les travailleurs frontaliers français sont garantis de pouvoir télétravailler sans limite de jours prestés jusqu’au 31 décembre 2020 que ce soit au Benelux, en Suisse ou en Allemagne comme en France.
Pour rappel, en temps normal, pour rappel, le frontalier ne doit pas dépasser 25 % de son temps de travail global en télétravail, sous peine d’être rattaché à la sécurité sociale de son pays de résidence. (sauf au Luxembourg ou c’est limité à 29 jours)
Ce 24 août, le ministère des Finances français a, donc, approuvé dans le contexte de la lutte contre la propagation du Covid-19 la prolongation des accords actuels jusqu’au 31 décembre 2020.
Ce volet étant réglé, les frontaliers en Allemagne, en Belgique, aux Pays-Bas ou en Suisse sont d’ores et déjà assurés de pouvoir télétravailler sans autre entrave jusqu’en décembre.
Le télétravail, l’avenir ?
Désormais, les 5 pays frontaliers bénéficient des mêmes mesures jusqu’au 31 décembre, et peut-être plus pour ceux en Allemagne, l’accord avec l’Etat allemand se prolongeant chaque mois, jusqu’à ce que l’un des États renonce à l’accord. Est ce le signe que le télétravail va devenir la norme ?
Pour 83% des entreprises interrogées dans le cadre d’une enquête menée par Dell Technologies, le télétravail s’est révélé indispensable pour assurer la continuité de leur business durant la crise sanitaire. Neuf entreprises sur dix ont ainsi autorisé leur personnel à travailler depuis leur domicile.
Mais comme il n’était pas encore partout assimilé à la pratique quotidienne, le télétravail a provoqué un basculement brutal dans de nombreuses entreprises. C’est la raison pour laquelle nombre d’entre elles comptent le réduire fortement sitôt la crise passée. Et ce dans tous les secteurs économiques confondus.
Seulement 31,2% des entreprises l’autoriseraient pour toutes les fonctions
L’étude pointe ainsi un paradoxe intéressant : bien que la plupart des entreprises (71%) s’accordent à reconnaitre de nombreux avantages au télétravail (meilleur équilibre entre travail et vie privée, productivité en hausse, moins de déplacements et d’embouteillages, gains de mobilité, etc), elles sont tout aussi nombreuses à déclarer vouloir arrêter la pratique du travail à distance dès que possible.
Et ce malgré le fait que le télétravail se soit bien implanté dans une majorité de sociétés : 31,2 % d’entre elles l’autorisaient à l’ensemble du personnel.
L’étude met en évidence le fait que les grosses structures de plus de 500 travailleurs sont plus ouvertes au télétravail que les petites (moins de 100 personnes) et les moyennes.
Autre point intéressant à souligner : 1 entreprise sur 4 n’a établi aucune politique spécifique concernant le télétravail. Autrement dit, aucun cadre légal permettant de détailler ce qui était autorisé ou non.
Selon 40% des répondants, le principal argument interdisant au personnel de travailler à distance portait sur l’impossibilité des supérieurs d’exercer leur contrôle sur les subalternes.
Un risque pour la sécurité des données
Près d’une entreprise sur cinq reconnaît que le télétravail augmente les risques pour la sécurité des données de l’entreprise.
Parmi les autres motifs invoqués à l’encontre du télétravail, le fait qu’il rende techniquement impossible au personnel d’accéder aux documents nécessaires depuis le domicile.
En conclusion, l’étude relève que près de 85% des entreprises interrogées considèrent la pandémie comme une opportunité pour tester le télétravail de façon structurée, mais paradoxalement seules 18% d’entre elles continueront à l’encourager après la crise.
La panne de l’ascenseur social, la faute du patrimoine, de l’école et de la mobilité ?
Au sein de l’Union européenne, la France est le pays où les inégalités de revenus après impôts et prestations sociales sont les plus faibles (rapport de 3,5 entre les 10% les plus modestes et les 10% les plus aisés en ce qui concerne les revenus) mais elle est également celui où l’ascenseur fonctionne le moins bien. Selon une étude de l’OCDE, en moyenne, il faut six générations pour atteindre le revenu moyen en France en partant du premier décile. Au Danemark, deux générations suffisent. Néanmoins, l’Allemagne ne fait pas mieux que nous quand, en Hongrie, il faut sept générations pour obtenir le même résultat.
En 2015, parmi les enfants d’ouvriers ou d’employés, 50% étaient ouvriers ou employés. Parmi les enfants d’ouvriers et employés peu qualifiés, 66% étaient également peu qualifiés. De même, toujours en 2015, 26,7% des fils d’agriculteurs exercent eux-mêmes cette profession, 50% des enfants de cadres supérieurs le sont également quand ce taux n’était que de 20% il y a trente ans.
L’ascenseur social s’est ralenti avec la succession des crises. Des années 1960 aux années 1990, la proportion de cadres au sein de la population active avait fortement augmenté facilitant les promotions. Le faible nombre de diplômés de l’enseignement supérieur facilitait également le brassage social. Paradoxalement, la massification de l’enseignement supérieur a contribué à rigidifier la société française. La France a connu en cinquante ans une forte progression du nombre d’étudiants. Ils sont passés de 777 000 à 2,6 millions de 1970 à 2020. Mais cette progression ne s’est pas accompagnée par une augmentation équivalente du nombre d’emplois qualifiés, ce qui a provoqué une progression des frustrations au sein des diplômés.
Nouveaux types de sélection
La non-sélection à l’entrée des universités ne facilite pas l’orientation des étudiants vers des filières débouchant sur des emplois stables et valorisant. Les enquêtes Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA de l’OCDE) relèvent la difficulté du système éducatif français à corriger les inégalités sociales. Le décrochage d’un nombre croissant d’élèves, en particulier de garçons issus des quartiers sensibles, est souligné depuis plusieurs années.
En vingt ans, la proportion d’élèves en difficulté a considérablement augmenté (25% en 2018 contre 16% en 2003). En France, seuls 22% des jeunes les plus défavorisés sont en situation de réussite contre 26% en moyenne dans l’OCDE et plus de la moitié dans les pays asiatiques. Certains pays comme l’Allemagne, l’Italie, la Pologne ou la Turquie ont réussi en moins d’une génération à améliorer l’équité sociale de leur système scolaire.
La panne de l’ascenseur social est également la conséquence de la mutation structurelle qu’a connue l’économie française depuis quarante ans. Le déclin de l’industrie a réduit les emplois d’ouvriers qualifiés pouvant déboucher sur des emplois d’encadrement. Les entreprises industrielles formaient leurs salariés, ce qui favorisait leur progression au sein de la hiérarchie. La suppression des échelons intermédiaires au sein des entreprises réduit également la mobilité interne. Ce phénomène joue tant pour l’industrie que pour les services. Au sein de ces derniers, les entreprises étant de plus petites tailles, elles offrent moins de possibilités de promotion. Si certains secteurs exigent un niveau élevé de formation (secteur financier, conseils en entreprise, informatique), beaucoup d’autres, en revanche, recourent à des salariés à faibles qualifications (services domestiques, logistique, etc.). Le tertiaire recourt fortement aux CDD et à l’intérim, ce qui ne facilite pas non plus l’ascension sociale.
L’atout international
Par ailleurs, le développement de nouvelles formes d’emplois, la micro-entreprise par exemple, contribue également à la rigidité des positions sociales. L’essor des chauffeurs de véhicules (VTC), de la livraison à domicile a créé de nombreux emplois mais qui ne permettent pas une réelle élévation sociale.
Ce ralentissement de l’ascension sociale par le travail est également explicable par le moindre rôle que joue ce dernier dans la quête de sens pour une partie non négligeable de la population. Selon différentes enquêtes menées notamment par le Crédoc, la réussite professionnelle a perdu de sa valeur depuis une vingtaine d’années. Selon une enquête du Crédoc du mois de mai 2020, 80% de la population français considère qu’il convient de ralentir sur le plan professionnel.
La faute au système éducatif ?
Le système éducatif français reste très sélectif. La massification a même renforcé la sélection. Les grandes écoles qui s’étaient ouvertes aux enfants des classes moyennes durant les Trente Glorieuses se sont refermées depuis. Ces grandes écoles assurent la formation de 4% des étudiantes et étudiants. Les dépenses par élève au sein de ces écoles sont deux fois supérieures à celles des étudiants des universités. Ces dernières années, quelques progrès ont été, certes, accomplis pour assurer une plus grande diversité du recrutement au sein de ces établissements avec la mise en place de nouvelles filières comme à Sciences Po. Il n’en demeure pas moins que 50% des étudiants des grandes écoles ont des parents cadres ou professions libérales quand ceux-ci ne représentent que 17% de la population active. De plus en plus, l’accès aux emplois les mieux valorisés passe par un parcours tant au niveau éducatif que professionnel par l’étranger. Cette ouverture internationale reste l’apanage des catégories supérieures.
La faute au patrimoine ?
Selon l’OCDE, la concentration du patrimoine sur une part restreinte de la population jouerait également un rôle dans la moindre mobilité sociale. Début 2018, la moitié des ménages vivant en France concentre 92 % de la masse de ce patrimoine. Les 5% des ménages les mieux dotés en patrimoine financier en détiennent plus de la moitié alors que 1% des ménages en possèdent 31%. En 2017, le patrimoine maximum des 10% de ménages les moins pourvus est 160 fois moins élevé que le patrimoine minimum des 10% de ménages les mieux dotés.
La succession des crises depuis 1973 affecte fort logiquement plus durement les ménages modestes. Disposant d’un faible patrimoine, leur situation en termes de revenus devient délicate en cas de retournement conjoncturel. Durant les Trente Glorieuses, l’absence de crise longue réduisait la dépendance au patrimoine. Depuis vingt ans, la valorisation des actifs immobiliers et financiers a accru les écarts entre les différentes catégories sociales. La part des dépenses de logement a augmenté pour les ménages les plus modestes et tout particulièrement pour ceux ne pouvant pas accéder aux logements sociaux. Cette part peut atteindre 30% quand la norme, dans les années 1970, était de 20%.
La répartition du patrimoine est plus inégalitaire que celle des revenus. Le patrimoine est majoritairement détenu par les plus de 55 ans. Le poids de l’héritage qui intervient en règle générale après 55 ans a doublé en quarante ans. L’absence de patrimoine familial va souvent de pair avec la pauvreté monétaire. Selon l’OCDE, la moitié des jeunes ne bénéficie pas de l’effet amortisseur du patrimoine en cas de difficultés économiques.
La faute à la mobilité ?
L’accès aux transports constitue un vecteur de mobilité sociale. Les personnes n’ayant pas la possibilité de se déplacer facilement ont une forte probabilité de ne pas connaître d’ascension sociale durant leur vie. Cette corrélation commence dès la période d’enseignement. Les jeunes dont l’ancrage géographique restreint le champ des études sont pénalisés. Les ruraux et les habitants des quartiers périphériques des grandes agglomérations sont les premiers concernés par cette situation. Les différentes études réalisées notamment par l’OCDE soulignent que la capacité des individus à progresser socialement est fortement déterminée par le niveau d’éveil obtenu entre 3 et 10 ans.
Les premières années d’enseignement et la capacité des parents à s’occuper de leurs enfants en leur assurant une ouverture sociale ainsi que culturelle seraient déterminante.
Les pouvoirs publics devraient donc concentrer leurs moyens sur l’école primaire pour lutter contre le décrochage qui intervient souvent au moment du collège. Si les pays asiatiques comptent parmi les principaux pays de créateurs de logiciels de jeux vidéo, leurs gouvernements en limitent l’accès aux jeunes enfants et privilégient la lecture et l’enseignement des sciences dans un cadre qui demeure plus autoritaire que celui qui a cours en Occident. Les bons résultats au test PISA sont-ils la conséquence de cette politique ?
Quels sont les droits des Français expatriés en matière de retraite?
Les cas sont très différents selon les situations personnelles, les parcours professionnels, les statuts et les pays.
Retraites pour expatriés, un casse-tête ?
L’expatrié, un statut à part entière
La première distinction, pour ceux qui partent et travaillent à l’étranger, est celle du statut. Ceux qui sont détachés par une entreprise, et qui généralement restent peu de temps dans le pays d’accueil, restent sous contrat de travail français. Rien ne change en ce qui concerne leur régime de pension. Mais une durée de détachement est limitée dans le temps, généralement en fonction des accords passés entre la France et le pays d’accueil.
Ceux qui restent dans le pays, ont le statut d’expatrié, et dépendent du droit social du pays de résidence. Normalement, ils ne cotisent plus à la Sécurité sociale française, mais auprès du régime de retraite du pays d’accueil. Ils auront droit à une pension versée par le régime de retraite auquel ils auront cotisé dans le pays et selon les règles de reversement du régime.
Une continuité possible avec les caisses de retraite françaises
Pour la Sécurité sociale française, ils conservent les droits acquis en France avant le départ. Et bénéficieront des pensions dues lorsqu’ils feront valoir leurs droits à la retraite.
Ils peuvent aussi bénéficier d’une validation des périodes de travail dans le pays de résidence par la Sécurité sociale française s’il existe un accord de sécurité sociale entre la France et le pays de résidence. C’est le cas pour tous les pays de l’Union Européenne et de l’Espace Economique Européen. Il ne s’agit que de la validation de la durée de travail, cela pour bénéficier de la retraite à taux plein. Mais cela ne rentrera pas en ligne de compte pour le calcul du salaire annuel moyen. Chacun peut transformer les trimestres validés en trimestre cotisés, à condition de les racheter, ce qui peut être cher.
La CFE comme dernier recours
Ceux qui travaillent dans un pays sans accord de Sécurité sociale, peuvent adhérer à la Caisse des Français de l’Etranger. Les trimestres seront pris en compte en tant que trimestres cotisés, avec prise en compte des salaires pour le calcul du salaire moyen annuel. L’intérêt d’une adhésion dépend aussi d’un calcul entre le montant de la cotisation annuelle et le rendement attendu, son impact sur la pension. Tout dépend de la situation personnelle, et notamment de l’âge, pour évaluer l’intérêt d’une adhésion. Qu’est ce que cela rapportera en supplément de retraite, combien cela coûtera sur dix ou quinze ans ? Que rapporterait cet argent s’il était placé autrement ? Il peut être utile de consulter des cabinets spécialisés qui ont des grilles de calcul et peuvent faire des simulations, et proposer d’autres placements.
Pour le député des Français du Benelux, Pieyre-Alexandre Anglade (LREM), le classement par les autorités belges de Paris en zone rouge est un « non sens absolu » .
« La décision unilatérale des autorités belges de classer Paris en « zone rouge » est un non-sens absolu. Seule la coordination permettra d’être efficace. Il devient urgent d’élaborer des critères européens communs pour évaluer la situation liée au Covid 19 » P.A Anglade, député des Français du Benelux
En effet, plusieurs régions/départements de France ont été rajoutés par le gouvernement belge de transition (bientôt 2 ans) aux destinations pour lesquelles une quarantaine est exigée. Ainsi les départements de Paris, Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne, de la Sarthe, de l’Hérault et des Alpes-Maritimes, en plus des Bouches-du-Rhône, de la Guyane française et de Mayotte, passent en « code rouge ». Ces destinations de voyage sont désormais classées pour les belges et les 250 000 Français de Belgique comme non autorisées, et, au retour, le dépistage ou la quarantaine sont obligatoires.
La Belgique n’est pas la seule à déconseiller les voyages vers certaines régions françaises.
Le ministère des Affaires étrangères en Allemagne avait déjà annoncé que l’Île-de-France (Paris, Seine-et-Marne, Yvelines, Essonne, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne et Val-d’Oise) et la Provence-Alpes-Côte-d’Azur passaient en « zones à risque » dès la semaine dernière. Tandis que le Royaume-Uni impose déjà une quarantaine de quatorze jours aux voyageurs en provenance de France depuis le samedi 15 aout. Ces mesures ont eu de nombreuses conséquences directes pour nos concitoyens expatriés comme pour Eléonore Blondey, jeune étudiante française, interviewée par nos confrères du French Morning London, qui a perdu son emploi. Ses employeurs ne pouvaient pas attendre 15 jours.
Des critères européens ?
Pour le député des français du Benelux, Pieyre-Alexandre Anglade (LREM), la mise en quarantaine de nos compatriotes à leur retour de Paris par les autorités belges est donc « non sens absolu ». Il demande l’établissement, sur Twitter, de critères européens pour uniformiser les dispositifs de mise en quarantaine au sein de l’Union européenne.
La décision unilatérale des autorités belges de classer Paris en «zone rouge» est un non-sens absolu. Seule la coordination permettra d’être efficace.
Il devient urgent d’élaborer des critères européens communs pour évaluer la situation liée au #Covid_19. https://t.co/E8vCnJAc7l
LeCentre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC)publie une carte épidémiologique classant les pays selon des couleurs et leurs niveaux de risque. Il se base sur le nombre de cas pour 100.000 habitants afin d’établir ce classement. Cependant les experts rappellent que, dans cette épidémie de Covid, il ne faut pas se limiter à suivre un seul indicateur. C’est l’utilisation d’indicateurs multiples et complémentaires qui a permis de détecter très tôt une reprise de la transmission cet été. En sus, l’Union européenne n’étant pas compétente sur les situations d’urgence et disposant que de peu de moyens contraignants sur la santé publique, cette carte n’est qu’un avis consultatif.
Carte européenne 27 aout
Un problèmes de compétences ?
Comme nous l’avons constaté chaque pays européen gère, donc, la crise épidémique de manière différente. Ce qui peut s’expliquer pour adapter les réponses sanitaires au développement localisé de l’épidémie. Mais ce « chacun pour soi » a aussi été observé sur le plan thérapeutique ou dans la gestion des matériels médicaux. Or, si l’on veut gérer au mieux les prochaines crises sanitaires, l’Europe se doit d’ajouter la santé dans le domaine des compétences partagées au sein de l’Union.
Rapidement, dans plusieurs pays membres, ont ainsi fleuri les attaques contre l’Union européenne, accusée d’être incapable de protéger les populations et de coordonner une réponse cohérente face à la pandémie. Plus localement, les pays membres, affolés par la situation, ont souvent fait preuve, entre eux, d’un réel manque de solidarité. Les européens ont collectivement abandonné les Italiens. Les Tchèques ont « subtilisé » sur les tarmacs des centaines de milliers de masques sans rendre de comptes. La « réussite » de l’Allemagne suscite du respect mais attise également des formes de suspicion. Certains pays européens s’émeuvent de la constitution d’ un immense pont aérien entre la France et la Chine, etc…
Et, dans cette frénésie de l’urgence, des drames comme celui de la Belgique passent presque inaperçus (près de 10 000 décès pour 11 millions d’habitants). Pourtant, ce pays est au coeur de l’épidémie, avec l’un des taux de mortalité les plus élevés par habitant. Et la France n’a toujours pas classé rouge la région bruxelloise alors qu’elle l’est sur la carte européenne et dans de nombreux pays comme l’Allemagne, les Pays-bas, etc.
Une réaction économique mais un tabou sur la santé
les institutions européennes ont tout de même su prendre des dispositions, notamment économiques, importantes, parfois même sans précédent, pour soutenir les pays membres. Ceci a notamment permis d’empêcher une pénurie d’approvisionnement des biens élémentaires, en particulier alimentaires. D’un point de vue économique, logistique… l’Union européenne a donc fait ce qu’elle pouvait et devait faire. En revanche, elle a été – et est encore – incapable de répondre efficacement aux enjeux et besoins de santé. Tout simplement, parce qu’elle n’en a pas les compétences : la compétence santé lui a toujours été refusée, par des votes de défiance . Pire encore, toute tentative de conférer à la Commission européenne des attributions en santé, aurait produit, il y a encore quelques mois, une vague de critiques populistes, de fake news et de théories complotistes.
Le besoin de constituer des stocks, l’importance de mieux gérer les capacités industrielles (masques, vaccins, tests, etc.) et le coût des mesures de surveillance comme celles de prévention, devront, vont, entrainer une refonte de la politique européenne et ainsi accompagner le mouvement fédéraliste initié par le plan européen de relance.
Le Premier ministre a fait le point sur l’évolution de la situation sanitaire en France.
Jean Castex a renoué avec l’exercice initié par son prédécesseur Édouard Philippe. Pendant deux heures environ, le Premier ministre a tenu une conférence de presse, aux côtés d’OIivier Véran et Jean-Michel Blanquer, au cours de laquelle il a fait le point sur l’évolution de la situation sanitaire en France. Le ministre de la Santé prendra le relais par la suite, avec des points hebdomadaires, a-t-il annoncé.
Progression du virus, nouvelles obligations autour du port du masque, politique de dépistage… Voici les principales annonces de l’exécutif lors de cette conférence de presse.
« Le virus progresse »: 21 départements en zone rouge
Carte des départements en zone rouge au 27 aout 2020
Ils n’étaient jusqu’à présent que deux, Paris et les Bouches-du-Rhône. Face à l’augmentation du nombre de contamination, Jean Castex a annoncé que 19 départements supplémentaires étaient désormais classés en « zone de circulation active du virus ». Il s’agit des autres départements franciliens, du Rhône, de la Gironde, de la Haute-Garonne et d’une large partie de la Côte-d’Azur.
Le gouvernement constate une « recrudescence incontestable de l’épidémie » qui « progresse sur tout le territoire », avec « 39 cas positifs pour 100.000, quatre fois plus qu’il y a un mois, a dit Jean Castex. « L’épidémie regagne du terrain, et c’est maintenant qu’il faut intervenir », a-t-il insisté. »Le nombre d’hospitalisations commence doucement mais sûrement à remonter. »
Un appel à « éviter autant que possible les fêtes familiales »
Face à la résurgence du virus, « notre objectif, c’est de tout faire pour éviter un reconfinement surtout généralisé », comme au printemps, a affirmé Jean Castex pour qui ce but est « à notre portée collective ». Pour y parvenir, le Premier ministre a demandé à la population française « d’éviter autant que possible les fêtes familiales, et de respecter les gestes barrières même lorsqu’on est en famille chez nous ».
Un peu plus tôt dans son discours, il s’était déjà adressé aux familles, leur demandant d’éviter que « papi ou mamie aillent chercher les enfants à l’école, quitte à renforcer le périscolaire ».
Le port du masque obligatoire dans l’enseignement supérieur, bientôt dans tout Paris
Jusqu’à présent, le port du masque n’est obligatoire que dans certains quartiers de la capitale. Mais cela va changer: Jean Castex n’a pas répondu fermement à ce sujet, mais a estimé qu’il était « urgent d’agir en matière de port du masque » à Paris. « Le préfet, après concertation avec la maire, va étendre le port du masque à l’ensemble de la capitale », a-t-il précisé par la suite. « La question se pose concernant la petite couronne. »
Désormais obligatoire pour tous les adultes à l’école, et à partir de 11 ans pour les élèves, ce qui correspond à l’entrée au collège, le port du masque sera également imposé à le rentrée dans l’enseignement supérieur.
« La règle est simple: le port du masque est désormais obligatoire dans tous les espaces fermés où se situent plusieurs personnes », a résumé Jean Castex.
700 verbalisations par jour pour non-respect du port du masque
L’exécutif n’avait pour l’heure pas vraiment communiqué sur le respect de l’obligation de porter le masque dans certains lieux. Le nombre de verbalisations pour infraction à ces règles atteint « un flux de 700 par jour », a annoncé Jean Castex.
Dans les établissements recevant du public, les autorités ont procédé depuis le 17 août à 30.000 contrôles, qui ont donné lieu à 1900 mesures de police et 53 fermetures, a ajouté le Premier ministre.
Un objectif d’1 million de tests par semaine en France
Le gouvernement veut « monter à court terme à un million de tests par semaine » pour juguler l’épidémie de Covid-19 en France, contre plus de 800.000 actuellement, a indiqué Olivier Véran.
Le but est de « rendre disponibles les tests pour tous ceux qui le nécessitent et tous ceux qui le souhaitent », a-t-il déclaré, alors que les délais d’attente sont souvent longs, malgré une capacité nettement augmentée ces derniers mois.
Le ministre de la Santé a également par la suite fait le point sur la recherche en matière de dépistage et évoqué les espoirs portés vis-à-vis des tests salivaires ou oro-pharyngés, qui pourraient accélerer la détection de nouveaux cas et se réveler moins invasifs que les actuels prélèvements naso-pharyngés, réalisés à l’arrière du nez.
« Nous avancerons avec pédagogie »: il est « prématuré » de dire si l’éventuel vaccin sera obligatoire
Quant à un éventuel vaccin, il faudra encore patienter. Des précommandes ont été passées auprès de certains laboratoires « qui sont les plus près du but ». « Certains disent qu’ils pourraient y arriver d’ici la fin de l’automne », a-t-il ajouté. Des pistes sérieuses existent pour le début de l’année 2021.
Sera-t-il obligatoire? Olivier Véran a jugé la question « prématurée », d’autant qu’il faudra suivre les évaluations et les recommandations des différentes instances sanitares sur le sujet. « Nous avancerons avec pédagogie vers les Français » le moment venu, a assuré le ministre, espérant que de nombreux citoyens auront « naturellement et spontanément » envie de se protéger.
« Nous avons anticipé »: 12.000 lits de réanimation disponibles pour une seconde vague
Que se passera-t-il si une deuxième vague se fait réellement sentir? La France sera-t-elle capable de faire face et d’éviter une nouvelle crise dans les hôpitaux, comme lors du pic de l’épidémie, en mars-avril? « Nous avons anticipé », a assuré Olivier Véran.
« Si la situation le nécessite, ce sont 12.000 lits de réanimation qui pourraient être disponibles dans notre pays, pour accueillir deux fois plus de patients que lors de la première vague de l’épidémie », a-t-il annoncé. Le ministre a également assuré avoir des médicaments suffisants pour 29.000 malades et un stock conséquent de masques.
Rencontre avec Sophie Grünfelder, française des Pays-Bas depuis 2016, mère de deux enfants scolarisés au Lycée français, elle a crée et préside l’association AGIR-FE.
En parallèle, Sophie Grünfelder est aussi candidate pour les élections dans la circonscription consulaire d’Amsterdam. Comme n°2 de la liste « AGISSONS – Un nouvel élan pour les Français des Pays-Bas » menée par François Boubal, secrétaire général de l’UFE et cadre d’une organisation internationale, se présentant avec la bénédiction du parti Les Républicains, elle répond aux questions du site lesfrancais.press. Elle partage, ainsi, son analyse sur la situation des Français aux Pays-Bas et nous dévoile les actions du mouvement entre actions associatives et politiques.
Retrouvez ci-dessous le podcast audio de notre échange avec Sophie Grünfelder:
Lesfrancais.press: la France aux Pays-Bas est plus diverse que l’on ne le croit, quelle est votre vision de la communauté?
Sophie Grünfelder : La communauté des Français des Pays-Bas est extrêmement diverse, de par son emplacement géographique, son lien avec la France et le pays d’accueil et enfin par ses catégories socio-professionnelles.
La majorité Français habitent dans la « Randstad». Il regroupe les 4 plus grosses villes des Pays-Bas, Amsterdam, La Haye, Rotterdam et Utrecht. Cette région abrite de nombreuses organisations internationales, des écoles internationales ainsi que des entreprises multinationales dans lesquelles beaucoup de nos compatriotes travaillent. Cependant, la population française est également présente sur le reste du territoire. Notamment dans les régions du Brabant et Limburg, dans le sud, qui comptent de gros pôles industriels et des universités réputées.
« Un certain nombre de nos compatriotes décident de rester aux Pays-Bas pour leur retraite, et il est important de ne pas les oublier«
Sophie Grünfelder
La dualité de la communauté
Indépendamment de sa position géographique, la communauté française se répartit entre personnes très intégrés à la société néerlandaise, souvent installées dans la durée, et des Français récemment arrivés ou de passage, qui ont plus de mal à comprendre les spécificités de la culture néerlandaise, et ont tendance à rester très proches de la France. Il faut savoir qu’un certain nombre de nos compatriotes décident de rester aux Pays-Bas pour leur retraite, et il est important de ne pas les oublier.
Enfin, il est important de comprendre que, même si de nombreux français sont des expatriés au sens premier du terme, une majorité d’entre eux ont des contrats locaux. Ils ne vivent pas forcément dans les conditions idylliques que l’on a tendance à dépeindre lorsque l’on parle des Français installés à l’étranger.
Comme vous le voyez, il est impossible de représenter de façon simple la communauté française aux Pays-Bas. Cependant, je dirais que, de façon générale, nous restons très attachés à la France tout en appréciant les spécificités de la culture et du sens de l’organisation néerlandaise.
Lesfrancais.press: Quelles sont les problématiques de cette communauté?
Sophie Grünfelder : Aux vues de la diversité de notre communauté, il est difficile de dégager des problématiques communes à toutes et tous. Je pense cependant que le système de santé, le lien social entre français ainsi que l’éducation sont des enjeux pour beaucoup d’entre nous.
« La médecine est beaucoup moins orientée sur la médicamentation, chacun doit être responsable par rapport à son comportement vis-à-vis de la santé.«
Un des nombreux hôpitaux d’Amsterdam
Le système médical aux Pays-Bas est géré de façon très différente de ce que nous connaissons en France. C’est déroutant pour nombre de nos compatriotes. La médecine est beaucoup moins orientée sur la médicamentation, et il est demandé à chacun d’être responsable par rapport à son comportement vis-à-vis de la santé. Par exemple, il n’y a pas de certificat médical pour les arrêts de travail. Chacun d’entre nous prévient simplement son employeur lorsqu’il ne se sent pas en état de travailler. Le système est basé sur la confiance.
Un système de filtrage pour les urgences
Pour les urgences, il y a un système de filtrage très important qui peut être très déstabilisant pour les Français. Enfin, il faut mentionner que ce système basé sur la responsabilisation individuelle peut donner l’impression à certains de nos compatriotes qu’ils ne sont pas aidés et se retrouvent parfois seuls, dans des situations d’incompréhension, de questionnement, voire de détresse.
Il est donc important que la connaissance mutuelle se fasse (c’est à dire que le patient français connaisse et comprenne le système de santé néerlandais et que le médecin néerlandais connaisse et comprenne, pour ce patient comme pour les autres, le besoins de son patient, avec en tête cette particularité d’altérité culturelle).
AGIR-FE pour la promotion de la santé et de la prévention
Chacun doit avoir la connaissance nécessaire qui lui permettra d’exercer son droit à choisir librement ce qu’il souhaite pour sa santé. Notre objectif à AGIR-FE est donc bien de promouvoir la santé, la prévention et le soin des expatriés, pendant toute la durée de leur séjour aux Pays-Bas. Nous menons donc des actions visant une meilleure connaissance des systèmes de santé et des différentes voies, quelles qu’elles soient, pour accéder au soin dont ils ont besoin. Notre priorité est bien la santé des français de l’étranger et francophones et non la promotion d’un système ou d’un autre.
Les Français des Pays-Bas à la recherche de liens sociaux
Le lien social entre Français mais aussi avec la France est quelque chose de recherché par la communauté. Cela n’exclue pas, au contraire, une appétence pour le lien avec les néerlandais, mais aussi avec la communauté internationale.
Nous avons la chance d’avoir aux Pays-Bas une communauté française et francophone qui aime à profiter pleinement des atouts de son pays d’accueil, et le valorise avec discernement.
Le lycée français de la Haye
Au sein d’AGIR-FE, nous avons bien entendu cette demande de lien social entre francophones et c’est pour cela que nous avons développé le premier annuaire des services francophones aux Pays-Bas. Il connaît un grand succès, puisque plus de 150 entreprises et associations se sont déjà inscrites pour être présentes sur nos pages.
L’éducation, un enjeu majeur
Enfin, comme dans beaucoup d’autres pays, la question de l’éducation et de l’enseignement reste primordiale au sein des familles françaises et francophones. Certains ont la chance d’avoir accès à l’enseignement dispensé par le lycée français, qui est de grande qualité et offre aux élèves des perspectives dont la richesse n’a d’égale que la diversité. Cependant, de très nombreux compatriotes ne peuvent pas, pour des raisons pratiques ou financières, accéder à cet enseignement. En dehors de l’acteur historique qu’est l’alliance française et qui offre un service remarquable (Dominique FONTAINE qui est la trésorière d’AGIR-FE a dirigé l’Alliance Française de La Haye pendant 10 ans), je trouve très positives les initiatives de certaines associations, comme les Franco-Filous à Eindhoven ou Objectif Français sur le reste du territoire. Elles aident nos enfants scolarisés dans l’enseignement néerlandais, à garder le contact avec la langue française.
Un soutien au réseau associatif
Visuel promotion de l’Annuaire
AGIR-FE soutient d’ailleurs activement Objectif Français pour que les 90 familles qui en ont bénéficié l’an passé puissent voir perdurer ce service. Sans notre concours, et l’implication de nos deux membres du bureau AGIR-FE, Delphine DOLLE-BERGER et Florence DALET ces familles auraient été sans solution. La promotion de la francophonie ne peut se faire sur un terrain unique, tant les profils et et les attentes sont diverses, c’est un projet sans frontières dont l’ampleur dépasse et doit dépasser les enjeux individuels et politiques.
Lesfrancais.press: Parlons des élections consulaires pour lesquelles vous serez candidate. Quelles seront les priorités de votre liste?
Sophie Grünfelder: l’éducation et la fiscalité font partie des sujets principaux pour les Français des Pays-Bas.
L’éducation. C’est un sujet primordial. Nous oeuvrons déjà à ce sujet via notre association, je souhaite continuer à porter ces combats, notamment la promotion sans réserve de la francophonie.
La promotion de la Francophonie, un enjeu majeur pour Mme Grünfelder
Deuxièmement, nous souhaitons créer un maillage pour tous les enfants francophones qui rencontrent des difficultés passagères ou persistantes liées à la scolarité. Les parents comme les enfants peuvent être parfois démunis et se sentir seuls. J’ai dirigé pendant 10 ans des structures scolaires classiques ou en faveur des enfants en situation de handicap. Je peux vous assurer qu’il existe en France des réponses multiples pour créer un projet de vie sur mesure, aider les enfants et les parents.
Faire se rencontrer les familles et les partenaires
Notre projet à AGIR-FE est donc de faire se rencontrer les besoins des familles et les offres des partenaires, et s’ils n’existent pas de trouver des solutions pour la mise en relation entre les parents/enfants et les professionnels.
Les associations de parents jouent elles aussi un rôle essentiel, il nous semble important qu’elles ne soient pas seules face à la question. C’est là aussi, c’est le sens du collectif qui prime.
Les étudiants français à l’étranger oubliés
Enfin, il est un public, dans le monde de l’éducation, qui a été complètement oublié jusqu’à présent et que nous sommes seuls à prendre en compte à AGIR-FE : les étudiants français de l’étranger.
L’université de Maastricht accueille de nombreux étudiants étrangers
À ce jour aucun accueil étudiant n’existe pour cette population qui se distingue positivement par sa curiosité et son ouverture : AGIR-FE est le seul acteur aux Pays-Bas à proposer cet accueil des étudiants.
Nous proposons donc un service spécifique à ce public jeune et dynamique, incluant des informations sur le pays d’accueil, les premières démarches nécessaires…
La fiscalité, sujet majeur
‘il existe une convention et même plusieurs, mais pas concernant la fiscalité des successions »
De façon générale, les problèmes fiscaux des Français aux Pays-Bas sont assez similaires à ceux des autres Français expatriés. Cependant on peut noter qu’il existe une convention et même plusieurs, mais pas concernant la fiscalité des successions. Les questions se posent aussi concernant les revenus: il s’agit souvent de savoir où et comment déclarer ses revenus en cas de revenus dans plusieurs pays.
Des informations difficilement accessibles
Malheureusement, il est difficile de trouver la bonne information tant la variation des situations individuelles est propre à infléchir dans un sens ou dans l’autre la réponse apportée. Le plus judicieux est de se tourner vers les professionnels bien entendu. Mais y accéder est aussi un parcours.
Par ailleurs les récents changements concernant le 30% ruling pour les nouveaux arrivants et les expats déjà installés, ont placé certaines familles dans la difficulté. Il n’y a pas de réponse que l’on peut apporter à cela, c’est une décision qui ne nous appartient pas et à laquelle il faut faire face.
Lesfrancais.press: enfin qu’avez-vous estimé de la façon dont les autorités françaises et les élus ont géré la pandémie?
Le consulat de France à Amsterdam
Sophie Grünfelder: Le Consulat a mis à disposition un numéro de téléphone dédié. Le site mets très régulièrement à jour les informations. Il y a eu un énorme travail d’information.
Mobilisation des élus mais aussi aussi du réseau associatif
Concernant les élus, certains ont été présents et ont montré une volonté de relayer l’information des officiels ce qui a été apprécié je pense. Mais d’autres – la majorité – ont hélas brillé par leur absence. Tout n’est pas possible, et l’on comprend aisément qu’il n’est pas facile d’agir pendant la crise surtout lorsqu’on est peu nombreux.
Étant moi-même engagée sur la liste de François BOUBAL en seconde position, j’ai observé attentivement ce qu’il se passait, comment les élus et les citoyens agissaient, et s’organisaient.
Je vois bien que dans toutes les associations et groupes auxquels j’appartiens on retrouve souvent les mêmes personnes qui s’engagent j’imagine qu’il vient un temps où il est naturel pour certains de répondre présent de façon plus officielle.
Agir pour la qualité de vie des Français au Pays-Bas
C’est un tout, : je suis à la fois engagée sur une liste apolitique aux élections consulaires, maman d’élève active, professionnelle à temps plein et membre de plusieurs réseaux pro, adhérente à plusieurs associations d’accueil, bénévole pour des actions eco-responsable, et bien sur présidente d’AGIR-FE…
Mon projet reste un et indivisible : agir pour la qualité de vie globale autour de moi. J’en ai d’ailleurs fait le fil rouge de mon métier depuis 20 ans, il n’y a pas de hasard ! Des associations ont pris leur part d’initiative sur le terrain et c’est d’ailleurs exactement ce que nous avons fait, nous aussi, à AGIR-FE : nous avons accéléré la sortie de l’annuaire.
Des mesures face à la crise sanitaire
Face à la crise sanitaire, beaucoup de choses s’imposent à nous, sans que nous n’ayons prise sur elles. Pour autant il y a certains éléments que l’on peut un peu plus aisément choisir, comme par exemple mettre en place un outil pour soutenir les professionnels et faciliter la vie de mes compatriotes. Je voudrais en effet mettre en exergue le fait que le contexte sanitaire a ajouté deux paramètres nouveaux au projet initial d’annuaire, le rendant urgent en plus d’être nécessaire et nous mobilisant donc vers sa concrétisation rapide.
D’une part les entreprisesont été fragilisées: elles ont besoin de recevoir un vaste soutien économique, notamment en re-trouvant une clientèle fidèle et pérenne.
La population a exprimé sa solidarité
D’autre part, on sent bien que la population a besoin d’exprimer sa solidarité : nous l’avons vu à travers les multiples initiatives de soutien depuis des mois. Puisqu’on ne peut être proches physiquement, on veut se rapprocher moralement. La solidarité des français de l’étranger ne fait pas exception à cet élan du coeur. Ainsi, en plus d’être utile au quotidien, l’annuaire AGIR-FE va aussi permettre d’aller vers ces entrepreneurs français et francophones. Grâce au travail remarquable de Sophie Loiselet, membre du bureau AGIR-FE et elle-même entrepreneuse et créatrice de l’atelier So Bird & Co, de nombreuses entreprises on ainsi pu avoir connaissance de notre projet et figurer dans l’annuaire AGIR-FE.
Pour le député des Français du Benelux, Pieyre-Alexandre Anglade (LREM), le classement par les autorités belges de Paris en zone rouge est un « non sens absolu » .
« La décision unilatérale des autorités belges de classer Paris en « zone rouge » est un non-sens absolu. Seule la coordination permettra d’être efficace. Il devient urgent d’élaborer des critères européens communs pour évaluer la situation liée au Covid 19 » P.A Anglade, député des Français du Benelux
En effet, plusieurs régions/départements de France ont été rajoutés par le gouvernement belge de transition (bientôt 2 ans) aux destinations pour lesquelles une quarantaine est exigée. Ainsi les départements de Paris, Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne, de la Sarthe, de l’Hérault et des Alpes-Maritimes, en plus des Bouches-du-Rhône, de la Guyane française et de Mayotte, passent en « code rouge ». Ces destinations de voyage sont désormais classées pour les belges et les 250 000 Français de Belgique comme non autorisées, et, au retour, le dépistage ou la quarantaine sont obligatoires.
La Belgique n’est pas la seule à déconseiller les voyages vers certaines régions françaises.
Le ministère des Affaires étrangères en Allemagne avait déjà annoncé que l’Île-de-France (Paris, Seine-et-Marne, Yvelines, Essonne, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne et Val-d’Oise) et la Provence-Alpes-Côte-d’Azur passaient en « zones à risque » dès la semaine dernière. Tandis que le Royaume-Uni impose déjà une quarantaine de quatorze jours aux voyageurs en provenance de France depuis le samedi 15 aout. Ces mesures ont eu de nombreuses conséquences directes pour nos concitoyens expatriés comme pour Eléonore Blondey, jeune étudiante française, interviewée par nos confrères du French Morning London, qui a perdu son emploi. Ses employeurs ne pouvaient pas attendre 15 jours.
Des critères européens ?
Pour le député des français du Benelux, Pieyre-Alexandre Anglade (LREM), la mise en quarantaine de nos compatriotes à leur retour de Paris par les autorités belges est donc « non sens absolu ». Il demande l’établissement, sur Twitter, de critères européens pour uniformiser les dispositifs de mise en quarantaine au sein de l’Union européenne.
La décision unilatérale des autorités belges de classer Paris en «zone rouge» est un non-sens absolu. Seule la coordination permettra d’être efficace.
Il devient urgent d’élaborer des critères européens communs pour évaluer la situation liée au #Covid_19. https://t.co/E8vCnJAc7l
LeCentre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC)publie une carte épidémiologique classant les pays selon des couleurs et leurs niveaux de risque. Il se base sur le nombre de cas pour 100.000 habitants afin d’établir ce classement. Cependant les experts rappellent que, dans cette épidémie de Covid, il ne faut pas se limiter à suivre un seul indicateur. C’est l’utilisation d’indicateurs multiples et complémentaires qui a permis de détecter très tôt une reprise de la transmission cet été. En sus, l’Union européenne n’étant pas compétente sur les situations d’urgence et disposant que de peu de moyens contraignants sur la santé publique, cette carte n’est qu’un avis consultatif.
Carte européenne 27 aout
Un problèmes de compétences ?
Comme nous l’avons constaté chaque pays européen gère, donc, la crise épidémique de manière différente. Ce qui peut s’expliquer pour adapter les réponses sanitaires au développement localisé de l’épidémie. Mais ce « chacun pour soi » a aussi été observé sur le plan thérapeutique ou dans la gestion des matériels médicaux. Or, si l’on veut gérer au mieux les prochaines crises sanitaires, l’Europe se doit d’ajouter la santé dans le domaine des compétences partagées au sein de l’Union.
Rapidement, dans plusieurs pays membres, ont ainsi fleuri les attaques contre l’Union européenne, accusée d’être incapable de protéger les populations et de coordonner une réponse cohérente face à la pandémie. Plus localement, les pays membres, affolés par la situation, ont souvent fait preuve, entre eux, d’un réel manque de solidarité. Les européens ont collectivement abandonné les Italiens. Les Tchèques ont « subtilisé » sur les tarmacs des centaines de milliers de masques sans rendre de comptes. La « réussite » de l’Allemagne suscite du respect mais attise également des formes de suspicion. Certains pays européens s’émeuvent de la constitution d’ un immense pont aérien entre la France et la Chine, etc…
Et, dans cette frénésie de l’urgence, des drames comme celui de la Belgique passent presque inaperçus (près de 10 000 décès pour 11 millions d’habitants). Pourtant, ce pays est au coeur de l’épidémie, avec l’un des taux de mortalité les plus élevés par habitant. Et la France n’a toujours pas classé rouge la région bruxelloise alors qu’elle l’est sur la carte européenne et dans de nombreux pays comme l’Allemagne, les Pays-bas, etc.
Une réaction économique mais un tabou sur la santé
les institutions européennes ont tout de même su prendre des dispositions, notamment économiques, importantes, parfois même sans précédent, pour soutenir les pays membres. Ceci a notamment permis d’empêcher une pénurie d’approvisionnement des biens élémentaires, en particulier alimentaires. D’un point de vue économique, logistique… l’Union européenne a donc fait ce qu’elle pouvait et devait faire. En revanche, elle a été – et est encore – incapable de répondre efficacement aux enjeux et besoins de santé. Tout simplement, parce qu’elle n’en a pas les compétences : la compétence santé lui a toujours été refusée, par des votes de défiance . Pire encore, toute tentative de conférer à la Commission européenne des attributions en santé, aurait produit, il y a encore quelques mois, une vague de critiques populistes, de fake news et de théories complotistes.
Le besoin de constituer des stocks, l’importance de mieux gérer les capacités industrielles (masques, vaccins, tests, etc.) et le coût des mesures de surveillance comme celles de prévention, devront, vont, entrainer une refonte de la politique européenne et ainsi accompagner le mouvement fédéraliste initié par le plan européen de relance.
Le commissaire européen au Commerce, l’Irlandais Phil Hogan, a démissionné mercredi 26 aout, au soir, emporté par le scandale provoqué par sa participation à un dîner de gala en Irlande en dépit des restrictions sanitaires anti-coronavirus.
La pression s’intensifiait depuis plusieurs jours sur ce poids lourd de la politique irlandaise, dont les excuses répétées et les proclamations de bonne foi n’ont pas réussi à apaiser l’indignation dans son pays.
« J’ai présenté ce soir ma démission comme commissaire européen au Commerce à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen », a indiqué M. Hogan, 60 ans, dans un communiqué.
« Il devenait de plus en plus clair que la controverse concernant ma visite récente en Irlande commençait à détourner l’attention de mon travail comme commissaire européen et discréditerait mon travail dans les mois clés à venir », marqués notamment par les difficiles négociations sur un accord post-Brexit avec le Royaume-Uni, a-t-il ajouté.
Il a renouvelé ses excuses, se défendant cependant une nouvelle fois d’avoir violé les règles sanitaires. « Il est important de dire que je n’ai pas enfreint la loi. Comme représentant public, j’aurais dû être plus rigoureux dans mon respect des consignes Covid », a-t-il insisté.
Ursula von der Leyen a accepté sa démission. « Je respecte sa décision », a-t-elle réagi, se disant « reconnaissante pour son travail inlassable » comme commissaire au Commerce, un des postes les plus en vue de l’Union européenne, que Phil Hogan avait décroché en 2019 après avoir été chargé de l’Agriculture.
Le Premier ministre irlandais Micheal Martin et ses partenaires de coalition ont également pris acte de la démission, estimant que c’était « la mesure correcte à prendre ». Ils avaient précédemment dénoncé des « manquements » aux règles sanitaires, sur lesquels la police a ouvert une enquête.
Téléphone au volant
Sous la pression de la présidente de la Commission européenne, Phil Hogan avait décrit mardi, dans un communiqué de quatre pages, ses faits et geste durant son séjour en Irlande du 31 juillet au 21 août.
Fort d’un test négatif au Covid-19, il s’était défendu d’avoir enfreint la quarantaine de deux semaines à laquelle il était soumis après son arrivée dans le pays.
Il reconnaissait toutefois qu’il « n’aurait pas dû assister à ce dîner », organisé pour les 50 ans du club de golf du Parlement irlandais avec plus de 80 invités, qui a conduit plusieurs personnes à la démission, dont le ministre irlandais de l’Agriculture Dara Calleary.
Ce dîner avait eu lieu peu après une décision des autorités de durcir les restrictions sur les rassemblements, interdisant les réunions de plus de six personnes en intérieur, en raison d’une recrudescence de l’épidémie qui a tué près de 1.800 personnes en Irlande.
Phil Hogan a été également surpris en train de téléphoner au volant par un policier irlandais, deux jours avant ce dîner, ce qu’il a dit regretter.
Mauvais timing
Phil Hogan détenait l’un des postes clés de la Commission européenne. Son départ tombe au plus mauvais moment, alors que les relations commerciales de l’UE avec les Etats-Unis, mais aussi avec la Chine sont particulièrement tendues.
La démission, relativement rare, d’un commissaire est toujours une affaire délicate car elle affecte l’ensemble de l’équilibre géographique et politique sur lequel repose la Commission.
Chaque pays de l’UE dispose d’un poste de commissaire. Et l’équipe de 26 personnes présidée par la conservatrice von der Leyen est le fruit d’un savant dosage entre les principales familles politiques de l’UE, en fonction de leurs résultats aux élections européennes de mai 2019.
Un ancien haut fonctionnaire de la Commission, l’Irlandais David O’Sullivan, 67 ans, pourrait être proposé par Dublin pour remplacer Phil Hogan, selon une source européenne citée mercredi par Politico.
Mais rien ne dit que l’Irlande parviendra à garder le prestigieux poste de commissaire au Commerce qu’un autre pays pourrait convoiter en cas de remaniement de l’équipe.
Dans l’histoire européenne, la démission de la Française Edith Cresson, du poste de commissaire à la Science, Recherche, Education et Formation, accusée de « favoritisme », fut la plus retentissante. Son départ provoqua la démission de l’ensemble de la Commission dirigée par le Luxembourgeois Jacques Santer, du jamais vu.
Que vont devenir les retraites des Français au Royaume-Uni après le Brexit ?
A l’heure actuelle, le Royaume-Uni et la France sont liées par les accords de réciprocité en vigueur dans l’union européenne en matière de retraite. Dans quelques mois, la sortie du Royaume-Uni sera actée.
D’ici là, un nouvel accord devrait être négocié. A ceci près qu’aucun accord, ni général, ni particulier sur les retraites n’est pour l’instant en discussion. Et que le Négociateur en chef européen, Michel Barnier, se montre de plus en plus pessimiste.
Ceux qui travaillent au Royaume–Uni cotisent pour leur retraite dans le cadre du système britannique. S’ils prennent leur retraite en France, l’accord européen permet d’intégrer les trimestres et cotisations payées au Royaume-Uni pour calculer le montant de la pension en France. A partir du 31 décembre 2020, cet accord sera caduc.
Reste la possibilité d’un accord direct entre la France et le Royaume-Uni. Mais rien n’est prévu non plus de ce coté là.
Comment seront comptabilisées les années passées de l’autre coté de la Manche à partir du 31 décembre ? Pour ceux qui sont des travailleurs détachés, ils ont continué à cotiser à leur régime de retraite habituel en France, donc rien ne change. Ceux qui sont concernés sont ceux qui cotisent dans le système britannique, le Pension Service. Ils devraient être payés, pour la part qui lui revient, par ce système en absence d’accord. Soit au prorata des durées de cotisations. Mais les trimestres n’entreront aps dans le calcul de pension français, ce qui peut être un handicap pour le calcul à taux plein.
6 mois de répit !
Il est possible que l’accord d’équivalence soit prolongé de six mois, pour permettre au Royaume-Uni de négocier des accords bilatéraux avec la France- et les autres pays concernés-. Cela repousserait la date au 30 juin. D’ici là, la Caisse de retraite des Français de l’étranger se prépare à accueillir de nombreuses demandes, et affine ses propositions. Une cotisation chez elle permet de comptabiliser ses trimestres. Un calcul à faire, selon les situations de chacun. D’ici là, veiller à l’évolution du Brexit, dans ce domaine comme ailleurs.