6 ans après les attentats, les hommages en plein procès

6 ans après les attentats, les hommages en plein procès

La cérémonie a débuté au Stade de France ce samedi matin, puis les hommages se sont poursuivis devant les restaurants attaqués pour s’achever au Bataclan, devant la plaque commémorative, dévoilée en 2016.

Stade de France, Bataclan, etc.

Six ans après l’horreur, la commémoration du 13 novembre organisée ce samedi fut plus symbolique que jamais, au moment où le procès historique actuellement en cours éprouve les victimes et façonne la mémoire collective de ces attentats. La pandémie avait empêché les victimes de se rassembler en 2020, avec une cérémonie réduite au minimum pendant le confinement. L’hommage de cette année est lui marqué par l’épreuve du procès, qui ravive depuis septembre avec force détails le souvenir de l’attaque terroriste la plus meurtrière jamais commise en France.

«Le procès nous a tous rapprochés et il y a une envie très forte de se retrouver dans un cadre commémoratifLa commémoration va cristalliser un renforcement des liens entre les victimes. »

Arthur Dénouveaux, le président de l’association de victimes Life for Paris

Accompagné notamment de la maire de Paris Anne Hidalgo, le Premier ministre Jean Castex s’est rendu ce matin au Bataclan, devant le Stade de France et sur des terrasses de cafés à Paris, où des commandos téléguidés par le groupe État islamique (EI) avaient tué 130 personnes et fait plus de 350 blessés en 2015, semant l’effroi dans le pays.

Plaque commémorative des attentats face à un restaurant attaqué le 13 novembre 2015

Les commémorations

Cette série d’hommages intervient deux semaines à peine après la fin de la première phase du procès, où plus de 350 parties civiles ont retracé à la barre le déroulé de cette soirée apocalyptique. Stress post-traumatique, culpabilité du survivant, décalage persistant avec le reste de la société… Pendant un mois, les témoignages des victimes et de leurs proches ont révélé les cicatrices indélébiles et l’ampleur des dégâts psychologiques de ces attentats sur des centaines de vies brisées.

Pour affronter le reste de l’audience, qui doit se poursuivre jusqu’à fin mai, «les gens sentent qu’il faut se serrer les coudes», résume M. Dénouveaux. «Partager toutes ces expériences à la barre, ça a aussi accru le sentiment d’appartenir à une communauté qui a du sens. » D’où un besoin encore plus fort de participer aux commémorations, «seul moment où une catharsis collective peut se faire», ajoute ce rescapé du Bataclan.

Cette année, son association enregistre une cinquantaine de participants supplémentaires à la cérémonie qu’elle organisa à la mairie du 11e arrondissement, après les différents hommages nationaux.

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