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  • Jules Brouch : « J’en avais marre de la France »

    Jules Brouch : « J’en avais marre de la France »

    Tous les midis dans l’émission Les Français parlent aux Français, un « Français dans le monde » est invité au micro de StereoChic pour échanger sur son expatriation, son métier, son expérience etc.

    Le jeudi 11 novembre c’était Jules, 20 ans qui était l’invité. Il a vécu près d’un an à Brisbane en Australie, avant de rentrer précipitamment en France à cause de la Covid. Aujourd’hui, il vit et travaille à Bordeaux, dans l’entreprise StudiesUp qui l’a aidé à mettre en place son voyage.

    Une envie de partir loin après le BAC

    Une fois bachelier, Jules ne rêvait que d’une chose : partir loin de la France. Entre les études, les concours d’entrées pour les universités et le permis voiture, il avait besoin de faire une pause. Il a donc fait ses valises et est parti rejoindre son frère qui y vivait déjà depuis plusieurs années.

    Les difficultés surmontables de l’anglais

    Lorsqu’il est arrivé sur place, Jules maitrisait mal l’anglais. Il nous raconte les sensations retenues de cette période où la communication est compliquée et la façon dont il a progressé.

    « Dès le moment où l’on pose un pied dans le pays, on a cette sorte de confiance en soi qui augmente, car nous n’avons pas le choix. »

    Jules
    Vue aérienne de Brisbane dans le Queensland en Australie

    Son expérience en restauration

    Pendant cette année sous le soleil de Brisbane, Jules était « senior » chez un glacier à seulement 18 ans. Il revient sur son apprentissage du métier de la restauration et sa progression fulgurante au sein de l’entreprise.

    Le coronavirus vient tout chambouler

    Jules Brouch

    En avril 2020 la pandémie du coronavirus est mondiale. Le patron du jeune Bordelais, lui donne de moins en moins d’heures, jusqu’à fermer complètement le restaurant. Jules est désarmé. Lui qui voulait travailler encore quelques mois et partir en Nouvelle-Zélande, se retrouve dans un avion retour pour la France en moins de deux semaines. Il ne peut pas rester en Australie à cause du coût élevé du loyer et de la vie sur place.

    Mais il sait que ce n’est que partie remise.

    StudiesUp

    Actuellement, l’étudiant est en stage au sein du pôle communication de l’entreprise StudiesUp, cette même entreprise qui l’a aidé à partir. Cet organisme aide gratuitement les étudiants à programmer leur départ, sur le plan administratif. Si lorsque Jules est parti, l’Australie et la Nouvelle-Zélande étaient les seules destinations possibles, aujourd’hui l’entreprise a des partenariats dans le monde entier.

    Vous pouvez retrouver Jules sur Instagram ou TikTok.

    Retrouvez ce podcast sur toutes vos plateformes préférées.

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  • À quoi pourrait ressembler la future stratégie militaire de l’UE ?

    À quoi pourrait ressembler la future stratégie militaire de l’UE ?

    Les plans de la Boussole stratégique, le prochain document de stratégie militaire de l’UE, vus par EURACTIV, seront officiellement soumis aux ministres des Affaires étrangères de l’UE lundi 15 novembre.

    S’il dresse pour la première fois la carte des menaces auxquelles le bloc est confronté, il couvre également la gestion des crises, la résilience, le développement des capacités ainsi que les partenariats, qui sont censés «  définir une vision stratégique commune pour la sécurité et la défense de l’UE pour les cinq à dix prochaines années  ».

    Les dirigeants de l’UE devraient avoir accès à une version modifiée en décembre, tandis que le document final devrait être approuvé en mars de l’année prochaine, pendant la présidence française du Conseil de l’UE.

    Évaluation de la menace

    Rédigée par le service diplomatique de l’UE (SEAE) et les agences de sécurité nationales, la première partie du nouveau plan militaire de l’UE est censée couvrir les risques et les tendances en matière de sécurité dans l’Union et dans le monde.

    Outre une liste descriptive des menaces régionales auxquelles le bloc est confronté, la Russie et la Chine occupent une place prépondérante dans ce document de 28 pages.

    Les «  actions de la Russie dans notre voisinage commun et sur d’autres théâtres sont en contradiction avec la vision du monde et les intérêts de l’UE  », indiquent les auteurs du document, ajoutant toutefois que «  la stratégie de l’UE vise à engager la Russie sur certaines questions spécifiques  » telles que le climat.

    Plusieurs diplomates européens contactés par EURACTIV ont déclaré que la menace de Moscou aurait dû être mieux spécifiée en incluant les menaces et l’occupation militaires, l’armement de l’approvisionnement énergétique et les actions hybrides, et qu’ils prévoient de déposer des amendements.

    Selon le document, également, la Chine est «  un partenaire, un concurrent économique et un rival systémique  », qui est «  de plus en plus à la fois impliqué et engagé dans les tensions régionales  ».

    «  Malgré l’affirmation croissante de la Chine, nous continuerons à coopérer dans des domaines d’intérêt commun tels que la lutte contre la piraterie, le climat et la sécurité  », indique le texte.

    Toutefois, en référence aux divisions internes entre les États membres sur la meilleure façon de composer avec Pékin, ses auteurs préviennent qu’une «  forte unité  » au sein du bloc sera nécessaire.

    Selon le brouillon, les agences nationales de renseignement seraient invitées à revoir l’analyse des menaces de l’UE «  au moins tous les cinq ans, à partir de 2025, ou plus tôt si l’évolution du contexte stratégique et sécuritaire l’exige  ».

    Capacité de déploiement rapide de l’UE

    L’une des propositions les plus controversées de la Boussole stratégique est la création d’une force d’intervention militaire conjointe, baptisée «  capacité de déploiement rapide de l’UE  » (EU Rapid Deployment Capacity), d’ici 2025, qui «  permettra de déployer rapidement une force modulaire pouvant compter jusqu’à 5 000 hommes, y compris des composantes terrestres, aériennes et maritimes  ».

    Dans le sillage de la crise afghane, les États membres de l’UE ont discuté au cours de l’été des idées relatives à une force d’entrée initiale et de la possibilité d’évoluer vers une coopération militaire ad hoc entre les États membres de l’UE intéressés.

    Selon le projet, la force est destinée à «  répondre à des menaces imminentes ou à réagir rapidement à une situation de crise, par exemple une mission de sauvetage et d’évacuation ou une opération de stabilisation dans un environnement hostile  ».

    La capacité de la force sera basée sur des «  scénarios opérationnels  », mais le projet ne précise pas qui les définira.

    Elle devrait être constituée de «  groupements tactiques de l’UE substantiellement modifiés et d’autres forces et capacités militaires des États membres  », indique la proposition, qui prévoit des exercices réguliers de simulation conjointe à partir de 2023.

    Le commandement et le contrôle incomberaient à des quartiers généraux opérationnels nationaux pré-identifiés ou à un organe de l’État-major de l’UE (EMUE).

    Certains diplomates de l’UE contactés par EURACTIV ont déclaré qu’ils s’inquiétaient de «  l’ajout de nouveaux outils, sans utiliser le potentiel des outils existants. »

    Les groupes de combat déjà existants de l’UE n’ont jamais été utilisés en raison de différends sur le financement et d’une réticence des États membres à les déployer.

    Une question d’unanimité ?

    Jusqu’à présent, toute opération de ce type nécessitait l’unanimité de tous les États membres, ce qui s’est avéré être une question litigieuse dans les situations de crise.

    Pour éviter la lenteur des processus décisionnels, le document propose «  des modalités de prise de décision plus souples  » et un «  champ d’application étendu des coûts communs (y compris les coûts des exercices) pour contribuer à la capacité de déploiement rapide de cette capacité  ».

    Ces modalités incluraient également le recours à l’abstention constructive « pour permettre aux coalitions dirigées par des Européens volontaires et capables d’agir ».

    D’ici 2023, l’idée est de préciser comment l’article 44 du traité de l’UE permettrait à un groupe d’États membres de planifier et de mener une mission ou une opération dans le cadre de l’UE.

    Un diplomate d’Europe de l’Est a déclaré à EURACTIV que certains pays de la région seraient ouverts à la discussion sur l’amélioration des processus décisionnels, mais «  l’unanimité doit rester le principe directeur  ».

    Drapeaux des pays membres de l’OTAN – Maksym Yemelyanov

    L’OTAN et au-delà

    L’autonomie stratégique, c’est-à-dire l’objectif de l’UE d’agir de manière plus indépendante dans le cadre de sa politique étrangère et de sécurité, n’apparaît qu’une seule fois dans le document de 28 pages et est définie comme «  la capacité de travailler avec des partenaires pour sauvegarder ses valeurs et ses intérêts  ».

    En ce qui concerne les relations entre l’UE et l’OTAN, le document fait référence à la nouvelle déclaration conjointe UE-OTAN, qui sera présentée avant la fin de l’année, et qui servira de boussole pour la coopération future.

    Elle répond également aux inquiétudes de certains membres de l’UE, principalement d’Europe de l’Est, qui considèrent l’alliance atlantique comme leur principale garantie de sécurité, en promettant une coopération plus étroite dans les opérations de gestion de crise, le développement des capacités militaires, les exercices, la mobilité militaire et les nouvelles menaces émergentes.

    À partir de 2022, l’UE prévoit également de poursuivre un dialogue spécifique sur la sécurité et la défense avec les États-Unis, comme convenu lors du sommet conjoint de juin dernier.

    Le brouillon consulté par EURACTIV indique également que l’UE reste «  ouverte à un engagement avec le Royaume-Uni en matière de sécurité et de défense  » et s’engage à renforcer les dialogues avec les Balkans occidentaux, les voisins de l’Est et du Sud, la région indo-pacifique et l’Amérique latine.

    La stratégie prévoit notamment que l’UE étende sa présence maritime dans les zones dites d’intérêt, en commençant par la zone Indo-Pacifique, ce qui implique des escales et des patrouilles plus fréquentes de l’UE et des exercices maritimes en direct avec les partenaires régionaux que sont le Japon, la Corée du Sud, l’Inde, l’Indonésie et le Vietnam.

    Plus d’outils et d’investissements

    Le document comprend une série de nouveaux moyens d’améliorer la résilience pour faire face aux menaces hybrides, y compris la promesse de créer des équipes européennes d’intervention rapide et de garantir la cyber-dissuasion.

    «  Nous devons être en mesure de répondre rapidement aux cyberattaques  », indique le document en référence à l’utilisation de la boîte à outils de cyber-diplomatie de l’UE, qui comprendrait l’imposition de sanctions aux auteurs extérieurs de cyber-activités malveillantes.

    D’ici à la fin de l’année 2023, l’UE adoptera une stratégie pour faire face aux risques et aux incidents dans le domaine spatial et aux menaces pesant sur son programme spatial.

    Le plan stratégique fait également référence à une récente évaluation qui invitait les gouvernements de l’UE à se concentrer sur «  six capacités de nouvelle génération  » : un nouveau char de combat (MBT), des navires de patrouille, la défense dans l’espace, des systèmes aériens et une mobilité militaire accrue.

    Il indique également que les budgets de défense nationaux devraient être augmentés dans les années à venir, mais ne demande pas d’engagements concrets.

    Le plan de la Boussole stratégique indique toutefois que les États membres devraient s’efforcer d’accroître leurs engagements financiers en faveur des initiatives de défense collaborative de l’UE, telles que le Fonds européen de défense, dans le prochain budget de l’UE après 2027.

    La proposition prévoit également la création d’un pôle d’innovation de défense au sein de l’Agence européenne de défense (AED) d’ici 2022.

    Cependant, un diplomate de l’UE a déclaré à EURACTIV qu’il était surprenant que la plupart des propositions incluses dans le plan soient plutôt à court terme.

    «  Ce qui me surprend, c’est que nous avons toujours compris que la stratégie devait se projeter jusqu’à dix ans en avant, or la plupart des propositions que je vois ont une date cible jusqu’en 2025  », a déclaré le diplomate.

    «  Ce que nous n’avons pas réalisé depuis des décennies est maintenant censé se produire dans un délai de quelques années — cela me semble un peu curieux  », a-t-il ajouté.

  • Le Drian et Lemoyne ont fait le bilan de leurs réformes pour les expatriés !

    Le Drian et Lemoyne ont fait le bilan de leurs réformes pour les expatriés !

    M. Le Drian, Ministre des Affaires étrangères et M. Lemoyne, Secrétaire d’Etat aux Français établis hors de France ont présenté mercredi 10 novembre 2021 en conseil des ministres un « point » sur les réformes prioritaires du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères qui ont accompagné les expatriés depuis le début du mandat d’Emmanuel Macron.

    Modernisation de l’administration consulaire

    Le ministère de l’Europe et des affaires étrangères, dans le cadre de la modernisation numérique des services publics, est en cours de transformation pour simplifier la vie de ses usagers. C’est ce que le ministre de l’Europe et des affaires étrangères, M. Jean-Yves Le Drian, et le secrétaire d’État chargé du tourisme, des Français de l’étranger et de la francophonie, M. Jean-Baptiste Lemoyne, ont présenté ce 10 novembre en Conseil des ministres.

    Depuis 2019, un large plan de modernisation et d’ouverture du ministère de l’Europe et des affaires étrangères est en cours de déploiement. Il s’articule autour de 3 chantiers. On les détaille.

    Etat-civil numérique

    C’est la loi du 10 août 2018 « pour un État au service d’une société de confiance » (loi ESSOC) qui est à l’origine de l’ambitieux projet RECE : Registre d’État Civil Électronique.

    Le pilotage, qui a été confié au MEAE (Direction des Français de l’étranger et de l’administration consulaire), s’articule selon trois principaux objectifs : un service plus rapide, plus accessible et de qualité accrue pour les usagers, un recentrage sur l’expertise juridique des officiers d’état civil dégagés de multiples contraintes techniques. Ce nouveau dispositif est sensé simplifier la vie des expatriés tout en permettant des économies pour l’État. Les réductions de budget sont tirés de la forte réduction des coûts d’impression et d’envoi des actes papier.

    Cependant, il reste à gérer un impératif de sécurité, notamment en matière de fraude. La MEAE a par ailleurs déterminé des choix numériques permettant de garantir la protection des données des usagers et l’authenticité des actes d’état civil produits. Ceux-ci, reçus et conservés par le demandeur dans son espace personnel qu’il aura créé au sein du portail service-public.fr, pourront être acheminés vers les entités qui les ont requis (administrations, organismes sociaux, …) par des canaux fortement sécurisés. Au cas où une version imprimée serait demandée à l’usager, un téléservice de vérification des informations a été développé, permettant aux entités destinataires de s’assurer que le document présenté est bien conforme au document authentique.

    En parallèle, pour simplifier cet accès à l’espace numérique, le dispositif « L’Identité Numérique » de La Poste a été ouvert aux non-résidents (quelques pays n’en bénéficient pas encore, La Poste promet une généralisation totale en 2022).

    Par ce projet de dématérialisation intégrale de l’état-civil dont le ministère est dépositaire (15 millions d’actes), le gouvernement a donc comme objectif de simplifier les démarches des usagers, de réduire les délais et les coûts de production.

    Le vote en ligne

    Les ministres ont aussi insisté en conseil devant le Président de la République sur la mise en place du vote par internet pour les Français de l’étranger pour les élections consulaires et législatives.

    Et pourtant ce volet de leur action est au cœur de nombreuses critiques. Après la faillite de l’opérateur espagnol en charge du vote en ligne en 2019, la reprise du contrat par une entreprise anglo-saxonne, la situation fut confuse pendant de longues semaines. Ces dysfonctionnements ont eu un impact important lors des élections consulaires. Mails avec les identifiants non-reçus, mise à jour incertaine des adresses emails, mais aussi SMS sans expéditeur bien identifié, ont amené à une sous-utilisation du système et finalement n’ont pas permis autant de participation de décoller. En effet, pas plus de 12% des expatriés ont participé à leurs élections locales.

    Il y a quelques semaines, la MEAE a annoncé que le contrat serait désormais confié à La Poste. Est ce que cela permettra de rendre le dispositif plus fluide et accessible ? Réponse aux élections législatives de 2022.

    France Consulaire

    L’autre gros dossier qui fut mis en avant c’est la création du centre de contact France Consulaire pour répondre par téléphone et par courriel aux questions que se posent les usagers des consulats. Ce dispositif est en phase de test dans cinq pays européens depuis le 13 octobre 2021.

    On le sait, notre site en fait souvent l’écho, les Français établis hors de France se sont retrouvés pendant les longs mois de la pandémie dans l’incapacité de joindre leur consulat. Avec la réduction continue des effectifs depuis plus de 10 ans, l’administration consulaire s’est retrouvée débordée par le volume d’appels et de courriels que les postes recevaient.

    Afin d’optimiser le budget dédié à l’accueil et libérer les agents sur place de ces tâches, la majorité présidentielle a imaginé une plateforme téléphonique qui répondrait aux questions usuelles. Une bonne idée sur le papier, tout va dépendre de sa réalisation.
    Est ce que les opérateurs seront formés ? Est ce que le numéro de téléphone sera accessible de partout et à tout heure ?

    En phase de test dans les pays européens, sur le même fuseau horaire que la France, le numéro gratuit et adapté à chaque pays (vous pouvez le retrouver sur le site des consulats participant au test) permet d’accéder à des opérateurs maitrisant les sujets de base. Par contre, le numéro n’est accessible que de 09h à 17h, heure française. Qu’en sera-t-il lorsque le système sera déployé dans des pays aux horaires opposés à la France ? Aussi, dès que la question se précise sur un pays, la plateforme vous renvoie vers le consulat…

    Ces mesures s’inscrivent dans un projet plus large de modernisation et d’ouverture du ministère de l’Europe et des affaires étrangères lancé par le Ministre en 2019.

  • L’intégrale de la cérémonie du 11 novembre 2021 à Paris

    L’intégrale de la cérémonie du 11 novembre 2021 à Paris

    Ce 11 novembre, au matin, a eu lieu la cérémonie du 103e anniversaire de l’Armistice de 1918 et l’hommage aux Compagnons de la Libération.

    Hommage à Hubert Germain

    Elle fut marquée par un dernier hommage à Hubert Germain, dernier rescapé des compagnons de la libération, décédé le 12 octobre à l’âge de 101 ans. À 14 h 30 s’est lancée la cérémonie d’inhumation au Mont-Valérien, où il repose, désormais, aux côtés de 16 autres compagnons de la Libération.

    Emmanuel Macron dans le mémorial du Mont Valérien ce 11 novembre 2021 ©AFP

    Regarder la cérémonie diffusée par l’Elysée

  • CFE : ses clients se rebellent !

    CFE : ses clients se rebellent !

    Sur Facebook s’est créé un groupe « Les mécontents de la caisse des français à l’étranger » qui réunit comme son nom l’indique les adhérents à la CFE insatisfaits des prestations de « la sécurité sociale » des Français de l’étranger.

    La CFE, mi-publique, mi-privée

    Car c’est ainsi qu’aime se présenter cet organisme mutualiste de droit privé, comme il l’a fait dans sa campagne de publicité sur TV5Monde ces dernières semaines.

    Car la CFE est bien un organisme de droit privé. Elle a cependant, reçu une délégation de service public et se trouve sous tutelle des ministères chargés du Budget et de la Sécurité sociale.

    La Caisse des Français de l’Étranger est donc dans l’obligation de fournir une couverture santé de base, similaire à celle de la Sécurité sociale à tout Français résidant à l’étranger qui en fait la demande. Elle assure également les ressortissants de l’Union Européenne, de l’Espace Économique Européen, et de la Suisse.

    Mais similaire ne veut pas dire identique, c’est ainsi que de nombreux quiproquos sources de mécontentement se multiplient depuis des années et en particulier avec l’augmentation, ces deux dernières décennies,  du nombre d’expatriés.

    Alain-Pierre Mignon
    Page d’accueil de la CFE

    Des remboursements selon la zone géographique

    Si les remboursements de la CFE sont pour une grande partie calculés de la même façon que ceux de la Sécurité sociale, les barèmes et les plafonds appliqués sont les mêmes, il existe une nouvelle donnée depuis 2020 à prendre en compte : son pays de résidence.

    Le monde a été divisée en 5 zones géographiques dont dépend le taux de remboursement finalement appliqué.

    Carte des zones géographiques de remboursement

    Au final, le taux de remboursement pratiqué est généralement plus faible dans les pays où les frais de santé sont les plus élevés.

    Donc depuis 2020, la CFE pratique applique le remboursement de toutes les prestations de santé même les plus importantes (hospitalisations, rééducation, dentaires, chimiothérapies, etc.) suivant la zone géographique d’exécution des soins.

    Ces remboursements sont en fait insuffisants dans de nombreux pays du monde où la santé coûte plus cher qu’en France, qu’ils soient calculés suivant les barèmes de la Sécurité sociale ou selon les taux appliqués dans l’une des 5 zones géographiques définies par la CFE.

    Les handicapés moins soutenus

    Les personnes ayant des maladies de longue durée ou des handicaps ne sont, eux, pris en charge qu’à hauteur de 80%. Auparavant, comme les Français résidant en France, les prises en charge étaient de 100%. Pourquoi une telle discrimination entre Français ? Avec ce remboursement limité à 80%, imposé sans préavis, plus d’un Français vivant à l’étranger et touché par une maladie ou un handicap se retrouve dans des impasses financières insurmontables.

    Restaurer l’égalité entre Français

    C’est face à ces inégalités et à ces déconvenues régulières que nombre des clients de la Caisse des Français de l’étranger se sont réunis dans différents collectifs sur Facebook, Twitter, etc.

    En tout ce sont plus de 6000 Français qui s’interrogent sur l’opportunité de rester à la CFE. Cependant, ils sont attachés au système français qu’ils pensaient retrouver dans la CFE.

    Au final, le désir de tous, c’est que la CFE devienne une nouvelle caisse officielle de la sécurité sociale française sur le modèle de ce qui existe pour nos amis allemands hors d’Allemagne.

    Proportionner la cotisation aux revenus

    Ce fut longtemps la règle, mais les difficultés quant au contrôle possible sur les déclarations des adhérents, ont eu raison de ce système. Désormais comme dans une assurance privée classique, les clients de la CFE cotisent selon leur âge et leur situation géographique. L’accès est donc restreint pour les personnes âgées aux petits revenus. 

    Instaurer un remboursement aux frais réels pour tous

    Si en France, les dépenses sont encadrés selon un barème imposé aux praticiens, un tel dispositif semble difficile à mettre en place.

    Certains imaginent qu’il serait possible de créer ou de renforcer les partenariats avec des cliniques et des hôpitaux locaux.

    Avec l’application des nouveaux barèmes  liés au lieu de résidence et la réduction de la prise en charge des maladies de longue durée ou des handicaps, les plus exposés sont désormais les moins protégés.

    Action en justice

    C’est face à ce constat, que certains ont décidé de mener une action. Elle passera par le Conseil d’État.

    Leur objectif est de rétablir l’égalité de traitement et pousser à l’intégration de la Caisse des Français de l’étranger au sein de la Sécurité sociale nationale.

    Vous pouvez, si vous le jugez nécessaire, les rejoindre. Pour cela, il vous suffit de prendre contact avec Jean-Paul Decrock sur le groupe « Les mécontents de la caisse des Français de l’étranger ». Ils sont plus de 1000 à se réunir pour collecter les fonds nécessaires à mener l’action en justice. Toutes les contributions sont les bienvenues, même les plus modestes.

  • Comment concilier écologie et vie hors de France ?

    Comment concilier écologie et vie hors de France ?

    Tribune de Bertrand Wert, Conseiller des Français•es de Belgique et Conseiller communal & chef de groupe ÉCOLO-GROEN de la commune d’Ixelles (Belgique)

    Le média Lesfrancais.press m’a demandé d’écrire un texte sur « Comment concilier écologie et vie hors de France ? », voici une réponse à partir de mon expérience personnelle.

    La planète a les yeux tournés vers la COP26 à Glasgow. Les sondages d’opinion préparant l’année électorale en France font de l’écologie une des principales préoccupations des Français-es. Nous ne pouvons que constater l’intérêt grandissant en particulier des jeunes pour le sujet, allant même jusqu’au développement d’une vraie angoisse de l’avenir, une forme de climat anxiété.

    Logiquement, nous sommes de plus en plus nombreux-ses à nous demander comment faire nous aussi notre part du chemin en matière de lutte contre le changement climatique, la protection de la biodiversité et un meilleur environnement quand nous vivons hors de France.

    En tant que militant écologiste depuis plus de vingt ans cela fait un moment que je m’interroge sur la manière de contribuer au mieux à ces urgences. Tant sur le plan individuel, avec mon mode de vie personnel, que collectif. Puisqu’on le sait, elles constituent le plus grand défi de l’humanité au 21ème siècle.

    J’ai trouvé quelques pistes que je mets en partage ici.

    On ne naît pas écologiste, « en conscience » on le devient

    Comme dans beaucoup de domaines, on ne naît pas écologiste, on le devient. Autrement dit, on peut faire le choix de s’engager pour que tous les êtres vivants puissent un jour jouir d’une vie digne sur une planète aux ressources limitées pour qu’elles soient préservées, les écosystèmes et le vivant respectés, et où la justice sociale et la justice environnementale deviennent une réalité.

    Si ma prise de conscience s’est construite tout au long de mon parcours de vie, deux expériences ont été particulièrement marquantes. Tout d’abord, pour ce qui concerne la justice sociale, le fait d’avoir passé mes années lycées dans le dernier établissement de l’académie de Lyon – pour les résultats du baccalauréat au début des années 1990 –, situé dans le quartier des Minguettes à Vénissieux, m’a confronté à la violence réelle et symbolique des inégalités sociales, économiques et culturelles, chez nous, en France. Jusqu’à aujourd’hui, cette expérience me poursuit. Elle m’alimente et me recentre. Elle me rappelle en permanence que si nous sommes tou-tes membres de la même espèce, nous ne naissons pas égaux en droits. Que certain-es sont plus victimes de discriminations que d’autres, et que ces inégalités souvent s’additionnent, nous tenaillent et nous prédéterminent.

    L’injustice environnementale, c’est à la fin de l’année 1999 que je l’ai profondément ressentie. Quand avec un groupe d’ami-es nous avons décidé d’aller ramasser le pétrole du super tanker Erika affrété par Total, qui venait de déverser 30.000 tonnes de fioul lourd touchant 400 km de côtes, de la pointe de la Bretagne à l’île de Ré. C’est à la main que nous avons fini par remplir les sacs sur la petite île d’Edig, aussi connue comme Hoëdic.

    Expérience fondatrice qui correspond aussi au début de ma vie hors de France, avec de fait cette question : que puis-je faire depuis mon pays de résidence, d’abord quelques mois au Canada et depuis toutes ces années en Belgique ?

    Adapter, changer son mode de vie et puis s’engager

    Sur le plan personnel, j’ai pu adapter mon mode de vie vers plus d’environnementalisme ; autrement dit en prenant plus en considération les effets de mon empreinte écologique.

    Ayant la chance d’avoir un emploi fixe, j’ai plus de facilités à faire évoluer mes réponses aux questions suivantes : Comment je me déplace, quand ? Quand, où et comment je pars en vacances ? Comment je me loge et où ? Quelle énergie et combien j’en utilise ? Ce que je mange et quand, quels produits et producteur-trices, quels magasins je choisis ? Comment est-ce que je peux réduire ou me passer de toutes consommations de calories animales ? Pourrais-je devenir flexitarien-ne, végétarien-ne ou végétalien-ne ? Comment je recycle mes déchets, les valorise ? Comment je m’habille et quand je renouvelle ma garde-robe ? Quels cadeaux je fais ? Comment puis-je éviter d’acheter, de consommer, pour plus prêter, réparer, louer, échanger ou troquer ? Où je place mes économies, à qui j’emprunte et quelle banque j’utilise au quotidien ? Quelle monnaie j’utilise, l’Euro ou la monnaie locale ? Comment je traite la nature, ses éléments et le vivant qui m’entourent ? etc.

    Avec le temps, de nouvelles questions, de nouveaux mouvements et concepts sont apparus : la simplicité volontaire, la décroissance, l’éco-féminisme… J’essaie là encore de faire évoluer mes réponses à ces questions, pour qu’elles deviennent plus vertueuses et en lien avec mes valeurs et intentions, même si certaines avancent plus vite que d’autres.

    Bertrand Wert

    Pas simple de vivre avec ses contradictions, car oui j’adore l’eau, et traîner plus que de raison sous la douche ; manger beaucoup de fruits, et pas toujours ceux produits en Europe. Envisager des vacances avec enfants uniquement en train, vélo, bateau ou transports en commun, n’est pas le plus simple, surtout si on a de la famille sur un autre continent. Alors j’essaie autant que possible de compenser mes émissions de CO2 liés à mes déplacements en avion quand le train n’est pas possible, ou d’utiliser le plus possible mon vélo et de recourir le moins possible au système de voiture partagée – auto individuelle que je n’ai jamais eue, bien que papa de deux ados –.

    Ou encore de m’investir dans le groupe du compost et de potager collectif de mon quartier afin de diminuer mes/nos déchets, de les valoriser et de prendre part au cycle du vivant avec ces mètres cube de terreau produits par la grosse centaine de ménages qui utilisent le compost. Terre qui est aussi utilisée pour le potager collectif où on maintient et développe la biodiversité du quartier, sans même parler de toutes les rencontres qu’un tel projet permet avec petit-es et grand-es, renforçant la cohésion sociale du quartier.

    L’engagement politique

    Très vite je me suis dit que je ne faisais pas assez, que ça n’allait pas assez vite. Ou bien encore, lassé de très souvent critiquer la façon dont les choses étaient gérées dans ma ville, je me suis demandé ce que je pouvais faire de plus pour ma communauté ? Je ne voulais plus rester passif dans mon coin et critiquer les choix de ma commune, ma ville ou ma région sans prendre part aux décisions. J’ai souhaité mettre en pratique l’idée de citoyenneté de résidence si chère à l’écologique politique ; nulle part je ne suis « étranger » sur cette bonne terre qui nous accueille.

    Bien logiquement je me suis rapproché, puis investi pour le parti pro-européen de l’écologie politique en France – à l’époque Les Verts, puis Europe Écologie Les Verts depuis 2014 -. Mais aussi dans mon pays d’adoption en Belgique, où j’ai été candidat aux élections communales en 2006, puis élu en 2012 et réélu en 2018. C’est comme cela que j’ai fini élu ici en Belgique, où je suis conseiller communal d’Ixelles depuis 10 ans, et aujourd’hui chef de groupe du principal parti de la majorité Ecolo-socialiste, et plus récemment j’ai été élu conseiller des Français-es de Belgique.

    Depuis lors mon apprentissage a été constant et la sensibilisation de mes concitoyen-nes aux enjeux de la lutte contre le changement climatique a été essentielle, même si parfois compliquée, car caricaturée, moquée, déniée, déformés…

    Ces dernières années, la prise de conscience du plus grand nombre aidant avec le soutien essentiel de la science, mais aussi la visibilité accrue des effets directs du changement climatique et des cataclysmes qu’il provoque, les choses se passent avec un peu plus de bienveillance. Surtout cela devient plus facile pour nous les militant-es de porter ces préoccupations et propositions d’action vers nos concitoyen-nes qui sont beaucoup plus dans l’écoute et la volonté d’agir et de nous rejoindre.

    Un engagement non sans difficultés, en particulier pour les femmes

    À ceci près que le « nous » n’est pas vraiment d’application pour tou-tes, en particulier pour mes camarades féminines qui, bien plus que nous les hommes, sont très souvent, et je dirais même constamment, victimes d’attaques paternalistes et sexistes, en particulier sur les réseaux sociaux. Je donnerai un seul exemple, celui du post que j’ai fait il y a quelques jours suite à ma rencontre opportune dans le métro bruxellois avec la jeune activiste pour le climat – dont je suis fan de longue date -, Greta Thunberg, et au selfie qu’elle a accepté de faire avec moi. Ma publication sur les réseaux sociaux a recueilli une grande visibilité, mais aussi un tombereau de moqueries et d’insultes à son égard, en particulier via Facebook ou Twitter.

    Le tweet de M. Bertrand Wert

    Le tweet de l’opposant

    Ici, le harcèlement constant, dont cette jeune adulte est victime, se limite à des moqueries et des insultes ; d’autres connaissent des discriminations liées au handicap, à l’origine, aux orientations sexuelles, au genre, à leur âge.

    Ailleurs dans le monde, ce sont des activistes pour l’environnement et le climat qui sont physiquement violenté-es et assassiné-es. L’ONG Global Witness dévoilait en juillet 2020, que 2019 a connu le terrible record de défenseur-euses des droits à la terre et de l’environnement assassiné-es en une seule année : « 212 personnes ont été tuées en 2019 pour avoir défendu pacifiquement leurs maisons et s’être opposées à la destruction de la nature ». Telle la leader indigène Berta Cáceres qui a été assassinée au Honduras en mars 2016 par des tueurs à la solde de la société hondurienne Desarrollos Energéticos, pour s’être entre autre opposée à la construction d’un barrage sur le fleuve Gualcarque.

    Bien entendu, toutes et tous nos concitoyen-nes ne souhaitent pas s’impliquer politiquement, et le cas échéant prendre des responsabilités publiques. Il ne s’agit là évidemment pas du seul moyen permettant d’apporter sa pierre à l’édifice pour promouvoir l’écologie. Nombre d’entre nous faisons plutôt le choix de la « société civile », autrement dit, préférons rejoindre des associations, fondations, syndicats, réseaux qui ont aussi leur importance essentielle et leur autonomie d’action.

    Reste que l’un des moyens essentiels de l’action est les budgets, ou les business plans si on est entrepreneur-euses, qu’on peut arriver à trouver.

    Des moyens d’action trop souvent ignorés : le programme STAFE, de Soutien au tissu associatif des Français à l’étranger

    Pour le coup la communauté des Français-es vivant hors de France dispose d’un programme de soutien au tissu associatif. Géré à travers le monde par les postes consulaires, « dont l’objet est de nature éducative, caritative, culturelle ou d’insertion socio-économique et contribue au rayonnement de la France et au soutien des Français à l’étranger et des publics francophones », c’est en quelque sorte les budgets de subvention que les collectivités publiques, communes, villes, métropoles, départements régions ou État apportent à la société civile en métropole.

    Ce budget, certes limité, est de 2 millions d’euros par année pour les quelques deux millions de Français-es qui vivent hors de France. En Belgique il est malheureusement structurellement sous-utilisé. Cette année encore, un seul projet a été déposé – pour la publication d’un Guide destiné aux entrepreneur-euses « Arriver et se développer en Belgique » –.

    Cela malgré la publicité que peuvent en faire les autorités consulaires, les élu-es consulaires des Français-es de Belgique – cette année encore j’en ai aussi fait la promotion –, et ce a contrario de notre député du Benelux qui, comme sur d’autres sujets, est aux abonnés absents. Une approche commune et concertée de tou-tes les élu-es, et les institutions françaises en Belgique, aurait certainement plus de chance d’attirer l’attention et de motiver les Français-es de Belgique.

    De votre côté n’attendez pas, sur ce sujet comme sur d’autres tournez-vous vers votre Consulat ou vos conseiller-es consulaires, ou conseille-res des Français-es de l’étranger.

    Saisissez-vous de cette opportunité, contactez-nous et engagez-vous !

  • La transition énergétique ne sera pas une promenade de santé

    La transition énergétique ne sera pas une promenade de santé

    La transition énergétique est une véritable révolution économique de grande ampleur. En quelques années, les États sont censés décarboner leur production en substituant notamment des énergies à faibles émissions de CO2 à des énergies fossiles. Ce changement opéré afin de limiter le réchauffement climatique diffère profondément des précédentes évolutions énergétiques qui se sont étalées sur de nombreuses décennies et qui reposaient sur l’obtention d’une efficience supérieure. Le pouvoir énergétique du pétrole est plus important que celui du charbon qui l’était lui-même également par rapport à celui du bois. La transition énergétique impose de remplacer des équipements et des infrastructures rendues obsolètes avant même leur amortissement. Elle est par nature inflationniste. Elle ne peut être facilitée que si le prix des énergies carbonées est élevé.

    En trente ans, la France a réduit ses émissions de gaz à effet de serre d’un tiers

    Elle est inflationniste car pour le moment, les nouvelles énergies coûtent plus cher à produire. Enfin, elle entraîne un bouleversement pour certains secteurs comme l’automobile ou les transports nécessitant une adaptation des compétences. Entre 1990 et 2020, la France a réduit ses émissions de gaz à effet de serre de 32%, sachant que 2020 est une année atypique. Sans les confinements, la diminution serait de 27%. La France a ainsi fait la moitié du chemin par rapport à l’objectif fixé par le Gouvernement (55% de réduction en 2030). L’effort sur les huit prochaines années devra donc être très important nécessitant une augmentation sensible des investissements notamment pour la production d’énergies renouvelables, la décarbonation de l’industrie, l’adaptation des réseaux électriques et, pour la rénovation thermique, des bâtiments et des logements.

    Patrick Artus, chef économiste de Natixis, estime que le besoin supplémentaire d’investissement se situe entre 3 à 4 points de PIB par an. Il considère, par ailleurs, que la transition pèsera sur la croissance car elle aboutit à la destruction de capital, non totalement amorti et potentiellement plus productif. L’augmentation du taux d’investissement passe par un effort accru d’épargne et la réorientation de cette dernière qui actuellement finance, en grande partie, les dépenses courantes des administrations publiques.

    Si la décarbonation freine la croissance dans un premier temps, elle pourrait, ensuite, générer un supplément de productivité. Socialement et politiquement, la première période est délicate à conduire. La régression de la consommation peut être spontanée si les agents économiques arbitrent, de leur propre chef, en faveur de l’épargne pour financer des investissements dans la transition énergétique. La rentabilité aléatoire de ces investissements peut les dissuader de faire ce pari.

    L’autre solution qui n’est pas sans défaut est que l’État se charge, directement ou indirectement, des investissements avec en parallèle une augmentation de la pression fiscale. Le rôle des administrations publiques dans la transition énergétique devrait donc être important conduisant les gouvernements à réclamer le maintien de taux d’intérêt faibles.

    Pour financer les investissements nécessaires et en raison de choix technologiques pouvant s’avérer plus coûteux, les entreprises seront amenées à augmenter leurs prix.

    Label vert pour le nucléaire
    Label vert pour le nucléaire

    La hausse du prix de l’énergie

    Dans les prochaines années, les producteurs comme les consommateurs pourraient être confrontés à une énergie coûteuse. Pendant la transition, le besoin en énergies fossiles reste important mais les entreprises du pétrole et du gaz, sous la pression des opinions et des investisseurs, réduisent leurs investissements pouvant provoquer une insuffisance durable de la production. La consommation de pétrole tourne, en 2021, entre 95 et 100 millions de barils jour soit 25 % de plus qu’en 2002. La consommation atteint 3 400 milliards de tonnes équivalent de pétrole, soit une hausse de 50 % en vingt ans.

    Les énergies de substitution sont, pour le moment, plus chères que les anciennes. Pour couvrir leur intermittence, elles nécessitent la réalisation d’équipements de stockage (batteries, fabrication d’hydrogène) et la construction de centrales électriques pouvant rapidement palier le déficit de production.

    La transition énergétique devrait réduire les importations d’énergies fossiles qui pour la France représentent plus de 2 % du PIB, sous réserve que la dépendance en batteries, en métaux rares, etc. ne prenne pas le relais. La hausse des prix de l’énergie entraînera des transferts de pouvoir d’achat au sein de la population.

    15% du revenu des ménages les plus modestes

    Le poids dans le revenu de la consommation d’énergie est beaucoup plus élevé pour les ménages à revenu faible que pour les ménages à revenu élevé. Selon l’INSEE, il s’élève à 15% pour les ménages les 20 % le plus modestes, contre 6% pour les 20% les plus aisés.

    La transition énergétique s’accompagnera de destructions d’emplois dans les secteurs des énergies fossiles, de l’automobile, etc. Et la création d’emplois dans ceux en lien avec les énergies renouvelables. Dans le bâtiment, celui de la rénovation avec la nécessaire isolation des logements et des bureaux, devrait connaître un essor important supposant une montée en compétences pour certains salariés.

    En France, le cas de la filière automobile est particulièrement préoccupant en raison de son importance et de sa spécialisation dans la fabrication de moteurs diesels. Une perte de plus de 120 000 emplois est attendue dans les dix prochaines années. Ce secteur a déjà perdu beaucoup d’emplois depuis la crise de 2008. Ses effectifs (en intégrant la production, le commerce et la réparation) sont passés de 800 000 à moins de 630 000 de 2007 à 2020.

    La transition énergétique suppose un effort d’investissement tant au niveau des infrastructures que des compétences des actifs. Les entreprises françaises doivent innover pour éviter que la décarbonation ne soit qu’un centre de coût. Le risque est que ce dernier soit transféré à l’État qui, dans cette situation, assumera cette charge en augmentant les prélèvements.

  • Retraités : n’oubliez pas le certificat de vie

    Retraités : n’oubliez pas le certificat de vie

    Si vous êtes retraité à l’étranger et percevez une pension versée par une caisse française, vous devez régulièrement justifier de votre existence auprès de vos régimes de retraite. Votre caisse de retraite vous envoie un certificat de vie que vous devez remplir et retourner dans les délais impartis. Comme nous l’indiquions dans notre article du 22 octobre 2019, vous n’avez à fournir, désormais, qu’un seul certificat de vie par an (et éventuellement une attestation de situation maritale) pour l’ensemble de vos régimes de retraite.

    Jusque-là, les retraités vivant à l’étranger recevaient un courrier qu’ils devaient remplir et faire valider par une autorité compétente (une mairie, une ambassade) avant de le renvoyer aux services publics français. C’est à cette condition qu’ils pouvaient ensuite percevoir leur pension. Si un retraité était affilié à plusieurs régimes de retraite, il devait remplir un certificat d’existence pour chacune des différentes pensions touchées.

    Dématérialisation

    La dématérialisation vient simplifier cette procédure. Pour cela direction le site info-retraite.fr comme nous l’indique Stéphane Bonnet, directeur de l’Union retraite, groupement d’intérêt public (GIP) chargé de la mutualisation et de la simplification de l’inter-régimes de retraite, et gérant du site info-retraite.fr.

    « Si c’est le moment de renvoyer votre certificat d’existence, vous trouvez un document pré-rempli avec votre numéro Insee, votre nom de famille, votre prénom ».

    Stéphane Bonnet, directeur de l’Union retraite, groupement d’intérêt public (GIP) chargé de la mutualisation et de la simplification de l’inter-régimes de retraite, et gérant du site info-retraite.fr.

    Suspension en cas d’absence

    Il est important d’envoyer le document en temps et en heure, le décret du 2 avril 2021 relatif à la mutualisation du contrôle de l’existence des bénéficiaires d’une pension de retraite résidant à l’étranger mentionne la suspension de la pension à l’expiration d’un délai d’un mois à compter de la date indiquée pour la réception du justificatif d’existence. 

    Il s’agit là d’un délai plancher et les organismes de retraite ont la possibilité de prévoir un délai supérieur s’ils le souhaitent. Les retraités devront vérifier quels sont les délais en vigueur caisse par caisse. Cela complique donc la situation pour les Français de l’étranger à la retraite pour qui cette procédure n’était auparavant déjà pas simple. Ce décret est actuellement interprété de diverses manières sur les réseaux et fait débat. Afin d’éviter tout problème, l’idéal est d’envoyer le document avant la fin du délais d’un mois suivant l’appel de la caisse qui demande au plus tôt le dit certificat. En suite, il sera transmis à toutes les caisses dont vous dépendez.

    Envoyer le certificat de vie

    Depuis le service « Ma retraite à l’étranger » vous recevez et renvoyez vos documents. Ce service en ligne est accessible :

    L’envoi des documents par internet : rapide, pratique et sécurisé

    • Rapide : vos documents sont transmis immédiatement.
    • Pratique : un accusé de réception vous est envoyé.
    • Sécurisé : la connexion au service est protégée.

    Si vous n’avez pas accès à internet, vous pourrez toujours renvoyer vos documents par voie postale à l’adresse suivante : Centre de traitement retraite à l’étranger, CS 13 999 ESVRES, 37 321 TOURS Cedex 9 – FRANCE

    Un doute, besoin d’un conseil ?

    Depuis le 2 novembre, un numéro permet aux retraités d’obtenir des réponses quant aux questions relatives aux certificats de vie : réception du document, utilisation du service en ligne, organisation des démarches vis-à-vis des autorités consulaires locales…

    Cette plateforme téléphonique d’écoute et de conseils, accessible du lundi au vendredi de 8h00 à 17h00 (CET) au 0033.9.74.75.76.99, est opérée par la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav) pour le compte de l’ensemble des caisses de retraite. Si on salue l’effort, on s’interroge pour ceux qui ont besoin d’accéder à ce service et qui habite à l’autre bout du monde sur un fuseau horaire opposé à celui de la métropole. Il reste le mail..

  • Quand des Belges escroquent des Français en Thaïlande

    Quand des Belges escroquent des Français en Thaïlande

    On surnomme ce couple de Belges « Bonnie & Clyde ». Sophie V., ex-femme de Bertrand Crasson, et Xavier F., ex-époux de Sandrine Corman, sont sous le coup de mandats d’arrêt en Thaïlande, accusés de vols et d’escroqueries à répétition. Une (longue) histoire à faire pâlir les gros thrillers de Netflix. Et ici, ce n’est pas de la fiction… Sophie et Xavier sont toujours en liberté, on ne sait où.

    Une escroquerie spécialisée sur les francophones 

    L’escroquerie, c’est le mot employé aujourd’hui par plusieurs personnes, souvent des francophones et en particulier des Français installés en Thaïlande, pour évoquer Sophie (45 ans). Le puzzle s’est reconstitué il y a quelques semaines après que la gérante d’une boutique de Phuket a publié sur les réseaux sociaux une vidéo d’une jeune femme vidant le portefeuille d’une autre cliente. Les témoignages se sont alors recoupés.


    En Thaïlande, un conseiller juridique a été chargé de réunir toutes les informations concernant cette « voleuse » et son époux, Xavier, accusé d’être son complice dans différentes affaires. Une fois le dossier constitué, c’est la police belge qui devrait servir. Car Sophie et Xavier ne sont plus sur le territoire thaïlandais depuis plusieurs semaines, et sont désormais introuvables…

    Fuite de Thailande

    Ils ont fui – d’abord elle, en mai, puis lui, à la fin de cet été – après un premier dépôt de plainte faisant suite au vol, le 26 mai dernier, dans la boutique Endless Summer Shop de Phuket. « Mais deux jours plus tard, Sophie V, disparaissait, juste avant que la police ne vienne l’interpeler à son domicile », explique Jean. « En Thaïlande, le vol relève du pénal, elle risquait la prison ».


    Un avis de recherche  est alors émis à son encontre. La police la suspecte, indique le document, d’avoir commis un vol avec délit de fuite. Une plainte a en effet été déposée (nous en publions également un extrait ci-contre) : la victime témoigne qu’elle se trouvait au Endless Summer Shop de Phuket « pour boire un café et faire un peu de shopping ». Elle avait « laissé traîner son sac à main et lorsqu’elle l’a récupéré, elle s’est rendu compte qu’on lui avait volé une somme de 13.000 bahts » (soit environ 300 euros). « Sophie se trouvait également dans le magasin à ce moment-là et le vol aurait été capturé par les caméras », renseigne le document. Mais Sophie V. n’est déjà plus à son domicile thaï quand la police s’y rend. Et elle se retrouve sous le coup d’un mandat d’arrêt pour non présentation à la convocation de la police. Trop tard, au début de l’été, elle aurait déjà regagné la Belgique.

    Beautiful view of Phi Phi island from viewpoint

    Stratagèmes machiavéliques

    Xavier lui, est resté, sous le soleil thaïlandais. Mais l’étau se resserre après la divulgation, sur Facebook, de la vidéo du vol. Et les différentes victimes du couple déroulent le fil. Sophie et Xavier ont pas mal déménagé, ont volé des « amis » et laissé des ardoises un peu partout. Ils seraient cette fois allés trop loin. Et une autre plainte est émise à l’encontre du couple qui aurait endommagé sa dernière location à hauteur de dizaines de milliers d’euros, se servant au passage. Xavier F. fuit à son tour la Thaïlande, juste avant la délivrance d’un autre mandat d’arrêt pour « non-paiement de loyers et dégâts matériels ». Retour en Belgique, on ne sait où.

    Bonnie & Clyde

    « On les a surnommés Bonnie & Clyde. Ils avaient mis en place un stratagème depuis des années. Xavier, lui, se présentait, à travers sa société SKDV Films, comme un ‘filmaker’. Il tournait des vidéos, muni de drones parfois, pour des grands hôtels, des villas. C’est dans ces lieux un peu chics que le couple, qui vit la grande vie, trouvait ses victimes, se créait un nouveau cercle d’‘amis pigeons », résume Jean. « Sophie, elle, paraissait tellement gentille que personne ne se doutait de rien », confesse Gonzague Z., une des victimes. « Mais en fait, c’est une pro du vol, avec un culot énorme ! Le couple se faisait inviter à dîner par exemple chez les gens et, pendant son passage aux toilettes, Sophie en profitait pour voler ce qu’elle trouvait. Les propriétaires, sur le coup, ne pensaient absolument pas à les accuser ». Et ce plan a fonctionné à plusieurs reprises. 

    Gonzague Z., lui, n’a pas rencontré Sophie et Xavier par un cercle d’amis. Il est joallier, français, et installé à Bangkok depuis une dizaine d’années où il a pignon sur rue. « En 2019 », nous raconte-t-il, « j’avais posté une annonce sur Facebook car je cherchais une vendeuse pour un de mes magasins aux Maldives. C’est là que Sophie m’a proposé ses services. Elle se disait même prête à m’aider gratuitement ». La lucidité de Gonzague lui fait dire que c’est un peu louche. « Si je l’avais engagée, au bout de quelques jours elle se serait cassée avec tous les bijoux du magasin ! ». Mais Sophie V. ne lâche pas l’affaire. « On est resté en contact. Elle était sympa et j’ai fini tout de même par accepter une collaboration avec elle. Elle m’a proposé que je l’aide à fabriquer des petits bracelets qu’elle allait placer dans des boutiques et hôtels – là où Xavier filmait. On devait faire 50/50 ». Ce sera plutôt 100 et rien ! Gonzague ne verra jamais la couleur d’un baht (monnaie locale). 

    « Je savais que les bijoux fantaisies fabriqués se vendaient mais elle trouvait toujours une excuse pour ne pas en apporter la preuve. Elle disait que son ordi avait été volé, que son sac avait disparu… Elle ne faisait qu’embrouiller et elle prenait les devants pour que je ne contacte pas moi-même les gens auxquels elle vendait les bijoux. » 

    Gonzague Z.

    Sophie agit alors sous le nom de la société de Xavier. Gonzague, ne voyant aucune liquidité arriver au bout de plusieurs semaines, comprend qu’il s’est fait avoir. Il reste poli, gentil, « pour ne pas perdre le contact avec elle ». Mais c’était déjà trop tard. 

    « Elle avait préparé sa sortie. Je lui ai dit que je ne lui enverrai plus la marchandise à vendre dans ces conditions et, là, elle a retourné la situation en disant que je profitais d’elle et que, dans ce cas, elle ne me devait plus rien ». 

    Gonzague Z.

    Fin de l’histoire, mais Gonzague reste traumatisé. L’abus moral, dit-il, est bien plus grave que les milliers d’euros qu’il a perdus.

    Des manipulateurs 

    Gonzague n’était pourtant pas au bout de ses surprises. Il sait que Sophie « est une manipulatrice professionnelle, dangereuse même car elle utilise les gens. Mais j’ai toujours pensé qu’elle manipulait aussi Xavier, qu’il n’était pas au courant de ses agissements. Mais c’est tout le contraire ! C’est pire : il gratte, il profite des vols et il la protège ! ». Gonzague fait donc innocemment la démarche d’avertir Xavier des agissements de sa femme. Il lui envoie des preuves. Mais silence radio. 

    Entre temps, par l’intermédiaire de Gonzague, une autre jeune femme avait été en « business » avec Sophie. Qui a fini par lui voler des robes. Mais Sophie se défend par sms quand la jeune femme lui demande des explications, avant d’aller porter plainte à la police : « Je ne te connais pas, je n’ai pas fait d’affaires avec toi ». Xavier, interpelé à son tour par les accusateurs, répondra : « Ce n’est pas mes affaires. Je ne comprends pas que je sois au milieu de ça ».

    Gonzague, lui aussi, a porté plainte, après un parcours sinueux. « En Thaïlande c’est compliqué, il faut trouver le bon flic ». Sur le rapport de police, que nous avons pu nous procurer, il y a même une grossière erreur : le nom de famille de Xavier est remplacé par « belge ». Aujourd’hui, plus personne n’a de nouvelles du couple, injoignable et introuvable sur les réseaux sociaux après être repassé par la Belgique. « Ils sont dangereux. D’autant plus qu’ils ont des enfants », s’inquiète une victime.

  • « Aline » : Un vrai-faux biopic de Céline Dion

    « Aline » : Un vrai-faux biopic de Céline Dion

    La comédienne et réalisatrice Valérie Lemercier, retrace avec humour et tendresse la carrière exceptionnelle et atypique de la chanteuse, dans un film à la dimension internationale, comme la star.

    Retracer la carrière de Céline Dion semble un sujet tout trouvé pour Valérie Lemercier, devant et derrière la caméra. Sous la forme d’un faux-biopic, puisque tous les noms et lieux ont été changés, Aline, qui sort mercredi 10 novembre, est une réussite sur tous les plans et révèle une réalisatrice ambitieuse.

    Céline VS Aline

    Au Québec, Aline est la 14e enfant de Sylvette et Anglomard Dieu, dont toute la famille baigne dans la musique. La petite dernière a une voix exceptionnelle qu’ils font entendre au producteur de musique Guy-Claude. Il va la transformer à 13 ans en chanteuse à succès, puis en star internationale, jusqu’au jour où Aline tombe amoureuse de son mentor.

    Valérie Lemercier porte haut son sujet dans Aline, son quatrième long métrage. Elle passe de comédies intimistes à un sujet international, Céline Dion, dans une mise en scène flamboyante, comme son héroïne. La comédienne interprète Aline, de ses 8 ans à aujourd’hui. Sa voix de chanteuse est celle de Victoria Sio, mais elle se donne à plein régime sur scène et dans ses multiples transformations. 

    Valérie Lemercier et Sylvain Marcel dans le film Aline

    La Petite Maison dans la prairie

    Valérie Lemercier charme dans la progression du récit, la reconstitution des années 1960-2000, ses interprètes irrésistibles. Histoire d’une star, Aline a tout d’un film intimiste, sa carrière étant gérée en famille, en vase clos. L’histoire d’amour participe quant à elle d’un beau mélodrame, vrai, le genre étant prédestiné à l’héroïne. L’humour et la tendresse habitent le film, la sincérité, l’enthousiasme aussi, qualités que partagent la star et la réalisatrice.

    Aline tranche avec les autres biopics musicaux où la trilogie drogue, sexe et dépression domine. Ici, c’est un peu La Petite Maison dans la prairie au pays du show-business. Aline est un poisson dans l’eau dans son rôle de star auquel elle semble avoir été destinée très jeune. Une carrière naturelle favorisée par un environnement bienveillant. L’ampleur de la mise en scène sert un récit plein de rebondissements, à l’humour constant sauf quand l’émotion déborde jusqu’aux larmes, comme Céline.

    La bonne nouvelle pour les expatriés

    L’Espagne, l’Italie, le Portugal, l’Australie, le Japon, la Pologne et la Bulgarie font partie des nombreux pays qui ont déjà acquis les droits de distribution de ce nouveau film de l’actrice et réalisatrice française Valérie Lemercier. Les expatriés peuvent espérer le voir en VO dans plus de 50 pays dont les USA et bien évidemment le Canada.

    Alors faites-vous une toile en français où que vous soyez.  Pour les fans, à partir de la semaine prochaine, il sera possible de gagner deux places pour le concert parisien en 2022 en s’abonnant à la version premium de notre site Lesfrancais.press

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