Radio en direct
Choisissez une station puis lancez la lecture

Blog

  • Forte baisse du nombre de chômeurs en France au 4e trimestre, -3,1 % sur 2019

    Pôle emploi a publié ce lundi à midi le nombre de demandeurs d’emploi inscrits sur ses listes au 4e trimestre 2019. Et comme le gouvernement l’avait laissé dire, ils confirment l’embellie sur le front du chômage observée tout au long de l’année.

    En France métropolitaine, le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A (sans aucune activité) a baissé de 1,7 % (–55 700) ce trimestre, une diminution jamais vue depuis le 4e trimestre 2007.

    Sur l’année, la baisse est de 3,1 %, une première depuis 2007 également. Fin 2019, il y avait donc 3 308 800 personnes sans emploi. Il s’agit du chiffre le plus bas depuis le 4e trimestre 2013.

    « Mon objectif, c’est le plein-emploi. Je ne sais pas à quelle échéance, si c’est en 2025 ou un peu plus loin. C’est-à-dire autour de 5 %, ça doit être ça notre objectif partagé » Bruno Le Maire (Ministre de l’économie français)

    Des baisses dans toutes les catégories

    Les autres catégories sont également en forte baisse. Le nombre de personnes exerçant une activité réduite courte (catégorie B) diminue lui de 3,3 % par rapport au trimestre précédent et celui des personnes en activité réduite longue (catégorie C) recule de 0,5 %. Au total, le nombre de demandeurs d’emploi en catégories A, B, C diminue de 1,6 % ce trimestre (–87 700) et de 2,9 % sur un an pour s’établir à 5 442 900 personnes. En y ajoutant les départements-régions d’outre-mer, hors Mayotte, le nombre de demandeurs d’emploi s’élève à 3 553 700 pour la catégorie A et diminue de 1,7 % sur le trimestre (–3,3 % sur un an). Pour les catégories A, B, C, ce nombre s’établit à 5 740 200. Il diminue de 1,6 % ce trimestre et recule de 3 % sur un an.

    Objectif : 7 % de chômeurs

    Pour le premier semestre 2020, l’Insee prévoit une progression moins forte des créations d’emploi mais toujours supérieure à celle de la population active. Selon de récentes projections, le taux de chômage pourrait diminuer à 8,2 % mi-2020, son plus bas niveau depuis la fin 2008.

    Rappelant lundi que le président Emmanuel Macron avait fixé l’objectif d’arriver à 7 % à la fin de son quinquennat, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a souhaité sur Franceinfo être « encore plus ambitieux ». « Mon objectif, c’est le plein-emploi. Je ne sais pas à quelle échéance, si c’est en 2025 ou un peu plus loin. C’est-à-dire autour de 5 %, ça doit être ça notre objectif partagé », a-t-il insisté.

  • 56 millions de Chinois en quarantaine !

    Face au virus, une réaction en chaîne.

    56 millions de Chinois en quarantaine et seulement 56 morts (au dimanche 26) ? Les marchés fermés, la circulation interdite, Xi Jinping à la télé, il se passe quelque chose d’autre : soit l’épidémie est plus grave qu’on ne le dit, soit elle attire l’attention pour cacher autre chose.

    En attendant de savoir quel est le drame que les autorités annoncent vouloir éviter, quelle est la situation qui attend les Français de l’étranger ?En Chine, la communauté française a peur. A l’image des Chinois, elle est cernée par la panique. On ne construit pas un hôpital en dix jours (un mouroir, pense-t-on), on ne barricade pas les routes si l’on ne s’attend pas à voir passer le cortège de la mort.

    En Europe, dans les campagnes médiévales on appelait cette hantise la  Chasse sauvage ou la Mesnie Hellequin, chevauchées de macchabées, de maudits, qui happaient les vivants. En Chine, pour empêcher les esprits subtils de traverser lesrivières et d’atteindre les villages, on construisait les ponts en Z, afin que, la nuit, déroutés, ils tombent à l’eau. On peut se moquer. Mais quand l’épidémie est annoncée, tout le monde se barricade, chacun porte un masque, et celui qui n’obéit pas sera dénoncé voire lynché, comme à Hong Kong.

    A Wuhan, cœur de l’épidémie, les Français commencent à partir. Le groupe PSA transfert ses salariés (38 personnes en comptant les familles). PSA emploie 800 personnes en Chine dont une centaine de Français. Le groupe songe à les renvoyer en France.

    L’Ambassade organise avec les autorités chinoises un système de bus pour les Français qui veulent quitter les zones à risque. Ils pourraient être rapatriés en France et mis en quarantaine quatorze jours. Un numéro d’urgence a été mis en place. La rubrique « Conseils aux voyageurs » est actualisée en permanence. Des messages aux Françaises et Français inscrits sur le dispositif Ariane sont régulièrement diffusés. Le Centre de crise, à Paris, est en alerte. Il devrait le rester longtemps, car le coronavirus est déjà répandu à travers le monde. Ainsi, tous les Consulats doivent se mobiliser et étudient pour les copier les mesures prises dans les consulats en Chine.

    En France, trois cas sont déjà traités, une dizaine attendue. D’autres sont signalés un peu partout dans le monde : Corée, Japon, Népal, Singapour, Taïwan, Thaïlande, Viêt-Nam, Hong Kong, Macao, Australie, Canada, Etats-Unis, sont atteints.

    Le premier effet de ce risque d’épidémie est de renforcer les contrôles aux frontières et de bloquer les échanges. C’est ce qui va se passer dans un premier temps. Dans un deuxième temps, parce que le monde n’a jamais été aussi bien équipé qu’aujourd’hui, en matière d’hygiène, d’informations, de recherche, de coopération, lespays vont collaborer pour juguler l’épidémie.

    En Chine, l’Ambassadeur de France, Laurent Bili, vient de signer avec les autorités chinoises de Pékin un mémorandum d’entente établissant un nouveau cadre de coopération en matière de santé entre les deux pays, qui concerne notamment les questions de formation, de prévention, et de contrôle des maladies infectieuses et chroniques. Une délégation chinoise devait se rendre en France au mois defévrier. Qu’elle puisse ou non y aller, c’est le moment d’accélérer les coopérations et les échanges.

    De même que les Consulats doivent échanger entre eux pour être les plus efficaces possiblesdans la prévention, l’assistance, l’information ;les autorités sanitaires des différents pays vont observer, apprendre et collaborer pour savoir comment répondre à la menace. Comme lesmédecins, les services consulaires doivent essayer d’être les meilleurs, s’entraider, reproduire les meilleures initiatives.

    Ce ne sera ni la première, ni la dernière menace virale. Au vingtième siècle, la grippe dite espagnole (en fait américano-chinoise) avait fait entre 50 et 100 millions de morts, soit entre 3 et 5% de la population mondiale. Une telle proportion, rapportée à la population mondiale actuelle, provoquerait un désastre de  210 et 350 millions.

    Les spécialistes français considèrent que la dangerosité du virus n’est pas comparable. Les systèmes sanitaires sont efficaces. Les règles d’hygiène bien connues. Les protocoles révisés. Jamais le monde n’a été aussi bien préparé à ce type de danger.

    Tout l’intérêt de ce genre de défi, que l’humanité a été amenée à rencontrer mille fois dans son histoire, est de savoir comment elle réagit. Par l’anathème ou la coopération, la rationalité oul’incantation, la science ou le dogme ? Tout ceux qui veulent bloquer les échanges, monnayer les peurs, vivre de panique useront de tout virus pour renforcer contrôle et pouvoir. Peut-être est-ce la clé de ce qui se passe en Chine. Quoiqu’il en soit, alerte exagérée ou vraie catastrophe, voici un test mondial en grandeur réelle.

    L’Empire romain aurait été détruit par la peste plus que les barbares. La Renaissance serait née de la peste noire. Les civilisations vivent de leurs défis et meurent de leurs peurs. Comment le monde est capable de régir ? C’est une question politique plus que de médecine. C’est pourquoi il faut ausculter les réponses de chaque gouvernement, suivre les informations des ambassades, faire preuve d’esprit civique, – et toujours d’esprit critique et inventif. Etre plus alerte et agile que les virus, qui se transforment sans cesse – pour survivre.

  • Déchets Plastiques : la Malaisie regimbe, la Chine réagit, la France traine.

    La Malaisie a renvoyé 150 conteneurs de déchets plastiques illégaux provenant de 43 pays, dont la France. C’est de France que provient le plus grand nombre de conteneurs : 43. 42 viennent du Royaume-Uni, 17 des Etats-Unis, 11 du Canada. Le tout correspond à 3737 tonnes de déchets. 

    la Malaisie renvoie 110 conteneurs vers les pays d’origine

    Les autorités ont annoncé qu’elles renverraient prochainement encore 110 conteneurs vers les pays d’origine, annonçant que la Malaisie ne voulait pas être considérée comme « une  décharge ». Les déchets réexpédiés – aux frais des assurances et des expéditeurs- sont des arrivages illégaux.

    L’Indonésie a également réexpédié des conteneurs de déchets plastiques vers les pays d’origine, tout comme les Philippines.

    La Chine avait fermé ses portes à la majorité des déchets plastiques en 2018. De nombreuses entreprises chinoises de recyclage se sont alors délocalisées en Malaisie, mais les capacités de recyclage sont inférieures aux arrivées.

    La Chine, premier pollueur mondial, a décidé de bannir les sacs plastiques jetables dans les grandes villes et les pailles, dés cette année. Un plan de réduction de la consommation de plastique a été adopté, qui prévoit de réduire de 30% l’utilisation du plastique dans la restauration rapide. La Chine produit à elle seule 210 millions de tonnes de déchets et se dirige vers la production de 500 millions à l’horizon 2030. Pékin et Shanghai ont décidé d’interdire les emballages non biodégradables à partir de 2022.

    L’Asie – principale destination des déchets

    L’Asie est la principale destination des déchets de recyclage plastique, elle est aussi, et de très loin, la plus consommatrice. Les pays asiatiques ont pris conscience d’un défi de pollution gigantesque. La Chine entend y répondre en fabriquant des usines de recyclage et en limitant la production.

    Pourquoi les pays européens envoient-ils leurs déchets, et notamment le plastiques en Asie ? Souvent parce que les normes et les contrôles y sont moins élevés, et les coûts plus bas. Aujourd’hui, 80% des déchets collectés en Europe sont traités sur le Continent.

    En Europe, les déchets plastiques sont plus souvent brûlés que recyclés. Le taux de recyclage, qui est en progression constante, y atteint 32%, tandis que la mise en décharge régresse à 25%. Une bonne tendance, mais encore trop lente. Un quart des déchets plastique en décharge reste une monstruosité. Huit pays européens ont des résultats supérieurs à la moyenne pour le recyclage: 42% en Espagne, entre 35 et 39% en Allemagne, Suède, République tchèque, Danemark, Estonie, Luxembourg et Pays-Bas.

    Avec 24% de recyclage, la France est loin derrière. Moins que le taux de recyclage : 32% ! D’où l’exportation de nos déchets. L’Assemblée nationale a voté récemment une loi fixant un objectif de 100% de recyclage du plastique en 2025. Mais personne n’y croit, d’autant que l’interdiction de tous les plastiques jetables est prévue en … 2040. De quoi prendre des leçons en Chine !

  • Les associations se lancent dans les consulaires

    Les élections consulaires auront lieu les 16 et 17 mai prochains. Le vote électronique  est à cet égard confirmé. Son usage, qui se fera sous contrôle, sera combiné avec le vote papier. Les 2 millions de Français de l’étranger inscrits sur les listes consulaires pourront ainsi choisir. Une manière, jugée idéale, pour permettre en particulier aux plus âgés qui ne sont pas toujours à l’aise avec les outils informatiques de se déplacer tout en permettant aux autres, à travers quelques clics et alors qu’ils sont parfois très éloignés des bureaux de vote, de faire leur devoir citoyen.

    L’Assemblée des Français de l’étranger compte 90 membres. Dans sa composition actuelle, 29 sièges sont revendiqués par l’association Français du monde, écologie et solidarité à gauche, 33 par l’alliance de la droite, du centre et des indépendants, 10 sièges par le groupe « conseillers indépendants et libres », les autres étant non-inscrits.

    Une évolution fondamentale du paysage politique

    Depuis 2014, le paysage politique français a été transformé. 66% des Français ont voté pour Emmanuel Macron au deuxième tour, 77% chez les Français de l’étranger. 10 députés sur 11 des Français de l’étranger ont été élus sur des listes de la majorité présidentielle, et il ne fait nul doute que cette dernière porte de grands espoirs pour les municipales en mars mais également les consulaires en mai.

    Les élus consulaires auront notamment comme fonction d’être grands électeurs pour la moitié des 12 sénateurs des Français de l’étranger durant l’automne prochain. La Haute-Assemblée, dominée par la droite et avec par ailleurs un groupe socialiste important et un groupe présidentiel faible, pourrait, par effet domino, elle aussi évoluer.

    Pour autant, les choses sont loin d’être inscrites dans le marbre et le contexte local pèse énormément. Les élections consulaires partielles à Shanghai en 2018 ont montré la victoire d’associations locales, loin des partis traditionnels et de LREM.

    L’UFE et l’ADFE, deux associations traditionnelles des Français de l’étranger

    Il est souvent rappelé que les élus consulaires sont un peu aux Français de l’étranger ce que sont les élus locaux. Le rapport de proximité est par conséquent essentiel. Si deux associations reconnues d’utilité publique marquent depuis longtemps la vie des Français de l’étranger, l’UFE sur le côté droit et l’ADFE à gauche, la recomposition politique est cependant en route également chez les expatriés.

    Shanghai l’a montré : les Français de l’étranger sont moins attachés à l’engagement partisan qu’à l’engagement local. A ce jeu, les associations de proximité, et elles sont nombreuses représentant les Bretons, les Savoyards, les Gascons, les Alsaciens, … peuvent tirer leur épingle du jeu. Certaines de ces associations comptent des centaines de membres, souvent infiniment plus que les antennes locales des partis politiques français. Elles organisent également régulièrement des évenements comme le Beaujolais nouveau et la galette des rois qui mobilisent massivement. En Belgique seule, il existe de très nombreuses associations de Français expatriés comme l’Union des Français de Belgique, l’entraide française, des associations représentant les anciens du lycée français, les fonctionnaires français de la Commission européenne … Au Royaume-Uni plusieurs conseillers consulaires sont déjà à présent élus via des listes associatives, il en est de même en Asie.

    Cette situation est liée à un paradoxe: les partis politiques français ne sont pas vraiment connectés au quotidien avec les réalités des Français de l’étranger. Le débat sur la fiscalité des non-résident en est un exemple en ce qui concerne la majorité présidentielle. Pour autant, ce « vivier » de voix les intéresse forcément. Ils cherchent ainsi à mobiliser mais souvent sans vraiment y parvenir. Et les Français de l’étranger peuvent avoir tendance à se tourner vers ceux qu’ils connaissent le mieux: l’association représentant leur région d’origine, celle de leurs hobbies, celle qui regroupe leurs anciens camarades…

    L’UFE elle même, l’a annoncé via son président François Barry Delongchaps: » les membres seront libres de s’engager à titre personnel, dans le cadre de leur choix, sans cacher pour autant leur appartenance à l’UFE ». Une double obédience donc, assumée, mais pour autant revendiquée?

    Reste à savoir si ce sera le cas lors du scrutin de mai.

  • Point sur le Coronavirus dans le monde et principes de précaution

    Apparu début décembre sur un marché de Wuhan, le coronavirus a déjà fait 41 morts, recensés ce samedi. Le nombre de cas de contamination confirmé atteint désormais 1.287, selon les autorités et sur ce total, 237 cas sont considérés comme « critiques ». Au terme d’une réunion de deux jours à son siège de Genève, l’Organisation mondiale de la santé a reconnu jeudi « l’urgence en Chine » mais a jugé qu’il était « trop tôt » pour parler « d’urgence de santé publique de portée internationale ». Les autorités chinoises ont néanmoins décidé de mettre en quarantaine la ville de Wuhan et sa région, soit 50 millions d’habitants qui semblent être au centre de cette épidémie.

    Le président chinois s’exprimait, cet après-midi, après une réunion du bureau politique du Parti communiste chinois. Xi Jinping a donc expliqué que l’épidémie « s’accélère » et place la Chine dans « une situation grave ». Il a appelé à renforcer l’autorité du régime communiste. Le Bureau politique du Parti communiste est l’instance de sept membres qui dirige le pays, selon l’agence de presse Chine nouvelle.

    « Face à la situation grave d’une épidémie qui s’accélère (…) il est nécessaire de renforcer la direction centralisée et unifiée du Comité central du Parti », a affirmé le président chinois.

    Dans de premières déclarations lundi dernier, il avait appelé à « enrayer » résolument l’épidémie.

    Cependant le monde est désormais atteint : Thaïlande, cinq cas ; Australie, quatre cas ; Japon, trois cas ; Malaisie, trois cas ; Singapour, trois cas ; Taïwan, trois cas ; Etats-Unis, deux cas ; Corée du Sud, deux cas ; Vietnam, deux cas ; Népal, un cas et la France 3 cas ! 

    « Le virus circule plus largement que ce que nous pensions mais est aussi moins virulent », reconnaît le docteur Daniel Lévy-Bruhl de Santé publique France sur BFM TV

    Se protéger car une contamination d’homme à homme semble possible

    C’est une question centrale. Si le risque de transmission d’humain à humain était d’abord jugé « faible », il ne fait aujourd’hui plus de doute. Reste à connaître son intensité. « Le problème, c’est que nous n’avons pas encore assez de données pour déterminer précisément le taux de reproduction de base de cette maladie », souligne le Pr William Keevil (Université de Southampton, Angleterre).

    Utilisée en épidémiologie, cette unité désigne le nombre moyen de cas provoqués par un seul patient atteint d’une maladie transmissible. « Si ce taux est élevé et que le virus mute à l’avenir vers une forme plus dangereuse, cela deviendrait préoccupant », selon le Pr Keevil. La période d’incubation (entre l’infection et l’apparition de symptômes) est estimée à deux semaines maximum.

    Autorités sanitaires et scientifiques mettent en avant l’importance des « mesures-barrières », efficaces pour d’autres maladies virales comme la grippe : se laver les mains fréquemment, tousser ou éternuer dans le creux de son coude ou dans un mouchoir dont on se débarrasse ensuite, éviter de se toucher le visage (nez, mains, bouche)… En outre, si un cas est avéré, le patient doit être placé à l’isolement pour éviter la contagion.

    En France 3 cas recensés

    « Ça ne sert à rien d’avoir peur » : François Braun et Patrick Pelloux, les présidents du Samu et de l’association des urgentistes de France (Amuf), se sont montrés rassurants samedi après la confirmation en France de cas de coronavirus.

    « Il faut savoir raison garder. Il y aura cette année à nouveau plusieurs milliers de gens qui vont mourir de la grippe hexagonale, et ça ne fait pas la Une des journaux », a indiqué Patrick Pelloux.

    « Là, nous avons trois cas en France et qui ne sont même pas graves. C’est une épidémie qui est contrôlée, il faut faire confiance aux autorités, il faut faire confiance à l’OMS (Organisation mondiale de la santé) », a-t-il ajouté. De son côté, le Dr François Braun, président de Samu-urgences de France, a indiqué que « pour l’instant », il n’y avait « pas un pic d’appels, pas d’affolement ».

    « Si ça devait être une crise qui dure, au-delà d’une semaine, dix jours, nous passerons dans le cadre des situations exceptionnelles, avec des mobilisations de personnel plus importantes notamment », a-t-il expliqué. « C’est ce qui avait été fait lors de la grippe H1N1 », maladie respiratoire aiguë déclenchée en 2009. « On n’est pas du tout dans ce champ, loin de là », a relativisé le médecin, expliquant qu’en France, les « schémas d’organisation en cas de risque épidémique sont bien rodés »

    Dans le cas du bordelais, « dix à quinze personnes » entrées en contact avec le patient infecté au coronavirus chinois, un professionnel du milieu du vin rentrant de voyage en Chine, « se sont signalées » auprès des autorités sanitaires, a annoncé le maire de Bordeaux, Nicolas Florian, lors d’un point presse ce matin. D’ailleurs les festivités du Nouvel An chinois, qui devaient se tenir dimanche à Bordeaux, ont été annulées par les organisateurs en raison de la confirmation d’un cas de coronavirus dans la capitale girondine. « Un grand défilé devait notamment se tenir dimanche après-midi », a expliqué à l’un des organisateurs, Yang Xu, assurant que ce n’était pas la municipalité qui leur avait demandé cette annulation. « Pas du tout, c’est nous qui avons voulu ce principe de précaution, tout simplement » en annulant tous les événements prévus, publics et privés.

    Deux autres patients ont été diagnostiqués positifs au virus à Paris.

    Ce couple a été pris en charge à l’hôpital Bichat (XVIIIe), un établissement à la pointe en virologie, et placés à l’isolement, au sein de l’unité REB dédiée (Risques épidémiques et biologiques) du service des maladies infectieuses et tropicales, a précisé samedi l’Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP).

    Les deux personnes, originaires de Wuhan, sont arrivées en France le 18 janvier. Elles « étaient asymptomatiques au moment de leur arrivée » en France, a précisé ce samedi midi Yazdan Yazdanpanah, chef du service maladies infectieuses de l’hôpital Bichat. Ces patients, âgés de 30 et 31 ans, « vont bien », a-t-il encore souligné.

    « Ces personnes ont suivi les bonnes procédures, c’est-à-dire qu’elles ont appelé le centre 15 puis ont été transportées dans de bonnes conditions vers des hôpitaux spécialisés, à Bordeaux et à Paris », a aussi souligné dans nos pages le professeur Jérôme Salomon, directeur général de la santé (DGS), qui assure que « leur situation n’inquiète plus les cliniciens ». Selon lui, ces trois patients ne présentent « pas de fragilité particulière ».

  • Le nouvel an chinois ou la fête du printemps – Podcast de la French Radio Hong-Kong

    Le solstice d’hiver tombe toujours au onzième mois et le Nouvel An est toujours la deuxième nouvelle lune après le solstice d’hiver.

    Chaque année chinoise est associée à un des douze signes du zodiaque chinois, associés aux 12 rameaux terrestres du cycle sexagésimal*, qui se succèdent dans un ordre cyclique : rat, bœuf, tigre, lapin, dragon, serpent, cheval, chèvre, singe, coq, chien et cochon. Chaque année est également associée à un des cinq éléments : métal, eau, bois, feu et terre.

    Se débarrasser des mauvaises influences de l’année passée, en se servant des signes de l’astrologie chinoise, est au centre des pratiques pour ce nouvel an chinois.

    Le réveillon a lieu dans la nuit du dernier jour du douzième mois. Le grand nettoyage de la maison est fait. Les souhaits ont été écrits sur papier rouge, symbole de chance. Chacun pense à faire des provisions car un grand nombre de commerces ferment à cette occasion. Les enfants ont reçu leur vêtement neuf à porter pour ce Nouvel an.

    Le repas du réveillon est important avec des plats censés apporter les « bonnes ondes » pour la santé, les études, etc. Le poisson est une obligation, homophone de d’abondance, il est présent à chaque repas. Dans le nord de la Chine, le repas comporte un plat de raviolis car sa forme se rapproche de celle d’un lingot.Enfon, le dessert est généralement le niangao, « gateau de l’an ». Gateau en chinois se dit aussi pour « grandir », c’est donc l’assurance d’une croissance dans sa vi-e qu’elle soit opersonnelle ou professionnelle.

    Annie Au Yeung, professeur de mandarin au Lycée Français de Hong Kong de 1973 à 2004, nous parle de ce Nouvel an chinois, des calendriers ou encore de ce qu’il faut avoir à sa table de réveillon et nous explique pourquoi.

    Nous l’écoutons. Cliquez sur ci-dessous

    *Le cycle sexagésimal est un système chinois de numérotation des unités de temps basé sur la combinaison de deux séries de signes, les dix tiges célestes et les 12 branches terrestres, permettant d’obtenir soixante combinaisons différentes. Cette numérotation est le plus souvent utilisée pour marquer le déroulement des années, mais peut également s’appliquer aux mois, jours ou heures. Outre la Chine, elle a également été employée au Japon, en Corée et au Vietnam. On trouve aussi en français les termes « troncs célestes » et « rameaux terrestres ».

  • Les pays européens attendent de pied ferme une taxe numérique mondiale en 2020

    Les pays européens attendent de pied ferme une taxe numérique mondiale en 2020

    Malgré les menaces américaines d’imposer de nouveaux droits de douane, la France, l’Italie, l’Espagne et le Royaume-Uni ont fait savoir qu’ils instaureraient une taxe numérique nationale si l’OCDE de parvenait pas à un accord d’ici à la fin de l’année.

    La taxe numérique est l’un des sujets brûlants discutés cette semaine au Forum économique mondial de Davos.

    Une conversation de dernière minute entre le président français Emmanuel Macron et le président américain Donald Trump a permis d’éviter une aggravation de la guerre commerciale transatlantique.

    Paris a accepté de suspendre le recouvrement de sa taxe sur les Gafa (Google, Amazon, Facebook, Apple…) jusqu’à la fin de l’année. En contrepartie, l’administration Trump n’imposera pas, pour l’heure, de nouveaux droits de douane sur des produits français d’une valeur de 2,4 milliards de dollars.

    Mais la France a fait savoir qu’elle percevrait rétroactivement toutes les taxes au début de l’an prochain si l’OCDE échouait à trouver un accord sur une taxe numérique.

    « Nous devons parvenir à une solution crédible au niveau international pour éviter que les pays européens n’adoptent des solutions nationales », a déclaré le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, aux journalistes présents à Davos.

    L’OCDE planche depuis plusieurs mois sur une proposition visant à remédier au transfert des bénéfices pratiqué par certaines multinationales pour éviter de payer des impôts. La facture fiscale des entreprises numériques compte parmi les plus basses en raison de leur stratégie agressive d’optimisation fiscale et de la nature de leur activité.

    Le grand argentier français a indiqué aux journalistes qu’au cours de ces dernier jours, à Davos, il avait été en contact avec ses homologues, l’Espagnole Nadia Calviño, l’Italien Roberto Gualtieri et le Britannique Sajid Javid.

    « Nous partageons tous le même point de vue », a souligné Bruno Le Maire. « S’il existe une solution crédible à l’OCDE, il n’est pas nécessaire d’en trouver une au niveau national. »

    Interrogé par Euractiv.com, Roberto Gualtieri a confirmé qu’il soutenait la position de Bruno Le Maire. La taxe italienne prévoit que les paiements soient effectués l’année suivante et elle est assortie d’une clause de caducité qui entraînera la suppression du dispositif national dès que la version de l’OCDE sera en place, a -t-il expliqué.

    « Nous sommes très engagés dans la recherche d’une solution mondiale. Mais bien entendu, si aucune solution n’est trouvée à ce niveau d’ici à la fin de l’année, nous allons poursuivre la mise en œuvre de notre mesure nationale ». Roberto Gualtieri

    Pour Roberto Gualtieri, une « solution commune » au niveau de l’UE serait également souhaitable.

    Même son de cloche du côté de Nadia Calviño. Selon la ministre espagnole, à moins que des « progrès satisfaisants » ne soient enregistrés au niveau de l’OCDE cette année, les pays de l’UE sont « déterminés » à faire pression pour adopter une solution européenne. Parallèlement, l’Espagne ira de l’avant pour instaurer une taxe nationale. Si aucune option internationale (de l’OCDE ou de l’UE) n’est adoptée « à court terme », l’Espagne s’en tiendra à ses plans nationaux.

    Dans le cadre d’un débat à Davos, Sajid Javid a fait savoir que le Royaume-Uni prévoyait d’avancer dans l’élaboration de sa taxe sur les services numériques à partir d’avril. Il a ajouté que celle-ci serait temporaire et « disparaîtrait dès qu’une solution internationale serait trouvée ».

    Menaces américaines

    Les pays européens affichent leur détermination en dépit des nouvelles menaces de Washington. Outre-Atlantique, on promet de riposter si les Européens vont de l’avant avec leurs taxes nationales sur le numérique.

    S’exprimant lors du même débat que Sajid Javid, Steve Mnuchin, le secrétaire américain au Trésor, a martelé que la taxe numérique française et les autres mesures du même type étaient « de nature discriminatoire ».

    « Si les gens veulent taxer arbitrairement nos entreprises numériques, nous envisagerons de taxer arbitrairement les entreprises automobiles », a-t-il ajouté.

    La probabilité d’un accord dépendra de la capacité de l’OCDE à résoudre la quadrature du cercle. Il s’agira de concilier l’exigence européenne de trouver une « solution crédible » et la volonté des États-Unis d’instaurer une taxe numérique volontaire.

    Le secrétaire général de l’OCDE, Ángel Gurría, a rencontré Bruno Le Maire et Steve Mnuchin le 23 janvier, dans le but de trouver un terrain d’entente.

    « Il y a encore du travail à faire pour que l’on s’entende sur une base permettant de lancer les travaux à l’OCDE », a admis Bruno Le Maire.

    Nadia Calviño espérait que l’OCDE présenterait une « bonne proposition » d’ici à la fin du mois, qui conduirait à un accord politique au G20 en juin, et à l’adoption du dispositif international au cours de la deuxième moitié de l’année.

    Malgré les divergences entre les États-Unis et la France, Bruno Le Maire s’est montré relativement confiant quant à la possibilité de trouver une solution, étant donné « l’entente commune pour désamorcer » le litige, affichée par Emmanuel Macron et Donald Trump, ses « excellentes » relations personnelles avec Steve Mnuchin et le « très dur » labeur accompli par l’OCDE depuis le mois d’août au niveau technique.

  • Réforme fiscale : en deux temps, mais définitive…

    D’après l’article 12 de la Loi de Finances pour 2020, promulgué le 29 décembre 2019, la mise en place  de la réforme des règles d’imposition à l’impôt sur les revenus de source française des Français résidant à l’étranger a été découpée en deux. Un premier volet dès 2021 et les modifications impopulaires en  2023. Après l’élection présidentielle au cours de laquelle, LREM compte bien obtenir de nouveau un soutien massif des Français de l’Etranger comme en 2017.

    Initialement prévue pour le 1er janvier 2020, cette réforme prévoit que l’impôt soit calculé de la même manière sur l’ensemble des revenus de source française des non-résidents et recouvré par le biais du prélèvement à la source.

    Jusqu’au premier janvier 2023, l’assiette de calcul et le barème actuels seront maintenus. Ensuite, les revenus imposables à la retenue à la source seront soumis au prélèvement à la source. Par contre la suppression du caractère partiellement libératoire de la retenue à la source pour certains traitements, salaires, pensions et rentes viagères, elle entrera en vigueur au 1er janvier 2021. L’administration fiscale peut donc vous réclamer des justificatifs à votre situation et éventuellement vous demander de compléter le versement. Pour les plus gros contribuables, il y a de forte chance que la réforme s’applique dès le premier janvier de l’année à venir.

    En 2023, tous au nouveau barème ! 

    L’objectif principal la modification de la fiscalité des non-résidents sur leurs revenus issus de France et l’application d’un nouveau barème : 20% pour les premiers 27 000€, 30% au-delà.

    Une autre possibilité, cependant, est alors le choix du barème progressif, qui est le barème qui s’applique en France à condition de fournir les revenus mondiaux et la constitution de son foyer. Il faut alors déclarer tous ses revenus dans le monde et voir s’appliquer pour la partie française le barème progressif.

    Une des atténuations de ces nouvelles règles proposées est, donc, l’inclusion du quotient familial dans le calcul. Bien connu en France, ce principe permet de diviser le revenu imposable en un certain nombre de parts.

    Fixé en fonction de la situation de famille du contribuable et du nombre de personnes à charge, le quotient familial permet de proportionner le montant de l’impôt afférent à un revenu donné en fonction du nombre de personne qui vivent sur ce revenu. Concrètement, les familles nombreuses payent moins d’impôts sur un revenu similaire à une personne qui vivrait seule.

    Domiciliation fiscale des dirigeants des grandes entreprises françaises

    À l’article 3, le projet de loi de finances prévoit aussi de clarifier les règles de domiciliation fiscale des dirigeants des grandes entreprises françaises, celles dont le siège social se situe en France et qui réalisent un chiffre d’affaires annuel supérieur 250 millions d’euros dans l’Hexagone (seuil abaissé en 1ère lecture par l’Assemblée nationale, il était fixé à 1 milliard d’euros à l’origine).

    Le texte indique que les dirigeants en question « sont considérés comme exerçant en France leur activité professionnelle à titre principal », même si cette activité s’effectue pour partie à l’étranger.

    La mesure, qui contraindra les contribuables concerner à remplir une déclaration de revenus en France, doit s’appliquer à compter de l’imposition des revenus de l’année 2019 donc dès cette déclaration.

    Et les conventions fiscales ? 

    La portée de ces textes sera atténuée par les convention fiscales signées par la France avec des dizaines d’autres pays (destinées à éliminer les doubles impositions).

    Sauf que Le but de cette réforme est, évidemment,  de vous faire payer plus d’impôts, mais aussi de savoir exactement quels sont vos revenus « mondiaux », France et pays de résidence compris.

    Une fois ces informations collectées par Bercy, le gouvernement aura la possibilité, vieux serpent de mer de la fiscalité des Français de l’Etranger, de décider d’imposer les Français non-résidents en changeant la tradition fiscaliste française basée sur le critère de résidence pour un autre critère, « à l’américaine », le critère de la nationalité selon lequel, si vous êtes Français, où que vous résidiez, vous paierez l’impôt en France. Évidemment, il faudra renégocier les conventions bilatérales, mais les USA l’ont déjà fait. Est ce le prémisse d’une imposition au passeport ?  

    Une fois de plus, les Français de l’Etranger sont sacrifiés sur l’autel du symbolisme.. Les plus gros contribuables ont la possibilité de limiter la casse à 30% (ce qui est bien moins que l’imposition risquée en France) tandis que le citoyen lambda qui tire un peu de revenus d’une résidence secondaire ou d’une épargne constituée pendant ses années de travail en France comme le salarié-expatrié détaché par son entreprise, vont, eux, subir de plein fouet cette réforme.