Radio en direct
Choisissez une station puis lancez la lecture

Blog

  • Sur la petite planète, jeux de go et de gogos

    Sur la petite planète, jeux de go et de gogos

    Les diplomates s’agitent. Les pions se placent et se déplacent au risque de petits chocs, comme ce sous-marin américain en Mer de Chine qui heurta un « objet non identifié ». Après les OVNIS de la guerre froide, voici les OMNIS (Objets Marins non identifiés) de la guéguerre froide. La prochaine guerre sera cyber et maritime, annoncent les généraux. Déjà des bateaux « scientifiques » viennent renifler nos câbles sous marins au large de la Bretagne.

    Tandis que l’Aukus (Australie, Etats-Unis, Royaume-Uni) bouterait la France hors de l’alliance pacifique, la Russie la pousse d’Afrique. Premier pion, la Lybie. Deuxième pion, la Centrafrique. Troisième pion, le Mali. Les mercenaires russes se proposent au colonel putschiste, qui, avec culot, dénonce « l’abandon » de la France, au moment où elle rapatrie le corps de son cinquante-sixième soldat. En même temps l’Algérie, qui nourrit depuis longtemps ses généraux cousus d’or en Russie, interdit aux avions de Barkhane de survoler son territoire.

    Poutine s’adjuge la Biélorussie, et réunit bientôt à Moscou Talibans et riverains de l’Afghanistan, Iran, Inde et Chine, renforçant sa protection sur ses alliés d’Asie centrale. La Chine renforce son « aide humanitaire » à Kaboul, signe une alliance avec l’Iran, envoie ses avions survoler Taïwan. Y séjourne une délégation parlementaire française, menée par l’ancien ministre de la défense Alain Richard. Les Chinois y voient-ils une signification particulière ? En fait, non : c’est le problème. Beaucoup d’analystes voient Taïwan comme le lieu le plus dangereux du monde : Xi Jinping renouvelle sa promesse de réunification « pacifique » de la Chine, tandis que le Pentagone affiche sa collaboration avec l’armée taïwanaise. Beaux ballets diplomatiques.

    Le Secrétaire d’Etat américain est venu à Paris pour renouer le dialogue : après tout, une France boudeuse n’est pas une bonne idée. Pour s’excuser sans s’excuser, il a expliqué que personne ne s’était vraiment aperçu que cela pourrait vexer les Français. Ce serait donc plus humiliant encore, si l’on ne savait qu’avec un nouveau Président, une grande partie du Département d’Etat (les ambassadeurs) doivent être renommés et confirmés au Sénat. Ce ne serait le cas que pour un tiers.

    Cela sonne bien en bouche et fait toujours plaisir, mais à qui ?     

    Remonté, Emmanuel Macron a plaidé lors du dernier sommet européen pour une « autonomie stratégique », expliquant que cela n’était pas antinomique avec l’OTAN. Il a obtenu l’assentiment poli de ses collègues, comme d’habitude. Déçu par sa nouvelle politique africaine, il a réuni un premier sommet franco-africain sans chef d’Etat, mais avec la société civile annonçant un « Fonds pour la Démocratie». Cela sonne bien en bouche et fait toujours plaisir, mais à qui ? Les chefs d’Etat du Continent regardent avec intérêt les fonds chinois et le retour des Russes.

    L’occasion de tout remettre à plat : Que ceux qui veulent partir partent.  

    Comment l’Europe s’intéresserait-elle au jeu de go planétaire, à l’Afrique, quand elle a du mal à être claire avec les pays des Balkans, quand la Pologne s’affranchit des règles du mariage? Si les lois polonaises sont supérieures aux traités et au droit européen, alors ce sera le cas pour les lois françaises, allemandes, belges, etc… et il n’y a plus de droit européen. En fait, plus d’Union européenne.

    C’est peut-être l’occasion de tout remettre à plat. Que ceux qui veulent partir partent. Ils s’aligneront, comme le Royaume-Uni, sur les Etats-Unis. C’est déjà le cas. Que ceux qui veulent agir ensemble se donnent les moyens de mener une politique indépendante, s’accordent pour bâtir une industrie de défense commune. Car ventes et achats d’armes créent des dépendances stratégiques. Ainsi l’Australie et le Royaume-Uni ont-ils choisi la dépendance américaine en toute connaissance de cause. On dit que les objets d’art ne sont pas des marchandises, -c’est à vérifier pour celles stockées en Suisse- ; mais c’est surtout vrai pour les armes.

    Ces moments où se placent ces points initiaux, des nouvelles donnes.  

    Où que l’on tourne son regard, se définissent aujourd’hui ce que l’on appelle dans la théorie fractale « les conditions initiales » : D’un point initial donné les suites mathématiques divergent totalement par rapport à un point voisin, aussi proche soit-il : « Extrême sensibilité aux conditions initiales », dit-on. Il y a dans l’histoire des moments où se placent ces points initiaux, des nouvelles donnes.  

    En ce moment, se placent les pions, les points de départ. Pologne: in or out l’ Europe? La Biélorussie, in or out la Russie ? Hier c’était l’Ukraine, le Royaume-Uni. Demain la Hongrie, la Bulgarie, la Roumanie. Ceux qui défendent la souveraineté nationale contre la suprasouveraineté européenne se racontent des histoires : ils seront dépendants non plus de normes européennes, mais de normes américaines ou chinoises. C’est d’ailleurs la raison des discussions discrètes entre Européens et Américains avec la première réunion du conseil UE-USA sur le Commerce et la Technologie (TTC) qui a lieu en ce moment à Pittsburgh. Les Américains discutent-ils de cela avec les Britanniques ? La souveraineté britannique retrouvée s’articule sur Jersey et l’Irlande du Nord. Petite Grande Bretagne, en vérité.

    Ceux qui ne jouent pas, ceux qui jouent avec des règles différentes, perdent.

    Les Etats développent ce que l’on appelle des stratégies hybrides : une préguerre, des manœuvres de déstabilisation, partout, par tout moyen ; une sorte de harcèlement, moins moral que technologique. Des puces aux attaques cybers, des drones assassins aux réseaux terroristes en passant par les garanties monétaires et les crédits, le jeu de pion territorial se joue aussi dans la quatrième dimension. Ce ne sont pas forcément les plus forts en PIB, ou en nombre de chars qui occupent les meilleures positions. Mais il y a deux règles de base : ceux qui ne jouent pas perdent. Ceux qui jouent avec des règles différentes (qui confondent par exemple la mission d’un Etat et celle d’une ONG) perdent.

    Il est à craindre que parfois la France et l’Europe se complaisent dans ces deux schémas de perdants. Dommage, ils ont des atouts bien supérieurs.

    Aucun combat –celui de la défense du droit des animaux, de la dénonciation de l’esclavage, de l’antiracisme, de la lutte contre le réchauffement, de la promotion de l’égalité, de la liberté des femmes, de la révélation des fortunes cachés dans les « Panama papers »- ne peut être mené sans la basse, la sale, la nécessaire politique du cynique jeu de go.

    Celui qui ne fabrique pas ses propres armes, qui ne valorise pas ses normes, ne forge librement ses alliances, ne déploie pas ses outils, ses réseaux, ses câbles, ses images sur l’ensemble de l’échiquier, sera asservie. C’est vrai pour la France comme pour l’Europe. Leur absence ne serait une bonne nouvelle ni pour la planète, ni pour l’humanité.

    Le risque, c’est que cela se passe sans que l’on s’en aperçoive. Les pions sont en train de se placer, de former les conditions initiales des tempêtes à venir. Les gogos regardent. Les autres déplacent les pions.

  • Rencontre avec Stéphane Vojetta, le nouveau député des expatriés

    Rencontre avec Stéphane Vojetta, le nouveau député des expatriés

    Samantha Cazebonne a été élue en juin 2017 comme députée des Français de la péninsule ibérique (Espagne et Portugal), d’Andorre et Monaco. Après un mandat bien rempli, La République En Marche a décidé de confier une nouvelle mission à la députée. La conquête du Sénat ! En effet, dans la haute assemblée, le parti présidentiel n’avait pas réussi à faire élire un sénateur pour les Français établis hors de France. Pari réussi, elle fut élue le 26 septembre, sénatrice des Français de l’étranger. Ce jeudi 07 octobre, son suppléant Stéphane Vojetta a donc repris son mandat. On l’a rencontré et on vous propose de le découvrir dans ce podcast.

    Un élu de proximité

    Turin, puis l’Espagne depuis 2005, Stéphane Vojetta est un expatrié expérimenté. C’est aussi un Français de l’étranger engagé dans les activités locales, gérant notamment les transports scolaires de l’établissement de Madrid. Naturellement, il a été élu Conseiller consulaire, poste dont il va démissionner pour se concentrer sur son mandat de législateur.

    Un mandat de 6 mois

    Car Stéphane Vojetta va plonger jusqu’aux prochaines élections, en juin 2022, dans les rouages de l’Assemblée nationale. Il aura à voter le dernier budget de ce mandat. L’occasion pour nous de revenir avec lui sur les principales enveloppes budgétaires dédiées aux Français de l’étranger et en particulier l’éducation que Samantha Cazebonne connaissait bien comme lui d’ailleurs.

    Un relais des citoyens

    Mais le nouveau député ne se bornera pas à voter ces gros dossiers déjà longuement préparés. En continuité avec l’équipe de la nouvelle sénatrice et son propre staff qu’il recrute actuellement, il veut être le relais, l’ »influenceur » des citoyens à l’étranger dans l’hémicycle parisien.

    Mais ce n’est pas tout, nourri de son expérience en tant qu’expatrié et acteur local, il compte conduire son mandat autour de 4 axes qu’on vous laisse découvrir dans le podcast, et a l’ambition de rapprocher les Français établis hors de France et l’administration consulaire.

    Pour cela, il lui faudra plus de quelques mois… On lui pose donc la question de l’après 2022.

    Ecoutez le podcast avec Stéphane Vojetta

    Retrouvez le podcast sur toutes les plateformes

    Podcast liste
    Podcast liste
  • Voyage en France ? Fin de la gratuité des tests Covid-19

    Voyage en France ? Fin de la gratuité des tests Covid-19

    Vous n’êtes pas encore vacciné(e) ou vous ne voulez pas vous faire vacciner ? Lors de vos voyages en France, comme tous les citoyens, vous pouviez bénéficier de la gratuité des tests. A partir du 15 octobre, cela ne sera plus possible.

    15 octobre

    Le 15 octobre prochain, les tests antigéniques et PCR dits de confort ​ne seront plus remboursés pour les personnes majeures non-vaccinées, ne possédant pas d’ordonnance, n’étant pas été infectées au Covid-19 dans les six derniers mois ou n’ayant pas été déclarées cas contact. Les tests réalisés en vue d’obtenir un passe sanitaire deviendront payants.

    Fin de la validité des auto-tests !

    Le ministère de la Santé a annoncé, vendredi 8 octobre, un autre changement à compter de cette date : les auto-tests, même supervisés par un professionnel de santé, ne seront plus valides pour obtenir un passe sanitaire.

    Ce dispositif avait en effet été déployé temporairement au cours de l’été, afin d’accompagner l’extension de l’utilisation du passe sanitaire​, justifie le gouvernement qui veut, par ces mesures, inciter les 7,5 millions de Français qui n’ont pas franchi le pas à se faire vacciner.

    Quant aux autotests réalisés sans supervision, ils restent accessibles pour un suivi individuel mais ne donneront toujours pas accès au passe sanitaire.

    Quel prix pour les tests ?

    Le gouvernement a également précisé le prix que coûteront les tests. « Les prix à régler seront identiques à ceux actuellement pris en charge par l’Assurance maladie », précise le ministère de la Santé. À savoir : pour les tests RT-PCR, le tarif de référence sera 43,80 €. Pour les tests antigéniques, les prix sont précisés dans ce tableau :

    Gratuité maintenue en Outre-mer

    Dans les territoires d’Outre-mer, où la situation sanitaire diffère de celle de la métropole, l’application de la fin de gratuité des tests est adaptée. « En Guyane, en Martinique et en Guadeloupe, la fin de la gratuité des tests interviendra à la date de fin de l’État d’urgence sanitaire. À Mayotte, le dispositif de fin de remboursement des tests ne s’appliquera pas pour le moment du fait de la fragilité du système de dépistage local », indique le ministère de la Santé.

  • Chine : Xi Jinping promet une « réunification » pacifique avec Taïwan

    Chine : Xi Jinping promet une « réunification » pacifique avec Taïwan

    Alors que le président chinois Xi Jinping promet une inéluctable « réunification » pacifique avec Taïwan, Taipei évoque sans détours ses craintes d’une éventuelle invasion militaire.

    Regardez le sujet de TV5MONDE

  • La peine de mort dans le monde

    La peine de mort dans le monde

    40 ans après l’abolition de la peine de mort en France, par François Mitterand avec la loi du célèbre avocat et homme politique Robert Badinter, 483 exécutions ont eu lieu dans 18 pays. L’Iran, l’Egypte, l’Irak et l’Arabie saoudite ont concentré l’année dernière près de 88 % des exécutions dans le monde.

    Pas de pause Covid-19 pour les bourreaux

    Faisant fi des problèmes sans précédent posés par la pandémie de COVID-19, les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord ont poursuivi impitoyablement les exécutions, ce qui les fait figurer au rang des pays qui ont exécuté le plus de condamné(e)s au monde en 2020, écrit Amnesty International dans son rapport annuel sur la peine de mort dans le monde.

    « Tout au long de l’année 2020, des pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord ont persisté, de façon glaçante et impitoyable, à procéder à des mises à mort alors même que la plus grande partie de la planète s’attachait à protéger la vie face à un virus mortel »

    Heba Morayef, directrice régionale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Amnesty International.

    Globalement, le nombre d’exécutions recensées au Moyen-Orient et en Afrique du Nord a chuté de 25 %, passant de 579 en 2019 à 437 en 2020, soit le niveau le plus bas enregistré depuis une décennie. Ce recul est largement dû à une très forte baisse des exécutions en Arabie saoudite (moins 85 %), ainsi qu’à une diminution de plus de la moitié en Irak.

    Cependant, cette tendance à la baisse est éclipsée par une forte hausse des exécutions recensées en Égypte, où leur nombre a plus que triplé, passant de 32 en 2019 à 107 en 2020. Ce pays a ainsi pris la place de l’Arabie saoudite au troisième rang mondial des pays procédant au plus grand nombre d’exécutions. Un pic a notamment été enregistré dans les exécutions en octobre et en novembre, mois durant lesquels les autorités ont mis à mort au moins 57 personnes – soit près du double du nombre total de personnes exécutées en Égypte pendant toute l’année 2019.

    L’Iran a procédé à 246 exécutions au moins, conservant sa place de premier pays de la région en termes de nombre d’exécutions, et de deuxième pays au monde après la Chine.

    Le Qatar a procédé à sa première exécution depuis 20 ans – celle d’un ressortissant népalais, Anil Chaudhary – et Oman a exécuté quatre personnes alors qu’aucune mise à mort n’avait eu lieu dans le pays depuis 2015. Il s’agit là de retours en arrière préoccupants.

    La Chine, la banalisation de la peine de mort

    La Chine est probablement le pays qui pratique le plus la peine de mort, soit par injection létale, comme beaucoup d’États américains, soit par exécution par balle, celle-ci étant à la charge de la famille du condamné à mort. Il n’y a pas de chiffres officiels, seulement des estimations selon des ONG. En 2002, c’était 12 000 condamnations à mort, en 2019 un millier et probablement un peu moins actuellement.

    La Chine exécute ses ressortissants, ainsi que des étrangers. Le 10 août 2021, un Canadien reconnu coupable de trafic de drogue a été condamné à mort. Il attend dans les couloirs de la mort. Il n’y a pas de débat en Chine. Publiquement, personne n’ose en parler. Mais le Parti communiste souhaite sans nul doute conserver la peine capitale et n’a aucune intention de l’abolir, comme la France il y a 40 ans.

    30 pays pratiquent encore la peine de mort

    Les trois derniers pays à avoir aboli la peine de mort sont des Etats africains : Malawi et Sierra Leone en 2021, Tchad en 2020. De fait, le Malawi n’avait pas procédé à des exécutions depuis 1992 et la Sierra Leone depuis 1998. Au Tchad, la dernière exécution remonte à 2015.

    Aux USA aussi

    Dans son programme électoral, le président américain élu, Joe Biden, promet « d’éliminer la peine de mort au niveau fédéral et d’inciter les Etats à suivre cet exemple ». Jusqu’au bout de son mandat, Donald Trump aura, lui, défendu la peine capitale : treize personnes ont été exécutées par la justice fédérale sous son mandat, du jamais vu en cent vingt ans. Surtout, l’administration républicaine a renoué en juillet, dans les derniers mois du mandat de Donald Trump, avec une pratique suspendue depuis 17 ans. Au même moment les Etats reportaient toutes les exécutions en raison de la crise sanitaire due au Covid-19.

    Chaise électrique aux USA

    Des expatriés dans les couloirs de la mort

    7 expatriés sont actuellement condamnés à la peine de mort et attendent en prison, en Chine, en Indonésie mais aussi aux USA leur exécution. Leurs familles essaient actuellement d’obtenir leur transfèrement en France afin d’éviter une fin radicale pour nos compatriotes.

  • La Pologne se prépare à quitter l’UE ?

    La Pologne se prépare à quitter l’UE ?

    Le Parti populaire européen (PPE), le plus grand groupe politique du Parlement européen, a tiré la sonnette d’alarme jeudi 7 octobre, avertissant que le parti au pouvoir en Pologne pousse le pays vers le «  Polexit  ».

    L’UE incompatible avec la constitution polonaise

    La plus haute juridiction polonaise a jugé, jeudi 7 octobre, que certaines parties des traités de l’UE étaient incompatibles avec la constitution polonaise, remettant ainsi en cause un principe clé de l’intégration européenne, dans une escalade brutale du différend entre Bruxelles et Varsovie sur l’État de droit.

    La Pologne est dirigée par le parti Droit et Justice (PiS) de Jarosław Kaczyński, une force de droite nationale-conservatrice qui domine le groupe des conservateurs et réformistes européens (ECR) au Parlement européen.

    Le parti frère du Parti populaire européen (PPE) en Pologne est la Plateforme civique (PO), fondée par Donald Tusk, un ancien premier ministre polonais qui a été président du Conseil européen à Bruxelles avant de diriger le parti PPE lui-même.

    La Plateforme civique est le principal adversaire du PiS et beaucoup pensent que M. Tusk, qui a quitté la tête du PPE pour revenir en Pologne, pourrait unir l’opposition avant les élections législatives de 2023.

    « Il est difficile de croire les autorités polonaises et le parti PiS lorsqu’ils affirment qu’ils ne veulent pas mettre fin à l’adhésion de la Pologne à l’UE  Leurs actions vont dans la direction opposée. Trop, c’est trop. Le gouvernement polonais a perdu sa crédibilité. C’est une attaque contre l’UE dans son ensemble  »

    M. Leaners – député néerlandais – Porte parole de la commission Justice du Parlement européen

    Les Polonais toujours pro-européen

    Les Polonais sont majoritairement pro-européens et, pour éviter toute controverse sur l’adhésion à l’UE, le PiS affirme qu’il ne cherche pas à déclencher un Polexit.

      En déclarant que les traités de l’UE ne sont pas compatibles avec le droit polonais, le tribunal constitutionnel illégitime de Pologne a mis le pays sur la voie du Polexit . »

    M. Lenaers, soulignant que le tribunal a prononcé son verdict à la demande du Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki.

    Avec cette demande, M. Morawiecki n’a pas seulement légitimé un système judiciaire illégal en Pologne, mais il a également remis en question le fondement même de l’Union européenne pour le Néerlandais.

    «  Les États membres de l’UE ne doivent pas rester les bras croisés alors que l’État de droit continue d’être démantelé par le gouvernement polonais. Et la Commission non plus. Notre argent ne peut pas financer les gouvernements qui se moquent et nient nos règles convenues en commun. Il faut en tirer les conséquences et la Commission européenne doit immédiatement utiliser tous les outils disponibles afin de ne pas parrainer les autocrates de Varsovie  »

    M. Leaners – député néerlandais – Porte parole de la commission Justice du Parlement européen

    Soutient hongrois

    La Hongrie soutient la Pologne, mais les Pays-Bas ont indiqué qu’ils n’hésiteraient pas à poursuivre la Pologne devant la Cour européenne de justice pour non-respect de l’État de droit.

    Le groupe libéral  du Parlement, Renew Europe , a également condamné la décision du tribunal constitutionnel polonais et a exhorté la Commission européenne à rester ferme et à rejeter les tentatives de Varsovie d’utiliser cette décision à des fins de chantage.

    Malik Azmani, premier vice-président de Renew Europe, a appelé la Commission à déclencher le mécanisme de conditionnalité de l’État de droit et à s’abstenir de débloquer des fonds dans le cadre du plan de relance de l’UE contre la Covid-19, d’un montant de 750 milliards d’euros. Et ce jusqu’à ce qu’elle soit certaine que les valeurs et les lois fondamentales de l’UE sont respectées en Pologne.

  • Avec TV5MONDEplus, la planète dans la peau

    Avec TV5MONDEplus, la planète dans la peau

    TV5MONDEplus, la plateforme francophone gratuite et accessible depuis plus de 190 pays, vous propose ce mois un film, une série et cinq documentaires pour découvrir la planète sous un autre œil. Echappez-vous, chez vous, et explorez le monde d’aujourd’hui et de demain.

    Une série exclusive pleine de soleil et d’humour

    Après les séries à succès Wara (8 Ep x 45′) et Melody la Victoire en Chansons (12 Ep x 52′) coproduites par TV5MONDE , la chaîne lance en  première  mondiale sur  la  plateforme francophone TV5MONDEplus, la série « VOYAGE DE RÊVE » à partir du 6 octobre prochain. 

    Cette série inédite  (26 Ep x 26′) créée par Komandé Coulibaly, produite par Go Productions et SkyProd en coproduction avec TV5MONDE  sera également diffusée sur la chaîne TV5MONDE Afrique à partir du 2 novembre  prochain.    

    Un voyage de rêve

    À Gagnoa, l’incorrigible Sea Dangah organise un circuit touristique qu’il intitule « Voyage de Rêve ». Quelques heures avant le départ, il découvre le vieux tacot délabré dont il hérite pour le périple – le badjan « Mollo Mollo, c’est l’arrivée qui compte ! », une vraie catastrophe ! Commence alors une odyssée rocambolesque doublée d’une chasse-poursuite entre la police, les braqueurs et le conducteur du badjan. En effet, un magot volé est planqué quelque part dans ce badjan qui va devenir le plus célèbre autocar de Côte d’Ivoire…

    Regardez la bande annonce :

    Canada, Belgique, France, Suisse, 4 regards sur le monde en 6 programmes

    S’abonner gratuitement à TV5 MONDE

    TV5mondeCréer un compte
  • Voyager vers la France : pays verts, oranges et rouges

    Voyager vers la France : pays verts, oranges et rouges

    Le gouvernement français actualise tous les 15 jours sa carte des pays verts, oranges et rouges pour les voyages. La dernière mise à jour est entrée en vigueur le 23 septembre 2021. 

    Du rouge à l’orange

    Huit pays qui étaient classés en rouge rejoignent la liste orange : l’Argentine, le Bangladesh, l’Indonésie, le Mozambique, la Namibie, le Népal, la République Démocratique du Congo, ainsi que la Guyane. Les voyageurs en provenance de ces pays devront s’ils ne sont pas vaccinés justifier d’un motif impérieux pour se déplacer en France, réaliser un test PCR de moins de 72h avant le départ ou antigénique de moins de 48h. Ils devront également s’auto-isoler 7 jours. Enfin des tests aléatoires seront pratiqués à leur arrivée. Pour les voyageurs vaccinés, les modalités seront les mêmes qu’auparavant : ni test, ni motif impérieux, ni auto-isolement.

    En Europe, aucun motif impérieux

    Pour voyager au sein de l’Union européenne, il n’est pas nécessaire de justifier du motif de son déplacement, mais des obligations de test préalable et de quarantaine peuvent s’appliquer.

    Parmi les pays de la liste verte : l’Espagne, le Portugal, Chypre, les Pays-Bas et la Grèce sont mis sous surveillance au sein des pays de l’espace européen, avec un test exigé au départ de moins de 24h pour les personnes non-vaccinées (contre 72h pour les autres pays de cette liste). Les personnes complètement vaccinées (avec un produit utilisé dans l’UE) sont quant à elles exemptées de toute contrainte à leur arrivée en France, quel que soit le pays de provenance. Les voyageurs non-vaccinés doivent quant à eux doivent produire un motif impérieux pour se rendre dans un pays/territoire de la zone orange et de la zone rouge.

    Toujours pas de date pour la fin du Travel Ban

    Les Etats-Unis ont annoncé fin septembre que le travel ban, l’interdiction d’entrée sur le territoire américain imposée en mars 2020, allait être levée « début novembre ». Si aucune date précise n’a été donnée pour le moment, tous les voyageurs vaccinés et porteurs d’un test PCR de moins de 72h pourront entrer sur le territoire américain.

    Rappel des règles

    Règles à l’arrivée d’un pays vert
    Règles à l’arrivée d’un pays orange ou rouge
  • La muséification n’est pas une fin en soi

    La muséification n’est pas une fin en soi

    En  Europe  et,  tout  particulièrement,  en  France,  l’époque  est  à  la  muséification.  Il  en  va des  idées  comme  de  l’architecture.  En  réaction  aux  Trente  Glorieuses,  au  nom  de  la protection  de  l’environnement,  au  nom  d’un  conservatisme  qui  se  nourrit  peut-être  du vieillissement  de  la  population,  les  constructions  du  passé  deviennent  intouchables  ou presque.  La  moindre  relique  devient  un  ouvrage  d’art  ou  un  droit  acquis.  La  décision  de reconstruire  la  cathédrale  de  Paris  s’est  imposée  naturellement.  Après  la  Première Guerre  mondiale,  la  reconstruction  de  celle  de  Reims  se  fit  en  recourant  aux  techniques de  pointe  du  moment.  La  construction  même  des  cathédrales  donnait  lieu  à  des changements  de  techniques,  les  compagnons  bâtisseurs  intégrant  au  fur  et  à  mesure  les innovations  de  leur  temps.  Par  ailleurs,  les  monuments  que  nous  vénérons  aujourd’hui ont  remplacé  d’autres  qui  avaient  également  leur  histoire.

    Nous  donnons  plus  de  crédit  au  passé  qu’au  présent  ou  au  futur 

    Notre  propension  au conservatisme  ne  traduit-elle  pas  un  manque  cruel  de  confiance  dans  nos  qualités  et  nos compétences  ?  Nous  donnons  plus  de  crédit  au  passé  qu’au  présent  ou  au  futur.  Cette muséification  ne  constituerait-elle  pas  plutôt  la  réponse  à  nos  peurs  face  aux  importantes mutations  et  aux  multiples  menaces  auxquelles  nous  sommes  confrontés  ?  N’est-elle  pas une  réelle  perte  de  confiance  envers  nos  compétences  ou  nos  jugements  de  valeur  ? Tous  les  domaines  de  notre  vie,  culturelle,  institutionnelle,  économique  ou  sociale, n’échappent  pas  à  cette  frénésie  de  statu  quo,  d’arrêt  sur  image.  Quand  tout  bouge, feignons  de  rester  immobiles.

    Les  institutions  et  l’organisation  administrative  de  notre  pays sont  marquées  par  l’époque  révolutionnaire  et    le  1er  Empire  ainsi  que  par  la  IIIe République.  L’intégration  européenne,  l’élévation  du  niveau  scolaire  de  la  population,  la mondialisation,  la  digitalisation  ont  modifié  les  modes  de  vie  et  le  fonctionnement  de l’économie  mais  peu  les  institutions. 

    Dans  une  société  tertiarisée  de  plus  en  plus individualiste,  les  concepts  de  parti  politique  et  de  syndicat  sont  mis  à  rude  épreuve.  Ils sont  conduits  à  rechercher  de  nouveaux  modèles  pour  ne  pas  disparaître.  La  protection sociale  qui  a  été  une  importante  conquête  de  l’après  Deuxième Guerre  mondiale  doit également  se  renouveler  pour  s’adapter  à  la  mutation  du  monde  du  travail  ainsi  qu’aux nouveaux  besoins  des  actifs.

    L’aversion  aux  risques  augmente

    Si  l’aversion  aux  risques  demeure  forte  voire  augmente dans  un  monde  plus  instable  que  dans  le  passé,  elle  est  de  nature  plus  complexe.  Le besoin  de  couverture  ne  se  limite  plus  à  la  maladie,  au  chômage,  aux  accidents  du  travail ou  à  la  vieillesse.  La  formation,  le  logement,  les  transports,  la  non-discrimination,  la  prise en  compte  de  l’histoire  des  individus  sont  devenus  des  thèmes  moteurs  de  la  vie  sociale.

    Le  terrain  diplomatique ne  fait  pas  exception.  Les  règles  issues  des  accords  de  Yalta  et de  Bretton  Woods  ainsi  que  de  la  Charte  des  Nations  Unies  de  1945  continuent  de  régir le  cadre  des  relations  internationales.  Or,  en  plus  de  75  ans,  le  monde  a  profondément changé.  La  Chine  est  devenue  la  deuxième  voire  –  selon  certains  classements  –  la première  puissance  économique,  la  troisième  puissance  étant  le  Japon.  En  Europe, l’Allemagne  est  le  pays  le  plus  puissant.

    Renouer  avec  l’audace  et  l’imagination 

    Dans  l’histoire,  il  est  rare  qu’un  ordre international  bâti  sur  les  décombres  d’une  guerre,  dure  ainsi  plus  de  quatre  générations sans  remise  en  cause.  Il  sera  dans  le  futur  difficile  à  faire  comprendre  à  un  Chinois pourquoi  il  a  moins  de  pouvoir  qu’un  Américain  ou  un  Européen  au  FMI  et  pourquoi l’Allemagne,  l’Inde  ou  le  Brésil  ne  sont  pas  membres  du  Conseil  de  Sécurité. 

    Au  nom  de la  théorie  des  plaques  et  de  la  tectonique,  tout  blocage,  tout  refus  d’adaptation,  risque  de provoquer  un  tremblement  de  terre  brutal  qu’il  vaudrait  mieux  chercher  à  éviter  en renouant  avec  l’audace  et  l’imagination.

● Radio en direct
En pause