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  • Economie française : les choses sérieuses commencent maintenant 

    Economie française : les choses sérieuses commencent maintenant 

    En 2021, La France a connu une croissance sans précédent depuis 50 ans. Il s’agit de la réplique inversée de la contraction tout aussi historique de 2020. La progression du PIB de 7 % est en soi rassurante et témoigne de la résilience de l’économie française après le brutal arrêt sur image intervenu lors du premier confinement. Elle est avant tout le résultat de l’effort consenti par les pouvoirs publics pour préserver le niveau de vie des ménages et maintenir en état les entreprises. Elle témoigne de la validité de certaines lois économiques d’inspiration keynésienne, l’injection de liquidités permettant de soutenir l’activité. 

    Pour autant, il convient de rester mesuré face aux résultats économiques de l’année 2021. La consommation n’a fait que retrouver son niveau d’avant-crise. Malgré la forte amélioration du marché de l’emploi, les ménages demeurent prudents en cette période de fortes incertitudes. Ils n’ont pas réellement pioché dans leur épargne « covid », une épargne de plus de 150 milliards d’euros. Celle-ci reste en grande partie logée sur les comptes courants dont l’encours dépasse les 500 milliards d’euros et sur les livrets d’épargne réglementés ou non.

    Les Français préservés des effets économiques de la crise sanitaire 

    La production française reste encore en-deçà de son niveau d’avant-crise. Le déficit de production de biens s’élevait à 5,6 % et il est même de 27 % pour les matériels de transport. Le commerce extérieur français reste, par ailleurs, le talon d’Achille de la France avec des exportations qui augmentent bien plus vite que les importations. Enfin, il convient de ne pas oublier que la croissance 2021 a été obtenue au prix d’un déficit public imposant qui alimente une dette publique gargantuesque. Celle-ci dépasse désormais 115 % du PIB. 

    Au regard du contexte, les Français peuvent se réjouir d’avoir été, pour une large majorité d’entre eux, préservés des effets économiques de la crise sanitaire, mais cela ne présage pas de l’évolution des prochaines années. Si 2022 devrait être une année de transition, il devrait en être autrement en 2023 et 2024, avec notamment la fixation de nouveaux critères budgétaires européens, nécessaires pour assurer la pérennité de l’euro.

    La réduction des déficits ne sera pas indolore

    La réduction des déficits ne sera pas indolore d’autant que les besoins de financement pour la retraite, la dépendance, la santé, l’éducation ou la transition énergétique explosent. Les pouvoirs publics seront contraints d’effectuer de délicats arbitrages. Pour contrecarrer les effets de l’assainissement budgétaire et ceux de l’inflation, les ménages puiseront-ils dans leur bas de laine ? Dans le passé, dans des contextes similaires, ces derniers ont plutôt eu tendance à renforcer leur épargne de précaution par crainte d’une détérioration de la situation économique et sociale.

    Les crises accélèrent les mutations économiques 

    Les crises et en particulier celles provoquées par les épidémies accélèrent toujours les mutations économiques tout en générant une forte instabilité dont l’inflation est l’une des premières manifestations. La numérisation et la décarbonation des activités provoquent des changements rapides. Le retour de l’inflation rebat les cartes avec, à la clef, de nombreux perdants, parmi ceux dont les revenus ne sont pas indexés. 

    Si en 2022, année électorale oblige, les ménages ne devraient pas souffrir de mesures pénalisantes pour leur niveau de vie, rien n’est garanti pour les années à venir d’autant plus que la France devra rapidement limiter l’ampleur de son déficit extérieur. Une amélioration de la compétitivité peut passer par l’obtention de gains de productivité ou par un ralentissement de la demande intérieure et une forte maîtrise des coûts notamment salariaux. Souhaitons que la première solution s’impose ! 

  • Une »solidarité obligatoire » sur l’immigration en Europe ?

    Une »solidarité obligatoire » sur l’immigration en Europe ?

    Les ministres de l’Intérieur de l’UE se sont mis d’accord pour rendre le principe dit de « solidarité » obligatoire sur l’immigration en Europe, a annoncé le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin, jeudi (3 février).

    La France s’est fixé pour objectif de développer une réglementation visant à rendre la solidarité plus contraignante lorsqu’il s’agit de répartir les réfugiés entre les États membres du bloc. Ils estiment que c’est aux États membres de décider d’accepter plus de réfugiés ou de soutenir financièrement ceux qui sont prêts à les laisser entrer.

    « Tout le monde est d’accord pour dire qu’il y a une part importante de responsabilité et une certaine solidarité obligatoire », a déclaré M. Darmanin lors de la conférence de presse qui a suivi la réunion informelle des ministres de l’Intérieur de l’UE.

    Cette solidarité obligatoire « ne sera pas facultative », a-t-il souligné. « S’il n’y a pas de répartition, il y aura un plus grand soutien sur le plan financier », a également déclaré le ministre français de l’Intérieur, ajoutant que « nous avons besoin de plus de solidarité sur la question de la répartition [des réfugiés] ».

    La manière dont cela se déroulera dans la pratique sera négociée en détail lors de la réunion du Conseil des ministres de l’Intérieur le 3 mars, bien que tous les États membres soient censés soutenir cette approche « en principe ».

    Nous avons « le soutien le plus total des États membres », a déclaré la commissaire européenne aux Affaires intérieures, Ylva Johansson, ajoutant que l’atmosphère de la réunion avait été « très positive ».

    Jusqu’à présent, la répartition des réfugiés dans l’UE et le soutien financier des États désireux de les accueillir ont été purement volontaires.

    Le duo franco-allemand

    L’initiative française rejoint largement la position de l’Allemagne.

    Début janvier, la ministre allemande de l’Intérieur, Nancy Faeser, a appelé à la formation d’une « coalition d’États membres réceptifs » pour relancer les négociations bloquées sur le paquet « migration et asile » de l’Union européenne.

    Mme Faeser a également salué la proposition française, que le Président Emmanuel Macron a présentée mercredi (2 février).

    En ce qui concerne la solidarité obligatoire, « nous voulons avancer ensemble avec la France », a déclaré Mme Faeser à l’approche de la réunion. « C’est ce qu’on appelle la nouvelle solidarité, et nous allons travailler très étroitement avec la France sur ce sujet », a-t-elle ajouté.

    Pour l’Allemagne, la question de l’accueil des personnes ayant besoin de protection est également liée à la politique générale d’immigration du pays.

    « Il s’agit d’une immigration ciblée, dont nous avons besoin partout sur notre marché du travail », a déclaré Lars Castellucci, député au Bundestag pour le parti social-démocrate (SPD), dont la nomination en tant que porte-parole de la politique migratoire de son parti devrait être confirmée la semaine prochaine.

    L’objectif est de créer des voies d’immigration sûres afin que « moins de personnes aient à emprunter des itinéraires dangereux », a encore souligné M. Castellucci.

    Dans les négociations à venir sur le principe de « solidarité obligatoire », l’Allemagne est également prête à faire des compromis. La solidarité pourrait également signifier que « les pays qui ne veulent pas accueillir de réfugiés devraient s’impliquer davantage dans la surveillance des frontières » ou contribuer financièrement, a également déclaré le député social-démocrate.

    « Toutefois, il est clair qu’aucun État membre de l’UE ne peut rester complètement à l’écart de la politique d’asile commune, car ils ont tous signé les traités », a conclu M. Castellucci.

    Qui est à bord ?

    On peut toutefois se demander quels seront les États membres de l’UE qui participeront effectivement à l’initiative franco-allemande.

    L’annonce allemande d’une « coalition de ceux qui sont prêts à accueillir des réfugiés » a suscité peu de réactions dans l’ensemble de l’Union.

    EURACTIV a constaté que, en dehors de l’Autriche, aucun débat public sur la question n’a eu lieu dans aucun État membre de l’UE.

    De plus, la plupart des ministères de l’Intérieur contactés par EURACTIV ont déclaré qu’ils n’avaient pas discuté de la proposition allemande en interne.

    Selon le ministre de l’Intérieur allemand, 12 États membres font actuellement partie de ceux qui sont « prêts à accueillir » des réfugiés. Il n’a toutefois pas été possible de confirmer de quels États il s’agit malgré plusieurs demandes d’informations envoyées au ministère de l’Intérieur.

    Selon certains cercles de ministres de l’Intérieur de l’UE, ce chiffre serait exagéré.

    Par conséquent, la forme que prendront les négociations sur la « solidarité obligatoire » reste à voir.

    Récemment, le 21 janvier, 16 États membres de l’UE ont proposé une orientation plus restrictive de la politique migratoire de l’UE. Dans une déclaration commune, les États membres ont principalement appelé à une protection plus rigoureuse de la frontière extérieure de l’UE pour empêcher la « migration illégale » ainsi qu’à une politique de retour plus restrictive.

    Parmi les signataires figurent également Malte et la Grèce, qui sont favorables au principe de la répartition mais s’opposent avec véhémence à un accroissement du nombre de migrants admis dans l’UE.

    Le ministre français de l’Intérieur a toutefois souligné le fort soutien dont bénéficient ces règles de solidarité obligatoires.

    « La solidarité est, bien sûr, importante pour les pays méditerranéens, mais également pour les États de l’Est de l’UE. La solidarité contribuera à la répartition, et elle sera contraignante », a déclaré M. Darmanin.

  • Les candidats à la présidentielle et l’expatriation

    Les candidats à la présidentielle et l’expatriation

    Près de deux millions de Français sont inscrits sur la liste électorale consulaire. Sauf surprise, le corps électoral à l’étranger n’aura jamais été aussi important pour une élection présidentielle . La force électorale des expatriés est donc considérable, dépassant celle d’une région moyenne en France. Ainsi en 2017, Macron a remporté 93 % de nos suffrages au second tour et a obtenu dès le premier tour des scores spectaculaires, parfois plus de 50% dans certaines zones. Si Macron avait obtenu chez les Français de l’étranger son score moyen en métropole, il n’aurait pas été qualifié pour le second tour. C’est dire l’enjeu pour tous les partis qui doivent mobiliser leurs troupes pour l’élection de 2022. Mais que pensent les candidats de l’expatriation ? Nous avons glané pour vous les avis des candidats à la présidentielle.

    Emmanuel Macron : celui qui voulait faire rentrer les expatriés

    Emmanuel Macron avait comme ambition de faire retourner en France un maximum de Français de l’étranger, il l’avait annoncé dès le début de son mandat.

    «Revenez! La terre de conquête, c’est la France»

    Emmanuel Macron à New-York le 20 septembre 2017

    Si les expatriés ont, pour une partie, bien pris le chemin du retour en France, ce n’est pas pour les raisons évoquées en 2017. C’est la Covid-19 qui a mis à terre de nombreux projets de vie et qui a poussé nos compatriotes à se réinstaller sur le territoire national.

    Valérie Pécresse

    Décidément c’est l’ambition commune de nombreux candidats, rapatrier toutes les forces de la Nation, car oui Valérie Pecresse espère que les expatriés rentreront et en particulier dans sa région. En tout cas, c’était sa volonté en 2016 alors que le Brexit pointait le bout de son nez.

    « Je me tiens prête à ce que la région Ile-de-France redevienne la terre d’accueil de tous ceux qui ont eu l’idée de partir« 

    Valérie Pécresse, invitée de l’émission Questions d’info sur LCP avec l’AFP le 22 juin 2016

    Marine Le Pen

    Si Marine Le Pen ne veut pas de nouveaux immigrés en France, ce n’est pas pour que ses compatriotes en soient dans d’autres pays. Et elle est inquiète en particulier pour les moins de 30 ans qui sont trop nombreux à tenter l’aventure hors de France à son goût.

    « Une perte de substance pour notre pays, une perte pour notre économie, une perte de vitalité, de richesse, du capital humain que représentent ces moins de 30 ans »

    Marine Le Pen invitée du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro le 28 novembre 2021

    Et pour freiner ce phénomène, elle propose même d’exonérer les jeunes d’impôt sur le revenu.

    Jean-Luc Mélenchon

    Le candidat de la France insoumise a une lubie et ce depuis longtemps, mettre fin à l’évasion fiscale de certains expatriés. Pour cela, il a une idée radicale, sur le modèle des USA, imposer les citoyens français où qu’ils soient, le fameux impôt au passeport.

     »L’impôt sera donc universel. Qu’on ne me dise pas que ce n’est pas possible, puisque ça se pratique aux États-Unis et M. Mulliez (Auchan, Décathlon et Leroy Merlin, etc.) comme les autres, paiera ses impôts en France »

    Jean-Luc Mélenchon à Tourcoing en 2016

    Anne Hidalgo

    Anne Hidalgo, fille d’immigrés espagnols, connait bien la problématique des expatriés qui scindent leur coeur et leur temps entre deux pays.

    « L’Andalousie c’est ma terre, Paris ma ville et la France mon pays« 

    Anne Hidalgo dans le journal Andaluces Diaro en 2013

    Si elle partage des sentiments et des expériences avec les Français de l’étranger, elle évoque peu les Français établis hors de France et n’a pas profité du Brexit pour encourager les Français à rejoindre la capitale à la différence de la présidente de sa région, l’île de France, Valérie Pécresse.

    Eric Zemmour

    Pour finir ce petit tour non exhaustif des candidats, nous revenons à un autre candidat qui lui aussi veut faire rentrer les expatriés en France, Eric Zemmour.

    « Je suis déchiré de savoir que plus de 2,5 millions d’entre nous et autant de talents ont quitté la France »

    Eric Zemmour lors de ses voeux aux Français établis hors de France le 21 janvier 2022

    Si la tendance générale qui se dégage et celle d’une envie commune de motiver les « expats » à rentrer au pays, ce n’est pas sûr qu’elle corresponde à l’envie de nos concitoyens à l’étranger qui veulent peut-être simplement plus de France auprès d’eux au quotidien.

  • Yan Chantrel, sénateur des Français de l’étranger, prône une union de la gauche

    Yan Chantrel, sénateur des Français de l’étranger, prône une union de la gauche

    Yan Chantrel a pris ses fonctions de sénateur des Français de l’étranger, le 1er octobre 2021. Les Francais.press dresse avec lui le bilan de ses quatre premiers mois de mandature alors que s’ouvre une séquence électorale majeur pour le pays.

    A peine élu, le socialiste a eu une semaine pour quitter son pays d’adoption, le Canada, et venir siéger au Palais Bourbon. Comme il l’avait promis, il a tout de suite voulu être actif pour défendre ses compatriotes installés hors de France, à travers de nombreux sujets. Il souhaite parler en leur nom et les ramener dans le débat public car ils sont souvent considérés « comme la quatrième roue du carrosse ».

    Le Sénat, un contre-pouvoir primordial

    Depuis 2002, et le passage d’un septennat à un quinquennat présidentiel, les élections élyséennes et législatives se suivent de près. Ainsi, l’Assemblée nationale partage souvent la même couleur politique et ne joue plus le rôle de contre-pouvoir.

    Au Sénat, en revanche, la majorité peut être d’un parti différent que celui du gouvernement. Le rôle d’opposant est donc plus facilement endossé par les sénateurs. Un point particulièrement important pour Yan Chantrel.

    Comme nous l’avons observé pendant la lecture du texte de loi sur le passe vaccinal, le Sénat s’est indigné contre lui et a demandé à ce qu’il soit lourdement modifié. Le parlementaire a par exemple, demandé à intégrer des critères de sortie de la mesure exceptionnelle que représente le passeport vaccinal. Une idée non retenue par l’exécutif.

    Français de l’étranger et passe vaccinal

    Actuellement, les expatriés doivent présenter leur passeport vaccinal lorsqu’ils sont de passage en France. Seulement, les informations les concernant communiquent mal entre le gouvernement, les pharmacies et les centres de vaccination, et ils se retrouvent donc face à de nombreuses problématiques. Nous pensons notamment aux test anti-Covid et vaccins réalisés à l’étranger mais non reconnus par les autorités françaises, ou encore à la difficulté pour intégrer la preuve de leur vaccination au passe vaccinal quand le pays d’expatriation ne délivre pas de QR code.

    D’après le sénateur, le gouvernement avait été averti de ces difficultés il y a plusieurs mois, mais son fonctionnement en vase clos entraine un manque d’échanges avec les élus de la République. Il demande que les réunions de travail entre élus des Français de l’étranger soient remises en place comme ça l’était au début de la pandémie. Un moyen pour apporter des solutions à leurs problèmes et aux réalités de terrain.

    Yan Chantrel, ©Yan Chantrel

    Les projets de mandat

    Yan Chantrel siège à la Commission de la culture, de l’éducation et de la communication, car à ses yeux il s’agit de thèmes majeurs qui concernent tous les citoyens Français. Il se bat pour la création d’un système éducatif pour tous à l’étranger en plusieurs points :

    • L’élargissement des critères d’attribution des bourses scolaires
    • La prise en charge des cours du CNED pour les familles à faibles revenus
    • L’augmentation des budgets pour les programmes scolaires tels que FLAM

    « S’occuper de ces problèmes-là, c’est s’occuper de l’avenir du pays ».

    Aussi, il aimerait voir les Français établis hors de France être davantage considérés, car ils ont une double culture leur permettant de prendre du recul sur leur pays d’origine, et apporter ainsi une grande richesse au débat public.

    La gauche existe-t-elle encore ?

    « Bien sûr ! » clame le parlementaire. La gauche est faible dans les sondages, mais pas morte. D’après lui, cela tient au fait que la course à l’Élysée et les campagnes n’ont pas encore commencé. Il espère, et croit donc vivement que les vrais problèmes des citoyens seront abordés lors des futures joutes verbales. A savoir, la santé, l’éducation, le pouvoir d’achat, et non l’immigration et l’insécurité.

    Par ailleurs, le politicien appelle à une union de la gauche. Il estime que les différences entre les candidats tiennent de l’ordre de la sémantique et non de la divergence d’opinions. Il espère voir les autres candidats se rallier derrière son parti et Anne Hidalgo et rappelle d’ailleurs que le Parti socialiste a toujours proposé un programme entièrement consacré aux Français hors de France.

    Législatives 2022

    L’élection pour la fonction ultime a toujours influé sur les législatives, mais il s’attend à un résultat différent cette année. D’après lui, ses concitoyens en ont assez d’avoir un Palais Bourbon répondant au doigt et à l’œil du pouvoir exécutif, ils veulent de la diversité.

    « Les 3 millions de Français établis hors de France doivent avoir des députés de combat.« 

    Yan Chantrel confie que des listes d’union de la gauche pour les circonscriptions étrangères seront préparées en amont du 24 avril, mais évolueront sûrement jusqu’au dernier moment.

    Ecoutez le podcast avec Yan Chantrel

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  • Premiers romans : les choix québécois du prix Marie-Claire Blais

    Premiers romans : les choix québécois du prix Marie-Claire Blais

    Le prix littéraire Québec-France – Marie-Claire Blais récompense depuis 1975 un premier roman d’un auteur français. Porté par des associations de passionnés de francophonie et de littérature il se veut un hommage à une écrivain qui est un véritable monument littéraire au Québec. En France elle est connue en particulier pour avoir remporté le prix Médicis en 1966. 

    Une écrivain consacrée au Québec et dans le monde

    Née québécoise en 1939, Marie-Claire Blais connaît une première consécration précoce à l’âge de 20 ans avec « La belle bête », son premier roman. Elle publiera dès lors régulièrement pour accoucher d’une œuvre riche d’une vingtaine de romans dont, à partir de 1995, le cycle « soif » composé d’une dizaine d’œuvres. Issue d’un milieu ouvrier modeste, l’écrivain a pu commettre essais et pièces de théâtre consacrant son engagement politique et social. Son œuvre est traversée par les thèmes de la lutte contre l’exclusion et les discriminations. Ses romans, exigeants au plan formel, sont également marqués par l’onirisme, la poésie ou des recherches plus littéraires.

    Écrivain pleinement francophone, elle a néanmoins été remarquée rapidement par la critique américaine et très tôt traduite en anglais. Elle finira d’ailleurs sa vie en tant que citoyenne américaine disparaissant en Floride à l’âge de 82 ans à la fin novembre 2021.

    Son œuvre s’est vue décerner une multitude de prix dont celui du gouverneur général, un des principaux prix canadiens, qu’elle reçoit à cinq reprises pour cinq romans différents. Un record. Elle est docteur honoris causa des universités de Laval et Montréal. La Belgique, Monaco, l’union latine et la France, entre autres, reconnaîtront également un talent et une œuvre inscrite dans une dimension internationale. En France elle avait été faite chevalier dans l’ordre national des arts et lettres en 1999. 

    Marie-Claire Blais – crédit photo : 20Jill20Glessing

    Un prix de lecteurs qui associe les comités de lecture au Québec

    Le prix du premier roman porte son nom depuis 2005, année où elle accepta de le parrainer. 

    Ce prix est un trait d’union entre le Québec et la France. Le réseau Québec-France compte environ 4000 membres et le prix possède une dimension participative puisque ce sont les groupes locaux au Québec qui sont chargés de sélectionner le roman vainqueur à partir d’une sélection initiale de 13 romans. 

    Au printemps paraîtra la sélection des trois romans qualifiés en finale et ce seront environ 150 passionnés de littérature française membres des comités de lecture au Québec qui désigneront le/la lauréat(e). 

    L’objectif est de dévoiler son nom au salon international du livre de Québec en avril 2023 si les conditions sanitaires le permettent. Les groupes de lecteurs locaux auront donc un an pour faire connaître leurs préférences.

    Treize premiers romans sélectionnés, qui sera vainqueur ?

    Nous avons voulu nous prêter au jeu des pronostics en soumettant la liste des treize romans à un critique du renommé « Magazine littéraire ». Pour Antoine Faure deux romans se distinguent parmi cette sélection d’auteurs et autrices talentueux :

    « Elle, la mère » de Emmanuel Chaussade (Minuit), un roman qui aborde l’inceste et les secrets de famille enfouis. « Le sujet est d’actualité dans l’édition française, mais dans le cas d’Emmanuel Chaussade on parle de littérature avant tout, avec des parti-pris formels originaux et puissants ».

    « Le démon de la colline au loup » de Dimitri Rouchon-Borie (Le tripode), « un bouquin au style très direct et viscéral, largement remarqué chez les blogueurs littéraires. Le premier roman d’un chroniqueur judiciaire qui raconte la confession d’un taulard auteur de crimes indicibles après en avoir lui-même subi toute son enfance. L’absence de virgules et les mots choisis rendent étonnamment juste cette voix d’autodidacte mi-victime, mi-bourreau ».

    « Le palais des deux collines » a eu également des retours très positifs en France et a gagné des prix littéraires comme nous le signale la journaliste de la revue Zone critique Marion Bauer en mentionnant aussi « Le démon… » parmi les œuvres remarquées de la rentrée littéraire. 

    Pourront-ils figurer dans la sélection finale québécoise ? 

    Si nul n’est prophète en son pays, un auteur ou une autrice français sera bientôt consacré(e) jeune prophète émergent de la littérature sur les rives du Saint-Laurent. 

    Il ou elle succèdera au lauréat 2021, David Zuckerman avec « San Perdido », et au roman extrêmement touchant de Pauline Delabroy-Allard, « Ça raconte Sarah », primé en 2020. 

    Mais au fond peu importe le vainqueur tant que le plaisir de lire est au rendez-vous ! À  vos lectures

    Questions à Madame Francine Bouchard, secrétaire du réseau Québec-France 

    Comment avez-vous établi la sélection des treize premiers romans de cette année ?

    Nous collaborons depuis 2007 avec le Festival du premier roman de Laval-en-Mayenne, initié par Lecture en Tête. Cette année Lecture en Tête avait reçu 205 premiers romans mis en lecture auprès d’une trentaine de lecteurs motivés, réceptifs à la pluralité des thèmes, écritures et styles.

    De la sélection finale de Lecture en Tête, le Réseau Québec-France/francophonie a retenu les treize titres qui correspondaient aux critères de notre concours. 

    Madame Blais a disparu il y a quelques mois. L’édition 2022 aura-t-elle une dimension d’hommage ? 

    Nous aimerions certes que l’édition 2022 ait une dimension d’hommage et nous y travaillons car nous sommes extrêmement reconnaissants envers Madame Blais pour son accompagnement enthousiaste envers notre Prix au fil des années. Cependant l’incertitude qui plane encore sur l’organisation d’activités en présence nous maintient dans le doute quant à la forme que cela prendra. 

    Quel est l’effet du prix sur les ventes de romans, et donc quelle est son influence dans le paysage littéraire québécois et français ?

    Le Prix littéraire Québec-France Marie-Claire-Blais permet au lauréat de faire une tournée auprès du public et des libraires québécois, ce qui lui donne une bonne visibilité. La remise du Prix et de la bourse, en présence du Consul général de France à Québec, a habituellement lieu lors des activités printanières du Salon International du Livre de Québec où le milieu culturel et littéraire est toujours bien représenté. Notre motivation première est de soutenir la présence d’une littérature francophone vigoureuse et nous estimons que notre Prix contribue à l’essor de la carrière d’un auteur qui en est à son premier roman. 

    De gauche à droite : Laurent Petitmangin (par Pascal Ito), Dima Abdallah et Salomé Berlemont Gilles (par David Poirier), trois nominés au prix littéraire Marie-Claire Blais

  • Jeux Olympiques de Pékin 2022 : quelles sont les chances de médailles ?

    Jeux Olympiques de Pékin 2022 : quelles sont les chances de médailles ?

    Les jeux olympiques de Pékin 2022 sont ouverts quelques mois après Tokyo ! 3000 athlètes se retrouvent en compétition à Pékin et certains vont marquer ces JO. Voici quelques noms à suivre…

    Objectif : 15 médailles françaises

    L’équipe de France vise une quinzaine de médailles aux Jeux olympiques de Pékin qui débutent ce vendredi 4 février dans la capitale chinoise, a expliqué la présidente du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), Brigitte Henriques, lors d’une visioconférence de presse.

     Les objectifs de la délégation française, c’est évidemment de faire aussi bien qu’à Pyeongchang où on avait pu avoir quinze médailles. Donc de se maintenir au niveau qui était le nôtre lors des éditions précédentes », a souligné Brigitte Henriques, bloquée à Paris car elle a été testée positive au Covid-19 avant de s’envoler pour la Chine.

    Nid d’oiseaux, le stade où a eu lieu la cérémonie d’ouverture à Pékin ce 04 février 2022

    Au moins comme en Corée du Sud

    En 2018, la France était rentrée de Corée du Sud avec cinq médailles d’or (dont trois venant du biathlon porté par Martin Fourcade), quatre d’argent et six de bronze. Malgré la retraite de Martin Fourcade, le biathlon est en position d’être encore cette année le plus gros pourvoyeur de médailles côté tricolore.

    « En dessous de dix médailles, ce serait une déception. En revanche, au-dessus de quinze médailles, ce serait une véritable satisfaction », a estimé la présidente de la Fédération française de ski (FFS), Anne-Chantal Pigelet-Grevy.

    La FFS regroupe le ski alpin, le ski de fond, le saut à ski, le combiné nordique, le snowboard, le ski acrobatique et le biathlon.

    Regardez l’analyse des journalistes de TV5MONDE

  • MyFrenchFilmFestival 2022, l’interview de la Directrice générale Daniela Elstner

    MyFrenchFilmFestival 2022, l’interview de la Directrice générale Daniela Elstner

    Du 14 janvier au 14 février 2022 a lieu la 12ème édition du MyFrenchFilmFestival. Au total, 30 nouveaux films, dont des longs-métrages et des courts-métrages, sont disponibles dans le monde entier, avec des sous-titres en 10 langues.

    Où voir les films ?

    Dans la majorité des pays, vous pouvez retrouver les films sur les plateformes payantes comme Amazon ou le partenaire local mais le plus souvent, ils sont tous disponibles sur TV5MONDEplus, la plateforme non géo-bloquée, francophone et gratuite. Ainsi en Amérique latine (ainsi qu’en Afrique, en Corée du Sud, en Pologne, en Roumanie, en Russie et en Asie du Sud-Est), les trente titres peuvent être vus gratuitement. Dans les autres territoires, le prix est de 1,99 € par film ou 7,99 € pour l’ensemble du festival. Alors que celui-ci bat son plein, on vous propose de rencontrer Daniela Eltner qui dirige Unifrance. Cet organisme semi-public a pour vocation l’exportation des œuvres françaises dans le monde et est à l’origine du MyFrenchFilmFestival en ligne.

    Daniela Elstner, Directrice exécutive d’UniFrance

    Née en Allemagne et diplômée d’une Maitrise de Lettres Modernes (Paris VII), Daniela Elstner a commencé sa carrière professionnelle en France au sein d’UniFrance en 1996. En octobre 1998, elle rejoint Les Films du Losange pour y créer le service international de la société de production, aux côtés de Margaret Menegoz, avant de revenir chez Unifrance en 2019 lors de sa nomination comme Directrice générale d’UniFrance et du MyFrenchFilmFestival.

    Daniela Elstner ©Unifrance

    Durant 10 ans, Daniela Elstner y développe les ventes internationales, co-productions et sélections en festivals de films signés des grands noms du cinéma tels que Éric Rohmer, Barbet Schroeder, Jacques Rivette ou Michael Haneke, pour n’en citer que quelques-uns. En 2008, elle rejoint Doc & Film International en tant qu’actionnaire et directrice générale. Sous son impulsion, la société de distribution audiovisuelle s’ouvre aux longs-métrages de fiction et de documentaire et constitue un catalogue de plus de 800 films vendus à travers le monde et reconnus par la critique internationale et les festivals (un Lion d’Or, deux Ours d’Or).

    Parmi les œuvres diffusées à l’international par Doc & Film sous sa direction, citons les films de Chantal Akerman, Jacques Doillon, Nicolas Philibert ou encore Bruno Dumont. Daniela Elstner est aussi depuis 2015 présidente de l’Association des Exportateurs de Films (ADEF), qui a joué un rôle crucial dans la mise en place, par les pouvoirs publics, d’un système de prêts pour les exportateurs (FARAP) et du fonds de soutien à l’export, représentant une avancée importante pour l’ensemble de la filière. Comme indiqué plus haut, elle fut nommée directrice d’Unifrance, avec le soutien de Serge Toubiana. Enfin en 2021, elle a été élue au conseil d’administration de l’EFP, le pendant européen de l’agence française de promotion des films.

    Un festival pensé pour tous

    Nourrie de son expérience et de son amour du cinéma, Daniela Elstner a construit un jury haut de gamme (Joachim Lafosse, Santiago Mitre, Filippo Meneghetti, Daphné Patakia et Michelle Couttolenc) pour une sélection de qualité. Partez à la découverte des nouveaux créateurs francophones du 7ème art au cœur du MyFrenchFilmFestival.

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  • Désaccords et divergences d’opinions lors du Conseil d’Administration de l’AEFE

    Désaccords et divergences d’opinions lors du Conseil d’Administration de l’AEFE

    Le 26 janvier dernier se tenait le Conseil d’Administration de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) pour voter le contrat d’objectifs et moyens (COM) 2021-2023. Y étaient présents les dirigeants de l’agence, les représentants des syndicats de professeurs et les représentants des fédérations de parents d’élèves.

    Tous les trois ans, un COM est voté par le conseil d’administration de l’AEFE. Il vise à s’engager sur une période de 36 mois auprès de l’État sur différents objectifs. Ainsi, l’agence pourra recevoir les allocations budgétaires équivalentes aux dispositions engagées. Le COM 2021-2023 s’est tenu seulement en janvier 2022 car le précédent contrat d’objectifs et moyens a été prolongé à deux reprises en raison de la crise sanitaire. Il était donc très attendu des différents participants. Si pour le président du CA, Bruno Foucher, les objectifs votés paraissent tout à fait réalisables, le syndicat de professeurs, l’UNSA, est bien plus sceptique.

    Un COM structuré autour de quatre axes

    Le nouveau document voté a vocation à respecter les objectifs du Président de la République, présentés en 2017, comme le doublement du nombre d’élèves dans le réseau à l’horizon 2030. Pour y parvenir, le COM 2021-2023 s’harmonise autour de quatre axes majeurs, à savoir :

    • Amplifier l’attractivité de l’enseignement français à l’étranger, en appuyant sur ses points forts comme l’éducation plurilingue, l’inclusion dans le système scolaire, la place du numérique éducatif et la nouvelle réforme du baccalauréat international.
    • Renforcer l’Agence dans l’ensemble du réseau, en accompagnant et facilitant l’arrivée de nouveaux établissements partenaires. Pour y parvenir, seize Instituts régionaux de formation (IRF) ont été créés afin de renouveler la formation des personnels.
    • Revaloriser le rôle de l’AEFE dans l’organisme parallèle, en conduisant les instituts labellisés LabelFrancÉducation et les associations de français langue maternelle (FLAM).
    • Ajuster le fonctionnement de l’AEFE dans l’intention de correspondre aux défis de l’enseignement français. Pour ce faire, l’antenne se doit de poursuivre le travail débuté en termes de réorganisation et de modernisation de ses services. Une action s’appuyant sur les avertissements émis du comité d’audit instauré à l’automne 2019.

    Des ambitions particulièrement denses pour une période de réalisation somme toute courte.

    Un conseil sous tensions

    Depuis plusieurs mois, existent de profondes divergences entre les gestionnaires et le personnel syndiqué du réseau de l’enseignement français à l’étranger. Des discordes mises en lumière lors des grèves de novembre et de janvier, mais qui se sont aussi invitées au conseil d’administration.

    Pour commencer, Bruno Foucher, son président, a loué les mesures exceptionnelles apportées pendant la période de crise sanitaire, et estime que le réseau en est ressorti grandi. Des aides à hauteur de 150 millions d’euros, réparties équitablement entre les bourses, le financement des frais de scolarité pour les élèves étrangers et les avances faites aux lycées en difficultés. Seulement, si les syndicats s’accordent également à saluer l’appui du gouvernement, il leur parait important de ne pas s’en satisfaire mais de bien continuer à regarder en avant. Or, toujours d’après eux, le COM voté manque cruellement de moyens financiers et technologiques pour insuffler un nouveau souffle au réseau et respecter la demande présidentielle.

    Divergence d’opinions sur la politique de plurilinguisme

    L’attractivité du réseau est source de différends entre les administrateurs et les syndiqués. L’objectif est de valoriser et enrichir l’offre éducative grâce au plurilinguisme, à l’école inclusive, au numérique éducatif et à la réforme du baccalauréat. Cependant, parmi ces quatre stratégies, la politique de plurilinguisme domine largement les autres dans le discours du président au dépend des autres.

    « La langue française ne peut pas être enseignée seule dans nos établissements ».

    Bruno Foucher, le président du Conseil d’administration de l’AEFE

    Effectivement, pour Bruno Foucher, il est impensable que le français soit la seule langue enseignée dans les établissements du réseau de l’AEFE. Seulement, la déclaration semble éloignée des réalités de terrain, du moins d’après Adrien Guinemer, le chargé de mission hors de France pour l’UNSA. Il estime que la politique du plurilinguisme est déjà effective dans les nombreux établissements français à l’étranger, étant donné que la majorité des élèves inscrits sont d’une nationalité tierce. Le partage et le mélange des langues se font donc automatiquement dans les couloirs des écoles.  Aussi de nombreux établissements, comme Bruxelles par exemple, proposent des doubles cursus en français et en anglais ou en allemand, d’autres proposent l’espagnol. En sus, un nouveau bac international sera proposé aux élèves dès 2022.

    Par ailleurs, le syndicat dénonce une forme de « marketing de façade » impulsé par l’Agence pour attirer de nouveaux élèves et cela pour deux raisons. Non seulement, le plurilinguisme est un objectif de longue date, mais aussi car les décisions émanent du haut sans avoir dialogué avec le personnel local. Selon Adrien Guinemer, il est contre-productif de vouloir vendre le plurilinguisme dans tous les établissements sans se demander si c’est nécessaire ou pas.

    « Par exemple, est-il opportun de proposer une langue étrangère telle que l’allemand ou le chinois, dans un lycée reculé du nord de l’Afrique ? Un endroit où il serait bien plus logique d’étudier les langues locales ou seulement l’anglais. »

    Adrien Guinemer, chargé des Français de l’étranger à l’UNSA
    AEFE
    Bruno Foucher, président du conseil d’administration de l’AEFE – photo : Twitter de Bruno Foucher

    Le désaccord sur les homologations

    La multiplication des homologations est également source de désaccords entre les diverses parties en présence. Si les syndicats de professeurs martèlent que les groupes privés vont créer une concurrence déloyale avec les établissements publics, l’AEFE est persuadée qu’il n’en sera rien. D’après Bruno Foucher, la demande est si importante « que la qualité du réseau ne va pas souffrir de la concurrence ». Au contraire, à ses yeux l’ouverture du réseau à de nouveaux partenaires est synonyme de remise en question et d’évolution de l’enseignement et donc de la politique d’investissement qui en découle.

    Cependant, il est important de se demander si ladite qualité du réseau est toujours présente après deux ans de pandémie, de distanciel, avec des professeurs exténués qui tentent de faire entendre leurs revendications lors des grèves. Parmi elles, l’augmentation de leur salaire et la valorisation de l’offre numérique dans les établissements.

    Le président du CA a dit ne pas pouvoir répondre à la question des salaires car le COM n’a pas de conséquences sur les budgets ordinaires.

    « On peut le regretter mais retranscrire les moyens est un exercice difficile. C’est parce que nous avons des axes que nous pouvons soulever les moyens dont on a besoin. »

    Bruno Foucher, Président du Conseil d’Administration de l’AEFE

    En revanche, il a été plus explicite sur le sujet du numérique, et pour cause : appuyer l’offre numérique est un des objectifs du premier axe du COM 2021-2023. Après la période passée où le télétravail et l’utilisation du numérique sont devenus des normes, l’Agence, comme tout le monde, s’est rendue compte à quel point il était important de posséder un bon réseau numérique et en particulier éducatif. Elle souhaite donc vivement continuer de développer les outils digitaux et la maitrise de ces derniers par le personnel.

    Finalement, le contrat d’objectifs et moyens pour les deux années à venir est source d’avancées pour l’AEFE, mais d’échec pour le personnel selon les syndicats.

  • Coups de foudre avec TV5MONDEplus

    Coups de foudre avec TV5MONDEplus

    Chaque mois la plateforme de streaming TV5MONDEplus sélectionne pour vous le meilleur des films, séries et documentaires francophones à ne pas manquer. Pour février, les équipes de la chaine mondiale ont sondé les méandres de l’amour, St Valentin oblige ! Rencontres internet, coups de foudre, relations triangulaires et autres, Cupidon a frappé à toutes les portes, on les entrouvre, avec TV5MONDEplus, pour vous !

    L’amour 2.0

    Le numérique a révolutionné notre quotidien jusque dans notre façon d’appréhender et de construire nos relations amoureuses. D’un côté, les applications de rencontres ont remplacé les approches fortuites dans les bars, un phénomène qui s’est accru avec les restrictions sanitaires, empêchant toute vie sociale. Aujourd’hui, nos téléphones foisonnent de ces applications et elles existent pour tous les âges, les sexes, les penchants, et sont perçues comme l’occasion de tester la personne avant de se lancer dans un premier rendez-vous.

    Par ailleurs, le temps du courrier postal est quasiment révolu. Les jeunes se déclarent leur amour non via une lettre enflammée et parfumée, mais à l’aide de textos. Écriture abrégée ou non, profusion d’emojis ou pas, les messages virtuels peuvent paraitre bien moins romantiques que les lettres manuscrites. Pourtant, si la forme a bel et bien changé, les sentiments d’amour eux, n’en sont pas moins puissants et réels.

    « L’amour au temps du numérique« 

    L’amour au temps du numérique est un documentaire en deux parties, réalisé par Sophie Lambert. A travers le portrait de six jeunes Québécois célibataires, elle s’interroge sur la façon dont les téléphones portables et le numérique ont révolutionné la manière d’appréhender l’amour et la sexualité. 

    « Amours solitaires« 

    En 2018, l’Instagrameuse Morgan Ortin rassemble les centaines de textos amoureux que ses followers lui envoient, dans un seul et même livre « Amours solitaires ». Paru aux éditions Albin Michel, il s’est depuis vendu à 100 000 exemplaires. Déclarations enflammées, messages de rupture, de tendresse ou encore coquins, tous sont des ardentes déclarations.

    Dans la série éponyme, le réalisateur Xavier Reim s’est librement inspiré du livre de l’influenceuse. Il met en scène Maud et Simon, deux tourtereaux qui entretiennent une relation épistolaire par téléphone. Seulement, doutes et secrets viennent semer le trouble dans ce paradis numérique, testant ainsi les limites de leur attachement.

    Premières rencontres

    Coup de foudre instantané ou véritable flop, généralement nous gardons longtemps en mémoire le souvenir de la première rencontre. Inattendue, programmée ou même forcée par des amis qui souhaitent à tout prix nous voir casé, elle est immuable et universelle.

    Lorsqu’une histoire fonctionne, nous nous accrochons à son souvenir, en revivant chaque seconde et chaque sensation perçue au dit moment. Lorsque nous présentons notre nouveau compagnon à notre entourage, la question fatidique « comment vous êtes-vous rencontrés ? » revient inlassablement. A contrario, lorsque nous nous séparons, nous jurons par tous les dieux « ah si seulement je ne l’avais jamais rencontré(e) ! ».
    Bref, la première rencontre apparait primordiale, alors qu’elle peut se manifester à n’importe quel moment de notre vie, pour le meilleur ou pour le pire.

    « Blind date à la juive« 

    Dans ce court-métrage de 16 minutes, Marie-Lou est désespérée en amour et décide donc de renouer avec sa religion, en se mariant avec un juif pratiquant. Cependant, elle doit d’abord passer le test du chidou’h, un rendez-vous arrangé inscrit dans la tradition juive. Seulement, tout ne se déroule pas comme prévu.

    « Pauline et les garçons« 

    Pauline, incarnée par Laura Smet, choisit de se faire muter dans une petite ville de campagne, du jour au lendemain. Installée dans une ferme, son voisin François tombe sous son charme. Tous deux battus par les tourments de la vie, essaieront de guérir ensemble.

    Amours insolites

    Les grandes histoires d’amour ne sont pas réservées à Hollywood ou aux charmantes rues de Paris. Elles n’y ressemblent d’ailleurs jamais. Non, elles surgissent partout à travers le monde, dans une campagne profonde ou au beau milieu du Sahara ; et unissent parfois des personnes qui n’étaient, a priori, pas destinées l’une pour l’autre. L’histoire de Roméo et Juliette est finalement très commune – avec la mort en moins, bien entendu. Mais deux personnes, de milieux différents, aux passions et aspirations éloignées peuvent tout à fait s’éprendre l’une de l’autre et se jurer fidélité. Le coup de foudre ne sera peut-être pas au rendez-vous, mais l’amour au même titre que n’importe quelle relation, doit se donner du temps pour naitre et vivre pleinement. Aussi, pour préserver ce lien, les concernés sont tenus de l’entretenir.

    « Angèle et Tony »

    Une belle jeune femme frêle et à la rue, rencontre un marin-pêcheur revêche. Ce dernier l’héberge et l’aide à retrouver du travail. Ensemble, ils vont vivre une histoire digne d’un conte de fées, au cœur d’un havre naturel normand.

    « Inlove« 

    Lors d’une patrouille dans le désert au Moyen-Orient, un militaire occidental « matche » avec une villageoise en niqab sur une application de rencontres.

    Une situation inattendue dans un milieu en proie à la guerre, où le rêve amoureux n’a pas sa place.

    Triangles amoureux 

    Le grand amour, celui dévoué à une seule et unique personne, a toujours été un concept remis en question. D’une part, de nombreuses cultures sont bercées par la polygamie. Aussi, les communautés hippies des années 1960, prônaient un amour libre, enlevé de toutes conventions sociales et se basant sur l’instant présent. Aujourd’hui, notre société sonde une nouvelle fois les limites (si elles existent) de la relation amoureuse. A deux, trois ou plus, hétérosexuelle, homosexuelle ou pansexuelle, tout nous parait possible. Seulement, nous restons humains et une relation à deux implique déjà son lot de complexité, donc plus nous sommes, plus les complications se multiplient.

    « J’ai 2 amours« 

    L’amour n’a pas de limites et se (re)découvre sous plusieurs formes. Ici, Hector un urgentiste en couple depuis cinq ans avec Jérémie. Ensemble, ils essaient d’avoir un enfant. Mais c’était sans compter sur la réapparition soudaine de son aventure de jeunesse, Louise. Ne pouvant se résigner à choisir entre ses deux passions, le médecin entame une double vie.

    « Bamako« 

    Dans la capitale malienne, Birahima mène une vie tranquille avec ses deux femmes et ses enfants, jusqu’au jour où il décide d’en épouser une troisième de l’âge de sa progéniture. Opposées à ce projet, les femmes de Birahima s’allient pour écarter la nouvelle venue.

    Ruptures

    Bien que l’amour soit un sentiment fabuleux, il peut être périssable au même titre que tous les autres. Les hauts et les bas viennent pointiller la vie de tous les couples, et malheureusement les bas peuvent tout emporter sur leur passage. La rupture, comme l’amour, est universelle et va généralement de pair avec la souffrance, l’énervement, la déception et l’incompréhension. Les scènes de rupture dans les comédies romantiques sont fréquemment imagées avec une fille pleurant toutes les larmes de son corps et engloutissant le contenu de son frigo cachée sous sa couette. S’il peut y avoir du vrai, ce n’est pas une vérité pour autant. Il est également courant qu’à la sortie d’une relation, nous ressentions le besoin de nous reconnecter avec nous-même, de prendre du recul et de dresser un bilan de notre vie, nos attentes et nos désirs, de vouloir redémarrer de zéro.

    « Arrête ou je continue »   

    Au cours d’une randonnée, Pomme et Pierre se disputent pour la énième fois. Malentendus, incompréhensions et mauvaise communication, leur mariage a atteint un point de non-retour.

    Alors que Pierre veut rentrer, sa femme souhaite rester seule et se redécouvrir au milieu des bois.

    « Le canapé« 

    Tandis que Baptiste vient de se faire larguer, son ami Karim le rejoint chez lui pour l’aider à déménager son canapé. A son arrivée, il lui annonce également sa récente rupture. Avec ce film réalisé en noir et blanc, les deux amis Karim Barras et Baptiste Sornin signent une œuvre tragi-comique où ils dressent une critique de l’amour moderne.

  • Liban : quel refuge face aux coupures d’électricité ?

    Liban : quel refuge face aux coupures d’électricité ?

    La compagnie publique Électricité du Liban (EDL) a annoncé samedi que ses centrales étaient à l’arrêt, accusant des manifestants d’être responsables de ce nouveau black-out en ayant saboté le réseau électrique. L’électricité publique est déjà coupée au moins 20 heures par jour au Liban en raison d’une pénurie de carburants liée à l’effondrement économique du pays. Samedi, des manifestants, dont des bi-nationaux, excédés par les coupures se sont rués vers une centrale de distribution d’EDL dans la région d’Aramoun, au nord de Beyrouth, a indiqué la compagnie publique dans un communiqué.

    (FILES) This file photo taken on April 3, 2021, shows a partial view of the damaged Lebanese Electricity Company (EDL) headquarters in the capital Beirut. Lebanon was plunged into a total blackout today after two main power stations went offline because they ran out of fuel, the state electricity corporation said. (Photo by Anwar AMRO / AFP)

    Un black-out sur tout le pays

    Cette nouvelle coupure va encore accentuer la pression sur les générateurs privés qui ont déjà du mal à pallier l’absence quasi-totale de courant étatique dans le pays en crise. Les coupures paralysent depuis des mois la vie de la population et plusieurs secteurs vitaux, tandis que les gérants de générateurs privés, qui prennent généralement le relais, rationnent aussi commerces, hôpitaux et foyers, à mesure que le carburant se raréfie.

    Désormais, la facture moyenne mensuelle d’électricité pour une famille libanaise utilisant un générateur privé dépasse le salaire minimum de 675 000 livres libanaises — soit quelque 22 dollars–, la monnaie locale s’étant effondrée face au billet vert sur le marché noir.

    Regardez l’infographie de TV5MONDE