Depuis le 1er juin, les nouveaux élus consulaires sont dans le flou ! Pourquoi ?
Retard dans la promulgation
Un décret, qui devait être promulgué au plus tard le 31 mai pour permettre la prolongation des mandats des élus à Madagascar et en Inde, deux communautés françaises privées d’élection du fait de la pandémie, a été publié en retard d’une journée, le rendant non applicable.
En effet, l’ensemble aurait dû être réorganisé par la loi relative à la gestion de la sortie de crise sanitaire votée ce printemps. L’article 18 est entièrement consacré aux différentes élections dédiées aux expatriés. Mais voilà, le texte indique que la disposition majeure n’est valable que si elle est publiée le 31 mai… et elle le fut le 1er juin.
Une décision collégiale
Jean-Baptiste Lemoyne, Secrétaire d’Etat aux Français établis hors de France, a organisé ce 09 septembre 2021, au matin, une visioconférence avec les parlementaires (majorité comme opposition), le Président de l’Assemblée des Français de l’étranger, Marc Villard, et des Conseillers consulaires. L’Exécutif et les élus se sont accordés pour organiser les élections partielles en Inde (2 circonscriptions) et à Madagascar le 7 novembre 2021.
Le Secrétaire d’Etat leur avait soumis plusieurs options. Celle retenue fut celle qui proposait de tenir les élections au plus vite.
Evelyne Renaud-Garabedian
« Il n’est pas non plus envisageable de rester encore un an sans Conseillers dans ces trois circonscriptions, leur mandat n’ayant pas été prolongé puisque le décret a été publié un jour trop tard au Journal Officiel. »
Evelyne Renaud-Garabedian, sénatrice des Français établis hors de France (ASFE)
Si le soulagement était unanime, les élus se sont étonnés de découvrir les solutions imaginées au dernier moment. Surtout qu’aucune n’apporte pleinement satisfaction, des problèmes se dessinent déjà l’horizon.
Olivier Cadic
« Je suis soulagé que le ministre nous ait informé du rétro-planning prévu pour les consulaires et l’AFE. En démocratie, on ne peut reporter indéfiniment les élections. Cela devrait permettre à la nouvelle AFE de se réunir avant la fin de l’année. Ses avis seront utiles et particulièrement importants, compte tenu des circonstances exceptionnelles qui entravent gravement la mobilité de nos compatriotes à l’international«
Olivier Cadic, Sénateur des Français établis hors de France – candidat à sa succession ce 26 septembre 2021.
Pas de vote en ligne
Le premier reproche qui peut être fait sur la solution retenue, c’est qu’afin de procéder aux élections consulaires partielles au plus vite, il a été décidé de ne pas mettre en place de possibilité de voter en ligne. Ce qui ne manque d’étonner les futurs candidats à ces scrutins comme Jean-Hervé Fraslin, élu Conseiller des Français de Madagascar en 2014 et candidat à sa succession.
Jean-Hervé Fraslin
« L’absence de vote électronique est profondément regrettable quand on constate que le 30 mai 2021, sur 127 circonscriptions, 86% des suffrages ont été exprimés par internet… »
Jean-Hervé Fraslin, élu consulaire à Madagascar, candidat à sa succession
Cette incapacité de l’administration à mettre en place le vote électronique prend racine dans le marché conclu avec le prestataire pour le vote par internet. L’appel d’offres ne prenait pas en compte les hypothèses d’élections partielles (report, annulation suite à des recours, vacance…). Pour certains, un amateurisme flagrant du gouvernement et de son administration que les candidats aux élections sénatoriales ne manquent pas de dénoncer.
Yan Chantrel
« Nous ne pouvons que déplorer l’impréparation et l’amateurisme de ce gouvernement qui fonctionne en vase clos sans consulter les acteurs de terrain directement concernés. Le préalable à toute décision aurait été de consulter minimalement les élus et candidats ainsi que nos compatriotes des circonscriptions directement concernées. Il faut s’assurer que les conditions sanitaires permettent le vote à l’urne avec un maillage beaucoup plus dense en termes de bureaux de vote.«
Yan Chantrel, élu consulaire au Québec et candidat aux élections sénatoriales du 26 septembre 2021
Pourtant ce contrat avait été initié par le gouvernement socialiste avant 2017, cependant au-delà des querelles de responsabilité, les élus soulignent le risque de voir ces partielles se dérouler sans électeurs. La solution que réclament les candidats et les élus c’est l’ouverture de bureaux de vote complémentaires.
« A Madagascar, pour compenser l’absence de vote par internet, il faut revenir au nombre de bureaux de vote prévu par l’arrêté du 6 mars 2020, soit 14 bureaux de vote : 2 à la capitale et 12 en province, un dans chaque ville dotée d’une agence consulaire.«
Jean-Hervé Fraslin, élu consulaire à Madagascar, candidat à sa succession
Peu de chance d’être satisfaits, les candidats en réclamaient déjà plus en mai 2021, ils ne furent pas entendus. Pandémie, budget, les contraintes semblent impossibles à surmonter pour l’administration.
Une AFE qui saute
Deuxième problème, la session de l’AFE qui devait se tenir cet automne. Session importante car au cours de celle-ci, les 90 élus de l’Assemblée des Français de l’étranger doivent émettre leur avis sur les dispositions que prévoit le gouvernement pour l’année suivante.
Un point particulier est crucial, celui du budget. Il se pourrait que le gouvernement profite de la Loi de Finances 2022 pour récupérer les crédits non consommés du fonds de solidarité et d’urgence pour les expatriés mis en place en 2020 pour répondre à la pandémie, et qui ont été largement sous-employés.
Le Président de l’AFE, Marc Villard, a alerté à de nombreuses reprises le Secrétaire d’Etat aux Français établis hors de France, Jean-Baptiste Lemoyne, sur ce point. Ce dernier lui a indiqué qu’il apporterait une réponse.
Marc Villard
« J’ai profité de cette réunion pour rappeler à deux reprises au secrétaire d’Etat ma question au gouvernement sur l’avis de l’AFE sur le projet de la Loi de Finances 2022. Il m’a indiqué qu il allait me répondre »
Marc Villard, Président de l’Assemblée des Français de l’étranger
Mais y avait-il le choix ? Comment réunir une Assemblée alors que ses membres ne sont plus réellement légitimes. Rappelons que les élus de l’AFE, le sont par leurs pairs, les Conseillers des Français de l’étranger, et ceux qui ont remporté leur siège en mai 2021 ne s’exprimeront que le 5 décembre 2021.
C’est face à ce constat que la décision fut prise comme le rappelle sur Twitter Laure Pallez, candidate au Sénat, soutenue par Marc Villard.
Je salue la décision responsable de l’AFE et de son President qui choisit l’intégrité du corps électoral au détriment d’une session AFE. La représentation des FdE est importante, mérite autre chose que du bricolage. C’est bien ce qu’a proposé @Villard2017. https://t.co/dU0EqhIiZ8
Des décisions qui ne satisfont réellement personne mais qui permettent de débloquer la situation et de relancer le fonctionnement des institutions liées aux Français de l’étranger.
En juillet dernier, la capitalisation d’Apple a dépassé 2500 milliards de dollars, soit l’équivalent du PIB de la France. En 2011, à l’arrivée de Tim Cook, cette capitalisation ne dépassait pas 350 milliards de dollars. Apple est l’entreprise la plus valorisée à l’échelle mondiale. Les ventes annuelles sont passées de 108 milliards de dollars en 2011 à 274 milliards de dollars l’année dernière. Le bénéfice net a plus que doublé, atteignant 57 milliards de dollars, dépassant les bénéfices tirés du pétrole de Saudi Aramco et faisant d’Apple l’entreprise la plus rentable au monde.
Dans le monde des GAFA, Apple est un cas particulier. Créée bien avant le début de l’âge du digital, le 1er avril 1976 dans le garage de Steve Jobs avec Steve Wozniak, cette entreprise a bien failli disparaître en 1997. Elle fut alors sauvée par Bill Gates. Elle est atypique car elle reste un vendeur important de matériel informatique disposant de boutiques. Elle est aujourd’hui davantage contrôlée par des investisseurs que par ses créateurs. Davantage mondialisée que les autres GAFA, elle dispose d’une part des ventes plus élevée en dehors de son marché domestique qu’Alphabet, Amazon, Facebook, Microsoft, Alibaba ou Tencent. Son processus de production est également complètement internationalisé. Il repose sur un immense réseau de production avec la Chine au centre. Apple est devenue l’entreprise occidentale qui vend le plus de matériels à la Chine. Ses ventes annuelles dans ce pays ont été multipliées par cinq en dix ans pour atteindre 60 milliards de dollars. Apple a tiré profit du marché cartellisé de la téléphonie. Tout en ayant un système d’exploitation assez fermé, elle n’a pas cherché à rivaliser avec ses concurrents. Elle a accepté de placer Google comme moteur de recherche sur ses IPhone et en a récupéré ainsi d’importantes redevances. Elle a toujours privilégié le maintien de marges élevées au risque de perdre des parts de marché. Ces dernières années, elle a accru de manière exponentielle ses recettes.
Plusieurs centaines de milliards de dollars de réserves
Comme les autres GAFA, mais avec encore plus de facilité grâce à sa forte internationalisation, Apple a pratiqué une optimisation fiscale poussée lui permettant de n’acquitter que 17 % d’impôt sur ses bénéfices. Grâce à sa rentabilité et à sa faible imposition, elle disposerait de réserves de plusieurs centaines de milliards de dollars. Si Apple demeure un vendeur de produits physiques, elle gagne de plus en plus d’argent avec les services grâce à son magasin d’applications (AppStore). 20% de son chiffre d’affaires en dépendaient en 2020, contre 9% en 2011. L’AppStore attire de plus en plus les créateurs informatiques, les développeurs et les consommateurs. Pour être reconnu, pour être vendu, une solution informatique doit être sur AppStore. Ce dernier héberge plus de 2 millions d’applications. Il offre un système de facturation et de ventes pour des milliers de créateurs. Plus de 643 milliards de dollars en 2020 ont été échangés sur le magasin d’Apple à l’échelle mondiale.
La force d’Apple est de construire un système en réseau autour de l’iPhone utilisé par plus d’un milliard de personnes. Tous les objets fabriqués par la marque à la pomme sont des appendices du smartphone. Du fait du caractère visible d’Apple, ses dirigeants ont rapidement pris le parti de respecter les critères ESG (environnement, sociétal et gouvernance).
D’ici 2030, Apple s’est ainsi fixé l’objectif de devenir neutre en carbone pour tous ses produits. Elle entend progressivement l’imposer à tous ses prestataires et aux développeurs travaillant sur l’Appstore. À la différence de Google et de Facebook, Apple ne gagne pas directement d’argent avec les données recueillies, ce qui lui permet de mettre en avant le respect de la vie privée de ses utilisateurs.
Condamnée à innover : iGlasses, iCar
Si Apple est devenue le porte-drapeau du digital dans le monde, elle est confrontée à une série de défis pouvant remettre en cause ses avantages comparatifs. Dans le monde du numérique, les rentes peuvent être également fragiles. Le système d’optimisation fiscale a été ainsi remis en cause avec l’accord de l’OCDE visant à instituer un taux minimal d’impôt sur les sociétés. La montée de la concurrence Apple doit également faire face à la montée en puissance de concurrents en particulier chinois. Les ventes d’iPhone sont orientées à la baisse passant de 231 millions en 2015 à 200 millions en 2020. Le marché des smartphones tend à arriver à maturité. Xiaomi, une entreprise chinoise, a dépassé Apple en tant que deuxième fabricant mondial de smartphones, Samsung restant premier. Même si les volumes de vente ne sont pas comparables, les appareils portables comme l’Apple Watch et les accessoires tels que les AirPod (écouteurs sans fil) génèrent des marges très importantes. En 2020, 200 millions d’AirPod ont été vendus et 34 millions de montres, soit beaucoup plus que les ventes réalisées par ses concurrents sur ces deux créneaux.
Dans les prochaines années, Apple aura besoin de relais de croissance. Elle est condamnée à innover pour ne pas être banalisée. Malgré l’échec relatif de Google pour les lunettes connectées, Apple travaille toujours sur des « iGlasses », qui ajouteraient une couche numérique à la réalité physique perçue par le porteur. La firme de Tim Cook étudie également la possibilité de lancer une « iCar » qui serait tout à la fois autonome et électrique. Comme Google, Apple hésite sur la stratégie à suivre en matière d’automobile entre les partenariats avec des constructeurs traditionnels ou le lancement de ses propres chaînes de production, les deux n’étant pas antinomiques. Le succès de Tesla pousse Apple à se lancer quand Alphabet (la maison mère de Google) semble y avoir pour le moment renoncé. La voiture, contrairement aux lunettes, n’est pas une extension naturelle du savoir-faire traditionnel d’Apple. Un véhicule est beaucoup plus difficile à fabriquer qu’un smartphone.
La fin du Yalta du digital
Au nom du Yalta des GAFA, en vertu duquel les grandes entreprises du digital n’empiètent pas sur le cœur de métier des unes des autres, Apple n’a pas développé de réseaux sociaux et Facebook de magasins d’application. Apple et Google ont développé des coopérations. Google est ainsi le moteur de recherche par défaut sur l’iPhone versant 8 à 12 milliards de dollars par an pour ce privilège, soit 14 à 21 % du bénéfice net d’Apple en 2020. Dans un marché plus mature, la tentation est grande de trouver de nouveaux espaces de profit. Apple réfléchit ainsi à mettre en place sa propre entreprise de publicité et son propre moteur de recherche. Mais, les intrusions dans le marché des voisins ne sont pas toujours gagnantes. Ainsi, l’enceinte connectée d’Apple, HomePod, est arrivée en retard et n’a pas réussi à s’imposer face aux produits équivalents d’Amazon et de Google. Les lunettes de réalité mixte d’Apple, si elles voient effectivement le jour, devront se battre contre l’Oculus de Facebook et l’HoloLens de Microsoft.
Comment échapper aux juges ?
Les recours pour position dominante, entrave à la concurrence ou exploitation indue des données se multiplient à l’encontre des GAFA. Apple n’y échappe pas. Avant même la décision des juges, elle a décidé de réduire le montant des commissions que les développeurs lui paient pour être sur AppStore (application d’un taux de 15 % pour les petits développeurs). Par ailleurs, elle a accepté que les développeurs puissent informer leurs clients de l’existence de méthodes de paiement alternatives. Ils pourront inciter leurs clients, via un e-mail par exemple, à souscrire un abonnement directement sur leur site plutôt que dans leur application chargée sur l’AppStore. Le groupe a prévu de créer un fonds, doté de 100 millions de dollars, pour soutenir les petits développeurs américains. Les bénéficiaires pourront recevoir entre 250 et 300 000 dollars chacun, selon l’avocat des plaignants. En revanche, les autres magasins d’applications seront toujours interdits sur les iPhones. La solution de paiement d’Apple restera la seule autorisée au sein de l’AppStore. Il n’est pas certain que ces concessions soient suffisantes pour échapper aux sanctions judiciaires.
Apple face aux tensions géopolitiques
Apple, comme les autres GAFA, ne peut pas ignorer la montée des tentations protectionnistes. Les gouvernements de tous les grands États, Chine comprise, entendent recentrer sur leur territoire leur processus de production industrielle. Apple qui est le GAFA le plus internationalisé est donc le plus exposé à ce risque. Le Président Xi Jinping entend réduire les bénéfices des géants du digital d’autant plus s’ils sont étrangers. Les autorités chinoises répètent que Google, l’AppStore d’Apple, Epic Games, Fortnite perçoivent des frais excessifs dans le cadre de leur système de paiement. En réaction, Apple a décidé de renationaliser, en partie, ses chaînes d’approvisionnement mais reste très dépendante de la Chine. Si la guerre commerciale sino-américaine s’était poursuivie, elle aurait pu perdre 30 % de ses bénéfices selon Goldman Sachs.
Apple est accusée de collusion avec le pouvoir politique chinois. Plusieurs ONG estiment que des fournisseurs d’Apple sont parties prenantes des camps de travaux forcés pour les Ouïghours, une minorité musulmane opprimée, au Xinjiang. Apple supprimerait de son AppStore les applications déplaisant aux autorités chinoises. Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook, a dénoncé Apple pour hypocrisie, lui reprochant de vanter la protection de la vie privée à la maison tout en permettant au gouvernement de Pékin d’accéder aux données personnelles en Chine.
Comme Microsoft, Apple est vouée à devenir de plus en plus une société de services qui tire une grande partie de ses ressources des abonnements souscrits par ses clients. L’écoute de musique et la vidéo en ligne ainsi que la location d’espace sur le « cloud » constitue déjà des vecteurs importants de recettes. Dans les prochaines années, il est probable qu’Apple accentue, comme Google, sa présence dans le domaine médical ainsi que dans celui des paiements tout en essayant d’inventer de nouvelles générations de matériels intelligents comme les iGlasses ou les iCars. L’option prise est également de maintenir le positionnement haut de gamme et de ne pas essayer de concurrencer les entreprises chinoises, voire Google qui est plus grand public.
La Commission européenne a annoncé mardi (7 septembre) avoir défini les modalités de ses obligations vertes, ce qui permettra une première émission en octobre pour financer le plan de relance post-Covid de 750 milliards d’euros.
Un tiers de ce plan doit être financé par cet outil de finance durable. « Le projet de l’UE d’émettre jusqu’à 250 milliards d’euros d’obligations vertes d’ici à 2026 fera de nous le plus gros émetteur d’obligations vertes au monde », a affirmé Johannes Hahn, commissaire au Budget, lors d’une conférence de presse.
Le cadre européen adopté mardi (7 septembre) est aligné sur les principes définis par l’Association internationale des marchés de capitaux (ICMA) pour les obligations vertes, un standard reconnu, a souligné la Commission qui espère convaincre du sérieux de sa démarche.
Transition écologique
Le plan de relance européen prévoit que les États membres détaillent leurs dépenses en faveur de la transition écologique. Celles-ci doivent représenter au moins 37 % de leur enveloppe globale. Bruxelles utilisera ces informations pour montrer aux investisseurs la bonne utilisation des obligations vertes.
Neuf catégories d’investissements sont prévues dont les énergies propres, l’efficacité énergétique (notamment l’isolation des bâtiments) et les transports durables.
Première émission en octobre
La première émission d’obligation verte « est déjà prévue pour octobre », a annoncé la Commission.
Interrogé par des journalistes, M. Hahn a précisé que l’argent levé sur les marchés par ce mécanisme « ne pourra en aucune manière financer des investissements dans le nucléaire » car cette filière n’est pas reconnue comme contribuant à la transition verte dans le cadre du plan de relance européen. En revanche, il pourra financer des centrales à gaz « sous certaines conditions pour fournir une solution de transition dans la production d’énergie ».
M. Hahn
Le cadre réglementaire pour les obligations vertes de l’UE adopté mardi (7 septembre) devance le projet de norme européenne pour le secteur présenté en juillet par la Commission. La proposition de « standard européen pour les obligations vertes », que Bruxelles espère à terme imposer sur les marchés pour guider États et entreprises, doit encore être négociée par le Parlement européen et les États membres, ce qui pourrait prendre au moins un ou deux ans.
La Commission ne pouvait pas attendre. « Nous avons besoin d’avoir quelque chose en place maintenant pour lancer les premières émissions. Mais nous avons fait en sorte d’anticiper et d’aligner au maximum (le cadre) avec notre proposition de juillet », a expliqué M. Hahn.
Aujourd’hui s’ouvre en France, le procès des attentats du 13 novembre. On le sait, ces actes ignobles ont pris racine dans les faubourgs de Bruxelles à Molenbeek. Cette commune bruxelloise compte comme les autres des Français. Nous avons souhaité partir à leur rencontre.
Pour commencer c’est avec un élu consulaire de terrain très au fait de ce qui se passe dans la capitale des Belges que nous attaquons cette plongée dans Molenbeek. Comme d’autres Français que nous avons rencontrés et qui se sont livrés à nous sans fard il a sa propre vision d’un quartier qui ne laisse personne indifférent.
« Nous organisions souvent nos séminaires européens au « The H » à Bruxelles dans une des salles qui donnent une vue splendide sur la ville. En regardant le panorama nos visiteurs étrangers nous demandaient toujours où se situaient l’Atomium, la Grand place, le Palais du roi… Après les attentats on nous demandait : « on voit Molenbeek d’ici » ?
Jérémy Michel, Président du Conseil consulaire des Français de Belgique.
Symbole mondial des quartiers perdus
Car Molenbeek est devenu depuis novembre 2015 le symbole mondial du quartier perdu, rongé par l’islamisme. Un lieu dangereux situé de l’autre côté du canal qui partage la ville en deux comme dans « le grand fossé » d’Astérix. La sûreté de l’Etat Belge y dénombrait d’ailleurs plus de trente mosquées salafistes. Les principaux inculpés des attentats des terrasses et du Bataclan y ont vécu, grandi, trafiqué ou sont venus préparer sur place leur raid assassin avec d’autres islamistes.
C’est la part d’ombre du quartier que certains combattent avec les armes de la raison : les éducateurs, les professeurs et autres acteurs associatifs qui se mobilisent pour défendre une vision non communautariste de la société et de l’enseignement.
Communautarisme ?
D’autres en revanche font mine d’ignorer le problème ou le minimisent : Certains politiques notamment. L’accusation de clientélisme a été formulée contre Philippe Moureaux. Le Bourgmestre socialiste a régné sans partage de 1992 à 2012 et a été accusé de complaisance envers les islamistes après les attentats. Sa fille Catherine qui a reconquis la commune en 2018 est elle-même accusée à son tour de trop d’indulgence à l’égard de l’islam politique et des associations cultuelles qu’elle soutient et finance.
Elle est à la tête d’une majorité courte au conseil communal et tente de lutter contre la mauvaise image à sa manière. Il est vrai qu’une forte communauté d’origine marocaine et turque vit dans le quartier et que l’islam structure une partie de la vie sociale de cette « ville dans la ville » enclavée dans Bruxelles et qui est forte de 100 000 habitants. Boutiques halal, bars à chichas, lieux de culte plus ou moins officiels, on pourrait se croire à Tanger ou à Istanbul. Mais on est dans la capitale multiculturelle de l’Europe et à deux pas de la Grand’ Place.
Le propos des avocats de Molenbeek présente ses habitants comme des victimes d’une mauvaise réputation exagérée. Quand le terme d’islamophobie n’est pas dégainé.
Françoise, une fonctionnaire européen qui a vécu pendant huit années heureuses sur place nous le dit :
« C’est une infime pourcentage de la population de Molenbeek qui est touchée par l’islamisme. La grande majorité des habitants aspire à une vie calme, plus de prospérité, à la réussite scolaire pour ses enfants. Les habitants de Molenbeek en ont beaucoup voulu aux terroristes et à leurs familles. Celles-ci, même les personnes âgées, ont été obligées de quitter la commune, chassées par l’opprobre publique« .
Françoise, Française et fonctionnaire européen
Un quartier fraternel ?
A côté de Molenbeek la sombre existe en effet un autre quartier fraternel et chaleureux qu’on ne peut réduire à ses enfants perdus partis se former en Syrie ou se faire exploser au pied du stade de France. C’est la partie lumineuse du quartier. Julien y vit depuis onze ans. Il a acheté une maison à l’époque pour avoir suffisamment d’espace pour loger sa famille et pour se retrouver à quelques minutes du centre ville de Bruxelles avec ses théâtres et ses restaurants.
« J’habite à côté du canal, dans ma rue, mes voisins sont flamands, suisses et luxembourgeois. Il y a beaucoup d’artistes qui vivent dans un immeuble. Il y a aussi un immeuble social un peu plus loin, et tout le monde est civil. Depuis les attentats il y a eu une clarification et un recul du voile intégral ou des femmes voilées « en rue ». Il est dommage que la nouvelle municipalité ne travaille pas dans le même sens que la précédente« .
Julien, Français résidant à Molenbeek depuis onze ans
Françoise Schepmans du MR (Mouvement Réformateur) a été vue en effet comme une bourgmestre active pour faire reculer l’islamisme politique. Elle a eu la lourde responsabilité de 2012 à 2018 de représenter une commune pointée du doigt pendant et après les attentats.
L’arrestation de Salah Abdeslam dans le quartier, le 18 mars 2016, avait encore renforcé l’image d’un ghetto islamiste où il était simple de se cacher au nez et à la barbe des autorités. Julien indique une situation politique plus contrastée.
« Les artistes, les classes moyennes (minorités ou pas) et les commerçants sont de plus en plus nombreux. Et ils votent (PTB, écolo, MR) différemment du reste de Molenbeek. Cela insécurise une partie du conseil municipal qui mobilise sa base et fait de la surenchère pour se maintenir aux prochaines élections« .
Julien, Français résidant à Molenbeek depuis onze ans
Clientélisme, insécurité, etc.
« Cela s’était arrêté avec la précédente municipalité est c’est un peu revenu. On le voit dans les subventions, l’attention du conseil municipal suivant que vous soyez un électeur potentiel ou pas ».
Julien, Français résidant à Molenbeek depuis onze ans
Et l’insécurité dans le quartier. Est-elle un fantasme de journalisme ou grossie par l’effet de loupe ?
« On ne sent jamais ni animosité, ni danger quand on se promène dans Moleenbeek. On oublie souvent que les Molenbeekois ont utilisé Schaerbeek pour préparer leurs projets d’attentats. Aucune attaque terroriste, ni incident, n’a eu lieu sur le territoire de la commune. L’islam politique se fait plus discret et depuis les attentats a réellement reculé. Cela se voit également dans les magasins et restaurants. Le style a vraiment changé et beaucoup n’ont rien à envier à ceux du quartier Dansaert au niveau de l’aménagement et de la décoration. Il n’y a plus l’exotisme d’il y a dix ans dans les magasins qu’on aurait pu trouver sur le port d’Agadir ou dans le rif marocain« .
Julien, Français résidant à Molenbeek depuis onze ans
Une vision contrastée se dégage de ces échanges. Nous rencontrons alors Amine, un doctorant Français qui vit sur la commune et possède une formation de science politique. Nous l’interrogerons sur ce procès qui sera incidemment aussi celui de Molenbeek.
« Il est évident que les conclusions du procès seront observées de près et fortement commentées par les habitants de Molenbeek. Si beaucoup craignent les amalgames et souhaiteraient que la sulfureuse commune de Bruxelles-ouest soit également mise sous les feux de la rampe pour d’autres raisons plus valorisantes, il n’y a néanmoins pas de fumée sans feux : dans le cadre des attentats les plus meurtriers perpétrés en Europe par l’organisation terroriste Etat islamique, la logistique des attentats a été en grande partie orchestrée ici par un jeune radicalisé du quartier, Abdelhamid Abaaoud, et le dernier survivant du commando, Salah Abdeslam, est également un jeune Molenbeekois. Au total, la majorité des vingt personnes renvoyées devant la cour d’assises spéciale de Paris pour ce procès historique est née, a grandi et/ou a transité par Molenbeek au cours de son existence. Indéniablement, ce procès sera qu’on le veuille ou non également celui de Molenbeek. Mais aussi celui de l’impuissance chronique des pouvoirs publics locaux / nationaux à endiguer cette lame de fond non pas seulement djihadiste, la partie immergée de l’iceberg, mais également fréro-salafiste, qui occupe ici une place centrale dans la gestion coutumière des « affaires courantes de la cité » depuis plusieurs décennies.«
Amine, Français et doctorant résidant à Molenbeek
En 2015, le quartier comptait 30 mosquées salafistes. On s’interroge sur une telle concentration. Pour certains cela indique que ce quartier demeure un foyer de radicalisés aujourd’hui. Amine nous explique les mécanismes qui lient les « Frères musulmans » et consorts à la population locale.
« Comme je le disais, la mouvance fréro-salafiste occupe indirectement une place déterminante dans l’organisation de la vie quotidienne des habitantes et habitants de Molenbeek. Quelques dizaines de mètres derrière la « façade gentrifiée » des résidences modernes, cafés et autres épiceries bio agencées tout le long du Canal de Bruxelles entre le musée MIMA et Tour & Taxis par et pour une classe moyenne supérieure cosmopolite, une toute autre réalité régit les codes et les mœurs des habitantes et habitants de Molenbeek.Il suffit de se promener dans la commune à toute heure du jour et de la semaine pour se rendre compte à quel point l’emprise des préceptes de la mouvance fréro-salafiste est omniprésente, que ce soit dans l’offre marchande des commerces, l’accoutrement des gens, la teneur des interactions sociales, la répartition des rôles et responsabilités entre hommes et femmes ou encore les modalités de l’occupation de l’espace public.
Amine, Français et doctorant résidant à Molenbeek
Françoise refuse quant à elle le terme de communautarisme.
« S’il y a un regroupement par communauté il n’est pas forcément volontaire. Je connais des groupes d’expatriés (anglophones ou germanophones notamment) qui vivent en petit cercle, ne pratiquant ni le français, ni le néerlandais… C’est « normal » de se retrouver entre personnes qui parlent la même langue et partagent une même origine, dans un environnement pas toujours perçu comme accueillant… Les enfants ne suivront pas forcément le même parcours que leurs parents«
Françoise, Française et fonctionnaire européen
Cet échange avec des habitants du quartier aura pointé les dangers du salafisme et sa structuration dissimulée mais aura aussi cassé le cliché d’un quartier entièrement dédié à l’islamisme. Les habitants de Molenbeek pendant le procès des attentats continueront à vivre dans ce quartier où l’on peut être heureux en jetant certainement un oeil discret ou inquiet aux gazettes et reportages télés à charge. Six ans après, l’ombre des attentats plane encore ici… Difficile d’ignorer la plus grande tuerie de l’histoire du terrorisme hexagonal. Ce qui n’empêchera jamais les enfants de jouer et de rire dans les cours d’écoles du quartier et d’ignorer la folie criminelle de certains adultes.
Le printemps 2021 a été marqué par les élections consulaires. Ce scrutin fut décalé d’un an en raison de la pandémie. Il a permis d’élire les conseillers des Français de l’étranger et les délégués consulaires. Ces élus de terrain ont un rôle électif bien défini. Ils sont les grands électeurs des sénateurs représentant les Français établis hors de France.
Ils composent, avec les députés et sénateurs représentant les Français établis hors de France, le corps électoral appelé à renouveler 6 d’entre eux le 26 septembre.
Une pré-campagne inédite
Pour ce scrutin, seuls 3 des 6 sortants se représentent. Nous aurons donc au moins 3 nouveaux sénateurs le 26 septembre au soir. Cet « appel d’air » touche en particulier la gauche, qui n’a aucun sortant.
Pour la gauche, la pré-campagne a démarré tôt. Début février ce fut l’annonce de la candidature de Ségolène Royal. Celle-ci a focalisé les esprits et cristallisé certaines ambitions, frustrations diront certains. Elle s’achève, diront d’autres, avec le tout récent soutien du PS à la liste menée par Yan Chantrel et l’arrivée de Marc Villard en seconde place de la liste menée par Laure Pallez.
La grande famille de la gauche, souvent unie lors de telles échéances, est cette fois apparue et restée, en partie, divisée.
L’été a été rythmé par les débuts de campagnes et annonces des différentes listes et candidats de tous les bords.
Retour sur 2014
En septembre 2021, nous renouvelons les sénateurs élus en septembre 2014.
Ce scrutin avait permis d’élire Jacky Deromedi et Olivier Cadic. Et de réélire Claudine Lepage, Robert Del Picchia, Christophe Frassa et Richard Yung. Battu à une voix, Jean-Pierre Bansard avait contesté ce résultat. Son recours avait été rejeté et les 6 sénateurs confirmés. Les résultats complets et les listes sont disponibles ici.
6 septembre 2021 : dépôt des listes
Cette date marque une nouvelle étape plus concrète menant au 26 septembre. Les mois d’été furent synonymes de tractations et spéculations. Ce début septembre nous fait entrer « dans le dur » avec au moins 8 listes déposées.
En 2014, il y avait 7 listes officiellement en compétition dont 2 n’avaient récolté aucun suffrage. En 2017, 10 listes étaient présentes dont 1 n’avait récolté aucun suffrage.
3 questions pour 8 candidats
Pour mieux faire connaissance avec les candidat têtes de listes, nous avons proposé aux différentes équipes un questionnaire complet.
Nous évoquons ici le dépôt des listes, la composition des équipes. Nous abordons aussi l’impact de la pandémie sur cette campagne inédite. Ce questionnaire a été adressé aux 8 listes déjà connues lors de la rédaction du présent article. Elles ont toutes répondu.
A noter, des listes surprises, même « incongrues » voient parfois le jour lors des scrutins sénatoriaux. Il en sera probablement de même lors du scrutin à venir. Nous y consacrerons un prochain article.
La composition et le dépôt de la liste ont-ils été des processus complexes ?
Les Républicains
Christophe-André Frassa
Pour Christophe Frassa, qui mène la liste #FrançaisAPartEntière, le processus n’est pas spécialement complexe. Il nous informe : « J’avais une idée assez précise de la façon dont je souhaitais constituer la liste : uniquement des élus (avec des réélus et de nouveaux élus) ; une représentation de tous les continents ; un équilibre au-delà de mon mouvement politique. Le contact avec mes futurs colistiers s’est alors fait naturellement. »
ASFE
Jean-Pierre Bansard
Pour Jean-Pierre Bansard, qui mène la liste ASFE2021, au contraire « composer une liste est un art difficile, car il ne s’agit pas seulement des personnalités individuelles qui la composent, mais de l’image globale qu’une liste peut renvoyer ». Il ajoute : « En ce qui concerne la liste ASFE 2021 – La Voix des Français de l’étranger, nous avons réfléchi longtemps à la composition idéale de cette liste, jusqu’à obtenir celle qui se rapproche le plus possible de qui nous sommes aujourd’hui, le projet que nous portons, et les valeurs que nous souhaitons transmettre. Une fois cela trouvé, le processus a été simple et le dépôt de la liste s’est réalisé sans difficultés ».
EELV et LFI
Mélanie Vogel
Pour Mélanie Vogel, qui mène la liste Ecologie, Solidarité, Proximité : « La construction de notre projet a, contrairement aux autres listes, privilégié non pas les aventures individuelles mais le rassemblement nécessaire des humanistes, des écologistes et des progressistes. Cela demande du temps, un long processus d’échanges et de compréhension mutuelle. Et ce travail a porté ses fruits, nous avons élaboré cette liste de manière collective et constructive. Je suis fière du rassemblement que nous avons mis et très heureuse de compter aux côtés d’EELV, les élus LFI, Génération.s, Place Publique et de nombreux indépendants et conseillers chevronnés pour qui la défense des Françaises et Français de l’étranger et l’urgence écologique est une priorité aux 4 coins de la planète.
LREM
Samantha Cazebonne
Pour Samantha Cazebonne, qui mène la liste Notre Avenir Ensemble : « Dans une élection telle que celle de la sénatoriale des Français de l’étranger, la complémentarité des compétences, l’ancrage territorial et la qualité des relations entretenues avec la communauté française sont des éléments fondamentaux pour constituer une équipe experte sur les questions des Français de l’étranger. C’est donc naturellement et simplement, pour répondre à votre question, que la complémentarité des expériences et des géographies nous a amené à nous choisir les uns les autres en adhérant à un ambitieux projet commun de campagne. Cette liste est officiellement soutenue par toutes les composantes de la majorité présidentielle dont La République En Marche, le Mouvement Démocrate, Agir et Territoires de progrès. »
Divers Gauche
Laure Pallez
Laure Pallez, qui mène la liste Faire gagner nos couleurs, nous confia : « Composer une liste c’est passionnant et complexe : former une équipe d’élus reconnus engagés, tisser du lien et définir ensemble un projet politique qui rassemble. Le dépôt n’est alors plus qu’une formalité administrative. »
Parti socialiste
Yan Chantrel
Yan Chantrel, qui mène la liste Rassemblement de la gauche écologiste, sociale et solidaire, nous rappela tout d’abord s’être lancé en campagne vers la fin du mois de juin, suite à des entretiens avec divers élus de l’AFE et de conseillers des Français de l’étranger de gauche et écologistes, qui rejetaient fermement tout parachutage et candidatures hors-sol et souhaitaient, pour des raisons d’efficacité et de bon sens, valoriser avant tout le travail de terrain. Il continue : « Il ne me fut donc pas difficile de rassembler rapidement une équipe compétente et motivée. La seule difficulté a été l’objectif que nous nous étions fixés de réaliser l’union de toutes les sensibilités de gauche écologistes : militants de partis et militants non encartés, tout en tenant compte du critère de la représentativité du terrain par le biais d’élu.es s’étant d’abord soumis à l’exercice du suffrage universel et à celui d’un mandat de terrain. »
Indépendants – Divers Droite
Olivier Cadic
Olivier Cadic, qui mène la liste Libres et Indépendants, quant à lui situe la genèse de son projet au niveau du partage d’expérience de son collègue Robert del Picchia.
« Nous nous sommes rapprochés lorsque je l’ai rejoint au sein de la commission des affaires étrangères et de la défense du Sénat en 2017. Robert en est le vice-président. Cela m’a permis de travailler régulièrement en collaboration avec Olivia Richard, son bras droit depuis 20 ans, sur les sujets qui préoccupent nos compatriotes et leurs représentants.
Nous nous sommes découverts beaucoup de complémentarités avec Olivia et nous avons envisagé un projet de « base arrière » pour les élus indépendants, afin de leur permettre de gagner en efficacité et de ne jamais se sentir isolés […].
La décision de constituer une liste ensemble nous est apparue naturelle… presque comme une évidence pour favoriser le rassemblement des indépendants. […] Tous les colistiers nous ont permis d’aboutir à ce que beaucoup qualifient de liste très solide. Chacun d’entre eux a la particularité de présider leur conseil consulaire après avoir remporté 50, 66, 75 ou 100% des sièges de leur circonscription, comme candidats indépendants. Ils incarnent une approche libre et proche du terrain qui donne beaucoup de force à notre liste.
Le processus de dépôt de la liste n’est pas plus compliqué que celui qu’ont affronté (deux fois pour la plupart !) les candidats aux consulaires en pleine pandémie. »
Indépendante – Liste citoyenne
Ségolène Royal
Pour Ségolène Royal, qui mène la liste Français.es dans le monde, une chance pour la France ! Liste citoyenne et écologiste d’union : « La composition de la liste a demandé beaucoup d’attention. Mon objectif , qui est atteint, c’est la diversité dans l’unité : des continents, des métiers, des expériences, des âges. Après six mois d’un travail de dialogue à travers le monde c’est une équipe soudée qui s’est réunie quotidiennement. Au terme de cette campagne sérieuse nous avons notre projet participatif. »
Pourriez-vous qualifier votre liste en quelques mots ?
Ségolène Royal explique : « C’est une équipe sérieuse, déjà au travail en proximité et en efficacité. Une candidature utile aux Français dans le monde. Une liste indépendante, des appareils politiques, totalement libre et dont aucun parti ne pourra s’attribuer le résultat. C’est une candidature pour servir. Notre liste est composée d’élus de terrain expérimentés et engagés et d’élus nouveaux, très présents à Français du monde pour la majorité d’entre eux dont le vice-président. »
Pour Olivier Cadic, la liste « Libres et Indépendants » revendique de faire une campagne d’adhésion, avec l’objectif de rassembler les élus indépendants. « Nous voulons leur permettre de réaliser leurs projets en mobilisant toutes nos compétences » affirme-t-il.
Il ajoute : « indépendante et libre, bien sûr, mais aussi représentative, complémentaire, humaniste, dynamique, déterminée, fiable. »
Christophe Frassa nous explique : « La liste #FrançaisAPartEntière, que j’ai l’honneur de conduire, est une liste de femmes et d’hommes de convictions, de femmes et d’hommes de terrain qui résident tous à l’étranger, de femmes et d’hommes qui connaissent les attentes de leurs collègues, de femmes et d’hommes qui partagent le sens de l’engagement et la réalité de l’expatriation. Une liste à l’image des élus des Français de l’étranger, au service des 3,4 millions de Français dans le monde. »
Jean-Pierre Bansard nous présente sa liste. « Une équipe indépendante 100% dédiée aux Français de l’étranger : expérimentée, engagée, compétente et préoccupée uniquement par le fait de faire avancer les droits et la cause des Français établis hors de France. »
Mélanie Vogel explique : « Notre liste est un rassemblement large et pluriel au service de l’écologie et de la solidarité face aux politiques austéritaires qui abiment nos services publics. C’est une équipe d’élu.e.s de tous les continents, complémentaires dans leurs parcours et expériences, qui connaissent les réalités de nos compatriotes et qui sont engagé.e.s auprès d’eux de longue date, soit dans le monde associatif, éducatif et scolaire, culturel ou dans le monde de l’entreprise. »
Samantha Cazebonne partage avec nous cette affirmation : « compétente, expérimentée, engagée, soudée et fière de s’engager pour un programme ambitieux et pragmatique. »
Laure Pallez évoque avec nous les mots suivants : « compétence, engagement, et une volonté farouche de bouger les lignes, tout en restant fidèle à nos valeurs de progrès et de respect ! »
Pour finir, Yan Chantrel représente « des élu.es de terrain engagé.es depuis plusieurs années bénévolement au service de nos compatriotes hors de France. »
La pandémie modifie-t-elle votre manière de faire campagne?
Tous les candidats sont d’accord sur ce point : la pandémie a un impact sur la campagne. Elle empêche ou du moins limite les rencontres de terrain avec les grands électeurs.
Pour Yan Chantrel, qui mène une campagne virtuelle de terrain : « La pandémie nous a appris à nous réunir à distance et nous avons immédiatement mis en place des réunions Zoom avec les élus du monde entier. Nous avons également eu la possibilité de faire quelques déplacements pour aller à la rencontre de certain.es élu.es. et nous comptons le faire jusqu’à la fin de la campagne. »
Christophe Frassa. « Evidemment. Les rencontres avec les élus, qui sont fondamentales, se font par visio ou par téléphone, les déplacements étant compliqués. »
Jean-Pierre Bansard est du même avis. « Bien entendu, puisqu’il y a certains pays où il est très difficile de se rendre et les visio-conférences – qu’on utilise beaucoup fort heureusement – ne remplaceront jamais la rencontre en face-à-face avec un candidat. »
Samantha Cazebonne insiste sur les facultés d’adaptation en soulignant : « bien sûr, mais nous avons le sens de l’adaptation, nous limitons nos déplacements et nous privilégions les échanges approfondis par visioconférence. »
Les constats d’Olivier Cadic sont les mêmes. « Naturellement, la pandémie a un impact, sur la campagne comme sur le reste. Il n’est pas question ni raisonnable de sillonner le monde. […] La pandémie nous a permis de développer des modalités de travail jusqu’alors insuffisamment exploitées, comme la visioconférence. Nous nous en servons, comme on a pu le voir dans nos vidéos de campagne. »
Ségolène Royal répond : « Oui bien sûr. L’économie des déplacements est bonne pour le bilan carbone. Et l’utilisation des appels vidéo sans frais. Je me suis adressée à tout le monde au-delà des clivages politiques, car demain j’entends travailler pour tous et avec tous. Au plus près et au plus vrai, comme je l’ai toujours fait dans l’exercice de mes responsabilités, grande ou petite. J’ai pris beaucoup de plaisir à faire cette campagne, humainement très chaleureuse et à rencontrer le plus possible d’élus grands électeurs afin d’être immédiatement opérationnelle s’ils et elles me font confiance. Mais je veux vous dire qu’au-delà de la liste, ce sont tous les élus consulaires qui constitueront mon équipe sénatoriale. Nous avons déjà réfléchi à des méthodes de travail pour que je puisse leur déléguer des responsabilités, dans le cadre de la revalorisation de leur statut, auquel je m’attacherai en priorité. »
Mélanie Vogel dresse un constat plus politique. Elle affirme ainsi : « Oui, bien sûr, nous savons à quel point les grands électeurs qui sont des élus locaux jouent un rôle essentiel sur le terrain face au retrait de l’État accéléré par les politiques de LREM et le Plan Action Publique 2022. »
Elle poursuit : « La pandémie a montré à quel point le système est saturé après des années d’économies. Nos élus ont besoin d’un soutien humain de proximité. J’aurais justement aimé aller échanger en direct avec eux et qu’ils me montrent la réalité de chaque situation sur le terrain, ce que la pandémie rend compliqué. »
Avant de conclure : « J’ai ainsi beaucoup apprécié les efforts de Jean-Yves Leconte qui avec courage en pleine pandémie est allé soutenir des listes, souvent de nos candidats écologistes. C’est un sénateur exemplaire avec qui j’aimerais travailler à l’avenir sur toutes ces questions. »
Laure Pallez explique : « Sur le fond, la pandémie de la Covid-19 impacte nos priorités, qui se portent sur les compatriotes en difficulté (santé, prise en charge, déplacements internationaux…). Sur la forme, nous sommes tous habitués maintenant au télétravail et avons mené au printemps la campagne pour les élections des conseillers des Français de l’étranger avec les contraintes liées à la pandémie. Nous nous sommes adaptés et avons développé de nouvelles formes de campagne avec les outils numériques… Mais les rencontres en présentiel nous manquent, c’est sûr. Forts de notre liste globale, nous avons tout de même organisé des temps en séance. »
Dans le prochain article, nous parlerons du programme des candidats et de leur vision du mandat.
Le scrutin du 26 septembre en quelques chiffres.
5 (ans) : durée du mandat des sénateurs élus le 26 septembre.
6 : le nombre de sénateurs à élire le 26 septembre
7 (ans) : durée du mandat qui s’achève en raison de la pandémie qui a engendré le report des consulaires de mai 2020 à mai 2021.
7 : nombre de listes en 2014
24 (ans) : âge d’éligibilité (modifié par la loi du 14 avril 2011. Jusqu’alors, il fallait être âgé de 30 ans)
100 (euros) : montant de l’amende en cas d’abstention.
Pour rappel le vote, obligatoire et secret, est possible :
en personne, le samedi 18 septembre. A votre ambassade ou dans n’importe quel consulat de votre circonscription électorale, de 9 à 11h.
en personne ou par procuration, le dimanche 26 septembre, de 9h à 15h au Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, 27 rue de la Convention à Paris.
C’est un document rare sur l’armée française et l’opération Barkhane, dont le retrait a été annoncé par le Président français, Emmanuel Macron, début juin.
Immersion avec les militaires français
Pendant six mois, « 13h15 le dimanche » a suivi des militaires français depuis leur préparation militaire jusqu’à leur départ au Mali et leur arrivée au camp de Gao, par 50 degrés. Leur mission va durer quatre mois.
Moments de fatigue sur le terrain, tensions liées aux risques d’attaques, instants de réconfort quand ils peuvent appeler leurs proches pour de brefs coups de fil…
La France est un des pays les plus égalitaires au monde. Les écarts de revenus après redistribution fiscale et sociale figurent parmi les plus faibles. Pour autant, le sentiment d’injustice reste élevé et a même tendance à s’accroître. L’accroissement relatif de revenus et de patrimoine concerne essentiellement les 0,1 % les mieux dotés. Le taux de pauvreté monétaire reste, de son côté, très stable au fil des années.
Malgré les crises rencontrées lors de ces cinquante dernières années, de nombreuses avancées sociales ont été réalisées. Le nombre de jeunes Français accédant à l’enseignement supérieur est passé de 850 000 à 2,6 millions de 1970 à 2020. Le niveau de vie des retraités est devenu supérieur à celui de la moyenne de la population. En 2020, 5 % des retraités touchent le minimum vieillesse contre plus d’un tiers en 1970. La couverture santé concerne désormais l’ensemble des ménages.
L’important n’est pas l’inégalité en tant que telle mais son ressenti, le sentiment d’injustice qu’éprouve une part non négligeable de la population n’est pas discernable par les statistiques. Il échappe par nature à la rationalité. Que Neymar ou Messi gagnent plus que le PDG le mieux payé du CAC 40 et 2000 fois plus que le salarié au SMIC pourrait être considéré comme injuste ; or tel n’est pas le cas.
Le refus de l’arbitraire et du mépris
Les injustices sont le miroir de nos sociétés. Elles changent de visage tout en demeurant un cri de révolte, un mal-être, une défiance à l’encontre de l’ordre existant. De l’abolition des privilèges le 4 août 1789 aux « gilets jaunes » de 2018, si les revendications évoluent tout comme la forme des combats, le refus de l’arbitraire, du mépris et de la marginalisation demeure.
À la différence des grandes revendications sociales des XIX et XXe siècles, la lutte contre les injustices est de moins en moins régulée par des représentants ou des intermédiaires. Elle n’est plus l’expression d’une conscience de classe ou d’une communauté organisée et hiérarchisée. Elle est à l’image de la société, plus individualiste, plus émotionnelle. Elle prend forme à partir d’évènements comme le mouvement « MeToo » en lien avec l’affaire Weinstein en 2017 ou celui de « Black Lives Matter » né en 2013 aux États-Unis.
Les injustices naissent d’un fort besoin de reconnaissance et d’un profond respect des différences. L’individu ne se définit plus exclusivement par sa personnalité juridique ou son statut social mais par son histoire comprenant celle de ses aïeux, son orientation sexuelle, sa religion, etc. Cette révolution conceptuelle s’inscrit dans le champ plus large de la mutation des sociétés contemporaines.
Jusque dans les années 1980, un salarié se définissait par rapport à son statut – cadre, employé, ouvrier – et par rapport à sa branche professionnelle. L’ouvrier de Renault se définissait avant tout comme un « métallo », comme le salarié d’une petite usine de décolletage. Aujourd’hui, avec la parcellisation du travail, ces références sont, en grande partie, tombées. Le travail obéit de moins en moins à la règle des trois unités, de lieu, de temps et d’action. Il forme un continuum avec les loisirs et la vie familiale. La symbolique des manifestations revendicatives a été également bousculée. Les gilets jaunes se réunissant sur des non-lieux, les ronds-points, rassemblaient des personnes venant d’horizons très divers, ayant peu de revendications concrètes à satisfaire, et refusant toute structuration de leur mouvement.
La jeune suédoise Greta Thumberg a mobilisé, de manière informelle, de nombreux jeunes, indignés, pour reprendre l’expression de Stéphane Hessel, devant l’inaction des ainés dans la lutte contre le réchauffement climatique. Si dernièrement, aux États-Unis, les travailleurs indépendants des plateformes de ventes à domicile se sont ligués afin de bénéficier de meilleures conditions de travail, ce type de mouvement demeure rare.
Nouvelles injustices protéiformes
Les nouvelles injustices protéiformes sont difficiles à agréger par les partis politiques et les syndicats dont la structuration a longtemps obéi à un schéma cartésien, voire manichéen, autour des thèmes du progrès, du partage des richesses et du pouvoir des familles. Ils étaient les catalyseurs des tensions et des passions. Avec les réseaux sociaux, la voix de toutes et tous a la même valeur ou presque et peut être entendue par toutes et tous. Elle semble avoir plus de résonnance que celle qui est placée dans une urne.
Le partage d’une image sur Instagram a pris le pas sur le bulletin de vote anonyme
Le partage d’une image, d’une émotion ou d’un cri sur Twitter, TikTok, Instagram ou sur une télévision d’information continue a pris le pas sur le bulletin de vote anonyme. La téléréalité a envahi le monde en s’imposant comme mode de communication à l’intérieur comme à l’extérieur des écrans. Les injustices sont d’autant plus insupportables que le secret est banni, que tout est public ou presque. Les filtres et donc le recul ont disparu. La société est ainsi devenue plus transparente et plus brutale.
Autrefois, la correction d’une injustice de statuts passait par l’adoption ou la suppression d’une loi, la correction d’une injustice sociale par une prestation. Mais aujourd’hui, pour la correction d’une injustice de situation liée à son histoire, ses origines, sa culture, son orientation sexuelle ou son lieu d’habitation, la solution est évidemment plus complexe.
Ces nouvelles injustices si elles sont souvent de nature individuelle, confèrent étrangement à l’État des responsabilités accrues. Il lui est demandé de réduire au maximum les incertitudes de l’existence. Tout le monde doit être en capacité de réussir ses études, son emploi, sa vie, etc. L’État n’est plus seulement la nounou des citoyens, il se doit en toute circonstances de trouver les solutions. Les citoyens, otages et tyrans de l’action publique, hésitent entre défiance et amour, dépendance et rejet. Cette évolution de la lutte des injustices qui modèle la vie en société, depuis des millénaires comme Albert Camus l’a décrit dans son essai de 1951, L’homme révolté, met donc à rude épreuve le système démocratique. Dans une société où toutes les voix s’expriment publiquement en temps réel sur les réseaux, le principe d’élire, par bulletin secret, un représentant, un chef, peut apparaître incongru.
En France, l’abstention est devenue la règle pour les élections tout comme en Suisse pour les référendums. Certains suggèrent la reconnaissance du vote blanc, d’autres le passage au vote en ligne. L’une comme l’autre de ces propositions pourraient ne pas faire revenir vers les urnes les abstentionnistes qui sont, pour un nombre non négligeable d’entre eux, non pas contre le système mais « asystème » ou entrés de plain-pied dans un nouveau système pas encore défini.
Les ministres de la Santé du G20 réunis à Rome ont signé à l’unanimité le « Pacte de Rome », s’engageant à accroître le soutien aux nations pauvres et à leur envoyer davantage de vaccins contre la Covid-19 afin d’atteindre un objectif de 40 % de vaccination de la population mondiale d’ici à la fin 2021.
C’est un « grand résultat », a déclaré le ministre italien de la Santé, Roberto Speranza, qui a rappelé comment le G20 de l’année dernière s’était terminé sans déclaration finale.
Président du Conseil italien, hôte du sommet G20 de la Santé
Aider les pays les plus fragiles
Le ministre de la Santé a également souligné l’engagement commun pris par les ministres de la Santé de procéder à une relance générale des services de santé et d’avoir l’universalisme comme boussole dans l’ère post-Covid.
Les pays du G20 se sont engagés à allouer des ressources « importantes » et à envoyer des vaccins directement aux pays les plus fragiles. Cela « se fait déjà, mais nous devons renforcer le système », a déclaré la ministre.
Selon l’Alliance du vaccin Gavi, les fonds nécessaires pour sécuriser le vaccin partout s’élèveraient à 1,7 milliard d’euros.
« Dans quelques semaines, il y aura une réunion des ministres de la Santé et des Finances. Ce sera un moment décisif pour identifier les ressources spécifiques pour financer tous les instruments mis en place »
Le ministre italien de la Santé lors du sommet G20
Pour les ONG le compte n’y est pas
Mais les ONG considèrent que les engagements pris par les ministres du G20 sont trop faibles.
« Dans la réponse à la pandémie, en termes d’accès global aux vaccins, aucun pas décisif et concret n’a été fait pour la définition de stratégies et d’outils à moyen et long terme, qui, face aux futures pandémies, nous permettront de changer de paradigme et de mettre fin aux inégalités honteuses dans l’accès aux traitements et aux vaccins »
Sara Albiani, conseillère en politique de santé mondiale d’Oxfam Italia, et Rossella Miccio, présidente d’Emergency.
Vittorio Agnoletto, porte-parole italien de la campagne européenne Right to Care — Right2cure — No profit on pandemic, a au contraire déclaré que « le choix du G20 d’ignorer la proposition de moratoire sur les brevets des vaccins est honteux et indécent. »
Le « Pacte de Rome » « partage en paroles l’objectif de l’OMS de vacciner 40 % de la population mondiale d’ici 2021, mais il propose ensuite les mêmes outils que ceux utilisés jusqu’à présent : un autre plan de donation, alors que le projet Covax a déjà échoué ; et un appel aux entreprises pour augmenter le transfert volontaire de technologie », a ajouté M. Agnoletto.
Odyssey, le groupe scolaire soutenu par la famille Mulliez et dirigé par Luc Chatel compte désormais 14 établissements sur 3 continents (Europe, Asie, Afrique).
Un réseau fondé en 2017
Odyssey a débuté sa mission éducative en 2017 à Casablanca. Depuis, il s’est développé en ouvrant des établissements à Bucarest, Bruxelles, Bangkok, Singapour et Hô Chi Minh-Ville.
Soucieuse d’accélérer le développement, la direction a plaidé pour une politique plus offensive qui passe par le rachat d’établissements scolaires. Requête entendue, les actionnaires ont donné les moyens de ses ambitions à Luc Chatel. Première cible : l’Institut Saint-Dominique à Rome, avant de mener le rachat du Lycée Français d’Anvers (Belgique) avant d’absorber un autre groupe scolaire.
En plein crise sanitaire liée à la Covid, les établissements ont besoin d’un soutien financier pour passer le cap. Au passage c’est la promesse pour ces établissements de voir leur offre éducative modernisée grâce à la capacité d’investissements du réseau.
En effet, la famille Mulliez, propriétaire d’un holding tentaculaire qui comprend notamment Auchan et Décathlon, est devenue en 2019 actionnaire passif du groupe éducatif avec un apport de 11 millions d’Euros au capital.
Accord cadre avec l’AEFE
Cette années scolaire est aussi la première qui bénéfice de l’accord cadre signé entre l’AEFE et le groupe Odyssey ce 16 juillet 2021.
Cette première convention-cadre signée avec un groupe privé d’éducation prouve toute la reconnaissance et la confiance que l’AEFE accorde au réseau Odyssey dans l’effort commun pour le rayonnement de l’éducation à la française dans le monde.
De son côté, le groupe Odyssey s’engage à contribuer activement à la stratégie de l’État définie dans le Plan de développement de l’enseignement français à l’étranger, que ce soit par des créations de nouveaux établissements scolaires homologués ou le développement d’établissements homologués existants. Odyssey prend surtout l’engagement de garantir le respect des meilleurs standards de l’enseignement français à l’étranger, de mettre en avant, à la fois ses valeurs éducatives, sa qualité académique, et ses diplômes d’Etat, unanimement reconnus à l’international.
C’est donc une année importante qui s’ouvre pour le réseau Odyssey qui fait désormais pleinement partie du paysage éducatif français à l’international.