’étranger, la mobilisation a été particulièrement forte en Chine et en Grande-Bretagne. Pendant que se déroulait une longue marche sur la Grande Muraille de Chine à Pékin, maintes animations en partenariat avec la marque de sport Décathlon, se sont produites à Shanghai. De leur côté, les Français établis en Grande-Bretagne n’ont pas été en reste. A Londres effectivement, les élèves de l’École internationale franco-anglaise se sont succédés toute la journée pour pédaler et alimenter en électricité les guirlandes du sapin de Noël de l’école.

    Une première estimation des montants soulevés

    L’édition 2021 du Téléthon a enregistré une nette hausse des fonds récoltés par rapport à celle de l’année passée, avec 73 millions d’euros recueillis ce week-end, contre 58,3 millions l’an dernier. Marion Lovell-Virte l’explique par le fait que les évènements ont pu se dérouler sans accrocher ce week-end en France, contrairement à 2020 car le pays était confiné à la même période. Cependant, comme nous l’avons vu plus haut, nombre de Français de l’étranger n’ont pas eu cette chance. Il faudra donc s’attendre à une baisse des dons terrains pour cette édition, toujours d’après notre source. En 2020, les Français du monde avaient glané environ 50 500€ uniquement grâce aux actions terrains. Par ailleurs, nous n’avons aucune certitude quant à une baisse des dons obtenus via Internet, qui s’étaient élevés à 281 000 € l’édition passée. De plus, nous ne pouvons pas avoir l’estimation finale des donations accordées par les Français de l’étranger, car des évènements sont encore en attente, dont les renseignements sont disponibles sur le site du Téléthon.

    Malgré les maints reports et annulations, le bilan du Téléthon 2021 des Français de l’étranger reste positif. Au même titre que les organisateurs, nous espérons cependant, revoir la banderole jaune du Téléthon s’élever au sommet du Kilimandjaro comme en 2016.

  • Joël Soudron, un Français caché en Afrique, est l’homme le plus recherché d’Europe

    Joël Soudron, un Français caché en Afrique, est l’homme le plus recherché d’Europe

    Europol a lancé vendredi 03 décembre sa campagne de recherches pour 2022. Parmi les  « Most Wanted », les fugitifs les plus recherchés, on découvre le nom d’un Français suspecté d’être en fuite en Afrique, Joël Soudron.

    Most Wanted List

    Europol espère avec cette liste annuelle mettre fin à la cavale de plusieurs criminels d’envergure. Chaque état membre est invité à inscrire une cible de haute intensité sur cette liste. Redoine Faïd ou encore Salah Abdeslam ont figuré en leur temps sur cette plateforme, accessible sur Internet. Et cette année, c’est un trafiquant de stupéfiants de haute volée qui intéresse les autorités françaises.

    Trafic de cocaïne

    Son nom est peu connu. Et pourtant à en croire les enquêteurs français, c’est un « gros poisson ». Joël Soudron, un Guadeloupéen de 42 ans, vient d’être inscrit par la France dans la liste des « Most Wanted », les fugitifs les plus recherchés par l’agence européenne Europol. Il est suspecté d’avoir organisé un vaste trafic de cocaïne entre l’Amérique latine, les Antilles et l’Europe. Mais surtout d’avoir blanchi des millions d’euros en Afrique francophone.

    Le Français Joël Soudron, inscrit sur la liste des « Most Wanted » par l’agence européenne Europol

    Localisé au Mali avant de s’enfuir

    Les enquêteurs spécialisés remontent jusqu’à lui pour la première fois en 2011, au cours d’une enquête faisant suite à une saisie douanière dans le port du Havre de 230 kg de cocaïne dans un conteneur en provenance des Antilles. Au cours des perquisitions, 280 autres kilogrammes de cocaïne et 230.000€ en numéraire seront saisis. Soupçonné d’être le commanditaire de ce chargement, Joël Soudron aurait été à la tête d’une trentaine d’expéditions de la sorte depuis 2005, sans jamais avoir éveillé le moindre soupçon.

    Depuis les policiers ont retrouvé sa trace à Bamako au Mali en 2016, il est alors interpellé sur place et remis à la France. Mais le 6 septembre 2018, il bénéficie d’une permission de sortie et se fait la malle en disparaissant des radars. « Il sort du lot, il est très discret, très intelligent, avec beaucoup de réseaux influents. On pense qu’il a blanchi beaucoup d’argent en Afrique francophone, notamment dans des sociétés immobilières. Il dispose aujourd’hui d’une surface financière astronomique sur le continent africain« , indique au micro d’Europe 1 le chef de la brigade nationale de recherche des fugitifs.

    Fausse identité

    Parmi les hypothèses de travail, les enquêteurs pensent qu’il coule aujourd’hui des jours heureux, très probablement sous une autre identité. Et qu’il a très certainement mis de côté le trafic international de stupéfiants, trop dangereux, pour se concentrer sur la valorisation de son butin blanchi. Tout renseignement susceptible de le localiser peut être déposé de façon anonyme sur la plateforme des « Most Wanted » d’Europol.

  • Macron présentera jeudi les priorités de la présidence française de l’UE

    Macron présentera jeudi les priorités de la présidence française de l’UE

    Emmanuel Macron tiendra une conférence de presse jeudi (9 décembre) pour présenter les priorités de la présidence française du Conseil de l’Union européenne, qui démarre le 1er janvier 2022 pour six mois.

    Le chef de l’Etat français, qui s’expliquera jeudi à 16H00 au palais de l’Elysée à Paris, « présentera les grandes priorités européennes que la France portera pendant la présidence », selon ses services, dans un contexte de débat concernant l’accueil des migrants ou la place de l’UE dans le monde.

    Emmanuel Macron, qui se présente en Européen convaincu, a déjà exprimé à plusieurs reprises l’importance qu’il attachait à cette présidence semestrielle, qui va coïncider avec les campagnes pour la présidentielle française des 10 et 24 avril puis pour les législatives prévues en juin.

    Ses objectifs sont de « renforcer la souveraineté européenne », notamment par l’autonomie militaire, de réformer les accords de Schengen, de faire avancer le « paquet climat » avec la taxation carbone et de rebâtir « un traité de paix et d’amitié avec l’Afrique » sous l’égide de l’UE.

    Cette présidence tournante du Conseil de l’UE, qui réunit les 27 pays membres mais ne gouverne pas la Commission, va permettre à la France d’animer les débats en fixant l’ordre du jour des réunions, et ainsi de mettre en avant ses priorités.

    Conseil de l’Europe, Palais de l’Europe par l’architecte Henry Bernard, à Strasbourg, France – Wikipédia

    Un sommet sur la défense est notamment prévu durant les trois premiers mois de la présidence, au cours desquels seront organisés les rendez-vous les plus importants, avant l’élection présidentielle.

    Emmanuel Macron devrait dévoiler jeudi la liste des villes dans lesquelles seront organisés plusieurs évènements de la présidence française et en dévoiler l’emblème, selon l’Elysée.

    Parallèlement, le Premier ministre Jean Castex doit réunir le même jour les présidents de groupes parlementaires du Parlement européen et son président David Sassoli.

  • Un expat à l’origine de la révolution du capital-risque

    Un expat à l’origine de la révolution du capital-risque

    Le capital-risque a révolutionné l’économie de ces soixante dernières années. Quelques milliers d’investisseurs installés, initialement sur la côte ouest américaine, ont parié très tôt sur des entreprises spécialisées dans la haute technologie dont certaines sont devenues les fameuses GAFAM. Le capital-risque (« venture capital » en anglais) est un segment du capital-investissement, spécialisé dans le financement de jeunes entreprises innovantes à haut potentiel de croissance.

    Georges Doriot, professeur de management à Harvard, une des dix personnalités qui a changé le monde des entrepreneurs

    La naissance de ce segment est attribuée à un professeur français de management à Harvard, Georges Doriot qui est également à l’origine de l’INSEAD. Le Wall Street Journal considère qu’il figure parmi les dix personnalités qui ont changé le monde des entrepreneurs.

    Si un Français est à l’origine du capital-risque, l’Europe n’a pas su exploiter cette invention jusqu’à une date récente.

    Le capital-risque, l’arme secrète des États-Unis ?

    Si le monde de la bourse et des actions cotées est en repli, en revanche, le marché du capital-risque est en forte croissance avec des apports annuels de fonds sans précédent. Plus de 450 milliards de dollars sont attendus en 2021 aux États-Unis. Cet apport d’argent constitue une force pour l’innovation et la croissance mais peut se révéler contreproductif en conduisant à la survalorisation de start-up et à des investissements sans réels intérêts économiques.

    Le capital-risque est né dans les années 1960 avec des acteurs voulant se différencier des financiers de Wall Street et de la côte est. L’objectif était au départ de financer de manière quasi artisanale des entrepreneurs à fort potentiel. Malgré des investissements relativement modestes au fil des décennies, les fonds de capital-risque américains ont créé des entreprises qui valent aujourd’hui au moins 18 000 milliards de dollars. Cette montée en puissance est la conséquence de l’ascension vertigineuse des grandes plateformes technologiques comme Google et des entreprises technologiques comme Apple.

    Le capital-risque a, lors des dix dernières années, offert aux investisseurs des rendements sans précédent, plus de 17% par an. De nombreux fonds ont réalisé des résultats bien plus élevés.

    Par ses succès, le capital-risque s’est diffusé et a conquis l’ensemble de la sphère financière. Les caisses de retraite, les Organismes de Placement Collectif, les fonds souverains, etc., ont investi dans ce type de placement. Le contexte de taux bas les y a également incités.

    Une diffusion accélérée et mondiale

    Sur les dix premiers mois de l’année, près de 600 milliards de dollars de transactions concernant le capital-risque ont été enregistrées, soit dix fois le niveau d’il y a dix ans. Si initialement, le capital-risque est une affaire américaine, il s’est diffusé à l’ensemble des pays. En 2021, 51% des transactions en valeur a été réalisé en dehors des États-Unis. La Chine a été, ces dernières années, un pays actif en matière de capital-risque mais la décision du Président Xi Jinping, de contrôler le secteur de la haute technologie a réduit à néant ou presque les prises de participation.

    Le capital-risque connaît un essor important dans les autres pays d’Asie et en Europe. De nouveaux secteurs d’activité attirent de plus en plus de fonds de capital-risque. Les investissements dans les énergies propres, l’espace et la biotechnologie sont en forte progression. Les apports des fonds de capital-risque ont doublé en trois ans dans ces secteurs.

    Les GAFAM, des entreprises devenues des multinationales grâce au capital-risque

    Risques et avantages

    Le développement de ce segment financier n’est pas sans s’accompagner d’excès. L’abondance des capitaux peuvent rendre les entreprises et leurs bailleurs de fonds complaisants. Sur les cent premières entreprises ayant bénéficié des apports le plus importants en 2021, 54 enregistrent des pertes s’élevant au total à 71 milliards de dollars. La gouvernance des entreprises peut laisser à désirer avec de réels conflits d’intérêts. Un autre danger est que, comme pour toute classe d’actifs, les rendements sont dilués à mesure que l’argent afflue.

    Le risque de krach sur le segment du capital-risque est relativement faible en raison du faible endettement des entreprises concernées. Les avantages du capital-risque dépassent de loin ses faiblesses. Ce dernier permet de financer l’innovation de manière plus importante que le marché des capitaux traditionnels.

    Les grandes entreprises doivent avant tout préserver la valeur de leurs actions, ce qui les contraint en permanence à réduire leurs coûts et donc parfois leurs investissements.

    L’Europe est-elle rétive au capital-risque ?

    L’Europe est-elle rétive au capital-risque et aux entreprises à fort potentiel? L’absence d’entreprises de taille internationale européennes dans le secteur de l’information et de la communication donne l’impression que le vieux continent est hostile aux entrepreneurs. Cette idée peut sembler absurde au regard de l’histoire. Le développement des bourses a permis également de drainer de l’argent pour développer les entreprises. Des circuits de financement se sont multipliés grâce aux banques tout le long du XIXe et au début du XXe siècle favorisant l’émergence de nouvelles entreprises. Renault, Mercedes, Porsche, Peugeot, Wendel, Schneider, l’Oréal. Les deux grands conflits mondiaux, avec les destructions qu’ils ont engendrées ont brisé l’élan créatif de l’Europe. Le renouvellement des entreprises y est plus faible qu’aux États-Unis. Le rôle clef joué par les entreprises publiques et une aversion plus forte aux risques peuvent expliquer cette différence de part et d’autre de l’Atlantique. Avec la révolution numérique, le fossé s’est accru.

    L’Europe absente ou presque dans le domaine de l’informatique l’est tout autant dans celui des techniques de l’information et de la communication. Si la capitalisation d’Apple, Microsoft ou de Google dépasse 2 000 milliards de dollars, aucune des jeunes entreprises européennes n’a atteint les 100 milliards de dollars. L’entreprise d’origine suédoise, Skype permettant de réaliser des échanges audio et vidéo a été rachetée en 2011 pour 8,5 milliards de dollars par Microsoft. Spotify, une application de musique en ligne, qui est également suédois, est valorisé à hauteur de 48 milliards de dollars. L’entreprise d’édition de logiciels allemande, SAP, fondée trois ans avant Microsoft, en vaut moins d’un quinzième. La capitalisation de Dassault System, premier éditeur de logiciels en France et deuxième en Europe, est de 78 milliards de dollars contre 2 450 milliards pour Microsoft.

    La fuite vers la Silicon Valley

    Indéniablement, ces dernières décennies, les entreprises européennes n’ont pas eu la possibilité de drainer des capitaux suffisants, et de nombreux chercheurs et inventeurs sont partis dans la Silicon Valley exploiter leurs talents. Cependant, depuis quelques années, l’état d’esprit change. Dans les années 2000, les entreprises européennes captaient moins d’un dixième de l’argent du capital-risque investi dans le monde, soit un montant inférieur au poids de l’Europe dans le PIB mondial (environ 25%). En 2021, l’Europe a réussi à drainer au profit de ses entreprises 18% des ressources des fonds de capital-risque, selon la société de conseil néerlandaise, Dealroom.

    65 bassins d’emploi en Europe accueillent en leur sein des jeunes entreprises à fort potentiel, « les licornes », valorisées à plus d’un milliard de dollars. Les rendements proposés par les fonds de capital-risque européen sont comparables à ceux des États-Unis. Si jusque dans les années 1990, le parcours modèle pour un jeune était d’intégrer une grande entreprise, si possible dans la sphère financière, depuis quelques années, le secteur des start-up attire de plus en plus les jeunes talents.

    Un nouveau souffle pour les start-up

    Avec les États-Unis, une différence demeure. Les créateurs d’entreprise ont tendance, en Europe, à vendre cette dernière rapidement afin de bénéficier de plus-values substantielles. Ils sont incités à le faire par les grandes entreprises qui tentent ainsi de maîtriser la concurrence des start-up. Les cessions interviennent avant l’arrivée à maturité des entreprises qui sont souvent absorbées par de grands groupes. L’unification réelle des marchés de capitaux et l’instauration d’un marché européen concurrentiel faciliteraient l’émergence d’entreprises technologiques de taille mondiale même si la langue et les pratiques diffèrent d’un État à l’autre. Les succès de Vinted, une application de produits d’occasion d’origine lituanienne, ou de Spotify, prouvent que l’Europe n’est pas une terre réfractaire au digital.

  • France – Covid : « Lever le pied sur les interactions sociales »

    France – Covid : « Lever le pied sur les interactions sociales »

    A moins de trois semaines de Noël, la France prend de nouvelles mesures pour limiter les interactions sociales face à l’évolution de la pandémie de Covid-19. Pas de panique, Jean Castex et Olivier Véran, qui se sont exprimés ce lundi 6 décembre quelques heures après le conseil de défense sanitaire qui s’est tenu à l’Elysée à la mi-journée, ont fait des annonces limitées. Il n’y pas de changement pour passer les frontières (ouf). On les détaille ci-dessous.

    Protocole 3 dans les écoles

    Cette évolution ne touche que les établissements en France, ceux situés à l’étranger répondent aux normes édictées dans les pays hôtes.

    Avec le niveau 3 du protocole sanitaire dans les écoles, les élèves et le personnel devront porter le masque en intérieur et en extérieur. Il faudra également de nouveau limiter les brassages par niveau et par classe pendant la restauration.

    Concernant les activités sportives, seules celles de basse intensité, compatibles avec le port du masque et les règles de distanciation, sont autorisées en intérieur. A ce stade, il n’est en revanche pas prévu d’avancer les vacances scolaires.

    Vaccination pour les 5-11 ans

    La vaccination des 5-11 ans sera ouverte, sans être obligatoire, pour les enfants les plus fragiles à partir du 15 décembre. L’ouverture à tous les enfants de 5-11 ans, en attente d’autres avis scientifiques, sera envisagée d’ici la fin de l’année. Les petits expatriés pourront aussi en profiter avec l’accord des parents lors de leur passage en France sur le modèle de ce qui avait été fait pour les adultes. Pour ceux nés hors de France, il faudra donc prévoir de demander la création d’un numéro de sécurité sociale. Pour cela, il faut contacter la CPAM dont les parents dépendaient avant de quitter le territoire national.

    Credit: SIPA/2111260856

    Le monde de la nuit referme ses portes

    Après une rouverture en juillet, les discothèques sont à nouveau les seuls établissements à devoir fermer leurs portes. Les risques de contamination y sont le plus élevés selon l’étude ComCor de l’Institut Pasteur.

    Elles avaient dû rester fermées durant 15 mois. Elles vont à nouveau être victime de la vague actuelle de Covid.

    Le Premier ministre Jean Castex ferme pour les quatre prochaines semaines des discothèques sur le territoire français. Bye Bye la soirée de la St Sylvestre !

    Télétravail et pas de soirées de fin d’année

    Il n’y a pas que les fêtards qui sont privés de fêtes de fin d’année. Dans le milieu professionnel, il faudra aussi limiter les moments festifs en limitant les « cérémonies de voeux » ou encore les pots de départs.

    Le Premier ministre a aussi demandé aux entreprises d’être responsable et demande la mise en place dès que possible de 2-3 jours de télétravail. Dans la fonction publique, dès lundi prochain, les fonctionnaires seront 3 jours en télétravail. Cette mesure s’applique aussi au personnel consulaire, il y a donc de fortes chances que les rendez-vous deviennent de nouveau rares dans les consulats dans le monde.

    Fête de fin d’année en service minimum

    S’agissant des moments festifs, le Premier ministre apppelle à reporter les événements dans les lieux comme les salles de fêtes ou les restaurants.

    En outre, le chef du gouvernement précise qu’en extérieur, dans les lieux où il y a des rassemblements importants et ou on consomme (donc pas de port de masque), la mise en place du passe sanitaire sous l’autorité du Préfet sera renforcée.

    Pas de changement pour les restaurants et les bars

    Le passe sanitaire restera bien exigé mais aucune jauge de fréquentation ni heure de fermeture anticipée des établissements ne seront appliquées.

  • Bruits de bottes, guerres sans bruit.

    Bruits de bottes, guerres sans bruit.

    Quand il n’y a plus de gendarme, les voyous s’activent. Le gendarme américain ayant fait savoir, depuis Obama, qu’il se mêlerait de moins en moins des conflits du monde, les malins qui croient que le rapport de forces est l’alpha et l’oméga de la politique agitent missiles, kalachnikovs et pirates du cyber.

    L’uranium étant suffisamment enrichi, les Iraniens reviennent à la table des négociations, quand il n’y a plus grand-chose à négocier. Les Européens, attachés à un accord non appliqué devenu inapplicable, essaient de sauver quelque chose, on ne sait exactement quoi, si ce n’est cet état ô combien fragile : la paix. 

    Ah, la paix, est-ce la paix ? Il n’y a pas de semaine sans que les Israéliens ne détruisent des bases iraniennes, et que les Iraniens ne les réinstallent en Syrie, Irak, Iran, Liban. L’armée israélienne attend de lancer l’attaque ultime contre les sites nucléaires ; elle n’est freinée que par les Américains, qui sont leurs pourvoyeurs en pièces de rechange.

    Une guerre ouverte en Iran est elle possible ? Au Maroc ? En Ukraine ?

    Le conflit au Moyen Orient n’est pas qu’au Moyen-Orient : Le Maroc a signé des accords militaires avec Israël. Réponse à l’Algérie, qui, avec la première armée du continent africain, a rompu ses relations diplomatiques avec le Maroc, interdit le survol de son territoire aux avions français de l’opération Barkhane, resserré encore ses liens avec les Russes. Une guerre ouverte est-elle possible ? Désigner un ennemi pour renforcer l’union nationale autour de soi est une tentation banale. Mais, avec une trentaine de généraux en prison, l’armée algérienne est divisée. Un conflit ouvert pourrait se retourner contre le régime actuel. Pourtant, l’impasse dans laquelle s’emprisonne le pouvoir peut mener à une tentative de sortie désespérée. 

    Russes et Turcs sont déjà en Lybie et en Syrie. Ils s’intéressent à l’Afrique. En Ethiopie, un pays de 30 millions d’habitants en 1970, 115 millions aujourd’hui, la guerre interne menace 400.000 personnes de famine. Aucun des conflits d’Afrique, continent qui connait le plus de guerres, plus d’une dizaine, n’est déstabilisatrice pour le monde, raison pour laquelle les guerres durent et perdurent.

    Troupes de l’armée libyenne entrainées par les Russes et les Turcs . (Photo by Mahmud TURKIA / AFP)

    Le scénario cauchemar de la confrontation militaire” est de retour en Europe, selon Lavrov

    Ce n’est pas le cas des conflits qui bordent l’Europe. Les troupes russes campent aux frontières de l’Ukraine. Comme les Russes ont déjà envahi la Crimée et soutiennent les séparatistes du Donbass, où l’on compte déjà 13.000 morts, le risque d’une opération militaire est jugé crédible, d’autant que les Américains ont parfois lâché leurs alliés, que les Ukrainiens ne sont pas dans l’Otan, que les Européens sont prêts à tout sauf à un conflit. Selon Lavrov, le ministre russe, « le scénario cauchemar de la confrontation militaire est de retour en Europe ». Le Washington Post annonce l’invasion de l’Ukraine en janvier avec 175.000 hommes. 

    Ce qui retient Poutine, ce sont les Ukrainiens. Ils ont reçu plusieurs milliards d’aide américaine pour s’armer. La Russie ne va pas si bien pour oser, ni si mal pour tenter.

    Et ce qui retient les Américains en Ukraine comme en Iran, c’est encore et toujours la Chine. Vieille histoire : Un conflit ici donnerait l’occasion, là bas, d’étendre le joug. Biden, Poutine et Xi Jinping ont ces dossiers sur leur bureau : Un dérapage en Algérie, une explosion en Ukraine, ne serait-ce pas une occasion pour la Chine à Taïwan ? 

    Qu’est ce qui retient la Chine ? Le temps long. Elle considère que, comme Hong-Kong, Taïwan tombera « le moment venu », sans avoir besoin de combattre. Le rapport de forces financier, économique, technologique, jouera pour elle, pense-t-elle. Dés que les Américains seront moins dépendants pour les  semi-conducteurs (90% des puces les plus avancées sont fabriquées à Taïwan), ils s’y intéresseront moins.

    La guerre « hors limite » a commencé 

    Une autre guerre a commencé, la guerre sans bruit. En 1999 déjà, deux officiers chinois théorisaient la guerre nouvelle. La guerre n’est plus « l’usage de la force pour obliger un ennemi à se plier à sa volonté » mais « l’utilisation de tous les moyens, militaires ou non, pour obliger l’ennemi à se soumettre à ses intérêts ». La distinction entre le civil et le militaire s’efface, tout peut être une arme : monnaies, logiciels, médias, médicaments, réseaux sociaux, virus bactériologiques … ou informatiques.

    La cyberguerre est en action. Israël développe une stratégie d’utilisation des forces « classiques » et des forces « cyber ». Après un virus lancé avec succès contre les centrifugeuses en 2020, une cyberattaque a paralysé récemment 4300 stations services. Sans essence, l’Iran était paralysé. Une panne à Paris ou Londres, une coupure de courant à New York sont du même ordre.

    En France, le nombre de cyberattaques contre les ministères a doublé

    Les pannes électriques furent des essais un peu trop voyants. Les Russes ne se privent pas de tester les attaques sur les entreprises américaines. En France, le nombre de cyberattaques contre les ministères recensés en 2021 a doublé par rapport à 2020 (158 attaques). 

    Après la guerre cyber, la guerre quantique : les Etats-Unis ont inscrit sur leur liste noire huit sociétés chinoises qui travaillent sur les technologies quantiques. L’enjeu est d’être les premiers à mettre au point des technologies de cryptage et décryptage dans les communications, la navigation, la détection des mouvements. La Chine aurait investi 50 milliards dans ce domaine. Que deviennent les sous-marins si on peut les repérer sous l’eau grâce à la technologie quantique ? A quoi servent chars ou missiles, stations spatiales, sans système de guidage ? Est-ce à dire que la guerre du futur rendra inutile la vieille guerre, la sanglante ? Un terroriste fera toujours l’actualité avec un cutter. Il faudra toujours des hommes pour occuper un quartier, une région, une ville: les Talibans en 4×4 l’ont montré. C’est peut-être mieux : seul les carnages visibles et crus de la guerre la rendent insupportable.

    L’immense majorité des pirates viennent de quelques pays : Russie, Chine, Iran.  

    « La guerre invisible », celle qui ne fait pas de bruit, pas de morts, ne détruit pas de villes, se développe. Personne ne veut s’en priver, sauf par peur de représailles, comme d’habitude.

    Le paiement d’un tribut, en raison de menaces et d’actes de guerre, se fait déjà. Quand Interpol arrête, la semaine dernière, mille cybercriminels et saisit quelques dizaines de millions de dollars, le coût de la cybercriminalité dans le monde est estimé à 6000 milliards de dollars par le World Economic Forum. Chiffre fou. L’Agence de Cybersécurité Européenne estime que 10 milliards d’euros de rançon ont été payés en 2019. Près de 45% des entreprises américaines sont visées chaque année, une toutes les 14 secondes.

    Est-ce du crime organisé ou de la guerre ? L’immense majorité des pirates viennent de quelques pays : Russie, Chine, Iran. Un hasard ? Toute action engendre réaction. Ou un accord.

    Dominati
    Laurent Dominati

    Laurent Dominati

    a. Ambassadeur de France

    a. Député de Paris