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  • Les victimes de la guerre espèrent le « jour d’après » 

    Les victimes de la guerre espèrent le « jour d’après » 

    La Douma a voté en urgence une loi qui promet 15 ans de prison à « ceux qui propagent des fausses informations à propos de la guerre en Ukraine ». La liberté et la guerre vont mal ensemble. Normalement, tout le gouvernement russe devrait aller en prison, puisque, jusqu’au vote de cette loi, il n’y avait pas de guerre en Ukraine, seulement « une opération spéciale ». Avec le retour des soldats russes tués, le Ministère a dû reconnaitre des pertes, commises par des « nazis et des lâches » dit Poutine. Pauvres soldats, pauvres civils, premières victimes, ils ne sont pas les seuls. 

    A la guerre, la première victime, c’est la vérité. S’il est certain que la propagande russe raconte des histoires, jusqu’à quel point nos analystes sont-ils fiables ? Hier virologues, aujourd’hui stratèges, nos informateurs sont d’abord mus par l’excitation, tous parlent trop, y compris les dirigeants (quelle idée d’ annoncer à l’avance sanctions et limites d’intervention !)

    Si les bien informés se trompent, qu’en est-il des désinformés ?

    Les services secrets américains, britanniques, français, allemands et italiens partageaient depuis quelques mois leurs informations sur l’hypothèse d’une guerre. Les « Anglo-saxons » y croyaient, les autres non. Comme les Américains se sont toujours trompés, il était difficile de croire qu’ils avaient raison. Si de telles intelligences si bien informées se trompent, qu’en est-il des pauvres désinformés que nous sommes ?

    Comment garder la tête froide après cet impensable, le retour de la guerre en Europe ? Jusque là, il était convenu que les grands ne se faisaient la guerre que par délégation, ou bien au loin. Gagner en «  puissance » en occupant des territoires, en soumettant des populations, c’était la logique de Catherine II et de Napoléon. Après la décolonisation, après l’URSS, après l’Irak et l’Afghanistan, il était prouvé que même les victoires conduisaient à l’échec. La puissance nouvelle est celle des centres financiers, forcément neutres : Singapour, Dubaï, Luxembourg ; celle des Gafas et de l’Intelligence Artificielle. Apparemment, d’intelligence, ne reste que celle-là. 

    Après l’Ukraine, la Russie victime de la guerre

    Car, après les Ukrainiens, la Russie ou plutôt les Russes, sont les premières victimes. Avec la chute du rouble, l’inflation, les freins à l’exportation, la Russie, qui s’appauvrit depuis dix ans (elle est passée de 2400 milliards de dollars avant l’invasion de la Crimée à 1500 aujourd’hui), va s’appauvrir encore. Et ce sous un régime de plus en plus policier. Les Russes, habitués aux despotes et aux sacrifices, résisteront, et souffriront. Il sne seront pas les seuls. Si la Russie peut se passer du monde, comment le monde peut-il se passer de la Russie ? 

    L’Europe a des réserves de gaz jusqu’en décembre. D’ici là, Algérie, Qatar et gaz de schiste viendront au secours. Question de prix. Ailleurs, ce sera plus difficile. Les pays qui ne sont pas producteurs d’hydrocarbures payent la crise de la covid, comment payeront-ils l’augmentation des prix des hydrocarbures, d’autres matières premières, et surtout du blé ? Algérie, Tunisie, Libye, Egypte, Liban, Arabie saoudite, Nigéria, Kenya, entre autres, se nourrissent de blé russe ou ukrainien. Verra-t-on des émeutes de la faim ? Des régimes renversés ? De nouvelles guerres civiles ? Il n’est même pas besoin d’imaginer que les Russes décident de perturber le commerce international pour que les conséquences de la guerre d’Ukraine s’étendent bien au-delà de l’Europe. Au Moyen-Orient et en Afrique, les conflits (où sont déjà impliqués les mercenaires russes) vont s’envenimer.

    Si la Russie peut se passer du monde, comment le monde se passera-t-il de la Russie ?

    Et en Europe ? Il n’y a pas que le prix du gaz, le retour en grâce du nucléaire, il y a aussi les menaces sur les câbles, les cyberattaques sur les entreprises et les services publics. En cas de sabotage des câbles sous-marins dans l’Atlantique, 90% du réseau internet serait touché. La « guerre hors limite » a commencé. 

    Départ d’un gazoduc à destination de l’Europe depuis la Russie ©Belga

    Il est possible de rendre la pareille aux Russes, c’est la logique de la guerre, celle de la destruction. On a vu en quelques jours ressurgir le vieux monstre, éteint depuis 1962 : la menace nucléaire. Même en écartant ce spectre, inutile de croire qu’une guerre se passe sans violence, sans dommage. 

    Poutine ressuscite l’autre fantôme, l’Otan. Mieux : il a doté l’Europe d’une conscience militaire ! Polonais, Hongrois, Baltes en première ligne. Les Allemands, encore effrayés d’eux-mêmes, augmentent leur budget militaire de cent milliards, le double du budget actuel. L’Ukraine, la Moldavie, la Géorgie supplient d’adhérer à l’UE, pensant que la solidarité européenne vaut plus que des aides financières : une protection.

    Redéfinir l’Europe, préparer le jour d’après

    Evidemment, ce ne sera pas possible : élargir l’Union européenne l’affaiblirait plus encore. Mais dire non est impossible. Poutine, qui voulait désunir l’Europe (comme Trump) et a fait campagne pour le Brexit, la renforce, la change, la militarise. Pour la première fois, de façon inimaginable il y a peu, l’Union finance des armes

    L’Europe ne pourra pas en rester là : elle devra se redéfinir. L’Europe des Cercles va revenir, avec un degré d’intégration, d’alliance, différent selon les pays. Il y aura un noyau dur, celui, à peu près, des membres fondateurs, il y aura le cercle de l’Euro, celui du nouveau Schengen, celui de la défense. Suédois, Autrichiens, Finlandais, Géorgiens, Croates, trouveront leur place dans ces nouveaux ensembles. On peut même envisager les places du Royaume-Uni et de la Suisse (qui a cassé sa neutralité pour condamner la Russie, ce qu’elle n’avait pas fait avec Hitler !). On doit penser un statut pour les nouvelles relations de voisinage, avec la Turquie, le Maroc, l’Algérie et l’Egypte. Imaginer aussi, enfin, la paix revenue, la place de la la Russie.

    La France doit imaginer le plan de paix 

    Car le malheur de cette guerre, ou sa cause, c’est l’incapacité d’avoir des relations saines avec la Russie. Pour sortir de la guerre, il faut la paix. Pas comme absence de guerre, comme projet de vie commune. Garantir la sécurité de tous, y compris de la Russie. La difficulté fondamentale est que la paix s’appuie sur le pilier de la liberté, entre des pays libres, entre des pays dans lesquels les dirigeants doivent rendre des comptes aux citoyens. Les vrais garants de la paix sont les citoyens, sinon, ce sont les soldats qui cessent de se battre…

    La France doit imaginer le plan de paix. Cela ne veut pas dire ignorer les menaces. Se renforcer d’un côté, unir les Européens, imaginer la paix future avec la Russie de l’autre. Ce n’est pas aux États-Unis de le faire, ni aux malheureux Ukrainiens. C’est à nous. 

    Se renforcer pour le conflit en cours, et préparer la paix future. Il faut penser le jour d’après, sinon il n’y aura pas d’après. Sans espoir de paix, il n’y aurait que l’absurde et tragique présent d’une guerre durable.

  • Eric Zemmour à la conquête des expatriés – Rencontre avec le porte-parole

    Eric Zemmour à la conquête des expatriés – Rencontre avec le porte-parole

    Eric Zemmour a lancé sa campagne à destination des expatriés en publiant sur sa chaine Youtube des voeux ! Une publication qui n’a pas manqué de faire réagir le microcosme des Français établis hors de France, mais pas seulement, en moins de 24h ils étaient près de 200 000 à avoir vu la vidéo.

    Depuis, le candidat du parti Reconquête a trouvé parmi la communauté des Français établis hors de France de nombreux relais, en particulier en Asie où le mouvement recrute de nombreux partisans d’Hong-Kong à l’Australie.

    Au delà, Eric Zemmour réussit à briser un « plafond de verre » qui n’avait jamais permis au parti de Jean-Marie puis Marine Le Pen de rencontrer un public parmi les Français de l’Etranger. Mieux le candidat de la droite radicale recueille entre 15% et 20% des voix parmi nos compatriotes hors de France selon les deux dernières consultations réalisées auprès de milliers de Français, pour les expatriés il serait qualifié pour le second tour.

    Le porte-parole : Jérôme Rivière

    Comme à tous les candidats, nous avons proposé à Eric Zemmour de répondre à vos questions, comme nous l’avons fait avec Valérie Pécresse la semaine dernière et comme nous le ferons avec Anne Hidalgo la semaine prochaine. Après un échange entre notre président, Laurent Dominati, et le candidat, la date fut actée, mais finalement c’est Jérôme Rivière qui nous reçoit. Autre surprise, les voisins refusent qu’on filme dans la cour, ils veulent préserver la paix de leur immeuble bourgeois à deux pas des Champs-Elysées.

    Nous voilà donc obligés d’improviser une interview, sur un bout de jardin, avec l’Eurodéputé Jérôme Rivière, tout juste transféré du Rassemblement National.

    ©PHOTOPQR / Arnaud Journois ; PARIS ; 19/01/2022 ; JEROME RIVIERE EURO DEPUTE RASSEMBLEMENT NATIONAL (MaxPPP TagID: maxnewsspecial621324.jpg) [Photo via MaxPPP]

    Une expatriation par dépit

    Ensemble, on a pu aborder la vision de l’expatriation du candidat. Ainsi, on découvre que Jérôme Rivière est lui-même marié à une expatriée américaine. S’il comprend ses compatriotes hors de France, au fond le parti Reconquête regrette leur départ. Pour eux, on quitte la France par manque de perspectives. Ils sont prêts à les faire revenir.

    Expatriation ou immigration ?

    Cohérents avec leur doctrine prônant l’assimilation des émigrés en France, Eric Zemmour, comme nous l’explique Jérôme Rivière, distingue expatriation et émigration. Pour lui ceux qui quittent la France définitivement pour un autre pays doivent tout faire pour s’intégrer à leur nouveau pays. Pour les autres, en tant qu’expatriés, ils sont censés revenir en France, un jour ou l’autre. Et Eric Zemmour veut accélérer leur retour.

    Découvrez en 10 minutes le programme d’Eric Zemmour pour les expatriés

  • Florent Coury, ce Français de Bruxelles qui prend les armes aux côtés des Ukrainiens – Rencontre

    Florent Coury, ce Français de Bruxelles qui prend les armes aux côtés des Ukrainiens – Rencontre

    Florent Coury est arrivé depuis la veille à l’ouest de l’Ukraine. Et sa formation militaire vient de débuter. Elle est « assurée par des Géorgiens ». Mais on n’en saura pas plus. Son souci de discrétion est légitime. Il répond simplement que ses nuits sont agitées « à raison de quatre alertes aériennes par nuit » et qu’il va bientôt recevoir une Kalashnikov.

    Florent est le premier de ces volontaires français qui sont allés rejoindre la légion internationale sur le sol ukrainien, « ligne de front de nos démocraties ».

    « Entre l’agresseur et l’agressé, le fort et le faible, l’envahisseur et celui ou celle qui défend sa maison, il ne peut y avoir d’hésitations ou de doutes : la cause de l’Ukraine est celle de tous les peuples libres, «l’ultime occasion de régénérer nos démocraties ».

    Florent Coury sur Facebook

    Comme il a pu l’écrire dans un long message explicatif publié sur Facebook où il fait part des doutes de ses proches devant son départ mais aussi de sa grande détermination puisée dans un patriotisme nourri des valeurs de la Révolution française et de son universalité.

    Un expatrié qui a répondu à l’appel du Président Zelensky

    Il y a quelques semaines encore, ce père de famille veillait sur ses enfants en bas âge, occupait des fonctions de cadre supérieur auprès d’un grand groupe français et vivait avec sa famille dans une demeure bourgeoise de la capitale bruxelloise. Il envisageait même de se porter candidat sur une circonscription législative. Son combat a changé de nature. Il ne sera pas électoral à proprement parler mais visera à la défense des démocraties et de l’Europe. Florent a souhaité jouer la transparence et a expliqué ses motifs sur LinkedIn où son message a reçu plus de 20 000 likes. Une sorte d’approbation collective à ce choix qui n’est pas sans risques dans un conflit où l’on compte déjà des morts civils et militaires et où les premières exactions sont signalées. 

    Si Florent est pour l’instant le seul Français de son groupe militaire, ce sont cependant des centaines de compatriotes qui  songent à l’engagement. Héros virtuels trop tôt biberonnés aux jeux vidéos ou aspirations plus profondes à participer à une cause élevée ? Le président Zelensky qui a annoncé récemment la création d’une « Légion internationale » et a appelé les étrangers à rejoindre « la résistance aux occupants russes » a été entendu dans l’Europe entière et au delà. Dans l’hexagone l’ambassade d’Ukraine en France reçoit d’ailleurs des dizaines d’appels quotidiens et fournit aux impétrants un document permettant de baliser le départ et l’engagement des volontaires étrangers.

    Le pouvoir fédérateur des réseaux sociaux 

    Sur Facebook, le groupe des volontaires français en Ukraine réunissait déjà plus de 8000 membres après avoir été créé seulement le 24 février, jour du déclenchement des hostilités. Ses administrateurs ont passé le groupe sous statut privé pour protéger probablement l’identité de ses membres. Ugo et Arno Pellegrini qui administrent le groupe sont originaires du Nord de la France. Ugo a 22 ans, ne parle ni russe ni réellement anglais mais aurait servi 6 mois sous les drapeaux. Il annonce que 250 personnes seraient prêtes à s’engager en Ukraine. Si ce chiffre grossit chaque jour il est difficile de connaître le nombre de départs réels en sachant qu’il est peu probable que ces volontaires pensent à s’immatriculer auprès de l’Ambassade de France à leur arrivée sur place.

    Ni les administrateurs ni les modérateurs de ce groupe Facebook ne semblent avoir de vécu militaire poussé et c’est donc une réponse citoyenne, spontanée, s’appuyant sur des motifs variés, à laquelle on assiste. Des nouveaux gilets jaunes… et bleus en quelque sorte.

    Sur le sol ukrainien, certains vont vouloir rejouer les mythiques « brigades internationales » de la guerre d’Espagne de 1936 en présentant les Russes comme les nouveaux fascistes. La Russie a annoncé que les occidentaux volontaires ne bénéficieraient pas du statut et de la protection des prisonniers de guerre. Une façon d’endiguer les vocations militaires en effrayant ces jeunes Européens sans expérience de la guerre ? 

    Quand je lui parle de 36, Florent badine. Le qualificatif de « Malraux du 10ème », du nom de son arrondissement parisien de naissance, pourrait lui convenir s’il avait vraiment le coeur à plaisanter. Mais l’homme, en train de rentrer dans la peau du soldat, est dans une phase d’adaptation à son environnement.

    Derrière la figure de Républicain internationaliste qu’est ce volontaire français, d’autres profils inquiètent davantage les services de renseignements français qui sont à pied d’oeuvre depuis quelques jours pour observer et analyser les filières de recrutements en cours et les départs effectifs.

    L’Ukraine, une base arrière pour l’extrémisme ? 

    Si cette guerre attire des patriotes et des idéalistes, le conflit a sa force d’aspiration pour des extrémistes de tout poil. D’autant qu’il a débuté en 2014 et qu’il a permis à  des réseaux d’extrême droite  de se déployer des deux côtés du conflit.  Des membres pro-russes sont ainsi présents dans le Donbass depuis 2014 et des Français proches du RN ou de la tendance Philippot souverainiste et russophile pourraient aussi être sur place. Il y a de l’autre côté des groupes étrangers pro-ukrainiens uniates, comme pendant le conflit en Croatie des années 90, qui se mobilisent sur la base de leur détestation des Orthodoxes. On compte aussi des djihadistes anti-Assad très revanchards après que la Russie soit intervenue en Syrie pour sauver le régime en place. Ils sont intégrés dans les bataillons ukrainiens les plus radicaux comme le « fameux » régiment Azov, clairement néo-nazi. Des islamistes du Caucase qui ont l’habitude du maniement des armes pourraient compléter cette triste galerie de combattants qui possèdent des arrières pensées et qui ne combattent pas pour la démocratie.

    Notre rédaction souhaite à Florent et à nos compatriotes de rentrer, à terme, sains et saufs chez eux. Et de se signaler auprès des autorités consulaires françaises à leur arrivée en Ukraine pour être identifiés en cas de difficultés.

  • Au coeur d’une guerre qui ne me concerne pas : le réel de la guerre

    Au coeur d’une guerre qui ne me concerne pas : le réel de la guerre

    La guerre « lutte armée entre groupes humains ou entre États », « Situation conflictuelle entre deux ou plusieurs pays, états, groupes sociaux, individus, avec ou sans lutte armée ». Avec Karine Miquelis, notre psychologue, on décrypte les mécanismes mentaux dans lesquels sont plongés les expatriés bloqués au coeur de la guerre en Ukraine.

    La guerre : un état binaire

    Le réel de la guerre est intime, cet étrange qui surgit et nous questionne quant à sa valeur symbolique et sa fonction. L’état de guerre pensé comme binaire (une confrontation de 2 entités) est lié lexicalement à l’état de dispute « dissension, débat ».

    La dissension est une « division profonde de sentiments, d’intérêts, de convictions ».

    Le terme ‘Politique relatif à l’État’ est ce qui a rapport à la société organisée. 

    Être armé n’évoque pas seulement la possession d’armes à feu, mais d’armes en tant qu’outils aidant à l’expression et l’expansion de la violence. 

    Ce conflit est donc dirigé et organisé d’une certaine façon par des personnes ou institutions décideurs du démarrage et de l’arrêt des hostilités.

    Banlieue de Kiev quelques jours avant l’invasion, l’expatrié s’interrogeant sur un éventuel départ ©Lesfrancais.press

    La violence, une passion humaine ?

    L’expression de ce conflit est la passion des violences, qui pour prendre place dans le réel et dans le cadre temporel qui lui est voué, doit apparaître sous une forme incarnée, visible et repérable de tous. Nous en conviendrons, cela ne laisse d’autre choix au peuple que de se saisir de cette fonction, de ces corps à corps qui ne font plus qu’un.
    D’ailleurs la passion de la violence est comme une onde qui se propage au-delà du terrain de guerre, au-delà des frontières de cette scène macabre pour venir vibrer dans les coeurs et les corps des spectateurs impuissants et pourtant, chargés émotionnellement d’une conviction qu’un acte de leur part pourrait changer la donne.  

    C’est ce que les grands dirigeants ont compris, charger le peuple de la ‘croyance’ qu’ils sont acteurs de ce qui se jouait déjà en coulisse. Cette illusion aura pour effet la création du sentiment de culpabilité. S’en vouloir de son positionnement, ou pire, pointer du doigt, dans un élan de violence pulsionnelle, cet autre qui ne serait pas pleinement impliqué dans ce jeu théâtral dont le scénario lui restera énigmatique.

    Il n’empêche que l’arrivée sur scène, ressentie déjà en coulisse, nourrit l’état de stress.
    Pourtant le stress se voudra cohérent à celui qui vit le conflit, dont la survie du corps est menacé ou bien celle d’un être aimé qu’il porte en son coeur.

    D’un point de vue extérieur et ne faisant incontestablement partie du ‘corpus’, il est difficile d’en saisir tous les enjeux. Nous ne vivons donc pas de la même façon le réel de la guerre en tant que spectateur et en tant qu’acteur sur le terrain. 

    Le stress de celui qui ne peut qu’observer est fondamentalement relié à l’individu qu’il est. Son intime est engagé dans cette pensée qui se pourrait chaotique et sérieuse de conséquences. Mais ne nous y trompons pas, tant qu’il s’agit de sa projection subjective, il ne s’agit que d’un possible parmi tant d’autres incluant son appareil imaginatif et fantasmatique.
    Le stress est bien réel pour et dans la réalité de celui qui le ressent.
    Ils sera un stress qui sous couvert d’un événement de plus, viendra appuyer une fragilité concernant sa capacité à entendre et concevoir un réel mortifère que la caméra aura décidé de dévoiler.
    C’est à partir de ce moment, qu’il existe. Son existence est assimilé au jour de la rencontre, et non au jour de sa création.

    Faire sienne la guerre d’un autre

    Elle est là la difficulté. Faire avec une réalité non intégrée jusqu’alors, encore étrangère tant elle était évitable. C’est tout un panel de réalités possible qu’un conflit porté à la connaissance de tous engendre. 

    La réaction de stress quant aux personnes sur le terrain, est essentielle car elle génère des effets sur le corps et les facultés mentales. Elle sera un ensemble de réponses de notre organisme face à une situation de performance ou d’adaptation nécessaire. 

    L’adaptation comporte 3 phases :
    – Phase d’alarme : c’est une mobilisation d’énergie physique et psychique.

    – Phase de résistance : de l’organisme face à ce qu’il a pu mettre en place.
    – Phase d’épuisement : relâchement évident de par la mobilisation d’énergie.

    Le stress provient de votre personne, c’est une réaction en réponse à un danger provenant de l’extérieur et qui peut vous atteindre. Si la réaction au stress est adaptée alors cela permettra : 

    • Une focalisation de l’attention : suspension des pensées et rêveries en cours, une vigilance, une perception et une localisation du danger.
    • Mobilisation des capacités : clarté de l’esprit, sens de la réalité.
      Evaluation du danger, inventaire des moyens d’y faire face, rappel en mémoire des défenses apprises.
    • Incitation à l’action :
      Sortir de l’indécision, être décidé à agir, avoir confiance en soi ou ressentir le besoin d’agir rapidement.

    « Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde.
    La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas.
    Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse. »
     

    Albert Camus, discours de réception du prix Nobel de la littérature

    Karine Miquelis
    Psychologue clinicienne – psychothérapeute
    www.seancedepsy.com

    https://seancedepsy.com/
    https://seancedepsy.com/
  • Les Français d’Ukraine de retour en France

    Les Français d’Ukraine de retour en France

    Enfin, jeudi 3 mars, l’ambassade de France à Kiev, délocalisée à Lviv, a organisé un convoi pour rapatrier des ressortissants français. Une fois à l’Ouest de l’Ukraine, une partie de nos compatriotes ont été acheminés en Pologne pour embarquer sur un vol à destination de Paris.

    Un convoi sécurisé

    Plusieurs cars ont été affrétés depuis la capitale ukrainienne avec des passagers dont les visages sont marqués mais qui sont soulagés. En effet, c’est la fin d’un long cauchemar qui a commencé lundi avec la fuite du personnel diplomatique sans aucun civil. Après de nombreuses remontées relayées par les médias d’expatriés et nationaux, le gouvernement s’est décidé à organiser une évacuation des Français. Elle fut chaotique, ils étaient nombreux à ne pas s’être inscrit sur le registre consulaire. L’ambassade n’avait donc pas pu les joindre. Partis en milieu de journée, ils ont atteint Lviv en début de soirée. L’itinéraire emprunté avait été mûrement réfléchi et balisé par le GIGN. 

    « On a appelé l’ambassade vers 11h30, jeudi, on a su qu’il y avait ces bus qui partaient. Mais bien sûr qu’on est heureux de quitter Kiev »

    Adrien à RTL Info

    Les services de l’ambassade ont par la suite procédé à une répartition des réfugiés selon le niveau d’urgence. Ceux qui devaient rentrer en France ont rejoint un nouveau convoi. Celui-ci s’est dirigé vers la frontière, a traversé les checkpoints, escorté par un véhicule blindé. Une fois en Pologne, les Français ont été pris en charge par les fonctionnaires de l’ambassade de France en Pologne avant de rejoindre un aéroport.

    Départ de Pologne vers la France

    Ainsi, 44 Français expatriés en Ukraine ont été rapatriés depuis la Pologne ce vendredi matin. Ils sont montés à bord d’un avion venu sur place plus tôt dans la journée pour déposer de l’aide humanitaire. Un second groupe de 25 personnes doit être hébergé à Varsovie cette nuit selon l’ambassadeur de France en Pologne et rejoindra la France demain avec la même rotation.

    L’ambassadeur de Pologne interrogé sur BFMTV ce vendredi 04 mars 2022

    La grande majorité devrait rejoindre la France via la route, en famille ou via des dispositifs de soutien mis en place par la cellule de crise et la mobilisation des élus consulaires.

  • Les vols vers l’Asie et l’Océanie perturbés par la guerre en Ukraine

    Les vols vers l’Asie et l’Océanie perturbés par la guerre en Ukraine

    La guerre en Ukraine suite à l’invasion russe débutée le 24 février 2022 a eu comme conséquence la fermeture de l’espace aérien des pays d’Europe aux avions et compagnies aériennes russes depuis le 27 février. Ainsi, les vols vers l’Asie et l’Océanie sont fortement perturbés et voient leur temps de vol augmenter. On fait le point pour les expatriés.

    Désormais, selon des spécialistes de l’aérien, deux possibilités s’offrent aux compagnies. L’une passe très au Nord vers le pôle. L’autre plus au Sud, en contournant la Russie vers le Kazakhstan, mais il faut des autorisations. Les temps de vol seront  donc logiquement rallongés, par exemple pour un Paris-Tokyo, il faudra compter 14 heures plutôt que 11.

    Pressions et représailles

    L’Union européenne a annoncé dimanche qu’elle allait fermer son espace aérien aux compagnies russes, en représailles à l’invasion de l’Ukraine par Moscou, une mesure également décidée par plusieurs pays européens ne faisant pas partie de l’Union européenne, et par le Canada.

    Carte des espaces aériens ©AFP

    Moscou a répliqué en fermant le ciel russe aux avions et compagnies de 36 pays, dont la France.

    Un casse-tête de taille quand on connaît l’importance du ciel russe. « Contourner l’espace aérien russe allonge considérablement les temps de vol vers l’Asie, et de ce fait le transport des passagers ou de fret n’est plus économiquement viable ou compétitif », explique ainsi le patron de Finnair Topi Manner dans un communiqué.

    Maintien des vols pour Air France

    Chez Air France, les conséquences de l’invasion russe en Ukraine imposent de s’adapter. Après avoir annoncé la suspension des vols de et vers la Chine, le Japon et la Corée du Sud le 27 février, la compagnie aérienne a finalement mis en place quatre départs vers ces destinations avec un itinéraire modifié. 

    « Le changement d’itinéraire donne lieu à un allongement du temps de vol et peut entraîner des changements d’horaires. Les clients concernés sont informés individuellement »

    Air France sur son site internet.

    Certes, à cause de la Covid, le trafic n’avait pas repris complètement vers l’Asie. Mais c’est une perte sèche dont la compagnie se serait bien passée en ce moment. Car, le problème, c’est que ça n’impacte pas que le trafic de voyageurs, l’activité cargo avec l’Asie est aussi perturbée.

    Ancienne route aérienne entre Paris et Tokyo

    Ces fermetures ont, surtout, un impact direct sur la liaison entre la France et la Nouvelle-Calédonie. Pour aller en Métropole depuis l’archipel les avions passent par le Japon.

    D’autres compagnies préservées

    Les vols entre l’Europe et la Thaïlande, l’une des destinations les plus plébiscitées pour partir au soleil durant l’hiver, ne devraient pas être, eux, impactés. Il faudra en revanche s’attendre à ce que les trajets soient plus longs que prévu.

    Pour les compagnies du Golfe qui habituellement ne survolent pas l’espace aérien russe comme Emirates, Etihad Airways ou Qatar Airways qui effectuent les vols vers la Thaïlande, mais aussi les Maldives, l’Australie ou New Delhi, pas de changement à signaler.

    Et certaines lourdement touchées

    Pour Finnair, cette fermeture est une catastrophe. La compagnie de Finlande qui est une des seules autorisées à survoler la Sibérie, ne peut plus emprunter sa route la plus rapide entre l’Europe et l’Asie. Elle suspend donc ses liaisons avec Séoul, Osaka, Tokyo, Shanghai et Guangzhou jusqu’au 6 mars 2022.

     

  • La lettre d’Emmanuel Macron aux Français

    La lettre d’Emmanuel Macron aux Français

    Emmanuel Macron a choisi de s’adresser aux Français en partageant une lettre avec leur presse de proximité. Ainsi, Emmanuel Macron officialise à 38 jours du premier tour sa candidature à l’élection présidentielle pour un deuxième mandat. Pour les expatriés, Samantha Cazebonne, sénatrice des Français de l’étranger, animera la campagne hors de France.

    Lettre de candidature

    « Mes chers compatriotes,

    Depuis cinq ans, nous avons traversé ensemble nombre d’épreuves. Terrorisme, pandémie, retour de la violence, guerre en Europe : rarement, la France avait été confrontée à une telle accumulation de crises. Nous avons fait face avec dignité et fraternité.

    Nous avons tenu bon sans jamais renoncer à agir. Grâce aux réformes menées, notre industrie a pour la première fois recréé des emplois et le chômage a atteint son plus bas niveau depuis quinze ans. Grâce au travail de tous, nous avons pu investir dans nos hôpitaux et notre recherche, renforcer nos armées, recruter policiers, gendarmes, magistrats et enseignants, réduire notre dépendance aux énergies fossiles, continuer à moderniser notre agriculture. Grâce à nos efforts, nous avons, avant la pandémie, réduit nos déficits et, tout au long du quinquennat, baissé les impôts de manière inédite. Tout cela nous a permis d’être crédibles et de convaincre nos principaux voisins de commencer à bâtir une Europe-puissance, capable de se défendre et de peser sur le cours de l’Histoire.

    Nous n’avons pas tout réussi. Il est des choix qu’avec l’expérience acquise auprès de vous je ferais sans doute différemment. Mais les transformations engagées durant ce mandat ont permis à nombre de nos compatriotes de vivre mieux, à la France de gagner en indépendance. Et les crises que nous traversons depuis deux ans montrent que c’est bien ce chemin qui doit être poursuivi.

    Nous connaissons des bouleversements d’une rapidité inouïe : menace sur nos démocraties, montée des inégalités, changement climatique, transition démographique, transformations technologiques. Ne nous trompons pas : nous ne répondrons pas à ces défis en choisissant le repli ou en cultivant la nostalgie. C’est en regardant avec humilité et lucidité le présent, en ne cédant rien de l’audace, de la volonté et de notre goût de l’avenir que nous réussirons. L’enjeu est de bâtir la France de nos enfants, pas de ressasser la France de notre enfance.

    Voilà pourquoi je sollicite votre confiance pour un nouveau mandat de Président de la République. Je suis candidat pour inventer avec vous, face aux défis du siècle, une réponse française et européenne singulière. Je suis candidat pour défendre nos valeurs que les dérèglements du monde menacent. Je suis candidat pour continuer de préparer l’avenir de nos enfants et de nos petits-enfants. Pour nous permettre aujourd’hui comme demain de décider pour nous-mêmes.

    Il n’y a pas d’indépendance sans force économique. Il nous faudra donc travailler plus et poursuivre la baisse des impôts pesant sur le travail et la production. Pour ne pas nous laisser imposer par d’autres les technologies qui rythmeront demain notre quotidien, il nous faudra aussi continuer d’investir dans notre innovation et notre recherche afin de placer la France en tête dans les secteurs qui, comme les énergies renouvelables, le nucléaire, les batteries, l’agriculture, le numérique, ou le spatial feront le futur et nous permettront de devenir une grande Nation écologique, celle qui la première sera sortie de la dépendance au gaz, au pétrole et au charbon.

    C’est à la condition de cette reconquête productive par le travail que nous pourrons préserver et même améliorer ce modèle social auquel nous tenons tant et qui a fait ses preuves.

    Nous lutterons contre les inégalités, non pas tant en cherchant à les corriger toujours trop tard qu’en nous y attaquant à la racine. Nous ferons en sorte que tous les enfants de France aient les mêmes chances, que la méritocratie républicaine redevienne une promesse pour chacun. Pour cela, la priorité sera donnée à l’école et à nos enseignants, qui seront plus libres, plus respectés et mieux rémunérés.

    Nous investirons pour permettre à chacun de vivre le grand âge à domicile tant qu’il le peut, pour rendre les maisons de retraite plus humaines. Nous poursuivrons sans relâche notre travail pour l’inclusion de nos compatriotes en situation de handicap. En matière de santé, nous opérerons la révolution de la prévention et ferons reculer les déserts médicaux.

    La force de notre modèle social est là : dans cet investissement dans l’humain tout au long de la vie, qui donne confiance aux familles et a fait de la France l’un des pays d’Europe à la plus forte natalité.

    Défendre notre singularité française implique enfin de promouvoir une certaine manière d’être au monde. Un art de vivre millénaire, enraciné dans chaque région, chaque canton, chaque ville et chaque village que ce soit en métropole ou dans nos outre-mer. Une histoire, une langue, une culture que lorsque l’on est Français, on se doit de connaître, d’aimer, de partager. Une citoyenneté, qui ne repose pas seulement sur des droits, mais sur des devoirs et un engagement de chaque jour. Parce que le respect des lois n’est pas négociable, nous poursuivrons l’investissement dans nos forces de sécurité et notre justice. Nous encouragerons l’engagement avec une ambition simple : former non pas seulement des individus et des consommateurs, mais des citoyens. Faire des républicains.

    Tout au long de mon mandat, j’ai vu partout un esprit de résistance à toute épreuve, une volonté d’engagement remarquable, une inlassable envie de bâtir. Je l’ai retrouvée dans notre pays mais aussi en allant à la rencontre de nos compatriotes vivant à l’étranger. En chaque lieu, j’ai perçu le désir de prendre part à cette belle et grande aventure collective qui s’appelle la France.

    C’est pourquoi le moment électoral qui s’ouvre est si important. Cette élection présidentielle déterminera les directions que le pays se donne à lui-même pour les cinq années à venir et bien au-delà. Bien sûr, je ne pourrai pas mener campagne comme je l’aurais souhaité en raison du contexte. Mais avec clarté et engagement j’expliquerai notre projet, notre volonté de continuer à faire avancer notre pays avec chacun d’entre vous.

    Ensemble, nous pouvons faire de ces temps de crises le point de départ d’une nouvelle époque française et européenne.

    Avec vous. Pour vous. Pour nous tous.

    Vive la République !

    Vive la France !

    Emmanuel Macron »

    Emmanuel Macron © AFP/Telegramme

  • Fin du passe vaccinal en France le 14 mars 2022

    Fin du passe vaccinal en France le 14 mars 2022

    La vague hivernale de l’épidémie est en déclin depuis plusieurs semaines. En moyenne sur sept jours, le nombre de nouveaux cas de contamination s’établissait mercredi soir à 53 152 contre plus de 70 000 il y a une semaine. La pression se réduit également à l’hôpital, où 2 329 personnes sont en soins critiques. Jusqu’ici, l’exécutif avait évoqué le seuil de 1 500 malades en soins critiques d’ici la mi-mars pour lever le dispositif, mis en place le 24 janvier dernier, mais finalement la fin du passe vaccinal en France a bien été confirmée pour ce 14 mars.

    Jean Castex lors de son intervention au journal de TF1 de 13h du jeudi 03 mars ©TF1

    Le passe restera actif pour certains cas

    Ainsi selon le Premier ministre, « les conditions sont réunies pour une nouvelle phase d’allègement des mesures ». Le chef du gouvernement a annoncé, dans le journal télévisé de TF1 ce jeudi 03 mars à 13h, la suspension du passe vaccinal en France « partout où il s’applique » à partir du lundi 14 mars.

    Cependant, le passe sanitaire et l’obligation vaccinale pour les soignants seront quant à eux maintenus dans les maisons de retraite, les établissements hospitaliers et les établissements accueillant les personnes en situation de handicap.

    Concrètement, il ne sera donc plus obligatoire de présenter le QR-Code de son passe vaccinal à l’entrée des restaurants, bars, musées, salles de sport, salles de concert, cinémas ou encore, parcs d’attraction dès le lundi 14 mars.

    Le masque réservé aux transports publics et aux hôpitaux

    Le même jour également, le port du masque ne sera plus obligatoire dans tous les lieux où il est aujourd’hui exigé, sauf dans les transports collectifs de voyageurs ainsi que dans les établissements hospitaliers et les maisons de retraite. 

    Les règles pour voyager hors de France sont maintenues

    Si le passe vaccinal n’aura plus court en France le 14 mars, aucune annonce n’a été faite pour les voyages. Peut-être qu’il y aura des modifications lors de la prochaine mise à jour par le Ministère des affaires étrangères dans quelques jours. En attendant, on vous rappelle les règles :

    • Pour les voyageurs vaccinés au sens de la réglementation européenne, plus de test au départ. La preuve d’un schéma vaccinal complet redevient suffisante pour arriver en France, quel que soit le pays de provenance, comme c’était le cas avant la diffusion du variant Omicron.
    • Pour les voyageurs non vaccinés, l’obligation de présenter un test négatif pour se rendre en France demeure, mais les mesures à l’arrivée (test, isolement) sont levées lorsqu’ils viennent de pays de la liste « verte » caractérisée par une circulation modérée du virus.
    • Lorsque les voyageurs non vaccinés viennent d’un pays de la liste « orange », ils devront continuer de présenter un motif impérieux justifiant la nécessité de leur venue en France métropolitaine et pourront toujours être soumis à un test aléatoire à leur arrivée. Les voyageurs qui seraient testés positifs devront s’isoler, conformément aux recommandations de l’Assurance maladie.

    Retrouvez le classement des pays au 16 février

  • Maprocuration.fr : mode d’emploi pour les expatriés

    Maprocuration.fr : mode d’emploi pour les expatriés

    Voter à l’étranger, aux élections organisées en France, requiert une inscription dans une liste électorale. Vous pouvez voter à l’ambassade ou au consulat de votre pays de résidence. Le vote par procuration constitue une alternative qui donne l’autorisation à un tiers de voter en votre nom. On vous explique comment faire en passant par le site Maprocuration.fr.

    Voter à l’étranger

    Vous êtes expatrié(e) et vous souhaitez participer aux élections qui se déroulent en France. Pour cela, vous devez compléter un formulaire (accéder au formulaire en cliquant ICI) pour vous inscrire et le déposer auprès du consulat général de France, d’une agence consulaire ou de l’ambassade de France. Attention vous n’avez que jusqu’au 04 mars pour vous enregistrer sur la liste électorale consulaire.

    La procuration quand on vit hors de France

    Un décret modifiant les conditions du vote par procuration, et instituant une télé-procédure, a été adopté le 11 mars 2021, il est entré en application ce premier janvier 2022.

    Vous pouvez établir une procuration de 3 manières :

    • En ligne, avec le téléservice MaProcuration. Après avoir rempli le formulaire en ligne, vous recevrez une référence d’enregistrement « Maprocuration ». Vous devrez ensuite faire valider votre demande en vous déplaçant physiquement dans un commissariat de police, une gendarmerie ou un consulat. Sur place, vous devrez présenter votre référence d’enregistrement et votre pièce d’identité (carte d’identité, passeport… ). Vous recevrez un courriel de votre mairie vous informant que votre procuration est bien enregistrée, quelques minutes après la vérification de votre identité.
    • Avec le formulaire disponible sur internet . Vous devez le remplir et l’imprimer. Ensuite, vous devrez obligatoirement aller en personne dans un commissariat de police, une gendarmerie, le tribunal judiciaire de votre lieu de travail ou de résidence ou un consulat. Vous devrez remettre votre formulaire et présenter votre pièce d’identité (carte d’identité, passeport… ).
    • Avec le formulaire (Cerfa n° 12668*03) disponible au consulat. Vous devrez le remplir à la main sur place et présenter en personne votre pièce d’identité (carte d’identité, passeport… ).

    Bon à savoir, si finalement vous êtes disponible pour aller voter dans votre bureau de vote, même si vous avez donné procuration, vous pouvez toujours, si vous le souhaitez, voter en personne, à condition que votre mandataire n’ait pas déjà voté en votre nom.

    Si vous n’êtes pas dans un pays frontalier, le Consulat se substitue au commissariat ou à la gendarmerie

    Où trouver son numéro d’électeur et celui de son mandataire ?

    Pour établir la procuration, le personnel administratif aura besoin de votre numéro d’électeur mais aussi du numéro national d’électeur et de la date de naissance de la personne à qui vous donnez procuration (mandataire). Ce numéro est présent sur votre carte électorale, il peut aussi être retrouvé sur le service en ligne « Interroger votre situation électorale » disponible sur Service-Public.fr.

    Se connecter aux sites du Service public

    Si vous résidez hors de France, et que nous n’avez jamais été en possession d’un numéro fiscal français ou d’un numéro de sécurité sociale français, vous pourrez vous connecter grâce à la création de votre Identité Numérique La Poste, si vous respectez les critères suivants :

    • Être majeur(e) > 18 ans révolus.
    • Posséder une pièce d’identité française en cours de validité :
      - Carte nationale d’identité française
      - Passeport français
      - Titre de séjour français ayant une durée de validité supérieure ou égale à 5 ans
    • Posséder un smartphone (Android à partir de la version 5 et IOS à partir de la version 11) et un numéro de téléphone mobile éligible (numéro de téléphone de ces pays : Suisse, Etats-Unis, Royaume-Unis, Belgique, Allemagne, Canada, Espagne, Maroc, Israël, Algérie, Italie, Luxembourg, Liban, Australie, Pays-Bas, Emirats Arabes Unis, Tunisie, Sénégal, Mexique, Côte d’Ivoire, Portugal, les Territoires Palestiniens, Brésil, Madagascar, à Singapour, Chili, Thaïlande).
  • Le départ d’Ukraine s’organise (enfin) !

    Le départ d’Ukraine s’organise (enfin) !

    Jean-Yves Le Drian, Ministre des Affaires étrangères et Anne Genetet, députée des Français d’Europe orientale, d’Asie et d’Océanie, courent les plateaux depuis ce jeudi 03 mars au matin pour désamorcer les critiques sur la gestion des Français bloqués en Ukraine. Face à la gronde chez les expatriés, leurs médias, mais aussi ceux nationaux, l’ambassade organise, enfin, le départ d’Ukraine !

    « Le convoi est parti sans les Français. Ce n’est pas normal ! Qu’est ce qu’a fait l’ambassade ? Elle a pris ses cliques, ses claques et les Français au milieu de ça, ils sont restés sans réponse, sans rien« 

    Grégory, Français d’Ukraine, déplorant que l’ambassade n’ait pas répondu aux appels des familles

    Riposte médiatique

    Dans les 4 vérités, émission politique de la matinale du service publique sur France 2, le ministre des Affaires étrangères est revenu sur la situation des expatriés en Ukraine. Alors que 500 Français sont encore bloqués dans les zones de combats, Jean-Yves Le Drian est revenu sur le dispositif que les services diplomatiques tentent de monter.

    « Nous les suivons individuellement, chaque voiture. Il sont tous en relation directe avec le centre de crise et notre ambassade »

    Jean-Yves Le Drian, Ministre des Affaires étrangères dans les 4 vérités sur France 2 ce jeudi 03 mars

    Car si les Français, qui étaient au registre consulaire, sont suivis, ils se retrouvent le plus souvent bloqués par les combats ou l’absence de carburant. Enfin, il a été décidé de répondre aux attentes de nos compatriotes sur place, soit l’organisation d’un convoi.

    « Ils auraient pu demander aux Français de s’organiser en convoi avec ceux qui voulait partir, et tout se serait bien passé. Je trouve que c’est un scandale monstrueux. En temps de guerre, on ne laisse pas tomber ses compatriotes. C’est vraiment d’une lâcheté… « 

    Michel, Français d’Ukraine depuis 8 ans

    Anne Genetet, la députée des Français habitant en Ukraine, Biélorussie et Russie, est elle aussi revenue sur la situation de ses administrés.

    « Tout est fait pour les aider avec effectivement, des loupés et des ratés. Tout n’est pas parfait, mais vraiment, l’énergie déployée pour aller au soutien de chacun est maximale.« 

    Anne Genetet, sur France Info ce jeudi 03 mars

    Mais pour désamorcer cette crise de confiance entre le gouvernement d’Emmanuel Macron et les Français établis hors de France, plus que des mots, ce sont des actes que les expatriés attendent.

    Convoi de bus à destination de la Pologne

    De nombreux convois de véhicules se sont montés depuis lundi entre ressortissants français communiquant sur le réseau Viber, l’idée étant de voyager à plusieurs voitures pour affronter le danger ensemble – des rumeurs de voitures attaquées sur la route et dépouillées inquiètent, et nul ne sait dans quelles conditions se déroule le passage des frontières.

    Française dans un bus d’évacuation au départ de Kiev interrogée sur BFMTV ©BFMTV

    Mais ça y est, une semaine après le début de la guerre en Ukraine, des bus, affrétés par l’ambassade, sont partis de Kiev ce jeudi matin pour évacuer des Français. Un convoi sécurisé qui s’arrêtera aussi à Lviv.

    Les membres de la cellule de crise du ministère de l’Intérieur ont, ainsi, appelé mercredi 02 mars 2022 au soir les ressortissants français, un à un, pour les informer du lieu et des horaires de départ. Evidemment, ils n’ont pu contacter que ceux qui avaient bien procédé à leur enregistrement au Registre consulaire. On ne le répètera jamais assez, c’est une démarche indispensable quelque soit le pays où on réside.

    départ d'Ukraine
    Couple de Français au départ d’Ukraine dans un des bus du convoi ©BFM

    C’est la première évacuation organisée par les autorités françaises et sûrement la dernière. Pour ceux encore sur place, qui n’ont pas été alertés ou qui n’ont pas pu rejoindre le convoi, nous les invitons à contacter au plus vite la cellule de crise à ce numéro local : +380 32 297 08 31.

    Regardez l’allocution d’Emmanuel Macron sur la situation en Ukraine