La grève du 5 décembre aussi dans les lycées français de l’étranger

La grève du 5 décembre aussi dans les lycées français de l’étranger

décembre 5, 2019 0 Par Francois Lestanguet

La grève de ce 5 décembre a paralysé la France. Elle risque dans de nombreux secteurs de se prolonger les prochains jours.

Les Français de l’étranger ont aussi subit ses conséquences, ceux qui prévoyaient de rentrer dans l’Hexagone tout d’abord, mais aussi ceux dont les enfants sont scolarisés dans les lycées français à travers le monde. Ainsi par exemple, de nombreux professeurs étaient ce jour en grève dans les lycées de Madrid, Londres, Munich, Bruxelles. Dans tous les cas, les lycées demeuraient ouverts. L’incertitude concernant les prochains jours demeurent cependant. « C’est au jour le jour que nous aurons les informations » nous informe le secrétariat du Lycée Charles De Gaulle à Londres.

Très importante mobilisation au Maroc, pas de grève à Hong-Kong

Pas de grève annoncée au Lycée de Hong-Kong

La mobilisation fut très forte dans l’important réseau au Maroc. Ainsi, sur le pôle Rabat Kenitra, l’école Cézanne compta par exemple 20 classes fermées sur 25. A l’inverse, le mouvement ne fut pas suivi au lycée français d’Hong-Kong.

A la Haye, 10 classes étaient fermées et environ 5 professeurs manquaient à l’appel dans le lycée d’Amsterdam.

Le syndicat SNES, très mobilisé notamment au sein du corps enseignant à l’étranger, craint « une privatisation à marche forcée qui conduira à terme à la destruction du réseau de l’Agence : fermetures de postes de fonctionnaires, multiplication des écoles partenaires, formation au rabais pour les personnels non-titulaires ». Il a appelé à la mobilisation dans l’ensemble du réseau.

Le Lycée français de Marrakesh

Le syndicat SNUipp annonce, à mi-journée et pour le primaire, une participation record : 100% de grévistes à Rome, Porto, Jakarta, Belgrade, Rio, Alicante, Tananarive. Des participations aussi très fortes à Oslo, Ouagadougou, Hambourg, Pondichéry, ….

Quid des prochains jours

Une des questions qui interpelle est la suite de la mobilisation. Si la grande majorité des lycées étaient en capacité d’accueillir malgré tout les élèves, il n’y a pas de vrai visibilité concernant les prochains jours.

Une autre question est celle des revendications spécifiques du personnel des lycées français hors de France. L’ambition présidentielle est de doubler le nombre d’élèves dans le réseau d’ici 2030. Mais les moyens suivront-ils ? Les parents que nous avons contactés sont eux, pour le moment, relativement patients.