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  • Fin des accords Covid pour le télétravail

    Fin des accords Covid pour le télétravail

    Au début de la pandémie Covid-19, le télétravail a été mis en place de manière rapide et intensive, aussi bien pour les résidents en France que dans les pays frontaliers. Ces décisions risquaient d’avoir des conséquences lourdes pour les frontaliers vivant dans un autre pays que celui où ils résident. Pour y palier, la France a signé des accord avec l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, l’Italie et le Luxembourg, permettant de télétravailler sans modifier l’imposition du frontalier. Sauf surprise de dernière minute, c’est la fin de ces accords Covid pour le télétravail ce 31 mars 2022.

    Rappel de la règle générale

    La législation européenne pose une règle simple: une personne travaillant dans plusieurs pays de l’Union Européenne ne peut cotiser que dans un seul pays. Ainsi, une personne travaillant dans un pays frontalier et télétravaillant dans son pays de résidence ne peut dépendre que d’un seul système de sécurité sociale.

    En l’occurence, le travailleur frontalier reste sujet à la sécurité sociale de son pays de travail habituel si le travail dans son pays de résidence dans le cadre du télétravail ne dépasse pas 25% de son temps de travail global / ou de sa rémunération.

    En cas de dépassement de ce seuil, le travailleur doit être affilié à la sécurité sociale de son pays de résidence et y cotiser sur l’ensemble de ses revenus, pour les impôts les règles s’appliquant sont celles des conventions fiscales. Par exemple, pour la Belgique, si vous travaillez en France, vous êtes imposé dans ce pays, mais si vous télétravaillez à plus de 25% de votre temps de travail global, c’est la Belgique qui doit vous imposer…Ce qui change tout !

    Les règles des accords Covid

    Ces accords entre les voisins de la France et l’Etat français prévoient que les journées de télétravail des transfrontaliers sont considérées de la même façon que des journées de travail prestées dans l’État où le travailleur preste habituellement. Ils ont été prolongés à plusieurs reprises afin de suivre les recommandations liées à la pandémie.

    Désormais, le télétravail n’est plus obligatoire dans la plupart des Etats européens, les accords, qui sont en vigueur jusqu’à la fin de ce mois (31 mars 2022), logiquement ne seront pas renouvelés. Cependant, les Etats ont souvent annoncés les prolongations au dernier moment, mais se justifieraient-elles ?

    Le télétravail impossible pour les frontaliers ?

    De nombreux employeurs envisagent désormais de poursuivre le télétravail au-delà de la période de crise, que ce soit sous la forme d’un télétravail régulier et habituel ou sous la forme d’un télétravail occasionnel.

    Bien qu’il présente de nombreux avantages, le recours au télétravail peut néanmoins s’avérer compliqué en raison de la réglementation internationale applicable (conventions fiscales et règlement européen de sécurité sociale). Quelles seraient les solutions ?

    La fiscalité n’étant pas une compétence communautaire, il ne faut pas attendre d’harmonisation imposée par la Commission européenne. C’est donc du côté des Etats qu’il faut se mobiliser.

    En France, la commission des affaires européennes à l’Assemblée nationale a adopté en janvier la résolution du député Xavier Paluszkiewicz (LREM) pour faciliter le télétravail. Le parlementaire réclamait la création d’un statut européen de frontalier pour permettre davantage de télétravail. 

     «Il s’agirait donc de permettre deux jours de télétravail par semaine, mesurés sur une période hebdomadaire et sans incidence sur la sécurité sociale. Cette solution est simple à matérialiser, facilement contrôlable par les administrations et répond aux attentes des frontaliers»

    indique le député Xavier Paluszkiewicz dans un communiqué.

    Il n’est pas fait mention dans cette résolution des limites fiscales de la proposition. L’élu privilégie une solution commune mais n’écarte pas des discussions bilatérales en cas d’échec d’un accord.

    A quelques semaines des élections législatives, c’est un sujet qui devrait être abordé dans les circonscriptions concernées et dont les candidats doivent s’emparer.

  • Franck Ferrari dresse le bilan des Français en Russie 

    Franck Ferrari dresse le bilan des Français en Russie 

    Le conseiller des Français de l’étranger à Moscou Franck Ferrari, dresse le bilan de la situation des Français de Russie, pour Lesfrancais.press. 

    Dans une interview “coup de gueule”, l’élu consulaire dépeint la semaine de la communauté des Français en Russie. Il évoque les problèmes rencontrés pour partir du pays et avec les cartes bleues Visa et Mastercard, mais aussi la possibilité d’une prochaine fermeture du lycée français de Moscou à laquelle il s’oppose fermement. 

    Un vent de panique chez les Français de Russie

    Le 2 mars, le ministère des Affaires étrangères a conseillé aux Français résidant en Russie que si “[leur] présence et celle de leur famille n’est pas essentielle” de quitter le pays. La déclaration a déclenché une vague de panique et de départs au sein de la communauté française, avoue Franck Ferrari au micro de Lesfrancais.press. 

    D’après lui, si une partie des entreprises a tiré le rideau, une autre s’est seulement mise en pause afin d’évaluer la situation au jour le jour. Effectivement, comme l’affirmait le président de la chambre de commerce franco-russe Emmanuel Quidet, le lundi 7 mars sur le plateau de TF1, les Français s’en étant allés pourront difficilement revenir ensuite. Par conséquent, le conseiller considère que la décision de partir définitivement du pays a été prise dans la hâte. 

    L’état de la communauté des Français de Russie

    A l’heure actuelle, il est impossible d’établir combien de Français sont encore sur place, car la situation évolue quotidiennement. Cependant, l’élu suppute que plus de la moitié est partie du territoire et qu’il reste essentiellement des familles bi-nationales. 

    Aussi, les relations franco-russes “sont toujours bonnes” dans la République fédérale, estime Franck Ferrari. Par ailleurs, il observe des tensions à l’égard des Français de Russie arrivés dans l’hexagone. En effet, depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par Vladimir Poutine, nous observons un climat hostile envers les restaurants russes, mais aussi contre nos concitoyens revenant d’expatriation. 

    Vers une possible fermeture du lycée français de Moscou ? 

    “On ne touche pas les enfants !” Si la question se pose, aux yeux du professeur, il est hors de question de fermer le lycée français. Pour l’instant du moins, les cours reprendront en distanciel à compter du 15 mars et en présentiel début avril en fonction de la décision prise le 25 mars. Au même titre que les ressortissants français, les enseignants résidents ont été invités à quitter le pays. 

    Actuellement, près de 500 à 600 enfants et 90% des professeurs attendent la rentrée des classes. Ainsi, fermer le lycée reviendrait à trahir toutes les familles qui ont fait le choix de l’enseignement à la française d’après l’élu consulaire. 

    Les difficultés pour quitter la Russie

    De son côté, le consulat est passé en “mode crise” et a mis en place une hotline d’écoute pour la communauté française. Si ses employés sont submergés d’appels téléphoniques concernant la régularisation des familles françaises, Franck Ferrari salue la flexibilité dont ils font preuve en cette période. 

    Des passagers devant le tableau des départs, à l’aéroport de Moscou, le 5 mars 2022. (AFP)

    En plus des convois organisés pour passer les frontières, plusieurs lignes ferroviaires et aériennes sont ouvertes, comme en direction de l’Estonie, du Qatar, du Maroc ou encore d’Erevan en Arménie. En outre, l’élu s’insurge que le train entre Helsinki et Saint-Pétersbourg soit uniquement accessible aux Russes et aux Finlandais. En effet, le gouvernement du pays du nord bloque l’accès aux autres nationalités selon Monsieur Ferrari. 

    Le problème des cartes bleues Visa et Mastercard

    “Ça aussi c’est magnifique, c’est génial, c’est grandiose” ironise le professeur vis-à-vis des problèmes liés aux cartes bleues. Depuis le lundi 7 mars, les géants des cartes bancaires ont imposé des sanctions à l’encontre de la Russie, en bloquant les cartes bancaires russes à l’étranger et inversement. Seulement, les premiers à pâtir des décisions sont les personnes fuyant le plus grand pays du monde. Par exemple, de nombreux Français exilés dans les pays limitrophes n’ont pas accès à leur compte bancaire et se retrouvent bloqués sans un sou.

    Franck Ferrari
    Franck Ferrari

    Le problème est encore plus difficile à gérer pour les réfugiés politiques russes qui sont dans l’obligation de retourner dans leur pays pour avoir accès à leur épargne. Finalement, Franck Ferrari juge que cette décision est une aubaine pour l’administration de Vladimir Poutine, et un problème majeur pour les victimes de sa politique.

    Ecoutez le podcast avec Franck Ferrari

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  • La Méditerranée cible d’une guerre mondiale

    La Méditerranée cible d’une guerre mondiale

    Le retour de la guerre en Europe, avec l’invasion de l’Ukraine, fait craindre une troisième guerre mondiale. Le conflit s’étend partout où les Russes ont des implantations militaires et des intérêts politiques, notamment en Méditerranée. La guerre, économique ou non, bouleverse déjà les circuits mondiaux, elle frappe directement la plupart des pays par les prix: gaz, pétrole, blé.

    En Méditerranée, la Russie a développé son emprise, aidée par le désengagement américain et les limites françaises. Les Russes ont interprété le recul d’Obama, en 2013, face à l’emploi des armes chimiques par Bachar El Assad, puis le retrait des troupes d’Irak, de Syrie, enfin d’Afghanistan, comme un encouragement. Les Russes ont renforcé leurs positions aux abords de la Russie, comme en Crimée, au Moyen-Orient, en Afrique.

    En Syrie, la Russie a doublé sa base navale de Tartous par une base aérienne à Lattaquié. Elle a conclu avec la Turquie un accord de contrôle du territoire syrien. Elle a pris pied en Libye, dans un autre face à face avec les Turcs, un même modus vivendi, sous le nez des Occidentaux.

    Les Russes ont une vision d’ensemble de leurs actions politico-militaires. Le théâtre méditerranéen compte. Neuf jours avant l’invasion de l’Ukraine, le ministre de la défense russe était en Syrie. Actuellement, onze navires de combat de plus de 3 000 tonnes (trois croiseurs, deux destroyers, six frégates) seraient concentrés en Mer noire et en Méditerranée, des navires de la flotte de la Baltique ayant rejoint le dispositif, qui rassemble désormais plus de la moitié de la flotte russe. Ils ne sont pas seuls : en février l’OTAN réunissait plusieurs marines dans un exercice naval, avec, entre autres, trois porte- avions : le Charles-de-Gaulle, l’américain USS Harry Truman et l’italien Cavour, chacun avec son groupe naval et aéronaval.

    A l’Assemblée des Nations-Unies, la résolution proposée par l’Ukraine et l’Union Européenne condamnant l’invasion russe a été approuvée par 141 pays sur 193. Cinq pays seulement ont voté contre, dont la Syrie. La Turquie et l’Egypte ont finalement voté pour. Mais le Maroc, étrangement, n’a pas participé au vote. Et l’Algérie fait partie des 35 pays qui se sont abstenus.

    La Russie a des relations fortes avec l’Algérie, premier budget militaire d’Afrique, avec des équipements russes. Les Russes utilisent les ports algériens pour leur marine. L’Algérie a rompu ses relations diplomatiques avec le Maroc. Elle a lui aussi coupé le gaz, à tel point que le Maroc utilise du gaz algérien revendu par l’Espagne. Un conflit entre ces deux pays ne serait pas inutile pour les Russes. Il mettrait les Européens en difficulté, car l’Europe importe le gaz algérien et la Sonatrach, compagnie d’Etat algérienne, qui représente 30% du PIB algérien, a annoncé augmenter ses livraisons pour suppléer au manque de gaz russe en Europe…

    Rendre problématiques ces livraisons feraient le jeu russe. Il n’est pas certain que l’Algérie entre dans ce jeu, puisque la hausse du prix des hydrocarbures est un miracle pour l’Etat algérien en difficulté.

    Les exportations russes depuis la Mer noire sont bloquées : La Russie est le premier utilisateur du canal pour les tankers pétroliers (26% du total) et le deuxième pour les Céréales (21%), derrière … l’Ukraine. Cela montre l’importance stratégique de la Méditerranée pour l’économie russe. Si elle ne peut plus utiliser cette voie commerciale, elle doit en priver les autres. C’est d’ailleurs ce qui inquiète les Chinois. Le commerce en Méditerranée représente 30% du commerce mondial.

    Maghreb et Moyen-Orient importent cinquante millions de tonnes de blé par an, le tiers du commerce mondial de blé. Les principaux producteurs sont, avec la France, l’Ukraine et la Russie. 80% du blé importé égyptien vient de Russie et d’Ukraine, 50% du blé libanais. La moitié du blé tunisien et libyen vient de la seule Ukraine. Comment et par quoi les remplacer ? Quel est l’état des stocks en ces différents pays ? Au Liban, les réserves représentent un mois et demi. A nouveau des émeutes de la faim ? Pour l’instant, le blé est bloqué dans les ports ukrainiens sur la mer Noire. La Russie, si elle s’emparait de l’Ukraine, pourrait contrôler une partie du marché mondial du blé.

    A supposer que les millions de tonnes de blé passent le détroit des Dardanelles, à quel prix ? Du côté de l’Egypte, de la Tunisie, du Maroc, de l’Algérie, du Nigéria et d’autres pays africains, on craint rupture d’approvisionnement et hausse des prix. En 2008, elle avait été un peu partout les préludes aux « Printemps arabes ».

    Cliente et partenaire de la Russie, pour les armes, le blé, l’exploitation du gaz en mer, la construction d’une centrale nucléaire, l’utilisation du canal de Suez, l’Egypte a condamné la Russie. Elle n’est pas la seule à être prise en étau.

    La Turquie coopère avec les Russes en Syrie, abrite une base militaire américaine, avec des bombes nucléaires, achète des missiles sol-air à la Russie, vend des drones à l’Ukraine. Surtout, elle dépend du gaz pour son approvisionnement à 40%. Avec la politique « impérialiste » d’Erdogan, son économie s’est effondrée, et la livre turque a perdu 75% de sa valeur.

    Elle a, finalement, condamné la Russie, d’autant quelle est également proche des Ukrainiens. En application du protocole de Montreux sur la libre circulation dans les détroits, elle a décidé de bloquer les navires de guerre russes, qui ne pourraient plus sortir de la Mer Noire. De fait, elle ne peut se payer le luxe de tourner plus encore le dos aux Occidentaux. Mais peut-elle affronter une crise? Et que ferait un Erdogan face à l’impopularité ?

    L’Europe ne peut compenser le gaz russe que par des importations. Construire des terminaux pour le gaz naturel liquéfié ne se fait pas en un jour. Si l’Algérie peut voir ses ressources grâce au gaz monter, d’autres pays, qui n’ont ni blé ni gaz, vont devoir affronter un choc économique, comme la Grèce, le Maroc, la Tunisie, ou la Turquie.

    Que l’on se tourne vers la Turquie, le Liban, l’Egypte, la Tunisie, l’Algérie, sans parler de pays déjà en guerre civile comme la Libye ou la Syrie, les régimes en place sont fragiles. Quel meilleur exutoire, pour un dirigeant, qu’une aventure extérieure ?

    L’explosion de conflits en Méditerranée n’est pas sûre, elle est possible et probable. Elle ne prendra pas la forme d’un conflit russo-occidental mais d’une multitude de déstabilisations. Faut-il ajouter à ces perspectives la pression migratoire, et l’arme qu’elle représente désormais, comme on a vu récemment la Biélorussie l’utiliser ?

    La guerre « hybride » est déjà en action. L’amirauté de Toulon reconnait craindre les cyberattaques, tandis que tous les Etats-majors s’inquiètent pour les câbles sous-marins. La principale liaison internet Europe- Amérique se fait par des câbles qui arrivent en Irlande. La Méditerranée aussi en est tapissée. Les liaisons téléphoniques entre l’Europe, le Moyen- Orient et l’Asie passent par la Méditerranée, la Mer Rouge et l’Océan indien, elles sont les plus longues liaisons sous-marines du monde. Il existe des petits sous-marins qui les repèrent, ou les abiment.

    Même si ce sont les actions plus discrètes, voire secrètes, qui seront planifiées, un incident comme celui qui avait eu lieu entre les marines française et turque peut se répéter, avec d’autres conséquences. Le Charles-de-Gaulle croise en Méditerranée orientale, de nombreux navires patrouillent dans le canal de Syrie, entre Israël et Chypre, face à la marine russe à Lattaquié. Au dessus, les Israéliens partent bombarder la Syrie ou l’Iran, qui n’a évidemment pas condamné la Russie, pas plus que l’Irak.

    La Mer Noire se déverse déjà en Méditerranée. Le monde bascule vite. Il a basculé en Europe orientale. La guerre est possible, les pirates sont de retour. La seule question n’est finalement pas de savoir ce que va changer la guerre en Ukraine, en Europe ou en Méditerranée, mais ce qu’elle ne changera pas.

  • 29 pays en plus sur la liste verte de la France

    29 pays en plus sur la liste verte de la France

    On l’oublierait presque entre l’élection présidentielle et la guerre en Ukraine, mais la Covid régit encore de nombreux pans de notre vie. Si en France, comme dans d’autres pays, le masque est tombé et les passes sont de moins en moins exigés, il y a encore des restrictions aux frontières. La France a mis à jour sa liste verte !

    Du Canada au Zimbabwe, voyager vers la France sans restrictions

    29 pays dont plusieurs destinations phares sont passés sur la liste verte sur la carte actualisée au 3 mars 2022 par le gouvernement français : la République Dominicaine, le Canada, Oman, l’Inde, l’Afrique du Sud mais aussi l’Angola, l’Argentine, les Bahamas, le Bangladesh, le Bénin, la Bolivie, le Botswana, les Comores, Djibouti, l’Eswatini, l’Irak, la Jamaïque, le Kazakhstan, le Kenya, le Lesotho, la Namibie, le Pakistan, le Paraguay, le Pérou, les Philippines, Saint-Christophe-et-Niévès, le Salvador, la Zambie et le Zimbabwe.

    Pour ces pays, aucune contrainte particulière n’est imposée par le gouvernement au départ comme à l’arrivée. Pour rappel, plus aucun test n’est exigé au départ pour les voyageurs vaccinés souhaitant se rendre en France, quel que soit le pays de provenance.

    La carte actualisée des pays verts, orange, rouges pour voyager

    Les voyageurs non nationaux doivent produire un motif impérieux pour venir en France depuis un pays classé orange ou rouge, sauf s’ils peuvent justifier d’un parcours vaccinal complet avec un vaccin reconnu par l’Agence européenne du médicament. Les Français, eux, doivent soit présenter un parcours vaccinal complet soit un test PCR de moins de 48h à 24h selon les pays.

    Pour voyager en Europe, il n’est pas nécessaire de justifier du motif de son déplacement, il est pourtant indispensable d’avoir son certificat européen de vaccination ou son équivalent. Pour rappel, les expatriés peuvent se faire vacciner gratuitement en France.

    La carte des pays verts, oranges et rouges a été actualisée le 3 mars 2022.

  • Le retour du risque géopolitique

    Le retour du risque géopolitique

    Depuis la fin de la guerre froide voire depuis le milieu des années 1980, les investisseurs ont relégué au second plan les tensions internationales. La chute de l’URSS, la conversion de la Chine à l’économie de marché et la mondialisation les ont peu à peu confortés dans l’idée que la géopolitique avait désormais peu de conséquences sur la valeur des entreprises. Les attentats du 11 septembre 2001 ont créé un choc financier en raison, en premier lieu, de leur proximité de Wall Street. Pour autant, sur la durée les répercussions boursières ont été relativement faibles. Entreprises et investisseurs ont alors estimé que les conséquences économiques seraient contenues, et ont prêté une attention toute relative à la lutte que se mènent la Chine et l’Amérique, à la montée des dirigeants populistes en Amérique latine ou encore aux tensions au Moyen-Orient. Ainsi, ni les démêlés avec l’Iran ni la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis n’ont donné lieu à de véritables inflexions sur les marchés.

    L’isolement de la 11ème économie mondiale

    Avec l’invasion de l’Ukraine, ce schéma pourrait voler en éclats au motif qu’elle pourrait entraîner l’isolement de la 11e économie mondiale qui est en outre l’un des plus grands producteurs de matières premières. Jamais, depuis 1945, en-dehors des guerres concernant les États issus de la décomposition de la Yougoslavie, une guerre n’avait concerné deux États européens internationalement reconnus, sachant que la Russie est membre à l’ONU du Conseil de sécurité. Il faut remonter aux pires années de la guerre froide pour avoir un même niveau de tension.

    Cette crise dépasse, en raison du nombre de morts, celle provoquée en 1948 par le blocus de Berlin ou celle liée à la construction du mur de la même ville en 1961 et qui fut alors suivie par la crise des missiles de Cuba en 1962. Ces différents évènements avaient abouti ou conforté la partition du monde. Les implications économiques furent certainement moins importantes que celles que pourrait générer l’invasion de l’Ukraine.

    Les incidences mondiales immédiates seront une inflation plus élevée, une croissance plus faible et une certaine perturbation des marchés financiers à mesure que des sanctions plus sévères s’imposeront. Les retombées à plus long terme seront un nouvel affaiblissement du système de chaînes d’approvisionnement mondialisées et de marchés financiers intégrés qui a dominé l’économie mondiale depuis l’effondrement de l’Union soviétique en 1991.

    Pétrole, gaz, nickel, aluminium, palladium, blé, potasse…

    Depuis le deuxième choc pétrolier, les pays occidentaux n’ont pas été confrontés à une aussi brusque élévation des cours de l’énergie, des matières premières et des produits agricoles. Le baril de pétrole a certes connu des hausses importantes en 2007 et en 2014 mais ces dernières étaient étalées dans le temps. Le choc énergétique de 2022 marque d’autant plus les esprits qu’il met aux prises la Russie, c’est-à-dire l’un des trois plus importants producteurs de pétrole et de gaz au monde. La Russie est, par ailleurs, un fournisseur clé de métaux industriels tels que le nickel, l’aluminium et le palladium. La Russie et l’Ukraine sont toutes deux d’importants exportateurs de blé, tandis que la Russie et la Biélorussie sont des producteurs notables de potasse, un intrant essentiel pour l’agriculture.

    Le prix du baril de pétrole Brent a franchi la barre des 100 dollars dès le début de l’intervention russe et le cours du gaz en Europe a augmenté de 30 %. Plusieurs pays d’Europe, à commencer par l’Allemagne, dépendent massivement du gaz russe. L’arrêt de l’approvisionnement serait extrêmement délicat à gérer avec, à la clef, un risque de pénurie. L’approvisionnement en matières premières pourrait être remis en cause de deux manières. Les livraisons pourraient être interrompues si des infrastructures physiques telles que des gazoducs ou des ports de la mer Noire sont détruits. Elles pourraient également être remises en cause par les sanctions et contre-sanctions.

    Jusqu’à présent, les deux camps se sont montrés réticents à militariser le commerce de l’énergie et des matières premières qui s’est également poursuivi tout au long de la guerre froide. Les sanctions après l’invasion de la Crimée n’ont pas empêché la signature de contrats portant sur le gaz et le pétrole. La décision d’ExxonMobil ou de Shell de sortir de Russie constitue une première. La mise en sommeil du gazoduc « Nord Stream 2», par l’Allemagne, le 22 février dernier, est symbolique car il n’était pas en état de fonctionner.

    Si l’Occident est exposé au risque énergétique, la Russie l’est en matière technologique

    Les sanctions occidentales, même si elles n’aboutissent pas à l’interdiction des achats de gaz et de pétrole, pourraient à termes peser sur la production du fait des difficultés que rencontrera la Russie pour moderniser ses équipements. Cette dernière pourrait aussi riposter en privilégiant des clients dont les pays ne l’ont pas condamnée. Les Occidentaux espèrent que les pays arabes compensent en partie la Russie. Pour le moment, ces pays se montrent réticents. Depuis des années, ils ont noué des accords avec la Russie leur permettant de réguler le prix du pétrole. Ils ne souhaitent pas créer une crise avec ce pays certes non-membre de l’OPEP mais qui est associé à ses travaux. Par ailleurs, la hausse des cours compense le manque à gagner encaissé durant la crise sanitaire.

    Si l’Occident est exposé au risque énergétique, la Russie l’est en matière technologique. Les États-Unis peuvent imposer des sanctions du même type que celles infligées à Huawei aux entreprises technologiques russes. Ils pourraient ainsi limiter leur accès aux semi-conducteurs et aux logiciels de pointe. Ils ont également la possibilité de couper l’accès à Internet. Certaines entreprises de la sphère digitale comme Apple ou Google ont d’ores et déjà réduit leurs services à destination de la Russie.

    L’impact des sanctions financières

    Les pays occidentaux comptent sur les sanctions financières pour mettre en difficulté la Russie. Ce pays peut néanmoins s’appuyer sur d’importantes réserves en devises et sur ses fonds souverains. Il dispose de quelques mois voire d’un an de marges. Cependant, avec l’inflation et la dépréciation du rouble, les réserves accumulées ont tendance à s’évaporer rapidement. La volonté des Occidentaux est de réduire au maximum les flux financiers entrant et sortant du pays. Pour faire face à ce risque, la Russie a cherché depuis 2014 à isoler son économie de la zone dollar. La part de ses échanges libellés en devise américaine a baissé ces cinq dernières années. La Russie devra se tourner davantage vers la Chine pour ses besoins financiers. Si en 2014, 97 % des échanges entre ces deux pays s’effectuaient en dollars, ce taux n’était plus que de 33 % en 2021. La décision d’exclure du réseau SWIFT plusieurs banques russes pourrait freiner également les flux financiers et les échanges. L’acronyme SWIFT pour Society Worldwide Interbank Financial Telecommunication est une société installée en Belgique qui gère un système international de transmission sécurisé des données bancaires. Ce système permet aux établissements financiers d’échanger en toute sécurité des données concernant des opérations interbancaires. Ces communications sont notamment indispensables pour le paiement des importations.

    Deux pays sont actuellement exclus du réseau, la Corée du Nord et l’Iran. Depuis plusieurs années, la Chine met en place son propre système de protection des échanges de données financières. La Russie pourrait s’y rattacher. Les banques russes pourraient également passer par des établissements indiens reliés à SWIFT par un système de transmission autonome. Le risque d’une généralisation des interdictions d’accès à SWIFT est l’émergence de systèmes concurrents et la dédollarisation de l’économie mondiale.

    Le poids économique de l’Occident n’est plus que de 45% du PIB mondial

    Quelques jours après le début de la crise ukrainienne, les conséquences pour l’économie mondiale sont déjà nombreuses. La Russie fait face à un choc économique et financier sans précédent, sa monnaie ayant perdu plus de 30 % de sa valeur et ses taux directeurs étant relevés à 20 %. Si les sanctions sont importantes, elles ne mettent pas en danger immédiatement l’économie russe. Elles compliquent l’organisation des flux mais ne les interdisent pas. Le poids économique de l’Occident est moindre en 2022 qu’en 1973. À l’époque, plus des deux tiers du PIB étaient générés par les États-Unis, l’Europe de l’Ouest et le Japon. Aujourd’hui, leur poids dans le PIB mondial est inférieur à 45 %.

    Pour l’économie mondiale, la crise ukrainienne est avant tout une source supplémentaire d’inflation intensifiant le dilemme auquel les banques centrales sont confrontées. Doivent-elles relever rapidement leurs taux directeurs au risque de briser la croissance déjà mise à mal par l’invasion russe ou accepter une inflation plus haute ?

    À plus long terme, cette crise peut accélérer la partition du monde en plusieurs blocs économiques. La Russie sera obligée de basculer un peu plus vers l’Est, en s’appuyant davantage sur des liens commerciaux et financiers avec la Chine. En Occident, au nom du souverainisme économique et de la protection des intérêts nationaux, le protectionnisme pourrait être à nouveau légitimé. La Chine pourrait être tentée de se protéger d’éventuelles sanctions occidentales en privilégiant l’autosuffisance.

    L’invasion de l’Ukraine ne provoquera peut-être pas de crise économique mondiale aujourd’hui, mais elle pourrait bien marquer une inflexion dans le cours de l’économie mondiale pour les prochaines décennies.

  • Journée de la Femme 2022 ! Expatriée ?

    Journée de la Femme 2022 ! Expatriée ?

    En France, entre 2 et 2,5 millions de personnes sont expatriées à l’étranger, selon les derniers chiffres publiés sur le site du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. On dénombre autant de femmes que d’hommes mais nombreuses sont celles à avoir suivi leur mari. A l’occasion de la journée de la Femme 2022, on fait le point sur leurs perspectives professionnelles et personnelles. Entretiens avec des femmes françaises expatriées, aux quatre coins du monde.

    Opportunité ou sacrifice ?

    Selon une enquête réalisée en 2017 par Expat Communication, une agence française spécialisée dans l’accompagnement des expatriés, “dans 92% des cas, c’est la carrière de l’homme qui est à l’origine de la mobilité et la femme suit.

    L’une des principales difficultés – pour les femmes qui ont choisi de suivre leur mari à l’étranger – est de trouver une raison d’être en expatriation, de ne pas être là uniquement pour la famille. « Au début, se retrouver du jour au lendemain, sans maison, ni travail, ni voiture, ni famille, ni amis, dans un pays et une langue inconnue, seule, sans activité, c’est un gros désespoir. C’était dur, je me demandais comment j’allais remplir mes journées”, raconte Lili Plume, 41 ans, écrivaine sous pseudonyme. Après avoir vécu trois ans au Brésil, cette ancienne enseignante française vit au Mexique depuis deux ans, à la suite de la mutation de son mari. Elle est l’auteure du blog Lili Plume Do Brasil et du livre « Et si on partait vivre au Brésil ma chérie ? »

    Il n’est pas toujours évident, pour ces femmes d’expatriés, de s’insérer professionnellement dans leur pays d’accueil. “Le fait de sortir de sa zone de confort  [son pays d’accueil] , d’être le pilier de la famille, oblige à se réinventer, à réadapter son parcours professionnel par rapport au marché du pays, à la barrière de la langue et à ce nouveau rythme de vie”, explique Cristina Filipe Araujo, une Française, mère de famille âgée de 36 ans. Actuellement en Angleterre, elle est expatriée depuis neuf ans.

    Le travail, le seul salut ?

    Certaines expatriées essaient de retrouver un poste équivalent à celui qu’elles avaient dans leur pays d’origine mais c’est généralement un véritable parcours du combattant. “Souvent, il faut accepter la réalité du marché, accepter de revoir à la baisse ses ambitions”, décrit l’expatriée en Angleterre.

    D’après l’étude d’Expat Communication, “49% des conjoints expatriés en recherche d’emploi affirment s’être sacrifiés pour leur conjoint car les postes trouvés sont inférieurs à leurs attentes.

    Dans leur nouveau pays, d’autres femmes d’expatriés décident de tout recommencer à zéro en changeant de métier. “Je n’avais pas envie de travailler dans l’enseignement comme je le faisais en France. Au bout de six mois, je me suis lancée dans l’écriture, j’ai le temps et ça me plait. Ma vie de femme d’expatrié a vraiment changé quand j’ai trouvé cette activité”, ajoute l’écrivaine.

    De plus en plus de femmes expatriées se lancent dans l’entreprenariat, ce qui leur permet d’être plus libres et plus flexibles, “afin de garder un équilibre entre la vie professionnelle et personnelle”, commente Cristina Filipe Araujo.

    Pour beaucoup, Internet est une plateforme idéale pour monter son activité. Agée de 38 ans, Adeline Verdier-Velten, Française expatriée pour la première fois à Amsterdam et restauratrice de tableaux de formation, a progressivement quitté son métier pour créer son propre site internet “Les Musettes s’en mêlent” où elle réalise des portraits de conjoints suiveurs qui ont lancé leur entreprise dans leur nouveau pays. “Je me disais qu’il fallait que je trouve un autre projet que je puisse emmener partout”, indique-t-elle. Vous pouvez retrouver certaines interviews sur notre site.

    Auparavant responsable de communication dans le domaine pharmaceutique, Cristina Filipe Araujo, a également fait le choix de monter sa propre entreprise. “J’ai décidé de ne pas rechercher de travail mais de faire un projet qui pourrait me permettre de combler les trous de mon CV et que je pourrais valoriser à mon retour en France”, explique-t-elle. Depuis 2017, elle travaille sur le podcast “Expat Heroes” où elle met en lumière le parcours d’expatriés francophones à travers le monde.

    Malgré leur forte mobilité, certaines femmes d’expatriés arrivent à monter leur commerce à distance. C’est le cas de Béatrice, 31 ans, expatriée pendant plusieurs années au Gabon et en Tanzanie. Elle a créé la marque TRIBU(S) qui propose des produits brodés, inspirés de la culture africaine et réalisés par des personnes dans le besoin, aussi bien au Gabon qu’en France. Ses produits sont vendus sur internet et par le biais de ventes privées.

    L’expatriation reste une chance

    Malgré les difficultés que peuvent rencontrer les femmes d’expatriés dans leur nouveau pays, cette expérience peut être source d’épanouissement. “Pour moi, l’expatriation a été une grande chance et m’a ouvert des portes sur d’autres perspectives professionnelles”, décrit Lili Plume.

    Le fait d’avoir du temps pour réfléchir à une nouvelle activité professionnelle est un réel atout. “On peut se lancer dans quelque chose dont on a rêvé”, explique-t-elle également.

    Selon la fondatrice du podcast Expat Heroes, pour réussir professionnellement à l’étranger, “il est nécessaire de s’adapter, d’être agile pour retrouver un poste et d’avoir une force de caractère.

  • TV5MONDEplus célèbre les femmes en mars

    TV5MONDEplus célèbre les femmes en mars

    À l’occasion du 8 mars, TV5MONDEplus, la plateforme 100% gratuite et non géo-bloquée, célèbre les femmes et réaffirme son engagement pour leurs droits à l’international. On y voit des portraits drôles, tendres ou émouvants, de femmes qui réagissent à la discrimination sociale ou raciale, à la domination masculine, des femmes qui s’incarnent avec force et créativité dans les milieux les plus divers, allant de la politique aux arts du cinéma, du spectacle humoristique, de la peinture ou de la photographie…

    FEMMES D’AFRIQUE EN ACTION

    SAISON 3 – PORTRAITS – 10X13′

    À travers une galerie de 31 portraits de 4 minutes, Femmes d’Afrique en Action propose d’aller à la rencontre de femmes leaders, influentes et à haut potentiel, qui de par leurs initiatives et leurs actions, jouent un rôle de modèle dans le développement des économies africaines.

    https://www.tv5mondeplus.com/login

    ANGELIQUE KIDJO – UNE ODYSÉE AFRICAINE

    MUSIQUE – 75′

    Récompensée en janvier 2020 par un quatrième Grammy Award, Angélique Kidjo revisite ses plus grands succès internationaux. La diva béninoise sait mélanger les sons traditionnels africains de son enfance avec les sonorités RnB, funk et jazz américaines, et les influences d’Europe et d’Amérique Latine. Elle est de retour sur scène. Réalisation : Samuel Petit (France, 2020)

    https://www.tv5mondeplus.com/login

    YVETTE Z’GRAGGEN, UNE FEMME AU VOLANT DE SA VIE

    PORTRAIT – 90′ – RTS

    Disparue en 2012, Yvette Z’Graggen était une écrivaine suisse en avance sur son temps. Avant tout le monde, elle a conduit, fumé, appris l’allemand, aimé librement des hommes, réfléchi sur la Suisse et ses démons, fait vibrer plusieurs générations de femmes. Son parcours atypique à travers une série d’entretiens. Réalisation : Frédéric Gonseth (Suisse, 2016)

    https://www.tv5mondeplus.com/login

    QUELLE HISTOIRE – LES FEMMES INSPIRANTES

    ÉDUCATION – 5X15′

    Portraits de femmes qui ont fait l’histoire et l’actualité et dont la personnalité continue à inspirer les générations.

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    ADELAIDE CHARLIER – LA MEUF DU CLIMAT

    DOCUMENTAIRE – 52′ – RTBF

    Adélaïde Charlier est la porte-parole francophone belge du mouvement international des jeunes pour le climat (Youth for Climate). La Namuroise se raconte (pas de voix off autre que la sienne) : son combat, ses doutes… Un portrait touchant de et par la jeune activiste. On y découvre ses craintes, ses réflexions sur l’avenir, son combat, la personnalité de celle qui incarne un mouvement qui prend de plus en plus d’ampleur en Belgique et dans le monde. Un mouvement qui couve depuis des mois de Covid, mais qui est prêt à réapparaître à tout instant.

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    MADAME REVIENT DE LOIN

    REPORTAGES – 52′ – RADIO CANADA

    À force de se déguiser en femmes des années 60 pour incarner Les Galipeau’s et de se frotter aux stéréotypes de l’époque, Chantal Lamarre et Sylvie Dumontier ont voulu revisiter le passé pour explorer les stéréotypes de l’ère moderne. Bien sûr, Madame revient de loin, mais où s’est-elle vraiment rendue en 2020 ? Chantal et Sylvie cherchent à comprendre le modèle féminin actuel en abordant quatre sphères distinctes : le monde du travail, la vie familiale, le culte de la beauté et le sexisme insidieux. Ne ratez pas ce retour vers le futur!

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  • Le SNU au coeur du projet des Jeunes avec Macron 

    Le SNU au coeur du projet des Jeunes avec Macron 

    Nolwenn Pelven est coordinatrice des jeunes avec Macron pour les Français de l’étranger. Dans un podcast réalisé par Lesfrancais.press, elle évoque le bilan du président sortant et les desseins du mouvement pour les jeunes expatriés. 

    La jeune militante s’est engagée auprès des équipes d’Emmanuel Macron lors des élections européennes de 2019, alors qu’elle vivait encore au Canada. Elle est arrivée à son poste de coordinatrice des Français de l’étranger à son retour en France. Depuis, elle est en contact permanent avec les adhérents et les référents afin de faire rayonner le mouvement et lui donner de l’envergure. 

    Le premier mouvement politique des jeunesses de France

    Actuellement, le mouvement les Jeunes avec Macron, ou JAM, compte plus de 31 000 adhérents à travers le monde, le plaçant ainsi à la première place du plus grand mouvement politique des jeunesses de France. Pour Nolwenn Pelven, une telle ampleur illustre la “pertinence” de la politique du président menée dans le monde durant son quinquennat. 

    Si les JAM sont basés à Montréal au Canada, ils ont des référents établis aux quatre coins du globe pour être au plus près des électeurs. Europe du Nord, Benelux, Amérique du Nord, centrale et latine, péninsule ibérique, le chef de l’État continue de fédérer les jeunes Français de l’étranger. 

    Aux yeux de Nolwenn Pelven, le candidat LREM attire particulièrement les jeunes grâce à sa capacité à fédérer la gauche et la droite. Une entreprise qu’il a menée à bien durant son quinquennat, sans jamais oublier la jeunesse française, toujours d’après la militante. Elle illustre ses propos à l’aide des mesures mises en place comme Un jeune, une solution, le développement du statut d’apprenti, et le taux de chômage pour cette tranche de la population qui est à son plus bas niveau depuis une quinzaine d’années. 

    “Il a mis les jeunes au coeur de ses priorités” 

    Nolwenn Pelven, coordinatrice pour les Jeunes avec Macron pour les Français de l’étranger

    Des travaux phares 

    Le gouvernement a marqué son intérêt constant pour les Français de l’étranger, d’après la JAM. Elle pense notamment à l’expansion du réseau de l’AEFE appuyée par le texte de loi de la sénatrice Samantha Cazebonne, et à la volonté du président de doubler les effectifs d’ici à 2030. Pour l’ancienne élève de l’enseignement français à l‘étranger, c’est une mesure phare et nécessaire pour faire rayonner la France dans le monde. 

    Nolwell Pelvin, LREM, JAM
    Échanges avec le Ministre délégué aux Français de l’étranger Jean-Baptiste Lemoyne lors du campus de rentrée de la majorité. De gauche à droite, Nolwenn Pelven (Coordinatrice et Ambassadrice JAM FDE), Alexandre Kleitman (Responsable Idées JAM FDE) et Carmine (adhérente JAM à Londres)

    Le Service national universel 

    Le Service national universel est un projet instauré sous le gouvernement de l’ancien premier ministre Edouard Philippe, afin de porter les valeurs de l’engagement national chez les adolescents âgés entre 15 et 17 ans. Premièrement testé dans dix-neuf départements français en 2019, il s’est étendu à l’ensemble du territoire en 2021. Seulement, il est difficilement accessible pour les jeunes de l’étranger. En effet, ils peuvent être volontaires sous deux conditions, à savoir détenir une adresse en France et pouvoir y rester suffisamment longtemps pour participer au séjour de cohésion. 

    Le mouvement politique dans sa volonté de pallier le problème, a donc fait des propositions au ministre délégué aux Français de l’étranger Jean-Baptiste Lemoyne, afin de rendre ce service “universel” comme son nom l’indique. 

    Une ébauche de programme pour le président sortant ? 

    En plus de la proposition évoquée précédemment, les JAM souhaiteraient voir s’étendre le passe culturel à l’ensemble des Français du monde. Bien que le SNU soit leur priorité, ils espèrent que toutes leurs idées seront reprises par le futur gouvernement et pourront voir le jour. 

    A trente-huit jours du premier tour de l’élection présidentielle, les militants sont sur le pont. Grâce au tractage et à la sensibilisation, ils espèrent faire adhérer un maximum de personnes à leur projet et voir leur candidat être réélu à la fonction suprême. 

  • Etablissements scolaires français en Ukraine :  100% solidaires ! 

    Etablissements scolaires français en Ukraine :  100% solidaires ! 

    La guerre a provoqué la fermeture des trois établissements scolaires français en Ukraine. La direction de l’AEFE s’est engagée à assurer le suivi précis des personnels et des élèves. 

    Première nouvelle rassurante, tous les personnels français ont quitté l’Ukraine à l’exception d’un seul enseignant qui ayant été pris dans une zone de guerre était en train de s’éloigner des combats au moment où cet article est écrit. Une évacuation en convoi sécurisé hors de Kiev a été finalement opérée en milieu de semaine pour un grand nombre de personnels. Les premiers départs, réalisés le lundi 28 février, n’avaient concerné que des diplomates et leurs familles, et c’est la réaction de nos compatriotes et des parlementaires français de l’étranger qui a accéléré l’évacuation des autres personnels français en poste à Kiev et la mise sur pied de ce deuxième convoi.

    La priorité de l’AEFE : organiser le suivi individualisé des élèves et l’enseignement à distance

    L’agence pour l’enseignement français à Paris communique désormais auprès des familles et des représentants du personnel et fait jouer la solidarité dans le réseau.

    La gratuité est assurée pour les élèves qui se réinscrivent dans un établissement géré par l’AEFE. De fait, 69 élèves ont déjà trouvé un point de chute dans les établissements français du voisinage, à Varsovie, Budapest ou Bratislava, mais aussi dans des destinations plus lointaines, en Espagne ou à Dubaï.

    Il est annoncé que l’Agence appuiera les demandes de scolarisation en cours d’année dans les établissements en France.

    Les trois établissements français d’Ukraine comptent un effectif de 682 élèves dont une majorité d’enfants ukrainiens. L’objectif de la direction est de dénombrer avec précision le devenir de ces élèves et de mettre en place à terme un enseignement à distance.

    Une journée de « rentrée scolaire » est donc prévue le 9 mars et aura donc clairement vocation à être une revue d’effectifs. Combien d’élèves se présenteront et quels seront les personnels encore présents sur place alors que l’effectif total du corps enseignant et des personnels administratifs et de direction est de 143 personnes ?

    Lycée français Anne de Kiev en Ukraine, crédit AEFE

    Des représentants syndicaux solidaires mais vigilants


    Djamel Souiah, le secrétaire général de la section Hors de France du SE-UNSA, réagit à ces annonces  : 

    « On est d’accord à ce stade pour tous ramer dans le même sens. Mais le temps du bilan viendra. Une fois qu’on aura fait le point après cette rentrée. Nous comprenons la nécessité d’une revue d’effectifs mais l’enjeu de la mise en place d’un enseignement à distance n’est clairement pas une priorité immédiate pour nous ».

    Il est vrai que de la situation de nombreux personnels rapatriés n’est pas encore totalement stabilisée : certains d’entre eux ont trouvé un point de chute près de Chambéry, bénéficiant de l’aide d’une association de solidarité locale, mais sont hébergés dans des conditions qui restent spartiates. Tous n’ont pas accès à une connection internet ou au matériel informatique permettant la reprise du travail à distance.

    Une aide aux familles rapatriées et un suivi de la situation en Russie

    L’AEFE annonce à cet égard que les familles qui le souhaiteront pourront bénéficier d’une aide d’urgence qui ira jusqu’à 3000 euros par famille.

    L’écho de la guerre en Ukraine étant mondial, du matériel pédagogique est également en passe d’être diffusé dans tous les établissements de l’AEFE pour que les enseignants soient en mesure de présenter la guerre sous l’angle de la solidarité qu’elle génère en Europe. La difficulté est réelle de présenter les enjeux d’un conflit en cours aux élèves qui se posent des questions sans générer trop d’anxiété. Les personnels sont également soumis à une forte pression.

    Une psychologue devrait d’ailleurs travailler en renfort auprès des personnels de l’Agence ou du réseau afin d’identifier les souffrances et le stress générés par une situation exceptionnelle par sa nature.

    Le nouveau mandat d’Olivier Brochet, directeur de l’AEFE, qui vient d’être renouvelé,  débute donc par la gestion d’une crise aux portes de l’Europe. Après la gestion de l’épidémie mondiale de Covid, voilà une nouvelle occasion pour l’agence et ses établissements de démontrer leurs capacités d’adaptation et leur réactivité institutionnelle.

    La situation des personnels français en poste en Russie fait d’ailleurs l’objet d’un suivi précis en lien avec le cabinet du ministre Jean-Baptiste Lemoyne. Les intérêts français ne semblent pour l’instant pas visés. Mais la situation est instable au plan militaire et pourrait provoquer à terme une évacuation ou des rapatriements.

  • En route vers le troisième choc pétrolier ?

    En route vers le troisième choc pétrolier ?

    La guerre en Ukraine sera-t-elle à l’origine d’un troisième choc pétrolier succédant à ceux de 1973 et de 1979 ? Si le cours du pétrole a progressé de 42 % depuis le début de l’année, la hausse est, pour le moment, très inférieure à celle enregistrée lors des deux précédents chocs. Les cours avaient alors été multipliés par quatre lors du premier et par trois lors du deuxième. En ce début du mois de mars, le prix du pétrole a retrouvé le niveau qui était le sien avant la crise financière de 2008.

    Ces quinze dernières années, le marché de l’énergie a connu une profonde mutation avec le développement du pétrole de schiste qui représente plus de 10 % de la production totale de pétrole. Il a permis aux États-Unis de redevenir le premier producteur mondial. Ce pétrole a contribué à une chute importante des prix. Comme en 1973 et en 1979, la hausse des cours est le produit d’évènements géopolitiques. Pour le premier choc, la guerre du Kippour avait été l’élément déclencheur, pour le deuxième, ce fut la révolution islamique en Iran. Elle intervient à chaque fois dans un contexte de tension sur le marché pétrolier.

    La conséquence d’un choc géopolitique

    Depuis la fin des confinements, dans le courant de l’année 2021, l’offre peine à suivre la demande qui est en forte hausse en lien avec la reprise économique. La production demeure toujours en-deçà de son niveau de 2019. Dans le cadre de l’accord OPEP+, les pays producteurs s’appliquent toujours des quotas de production contribuant à la hausse des prix. Ils entendent ainsi compenser le manque à gagner de ces dernières années. Les États du Moyen-Orient ne souhaitent pas froisser la Russie qui s’est avérée un précieux allié pour faire remonter les prix en 2020. Ce pays a, par ailleurs, su nouer des relations privilégiées avec plusieurs d’entre eux.

    Au-delà du contexte géopolitique, d’autres facteurs pourraient expliquer la tension actuelle sur les prix. Les pays producteurs seraient, techniquement, dans l’incapacité d’augmenter l’offre. Plus de la moitié de la production mondiale de pétrole serait devenue mature et serait engagée dans un processus de déclin qui a été un temps masqué par la montée en puissance des gisements non conventionnels. Au début des années 2020, la Russie aurait atteint son pic de production.

    Chute des investissements au nom de la transition énergétique

    Selon l’Agence Internationale de l’Énergie, un tiers de la production devrait disparaître d’ici 2030 dans un contexte d’augmentation de la demande. La chute de l’investissement dans le secteur pétrolier depuis 2016 pèse aussi sur le niveau de la production. Les découvertes de nouveaux gisements sont de plus en plus rares et ne suivent pas l’évolution de la consommation. Les investisseurs se dégagent de l’exploitation du pétrole au nom de la transition énergétique bien plus vite que la croissance des énergies renouvelables. Cette raréfaction des capitaux pourrait amener à un manque physique de pétrole.

    En 2025, en l’absence de découvertes de nouveaux gisements ou d’avancées techniques, le déséquilibre entre l’offre et la demande de pétrole pourrait atteindre 10 millions de barils jour. Un pétrole rare et cher se traduira par une forte hausse des prix et un ralentissement de la croissance. Le retour de la stagflation est une menace réelle pour les pays occidentaux. La hausse du cours du baril aura l’avantage de favoriser la transition énergétique. Cette dernière suppose des changements importants pour de nombreux secteurs. Les plus exposés sont ceux de l’énergie, des transports, de la sidérurgie, de la construction et de la plasturgie.

    Les investissements à réaliser se chiffrent à plusieurs centaines de milliards d’euros. Ils doivent s’accompagner d’un effort en matière de formation. La crise ukrainienne constitue une réelle rupture sur le plan géopolitique avec un risque de fragmentation du monde ; elle marque aussi l’entrée dans un nouveau cycle énergétique susceptible de générer d’importantes tensions au sein des sociétés.