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  • Rentrée AEFE 2020 en Europe : premier bilan à chaud !

    Rentrée AEFE 2020 en Europe : premier bilan à chaud !

    Septembre 2020 a été synonyme de rentrée inédite pour le réseau AEFE (agence pour l’Enseignement Français à l’Étranger). L’Europe, principal foyer de la Covid-19 pendant le printemps, a en effet repris les cours en présentiel avec de nombreuses interrogations et avec l’ombre inquiétante de la seconde vague qui se profile.  Quelques semaines après un premier article, lesFrançais.press a repris le pouls.

    Le réseau AEFE : rappel et chiffres

    L’AEFE est le plus important réseau scolaire international. Outil d’influence et de rayonnement de la France, c’est un réseau mondial qui accueille également 60% d’élèves étrangers.

    La zone Europe représente 41 pays et compte 126 établissements. Ces établissements sont répartis de la manière suivante : 25 établissement en gestion directe ou EGD, 40 établissements conventionnés et 61 établissements partenaires. En tout, le réseau accueille 75 917 élèves dont 39 001 Français sur le continent. L’Europe représente 21,2% des effectifs du réseau. Le continent rassemble 1 888 personnels détachés par l’AEFE (32%) dont 185 expatriés et 1 700 résidents. Le continent c’est 4 zones de mutualisation.

    La crise sanitaire a touché rudement le réseau partout dans le monde. En Europe, l’enseignement s’était fait en grande partie en distanciel depuis mars avec, sur certaines zones, un retour partiel en présentiel dès mai. Inutile de dire que cette rentrée était vraiment attendue !

    Une rentrée heureuse et positive pour le réseau !

    En Europe, après des mois éprouvants pour les professeurs, élèves et parents, la rentrée a été abordée avec un grand soulagement ! Celle-ci s’est effectuée, parfois déphasée selon les pays, en présentiel au cours de septembre.

    Mehdi Benlahcen, professeur de Sciences économiques et sociales au lycée français de Lisbonne, élu conseiller des Français de l’étranger au Portugal et à l’AFE pour la péninsule ibérique, est le père de deux enfants de 6 et 10 ans. Il nous explique avoir retrouvé avec joie ses élèves et avoir noté chez eux le plaisir de renouer un précieux contact social au-delà de la reprise de l’enseignement en lui-même. 

    lycée Van Gogh d'Amsterdam
    lycée Van Gogh d’Amsterdam

    Marie Cordonnier, maman de trois enfants « AEFE » (en 5e, CM1 et CE1) scolarisés au lycée Van Gogh d’Amsterdam, nous confia :  « La rentrée des classes s’est bien passée même si elle fut différente des années précédentes en raison du contexte sanitaire. » En effet, il n’ y a pas eu de réunion pour les nouvelles familles. Le jour de la rentrée les parents n’ont pas pu rentrer dans l’établissement. Les réunions parents/professeurs ont lieu virtuellement sur « Teams ». Les enfants étaient surtout contents de pouvoir se retrouver à l’école.

    Pour Jérémy Michel, conseiller des Français de l’étranger en Belgique et élu AFE pour le Benelux mais aussi et surtout parent de 2 enfants « AEFE » fut, pour lui, une rentrée heureuse avec une forte volonté commune de revenir en classe et de faire en sorte que tout puisse se passer au mieux. Jérémy trouve les élèves plutôt responsables ; ceux-ci savent en effet que le respect scrupuleux des consignes sanitaires garantit au mieux leurs possibilités de venir en classe chaque jour.

    Alexandre Bezardin

    Selon Alexandre Bezardin, conseiller des Français de l’étranger en Italie la rentrée s’est parfaitement bien passée dans le nord et le sud de l’Italie où l’on n’enregistre pas de réel souci à l’heure actuelle. Pour preuve, il n’a pas été sollicité dernièrement, ce qui témoigne du bon état d’esprit des parents et du corps enseignant.

    Interrogations et protocoles sanitaires

    Cette rentrée sous Covid-19 implique un protocole sanitaire strict avec l’ombre de la seconde vague qui se profile. Cela engendre parfois des questions et des défis complexes. 

    Mehdi Benlahcen indique que le protocole sanitaire appliqué est par exemple moins rigoureux que le protocole portugais où les élèves ne changent pas de classe et sont assis un par table. Ces mesures sont inapplicables au lycée français de Lisbonne par manque de place. 

    Le reste du protocole s’articule autour du masque, du gel et d’un nettoyage des salles deux fois par jour ; au Portugal ce nettoyage est fait toutes les heures. Il souligne par ailleurs la difficulté de faire cours en portant un masque toute la journée.

    Presqu’à l’opposé du Portugal, les consignes appliquées aux Pays-Bas semblent plus strictes au Lycée français à Amsterdam que dans le reste du royaume. Une enclave dans un pays qui mise tout d’abord sur la distanciation sociale et les gestes barrières pour lutter contre le virus. 

    Le port du masque vient tout juste d’être fortement conseillé (mais jamais imposé) dans les espaces autres que les transports en commun et jamais pour les moins de 13 ans. Les écoles locales décident d’elles-mêmes si elles souhaitent le port du masque et, dans la plupart des établissements locaux, le masque est porté hors de la classe et non pendant les cours. Le décalage est donc important… Marie Cordonnier indique ainsi que les collégiens (deux classes seulement sur le site) doivent porter le masque toute la journée dans un pays ou ni la distanciation sociale, ni le port du masque, ni le test de la Covid-19 ne sont préconisés pour les moins de 13 ans. Selon elle, les questionnements portent sur la cohérence : lors des repas les élèves enlèvent les masques, durant le sport aussi, mais en revanche pas à la recréation, ni lors des cours… 

    Interrogé à ce sujet, le proviseur a réaffirmé sa volonté d’un protocole exigeant quitte à aller plus loin que le protocole national afin de protéger au mieux l’établissement, les élèves et les personnels. 

    Jérémy Michel affirme que le triangle indispensable de la prévention est le masque, le gel et la distanciation physique. Il note un réel sérieux et même une conviction forte dans l’application de ces mesures, seuls moyens d’éviter la propagation du virus. Il note avec satisfaction la grande responsabilisation des élèves vis-à-vis d’eux-mêmes mais aussi et surtout vis-à-vis des autres. L’élu souligne l’excellent travail fait par la direction et les enseignants. Il remarque, sur les trois sites que compte la Belgique, un véritable souhait pour que tout se passe au mieux, de façon pragmatique et dans un climat apaisé. Il ajoute que le contact avec les autorités sanitaires du pays pour l’adaptation des mesures est régulier.

    Entrée d’un établissement italien

    En Italie, tous les cours ont lieu en présentiel avec le port du masque obligatoire pour les enfants, sauf pour les maternelles. La distanciation sociale est maintenue dans les classes et la mobilité des élèves au sein des établissements est assurée par la mise en place d’un parcours bien défini pour éviter que les classes se croisent entre elles.

    Communication 

    Les mois de pandémie ont été éprouvants pour les familles et enseignants en Europe. Le besoin de communication fluide et clair était énorme après des mois où les angoisses et incertitudes furent nombreuses.

    Jeremy souligne que la meilleure source d’info est naturellement l’élève qui se trouve quotidiennement au cœur de l’école. Lorsque l’établissement a dû fermer des classes de terminales, la communication directe avec les personnes concernées et la communication par courriel de la direction pour expliquer la situation aux familles ont été privilégiées. Les enseignants communiquent également avec les parents des enfants sur les situations scolaires, individuelles et collectives. La communication deviendra un facteur clé pour éviter les rumeurs.

    Mehdi se réjouit de la communication actuelle : une infolettre hebdomadaire (où la situation sanitaire est centrale) est envoyée aux parents alors qu’une autre est expédiée aux professeurs. Il explique que cette communication est plus difficile, lorsqu’il s’agit de réagir en urgence au premier cas positif, le 24 septembre dernier, et aux 40 mises en quatorzaine qu’il a suscitées.

    En Italie, les proviseurs assurent des échanges réguliers auprès des associations de parents d’élèves mais aussi directement vers les parents. A ce jour, les notes informatives sont appréciées. 

    Aux Pays-Bas, Marie Cordonnier indique que le contexte du tout virtuel (réunions, groupes, etc.) rend simplement un peu plus compliquée la transmission des informations et leur flux. 

    Une situation pédagogique disparate et parfois des lacunes à combler 

    Les élèves ne semblent pas sortis du confinement de manière uniforme et la situation pédagogique est disparate. 

    Mehdi nous informe que les premières évaluations ont révélé des lacunes rédactionnelles importantes. Il préconise un remède transversal avec un travail sur la méthodologie de la rédaction par les enseignants de plusieurs matières. Il ajoute que si un cas positif se déclare, le suivi des élèves absents et mis en quarantaine sera un vrai casse-tête compte tenu de la réforme avec des élèves qui ne sont pas libres en même temps. Il se demande si le basculement vers un tout à distance ne sera pas la solution à privilégier.

    Jérémy Michel et Marie Cordonnier notent avec satisfaction la reprise des plans individuels pour les enfants ayant des besoins spécifiques. Jeremy a posé quelques questions sur le suivi pédagogique durant le confinement à l’Assemblée des Français de l’étranger et en attend les réponses. 

    Marie s’interroge sur le suivi pédagogique en cas d’absence. En effet un nez qui coule, une toux ou autre symptôme obligent les enfants à rester à la maison. Cela risque de faire beaucoup d’absences au cours de l’année ! Dans ces conditions, comment garantir un suivi pédagogique de qualité ? Elle rappelle que les situations particulières sont bien prises en compte. Son fils asthmatique ne sera par exemple pas tenu de rester à la maison s’il tousse beaucoup en raison de son affection (qui revient chaque année). Marie s’estime heureuse. Ses enfants n’ont pas accumulé de retard ou des lacunes. Selon elle, il n’y a pas de décrocheur à l’école, mais elle ne peut pas l’assurer à 100%

    En Italie, la situation pédagogique des enfants a été parfaitement suivie durant le confinement. Dans le cas d’une nouvelle crise pandémique, les parents ont demandé que les cours en ligne soient assurés sur le même principe que le planning actuel en présentiel. En fait durant le distanciel, les horaires des cours en ligne étaient différents de ceux exercés au sein de nos établissements.

    Relation avec les parents : apaiser le climat pour mieux faire face aux petits et grands défis à venir.

    Avant la rentrée, nous avions vu qu’un climat de frustration et de défiance s’était parfois installé sur certaines zones. Le refus de l’AEFE d’accorder des réductions sur les frais du 3e trimestre avait parfois heurté les parents.

    Alexandre Bezardin estime que, si la grogne a disparu, elle est toutefois latente et au moindre problème cela pourrait revenir sur la table. La priorité actuelle est la sécurité sanitaire des enfants. Selon lui, il est évident que si une nouvelle crise pandémique advenait, l’AEFE n’aurait pas d’autre choix que de faire un geste commercial.

    Mehdi Benlahcen rappelle que l’objectif est naturellement un climat apaisé mais que cela est difficile tant les angoisses sont nombreuses et diverses. Sur l’ensemble du réseau le nombre d’élèves ne semble pas encore beaucoup baisser mais l’élu pense que cela est dû aussi aux récentes homologations. Selon lui, l’AEFE ne s’est jamais remise de la baisse des 33 millions d’euros de 2017. Certains établissements ne se redresseront pas alors que ce n’est qu’en 2021 que le choc financier aura lieu. La situation est donc anxiogène pour l’avenir du réseau.

    Jeremy pense quant à lui que cette « grogne » se mesurera à l’aune des résultats des élections des représentants des parents d’élèves. Il affirme que personne n’a envie de revivre ce qui s’est passé, notamment autour de la discussion de la facturation du 3e trimestre, pour autant cet épisode reste dans les mémoires. Il invite à être constructifs et vigilants sur la base de ces expériences.

    Pour Marie Cordonnier, les défis à venir seront la gestion des absences et la continuité pédagogique. 

    Elle rappelle les nombreux questionnements sur la communication et les outils introduits l’année scolaire précédente pour parer au confinement (espace de travail numérique et groupes). 

    L’école à Amsterdam est de taille modeste Marie pense que la nouvelle équipe de l’association de parents d’élèves qui se met en place sera parfaite pour être à l’écoute des parents et travailler en bons termes avec l’école. 

    Alexandre Bezardin souligne que la crise que nous traversons depuis plusieurs mois a montré que le suivi pédagogique des enfants à distance pouvait être assuré. Selon lui cette épreuve pourrait être une idée pour développer la possibilité, en faveur d’enfants français qui vivent dans des villes où il n’y a pas d’écoles françaises, de développer des formations de français pour tous les jeunes enfants qui le souhaiteraient via le réseau AEFE.

    La rentrée 2020 s’est donc globalement bien passée pour le réseau AEFE. Les défis et questions sont divers et nombreux. Alors que l’Europe commence à affronter la seconde vague, la résilience du réseau, de ses enseignants, parents et enfants promet d’être mise à rude épreuve. Lorsqu’on lui demande de citer le plus grand défi de ces prochains mois, Jeremy Michel, toujours avec humour, déclara « Que chacun garde le sourire derrière son masque ».

    Lesfrançais.press ira naturellement vérifier cela prochainement !

  • De 7 à 77 ans, Erasmus + s’adresse à tous

    De 7 à 77 ans, Erasmus + s’adresse à tous

    Erasmus + ne concerne pas que les étudiants mais permet d’insérer sur le marché de l’emploi les profils les plus divers. Une idée qui sera au cœur des prochains Erasmus Days, les 15, 16 et 17 octobre.

    « C’était juste génial, je suis partie dans le cadre d’Erasmus trois mois en Espagne », explique Marieannick. La Française a-t-elle passé trois mois à déguster des cervezas au rythme des bringues étudiantes ? Pas sûr, car ce n’est pas tant pour faire la fête que cette Parisienne, alors âgée de 57 ans, s’est rendue à Séville. « Une amie m’a appris qu’Erasmus permettait aussi aux demandeurs d’emploi de partir à l’étranger. J’en ai parlé à mon conseiller Pôle emploi qui m’a dégotté un stage dans une entreprise de transport routier espagnole. J’ai tout de suite sauté sur l’occasion. Auparavant je ne savais pas du tout que les demandeurs d’emploi pouvaient bénéficier d’Erasmus. »

    Des profils variés

    Voyager en Europe pour y étudier – parfois un peu – et y faire la fête – souvent beaucoup – : les clichés liés à Erasmus ont la vie dure. Il est vrai qu’à sa création en 1987 le programme européen se focalise sur les échanges universitaires. Depuis il s’est étoffé. En 2014, il prend le nom d’« Erasmus + », un dispositif élargi qui bénéficie aux profils les plus divers : étudiants et enseignants universitaires, apprentis, professeurs et enseignants du scolaire, formateurs, demandeurs d’emploi…

    Les prochains Erasmus Days, qui se tiendront du 15 au 17 octobre, rappelleront justement la pluralité des offres que condense Erasmus. Au cours de 2 000 événements organisés à travers le monde, et près de 800 en France, les Erasmus Days 2020 permettront « en présence d’élus locaux, d’eurodéputés, de journalistes, de parents et de jeunes » d’informer sur les « opportunités offertes par l’Europe en matière d’éducation, de formation et solidarité  », peut-on lire sur leur plaquette de présentation. Des opportunités parfois mal connues.

    Un échange sur deux concerne un stage

    Pourtant, ces dernières années le programme européen s’est ouvert à d’autres types d’échanges, souvent plus professionnalisants. Selon les dernières données de l’agence Erasmus + France, les stages en entreprise concernent plus de la moitié des voyages Erasmus + financés depuis la France. C’est ce qu’a fait Marie, jeune couturière en formation, qui est partie par deux fois en stage en Italie avec Erasmus : « J’ai fait un premier stage à Naples, au théâtre San Carlo, où je devais retoucher les costumes de ballets. Puis, en janvier 2019, je suis partie à Venise. Là, nous confectionnions des costumes pour le carnaval », note la jeune étudiante en contrat au Lido de Paris, pour qui la pratique couturière italienne varie beaucoup des méthodes de travail à la française. « On nous laissait une très grande liberté. Après seulement quelques jours, j’étais totalement autonome. »

    Lutter contre le chômage

    L’impact du Covid-19 sur le marché de l’emploi se fait durement sentir. D’après les derniers chiffres de la Banque centrale européenne (BCE), le taux de chômage de la zone euro pourrait atteindre 9,5% en 2021, soit près de 2% de plus qu’au début 2020. Des opportunités d’insertion sur le marché de l’emploi, comme celles qu’offre Erasmus +, ne sont donc pas négligeables. Toujours selon les données de l’Agence Erasmus +« un jeune qui a bénéficié d’une mobilité encadrée à l’étranger (type Erasmus+) trouve un emploi plus rapidement (2,9 mois contre 4,6 mois) et plus durablement que ceux qui n’en ont pas fait ». Reste à voir comment va évoluer le virus et si les échanges intra-européens seront toujours possibles les prochains mois.

    https://youtu.be/o0PdNjkvtl4
  • Facebook : les nouvelles dérives

    Facebook : les nouvelles dérives

    Facebook compte aujourd’hui plus d’un milliard d’utilisateurs dans le monde entier. Véritable créateur de lien social, il permet aux personnes d’échanger des photos, des informations ou encore de discuter entre eux. Mais le réseau social est aussi l’occasion pour les plus malhonnêtes de développer de nouvelles formes d’arnaques envers les moins vigilants. L’usurpation d’identité ou encore le système MLM se propagent à grande vitesse. Découvrez quelles sont les nouvelles dérives sur Facebook qui touchent les expats et comment les éviter.

    L’usurpation d’identité 

    Comment l’arnaque est-elle mise en place ? 

    Le principe est simple, une personne contacte ses « amis » avec un nouveau compte et un message alarmant. 

    Récurrents parmi les voyageurs, ces faux profils profitent du fait que les expats soient à l’autre bout du monde pour inquiéter leurs proches et tenter de leur extorquer de l’argent. Généralement, les arnaqueurs sont dans les groupes Facebook de voyageurs et pistent les comptes afin de se créer une nouvelle identité. Photo de profil, nom similaire, ils préviennent les proches de la victime par messages privés. Ils profitent de la distance géographique et donc la situation d’urgence devient d’autant plus angoissante pour les proches. C’est un cas classique de phishing.

    Que faire pour éviter cela ? 

    Pour éviter ce type d’arnaque, il est important de faire de la prévention en amont. Dans un premier temps, en prévenant l’entourage afin d’éviter les envois précipités d’argent. De plus, il faut établir une sorte de code avant le départ, par exemple des mots clés que les deux parties connaissent et doivent utiliser en cas de doute. Le faux profil sera mis en difficulté et les proches seront ainsi prévenus. 

    Pour lutter également contre cela, Facebook a développé une intelligence artificielle capable de détecter les faux comptes. 

    Le système des MLM

    En quoi cela consiste ? 

    Le système MLM, ou Multi Level Marketing, n’est pas considéré comme une arnaque en France, contrairement au système pyramidal (ou système de Ponzi). Il s’agit de distribuer un produit ou un service avec le moins d’intermédiaires possible et ainsi de réduire le prix final.

    Il n’est donc pas évident de comprendre en quoi il s’agit d’une dérive de Facebook car le système est bien ficelé. 

    Dans les groupes de voyageurs sur Facebook, il n’est pas rare de voir ce genre de message :

    Le fonctionnement est toujours le même. Une personne invite les autres à rejoindre « son équipe » en vantant les mérites d’un travail qui ne serait fait que de voyages, de commissions et de revenus fixes, etc. À première vue, l’annonce semble alléchante mais il faut pourtant bien comprendre ce que cela sous-entend. 

    Pourquoi il faut se méfier du système MLM ?

    Bien que l’offre soit intéressante, ce genre d’annonce n’est pas aussi avantageuse qu’elle n’y parait. En effet, cela implique dans un premier temps un investissement financier qui n’est pas annoncé lors du démarchage. Le principe est de proposer des réductions plus ou moins importantes sur des réservations d’hôtels mais plus rarement sur les billets d’avion ou encore les services annexes (transfert depuis l’aéroport par exemple). Il faut donc prendre en compte le fait qu’il faut débourser de l’argent, le voyage n’est pas totalement gratuit. De plus, les membres sont incités à voyager vers des destinations qu’ils n’avaient pas forcément envie de voir. Ainsi,  attiré par la réduction, il faudra payer pour des hôtels qui n’auraient pas naturellement été choisis en premier lieu.

    De plus, pour bénéficier de ces réductions, il faut généralement payer un abonnement mensuel. À nouveau, il faut débourser de l’argent pour obtenir des réductions. Le principe est de pousser à la consommation pour des choses non nécessaires. 

    Le système MLM profite ainsi de Facebook pour se propager. En effet, nombreux sont ceux qui rêvent de devenir « digital nomad » et ces offres sont très intéressantes au premier abord. 

    Les différentes dérives liées au PVT en Alie

    Une autre forme de dérive concerne l’Australie. Le pays accueille chaque année des milliers de PVTistes en quête d’aventure et de dépaysement. Dans le cadre de leur PVT (Permis Vacances Travail), les jeunes peuvent ainsi travailler et l’un des emplois les plus récurrents est cueilleur de fruits. Cette masse de travailleurs du monde entier donne des idées aux plus malhonnêtes des Australiens. Mai Loan, qui accompagne chaque année les jeunes dans leurs démarches PVT Australie, nous raconte : 

    « Il y a de plus en plus d’arnaques en Australie ! Pour valider sa 2ème année de PVT, il faut faire 88 jours de fermes et certains fermiers australiens profitent de cette précarité de l’emploi. Je vois de plus en plus de personnes signaler les mauvaises adresses de ferme dans les groupes Facebook pour prévenir les autres backpackers. »

    Il existe différentes dérives : 

    Payer pour travailler

    Cette dérive passe généralement par l’intermédiaire d’un « contractor » (sous-contractant). Il s’agit d’une personne qui va promettre du travail et un logement aux backpackers. Tous les contractors ne sont pas des arnaqueurs cependant certains vont « placer » des backpackers dans des fermes qui n’ont pas de travail pour eux, mais un logement par exemple. Ainsi, les jeunes doivent payer pour le logement en attendant d’avoir une place pour travailler. De plus, certains contractors vont jusqu’à demander de l’argent en amont pour leur trouver du travail, mais finiront par les placer dans des logements en attendant. Ces sous-contractants recrutent généralement de nouvelles personnes via les groupes Facebook directement. 

    Heureusement, il n’y a pas que des arnaques de ce type et Mai Lo dresse un bilan des bonnes et des mauvaises adresses de fermes en Australie dans un article complet qui reprend l’ensemble des mauvaises pratiques. 

    Les recrutements racistes 

    Une autre forme de dérive est celle liée aux annonces pour trouver un certain type de travailleurs. Des annonces vont ainsi être postées dans des groupes Facebook et les personnes qui arrivent à recruter des asiatiques auront une prime sur leur salaire. Une pratique abjecte et de plus en plus critiquée. Une fois de plus, Facebook est utilisé à des fins malhonnêtes. 

    Voici un aperçu des dérives du réseau social mais il en existe beaucoup d’autres. La plate-forme compte le plus de membres au monde, elle attire ainsi facilement les arnaqueurs. Il est nécessaire et important de connaître ces différentes dérives afin de les prévenir et de se protéger. En prenant conscience des dangers du réseau social, on peut ainsi signaler les comportements suspects sur la plateforme. Les expatriés sont souvent pris pour cible. À l’autre bout du monde, chaque situation est accentuée et les repères ne sont plus les mêmes. Les arnaqueurs peuvent ainsi s’en donner à coeur joie et faire preuve d’inventivité pour piéger les internautes. 

  • Covid, éducation, élections ! Le président du groupe Français du Monde, écologie et solidarité à l’AFE répond

    Covid, éducation, élections ! Le président du groupe Français du Monde, écologie et solidarité à l’AFE répond

    Le groupe Français du monde, écologie et solidarité à l’Assemblée des Français de l’Etranger est composé de 30 élus. Les conseillers consulaires membres de l’AFE sont élus pour six ans par les conseillers des Français de l’étranger (et parmi eux). C’est donc une élection au suffrage indirect.

    Le groupe réunit les conseillers consulaires de sensibilités socialistes, écologistes, associatives ou syndicalistes. Animés par la volonté de travailler ensemble, au sein de l’Assemblée des Français de l’Etranger, ces élus de gauche sont fédérés autour du Conseiller des Français du Portugal, Mehdi ben Lahcen, qui occupe la fonction de président du groupe.

    Mehdi Ben Lahcen

    Résident à Lisbonne, il y occupe un emploi de professeur au sein de l’établissement AEFE de la ville. Elu en 2014, Mehdi Ben Lahcen fût aussi candidat en 2017 aux élections législatives.

    La Covid-19 et la rentrée

    Cellules de Plexiglas – cantine à Porto

    L’élu socialiste du Portugal et acteur du monde éducatif partage l’analyse de la direction de l’AEFE. Il félicite les élèves pour leur respect des distances physiques et autres mesures barrières. Pour Mehdi Ben Lahcen, « on en fait jamais trop » en terme de sécurité sanitaire. Il invite tous les acteurs à prendre leur responsabilité, l’administration, le corps professoral mais aussi les parents d’élèves. Les comportements à l’extérieur de l’école sont, pour lui, souvent responsables des foyers de contamination.

    « On peut déplorer l’organisation de fêtes dans des lieux privés qui mettent en danger la communauté »

    Mehdi Ben Lahcen

    Au delà de l’école, il constate que la crise sanitaire semble maitrisée dans son pays de résidence. Il souligne, ainsi, l’adhésion de la population aux différents dispositifs et règlements mis en place tout au long de l’été. Le Portugal, comme tous, est poussé par la volonté de sortir le plus rapidement de la crise économique. En parallèle, Mehdi Ben Lahcen s’inquiète particulièrement du sort des saisonniers, des professionnels de la restauration et de l’hôtellerie, nombreux parmi la communauté française au Portugal.

    La gauche résistera

    Raillés pendant des mois après leurs échecs aux élections législatives, les socialistes sont confiants pour les élections consulaires. Comme pour les municipales en France, Mehdi Ben Lahcen pense que le parti présidentiel (LREM) ratera son implantation locale.

    « Les listes de Gauche sont les plus nombreuses dans le monde. Il y a peu de listes LREM de déposées au final »

    Mehdi Ben Lahcen
    © Wikipedia – Assemblée issue du vote de 2014

    Conforté par la force de leurs réseaux locaux, Mehdi Ben Lahcen, parie sur le maintien du nombre total d’élus de son groupe dans le monde (soit entre 130 et 140 futurs grands électeurs – délégués inclus). L’objectif est clairement d’assurer une bonne représentativité aux élections sénatoriales de 2021.

    Enfin, la réforme institutionnelle, prévue avec la nouvelle mandature, est un enjeu majeur des élections du 30 Mai 2021 selon Mehdi Ben Lahcen. La mise en place d’un Président du Conseil Consulaire désormais élu (jusqu’à présent le poste était dévolu au Consul général ou au chargé de poste diplomatique) et le renforcement des pouvoirs de cette instance, demanderont une implication plus importante des futurs représentants des expatriés.

    Pour lui, des acteurs politiques expérimentés devront être élus pour imposer les nouvelles prérogatives des Conseillers des Français de l’étranger face à une administration qui tentera de conserver son autonomie. Leur expérience, sans « etre une prime au sortant », devrait cependant être un des arguments des candidats affiliés au groupe Français du monde, écologie et solidarité.

    Craintes sur l’organisation des élections

    Son inquiétude, comme de nombreux observateurs, réside dans la capacité de l’administration à bien organiser les élections. Mehdi Ben Lahcen s’interroge sur la légalité de l’avenant au contrat signé avec le liquidateur de la société espagnole (en faillite depuis le 20 juin 2020) en charge de la gestion du vote électronique. Il s’alarme, évidemment, des moyens de celle-ci pour réaliser la prestation.

    Lors de la session plénière, la semaine prochaine à Paris, de l’Assemblée des Français de l’Etranger, le Président du groupe Français du monde, écologie et solidarité soumettra à ses pairs une résolution appelant le gouvernement a organisé les bureaux de vote dans les établissements extra-territoriaux. Il compte donc mobiliser les bâtiments des ambassades, consulats, agences, et de certains établissements scolaires.

    Réaliste au Portugal, cette organisation semble plus complexe à déployer dans les circonscriptions réunissant plusieurs centaines milliers de personnes comme la Suisse, la Belgique, ou le Royaume-Uni. Il se posera aussi le problème, si cette option est retenue, des pays continents où le plus proche poste consulaire peut être à des centaines de kilomètres.

  • Ces investisseurs britanniques qui veulent « acheter » la citoyenneté de l’UE

    Ces investisseurs britanniques qui veulent « acheter » la citoyenneté de l’UE

    Au Royaume-Uni, un nombre croissant d’investisseurs font appel à des cabinets de consultants afin d’obtenir des passeports ou des visas dorés qui leur permettront de contourner les restrictions liées à la sortie du marché commun européen. Un article d’Euractiv Italie.

    Les entrepreneurs britanniques sont toujours plus nombreux à vouloir « acheter » la nationalité de pays permettant d’accéder sans visa à l’Union européenne. Alors que les négociations pour un accord post-Brexit ont repris mardi 29 septembre, après des mois de tensions durant lesquels il semblait n’y avoir aucune alternative au « no deal », les riches investisseurs du Royaume-Uni cherchent des moyens d’accéder aux avantages que le passeport européen peut apporter.

    La société de conseil Astons a déclaré à l’agence de presse Reuters que l’intérêt des clients pour l’obtention de la citoyenneté chypriote ou grecque avait respectivement augmenté de 50 % et de 30 % en un an.

    Le consultant Henley & Partners, spécialiste des questions de citoyenneté, a également constaté une hausse des demandes de transferts d’investissements vers Malte, le Portugal, l’Autriche et plusieurs îles des Caraïbes au cours de cette période, car ceux qui investissent dans des entreprises ou des biens immobiliers locaux peuvent obtenir certains avantages, tels que la nationalité, le droit de résidence ou celui de voyager sans visa vers l’UE.

    Le cas de Chypre

    Le phénomène s’amplifie alors même que la Commission européenne planche sur des mesures permettant de limiter la vente des « passeports dorés ». À Chypre, par exemple, l’achat d’un bien immobilier d’une valeur de 300 000 euros permet d’obtenir la nationalité chypriote en deux mois seulement.

    En décembre 2019, une enquête de Reuters a révélé que de nombreux Britanniques fortunés qui avaient contribué au financement du parti de Boris Johnson, promoteur du Brexit, avaient acheté la citoyenneté chypriote en 2018.

    « Les investissements chypriotes et caribéens s’avèrent très populaires parmi les particuliers très fortunés au Royaume-Uni car ils regardent vers l’avenir et la vie après le Brexit », souligne Konstantin Kaminskiy, le porte-parole de la société Astons.

    C’est en raison d’une enquête de la chaîne Al Jazeera, intitulée « The Cyprus paper », que le « marché » des passeports chypriotes s’est récemment retrouvé sous le feu des projecteurs. Celle-ci a mis en lumière la manière dont des personnalités politiques controversées du monde arabe et asiatique, ainsi que des hommes d’affaires ayant un casier judiciaire, ont bénéficié de ce mécanisme. À la suite de la publication de l’enquête, le commissaire européen chargé de la justice, Didier Reynerds, a déclaré que l’UE pourrait décider d’engager une procédure d’infraction contre Chypre.

    La « porte d’or » des Caraïbes

    La société Henley & Partners souligne pour sa part que ses clients sont toujours plus nombreux à manifester leur intérêt pour la nationalité des pays des Caraïbes, car le processus d’approbation est plus rapide et il requiert un investissement minimum moins élevé.

    Ainsi, la citoyenneté de Sainte-Lucie, qui offre une exemption de visa pour 146 pays, peut être obtenue en quatre mois avec un investissement minimum de 76 152 livres sterling, explique le cabinet Astons.

    Pour quelque 40 000 livres sterling de plus, les investisseurs peuvent obtenir la citoyenneté de Saint-Christophe-et-Niévès – et une exemption de visa pour 156 pays – en 60 jours environ.

    Malte, pour sa part, offre la citoyenneté en échange d’1 million de livres sterling d’investissement environ, mais le processus prend jusqu’à 14 mois.

    « Pour ceux qui possèdent un patrimoine net élevé, le temps est souvent plus important qu’une petite fluctuation des coûts et beaucoup essaient d’obtenir une nationalité supplémentaire le plus rapidement possible »,

    Arthur Sarkisian, administrateur délégué d’Astons.
  • Le retour de la démographie

    Le retour de la démographie

    L’économie est avant tout une question démographique. Les pays ayant une forte proportion de jeunes actifs, si possible bien formés, ont des taux de croissance supérieurs à ceux dont la population est plus âgée. Le baby-boom en Europe a porté la croissance jusque dans les années 1980. La Chine a pu compter sur l’augmentation de sa population active jusqu’à maintenant. A contrario, le vieillissement en cours devrait réduire la croissance dans de nombreuses zones géographiques. Il pourrait générer d’importants changements dans les rapports de force économique. Le vieillissement qui se matérialise notamment par une diminution de la taille de la population active, une augmentation du nombre de retraités et une élévation de l’âge moyen des habitants, concerne depuis une vingtaine d’années, le Japon, la Russie et l’Europe de l’Est.

    La jeunesse facteur de croissance

    Dans les prochaines années, l’Europe occidentale, la Chine et l’Amérique latine seront également concernées. Au Japon, les plus de 65 ans représenteront, 35% de la population totale en 2040 (contre 16% en 2000 et 30% en 2020). Pour l’Union Européenne, cette proportion passera de 20 à 30% de 2020 à 2040 (ce taux était de 15% en 2000). La Chine qui ne comptait que 5% de plus de 65 ans au sein de la population en 2000 verra ce taux atteindre 25% en 2040. Certains pays ou régions, comme les Etats-Unis, l’Inde ou l’Afrique, sont nettement moins affectés. 

    De 2000 à 2040, la proportion de plus de 65 ans au sein de la population active passera de 12 à 21% aux Etats-Unis, de 4 à 11% en Inde et de 3 à 5% en Afrique. Que ce soit aux Etats-Unis, en Afrique ou en Inde, la population active continuera d’augmenter à la différence de l’Europe ou de l’Asie. Un vieillissement de la population s’accompagne d’une baisse de la croissance potentielle. Ce point est souvent mis en avant en ce qui concerne l’Italie qui connaît une forte dégradation de sa démographique avec un des plus faibles taux de fécondité à l’échelle mondiale.

    L’épargne des retraités

    Cette diminution de la croissance potentielle s’exprime notamment par la baisse de la productivité par tête. Au Japon, en Russie, en Europe mais aussi en Chine, cette productivité décline plus vite que dans les pays en croissance démographique. Jusqu’à maintenant, il était admis que le vieillissement démographique était inflationniste. L’augmentation du nombre de retraités qui sont des consommateurs non producteurs par rapport aux actifs est supposée faire apparaître un excès de demande de biens et services. Par ailleurs, les retraités sont censés consommer plus de services (dont les prix augmentent plus vite que ceux des biens) que les actifs. 

    Or, que ce soit au Japon ou en Europe, le vieillissement ne se traduit pas par un surcroît d’inflation. La demande intérieure augmente faiblement, pénalisée par le fait que les retraités continuent à épargner. Par ailleurs, l’époque est à la désinflation en raison de la mondialisation et de la digitalisation des activités. Avec l’augmentation rapide du nombre de retraités, certains experts estiment qu’un processus de désépargne est incontournable, ce qui remettrait d’actualité le caractère inflationniste du vieillissement. Cette désépargne sera imputable aux fonds de pension qui devront verser un nombre croissant de pensions. 

    Par ailleurs, en raison des réformes engagées par les pouvoirs publics ces dernières années, le niveau de vie des retraités devrait baisser, les conduisant à puiser dans leur patrimoine. Enfin, la diminution du nombre d’actifs entraînera un accroissement des déficits de la balance des paiements courants des Etats concernés par le vieillissement. La résorption de ce déficit passera par la vente d’actifs financiers et immobiliers. 

    Etats-Unis et Inde vs Europe, Chine et Japon

    Le vieillissement aura également des conséquences sur les rapports de force internationaux. Les pays enregistrant des gains démographiques, comme les Etats-Unis ou l’Inde, se renforceront au détriment des autres, à commencer par le Japon, l’Europe et la Chine

    Ces trois derniers espaces économiques devront trouver des relais de croissance en optant pour une robotisation poussée ou faire appel à de la main d’œuvre immigrée. La question du décollage économique de l’Afrique sera cruciale tant pour réguler les flux migratoires que pour constituer un nouveau pôle de croissance.

  • La fin du pétrole ?

    La fin du pétrole ?

    « L’âge de pierre n’a pas pris fin faute de pierres, l’âge du pétrole ne prendra pas fin faute de pétrole »

    le Cheik Yamani, le ministre du pétrole saoudien de l’époque de l’or noir.

    L’épidémie de covid-19 a révélé les efforts à accomplir pour réussir à tenir les engagements de l’accord de Paris de 2015 pour la planète, signé par 190 pays. En effet, avec une mise à la cape l’économie mondiale durant deux mois, les émissions de CO2 ne baisseront cette année qu’entre 4 et 7 % avec un coût économique très élevé se traduisant par un recul du PIB mondial d’au moins 3 points. Or, pour avoir une chance décente de maintenir la température moyenne de la Terre à moins de 2°C au-dessus des niveaux préindustriels, les émissions nettes de CO2 et d’autres gaz à effet de serre sont censées être nulles d’ici 2050. 

    Ce défi sera d’autant plus difficile à relever que la population mondiale augmentera de deux milliards durant les deux prochaines décennies. La décarbonisation de notre production d’énergie aura des conséquences tant sur les modes de vie que sur le plan géopolitique avec une remise en cause des positions de certains Etats. 

    Croissance et énergie

    Depuis la révolution industrielle, il y a 250 ans, la croissance a été obtenue en recourant à un volume de plus en plus important d’énergie dont la majeure partie est d’origine fossile (85 %). Les émissions nettes ont augmenté de 40 % au cours des 30 dernières années. L’énergie produite est responsable des deux tiers des émissions de gaz à effet de serre. En 2018, 55 gigatonnes de CO2 étaient émises au niveau mondial. Environ un cinquième de ce montant provient des changements dans l’utilisation des terres et l’agriculture. Le reste est en grande partie constitué d’émissions issues de la consommation d’énergie et des procédés industriels. 

    Selon les données du World Resources Institute, les bâtiments (chauffage) sont responsables de 17% des émissions et le transport routier de 12% des émissions. Les autres formes de transport sont moins émettrices, l’aviation entre 2 et 3% et le transport ferroviaire autour de 2%. Au sein de l’industrie, les principaux secteurs d’émission sont la sidérurgie (8%), la chimie et la pétrochimie (6%) et le ciment (3%). 

    Au niveau des différents Etats, la Chine est le plus gros émetteur, produisant environ un quart des émissions mondiales en lien avec le poids de sa population et celui de son industrie. L’Amérique du Nord émet 12% du CO2 et l’Union européenne et l’Inde en produisent environ 7% chacune. Au total, les vingt premiers émetteurs sont responsables de 80% des émissions mondiales, leur population représentant 60% de la population mondiale. 

    Une transition due à des  changements réglementaires 

    Pour la première fois, un changement de combustible est imposé de manière réglementaire, au nom de considérations écologiques. Le passage du bois au charbon et de celui-ci au pétrole a été progressif et s’est opéré au nom d’une plus grande efficience. Le pétrole, carburant liquide facile à transporter, à forte capacité énergétique, à multiple usage, est un puissant générateur de croissance. Cette énergie a modelé l’économie du dernier siècle. L’industrie pétrolière, l’industrie automobile et l’industrie aéronautique ont été les portes drapeaux de l’économie. 

    Le départ d’ExxonMobil de l’indice Dow Jones, dont elle était membre depuis 1928, est un signe du changement de modèle. La restructuration de ces secteurs d’activité sera au cœur de l’actualité de ces dix prochaines années. 

    Le pouvoir ébréché des Etats pétroliers 

    La transition énergétique aura également des conséquences au niveau géopolitique

    Les Etats pétroliers comme l’Arabie saoudite, l’Algérie, voire la Russie, ont besoin d’un prix du pétrole se situant entre 60 et 90 dollars le baril pour équilibrer leurs budgets. Avec un baril à 40 dollars, ces Etats pourraient être rapidement confrontés à des difficultés financières et des tensions sociales. Entre la chute des prix et celle de la consommation, l’Arabie Saoudite devrait perdre en 2020 50 milliards de dollars de recettes pétrolières. Avec des productions locales de l’énergie, les Etats pétroliers perdront en influence. La part de l’électricité renouvelable telle que l’énergie solaire et éolienne pourrait passer de 5% de l’approvisionnement aujourd’hui à 25% en 2035, et à près de 50% d’ici 2050. La captation de la rente énergétique à leur profit énergétique disparaîtra. La nécessité pour les pays avancés de sécuriser les pays du Golf et les routes maritimes y conduisant diminuera d’intensité. 

    Les Etats-Unis consacrent près d’une dizaine de milliards de dollars à cette zone géographique. L’affaiblissement des Etats pétroliers ne sera pas sans effet sur l’économie mondiale. Dotés d’une population de 900 millions de personne, plutôt jeune, ces pays représentent 8% du PIB. 

    Nouvelle stabilité

    L’économie pourrait gagner en matière de stabilité en sortant de l’ère du pétrole. Les marchés pétroliers sont dans les faits entre les mains de cartels dont les décisions ne sont pas toujours transparentes et rationnelles avec, comme conséquence, une forte volatilité. A 62 reprises, depuis 1970 Le prix du baril a connu, des fluctuations de plus de 30 % en quelques jours. La sécurité énergétique des différents États devrait être améliorée avec néanmoins une dépendance qui pourrait intervenir au niveau des infrastructures et de la logistique. 

    Les entreprises chinoises produisent 72% des modules solaires du monde, 69% de ses batteries lithium-ion et 45% des éoliennes. Les Chinois contrôlent également une grande partie du raffinage des minéraux essentiels à l’énergie propre, tels que le cobalt et le lithium. 

    Le covid-19, un catalyseur de la transition énergétique

    Les investissements nécessaires pour réaliser la transition énergétique se chiffrent en milliers de milliards de dollars par an. L’obsolescence accélérée de nombreux investissements non conformes avec les nouvelles normes environnementales pourrait également porter sur plusieurs milliers de milliards de dollars. Le coût de transition énergétique doit prendre en compte celui de l’inaction. Selon la société d’assurance et de réassurance Swiss Re, le coût économique de l’augmentation des températures a été évalué, entre 2017 et 2019, à plus de 200 milliards d’euros par an pour les prochaines années, somme qui sera amenée à progresser avec la multiplication des évènements météorologiques violents et l’augmentation du niveau des eaux. 

    Il convient d’intégrer le coût des pertes humaines générées par la pollution, soit quatre millions environ par an. La montée en puissance des investissements liés au climat est nette depuis le milieu des années 2010. Selon la Climate Policy Initiative, ils ont augmenté de 70% entre 2013 et 2018, pour atteindre 579 milliards de dollars.

    Les coûts de la non transition 

    Si au début des années 2010, la rentabilité de ces investissements était faible, ils commencent à rejoindre ceux des sources traditionnelles d’énergie. Le caractère aléatoire de la production des énergies renouvelables impose le surdimensionnement des infrastructures (construction de centrales électriques classiques par exemple), ce qui grève les coûts. La volonté des gouvernements de développer la filière de l’hydrogène vise à terme à réduire ce problème. La production d’hydrogène en période de surproduction permettrait de limiter le recours aux énergies fossiles. Pour le moment, les piles à combustibles utilisant l’hydrogène sont plus coûteuses et sont moins rentables que les moteurs électriques classiques. Depuis deux ans, la progression des investissements privés dans les énergies renouvelables est importante, plus de 45% par an.

    Malgré tout, par rapport aux besoins estimés à 1000 milliards de dollars par an pour réussir la décarbonisation de l’économie, il conviendrait de tripler les investissements. Après une période de tergiversation entre 2015 et 2019, les Etats sont de plus en plus proactifs avec la mise en œuvre des programmes ambitieux de réduction de leurs émissions. La crise du covid-19, ayant comme conséquence la mise entre parenthèse de l’orthodoxie budgétaire, sert de catalyseur. 

    L’Union européenne a ainsi annoncé que 30% de son plan de relance covid-19 de 750 milliards d’euros sera consacré à la transition énergétique. La Présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a, par ailleurs, confirmé la réduction en dix ans par l’Union européenne de ses émissions de gaz à effet de serre de 55% par rapport aux niveaux de 1990. 

    Le retour de l’économie dirigée 

    Beaucoup d’espoirs sont placés dans les politiques environnementales. Elles sont supposées, au-delà de la réduction des émissions des gaz à effet de serre, favoriser le retour au plein emploi, assurer la croissance des prochaines décennies et donner du sens à l’action publique. Avec la crise sanitaire, elles permettent aux États de reprendre la main sur l’économie dite réelle. La refondation du Commissariat Général au Plan est un symbole de cette volonté des gouvernements de peser sur les activités productives. 

    La primauté étatique n’est pas sans risque. Dans une économie de marché à multiples acteurs, les mauvaises décisions sont éliminées progressivement. Dans un système étatisé, la décantation est plus lente en cas d’erreurs et le coût est plus élevé en raison du caractère plus important des investissements. Les échecs des avions Concorde et A380 illustrent la difficulté pour des pouvoirs publics d’arrêter des projets non rentables. Les changements de politique au gré des influences ou des élections sont une source de perte de temps et de gaspillage. Ainsi, après avoir ignoré la filière hydrogène, la France décide de la développer. De même, le tout éolien décrété il y a quelques années et qui avait succédé au tout solaire, cède la place à un mix plus équilibré. La tendance actuelle est de pénaliser l’avion, qui a l’inconvénient d’être bruyant et connoté socialement, répond autant à des objectifs environnementaux que politiques.

  • L’UE et le Royaume-Uni entament un dernier cycle de négociations tendu

    L’UE et le Royaume-Uni entament un dernier cycle de négociations tendu

    Dans une ambiance électrique, l’Union européenne et le Royaume-Uni entament cette semaine leur neuvième et dernier cycle de négociations prévu pour convenir de leurs relations post-Brexit.

    Le dernier des cycles de négociations convenus jusqu’à présent entre l’UE et le Royaume-Uni débutera mardi 29 septembre et durera quatre jours. Les intervenants reviendront sur les principales pierres d’achoppement entre les deux parties, telles que la concurrence équitable et la pêche.

    Michel Barnier, le négociateur en chef de l’UE, et son homologue britannique, David Frost, superviseront également les discussions sur d’autres sujets comme le commerce des biens et des services, l’énergie et la coopération judiciaire.

    Chapitres en suspens

    Concernant la concurrence équitable, l’UE souhaite que le Royaume-Uni s’engage à ce que sa réglementation dans des domaines tels que les aides d’État, les normes sociales et du travail ou la fiscalité ne s’écarte pas excessivement de celle de l’UE, dès lors le Royaume-Uni aura accès au marché européen en tant que pays tiers.

    Bruxelles craint qu’un assouplissement des règles britanniques dans ces secteurs, alors même que le Royaume-Uni continuera d’échanger des biens et des services avec l’UE par le biais d’un accord commercial, n’engendre des distorsions du marché et en matière de concurrence.

    Le gouvernement britannique, en revanche, estime qu’une telle concession compromettrait sa souveraineté.

    En matière de pêche, l’objectif final pour l’UE est de maintenir une relation aussi proche que possible de celle qui existe à l’heure actuelle avec le Royaume-Uni. À l’inverse, Londres entend négocier des quotas avec les pays du bloc sur une base annuelle, un arrangement semblable à celui conclu avec la Norvège.

    Course contre la montre

    Daniel Ferrie, le porte-parole de Michel Barnier, n’a pas voulu spéculer sur l’humeur qui prévalait à Bruxelles à la veille de ce neuvième tour, mais a déclaré que, comme c’était « le cas depuis quatre ans », le négociateur français n’était « ni optimiste ni pessimiste, mais déterminé à parvenir à un accord ».

    Les deux parties déclarent viser le même objectif : disposer d’un accord pour la fin octobre, afin de permettre au processus de ratification parlementaire d’avoir lieu, tant dans l’UE qu’au Royaume-Uni. Lors des précédentes étapes du Brexit, ce processus a engendré d’importants retards en raison des réticences de la Chambre des Communes à Londres.

    L’objectif est que l’accord soit prêt à entrer en vigueur le 1er janvier, date à laquelle la période de transition actuelle prendra fin. Le Royaume-Uni se dissociera alors définitivement de toutes les structures et de la législation communautaires et deviendra un pays tiers.

    D’après les conditions convenues par les deux parties, cette période aurait pu faire l’objet d’une prolongation – beaucoup plus courte que ce qui avait été initialement prévu – mais le Royaume-Uni a finalement refusé de demander une extension avant la date butoir du 1er juillet.

    « Nous nous dirigeons comme des somnambules vers un précipice », a déclaré dimanche 27 septembre Markus J. Beyrer, le directeur général de BusinessEurope, l’association patronale européenne des employeurs. « Passer d’une intégration complète du marché à un scénario sans accord aurait des conséquences dévastatrices pour les entreprises, qui luttent déjà contre l’impact du COVID-19 », a-t-il averti.

    Il a dès lors exhorté les deux parties à parvenir à un accord et s’est dit convaincu qu’un « résultat raisonnable » était encore possible.

    Réunion sur l’accord de retrait

    Avant que le cycle de négociations sur les futures relations UE-Royaume-Uni ne débute, les membres du comité mixte consacré à mise en œuvre de l’accord de retrait de l’Union européenne se réuniront lundi. Il va sans dire qu’il sera question de la proposition législative britannique très controversée qui modifie certaines parties de cet accord.

    Le comité est présidé par le vice-président de la Commission européenne chargé des relations interinstitutionnelles, Maros Sefcovic, et par le ministre britannique, Michael Gove.

    Le vice-président de l’exécutif européen avait enjoint le gouvernement britannique à retirer d’ici à la fin septembre la loi par laquelle il entend modifier la clause de sauvegarde permettant d’éviter le rétablissement d’une frontière entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord, ce qui, selon Maros Sefcovic, met en péril l’accord de paix dans la région.

    Il est dès lors fort probable que la réunion du comité mixte se concentre sur le projet de loi portant sur le marché intérieur. Celui-ci modifie certaines règles relatives à la circulation des marchandises entre l’Irlande du Nord et la Grande-Bretagne, qui avaient été spécialement conçues pour que les douanes puissent rester ouvertes entre les deux Irlandes, lorsque le territoire britannique se trouvera à l’extérieur de l’union douanière européenne.

    Pour l’heure, Londres refuse de retirer son projet de loi, bien qu’elle ait explicitement reconnu qu’il violait le droit international et qu’elle ait essuyé une pluie de critiques aussi bien au niveau national qu’international.

    Un article de notre partenaire

  • Congés paternité : comment ça se passe en Francophonie?

    Congés paternité : comment ça se passe en Francophonie?

    Le point sur les avancées en matière de congés paternité dans le monde francophone. Partant du Canada, un des premiers pays à l’instaurer, le reportage de TV5 MONDE explore le monde francophone.

    Suisse, France, des pays à la traine ?

    Zoom sur la Suisse qui vient de voter à 60% pour la mise en place du congé paternité. La France devance le mouvement avec l’annonce d’Emmanuel Macron qui désire voir le congé s’étendre à 9 semaines.

    12 minutes dédiées aux futurs papa-poules..

    Podcast Vidéo de notre partenaire TV5 Monde

  • L’élection américaine n’aura pas lieu

    L’élection américaine n’aura pas lieu

    Ou comment Donald Trump pose les bases d’un déraillement constitutionnel !

    Pendant la totalité de son mandat, le président des Etats-Unis n’a cessé de provoquer la classe politique et les institutions afin de dominer l’actualité et servir ses intérêts électoraux. Sa rhétorique élémentaire aurait pu porter fruit si ce n’était pour un imprévu de taille : la pandémie Covid-19. Profondément dérouté par cet événement, Donald Trump n’a cessé de contrarier ses propres agences et contredire publiquement les sommités médicales et scientifiques du pays. Vacillant entre provocation et déni, fortement influencé par sa gloutonnerie télévisuelle et son amateurisme à toute épreuve, il est passé de la promotion de l’hydroxychloroquine à l’idée d’une injection d’eau de Javel dans le corps puis l’irradiation par des ultra-violets avant de nier l’efficacité du masque et l’arrivée imminente d’un vaccin. 

    Trump et ses jokers électoraux

    Après avoir été copieusement ridiculisé, Trump ne s’est pas laissé dérouter après sa sortie sur l’hypochlorite de soude intraveineuse, reprenant à son compte deux nouveaux discours forgés en fonction de l’actualité. Le premier fut axé sur la répression des manifestations contre les violences policières et les tensions raciales au pays, arguant que les villes « démocrates » sont la cause du problème. Évidemment, tout étudiant de l’histoire de l’Amérique sait que les minorités raciales se retrouvent principalement, à l’exception d’anciens états sudistes, dans les centres urbains américains et que cet électorat est largement acquis au parti démocrate : des droits civiques de Lyndon Baines Johnson, il reste le parti de Barack Obama, John Lewis, Elijah Cummings pour ne citer qu’eux. Évitant de traiter le problème des violences policières à sa racine, Trump s’en sert comme joker électoral. Résultat, un nombre croissant de milices se constituent et les ventes d’armes augmentent sensiblement. 

    Une élection perdue d’avance ?

    Dans le même temps, Trump, conscient de son insurmontable retard dans les sondages, pose les jalons d’une contestation électorale qu’il imputerait à une fraude massive fantasmée. Avec une épidémie mal contrôlée, le nombre d’électeurs ayant souhaité voter par correspondance a explosé. C’est pour cette raison l’administration Trump a tenté dans un premier temps de s’attaquer au service postal avant de jeter le discrédit sur le processus électoral lui-même. Qu’importe si les agences fédérales, dont le FBI, expliquent qu’il est quasi impossible d’organiser une fraude électorale d’envergure ou coordonnée, Trump martèle les mêmes antiennes afin qu’il en reste quelque chose dans le bruit de fond que constitue l’opinion. 

    Sachant que le processus électoral américain est une élection indirecte, les juristes de l’équipe Trump ont effectué un certain nombre de démarches auprès d’états où le résultat pourrait être suffisamment serré, qu’une contestation du scrutin pourrait aboutir à son rejet et la nomination de grands électeurs favorables au candidat sortant. Ainsi, après avoir été élu par la mécanique du collège électoral en 2016, Trump pourrait remporter l’élection de 2020 par le sabotage ciblé du processus électoral et la connivence d’états comme la Pennsylvanie. 

    Souvenez-vous de la défaite électorale d’Al Gore en 2000 ? C’est la Cour suprême des Etats-Unis qui mit un terme au décompte des voix de cet état clef et permit l’élection de George W. Bush. Al Gore avait reconnu sa défaite, souhaitant éviter de plonger le pays dans une crise constitutionnelle suite à décision Bush v. Gore. Vous comprenez donc l’urgence des Républicains à nommer un nouveau juge à la Cour suprême des Etats-Unis. 

    Une campagne basée sur la provocation

    Vingt ans plus tard, Trump s’est amusé à provoquer les médias et la classe politique en refusant de reconnaître un résultat éventuellement défavorable et une transition présidentielle pacifiée. C’est peut-être la provocation de trop car depuis cette sortie, nombre de sénateurs et députés républicains ont enfin osé lever un petit doigt pour minorer cette saillie, conscients qu’ils sont devenus les passagers complices d’un déraillement constitutionnel annoncé. 

    Qu’importe ce que prévoient les sondages, qu’importe ceux qui claironnent que Joe Biden à plus de 70 % de chances de remporter le scrutin de novembre prochain, il est possible et même probable que cette élection n’ait pas lieu comme prévu, du moins pas sans heurt, sans violence et sans une pluie de recours. 

    Pendant ce temps, des agences étrangères s’en donnent à cœur joie en alimentant les réseaux sociaux avec des accusations outrancières à l’égard du candidat démocrate avec pour objectif de réduire l’écart entre les deux candidats dans quelques états clefs. 

    Découvrir le site de Marc-Albert Cormier

    Marc Albert Cormier est élu des Français de Toronto.


    Sources.

    The Atlantic : The Election That Could Break America – If the vote is close, Donald Trump could easily throw the election into chaos and subvert the result. Who will stop him?  https://www.theatlantic.com/magazine/archive/2020/11/what-if-trump-refuses-concede/616424/

    Axios : The apocalypse scenario. https://www.axios.com/apocalypse-scenario-trump-transfer-power-aaf43d64-45d3-4c48-b076-c15a5396a0cc.html

    Politico : ‘Everyone sees the train wreck coming’: Trump reveals his November endgame 

    https://www.politico.com/news/2020/09/25/everyone-sees-the-train-wreck-coming-democrats-brace-for-trump-challenging-results-421468

    Vox : Yes, Russia is interfering in the 2020 election 

    https://www.vox.com/2020/9/21/21401149/russia-2020-election-meddling-trump-biden

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