Bonjour à tous, bienvenue dans le flash des Français de l’étranger du jeudi 03 novembre. Aujourd’hui, on revient sur la nouvelle gouvernance des réseaux scolaires qui patine, la mise en place du dispositif Etias aux frontières européennes et sur la réforme du droit à l’immigration qui se précise.
L’AFE ne se met pas d’accord pour désigner le représentant des élus locaux au conseil d’administration de l’AEFE.
La réforme de la gouvernance voulue par Samantha Cazebonne, sénatrice Renaissance, et amendée par Roland Le Gleut, sénateur LR, est contrariée par l’Assemblée des Français de l’étranger. Les élus de cette instance disposent déjà d’un représentant au conseil d’administration des réseaux scolaires hors de France, le nouveau texte de loi prévoit un deuxième siège pour cette fois les élus de proximité, ceux dont le mandat est limité aux conseils consulaires. Problème, aucun mode de désignation n’a été prévu. Réuni jeudi dernier, le bureau de l’AFE n’a pu que constater l’absence de consensus, renvoyant la décision à l’assemblée plénière de mars 2023. En attendant, le siège restera vacant. Tous les détails sur le site lesfrancais.press.
Etias, l’ESA européen
Les Français qui ont voyagé aux Etats-Unis ou souhaitent s’y rendre prochainement connaissent l’Esta (Electronic System for Travel Authorization), cette autorisation électronique de voyage qui coûte 21 dollars et est valable 2 ans. A son tour, l’Union européenne va demander aux ressortissants de certains pays tiers, souhaitant voyager dans l’espace Schengen et qui n’ont pas besoin de visa, de s’enregistrer et d’obtenir une autorisation avant leur déplacement. Un premier pas vers la gestion de la circulation aux frontières par l’Union européenne comme le souhaitent Emmanuel Macron et d’autres chefs d’Etats.
Une immigration à la carte
Alors que le prochain projet de loi immigration commence à dévoiler ses contours, les ministres de l’Intérieur et du Travail, Gérald Darmanin et Olivier Dussopt, ont décrit leur nouvelle piste lors d’un entretien publié ce mercredi matin par le journal Le Monde. Ils souhaitent créer un titre de séjour spécifique à destination des travailleurs irréguliers exerçant dans un secteur manquant de main-d’oeuvre. Un dispositif qui ressemble à celui mis en place à la sortie du Brexit par le Royaume-Uni. A la différence de ce dernier, ce dispositif ne s’appliquera qu’aux non-Européens, la libre circulation étant garantie aux citoyens dont les Etats sont membres de l’espace Schengen et de l’Union européenne.
C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour le dernier flash de la semaine.
Cette rentrée scolaire devait aussi sonner l’heure de la mise en place de la nouvelle gouvernance voulue par Samantha Cazebonne (sénatrice Renaissance) et qui fut complétée lors des débats parlementaires par un amendement de Ronan Le Gleut (sénateur LR). Et c’est cet ajout qui est au coeur de la polémique à l’Assemblée des Français de l’étranger. Il prévoit qu’un élu local siège au conseil d’administration de l’AEFE.
Comment désigner l’élu local ?
En effet, le sénateur Le Gleut a voulu que le siège, parmi le conseil d’administration de l’AEFE, revienne à un conseiller des Français de l’étranger. Avant la réforme, seul un conseiller AFE désigné par le bureau de ladite assemblée était le seul représentant dit de proximité. Désormais, c’est un(e) élu(e) d’une des circonscriptions consulaires, non membre de l’Assemblée, qui doit le rejoindre dans l’instance dirigeante du réseau scolaire français hors de France.
Un mandat au sein du conseil d’administration qui n’a pas manqué de susciter l’intérêt comme nous le précise Ronan Le Gleut.
« Les postes consulaires ont adressé un courrier à tous les élus dans le monde pour leur signifier cette création. Au regard du très grand nombre de candidatures reçues, ce nouveau mandat suscite un vif intérêt et je m’en réjouis.«
Ronan Le Gleut – Sénateur (LR) des Français de l’étranger
Si le texte de l’amendement encadre bien la fonction qui sera occupée par le nouveau administrateur de l’AEFE, il n’a pas été prévu de méthodologie pour procéder à la désignation de celui oui celle qui tiendra ce rôle.
« En tant que législateur, il ne m’était pas possible de définir avec détails le mode de désignation, au delà de l’idée que l’AFE était l’instance la plus légitime pour le faire. En effet, nous aurions alors été dans le champ réglementaire et non dans le champ législatif.«
Ronan Le Gleut – Sénateur (LR) des Français de l’étranger
Naturellement, le bureau de l’AFE, présidé par Hélène Degryse (élue indépendante/Renaissance aux Pays-Bas), pensait faire le tri parmi les candidatures proposées en utilisant le même dispositif qui encadre la nomination du représentant de l’AFE au conseil d’administration, soit un accords transpartisan pris au sein de l’instance de direction de l’AFE, le bureau.
Mais alors que le bureau de l’Assemblée des Français de l’étranger se réunissait jeudi 27 octobre pour procéder à la désignation, le processus prévu, par l’assemblée plénière d’octobre, a capoté.
Hélène Degryse avait invité les représentants de chaque groupe, il y en a 4, à proposer 2 candidats parmi tous les 46 conseillers des Français de l’étranger qui ont postulé afin de sélectionner collégialement ce nouveau membre du conseil d’administration de l’AEFE.
Mais voilà, tout ce n’est pas passé comme prévu, comme nous le raconte Franck Barthélémy qui représentait le groupe affilié au parti présidentiel Renaissance.
» Les 9 membres du bureau de l’AFE se sont entendus sur un mode de désignation du représentant de l’AFE et de son suppléant à l’AEFE. Les 4 groupes composant le bureau devaient proposer 2 noms. Parfois avec un peu de retard, 3 groupes ont présenté leurs candidats, 1 groupe a préféré ne pas en présenter « par principe », souhaitant ainsi confier la désignation du représentant et de son suppléant à l’assemblée plénière.«
Franck Barthélémy, élu AFE pour la zone Asie Océanie et conseiller consulaire sur la première circonscription de l’Inde
En effet, le groupe « Solidaires et Indépendants » réunissant les élus ASFE (le mouvement des sénateur de Mme Renaud-Garabedian et de M. Bansard) et des indépendants a décidé de s’opposer à ce mode de désignation qu’il juge anti-démocratique.
« On n’ a pas proposé de candidats au bureau, on a demandé une élection en séance plénière. On ne désire pas rentrer dans un jeu politique, dans une logique obscure éloignée des besoins et inspirations des Français de l’étranger »
Annie Rea, présidente du groupe Solidaires et Indépendants, élue AFE pour l’Europe du Sud et conseillère consulaire de la deuxième circonscription d’Italie
Si pour le groupe Solidaires et Indépendants c’est une évidence, il n’en est pas de même pour les autres groupes comme URCI, celui qui réunit les élus de droite (LR, Horizons, etc.). Son président Laurent Rigaud reste circonspect sur les motivations de ses collègues.
« Pour une raison qui nous échappe, nous n’avons pas pu procéder à la désignation du représentant car ce même groupe qui n’a pas présenté de candidat a bloqué le processus soutenu par son allié macroniste qui a exigé un consensus, ce qui est contraire au fonctionnement du bureau de l’AFE. »
Laurent Rigaud, élu AFE pour la zone Asie Océanie et conseiller consulaire à Dubai
A gauche, aussi, on reste sceptique sur les motivations de l’ASFE et de Renaissance, ces derniers évoquent un « accord de salon » entre URCI et ES (Ecologie et Socialisme), ce que dément la présidente de la fédération PS des Français de l’étranger, Cécilia Gondard.
« S’il y avait eu un accord il aurait émergé. »
Cécilia Gondard, élue AFE pour le Benelux et conseillère consulaire à Bruxelles
Vacance du siège
Une situation qui a donc provoqué un blocage quant à la nomination du nouveau membre du conseil d’administration de l’AEFE et que regrettent nombre d’élus dont en premier lieu celle qui fut à l’origine de la loi pour une nouvelle gouvernance du réseau scolaire français à l’étranger, Samantha Cazebonne (élue Renaissance).
« C’est évidemment dommage car les élus perdent l’occasion de s’exprimer au prochain conseil d’administration de l’Agence. J’espère que les élus AFE trouveront rapidement un consensus pour choisir celui ou celle, suffisamment expérimenté(e), qui pourra représenter les conseillers dans toute leur diversité et contribuer utilement dans un conseil d’administration qui doit devenir une instance stratégique de débat et de réflexion »
Samantha Cazebonne, Sénatrice (Renaissance) des Français de l’étranger
Comme le souligne la sénatrice, le choix fait par le groupe Groupe Solidaires et Indépendants (dont ASFE), soutenu par celui issu de la majorité présidentielle (comme Mme Cazebonne), entraîne, de fait, la vacance du siège pour le premier conseil d’administration de l’AEFE et ce jusqu’en mars 2023 au plus tôt.
Sans consensus, les élus voteront
Au final, la présidente de l’AFE, Hélène Degryse, membre de l’intergroupe réunissant les indépendants et Renaissance, a accepté la demande portée par la représentante du groupe Solidaires et Indépendants (SI dont les élus ASFE) au sein du bureau de l’AFE, Warda Souihi (élue indépendante AFE pour l’Amérique du Nord et présidente du conseil consulaire San Francisco), soit le retour du sujet devant l’assemblée réunie en plénière afin de mener l’élection du représentant des élus locaux (non AFE) au conseil d’administration de l’AEFE.
Mais quid de l’organisation d’une telle élection ? Comment les candidats vont-ils faire ? Et pourquoi ce ne serait que les élus de l’Assemblée des Français de l’étranger qui voteraient et non tous les élus des Français de l’étranger siégeant dans un conseil consulaire ? Après tout, le nouveau membre du conseil d’administration de l’AFE est censé les représenter, les élus de l’Assemblée des Français de l’étranger ayant déjà un représentant ! Des questions auxquelles vont devoir répondre la Présidente de l’AFE, Hélène Degryse, le ministre des Français de l’étranger, Olivier Becht, et les parlementaires.
Si pour les Français de l’étranger, il n’y aura évidemment jamais besoin de demander l’autorisation pour rejoindre son sol national (rappelez-vous les annulations du Conseil d’Etat lors des tentatives de restriction de voyager par Olivier Véran, alors ministre de la Santé), il n’en est pas de même pour les étrangers. Si de nombreuses nationalités n’ont pas besoin de visa pour rejoindre la France ou l’Europe, il faudra pour tous à partir de mai 2023 se plier à la procédure ETIAS pour « système européen d’autorisation et d’information concernant les voyages ». Une disposition qui s’appliquera donc aux non-Européens qui vous accompagneront lors de vos voyages en France.
Inspiration d’outre-Atlantique
Les Français qui ont voyagé aux Etats-Unis ou souhaitent s’y rendre prochainement connaissent l’Esta (Electronic System for Travel Authorization), cette autorisation électronique de voyage qui coûte 21 dollars et est valable 2 ans. Créée en 2009 afin de sécuriser les voyages aux Etats-Unis, sans pour autant imposer un visa à certains touristes étrangers, cette formalité permet de séjourner 90 jours sur le territoire américain.
Aujourd’hui, les citoyens d’une soixantaine de pays hors Union européenne (Argentine, Australie, Brésil, Canada, Israël, Japon, Pérou, Singapour, Corée du Sud ou encore Emirats Arabes Unis et Etats-Unis…) peuvent en effet se rendre dans l’espace Schengen sans avoir besoin de visa, et ce pour une durée maximale de 90 jours. S’ils ne sont pas autorisés à y travailler ni à y étudier, ils peuvent se rendre dans l’un des pays de l’espace Schengen en tant que touristes, par exemple, ou à des fins d’activités commerciales.
Nom du futur précieux sésame ? ETIAS, pour « European Travel Information and Authorization System », soit « Système européen d’autorisation et d’information concernant les voyages ».
A quoi servira l’ETIAS ?
L’objectif affiché de l’ETIAS est de sécuriser les allées et venues au sein de l’espace Schengen, en contrôlant l’identité de toutes les personnes qui déposent une demande d’entrée sur le territoire concerné. Grâce à plusieurs bases de données, dont Europol et Interpol, un contrôle des voyageurs pourra avoir lieu en amont de leur arrivée. Il permettra de s’assurer qu’ils ne représentent pas un quelconque danger. Ce document devrait également simplifier les démarches des voyageurs et faire gagner du temps à tout le monde, notamment aux frontières.
Comment fonctionnera l’ETIAS ?
Tous les voyageurs concernés, majeurs mais aussi mineurs, devront remplir un formulaire de demande en ligne, payer les frais (un chiffre de 7 euros est annoncé) et soumettre leur demande aux autorités compétentes. Après vérification, soit la demande est rapidement approuvée, soit, si un élément ressort lors de la vérification, le dossier est traité manuellement. La réponse définitive peut alors prendre quelques jours.
Une fois obtenu, l’ETIAS est valable 3 ans à compter de la date d’émission. Il s’agit d’une autorisation à entrées multiples : durant ses trois ans de validité, l’ETIAS sera valide pour un nombre illimité de voyages. Attention, toutefois : l’ETIAS étant relié à un passeport valide, si le passeport arrive à expiration, il faudra refaire une demande. Selon le site vie-publique.fr, 30 millions de personnes devraient être concernées par l’ETIAS chaque année.
Alors que l’hémisphère rentre dans l’hiver, la crainte d’un retour de la pandémie se fait sentir un peu partout et en particulier en occident. En ce début novembre, on fait le point pour les Français de l’étranger sur les mesures Covid encore en place dans le monde.
Coupe du monde au Qatar
Alors que le pays se prépare à accueillir des visiteurs internationaux pour la Coupe du Monde qui se déroule du 20 novembre au 18 décembre prochain, le Qatar s’apprête à simplifier ses formalités d’entrée.
Dans un communiqué publié sur son site internet, le ministère de la Santé du Qatar annonce que depuis le 1er novembre, les voyageurs internationaux n’auront plus à justifier d’un résultat négatif de dépistage de la Covid-19 pour entrer dans l’émirat.
« Les visiteurs ne sont plus tenus de présenter un résultat négatif de test PCR ou de test rapide d’antigène avant de se rendre au Qatar », expliquent les autorités sanitaires qataries, qui précisent tout de même que les voyageurs doivent respecter les mesures en place dans le pays pour limiter la propagation de la Covid-19.
Algérie : fin des mesures
Ce 31 octobre, le gouvernement algérien a annoncé la fin de toutes les mesures en vigueur pour lutter contre la Covid, que ce soit aux frontières ou à l’intérieur de son territoire. Une mesure qui devrait être effective en Algérie dans les prochains jours, le communiqué ne précisait pas la date de mise en application.
Chine : maintien de la politique zéro Covid
La Chine est désormais un des derniers pays au monde à pratiquer la politique “zéro Covid”. “Cela se traduit par des confinements dès l’apparition de cas positifs, des tests PCR quasi obligatoires plusieurs fois par semaine ou encore le placement en quarantaine des personnes issues de zones à risques”.
On a pu encore le constater hier, mardi 1er novembre, avec une situation “à peine croyable”, 67 000 visiteurs se sont retrouvés pris au piège en compagnie de Donald et Minnie et ont passé la nuit au milieu des manèges. Les visiteurs enfermés ont tous dû passer un test avant de pouvoir être libérés et rentrer chez eux, “où ils resteront trois jours” sans sortir. Ceux dont le résultat sera positif seront placés en quarantaine. Plus de 700 personnes sont déjà dans ce cas, précisent nos confrères de la French Radio Hong Kong.
On en profite pour évoquer ce territoire spécial qui a lui aussi été marqué par une politique très rude. Si ces derniers jours les mesures ont été assouplies, elles sont encore contraignantes, ainsi les tests et jauges restent en place pour toutes les activités et les tests PCR sont encore demandés à la frontière même si la quarantaine n’est plus systématique.
Maintien du certificat de vaccination
Au delà de ces 3 pays dont l’actualité ou les mesures nous ont conduit à réaliser ces zooms, la grande majorité des pays continuent d’exiger la présentation d’un certificat de vaccination pour accéder à leur territoire.
En Europe : Albanie, Allemagne, Arménie, Autriche, Belgique, Biélorussie, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, Géorgie, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Macédoine du Nord, Moldavie, Montenegro, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Serbie, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse, Turquie, Ukraine.
Dans les Amériques : Argentine, Bahamas, Barbade, Belize, Bolivie, Brésil, Canada, Chili, Costa Rica (pass sanitaire à demander en ligne), Colombie (test PCR pour les vaccinés moins de 14 jours avant leur vol), Cuba, Equateur, Etats-Unis, Haiti, Honduras, Guatemala, Jamaïque, Mexique, Nicaragua, Panama, Paraguay, Pérou, République dominicaine, Sainte-Lucie, Salvador, Trinité-et-Tobago, Uruguay, Venezuela.
En Asie et au Moyen-Orient : Arabie Saoudite (PCR pour pélerins à La Mecque), Azerbaidjan, Bahrein, Bangladesh, Birmanie, Cambodge, Corée du Sud, Emirats Arabes Unis, Inde (et auto-surveillance à Mumbai), Indonésie, Iran, Israël, Japon, Jordanie, Kazakhstan, Kirghizistan, Koweit, Laos, Liban, Malaisie, Maldives, Mongolie, Népal, Oman, Ouzbekistan, Philippines, Singapour, Sri Lanka, Thailande, Vietnam.
– En Océanie : Australie, Fidji, Nouvelle-Zélande (et auto-test à l’arrivée).
D’autres exigent toujours un test PCR !
En Europe : Bulgarie (pas de test si 3e dose), Russie (par avion uniquement).
En Afrique : Angola, Burkina Faso, Djibouti, Gabon, Liberia, Mali, Mozambique, Rép. Centrafricaine, Sierra Leone, Tchad, Togo.
Dans les Amériques : Dominique.
En Asie et au Moyen-Orient : Brunei (+ assurance et formulaire), Hong Kong, Kazakhstan, Liban, Pakistan, Qatar, Tadjikistan.
MacaoetTaïwan continuent eux d’exiger une quarantaine en plus du test et du certificat.
Et quelques pays restent totalement fermés !
En Asie et au Moyen-Orient : Bhoutan, Chine, Japon (sauf voyages par agence avec visa et cas exceptionnels), Turkmenistan.
Et la France ?
Depuis le 1er août 2022, les voyageurs n’ont plus aucune formalité à accomplir avant leur arrivée en France, en métropole comme outre-mer, et la présentation du passe sanitaire ne peut plus être exigée, quel que soit le pays ou la zone de provenance.
Plus aucune justification de voyage (le « motif impérieux ») n’est exigée. Les voyageurs n’ont plus à présenter d’attestation sur l’honneur de non contamination et d’engagement à se soumettre à un test antigénique ou un examen biologique à l’arrivée sur le territoire national.
Peu de pays sont ouverts sans restriction aux voyageurs non vaccinés, même si la libre circulation est de plus en plus fréquente en Europe notamment. En général, il est demandé aux non vaccinés de présenter un test négatif pour voyager, voire de se soumettre à une quarantaine. Il est également à noter que des contraintes s’appliquent aux voyageurs non vaccinés au départ de/vers la France : motifs impérieux (même pour les nationaux) et test vers les pays classés en orange et en rouge (soit la plupart des pays du globe).
La Chine est la deuxième puissance économique mondiale et aspire à occuper, d’ici 2049, la première place. La Russie dispose a priori de la deuxième armée du monde et souhaite redessiner les relations internationales. Elle possède des positions fortes au niveau de la production de l’énergie et des matières premières. Elle est également un acteur clef pour certaines productions agricoles. Depuis 1973, l’OCDE semble être en déclin, amenant certains à douter du système d’économie libérale qui la caractérise. Néanmoins, à l’horizon 2050, l’OCDE conserve de nombreux atouts.
D’ici 2050, Chine et Russie perdront plus de 100 millions de personnes en âge de travailler
À compter de 2026, les populations de la Russie et de la Chine diminueront quand celle de l’OCDE continuera à augmenter avant tout grâce aux États-Unis. La baisse de la population active est nette pour les deux régimes autoritaires. D’ici 2050, ils perdront plus de 100 millions de personnes en âge de travailler quand la population active de l’OCDE devrait rester globalement stable.
Si ces dernières décennies, les gains de productivité de la Chine étaient trois à quatre fois supérieurs à ceux de l’OCDE, l’écart tend à se réduire. Ils seraient respectivement de 2,5 et 1,5 % sur la période 2020/2050. L’affaissement des gains de productivité chinois ralentira le comblement de l’écart qui existe avec les États-Unis. En 2022, le PIB de l’OCDE représente 280 % fois celui de la Chine et de la Russie. En 2050, au vu de la productivité et de l’évolution de la population active, il représentera en dollars constants 220 %.
Les dépenses de recherche atteignent 1 400 milliards de dollars pour l’OCDE, 400 milliards pour la Russie et la Chine
Le PIB par habitant restera nettement favorable aux pays occidentaux. Les dépenses de recherche et développement atteignent pour l’OCDE 1 400 milliards de dollars, contre 400 milliards de dollars pour la Russie et la Chine. Elles représentent respectivement 3 et 2,4 % du PIB. L’écart technologique ne sera pas comblé d’ici 2050 d’autant plus que l’Occident accroît depuis quelques années ses efforts de recherche.
Dépenses militaires : 1200 milliards contre 350
Les dépenses militaires s’élèvent à 2,5 % du PIB pour l’OCDE, contre 2 % du PIB pour la Chine et la Russie. En volume, en dollars courants, les montant respectifs sont de 1 200 et 350 milliards de dollars. Grâce aux États-Unis, la production de pétrole et de gaz de l’OCDE dépasse celle de la Russie et de la Chine. La première produit près de 30 millions de baril jour de pétrole contre 15 millions pour les deuxièmes. Si ces derniers ont une production stable depuis 2010, les États membres de l’OCDE ont augmenté la leur de 80 % en dix ans. Pour le gaz, l’OCDE produit 1 400 MTEP par an contre 800 MTEP pour la Chine et la Russie. La production des premiers a augmenté en 10 ans de 30 % quand celle des deuxièmes n’a progressé que de 10 %.
Pour les terres rares, si la Chine et la Russie ont disposé pendant de nombreuses années d’un quasi-monopole, celui-ci est battu en brèche avec l’essor de la production australienne et américaine.
D’ici 2050, le rapport de force entre l’OCDE et le bloc constitué de la Chine et de la Russie ne devrait pas fondamentalement évoluer. Le déclin de leur population handicapera ces derniers. La réduction des échanges avec l’Ouest et le bloc occidental pourrait freiner leur croissance et ralentir la diffusion du progrès technique.
Quelque 17 milliards d’euros d’avoirs d’oligarques et entités russes ont été gelés dans l’Union européenne, à travers sept Etats membres, suite aux sanctions contre la Russie en réponse à la guerre en Ukraine, a annoncé samedi (29 octobre) le commissaire européen à la Justice Didier Reynders.
« Jusqu’ici, les avoirs de 90 personnes ont été gelés, soit plus de 17 milliards d’euros dans sept Etats membres, dont 2,2 milliards en Allemagne », a-t-il déclaré dans un entretien aux médias du groupe allemand Funke, dont le quotidien Westdeutsche Allgemeine Zeitung.
Ces sommes, qui totalisent 17,5 milliards d’euros, ont été pour l’essentiel gelées par l’Autriche, la Belgique, l’Allemagne, la France, le Luxembourg, l’Irlande et l’Italie, a précisé à l’AFP une porte-parole de la Commission européenne, sans autres détails.
Didier Reynders
17,5 milliards d’euros d’avoirs gelés
Début juillet, M. Reynders chiffrait à quelque 13,8 milliards d’euros, pour l’essentiel dans cinq pays, le gel dans l’UE d’avoirs détenus par des oligarques ou membres de l’élite russe sanctionnés par les Vingt-Sept.
Ce total s’élevait à 14,5 milliards d’euros mi-septembre, date à laquelle le commissaire européen avait fustigé l’absence de contribution de plusieurs Etats membres, dont la Hongrie.
Dans l’entretien publié samedi, Didier Reynders a estimé que les avoirs gelés, « s’il s’agit d’argent criminel confisqué par l’UE », pourraient « être transférés à un fonds de compensation pour l’Ukraine ». Des responsables ukrainiens réclament qu’ils soient utilisés pour reconstruire leur pays après la guerre.
« Cependant, cette somme est loin d’être suffisante pour financer la reconstruction »
a averti M. Reynders.
Les sanctions occidentales ont également entraîné « le gel de 300 milliards d’euros » de réserves de change de la Banque centrale russe dans le monde, une somme qui pourrait être utilisée comme « caution », a estimé le commissaire.
« L’Ukraine veut aussi utiliser cet argent pour la reconstruction. De mon point de vue, il est au moins possible de garder ces 300 milliards d’euros comme garantie jusqu’à ce que la Russie participe volontairement à la reconstruction de l’Ukraine »
a souligné Didier Reynders.
Au total, et depuis l’invasion de la Crimée en 2014, 1 236 individus – dont le président russe Vladimir Poutine et son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, mais aussi les membres de la Douma et des oligarques comme Roman Abramovitch, Mikhaïl Fridman ou Petr Aven – et 115 entités sont soumis à des gels d’avoirs et des interdictions d’entrer dans l’UE.
Bonjour à tous, bienvenue dans votre édition dédiée aux Français de l’étranger du 02 novembre. Aujourd’hui, on parle du marché immobilier mondial, de la vidéo virale des Iraniennes francophones et des changements de ce début novembre en France.
Retournement de tendance pour l’immobilier
La résurgence de l’inflation a mis un terme au cycle de diminution des taux d’intérêt. L’objectif des banques centrales est de refroidir l’économie par une réduction des crédits. Le marché immobilier est par nature le premier à ressentir les effets de la hausse des taux. Aux États-Unis où la hausse des taux est importante, le pouvoir d’achat des emprunteurs aurait perdu 33 % en un an, au Royaume-Uni les taux dépassent les 6%. Mais le vrai risque est l’éclatement de la bulle immobilière chinoise qui entraînerait avec elle l’ensemble du marché mondial des capitaux. 2023, une année à surveiller !
Les femmes ne reculent pas en Iran
Après plus de quarante jours de révoltes en Iran, depuis la mort de Mahsa Amini, cette jeune fille tuée par la police religieuse iranienne parce qu’elle ne portait pas correctement son voile, la révolte des femmes iraniennes ne faiblit pas. Depuis, elles ont été rejointes par nombre d’acteurs de la société iranienne, qui ne réclament pas que l’abolition de l’obligation de porter le voile mais bien la fin de la théocratie. Sur le site Lesfrancais.press ou sa chaîne YouTube vous pouvez découvrir une vidéo en français portant les combats de ces femmes. Une vidéo à partager partout !
Du changement en France en ce mois de novembre
En France, les automobiles doivent du 1er novembre au 31 mars s’équiper de pneus hiver ou détenir des chaînes ou chaussettes à neige dans le coffre. Cette obligation concerne plus de 4000 communes à travers 34 départements. Pensez-y si vous voyagez en France cet hiver. Vous êtes propriétaire en France, comme chaque année, le 1er novembre correspond au début de la trêve hivernale. Pendant les cinq mois qui suivent, les locataires ne peuvent pas être expulsés de leur logement et ce, quel que soit le motif. Enfin, si vous touchez une retraite française, dans ce contexte de forte inflation, à 6,2% en octobre selon l’Insee, les retraites complémentaires du secteur privé sont revalorisées à hauteur de 5,1% à compter de ce 1er novembre.
C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve jeudi matin. Bon mercredi à tous où que vous soyez !
Les Français de l’étranger vivent hors de France, souvent au cœur de cultures aux mœurs et usages différents. Ils y vivent, parfois ils y naissent, et aussi ils y meurent. En cette journée de la Toussaint, le 1er novembre, qui marque, en Europe et aux Amériques, un temps de recueillement dédié à ceux qui nous ont quitté, toujours trop tôt, la rédaction du site Lesfrancais.press a décidé d’explorer quelques coutumes liées à la mort à travers 10 exemples.
La mort en Afrique
Cercueils fantastiques au Ghana
Il existe une croyance culturelle au Ghana selon laquelle les morts sont beaucoup plus puissants que les vivants. Ils croient que les morts peuvent influencer la vie de leurs proches vivants. Si le défunt est honoré correctement, alors la famille restée sur Terre reçoit une faveur spirituelle. Certaines personnes au Ghana croient également que lorsqu’une personne meurt, elle continue d’exercer la profession qu’elle exerçait dans la vie. Cela signifie qu’ils doivent être enterrés dans quelque chose qui représente la profession qu’ils exerçaient. Cependant, tous les cercueils ne doivent pas représenter des professions. L’objectif principal pour la plupart est de capturer l’essence du défunt récemment. Les cercueils peuvent présenter un trait de caractère, un symbole de leur position dans la communauté ou ce qu’ils veulent dans l’au-delà. Les familles des personnes décédées chargent des individus de créer des cercueils uniques et élaborés pour leurs proches décédés. Également connus sous le nom de « cercueils fantastiques », ces œuvres complexes peuvent se présenter sous de nombreuses formes différentes.
A Madagascar on danse avec les morts
A Madagascar il y a une cérémonie appelée famadihana, ou « le retournement des os ». Cela se produit tous les cinq à sept ans et les corps sont exhumés des cryptes ancestrales. Après avoir été exhumés, les corps sont retirés de leurs vêtements funéraires et mis dans de nouveaux linceuls par les membres de la famille. Après cela, les invités peuvent parler, boire et même danser avec le défunt. Juste avant le coucher du soleil, le défunt est replacé dans la crypte et il est scellé pendant encore cinq à sept ans. Cette cérémonie vient de la croyance qu’une personne décédée ne peut passer à la vie suivante qu’une fois que tous ses os se sont complètement décomposés. On pense également que les âmes des corps des défunts qui n’ont pas été exhumés existent dans un état de limbes. C’est parce qu’ils ne font plus partie du monde vivant et ne sont pas non plus avec leurs ancêtres.
Cérémonie Ikwa Ozu au Nigéria
Dans le sud du Nigéria, il existe un groupe de personnes appelé la tribu Igbo. Dans les traditions de la tribu Igbo, la mort ne représente pas la fin de la vie, mais une transition vers un nouveau monde. La tribu Igbo a une cérémonie appelée ikwa ozu, ce qui peut être vaguement traduit par «célébrer les morts». Ils croient que jusqu’à ce que la ikwa ozu cérémonie a été accomplie, le défunt ne peut prendre sa place parmi ses ancêtres. Les détails de la cérémonie peuvent être modifiés entre les différentes communautés tribales, mais un facteur commun à toutes les cérémonies est le transport du corps vers un deuxième endroit après son inhumation. C’est pourquoi la tradition est appelée le « deuxième enterrement ». Le deuxième enterrement est souvent une occasion somptueuse qui peut durer des semaines pour certaines personnes. La famille du défunt fournit des choses comme de l’alcool, des divertissements et du bétail pour la célébration. A cette occasion, il y a un rite appelé ino uno akwa. C’est à ce moment qu’une personne connue sous le nom de ada consomme le repas préféré du défunt toute la journée dans un silence complet. Ils croient que cela fournira au défunt suffisamment de nourriture pour l’au-delà. Toutes ces cérémonies peuvent être si coûteuses que la famille du défunt a tendance à attendre plusieurs mois après l’enterrement initial pour participer aux festivités du « deuxième enterrement ».
La mort aux Amériques
Rituels de deuil de la tribu Lakota
Les tribus et les cultures amérindiennes ne considèrent pas la mort comme la fin de tout dans la vie de quelqu’un. On pense que les morts ont « marché » au lieu d’être « décédés ». Cela implique que la mort est une continuation du voyage de quelqu’un au lieu d’un point final dans son voyage. Les membres de la tribu Lakota ont une période de deuil lorsqu’un membre de leur tribu décède. Pendant ce temps, les gens expriment leur chagrin en pleurant, en gémissant, en chantant et même en se coupant les cheveux. Les membres vivants de la famille du défunt coupent souvent leurs cheveux en signe extérieur de chagrin. D’autres signes extérieurs incluent le fait de se couvrir le corps et les cheveux de cendres, de couper leurs vêtements, de se peindre le visage en noir et, dans certains cas, de causer des dommages physiques à leur propre corps. Les femmes peuvent même se couper le bout d’un doigt, surtout si elles ont perdu un enfant. Les Lakota ont sept rites sacrés qui leur ont été donnés par la femme White Buffalo Calf. L’un des rites s’appelle la garde de l’âme. Dans cette cérémonie, il y a quelque chose appelé un Soul Bundle. Un Soul Bundle est une peau de daim sacrée enveloppée d’une mèche de cheveux du défunt qui a été purifiée par la fumée de foin d’odeur brûlant. Le pack d’âmes est conservé dans un tipi spécialement construit par la personne choisie pour être le gardien de l’âme. Le gardien de l’âme doit conserver le pack d’âmes pendant environ un an et, ce faisant, il doit vivre une vie exempte de conflits avec les autres. À la fin de la période de deuil, le Soul Bundle est retiré du tipi. Cela libère l’âme du défunt. Un festin d’une chasse spéciale au bison suit la libération de l’âme ainsi que la distribution des biens du défunt.
Funérailles de jazz à la Nouvelle-Orléans
À la Nouvelle-Orléans, il existe une tradition d’avoir des cortèges funèbres remplis de jazz qui commencent généralement dans une église et mènent au cimetière. La plupart des funérailles de jazz sont interprétées par des musiciens, mais n’importe qui peut en demander un. Ces funérailles sont un mélange unique de joie et de deuil car les assistants sont généralement conduits par une fanfare sur le chemin de l’enterrement. Sur le chemin du lieu de sépulture, le groupe jouera des chansons douloureuses en l’honneur des morts. Après l’enterrement, le groupe passera à une musique plus entraînante. Pour commémorer la vie des morts, les préposés aux funérailles participeront souvent à des danses sur une musique entraînante. Même les passants sont encouragés à participer et à célébrer tant qu’ils sont respectueux.
La mort en Asie
Enterrements célestes tibétains
Les enterrements célestes tibétains sont une pratique ancienne où le corps du défunt est placé sur un haut sommet, afin que les vautours et les oiseaux de proie puissent s’en régaler. Pour la plupart des gens, cela pourrait considérer cette pratique comme macabre, mais c’est une option durable qui sert également un objectif symbolique pour le peuple tibétain. Il représente l’impermanence de la vie pour ceux qui pratiquent la foi bouddhiste. Pour les adeptes du bouddhisme, le corps n’est qu’une coquille. Cela signifie que le cadavre pour eux n’est qu’une coquille vide et que l’âme qui était à l’intérieur s’est dirigée vers la réincarnation. Si un corps est complètement consumé, c’est bon signe selon la coutume tibétaine. On croit que même les vautours ne consommeraient pas le corps de quelqu’un qui a commis de mauvaises choses.
Hong Kong et la dispersion des cendres en mer
Avant que l’ancien Hong Kong ne soit démoli dans les années 1990, il était considéré comme la ville la plus densément peuplée de la planète. Hong Kong est toujours une ville avec un nombre écrasant de personnes en son sein. Cela rend les choses comme les terrains funéraires au sol un luxe haut de gamme. Les quelques parcelles disponibles sont outrageusement chères. Sur les milliers de personnes qui meurent à Hong Kong chaque année, 2005% d’entre elles sont incinérées. Dans la culture chinoise, l’idée de rapporter une urne à la maison est une grosse erreur. Le fait de combiner les mondes des vivants et des morts est un tabou. La promotion des «enterrements verts» par le gouvernement de Hong Kong a commencé à encourager les familles des défunts à disperser les cendres de leurs proches dans l’un des treize jardins du souvenir, ou en mer. Dans les jardins du souvenir, les proches peuvent disperser les cendres des personnes récemment décédées avec l’aide d’un membre du personnel du Service de l’hygiène alimentaire et environnementale. Ce service est gratuit, mais les familles pouvaient acheter une plaque dédiée à leur proche décédé qui serait placée dans l’un des jardins. Il y a trois zones dans la mer qui sont maintenant désignées pour la dispersion des restes humains. Les trois zones sont à l’est de Tap Mun, à l’est de Tung Lung Chau et au sud de West Lamma Channel. Il existe même un service de ferry gratuit géré par le gouvernement capable de transporter jusqu’à trois cents personnes vers et depuis le point de dispersion désigné.
Crémation à Varanasi
Sur la rive du Gange, la ville de Varanasi contient le Manikarnika Ghat, qui est le plus grand ghat de crémation. Varanasi est la seule ville d’Inde à avoir des bûchers funéraires qui brûlent vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept. Il y a environ deux cents corps brûlés par jour dans la ville. Les corps des défunts sont enveloppés dans plusieurs couches de tissus colorés avant d’être transportés jusqu’au Gange sur une civière en bambou. La civière en bambou avec le corps est portée par des parents masculins et le tout est rapidement immergé dans la rivière. Après avoir été immergé dans la rivière, le corps est mis à sécher sur le ghat ou l’escalier qui descend vers une rivière. Après séchage sur les marches, le corps est transporté dans une fosse brûlante et recouvert de bois de santal par la famille du défunt. Le bois de santal et l’encens sont utilisés pour couvrir l’odeur de chair brûlée pendant la crémation. Ces crémations au bord de la rivière sont une grosse affaire pour la ville de Varanasi parce que les hindous croient qu’être incinérés dans la ville sainte les libérera du cycle de la vie, de la mort et de la réincarnation.
Cercueils suspendus aux Philippines
Dans les provinces du nord de l’île de Luzon aux Philippines, il existe un groupe appelé le peuple Igorot. Les Igorot pratiquent la coutume funéraire selon laquelle les personnes âgées créent leurs propres cercueils. Une fois qu’uks meurent et sont placés dans le cercueil, il est ensuite suspendu au flanc d’une falaise. Cette tradition remonte à environ deux mille ans et est pratiquée parce qu’ils croient qu’elle diminue la distance entre les personnes récemment décédées et leurs ancêtres. Avant que le récent défunt ne soit placé dans son cercueil, il est assis sur la « chaise de la mort ». Le corps est lié avec des feuilles puis recouvert d’une couverture. Pour éviter la décomposition, le corps est fumé. Cela permet aux proches et à d’autres de rendre hommage aux morts. Alors que le cercueil est hissé jusqu’à son lieu de repos final, les êtres chers se tiennent en dessous et laissent les fluides du corps en décomposition s’égoutter sur eux. On pense que cela leur porte chance.
« Perles de la mort » en Corée du Sud
Les Coréens du Sud ont participé à une forme d’enterrement alternative à la traditionnelle. De nombreuses personnes participent maintenant à la transformation des restes d’un être cher décédé en perles colorées ressemblant à des pierres précieuses. Ces perles sont généralement présentées dans des plats ou des récipients en verre. C’est une façon décorative de commémorer un être cher et de le garder à proximité. C’est devenu une forme d’enterrement plus populaire en raison de la diminution de l’espace d’inhumation au sol.
Après plus de quarante jours de révolte en Iran, depuis la mort de Mahsa Amini, cette jeune fille tuée par la police religieuse iranienne parce qu’elle ne portait pas correctement son voile, la révolte des femmes iraniennes ne faiblit pas. Au quarantième jour de deuil, une foule s’est rendue au cimetière lui rendre hommage. La police a tiré.
150 morts
Il y a plus de 150 morts en Iran depuis le début des manifestations. Un tiers sont mineurs. Parmi les jeunes qui défient le régime théocratique, des enfants de la Révolution iranienne, comme la fille de l’ancien Président Rafsandjani, désormais en prison. Jusqu’où les bénéficiaires du régime iront-ils, jusqu’à tirer sur leurs propres enfants ?
Pour la première fois, ceux qui manifestent ne demandent pas seulement des réformes, mais la fin du régime théocratique. En face, ce sont les Gardiens de la révolution, un Etat dans l’Etat, leur police, leurs réseaux financiers et économiques. Ce sont eux qui tiennent l’économie en même temps que les rênes du pouvoir. Dans une économie de pénurie, la corruption est reine.
Le chef des Gardiens de la révolution a mis en garde les manifestants. Que peuvent-ils faire de plus qu’emprisonner, torturer, tirer sur la foule ? Les femmes iraniennes peuvent-elles renverser le régime ? Personne ne peut prédire la chute d’une dictature.
Alliance avec la Russie et la Chine
L’Iran vend des armes à la Russie, a conclu une alliance stratégique avec la Chine qui lui achète son pétrole, trafique avec la Turquie. Elle a sanctionné les médias européens comme la Deutsche Welle, RFI, et la BBC. Mais aussi la Licra (ligue contre le racisme et l’antisémitisme) : un aveu. Pour les dirigeants iraniens, il n’y a pas que les Etats-Unis qui animent les manifestions de femmes iraniennes, il y a aussi l’Europe. Toute une idéologie « satanique », comme le rappelle Poutine dans ses discours.
La liberté religieuse, les droits de l’homme, les droits des femmes, les droits des homosexuels, tout cela fait partie de la « maladie » occidentale contre laquelle luttent les dirigeants iraniens. Ce que prouvent ces femmes iraniennes, au cri de « femme, vie, liberté », comme ce film en témoigne, c’est que l’aspiration à la liberté n’est pas américaine, européenne, occidentale, mais qu’elle est universelle. Sa répression aussi. Comme la guerre contre les femmes, hélas. Pourvu qu’elles gagnent !
Déjà asphyxié par une crise économique inédite, le Liban s’apprête à vivre sans président. Le mandat de Michel Aoun expire ce lundi 31 octobre et faute d’accord au Parlement sur son successeur, le pays va entrer dans une période de vacance du pouvoir. En effet, au Liban, le poste de président est occupé par un chrétien, celui de premier ministre par un musulman sunnite et celui de président du Parlement par un musulman chiite. A quoi doit-on s’attendre après le départ de Michel Aoun ? Quels sont les risques pour la stabilité de ce pays déjà très fragilisé ? Quels seront les défis de son successeur ?
Un mandat qui rime avec un effondrement économique du pays
Le mandat de Michel Aoun a été marqué par une opération de l’armée en 2017 pour chasser du territoire libanais, avec l’aide du Hezbollah, des jihadistes présents près de la frontière syrienne, le vote d’une nouvelle loi électorale en 2018 et au cours de sa dernière semaine, la signature d’un accord sur la délimitation de la frontière maritime entre le Liban et Israël.
Ces réalisations sont applaudies par ses partisans mais jugées bien modestes par ses détracteurs face à la grave crise financière que connaît le Liban depuis 2019, qui a fait basculer 80 % de sa population dans la pauvreté et déclenché de vastes manifestations anti-gouvernementales.
Ce lundi 31 octobre, le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, a déclaré que sous ce mandat, » le Liban a été au centre des axes de la région et a connu la pire crise existentielle de son histoire récente « . Appelant les députés à élire un nouveau président, » qui a de l’expérience au niveau de la gestion des affaires publiques « , le prélat maronite a rappelé que » la vacance présidentielle n’est pas une fatalité au Liban, mais un complot contre ce pays et sa spécificité au Moyen-Orient « .
Et de préciser, dans son homélie dominicale, qu’ » un État sans président, c’est comme un corps sans tête, et le corps ne peut pas avoir plus d’une tête « . Mgr Raï a en outre refusé » tout accord préalable sur le nom d’un président « , relevant que » l’élection a lieu lors de séances successives et en préservant les concertations et le quorum « .
Souhaitant » bonne chance » au président Aoun, » qui quitte le palais de Baabda sans le confier à un successeur, ni à un gouvernement disposant de toutes ses prérogatives « , il a souligné que la route vers le palais de Baabda » passe par le respect de la Constitution et la légalité, loin de tout axe régional « .