Bonjour à tous, bienvenue dans l’édition dédiée aux Français de l’étranger du 05 décembre. Aujourd’hui, on revient sur le parcours des Bleus, l’élection d’Eric Ciotti à la tête des LR, et d’Horizons qui veut peser chez les Français de l’étranger.
Les Bleus sont en 1/4 de finale
Après un premier tour parfaitement négocié, l’équipe de France a fait face hier à son premier match couperet, qu’elle a remporté haut la main. Face à la Pologne, 3 buts ont été marqués dont 2 par Mbappé, meilleur buteur de la compétition. Il est le premier joueur de l’histoire à inscrire 9 buts en Coupe du monde avant ses 24 ans, selon Opta. Avec 33 buts sous le maillot bleu, il fait mieux que Zinedine Zidane. Prochain match !
Virage à droite confirmé pour les LR
Il n’est pas candidat, mais son nom est au cœur de la campagne interne à droite. En diète médiatique depuis plusieurs années, Laurent Wauquiez amorce, par petites touches, son retour sur la scène nationale. « Je vais vous dire les choses très clairement et comme je les pense : en 2027, soit ce sera moi, soit ce sera Marine Le Pen », assurait-il sans se cacher, lundi dernier, dans l’Obs. Dans ce combat, le patron de la région Auvergne-Rhône-Alpes est bien aidé par Eric Ciotti, candidat à la présidence Les Républicains, arrivé en tête du premier tour qu a eu lieu samedi et dimanche. Il a promis d’en faire dès 2024 le champion de la droite pour la prochaine présidentielle. Un argument de campagne loin de faire consensus au sein de la droite !
Horizons, le parti d’Edouard Philippe
Benoit Mayrand et Edouard Philippe
Alors qu’Eric Ciotti veut conduire les LR en penchant de plus en plus vers le RN, Edouard Philippe continue de développer son parti qui s’inscrit à droite mais avec une tendance libérale. Chez les Français de l’étranger, c’est Benoit Mayrand qui relève le défi. On l’écoute (retrouvez le podcast complet)
C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour une nouvelle édition
Horizons est le nouveau parti de droite fondé par Edouard Philippe, l’ancien charismatique Premier ministre d’Emmanuel Macron. Entre les Républicains qui cherchent leur nouveau cap et Renaissance, Horizons tente de créer une nouvelle ligne politique, de droite, mais libérale et surtout prête à collaborer avec le camp présidentiel. Alors que dans la presse nationale Edouard Philippe ne cache pas ses ambitions pour les sénatoriales qui auront lieu en septembre 2023, nous sommes allés à la rencontre de Benoît Mayrand, Conseiller des français de l’étranger en Roumanie et Moldavie, élu à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE), et responsable du comité dédié aux expatriés en Roumanie pour Horizons.
Ecoutez le podcast avec Benoît Mayrand
Un parti qui soutient Emmanuel Macron
Horizons est un jeune parti, âgé d’un an, qui s’appuie cependant sur de nombreux élus locaux en France. Avec plus de 500 comités en France, son développement est exponentiel.
Ancré dans le terrain, Benoît Mayrand nous fait part des spécificités du parti qui se distingue du camp présidentiel ou des Républicains.
« On s’inscrit dans une ligne de centre-droit »
Benoît Mayrand, responsable du comité dédié aux expatriés en Roumanie pour Horizons
S’ils défendent une ligne spécifique, Benoît Mayrand nous rappelle l’attachement à l’action du Président de la République.
Le parti s’engage déjà sur l’éducation, la retraite, la couverture sociale et accompagne les expatriés sur les changements mis en place par le gouvernement mais aussi sur des thèmes récurrents comme la fiscalité. Le parti, fidèle aux valeurs d’Edouard Philippe, apporte une attention particulières aux entrepreneurs.
« Les Français de l’étranger ne sont pas des privilégiés »
Benoît Mayrand, responsable du comité dédié aux expatriés en Roumanie pour Horizons
Benoît Mayrand à l’AFE
Horizons, un relai privilégié ?
Avec Benoît Mayrand, nous évoquons le cas de la CSG/CRDS dont les Français de l’étranger, installés hors de l’UE, sont toujours redevables. Est-ce que la proximité d’Edouard Philippe avec Emmanuel Macron peut permettre un meilleur éclairage des problématiques auxquelles sont confrontés les non-résidents ?
Benoît Mayrand
L’occasion pour nous de revenir en détails sur les blocages qui empêchent la résolution de cette « incohérence » fiscale.
Cap sur les sénatoriales
En fin de podcast on évoque, évidemment, les ambitions du jeune parti, Horizons, pour les sénatoriales. Une liste commune avec Renaissance ? Une liste composée uniquement d’élus ? La course aux votes des élus des Français de l’étranger a commencé.
« Beaucoup de choses peuvent encore arriver »
Benoît Mayrand, responsable du comité dédié aux expatriés en Roumanie pour Horizons
Mais au-delà des sénatoriales, quelles sont les ambitions d’Horizons ? Naturellement, Benoît Mayrand confirme la volonté de ce mouvement de porter Edouard Philippe à la présidence de la République.
Lorsqu’un trajet en train de moins de 2H30 est possible, les vols intérieurs en France seront désormais interdits. Le texte concerne donc les liaisons entre Paris et Nantes, Lyon ou encore Bordeaux. Lors de votre retour en France, une fois à Paris, il sera tout de même possible de rejoindre ces villes, les correspondances internationales étant toujours autorisées. Si vous décidez de faire un « arrêt » à Paris, alors il faudra prendre un train depuis une gare SNCF.
Test pour l’Europe ?
La Commission européenne a validé avec quelques ajustements la mesure française de suppression des vols intérieurs lorsqu’un trajet en train de moins de 2H30 est possible, selon une décision publiée vendredi au Journal officiel de l’UE.
Ce projet était contesté par l’Union des aéroports français (UAF), solidairement avec la branche européenne du Conseil international des aéroports (ACI Europe). Ces derniers estimaient notamment que la loi française, qui a pour conséquence d’interdire des liaisons entre Paris (Orly) et Nantes, Lyon ou Bordeaux, introduisait une discrimination entre les transporteurs.
Des discussions ont eu lieu entre la Commission et le gouvernement français pour assurer la conformité du projet à la législation européenne. Paris a ainsi dû renoncer à une dérogation que la loi prévoyait pour les trajets en correspondance, la Commission jugeant qu’elle introduisait une distorsion de concurrence entre compagnies aériennes, en particulier celles « dont le modèle économique n’est pas axé sur les passagers en correspondance ».
Le modèle peutêtre exporté au niveau européen en étendant le temps de transport en train comme entre Paris et Berlin par exemple.
Loi climat 2021
Cette mesure, disposition emblématique de la loi climat de 2021, devra être réexaminée au bout de trois ans et s’appliquer aussi aux vols de correspondance, précise le texte.
Le ministre délégué aux Transports a salué la décision de la Commission, qui constitue « une avancée majeure dans la politique de réduction des émissions de gaz à effet de serre ». La décision de Bruxelles « permettra de lancer de nouvelles étapes dans l’interdiction effective des lignes aériennes quand il y a une alternative de moins de 2h30 en train », a affirmé Clément Beaune.
L’interdiction des liaisons aériennes courtes figurait parmi les propositions de la Convention citoyenne pour le climat et avait été inscrite dans la loi Climat et Résilience.
Ouzbékistan et Kazakhstan, deux pays de l’Asie Centrale, anciennes républiques soviétiques qui intéressent beaucoup Paris et pas seulement ! Moscou, Pékin, Ankara ou Bruxelles sont sur les rangs… mais pourquoi donc ?
Décryptage dans le GRAND ANGLE de TV5MONDE avec Michaël LEVYSTONE, chercheur associé à l’Institut français des relations internationales, spécialiste de l’Asie centrale.
Ouzbékistan
Une ex-république soviétique prenant ses distances avec Moscou et figurant de surcroît parmi les ténors mondiaux de l’uranium mérite toute l’attention de Paris. Le président ouzbek, Shavkat Mirziyoyev, a terminé le 22 novembre sa visite en France par une découverte de l’exposition « Splendeurs des oasis d’Ouzbékistan » au musée du Louvre et « Sur les routes de Samarcande. Merveilles de soie et d’or » à l’Institut du Monde Arabe, en compagnie de son homologue français, Emmanuel Macron, après un déjeuner consacré à la coopération économique bilatérale et aux enjeux sécuritaires.
Photo de Ludovic MARIN / AFP
Kazakhstan
Le président kazakh nouvellement réélu Kassym-Jomart Tokaiev est arrivé le 29 novembre en France où il a rencontré son homologue Emmanuel Macron, après une rencontre avec Vladimir Poutine la veille, dans un contexte énergétique tendu en Europe.
Durant cette visite de deux jours dans l’Hexagone, le président kazakh entend notamment discuter de partenariats stratégiques dans les secteurs du commerce, qui pourraient mener à de nouveaux investissements. Il participera également à des rencontres avec des entreprises françaises.
Cette rencontre avec le président français est la première visite officielle avec un dirigeant européen depuis sa réélection le 20 novembre et la deuxième après une courte visite à Moscou, où il a rencontré Vladimir Poutine lundi (28 novembre).
Le Salon du livre de Montréal est un rendez-vous incontournable des amoureux du livre, petits et grands. Pour sa 45ème édition qui a eu lieu du 23 au 27 novembre au Palais des congrès de Montréal, le plaisir de se retrouver en présence fut inégalé. Plus de 2000 créateurs autour du livre par plus de 600 maisons d’éditions étaient au rendez-vous.
Ecoutez le podcast avec Maylis de Kerangal
Des créateurs du Québec comme Anaïs Barbeau-Lavalette, Chrystine Brouillet, Dany Laferrière, Heather O’Neill, Michel Jean, Patrick Senécal, Rodney St-Éloi; des artistes et des personnalités connues qui ont choisi la plume pour se raconter tel que Boucar Diouf, Bruno Pelletier, Coeur de Pirate, Daniel Bélanger, Farah Alibay, Mariana Mazza, Martha Wainwright. Oui le français est de mise au Québec, mais la diversité tant linguistique qu’interculturelle fait partie de la richesse culturelle du Québec.
Des invités de marque venant d’ailleurs faisaient partie également de la fête. Les auteurs français n’étaient pas en reste avec la présence remarquée de Bernard Werber, Maylis de Kerangal, Seream, Éric-Emmanuel Schmitt un habitué, Agnès Martin-Lugand ou encore Emmanuelle Bayamack-Tam… Étaient également présents le britannique David Mitchell, l’italo-suisse-Giuliano da Empoli écrivain et essayiste italo-suisse auteur du Mage du Kremlin, une fascinante plongée au coeur du pouvoir russe. Son premier roman a récemment remporté le Grand Prix du roman de l’Académie française 2022. De belles rencontres interculturelles autour de la littérature et de la langue française.
Le Prix de la revue Études française de l’Université de Montréal
Le prix de la revue Études français, créé en 1967, à l’initiative du directeur de la revue, Georges-André Vachon, souligne une contribution exceptionnelle à la réflexion sur la littérature et l’écriture de langue française. Remis pour la première fois en février 1968 à Ahmadou Kourouma (1927-2003) pour Les soleils des indépendances, republié aux éditions du Seuil deux ans plus tard, puis à Gaston Miron pour L’homme rapaillé, dont il offre la première édition en 1970, il a été décerné, entre 1968 et 1980, à des auteurs du Québec ou de la francophonie. Cette année il s’agit d’Archipel de Maylis de Kerangal.
Maylis de Kerangal
Maylis de Kerangal est une autrice française d’une quinzaine de romans et nouvelles, publiés pour l’essentiel chez Éditions Verticales\Gallimard. Parmi eux Corniche Kennedy (2008), Naissance d’un pont (2010-prix Médicis, prix Franz Hessel, Premio Von Rezzori), Réparer les vivants (2014, prix des Étudiants France-Culture-Télérama, grand prix RTL-Lire, Wellcome Book Prize, Premio Letterario Merck et fut traduit en 35 langues, adapté au cinéma et au théâtre).
Sur une thématique qui résonne pour les Français de l’étranger, en 2018 paraît Canoës, un recueil de nouvelles qui explore la voix humaine et qui fait également écho à son expérience d’expatriation dans le Colorado.
Maylis de Kerangal reçoit, en 2014, le prix Henri-Gall de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre. Son travail est marqué par la question du paysage, il s’intéresse aux devenirs de la jeunesse et aux mondes du travail.
« J’ai choisi d’intituler ce volume Un archipel car il m’a semblé […] que ces textes distincts, disparates, cré[e]nt exactement un archipel : ils agencent une forme ; ils font apparaître une unité. Or, c’est précisément cette notion de composition qui m’intéresse, et l’idée qu’une écriture singulière puisse être rendue sensible dans ce choix d’écrits ponctuant quinze années d’écriture et de publication. »
Maylis de Kerangal
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La présidence tchèque du Conseil de l’UE devrait parvenir à une position commune seulement sur les deux premiers chapitres du dossier de l’espace européen des données de santé (EHDS). Les ministres européens de la Santé y proposeront de supprimer les dispositions de la Commission européenne sur la télémédecine transfrontalière.
Le Parlement européen et le Conseil sont actuellement en train de préparer les amendements à la proposition de la Commission relative au EHDS présentée en mai, avant de procéder à des discussions interinstitutionnelles pour approuver les nouvelles règles.
Alors que l’exécutif européen a beaucoup insisté pour que la télémédecine transfrontalière figure dans sa proposition, les ministres européens ne semblent pas être sur la même longueur d’onde.
Tout l’article 8 de la proposition, intitulé « Télémédecine dans le contexte des soins de santé transfrontières», a été supprimé dans le texte, consulté par EURACTIV et sur lequel les ministres européens travaillent depuis quelques semaines.
Le texte proposé par la Commission est court et stipule que « [l]orsqu’un État membre accepte la prestation de services de télémédecine, il accepte, dans les mêmes conditions, la prestation de services du même type par des prestataires de soins de santé situés dans d’autres États membres. »
Cependant, la problématique de la télémédecine transfrontalière est délicate car elle remet en cause l’article 168 du traité de l’UE (TFUE), qui prévoit que chaque État membre est responsable de sa politique de santé et de la « gestion de services de santé ».
Les États membres disposent de cadres juridiques très différents en matière de télémédecine et de systèmes de remboursement. Pour que la télémédecine devienne une activité transfrontière dans l’UE, il faudrait que les États membres prennent des mesures considérables. Par exemple, ils devraient harmoniser leurs cadres juridiques, ce qu’ils ne semblent pas vouloir faire.
La proposition prend en compte les compétences des États membres dans le domaine de la santé, mais précise également que leurs différents systèmes de remboursement ne doivent pas « constituer d’obstacles à la libre circulation des services de santé numérique tels que la télémédecine, y compris des services pharmaceutiques en ligne. »
La proposition est aussi partiellement axée sur une étude de marché de la Commission de 2018 sur la télémédecine, où il est indiqué que « la plupart des solutions de télémédecine sont mises en place au niveau national ou régional » et que « cela résulte des différences importantes entre les réglementations nationales et les régimes de sécurité sociale. »
« Les États membres de l’UE devraient harmoniser leurs cadres juridiques afin de rendre les solutions compatibles et de faciliter l’utilisation de la télémédecine transfrontalière », selon l’étude de marché. « [Les États membres] doivent également se mettre d’accord sur la terminologie et les définitions afin de partager le même langage et harmoniser les normes déjà existantes avant de les intégrer dans la législation nationale »
Etude de marché de la Commission de 2018
De nombreux éléments de l’EHDS sont complexes et il est peu probable que le Conseil de l’UE accorde un mandat de négociation complet avant la fin de la présidence tchèque, soit le 31 décembre. Un rapport d’étape/sur l’état des travaux en la matière devrait être présenté au Conseil des ministres européens de la Santé le 9 décembre.
Le texte de compromis ne comprend pour l’instant que deux chapitres, donc c’est à la future présidence suédoise de reprendre le travail des Tchèques.
Bonjour à tous, bienvenue dans le dernier flash de la semaine ! Ce vendredi c’est le dernier jour du salon en ligne dédié à l’orientation des futurs bacheliers issus de l’AEFE, on revient sur le voyage d’Emmanuel Macron aux USA, et la Première ministre Elisabeth Borne qui encourage les Français à baisser leur consommation électrique pour éviter les coupures.
Agora AEFE
Depuis hier, vous pouvez directement à partir des réseaux sociaux ou du site de l’AEFE, participer au salon d’orientation organisé par les anciens du réseau réunis dans l’association AGORA. Ecoles françaises et facultés sont disponibles pour répondre à vos questions et vous éclairer sur les modalités d’inscription ! Il y a aussi un atelier dédié à Parcoursup ! Il se finit aujourd’hui à 17h, heure de Paris.
Emmanuel Macron aux USA
Si la visite est consacrée aux relations entre nos deux pays, les Français de l’étranger se sont rappelés à lui ! En effet, Olivier Python, élu à Washington DC, a pu lors d’un des déplacements officiels rencontrer le Président de la République et lui a remis une note sur les problèmes que rencontrent nos compatriotes expatriés en Amérique. La semaine prochaine on le recevra pour lui demander ce qu’il y avait dans cette note !
La coupure de courant plane sur la France
C’est en tout cas le sentiment que donnent les autorités, Oliver Véran, porte-parole du gouvernement, évoquait mardi de possibles coupures cet hiver. Une information confirmée par Elisabeth Borne qui invite les Français à réduire leur consommation pour éviter les coupures généralisées. Une nouvelle qui détonne dans un pays qui a tout misé sur l’électricité et le nucléaire !
C’est tout pour cette semaine ! Bon week-end à tous !
À la suite de notre article du 27 novembre 2022, la Mission laïque française a souhaité apporter quelques lumières sur cet événement. Contexte du litige, moyen mis en place par la Mlf durant le confinement, portée juridique de cette décision, notre invité Jean-Marc Merriaux aborde pour vous tous les points clés afin de mieux appréhender les faits.
Ecoutez le podcast avec Jean-Marc Merriaux
La Mlf, un réseau international au service de vos enfants
La Mission laïque française (Mlf) est Association à but non lucratif reconnue d’utilité publique. Son réseau de 108 établissements d’enseignement français à l’étranger compte plus de 61 000 élèves dans 37 pays. Chacune de ses écoles fait partie intégrante des 543 établissements qui composent le réseau d’enseignement français à l’étranger. Elle intervient également en tant qu’opérateur de l’État ou d’entreprises dans le cadre d’actions de coopération éducative. La Mlf mène également 23 actions de coopération éducative dans 11 pays. Les enseignements proposés dans les établissements du réseau mlfmonde respectent les programmes définis par le ministère français de l’Éducation nationale et de la Jeunesse. La procédure d’homologation atteste de la fidélité des enseignements aux programmes, mais aussi aux valeurs fondamentales de l’école française.
La culture commune des établissements de la Mission laïque française, c’est celle de l’enseignement français, dans ses principes philosophiques et moraux, dans ses contenus et leurs caractéristiques propres. Chaque établissement s’attache à la mettre en pratique et l’adapter dans ses contextes linguistiques et cultuels les plus variés.
Jean-Marc Merriaux, un haut fonctionnaire d’expérience
Jean-Marc Merriaux
Jean-Marc Merriaux est le directeur général de la Mission laïque française. Diplômé d’un DEA d’Économie, de l’Industrie et des Services de l’Université Paris 1 — Panthéon Sorbonne, il débute sa carrière chez France 5 en tant que régisseur. Il évolue rapidement au sein de la chaîne et passe de poste de direction en poste de direction pour être nommé, en 2008, à la direction éducation de France Télévisions. Un parcours qui commence alors à faire sens avec la Mlf. En 2010, il rejoint Universcience — établissement public issu du rapprochement entre le Palais de la Découverte et la Cité des sciences et de l’industrie — en tant que directeur de l’édition et du transmédia. Il sera nommé directeur général du Centre National de Documentation Pédagogique (devenu réseau Canopé) en novembre 2011. Six années plus tard, il intègre l’Inspection Générale de l’Administration de l’Éducation Nationale et de la Recherche. Enfin, en mai 2018, il monte à la tête de la direction du numérique pour l’éducation des Ministères de l’Éducation Nationale et de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche avant d’être promu délégué ministériel.
Un litige locale
Un contentieux opposait le lycée français international Pierre Deschamps d’Alicante aux parents d’un ancien élève pendant plus d’un an maintenant. Les parents de l’élève refusaient de payer les frais de scolarité de l’année 2019/2020, car pour eux, la mise en place du distanciel était une rupture du service. L’établissement scolaire a donc adressé une demande de paiement solidaire à l’avis des parents. Le litige entre les deux parties a dû être jugé devant un tribunal, et le 23 novembre 2022, le juge a condamné le lycée français à appliquer 35 % de réduction sur la somme demandée, estimant que l’entreprise n’avait pas rempli ses obligations de prestations de service. Merriaux revient dans notre podcast sur les conséquences de cette affaire.
Studyrama et l’AEFE, avec son bureau du parcours des élèves et de l’orientation et la plateforme AGORA Monde, unissent de nouveau leur expertise. Élèves, parents d’élèves et enseignants ont rendez-vous en ligne les jeudi 1er et vendredi 2 décembre 2022 pour le troisième salon virtuel d’orientation : deux journées dédiées à la construction du parcours d’orientation post-bac et aux études supérieures en France.
Quel métier pour son avenir ? Quelles spécialités ? Comment fonctionne Parcoursup ? Quelle durée pour sa formation ? Comment intégrer les classes préparatoires des grandes écoles ? Quelles sont les procédures d’admission spécifiques pour les élèves du réseau des établissements AEFE ? Des questions pour lesquelles vous trouverez des réponses en participant à la 3e édition du salon virtuel de l’orientation « Etudier en France ».
Le monde des études supérieures en France
La France compte plus de 3 500 établissements d’enseignement supérieur publics ou privés. Universités, grandes écoles ou encore écoles d’art ou d’architecture : le choix est vaste pour les étudiants français de l’étranger qui veulent étudier en France.
La fac
Les universités accueillent 75 % des étudiants non-résidents qui ont choisi la France pour leurs études supérieures. Ces établissements d’enseignement supérieur publics sont financés par l’État français. Réparties sur tout le territoire français, les universités délivrent des diplômes nationaux (Licence, Master, Doctorat) qui ont tous la même valeur académique.
L’inscription en première année est ouverte à tous les titulaires du baccalauréat ou d’un diplôme équivalent. Sciences, lettres, langues, arts, sciences humaines, santé ou encore sport, les formations à l’université couvrent l’ensemble des domaines d’enseignement et de recherche.
Les grandes écoles
20 % des étudiants non-résidents suivent un cursus dans les grandes écoles. École normale supérieure (ENS), instituts d’études politiques (IEP), écoles d’ingénieurs, écoles de commerce et de management, écoles vétérinaires et quelques autres écoles, ces grandes écoles sont des établissements d’enseignement supérieur publics ou privés reconnus par l’État. Elles délivrent des diplômes de niveau bac+5 dont certains confèrent le grade de Master. De nombreuses formations y sont délivrées en anglais.
L’admission dans les grandes écoles est très sélective. Elle se fait sur concours après deux ans de classe préparatoire, sur titre ou directement après le baccalauréat pour les écoles qui proposent un cycle préparatoire intégré. Le coût de l’inscription et des frais de dossier y est plus élevé qu’à l’université.
Parcoursup
Pour accéder à l’univers universitaire ou des grandes écoles en France, il faut passer, obligatoirement, par Parcoursup ! Ce qui peut parfois tourner au casse-tête pour les jeunes Français de l’étranger.
Pour vous inscrire sur la plateforme Parcoursup, vous aurez besoin d’une adresse mail valide (n’oubliez pas de la consulter régulièrement) et de connaître votre numéro INE (Identifiant National Étudiant). C’est votre identifiant unique pour le Ministère de l’Éducation Nationale. Tout votre dossier scolaire et vos résultats y sont associés. Vous verrez qu’une partie des informations vous concernant sera déjà pré-saisie (scolarité, résultats aux examens, etc.) Ce numéro n’est pas nécessaire pour les Français de l’étranger (hors AEFE).
Le début de l’élaboration du dossier et de la saisie des voeux (10 maximum) et sous-voeux (20 maximum), sans avoir besoin de les classer, commence chaque année, au cours de la seconde quinzaine du mois de janvier. C’est donc très bientôt !
Le salon pour trouver sa voie
Que ce soit en université, en grande école, via ou non Parcoursup, le futur étudiant et sa famille ont besoin d’une boussole pour trouver la voie la plus adaptée pour faciliter la réussite du jeune Français de l’étranger.
Pour cela, le salon virtuel de l’orientation « Etudier en France » est le rendez-vous incontournable. Cette année, encore une fois, le programme est dense :
Diverses formations seront présentées aux lycéennes et aux lycéens dans de multiples domaines d’études tels que le marketing, le droit, la communication, l’hôtellerie, le cinéma, etc.
Plus de 20 conférences sur des thématiques variées autour de l’orientation et de la vie étudiante, mais également sur la procédure Parcoursup ou encore les enseignements de spécialité.
Des expertes et experts en orientation et des anciennes et anciens élèves seront connectés afin d’accompagner les élèves et leur famille et répondre à toutes leurs questions.
Parmi les conférences au programme, trois sont animées par des experts en orientation de l’AEFE sur les thèmes :
« La procédure Parcoursup », jeudi 1er décembre de 13h à 13h45, co-animé avec Jérôme Teillard, chef de projet Parcoursup
« Les enseignements de spécialités », jeudi 1er décembre de 14h45 à 15h15
« Panorama de l’enseignement supérieur français », vendredi 2 décembre de 13h45 à 14h15
Les conférences seront disponibles en replay.
Pour participer à cette 3e édition du salon virtuel de l’orientation « Etudier en France », il vous suffit de cliquer sur le bouton ci-dessous.
La guerre en Ukraine, la transition énergétique, le vieillissement de la population, contraignent les États européens à accroître les dépenses publiques et, par voie de conséquence, leur endettement. Cet accroissement est peu compatible avec le maintien de politiques budgétaires et monétaires orthodoxes. Face aux défis à relever, l’Europe n’est-elle pas en train d’entrer dans une économie de guerre se traduisant par une inflation plus élevée, une augmentation des prélèvements obligatoires, une taxation des épargnants (répression financière) et un retour du protectionnisme ?
Les gouvernements européens et la Banque Centrale Européenne semblent hésiter sur la voie à prendre. La guerre en Ukraine en augmentant les factures énergétiques a conduit les États à multiplier les mesures de soutien en faveur des entreprises et des ménages. Ce soutien atteint en France plus de 40 milliards d’euros et près de 200 milliards d’euros en Allemagne. La transition énergétique suppose des investissements d’une ampleur importante, plus de 4 points de PIB en cumulant les investissements dans la production et le stockage d’énergies renouvelables, la décarbonation de l’industrie et du transport, la rénovation thermique des bâtiments et logements. À cela s’ajoute une augmentation des dépenses publiques en lien avec le vieillissement (retraite, santé, dépendance, etc.).
Concomitance de dépenses
Cette concomitance de dépenses pourrait obliger les États européens à sortir du cadre des politiques économiques classiques. La résurgence de l’inflation conduit logiquement les banques centrales à resserrer durement leur politique monétaire. Or, une augmentation de taux directeurs pourrait mettre en danger la solvabilité des États et freiner la transition énergétique. Le retour de taux d’intérêt plus élevés s’accompagne d’un retour d’une contrainte budgétaire, impliquant la nécessité de faire disparaître les déficits budgétaires primaires (hors intérêts sur la dette). Cela supposerait également une réduction des dépenses d’interventions (soutien aux ménages et aux entreprises).
Les gouvernements, y compris celui de l’Allemagne, semblent au contraire enclins à soutenir financièrement leur population, à accroître leur effort de défense, à augmenter les dépenses en matière de santé et à réaliser des investissements en faveur de la transition énergétique.
Euribor is The Euro Interbank Offered Rate by European central bank. Increasing inflation and interest rate
Des taux d’intérêt réels faibles, une condition sine qua non
Le gouvernement français a ainsi décidé de lancer un programme de construction de centrales nucléaires, de moderniser sa défense tout en maintenant un volant de sécurité pour la population face à l’augmentation des prix.
Pour financer le surcroît de dépenses publiques, le maintien de taux d’intérêt réels faibles est une condition sine qua non. Faute de quoi la sanction des marchés sera inévitable. Ce maintien est d’autant plus nécessaire que la croissance potentielle tend à baisser en l’absence de gains de productivité et en raison de la stagnation de la population active. La conséquence serait une faible rémunération de l’épargne. Celle-ci aurait, surtout quand elle investit en produits de taux, à souffrir d’une inflation qui restera plus élevée que durant les années 2000/2020.
Les agents économiques pourraient-ils dans ces conditions réduire leur effort d’épargne ? L’exemple japonais semble prouver l’inverse. Ce pays confronté à une forte progression de l’endettement public sur fond de vieillissement accéléré de sa population enregistre un fort taux d’épargne qui sert à financer un imposant déficit public. Ce dernier est par ailleurs rendu supportable par la pérennisation depuis vingt ans de taux d’intérêt bas.
Pas de marges pour augmenter les prélèvements
En économie de guerre, les gouvernements ont également tendance à recourir à l’arme fiscale. L’augmentation des prélèvements pourrait s’imposer pour financer notamment la transition énergétique et pour faire face aux dépenses de santé ou de dépendance. Dans un certain nombre de pays, les marges de manœuvre sont faibles. C’est le cas en particulier de la France où le taux de prélèvements obligatoires est de 45 % du PIB. L’augmentation pourrait concerner en premier les épargnants et les détenteurs de patrimoine immobilier (à travers la hausse des taxes foncières par exemple).
La tentation du protectionnisme
L’autre tentation de l’économie de guerre, tentation pernicieuse, est l’usage du protectionnisme. Des voix se font entendre pour relocaliser certaines productions et pour interdire ou taxer des importations en provenance de pays ne respectant pas certaines normes environnementales. Par ailleurs, la guerre en Ukraine a conduit à imposer un blocus vis-à-vis de la Russie. Une telle exclusion du commerce international d’un État membre du G20 et acteur majeur sur les marchés de l’énergie, des matières premières et des produits agricoles n’avait pas été organisée depuis la Seconde Guerre mondiale. Les embargos concernant Cuba, la Corée du Nord, l’Afrique du Sud du temps de l’apartheid ou l’Iran étaient ou sont d’une moindre ampleur.
Les mesures protectionnistes sont inflationnistes et pèsent sur la croissance. Elles amènent les États à intervenir dans le fonctionnement de l’économie (nationalisations de certaines entreprises, soutien dans le développement de productions nationales, taxation des importations, etc.).
Une coordination européenne indispensable pour éviter l’anarchie financière
L’économie de guerre est une source d’inflation et n’est guère souhaitable sur une longue durée. Elle se traduit rarement par une allocation optimale des ressources. L’effacement des dettes des périodes de guerre s’effectue bien souvent par l’inflation. Ce fut le cas pour la France après la Seconde Guerre mondiale. La banqueroute est une voie également utilisée mais bien plus dangereuse encore. Elle aboutit à annuler tout ou partie des titres obligataires détenus directement ou indirectement par les épargnants. La dernière grande banqueroute française date de 1797 (banqueroute des deux tiers). Elle avait été provoquée par la multiplication des assignats, logiquement gagés sur la vente des biens du clergé et des aristocrates qui avaient émigré.
Compte tenu des investissements à réaliser et des dépenses sociales à financer à l’échelle mondiale, des tensions financières sont susceptibles de se produire de manière rapide comme l’a prouvé le précédent britannique en octobre dernier. Une coordination européenne et internationale semble indispensable pour éviter que la pratique de l’économie de guerre se transforme en anarchie financière généralisée.