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  • Brexit: quel impact pour les Français du Royaume-Uni?

    Les eurodéputés ont très largement, 621 voix pour, 49 contre et 13 abstentions, voté pour l’accord sur le départ du Royaume-Uni de l’Union européenne . Le Brexit est désormais inévitable, il sera officiellement actif dès le 31 janvier, même si de nombreuses questions restent en suspens, notamment pour les 300 000 Français résidant dans le pays, dont la moitié enregistrés sur les listes consulaires.

    Jusqu’au 31 décembre, date limite annoncée pour les négociations post-Brexit, rien ne devrait fondamentalement changer. Les Français pourront librement continuer à s’installer au Royaume-Uni. Il est en revanche très vivement recommandé de demander le « settled status », statut de résident permanent qui évitera à l’avenir toute complication éventuelle. Le Royaume-Uni, en effet, sera libre de rendre plus complexe à l’avenir la possibilité pour les citoyens de l’UE de s’y installer.

    Les résidents de longue date, comme Florence et Melissa présentes à Londres depuis le début des années 2000, ont souvent fait le choix plus radical encore d’acquérir la nationalité britannique. Pour les enfants nés sur le sol britannique, c’est également possible sous certaines conditions  .

    Quid de l’Ecosse ?

    Christian Allard, désormais ex-député français du Scottish National Party

    Pour les 6 000 Français inscrits en Ecosse au consulat, et ceux qui ne le sont pas, les conséquences pourraient être différentes. Le gouvernement régional indépendantiste du Scottish National Party (SNP) exige en effet un nouveau référendum sur l’indépendance et annonce qu’en cas de succès, la demande pour une réintégration dans l’Union européenne sera une priorité.

    « Ce n’est qu’un au revoir » a d’ailleurs estimé Christian Allard, député européen d’origine française du SNP à l’occasion du vote au Parlement européen.

    Dans tout le Royaume, les étrangers font part de leur inquiétude. L’organisation « the 3 million » s’est d’ailleurs structurée en ce sens. Les 3 millions d’européens installés font notamment part de leur inquiétude quant à une évolution possible dans le futur de leur statut. Au-delà de ces préoccupations, de nombreuses interrogations demeurent.

    Erasmus en danger ?

    Parmi les nombreuses interrogations, celle du programme Erasmus + et de son avenir au Royaume-Uni. Le programme, une des plus éclatantes réussites de l’UE, existe dans toute l’Union européenne mais pas seulement : Norvège, Serbie, Turquie en bénéficient également. Pour autant, la participation d’un pays non-membre de l’Union européenne n’est pas automatique et dans un vote du 8 janvier, les membres de la Chambre des communes ont décidé que son renouvellement, et les négociations attenantes avec l’Union européenne, n’était pas prioritaire. Cela ne signifie pas pour autant qu’il sera impossible à l’avenir pour les jeunes Français, ils étaient 4500 en 2018, de revivre l’auberge espagnole dans les rues de Londres ou d’Edimbourg, mais ce n’est absolument pas certain. Les jeunes étudiants européens bénéficieront des mêmes droits jusqu’au 31 décembre, mais ensuite ?

    D’importantes conséquences économiques pour l’Union européenne aussi

    Avec 513 millions d’habitants en 2019, 3ème zone la plus peuplée au monde, l’Union européenne perd 13% de sa population et passe à 447 millions d’habitants. Elle ne perd en revanche que 5% de sa superficie.

    La place de Londres est-elle en danger?

    Elle perd 15% de son PIB et des fleurons industriels comme BP, Shell, l’assureur Prudential, le réseau de supermarchés Tesco, le motoriste Rolls-Royce, le géant des télécommunications Vodafone, ou encore Unilever. Elle perd enfin la première place financière au monde : la City de Londres. Les conséquences de cette sortie de la City sont encore floues : Francfort devient la première place de l’UE et beaucoup d’établissements financiers ont annoncé le déplacement d’une partie de leurs actifs et de leur personnel vers le continent, afin de ne pas perdre le fameux « passeport » qui permet de continuer à procéder à des activités au sein de l’UE, mais il est à ce stade impossible de déterminer les conséquences à long terme du Brexit pour la place de Londres.

    « L’ambiance est étrange mais pas à la panique, les salariés de la City attendent tout simplement de voir » témoigne Fabrice, Français installé à Londres de longue date et qui y travaille pour une banque française.

    Ainsi il n’existe qu’une seule certitude : le Brexit est acté. Tout le reste, concernant les programmes d’échanges étudiants, la situation des Français sur place, celle de ceux qui souhaitent emménager au Royaume-Uni, ceux qui résident en Ecosse, ceux qui ont un travail à la City, est incertain. L’Union européenne et le Royaume-Uni se sont donné jusqu’au 31 décembre pour régler si ce n’est l’ensemble en tout cas la majorité des situations. Mission impossible ?

  • La France milite pour faire de la place aux jeunes dans les aides PAC

    Seulement 5 % des agriculteurs ont moins de 35 ans, et Paris estime qu’un âge  plafond pour toucher les aides de la Politique agricole commune permettrait de faire de la place aux jeunes. Mais Bruxelles ne l’entend pas de cette oreille.

    La population agricole vieillit en Europe, et les jeunes prêts à reprendre le flambeau de l’exploitation familiale ou à se lancer dans la profession ne compensent pas les départs en retraite, loin s’en faut.

    Ce constat unanime touche la France comme les autres pays. « Ne plus perdre de paysan devrait être un objectif européen » a affirmé l’eurodéputé français Jérémy Decerle (LREM) lors d’une table ronde organisée par Euractiv à Paris le 28 janvier. L’ancien président des Jeunes Agriculteurs a rejoint le Parlement européen lors des dernières élections européennes. «  Et depuis le début de mon mandat, je ne peux pas dire que le sujet du renouvellement des générations soit un sujet de préoccupation. Pourtant, seulement 5% des agriculteurs européens ont moins de 35 ans, c’est un chiffre qui doit alerter ! »

    « Il faut que le sujet de renouvellement des générations en agriculture soit porté au niveau européen », a martelé le président des Jeunes Agriculteurs, Samuel Vandaele

    Au niveau européen, la mise en œuvre du Pacte vert et de son volet alimentaire « de la ferme à l’assiette » laisse espérer une nouvelle gestion de la question agricole. « Il serait important d’inclure la question du maintien de l’agriculture européenne et des paysans dans la stratégie alimentaire du Green deal » affirme Jérémy Decerle.

    Future PAC

    L’UE est également en train de préparer la nouvelle mouture de sa politique agricole commune. Cette dernière ne devrait entrer en vigueur qu’en 2022, et prévoit d’ores et déjà des mesures renforcées pour les jeunes agriculteurs. La question de l’installation des jeunes agriculteurs est une priorité de la Commission européenne » a affirmé Maria Fuentes Merino de la Commission européenne.

    La future PAC prévoit des dispositions telles que la hausse du plafond de l’aide à l’installation, qui passera de 70 000 euros à 100 00 euros. « Le plus novateur des dispositifs c’est de garantir que 2% des paiements nationaux seront dédiés aux jeunes agriculteurs, au travers de dispositions simplifiées  » a affirmé Maria Fuentes Merino.

    « Il faut que le sujet de renouvellement des générations en agriculture soit porté au niveau européen », a martelé le président des Jeunes Agriculteurs, Samuel Vandaele. « Monter le seuil des paiements nationaux aux jeunes agriculteurs de 2% à 4% montrerait une véritable ambition » a-t-il insisté.

    En France, la question de l’installation des jeunes agriculteurs est compliquée par de nombreux facteurs tels que le prix du foncier, la faible attractivité de la profession ou encore la difficulté dans la transmission d’exploitation.

    Mais la question des retraites, qui a secoué le pays ces derniers mois, plombe également ce renouvellement des générations agricoles. « En 2026, 45% des agriculteurs français auront atteint l’âge légal de la retraite » prévient Claire Brennetot du Ministère de l’Agriculture. Pour autant, cette génération ne laisse pas toujours place à la suivante, car nombre d’exploitants agricoles préfèrent conserver leurs terres et leurs aides PAC, plutôt que de basculer sur un régime de retraite peu rémunérateur.

    Cette rétention du foncier agricole devient problématique en France. « Il est vrai qu’il y a un sujet sur le régime de retraite en France, mais il y a également une question à poser sur l’âge limite pour toucher les aides à la PAC » pointe du doigt Claire Brennetot.

    Si la France a tenté de porter le sujet au niveau européen pour fixer un âge de « retraite » pour les bénéficiaires de la PAC, la Commission européenne lui a opposé une fin de non-recevoir. Selon Bruxelles, exclure les agriculteurs au-delà d’un certain âge des aides européennes s’apparente à de la discrimination.

    Autre levier d’action envisagé par la France, permettre aux jeunes agriculteurs de bénéficier des aides à l’installation au-delà de 40 ans, l’âge limite prévu pour la PAC pour bénéficier du statut de « jeunes agriculteurs ».

  • S’expatrier facilement au Royaume-Uni, encore 10 mois…

    Près de 150 000 Français sont inscrits sur les registres consulaires au Royaume-Uni, en grande majorité en Angleterre, pour une population réelle estimée à 300 000.

    Depuis le référendum sur le Brexit en 2016, l’ambassade de France n’a noté aucune dynamique spécifique dans les arrivées et les départs des Français au Royaume-Uni, qui accueille depuis longtemps tant les cadres dynamiques et les auto-entrepreneurs que les jeunes en quête d’un petit boulot et de l’opportunité de d’apprendre la langue.

    Après la consternation, les Français sont nombreux à vouloir continuer l’expérience britannique.

    « Nous avons eu plus d’inscriptions en 2019 qu’en 2018, confie Fabien Maero, responsable du centre Charles-Péguy de Londres à France 24
    Surtout qu’ils peuvent encore profiter de Londres comme avant pendant un an. En effet, les premiers effets du Brexit n’auront lieu qu’après décembre 2020. Les rounds de négociation devront définir les possibilités d’installation après cette date.

    Quel statut après décembre 2020 ? Settled status ?

    Depuis le 6 décembre 2018, le gouvernement britannique a commencé à mettre en place le « settled status » (statut de résident permanent), équivalent d’un droit de résidence à durée illimitée, pour les ressortissants européens et les membres de leur famille résidant au Royaume-Uni. Ce « super-visa » nécessitant une inscription rapide en ligne doit leur permettre de continuer à travailler, étudier et accéder aux prestations sociales et services du pays dans les mêmes conditions qu’avant le Brexit.

    Tous les citoyens européens installés dans le pays avant le 31 décembre 2020 pourront en bénéficier mais au delà on ne connait les conditions qui seront nécéssaires pour obtenir ce fameux statut.

    L’absence de pièce d’identité physique au Royaume-Uni entraine, aussi, un risque devoir justifier de son « settled status » par voie numérique ce qui pourrait entraîner des discriminations. C’est pourquoi les européens réunis dans le collectif THE 3 MILLIONS, dirigé par un Français, veulent voir le gouvernement émettre une preuve physique du statut. La peur de connaitre un changement brusque du statut en 2021 et de se retrouver désuni.

     

  • Entre émotion et bouffonneries.. le départ des députés britanniques du Parlement Européen

    Les eurodéputés ont donné sans surprise leur accord par 621 voix pour, 49 contre, et 13 abstentions. Les opposants sont essentiellement des élus d’outre-Manche des groupes centriste Renew, sociaux-démocrates et Verts.

    «Nous vous aimerons toujours et nous ne serons jamais loin», a promis la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen aux eurodéputés en partance

    Deux jours avant le Brexit, le Parlement européen a ratifié mercredi à une écrasante majorité le traité de retrait du Royaume-Uni de l’UE et fait des adieux émus aux députés britanniques sur l’air de «Ce n’est qu’un au revoir».

    Il s’agissait de la dernière étape majeure dans la ratification de l’accord, trois ans et demi après le référendum sur le Brexit et près d’un demi-siècle après l’adhésion du Royaume-Uni.

    Aussitôt après le vote, qui a scellé le départ des eurodéputés britanniques, nombre d’élus se sont donné la main dans l’hémicycle et ont entonné le chant écossais «Auld Lang Syne» (Ce n’est qu’un au revoir), certains brandissant des écharpes aux couleurs des drapeaux britannique et européen.

    «Nous vous aimerons toujours et nous ne serons jamais loin», a promis la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen aux eurodéputés en partance, lors d’un débat avant le scrutin. «Vous allez nous manquer», a-t-elle assuré.

    «Contre un Brexit sauvage»

    «Je regrette que le Royaume-Uni ait choisi d’être solitaire plutôt que d’être solidaire. C’est un jour évidemment triste et grave. C’est un affaiblissement pour les deux côtés», a déploré le négociateur de l’UE sur le Brexit Michel Barnier, chargé désormais des discussions sur la future relation avec Londres.

    «Le vote d’aujourd’hui n’est pas en faveur ou contre le Brexit, c’est un vote pour un Brexit ordonné, contre un Brexit sauvage», a souligné le Belge Guy Verhofstadt, rapporteur du dossier.

    Il a toutefois concédé que le Brexit était «aussi un échec de l’Union». Et appelé de ses voeux une Europe réformée, plus efficace, débarrassée des règles d’unanimité et des régimes d’exception.

    «Si les gens se détournent du projet européen, c’est qu’ils ont le sentiment que les politiques de l’UE servent, avant tout, les intérêts d’une minorité au détriment de la majorité. Le Brexit est une leçon pour nous tous», a aussi mis en garde le député belge des Verts Philippe Lamberts.

    Le débat a été l’occasion d’un dernier coup d’éclat pour le chef de file du Brexit Party, Nigel Farage, qui a célébré une victoire du «populisme» sur la globalisation, avant d’agiter avec ses collègues des Union Jack, en violation des règles du Parlement. Ce qui leur a valu un rappel à l’ordre. La cheffe de file des sociaux-démocrates (S&D) dans l’hémicycle, l’Espagnole Iratxe Garcia, qui n’avait pu retenir ses larmes lors d’une cérémonie de départ pour les élus travaillistes, s’est dite «dévastée» par ce départ.

    «C’est une journée triste pour notre parlement», a regretté David Sassoli, président de l’institution. «Lors d’une journée comme celle-ci il faut rester encore plus unis», a-t-il souhaité. «Arrivederci», a-t-il lancé aux partants.

    Toute la journée, le Parlement a bruissé d’une affluence inhabituelle, de nombreux médias s’y pressant pour raconter l’événement en direct.

    Une réception d’adieu est prévue à l’issue du vote, tandis que les pro-Brexit ont prévu la plupart de leurs célébrations chez eux.

    Le représentant du Royaume-Uni auprès de l’UE, Tim Barrow, a déposé mercredi matin au Conseil européen le document officiel montrant que Londres a rempli toutes ses obligations légales pour sortir de l’UE.

    La toute dernière étape sera l’adoption par procédure écrite jeudi du traité par le Conseil (les Etats membres).

    Le Brexit sera effectif vendredi à 23H00 GMT. Le Premier ministre Boris Johnson s’adressera à la nation à 22H00.

    «C’est un grand moment pour notre pays, un moment d’espoir (…) mais aussi un moment pour se retrouver avec confiance», a dit Boris Johnson mercredi sur Facebook.

    Départ sans précédent

    Le moment est peu glorieux pour le bloc européen: après des années d’élargissement, c’est la première fois qu’un membre plie bagages.

    Le traité de retrait a été signé au milieu de la nuit de jeudi à vendredi la semaine passée par les présidents des institutions, Ursula von der Leyen et Charles Michel, sans la présence des médias. Pas de cérémonie protocolaire non plus pour le retrait des drapeaux britanniques.

    Un chapitre se ferme, une nouvelle période de négociations tout aussi difficile s’ouvre: pendant la période de transition jusqu’à fin décembre, au cours de laquelle le Royaume-Uni continuera d’appliquer les règles communautaires, l’UE et Londres vont devoir s’entendre sur leur future relation, en particulier commerciale.

    Michel Barnier a présenté mercredi matin le projet de mandat de négociation à la Commission européenne, qui ne sera rendu public que lundi, une fois le Royaume-Uni devenu un pays tiers.

    La marche jusqu’au traité de retrait n’était qu’une «première étape», a rappelé Ursula von der Leyen, qui a une nouvelle fois insisté sur l’importance du respect des normes européennes («level playing field» en anglais) dans la négociation d’un futur accord de libre-échange.

    Selon la Commission, les «rounds» de négociation pourraient se tenir toutes les trois semaines pour respecter l’échéance de la fin d’année.

     

  • La lutte contre la réforme des retraites se poursuit malgré tout en France

    Même si la mobilisation des ces dernières semaines est en forte chute, que le mouvement de grève perturbe beaucoup moins les transports et que le projet de loi sur la réforme des retraites a démarré son parcours législatif, les opposants restent mobilisés.

    Et ce mercredi, les syndicats organisent la huitième journée nationale interprofessionnelle, alors que la mise en garde sévère du Conseil d’Etat n’a pas ébranlé la détermination de l’exécutif à aller jusqu’au bout.

    Cette journée de manifestations intervient alors que les deux projets de loi, l’un organique, l’autre ordinaire, ont démarré leur parcours à l’Assemblée nationale après leur adoption vendredi en conseil des ministres. Les discussions dans l’Hémicycle doivent démarrer le 17 février.

    Les cortèges en région ont commencé à s’élancer au milieu de la matinée, tandis qu’à Paris, les manifestants partiront à 13h30 de la place d’Italie (XIII e arrondissement) pour rejoindre les Invalides (VIIe), après être notamment passés par Port-Royal et Montparnasse.

    A Toulouse, 3000 personnes ont défilé mercredi matin, selon la police. Ils étaient un peu plus de 2600 à Saint-Etienne, selon France Bleu, et autour de 1500 à Perpignan, selon L’Indépendant ou encore 4 500 à Marseille.

    Les opposants au texte, qui avaient déjà mobilisé dans la rue vendredi (entre 249 000 personnes selon le ministère de l’Intérieur et 1,3 million selon la CGT) ont donc été ragaillardis par la publication vendredi d’un avis particulièrement critique du conseil d’Etat, qui a regretté ne pas avoir eu le temps de « garantir au mieux la sécurité juridique » du projet de réforme. La plus haute juridiction administrative française a critiqué le recours à 29 ordonnances qui font « perdre la visibilité d’ensemble », et a pointé des projections financières « lacunaires ».

    « La CGT est encore plus déterminée, mobilisée. On ira jusqu’au bout tant qu’Emmanuel Macron et Édouard Philippe n’entendent pas qu’ils sont isolés dans ce pays », a lancé Catherine Perret, secrétaire confédérale CGT.

    « Je n’ai jamais pensé que cette réforme serait simple »

    C’est « un choix assumé du gouvernement » d’écrire « au fur et à mesure que les concertations aboutissent », a pourtant défendu Agnès Buzyn, la ministre de la Santé. Edouard Philippe, interpellé à plusieurs reprises mardi à l’Assemblée, a de nouveau défendu la réforme et son étude d’impact, « très complète ». « Je n’ai jamais pensé que cette réforme serait simple car le sujet est effectivement compliqué », a reconnu le Premier ministre.

    Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, pourtant favorable à un système universel des retraites par points, a regretté le « biais » de cette étude qui se base sur un âge d’équilibre à 65 ans. « On demandait des chiffres depuis des mois et des mois. Là, on en a et ils sont très contestables », selon lui.

  • L’ONU se méfie de WhatsApp

    Le téléphone de Jeff Bezos, le patron d’Amazon a été piraté, via WhatsApp, pensent de nombreux experts. Par l’Arabie saoudite, soupçonne-t-on, qui aurait voulu savoir ce que Jeff pensait (ou savait) de l’affaire Khashoggi, ce journaliste saoudien dépecé dans un consulat en Turquie par les services saoudiens. L’ONU réagit, et recommande aux dirigeants de l’Organisation de ne plus WhatsApp. Difficile en effet de condamner l’Arabie saoudite. D’autant qu’il n’y a pas de preuve. Mais une façon de confirmer les soupçons.

    Les experts de l’Onu ont écrit un rapport qui demande une enquête immédiate et qui va jusqu’à évoquer une « possible implication «  du Prince Ben Salman, le dirigeant du pays.

    Le porte-parole de l’ONU, Farhan Haq a déclaré : «  Les principaux responsables des Nations Unies ont reçu pour instruction de ne pas utilserWhatsApp, ce n’est pas considéré comme un moyen sûr ». Cependant, ce rappel est significatif puisque l’instruction date déjà de juin 2019.

    Facebook, propriétaire de WhatsApp, répond que : « Chaque message privé est protégé par un cryptage de bout en bout. La technologie de cryptage que nous avons développée avec Signal jouit d’une grande considération auprès des experts en sécurité et reste la meilleure disponible pour les personnes à travers le monde »

    Si le téléphone de Jeff Bezos peut être piraté, que les experts de l’ONU se méfient, et qu’ils donnent comme instruction aux fonctionnaires de l’organisation de ne plus l’utiliser, à qui se fier ? A  Huaweï ?

  • Paula Forteza quitte LREM: réactions en Amérique du sud et à Paris

    « J’annonce mon départ de la République en Marche ». Paula Forteza

    C’est par cette déclaration, qui n’était pas vraiment une surprise, que Paula Forteza, députée de la deuxième circonscription des Français de l’étranger, circonscription gigantesque qui regroupe l’ensemble de l’Amérique latine et les caraïbes, a annoncé qu’elle quittait la majorité présidentielle.

    La députée, soutien de Cédric Villani et tête de liste dans le 19ème arrondissement de Paris pour les municipales, siègera parmi les non-inscrits. Parlant dans son communiqué de presse avec insistance d’écologie, elle pourrait à l’avenir rejoindre un groupe qui porte ces thématiques, sans donner d’indications précises à ce jour.

    Une pétition lancée appelant à la démission de la députée

    Ce départ de la République en marche ne risque pas de satisfaire les auteurs de la pétition lancée en décembre  qui appelle à la démission de la députée.

    Cécile Lavergne, conseillère consulaire la France Insoumise en Colombie, y estimait, en compagnie des élus consulaires François Boucher (Français du Monde Ecologie et Solidarité) et Daniel Colas (Français du Monde Ecologie et Solidarité), que la campagne de Mme Forteza à Paris et ses fonctions de députée en Amérique du Sud sont incompatibles, qu’il n’est pas possible de cumuler deux positions dans des circonscriptions si éloignées tant géographiquement qu’en terme de problématiques.

    « Nous avons eu un couvre-feu pendant 10 jours à Santiago avec des frictions sociales très fortes et il n’y eut aucune visite de sa part » – Laure-Hélène Filhol – Conseillère Consulaire au Chili

    Les émeutes au Chili ont eu pour conséquence un couvre-feu de 10 jours

    Une position partagée par Laure-Hélène Filhol, élue au Chili et qui se présentera comme indépendante lors des consulaires 2020. Cette dernière, que nous avons contacté, nous a fait part de sa surprise concernant le retrait de Mme Forteza de LREM et qu’elle attendait de voir la suite des évènements. Elle nous avait auparavant indiqué sa consternation concernant ce qu’elle estime être un manque d’investissement de la députée vis-à-vis des Français de la circonscription : « Nous avons eu un couvre-feu pendant 10 jours à Santiago avec des frictions sociales très fortes et il n’y eut aucune visite de sa part » nous a-t-elle indiqué.

    Un élu consulaire LREM en Argentine indique soutenir Paula Forteza

    A l’inverse, et de manière assez surprenante, Michel Menini, conseiller consulaire et conseiller national LREM a partagé la communication de Mme Forteza sur les réseaux sociaux indiquant la soutenir. Contacté, il n’a pas encore donné suite à nos demandes. Cette position du représentant de LREM en Argentine, et qui a été partagée sur la page officielle de la majorité présidentielle dans le pays, augure-t-elle d’une évolution et ce alors que les élections consulaires sont proches ?

    Ailleurs sur le continent, Malika Rabia (Gauche Costa Rica), conseillère consulaire en Amérique centrale, nous a rappelé son souhait que Mme Forteza démissionne compte tenu de son nouvel ancrage parisien. Florence Poznanski, élue La France Insoumise au Brésil, et qui nous avait auparavant indiqué également son malaise vis-à-vis de ce qu’elle estime être le manque d’investissement de la députée en Amérique du Sud et l’incompatibilité de ce poste avec une candidature à Paris a, en revanche, souligné notamment sur les réseaux sociaux, son approbation de la critique faite par la députée de la façon dont la réforme des retraites est engagée, une des raisons invoquées par Paula Forteza pour justifier son départ de LREM.

    A Paris enfin, un silence gêné de la majorité présidentielle, qui a déjà subit plusieurs autres départs auparavant (2 députés ont déjà été exclus), a été la seule réponse apportée.

    La circonscription de Mme Forteza compte 27 pays et très peu de soutiens parmi les conseillers consulaires sortants au Président de la République.

    Ce départ va-t-il fragiliser LREM et ses alliés dans leur quête de la conquête du Sénat suite certes aux municipales, notamment à Paris, mais aussi, pour les 6 Sénateurs des Français de l’étranger qui vont être renouvelés en Octobre, et aux consulaires des 16 et 17 mai prochains ? Le score de M. Villani à Paris et les conséquences quant à son avenir dans la majorité pourraient, pour l’Amérique du Sud, être un facteur important. Le XIXème arrondissement de Paris joue donc, étrangement, un rôle dans ce scrutin à l’autre bout du monde.

  • les Français de l’Etranger, victimes des élections ?

    Les élections municipales accaparent LREM au niveau national détournant ses responsables des Français de l’Etranger. Et cela au pire moment où les incompréhensions entre les électeurs, qui ont voté, à l’étranger, à plus de 70% pour Macron en 2017, et le gouvernement sont de plus en plus nombreuses.

    Fiscalité,  réduction budgétaire pour l’éducation, l’administration consulaire, mais aussi réforme institutionnelle et tensions dans les échanges commerciaux internationaux… Les divergences se multiplient.

    Et c’est le moment où certains responsables ont décidé de choisir pour s’investir dans les élections municipales.

    Paula Forteza part à la conquête du 19ème en dissidence

    Paula Forteza, elle, a décidé de rejoindre Cedric Villani, la députée, hier, a confirmé non seulement sa candidature à Paris mais sa démission du groupe LRM à l’Assemblée nationale auquel elle appartenait jusqu’alors. Elle critique un  mouvement, «  La République en marche », « verrouillé, qui récompense les amitiés plus que les compétences et suit une dynamique d’exclusion, de rétrécissement, plus que de rassemblement ». Ce fut un coup de tonnerre pour les équipes locales à la veille des élections consulaires.

    Jean-Baptiste Lemoyne se jette dans une guerre fratricide contre le ministre de l’agriculture Didier Guillaume à Biarritz

    Le Secrétaire d’Etat de Jean-Baptiste Lemoyne s’est lancé à Biarritz dans une bataille, extrêmement suivie par les média, face au ministre de l’Agriculture Didier Guillaume, en se présentant sur la liste du maire sortant Michel Veunac Modem.

    Autre membre pivot de l’équipe en charge des Français de l’Etranger qui prend le chemin de campagne, François Decoster, le chef de cabinet du secrétariat d’Etat de Jean-Baptiste Lemoyne. Maire sortant de la petite ville de Saint-Omer de 15 000 habitants dans le Nord-Pas-de-Calais, il n’est pas encore officiellement candidat, cependant sa présence sur le territoire de la commune se densifie.

    Les députés des Français de l’Etranger

    Les élections municipales mais aussi son pendant chez les non-résidents : les élections consulaires. En effet, en mai 2020 (plus que quelques semaines pour vérifier ou s’inscrire sur les listes électorales), plus de 1 800 000 français de l’étranger seront appelés à désigner les Conseillers des Français de l’Etranger qui animeront les conseils consulaires et siégeront à l’Assemblée des Français de l’Etranger. Rappelons que 10 députés sur 11 sont issus des rangs du parti présidentiel (moins la députée Forteza et deux autres qui ont été depuis exclus). Comme leurs confrères nationaux, ils essaient, eux aussi, de mailler le territoire en multipliant les élus locaux.. 2022 n’est plus très loin. Leur implication est donc totale.

    Surtout que les Conseillers des Français de l’Etranger sont aussi des grands électeurs pour les sénatoriales. Le Sénat détient la clé de la réforme institutionnelle voulue par le président. Rappelons que cette réforme instituera un vote sur liste à la proportionnelle avec une circonscription unique. Le succès ou non des macronistes déterminera le mode d’élection de nos prochains députés.