Bamako accuse Paris de violer son espace aérien et de fournir des renseignements et des armes aux terroristes présent dans le pays. Le Mali dit avoir des preuves et souhaite même saisir le conseil de sécurité de l’ONU. La France, elle, dément catégoriquement.
Réagissant jeudi 18 août à ces accusations, le porte-parole adjoint du ministère français des Affaires étrangères François Delmas a déclaré lors d’un point presse: « nous condamnons la multiplication des manipulations de l’information qui ne doivent aucunement détourner l’attention de la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire dans le pays dont les populations sont les premières victimes ».
« La France poursuivra sans relâche le combat contre le terrorisme au Sahel et en Afrique de l’Ouest, en soutien des efforts politiques, civils et militaires de la CEDEAO et des États de la région, et en pleine coordination avec ses partenaires européens et américain engagés », a-t-il ajouté.
Supporters participate in a demonstration called by Yerewolo Debout sur les remparts, an anti-France political movement, in Bamako, Mali, February 4, 2022. REUTERS/Paul Lorgerie
L’ambassade de France au Mali avait martelé mercredi dans un tweet que la « France n’a évidemment jamais soutenu, directement ou indirectement, ces groupes terroristes, qui demeurent ses ennemis désignés sur l’ensemble de la planète ».
6) Durant ces dernières années, la France a été meurtrie sur son propre territoire par plusieurs attentats terroristes menés par l’Etat islamique ou Al-Qaïda.
Le gouvernement malien dominé par les militaires accuse, donc, la France de violations de sa souveraineté, de soutien apporté, selon Bamako, aux groupes jihadistes et d’espionnage.
Dans une lettre adressée par le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop, à la présidence en exercice chinoise du Conseil de sécurité de l’ONU, le Mali « invite » le Conseil à oeuvrer pour que la France « cesse immédiatement ses actes d’agression » et réclame une réunion d’urgence.
Cependant cette requête a très peu de chance d’aboutir sur un débat ou une résolution, la France disposant d’un siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU et d’un droit de véto.
Le syndicat Alter, minoritaire, sonne l’alarme mercredi (17 août) face aux risques de « fatigue chronique » des pilotes d’Air France, véritable risque selon lui pour la sécurité des vols.
« Face à un ambitieux programme de reprise, malgré plusieurs secteurs en sous-effectif, le personnel doit faire face à des repos minimum et une fatigue chronique inquiétante », a affirmé mercredi à l’AFP Alexandre Rio, président d’Alter, syndicat représentatif des pilotes d’Air France et Transavia.
Le syndicat de pilotes, qui a interpellé le gouvernement à plusieurs reprises, estime que « certaines limites sont aujourd’hui des objectifs » en nombre d’heures travaillées et que la compagnie use de « communication anxiogène et de violences managériales, très compliquées à vivre pour les salariés ».
Selon Alter, « 10% des pilotes d’Air France se déclarent en état de dépression« .
Avions Air France sur le tarmac de l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle à Paris
Le syndicat dénonce plus globalement « l’ambition irréaliste de rendement » à hauteur de 10% du directeur général Ben Smith, une performance « jamais réalisée jusqu’alors« . Et ce, malgré un manque de pilotes, d’hôtesses, d’agents au sol et de mécaniciens, pointe-t-il.
Alter dénonce également certains aspects de la politique d’Air France, notamment sur la réorganisation des créneaux de décollage ou le positionnement du groupe en matière d’efficience énergétique qu’il juge insuffisant.
M. Rio rappelle que son syndicat avait appelé à la grève fin juin pour « dénoncer ces dérives », « face à un danger imminent pour la sécurité des vols« , mais regrette de n’avoir reçu aucune réponse du ministre délégué aux Transports Clément Beaune depuis.
De son côté, Air France « rappelle que la sécurité des vols, de ses clients et de ses équipages est sa priorité absolue » et qu’elle se situe « au-dessus des normes fixées par l’Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA) en termes de temps de repos après un vol ».
La compagnie a également précisé à l’AFP que « 700 pilotes auront été recrutés entre avril 2021 et décembre 2022« , lui permettant de disposer « d’effectifs formés en nombre pour accompagner la reprise du trafic et correspondre au programme ambitieux fixé pour les prochains mois ».
Dans une lettre adressée au Conseil de sécurité de l’ONU, Bamako accuse Paris de violer son espace aérien et d’armer les terroristes « opérant dans le Sahel ». Si ce n’est pas la première fois que le Mali incrimine son ancien partenaire européen, c’est bien la première qu’il demande à l’ONU de prendre position pour l’un des deux pays.
Ce courrier daté du 15 août dernier a été adressé à l’organisation intergouvernementale le même jour que le départ définitif des forces armées françaises du pays sahélien. Depuis la base militaire de Niamey au Niger, le général de la force Barkhane rejette ces chefs d’accusation et affirme avoir toujours procédé « en toute transparence avec les autorités maliennes ». Avant d’ajouter que « c’est un peu insultant pour la mémoire de nos 59 camarades tombés en se battant pour le Mali, et également pour la mémoire de tous les Maliens qui se sont battus à nos côtés ».
Des soldats français de l’opération Barkhane au Mali en 2021 – (FLORENT VERGNES / AFP)
Bamako demande donc une réunion d’urgence du Conseil de sécurité où lui n’est pas représenté, mais où Paris possède un siège de membre permanent.
Bonjour à toutes et à tous ! Nous sommes le vendredi 19 août et vous écoutez le flash info des Français de l’étranger. Nous terminons la semaine avec les Français en Israël, le classement des meilleures universités en 2022, et les intempéries en France.
Les Français en Israël
Les Français d’Israël sont les victimes d’une conjoncture économique et politique ! Entre la chute de l’euro, l’inflation galopante dans le pays et la forte hausse de valeur de sa monnaie, les expatriés qui perçoivent un salaire en euros, ont du mal à boucler les fins de mois. Pour beaucoup, c’est même synonyme de retour en France ! Si pour l’heure il n’y a pas de solution sur le long terme, Olivier Becht, ministre des Français de l’étranger souhaite étendre la protection financière à laquelle les Français ont droit sur le territoire, à l’ensemble des Français dans le monde. Aussi, des aides exceptionnelles existent dans certains consulats.
Classement des meilleures universités du monde
Nous continuons avec le classement des meilleures universités 2022 ! Et pour la 20ème année consécutive, Harvard se hisse à sa tête. A sa suite nous retrouvons Stanford et Cambridge. Il faut attendre la 13ème place avant de trouver une université française avec Paris-Saclay ! Elles ne sont d’ailleurs que 4 à se glisser dans le top 100 cette année. Si vous souhaitez retrouver le classement complet, rendez-vous sur Lesfrancais.press.
Les intempéries en France
Puis nous terminons avec les intempéries en France. Après plus d’un mois de sécheresse et d’incendies qui ont dévasté l’hexagone, nous faisons maintenant face aux orages et pluies diluviennes. Dans de nombreuses régions, les fleuves et cours d’eau débordent et inondent les villes. Hier en Corse, cinq personnes sont décédées à cause des orages, et les vents ont atteint des pics de vitesse de 224km/h.
Plage de Sagone à Coggia en Corse, après les orages du 18 août – PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP
En attendant que le calme revienne après la tempête, je vous souhaite à tous un très bon week-end ! A partir de lundi c’est Mathieu qui vous accompagnera toute la semaine pour le flash info des Français de l’étranger. Nous on se retrouve pour la rentrée des classes.
Entre la chute de l’euro, l’inflation grandissante en Israël et la hausse de lavaleur de la monnaie de l’État hébreux, les Français installés dans le pays qui touchent leur salaire en euros rencontrent, donc, de grandes difficultés financières.
Une monnaie qui s’apprécie, l’autre qui se déprécie, le tout au milieu d’une inflation galopante, voici la situation des Français installés en Israël qui touchent leur salaire ou leur retraite depuis la France.
Deux monnaies, deux cours différents
Au début de l’année 2022, l’euro a entamé une chute de sa valeur face au dollar américain, mais si celle-ci était déjà significative, elle a d’autant plus été accentuée par l’invasion de la Russie en Ukraine et le début de la guerre qui s’en est suivie. Conséquemment, l’euro a atteint la parité symbolique avec le billet vert en juillet dernier, avant de devenir plus faible que lui pour la première fois depuis sa mise en circulation il y a vingt ans.
Mais en plus d’être symbolique, cette dépréciation a de nombreuses conséquences, tant sur les États de l’Union européenne, leurs entreprises mais aussi (et surtout dans le cadre de notre article) sur le pouvoir d’achat des détenteurs d’euros à l’étranger. Nous pensons donc aux Français installés à l’étranger qui perçoivent leur salaire ou leur retraite dans la monnaie européenne. Si pour nombre d’entre eux, cette chute de la monnaie unique a donc eu des conséquences sur leur pouvoir d’achat, cela est d’autant plus vrai pour ceux installés en Israël.
En Terre sainte, les courbes se croisent. Effectivement, depuis 2021 la monnaie locale, le shekel (ILS), ne cesse de se renforcer. S’il y a dix ans, 1€ équivalait à environ 5 ILS, aujourd’hui nous ne pouvons en obtenir que 3,3 ILS, sans compter les frais liés au change. Une perte donc drastique qui place nos compatriotes dans “une situation catastrophique” selon Meyer Habib, député des Français de la ViIIe circonscription, dont fait partie l’État hébreu.
Une inflation galopante
En novembre 2021, le média israëlien i24News titrait“le shekel à son plus haut niveau depuis 25 ans”, avant d’exposer dans l’article que “le renforcement du shekel par rapport au dollar américain est une catastrophe pour l’économie israélienne ». Et pour cause, depuis cette date, le shekel n’a cessé de s’affirmer, et le coût de la vie, lui, de croître. Au point où la même année, le classement annuel des villes les plus chères du monde du journal américain The Economist a placé Tel-Aviv en tête du classement, devant Paris et Singapour.
En effet, dans le pays, le coût de la vie est indexé sur les salaires les plus élevés, laissant les moyens et faibles revenus dans une situation délicate, ne serait-ce que pour se loger. Effectivement, selon le rapport du Bureau central des statistiques israëlien (BCS), les prix des logements ont pris 17,8% de leur valeur au taux annuel. Il faut aujourd’hui compter minimum 12 000 shekels pour vivre à Tel-Aviv, et au moins 3 000 shekels dans les petites et moyennes villes, loin de tout. Une gentrification est donc en train de s’opérer en Israël. La conséquence ? Pour beaucoup, il n’y a qu’une réponse : le départ du pays. Le député français confie s’attendre à voir “15 à 20% de la communauté française d’Israël partir d’ici les prochains mois.”
Les logements ne sont pas les seuls à voir leurs prix exploser. Dans les supermarchés,les prix ont flambé toute l’année, en particulier pour les produits importés, si chers aux cœurs des expatriés français. Meyer Habib donne l’exemple des yaourts qui coûtent aujourd’hui 4 ILS (soit 1,20€) le pot ! Face à cela, fin juillet certaines chaînes de magasins alimentaires ont décidé de refuser cette augmentation établie par les importateurs, et de donner davantage de place aux producteurs locaux sur leurs étals. Par conséquent, le groupe Diplomat, le plus gros importateur de produits en Israël, a lui aussi pris la décision de geler ses prix sur les produits étrangers jusqu’au Nouvel an juif en octobre prochain.
Tel-Aviv a été placée à la tête du classement des villes les plus chères du monde, par le journal The Economist en 2021
Une situation qui ne pourra se débloquer qu’au niveau politique
Pour répondre aux enjeux économiques, il faudrait un État fort mais Israël se trouve de nouveau en pleine crise parlementaire depuis que l’ancien premier ministre, Naftali Bennett, a annoncé le 20 juin dernier la dissolution de la Knesset, le Parlement israëlien. Alors qu’il s’agit de la cinquième dissolution en trois ans et que de nouvelles élections législatives sont prévues le 1er novembre, les habitants sont davantage préoccupés par la hausse du prix de la vie. Pouvoir d’achat, inflation et coût de la vie devraient donc être au centre du débat de la campagne politique dans les mois à venir.
Pour nos compatriotes retraités installés sur place et percevant leurs revenus en euros, ils dépendent entièrement des décisions politiques locales, comme le rappelle Meyer Habib. “Nous ne pouvons pas demander à la France d’adapter les retraites en fonction des pays dans lesquels ils vivent, ce serait bien trop compliqué à mettre en place », explique-t-il, avant d’ajouter “qu’Israël pourrait peut-être les aider en leur apportant un complément de revenus”. Cependant, les Israéliens étant en proie également à de nombreuses difficultés, la priorité ne sera pas donnée aux retraités français et autres Européens par les politiciens locaux… Pour l’heure il n’existe donc pas de solutions afin d’aider les Français israéliens, et la solution ne pourra donc venir que des politiques mises en place localement vis-à-vis du coût de la vie.
Un complément de revenus pourrait-il être donné par la France ?
Comme le rappelait Olivier Becht, le nouveau ministre des Français de l’étranger, dans son allocution de juillet, la France réfléchit à étendre la protection financière dont profitent les résidents sur le territoire national.
Si le format n’est pas encore défini, on peut espérer que ce type de situation sera pris en compte en intégrant une notion de pouvoir d’achat à un éventuel minimum vieillesse ouvert à tous où que le Français soit installé.
Actuellement, les personnes en difficulté majeure peuvent faire appel à la solidarité nationale via les organismes de solidarité (OLES) ou les aides exceptionnelles distribuées par les consulats. La bonne nouvelle c’est que le budget prévu pour la Covid n’ayant pas été dépensé dans sa totalité, les fonds ont été reversés aux associations ou ont abondé les crédits des sections consulaires.
Le classement des universités dit de « Shanghaï » a été publié ce lundi 15 août. Depuis 2003 cette liste des meilleurs établissements d’enseignement supérieur dans le monde fait référence. Et pour la vingtième année consécutive, Harvard obtient la première place au classement de Shanghaï tandis que les universités françaises ne sont que 4 à se placer dans le top 100. On fait le point pour les expatriés.
Les cursus français
Les universités françaises ne sont pas absentes mais elles ne sont que quatre à se maintenir dans le top 100, et cette année elles ont dû céder quelques places.
Premier établissement non anglo-saxon du classement, l’université Paris-Saclay est 16e, trois rangs plus loin que l’année dernière. L’université Paris Sciences et lettres (PSL), qui regroupe plusieurs établissements dont l’École normale supérieure (ENS), a perdu deux places et est désormais 40e. La Sorbonne a reculé de huit rangs (43e) et l’Université Paris Cité (fusion de Paris-Descartes, Paris-Diderot et l’Institut de physique du globe) de cinq rangs (78e).
Malgré ce léger décrochage, la France reste à la 3e place mondiale dans ce classement, pour la troisième année consécutive, si l’on se base sur le nombre d’établissements dans le top 20. Un classement qui « illustre le rayonnement scientifique français à l’international », s’est réjoui la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Sylvie Retailleau, dans un communiqué.
Aujourd’hui, 28 établissements français – soit un peu plus d’un tiers des universités du pays – figurent dans ce classement, qui en a examiné plus de 2 500 à travers le monde pour ne garder que les 1 000 meilleurs. Quelques universités françaises ont même progressé et sont passées dans la tranche supérieure : Toulouse 3-Paul-Sabatier (tranche 201-300), Lille (301-400) ou encore Paris-Est-Créteil (801-900).
Quelle méthodologie pour ce classement ?
Pour gagner des places, il faut donc répondre aux critères du classement de Shanghaï, réalisé par le cabinet indépendant ShanghaïRanking Consultancy.
Parmi ces critères, il y a donc le nombre de prix Nobel parmi les étudiants diplômés et les professeurs, le nombre de publications dans les revues Science et Nature ou encore le nombre de chercheurs les plus cités dans leur discipline.
Cependant Ils sont très discutés. De nombreux responsables européens considèrent qu’ils favorisent les universités anglo-saxonnes par rapport aux universités françaises, les premières étant mieux dotées financièrement pour faire de la recherche ou ayant eu de nombreux prix Nobel.
Le salut dans les mathématiques
Mais ShanghaïRanking a publié un autre classement le 19 juillet dernier, il évaluait les universités par discipline. Et c’est en mathématiques que la France s’illustre le plus. Trente-six de nos universités y étaient classées et c’est Paris-Saclay qui en occupait la première place mondiale, Sorbonne Université arrivant troisième.
Sanofi a lancé le 04 mai 2022 un nouvel organisme caritatif : Foundation S – The Sanofi Collective. Cette fondation est doté d’un fonds dédié à œuvrer pour la santé des générations actuelles et futures. Par le biais de dons, de partenariats et d’actions collectives, Foundation S intervient dans trois domaines essentiels : les cancers de l’enfant, la santé des communautés les plus exposées aux conséquences du changement climatique et de la pollution, elle oeuvrera aussi à faciliter l’accès aux médicaments et vaccins qui sauvent des vies. Une réponse d’initiative privée aux nombreuses accusations, en France et ailleurs, portées contre le géant français, et ses concurrents, après la pandémie. Cette fondation est dirigée par Serge Weinberg, à la tête d’un fonds d’investissement éponyme dont l’engagement dans les affaires françaises comme dans le caritatif en France.
« Nous sommes une entreprise mondialede santé et à ce titre, c’est notre devoir de prendre part aux initiatives qui visent à remédier à certains enjeux auxquels notre société est aujourd’hui confrontée. Nous sommes fiers de ce que la Fondation Sanofi Espoir a accompli ces dix dernières années et de l’héritage qu’elle nous lègue. Le monde évolue à un rythme effréné et des enjeux systémiques multiples et nouveaux apparaissent. Il est temps d’aller encore plus loin et Foundation Sest la structure adaptée pour y parvenir – plus recentrée, plus agile et mieux armée pour venir en aide aux populations les plus vulnérables de la planète. »
Serge Weinberg, président de Foundation S – The Sanofi Collective
Paul Hudson, PDG de Sanofi Monde depuis le 2 septembre 2021
Fondation Sanofi Espoir continue
Mais Sanofi avait déjà lancé différents programmes de bienfaisance aux quatre coins de la planète comme la Fondation Sanofi Espoir. Ils seront tous fusionnés dans Foundation S – The Sanofi Collective.
Ca sera le cas, évidemment, de « My Child Matters », le programme dédié aux cancers de l’enfant. Lancé en 2005 pour donner à tous les enfants les mêmes chances de survie face au cancer, « My Child Matters » apporte une aide financière et spécialisée de sorte que tous les enfants puissent avoir accès à des dispositifs de diagnostic et de traitement. Ce programme est déjà venu en aide à plus de 120 000 enfants, en plus d’avoir assuré la formation de plus de 50 000 professionnels de santé et d’avoir mené des actions qui ont permis d’augmenter la survie des enfants atteints d’un cancer.
De plus, Foundation S financera des actions de sensibilisation et de recherche sur les cancers de l’enfant dans divers pays. Ensemble, ces initiatives participeront à atteindre l’objectif de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) de parvenir à un taux de survie de 60 % au moins pour tous les enfants atteints de cancer d’ici à 2030 et de sauver un million de vies supplémentaires au cours de la prochaine décennie.
L’aide d’urgence
En plus des activités de la Fondation Sanofi Espoir, Sanofi avec son nouvel outil a décidé d’élargir ses domaines d’interventions bénévoles. Ainsi pour mieux venir en aide aux populations vulnérables, Foundation S tirera parti de la vaste expérience de Sanofi en matière d’aide d’urgence et améliorera le lien entre financement humanitaire et financement pour le développement. À l’instar de l’Ukraine, où l’entreprise a coordonné et intensifié les dons de médicaments et vaccins essentiels pour les patients et les réfugiés.
Evidemment, Foundation Srenouvellera le programme de dons pour les situations d’urgence de Sanofi et intensifiera son aide, en particulier auprès des populations déplacées.
Travailler sur le long terme
La Santé c’est un domaine où les actions préventives peuvent largement primer sur les traitements curatifs. Sanofi l’a bien intégré et c’est un des moteurs qui amena à la création de la Foundation S.
Naturellement les dirigeants de Sanofi ont donc confié à la Foundation S la mission d’améliorer la résilience sanitaire des populations vulnérables les plus exposées au changement climatique et à la pollution. Elle lance ainsi une première collaboration avec l’ONG internationale Friendship, basée au Bangladesh, qui se concentre sur les populations des îles fluviales du district de Gaibandha. Dans cette région difficile d’accès, très vulnérable aux changements climatiques et éloignée des services de santé conventionnels, Foundation S contribuera à la formation des agents de santé et financera des cliniques satellites et un hôpital flottant.
Un fonctionnement dédié à l’innovation
Sanofi a aussi innové dans la gouvernance de cette fondation pour lui permettre d’anticiper les besoins et de créer des solutions éprouvées ou non.
C’est donc sous la forme d’un « think tank », d’un laboratoire d’idées, que la Foundation S fonctionnera. Ainsi elle orientera le développement et la mise en œuvre des chantiers, organisera des débats afin de réfléchir aux meilleurs moyens à engager pour répondre au mieux aux enjeux de santé. Mais plus qu’un élément de réflexion, Sanofi veut une fondation active et aux actions concrètes.
La Foundation S sera donc aussi un « do tank », le laboratoire d’actions, son bras opérationnel chargé du déploiement des programmes et du suivi de leur impact sur la santé publique.
Les collaborateurs de Sanofi joueront, bien sûr, un rôle essentiel dans le succès de Foundation S et seront amenés à participer à ses programmes et à accompagner ses partenaires grâce à des actions de bénévolat et de préceptorat – une période pendant laquelle les collaborateurs pourront acquérir une expérience pratique liée au mécénat.
La campagne présidentielle brésilienne a officiellement commencé ce mardi 16 août, et donne favoris Jair Bolsonaro et Lula. Un duel gauche-droite qui soulève plusieurs inquiétudes.
L’ancien président Lula est donné grand favori pour le premier tour de la présidentielle, face au président sortant Jair Bolsonaro, avec 15 points d’écart dans les sondages. Ce sont donc la gauche travailliste et la droite conservatrice qui devront sûrement s’affronter le 2 octobre prochain.
Un duel droite-gauche à plusieurs enjeux
Le duel gauche-droite de cette campagne présidentielle promet d’être électrique et soulève plusieurs enjeux sur les plans nationaux, régionaux et mondiaux. D’un côté, si l’ancien président Lula l’emporte, nous pouvons nous attendre à ce que Jair Bolsonaro conteste les résultats et provoque donc une rupture démocratique, assure Maurice Lemoine, spécialiste de l’Amérique latine.
Toujours dans ce cas de figure, nous pourrons également observer un changement dans le rapport de force entre les deux pôles politiques mais au niveau régional. Effectivement, depuis la victoire de Gustavo Petro en Colombie, le 5 août dernier, la région du sud de l’Amérique a pris un grand tournant vers la gauche.
Enfin, étant membre des BRICS, « le résultat de l’élection présidentielle [du Brésil] dépasse le pays lui-même » affirme le spécialiste.
Deux forces opposées
Si pour l’heure, l’ancien militaire compte une quinzaine de points de retard sur son adversaire, il va « tout faire pour mettre son grain de sel dans cette campagne ». Par ailleurs, ce dernier commence à remonter dans les sondages depuis la semaine dernière grâce à une réduction de l’inflation nationale, mais aussi grâce à la mise en place de son programme social « Auxílio Brasil ». En injectant de l’argent dans celui-ci, Jair Bolsonaro parvient à se rapprocher des classes populaires.
Cependant, ces dernières restent très en faveur de l’ancien syndicaliste Lula. Et pour cause, ses deux mandats ont été marqués par « l’amélioration considérable du niveau de vie des populations les plus pauvres du Brésil ». Il est donc toujours fortement apprécié et populaire dans son pays. Nonobstant, sa candidature à la tête de l’État traduit un manque de personnalités politiques au sein de la gauche brésilienne et sa difficulté à se renouveler.
Une atmosphère qui promet d’être électrique
Depuis le début de la campagne, un climat de violence gangrène le pays. Un crime a même été commis par un policier pro-Bolsonaro à l’encontre d’un trésorier du Parti des travailleurs. La gauche dénonce donc un crime politique et cherche à alerter sur l’escalade de violences observée à quelques semaines du scrutin. Selon un sondage national, 54% de la population aurait subi « une forme d’embarras, de menace physique ou verbale en raison de leur position politique ».
En outre, si la dénonciation des violence émane principalement de la gauche, les supporters du « Trump brésilien » s’estiment, elles, victimes d’une campagne de diabolisation. Face à cela, nous pouvons donc nous attendre à une campagne présidentielle compliquée, ponctuée par de nombreux évènements.
Nous assistons finalement à une polarisation de la population, au même titre qu’aux États-Unis lors de l’élection de Joe Biden. Au même titre que Donald Trump, Jair Bolsonaro appelle régulièrement à la haine contre l’opposition, à la contestation des résultats ne le donnant pas gagnant, et méprise le système administratif de son pays.
Dans le cas du Brésil, la grande interrogation porte aujourd’hui sur les positions de l’armée. « Que va-t-elle faire ? » se demande le spécialiste invité de TV5MONDE. Si des hommes importants, tels que le chef de l’armée, se classent du côté du président sortant, il ne serait pas étonnant d’observer des scissions dans le corps militaire comme nous en avons déjà vues par le passé.
Le président brésilien Jair Bolsonaro est pour l’instant devancé dans les sondages pour la présidentielle par son opposant Lula
Des premiers meetings symboliques
Dans les deux camps, la campagne a démarré dans des lieux chargés de symboles. En effet, Lula a officié son premier meeting à Sao Bernardo do Campo, dans une usine automobile. Devant un parterre de supporters il a lancé que « c’est ici que tout a commencé : ici j’ai acquis une conscience politique ».
Pour sa part Bolsonaro s’est rendu à Juiz de Fora, sur la place où il a été poignardé il y a quatre ans. « La ville où je suis né à nouveau », a-t-il clamé devant une foule qui scandait son slogan « Dieu, famille, patrie et liberté ».
Depuis le début du siècle, le monde du digital a battu record sur record. En presque vingt ans, le poids du numérique dans le PIB américain a augmenté d’un tiers pour atteindre plus de 10 % du PIB. L’oligopole technologique – Meta, Alphabet, Amazon, Microsoft et Apple (MAAMA qui a remplacé GAFA) a connu une croissance de plus de 40 %. Leurs revenus et leurs bénéfices ont augmenté de près de 20 % par an en moyenne au cours de la dernière décennie, tandis que la croissance américaine était inférieure à 4 % par an.
Sur la même période, la crise sanitaire a accéléré la digitalisation des sociétés et a enrichi les grandes entreprises du numérique. Après trois années exceptionnelles, un ralentissement était inévitable. Sa brutalité surprend et désarçonne un secteur habitué à des taux de croissance élevés.
Les entreprises digitales confrontées aux mêmes problèmes que celles de l’ancienne économie
L’indice Nasdaq des valeurs technologiques américaines a perdu 25 % de sa valeur depuis janvier, soit deux fois plus que le Dow Jones. Le 26 juillet, Alphabet (Google) a annoncé sa progression trimestrielle des ventes la plus lente depuis 2019. Meta (Facebook) a déclaré que ses ventes avaient chuté d’une année sur l’autre, pour la toute première fois. Les entreprises digitales sont confrontées aux mêmes problèmes que celles de l’ancienne économie : problèmes d’approvisionnement, montée du protectionnisme, pénurie de main-d’œuvre, etc. Pour les MAAMA, ces contraintes sont inédites. Elles pourraient être amenées à perdurer.
Pour le deuxième trimestre de l’année, Apple n’a connu qu’une croissance de 2 %, ce qui est faible au regard des résultats passés. Ses bénéfices qui ont atteint 19,4 milliards de dollars sont en baisse de 10 %. Apple a souffert en début d’année de problèmes de chaîne d’approvisionnement en Chine, problèmes
qui ont réduit le chiffre d’affaires de 4 à 8 milliards de dollars. Lors du premier semestre, Amazon a également dû faire face à quelques difficultés en raison de la hausse des prix et à une mauvaise évaluation des besoins des consommateurs.
Les dispositifs de protection des données remettent en cause les fondamentaux de ces entreprises
Les barrières réglementaires commencent à peser sur les entreprises américaines du digital. L’Union européenne et l’Inde sont les deux zones jugées les plus protectionnistes. Les dispositifs de protection des données remettent en cause les fondamentaux de ces entreprises qui doivent s’y adapter.
Jusqu’à maintenant, les entreprises technologiques attiraient facilement les meilleurs talents. Or, depuis la crise sanitaire, elles ne sont plus le rêve exclusif des diplômés de l’enseignement supérieur. Ces entreprises se sont banalisées. Elles ont perdu l’esprit start up. Ce sont devenues des multinationales.
En dix ans, les effectifs des MAAMA ont été multipliés par six pour atteindre 2,2 millions. Le secteur du numérique doit faire face à la concurrence de l’industrie traditionnelle qui embauche un grand nombre de programmeurs. Durant la période de montée en puissance du numérique, les cycles économiques avaient peu d’incidences sur le chiffre d’affaires des MAAMA. Désormais, elles ne sont pas insensibles aux aléas de la conjoncture.
Les marges sont amenées à s’éroder, les entreprises doivent investir davantage
Dominant le marché de la publicité, Alphabet et Meta sont touchées par le ralentissement de ce marché. De même, les spécialistes de l’e-commerce doivent faire face à une moindre croissance en raison de la hausse des prix. Qu’il s’agisse de publicités en ligne ou d’achats en ligne, du cloud ou des smartphones, les marchés technologiques sont plus matures. De tels marchés connaissent des taux de croissance plus faibles et sont soumis à des contraintes réglementaires de plus en plus fortes. Les marges sont amenées à s’éroder d’autant plus que les entreprises doivent investir davantage pour conserver leurs positions acquises. Les entreprises du numériques découvrent les lois traditionnelles de l’économie. La diffusion du digital se poursuit mais à un rythme plus modéré et dans un cadre de plus en plus régulé.
Si jusqu’à maintenant, les MAAMA s’étaient réparties le marché, elles pourraient être tentées d’entrer dans une concurrence plus frontale. Elles essaieront aussi de prendre des positions dans les secteurs où elles ne sont pas en position de force, comme la santé ou le secteur financier.
Bonjour à toutes et à tous ! Nous sommes le jeudi 18 août et vous écoutez le flash quotidien des expatriés. Aujourd’hui au programme : le rapport de la médiatrice de l’Éducation nationale, les Français dans les geôles africaines et le retour de la Covid à la rentrée.
+33% de saisines de la médiatrice
La médiatrice de l’Éducation nationale vient de sortir son rapport et il s’intitule “Renouer le dialogue”. Ça en dit long sur le nombre de saisines qu’elle a reçues cette dernière année. En 2021, le nombre de celles qui relèvent une dimension internationale a augmenté de 33% ! Les thèmes principaux sont bien sûr la pandémie de Covid 19, l’inscription à Parcoursup, la reconnaissance des diplômes étrangers et l’intégration des élèves handicapés dans le système scolaire. Pour l’heure, ce rapport a été remis à Pap Ndiaye, le ministre de l’Éducation nationale, et se veut être comme un guide des attentes et des inquiétudes des citoyens français pour leurs enfants.
médiatrice de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur
Olivier Dubois et Philippe François
Depuis deux ans, ce sont deux Français qui sont dans des prisons africaines. D’un côté, Olivier Dubois, journaliste retenu au Mali par un groupe terroriste. D’un autre, Philippe François, un homme qui a servi sa patrie pendant vingt-cinq ans et qui est aujourd’hui enfermé à Madagascar pour avoir tenté un coup d’État. Si aujourd’hui, nous n’avons pas de nouvelle sur l’avancement de la situation d’Olivier Dubois, l’ancien militaire est, lui, dans l’attente de son audience en Cour de cassation en France.
La pandémie va-t-elle revenir ?
Puis nous terminons avec le très probable retour de la Covid à l’automne prochain. Alors que l’été touche bientôt à sa fin, les épidémiologistes s’attendent à une nouvelle vague de contamination à l’automne. Si beaucoup affirment qu’il va falloir vivre avec le virus, comme le dit également Emmanuel Macron, ils appellent toujours la population à se vacciner afin d’éviter les formes graves et morbides.
C’est fini pour aujourd’hui ! On se retrouve demain à la même heure pour le flash info des Français de l’étranger. Très bonne journée à tous !