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  • Des NFT  au Métavers, une nouvelle révolution digitale en marche ?

    Des NFT au Métavers, une nouvelle révolution digitale en marche ?

    Le 25 octobre dernier, l’hebdomadaire britannique « The Economist » a vendu aux enchères un « NFT » (non-fungible token) représentant la une d’un de ses anciens numéros et en a obtenu 99,9 éthers (environ 400 000 euros) reversés pour une œuvre caritative. À travers cette opération, les journalistes entendaient prouver l’existence d’un marché de l’art digital. Un NFT est un enregistrement, généralement sur la blockchain Ethereum, qui représente sous forme numérique, une image, un texte, ou une vidéo. Inventés en 2014, les NFT ont connu un essor en 2017. Au mois de mars de cette année, la maison de vente aux enchères, Christie’s, a vendu un NFT d’une œuvre de Beeple, un artiste numérique, pour 69,3 millions de dollars.

    Chaque jeton est unique et ne peut être conservé que dans un seul portefeuille en ligne

    Les NFT sont des crypto-tokens. À la différence des dollars, des euros ou des bitcoins, ils ne sont pas fongibles, une unité n’a pas obligatoirement la même valeur qu’une autre. Les jetons stockent certaines données, notamment le nom du NFT et un lien vers une image numérique. Chaque jeton est unique et ne peut être conservé que dans un seul portefeuille en ligne. L’image, cependant, peut être visualisée, copiée ou téléchargée par n’importe qui.

    Les NFT appelés également « cryptokitties » ont été inventés par Anil Dash, un entrepreneur, et Kevin McCoy, un artiste, pour faire comprendre qu’un article sur Internet était un original numérique méritant une protection et une reconnaissance spécifique. Les NFT offrent la preuve que le détenteur est à l’origine de l’image ou du texte. Ils permettent de distinguer l’original des copies.

    11 % des adultes américains auraient acheté un NFT

    En 2021, la valeur totale des NFT émis sur la blockchain Ethereum est de 14,3 milliards de dollars, selon DappRadar, une société de recherche, contre environ 340 millions de dollars l’année dernière. Selon une récente enquête réalisée par Harris, 11 % des adultes américains auraient acheté un NFT (soit juste un point de moins que ceux qui investissent sur le marché des matières premières). Les volumes mensuels de nfttrading sur des plateformes d’art désignées comme « Nifty Gateway » et « Foundation », ont atteint 205 millions de dollars en 2021.

    Les analystes de Jefferies, une banque d’investissement d’américaine, parient sur un doublement de la valeur des NFT en 2022. D’ici 2025, leur valeur pourrait dépasser 80 milliards de dollars.

    Les NFT offrent de nombreux avantages pour les créateurs. Logés sur un système de blockchain ouvert, ces derniers, tout comme les acheteurs potentiels, peuvent suivre l’historique des transactions. Ils peuvent également conserver une participation dans leur travail, même après la vente de l’original. Dans un système de vente traditionnelle, les artistes ont peu de moyens pour veiller au respect de leurs droits. En théorie, un NFT pourrait être lié à un texte comprenant un contrat juridique qui confère un type spécifique de droit de propriété. En pratique, cependant, rien n’est inclus.

    Des échanges en ligne sans intermédiaire

    Russia Moscow 30.05.2021.Logo, screenshot of blockchain nft ethereum cryptocurrency game Cryptokitties in laptop screen. Man playing, collecting crypto kitties. Earning digital money at home.

    Sur la plateforme « Foundation », le règlement précise que l’acheteur d’un NFT a des droits qui s’apparentent à une licence d’utilisation d’une image de manière limitée. La vente peut par exemple interdire l’usage du NFT à des fins commerciales par l’acheteur en limitant le droit d’usage à un affichage public et à la possibilité de le copier pour un usage personnel.

    Les atouts des NFT n’intéressent pas que le monde de l’art. De nombreux investisseurs en capital-risque et développeurs informatiques estiment qu’ils peuvent servir de base aux échanges en ligne. Ils tentent de créer un nouveau type d’économie numérique, dans lequel toutes les opérations en ligne seront exécutées par des applications « décentralisées ». Ces dernières appartiendraient à leurs inventeurs et seraient exploitées par leurs utilisateurs, sans avoir besoin de recourir à des intermédiaires comme Google ou Apple.

    La distribution de toutes sortes de contenus numériques, comme des images, des vidéos et même des articles, pourrait se faire en passant par les NFT.

    Le monde des jeux vidéo qui a toujours été en pointe en matière informatique s’intéresse de plus en plus aux jetons. « Axie Infinity », un jeu avec plus de 250 000 utilisateurs actifs quotidiens recourt aux NFT. Dans ce jeu, les participants collectent, élèvent, combattent et échangent des petites créatures, qui sont numérisées en tant que NFT. Ils peuvent gagner des jetons en fonction de leurs scores. La valeur de ces NFT est liée aux résultats de vente du jeu. Supdrive, une plateforme de jeux vidéo, vend ces derniers sous forme de NFT. Plusieurs mondes en ligne immersifs, les métavers, proposent l’achat de terrains virtuels grâce à des NFT. Au-delà du monde virtuel, les jetons pourraient également être utiles pour des activités menées dans le monde réel.

    Financer la recherche grâce aux métavers

    Certaines universités américaines expérimentent leur utilisation pour financer la recherche. L’Université de Californie à Berkeley a collecté 50 000 dollars en vendant un NFT fondé sur des documents relatifs à des recherches sur l’immunothérapie contre le cancer réalisées par le prix Nobel de médecine, James Allison, en tant qu’objet de collection.

    Saint-Marin a approuvé l’utilisation de jetons comme passeports numériques pour le vaccin contre la Covid. Tout comme ils rendent possibles les transferts de terres virtuelles, les NFT pourraient devenir un moyen d’échanger des actes de propriété réels ou d’autres types de contrats. En juin, Michael Arrington, le fondateur de TechCrunch, une société de médias, a ainsi vendu un appartement à Kiev.

    Les NFT permettraient également aux acheteurs et aux vendeurs d’exploiter un nombre croissant d’applications financières décentralisées fondées sur des blockchains. Ils autoriseraient l’octroi de prêts sans passer par des intermédiaires financiers.

    Blockchain et failles

    Les NFT ne sont pas sans failles. Ils ne sont que des liens vers des images. Des hackers peuvent modifier à leur profit les liens après la réalisation d’une transaction. L’identité d’un acheteur d’un NFT et la provenance de ses fonds ne peuvent pas toujours être connues, l’organisation d’opérations frauduleuses en serait facilitée. Les technologies Blockchain consomment de manière importante de l’électricité. La vente d’un NFT sur  une plateforme correspond à l’émission de gaz à effet de serre d’une personne empruntant un vol long-courrier. Certaines solutions sont à l’étude comme un système de stockage décentralisé et un suivi des liens rompus.

    Certaines applications essaient de toucher le moins possible à la blockchain afin de réduire l’empreinte carbone. Les cryptokitties ou NFT semblent amorcer une nouvelle révolution digitale à laquelle croit instamment la société Facebook. Devenue « Meta », la société de Mark Zuckerberg vient d’investir des milliards de dollars dans un monde virtuel permanent. Microsoft fait de même en développant des applications « métavers » pour le bureau. L’engouement pour les NFT ressemble en partie à celui qui avait eu lieu en 2003 avec la création de « Second Life ». Ce dernier avait été éphémère faute d’intérêt pratique.

  • La Pologne, encore condamnée par la CEDH

    La Pologne, encore condamnée par la CEDH

    La Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) a une nouvelle fois condamné, ce lundi (8 novembre), la Pologne pour la réforme de son système judiciaire et demandé à Varsovie de résoudre rapidement le manque d’indépendance de son Conseil national de la magistrature.

    Les sept juges s’étant penché sur l’affaire sont unanimes : la Pologne a violé l’article de la Convention européenne des droits de l’Homme protégeant le droit à un procès équitable.

    Deux juges ont saisi l’instance judiciaire du Conseil de l’Europe. Ils reprochent à la Chambre du contrôle extraordinaire et des affaires publiques de la Cour suprême polonaise un manque d’impartialité et d’indépendance.

    Elle est l’une des deux nouvelles chambres créées au cœur d’une polémique en Pologne, pour la désignation des juges qui les composent par les pouvoirs exécutif et législatif.

    Pologne président conservateur
    Andrzej Duda, le président polonais

    Ces deux requérants avaient postulé à des postes judiciaires mais n’ont pas été recommandés et leurs recours auprès de la Cour suprême avaient été rejetés en 2019.

    La CEDH a ainsi constaté que « la procédure de nomination des juges a été indûment influencée par les pouvoirs législatif et exécutif » et qu’en conséquence « il s’agit d’une irrégularité fondamentale qui a porté atteinte à l’ensemble du processus ».

    « La Chambre du contrôle extraordinaire et des affaires publiques n’était donc pas un « tribunal indépendant et impartial établi par la loi » au sens de la Convention européenne », a jugé la cour, demandant à la Pologne de « prendre des mesures rapides pour résoudre ce manque d’indépendance ».

    Varsovie est condamnée à verser 15 000 euros à chaque requérant au titre du préjudice moral.

    Cette affaire « fait partie des 57 requêtes contre la Pologne, introduites en 2018-2021, concernant divers aspects de la réorganisation du système judiciaire polonais initiée en 2017 », souligne la CEDH.

  • Macron : 3ème dose obligatoire pour les plus de 65 ans

    Macron : 3ème dose obligatoire pour les plus de 65 ans

    Pour la 9e fois depuis le début de la crise du covid, Emmanuel Macron s’ est adressé solennellement à tous les Français ce mardi 09 novembre à 20h. Le Président de la République a fait le point sur la situation épidémiologique du pays et a déroulé un plan de futures réformes… Les prémisses de son programme ?

    La 3ème dose obligatoire pour les plus de 65 ans

    Après moult débats entre institutions médicales, experts et pontes du gouvernement, le président de la République a annoncé que le passe sanitaire, de plus de six millions de Français, ceux de plus de 65 ans, serait conditionné à partir du 15 décembre 2021 à une troisième dose de vaccin contre la Covid-19.

    Pour les expatriés qui ont plus de 65 ans, ils pourront faire valoir leur droit à cette troisième dose lors d’un voyage en France. Par contre, il faudra donc faire un test PCR même si on a été vacciné 2 fois dans son pays de résidence. Ceux qui sont dans un pays dont la vaccination est reconnue (la majorité désormais des Etats) et qui ont reçu une troisième dose verront leur passe sanitaire s’activer comme aujourd’hui avec deux doses.

    La campagne de rappel de vaccination sera ouverte au plus de 50 ans dès le 15 décembre mais sans obligation, ni conséquence sur le passe sanitaire…. pour l’instant.

    La reprise économique, une porte ouverte pour des réformes ?

    La croissance est là ! Emmanuel Macron l’a martelée ! C’est pour lui l’occasion de relancer tout un train de réformes mises en page depuis 2019. Préparant sa campagne, il a fait sienne la valeur « travail ». Il a décidé de valoriser la rémunération des travailleurs, salariés ou indépendants.

    Pour cela, il a proposé deux réformes importantes. Aura-t-il le temps de les mener à terme alors que les élections présidentielle et législatives s’approchent ? Aux détracteurs, la garde rapprochée du Président de la République répond, avec malice, qu’il se projette au delà de 2022. Comme ses prédécesseurs, Emmanuel Macron est en campagne sans le dire..

    Assurance chômage

    L’accès à l’assurance chômage sera conditionné à une période de travail de 6 mois pendant 2 ans au lieu de 4 mois comme actuellement. De plus, les contrôles auprès des chômeurs seront intensifiés pour valider leur recherche « active » d’un nouvel emploi.

    La réforme de la retraite reportée à 2022

    Pour Emmanuel Macron, « les conditions ne sont pas réunies aujourd »gui pour relancer aujourd’hui ce chantier » qu’est celui de la réforme des retraites.

    Ré-industrialiser le pays

    « Pour garantir l’indépendance énergétique de la France […] nous allons pour la première fois depuis des décennies relancer la construction de réacteurs nucléaires dans notre pays », a déclaré Emmanuel Macron qui a également plaidé pour les investissements dans les énergies renouvelables.

    Il veut aussi garantir l’indépendance de la nation en relocalisant la production de médicaments, de semi-conducteurs et veut encourager l’innovation.

    Une Europe solidaire

    Face à la Chine, les USA ou la Russie, Emmanuel Macron a rappelé l’importance de la solidarité européenne. Sans l’UE pour le Président de la République, il n’aurait pas été possible de surmonter la crise. Vaccin, soutien financier, l’Union européenne a permis à la France de dépasser la pandémie. C’est la ligne directrice qui marquera la présidence française qui commencera le 01 janvier 2022.

  • France consulaire : 1 mois de test

    France consulaire : 1 mois de test

    Depuis le 13 octobre, le service France Consulaire répond par téléphone et par courriel aux demandes des expatriés. Il a pour vocation à remplacer les accueils téléphoniques de tous les consulats. Comme nous le relatons régulièrement, depuis la crise de la Covid-19, l’insatisfaction des Français établis dans de nombreux pays monte en puissance. Ce nouveau service doit permettre de rétablir un service satisfaisant. Dans un premier temps, il est en test dans 5 pays de l’Union européenne.

    Un service à l’heure française

    Le service doit répondre à toutes les demandes générales d’information et apporter une assistance pour mener à bien une démarche, lorsqu’elles concernent les services aux Français de l’étranger.

    Par contre, les questions concernant les visas et les dossiers individuels sont exclues et restent traitées par les consulats.

    Premier bémol, la plateforme téléphonique ne répond que du lundi au vendredi en français, de 9h à 17h. Tout le sens du service de l’administration s’exprime dans ce choix. Il faudra donc prendre sur les heures de travail pour contacter un opérateur. Ce dernier basé à Paris aura accès aux informations nécessaires.

    Un plateau d’opérateurs téléphoniques en France

    Expérimenté dans un premier temps dans 5 pays pilotes (Croatie, Danemark, Irlande, Slovénie et Suède), on peut comprendre ce choix d’horaires mais quid des autres fuseaux horaires une fois déployé dans le monde ? Un problème à la fois, certains répondront ! En effet, pour l’instant, ce nouveau service sera accessible dans un premier temps uniquement aux résidents dans des pays de l’Union européenne dès la fin 2022.

    Aucune date n’est encore annoncée pour les pays hors de l’UE.

    Comment joindre ce numéro ?

    Pour l’instant, il est impossible de créer un numéro commun pour tous les pays. Donc il faudra se rendre sur le site du consulat ou de l’ambassade et accéder ainsi au numéro d’appel (appel local, non surtaxé). Il est aussi possible via un formulaire de contacter directement via internet les opérateurs.

    Ouverture aux sourds et mal-entendants

    Une innovation est à noter, c’est la prise en compte des sourds et mal-entendants. En effet, le service France Consulaire est accessible aux personnes sourdes et malentendantes via ACCEO.

    Ce dispositif français permet de parler directement à son interlocuteur (et non par tchat). En retour, les propos de celui-ci sont écrits instantanément sur votre écran par un opérateur Acceo. Un ordinateur est donc indispensable. Il est aussi possible de s’exprimer en langue des signes, un salarié Acceo fera la traduction en simultané.

    D’autres services disponibles selon l’actualité

    France consulaire met aussi en place d’autres numéros de téléphones selon la période de l’année. Fiscalité, droits sociaux, etc., la direction promet un accompagnement adapté. Premier essai en ce moment avec une ligne dédiée à la retraite, le service d’assistance téléphonique vous accompagnera pour s’assurer de la réception du certificat de vie, pour vous former à l’utilisation du nouveau service en ligne et vous aidera à organiser les démarches auprès des autorités consulaires locales, etc.

    Un belle promesse alors que les retraités sont souvent désemparés face à la complexité des démarches pour transmettre les certificats de vie. Mais là encore, le service est pensé par des Français pour des Français en métropole. En effet, vous ne pouvez joindre ces assistants que du lundi au vendredi de 9h à 17h (heure de Paris) et sur un numéro non-disponible sur Whastapp le +33 9 74 75 76 99. Gare à la facture de téléphone !

    Si on ne peut qu’encourager des solutions permettant de rapprocher les Français établis hors de France de leur administration, on ne peut que regretter la non prise en compte des spécificités comme le coût en frais téléphonique ou l’ouverture au-delà des heures de bureaux parisiens.

  • Cap sur l’AFE

    Cap sur l’AFE

    Les élections consulaires partielles se sont déroulées le dimanche 7 novembre dans les 3 dernières circonscriptions qui n’avaient pas pu renouveler leur conseil consulaire en mai, soit les deux « circos » de l’Inde et Madagascar. Les 447 Conseillers des Français de l’étranger vont désormais pouvoir, avec un an de retard du fait de la pandémie, élire leurs représentants à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) le dimanche 05 décembre 2021.

    15 circonscriptions dans le monde

    Les 447 élus locaux vont donc voter par secteur géographique. Il existe 15 circonscriptions :

    • Afrique centrale, australe et orientale
    • Afrique du Nord
    • Afrique occidentale
    • Allemagne-Autriche-Slovaquie-Slovénie-Suisse
    • Amérique Latine et Caraïbes
    • Asie centrale et Moyen-Orient
    • Asie-Océanie
    • Benelux
    • Canada
    • États-Unis
    • Europe centrale et orientale
    • Europe du Nord
    • Europe du Sud
    • Israël et Territoires Palestiniens
    • Péninsule ibérique

    Pour chacune de ces circonscriptions, selon le nombre de Français présents sur ces territoires, 3 à 11 représentants seront élus par leurs pairs pour les représenter à l’AFE.

    Bâtiment accueillant l’AFE à Paris – Rue de la convention

    L’AFE, ca sert à quoi ?

    Lors de sa première réunion d’installation, l’assemblée mettra en place des commissions qui devront auditer chaque année les politiques gouvernementales. Pour cela, les commissions peuvent convoquer des membres du gouvernement, des hauts fonctionnaires mais aussi faire appel à des experts issus de la société civile pour éclairer leurs travaux.

    En 2014, l’AFE avait mis en place 6 commissions :

    • Sécurité et protection des personnes et des biens
    • Enseignement, affaires culturelles, audiovisuel et francophonie
    • Affaires sociales et anciens combattants
    • Finances, budget et fiscalité
    • Lois, règlements et affaires consulaires
    • Commerce extérieur, développement durable, emploi et formation

    Cette assemblée se réunit 2 fois par an à Paris afin de rechercher et proposer des pistes nouvelles pour l’enseignement, les droits, l’emploi, la formation et les prestations sociales, la fiscalité, mais aussi la bi-nationalité et l’Europe. Son objectif premier est de lutter contre les discriminations qui pourraient frapper les expatriés par rapport aux Français de l’Hexagone. L’AFE joue aussi un rôle culturel et économique en réaffirmant que les Français établis hors de France sont les premiers acteurs du dynamisme économique et culturel de la France à l’étranger.

    Vivier d’administrateurs

    Lors de la prise de fonctions de l’assemblée, les nouveaux élus commencent leur mandat par nommer des administrateurs ou des représentants dans les principales institutions liées aux Français établis hors de France :

    • Caisse des Français de l’Etranger (CFE) chargée de l’assurance maladie, retraite, invalidité pour les Français de l’étranger qui y cotisent
    • Agence pour l’Enseignement Français de l’Etranger (AEFE) qui gère les établissements scolaires à l’étranger
    • Commission Nationale des Bourses (aide financière à la scolarité pour les Français inscrits dans les lycées et écoles françaises homologuées par l’AEFE)
    • Commission Permanente pour l’Emploi et la Formation Professionnelle des Français de l’Etranger
    • Conseil national de l’aide juridique et au Conseil départemental de l’accès aux droits de Paris 
    • Commission Permanente pour la Protection Sociale des Français de l’étranger
    • Conseil d’orientation stratégique relatif à l’Action extérieure de l’Etat
    • Association Nationale des Ecoles Françaises à l’étranger (ANEFE).

    On le voit, si cette élection ne concerne pas au premier chef les citoyens, la vie de l’Assemblée des Français de l’étranger peut avoir un impact important sur le quotidien des expatriés. Sur notre site Lesfrancais.press, nous vous présenterons dans les prochains jours les listes candidates dans les différentes circonscriptions.

  • L’autorité européenne ouvre la voie à l’utilisation des comprimés anti-Covid de Merck

    L’autorité européenne ouvre la voie à l’utilisation des comprimés anti-Covid de Merck

    Le régulateur européen a déclaré jeudi (4 novembre) qu’il était prêt à conseiller les Etats membres de l’Union européenne (UE) sur l’utilisation en cas d’urgence de la pilule anti-Covid de Merck, désormais autorisée au Royaume-Uni.

    L’Agence européenne des médicaments (EMA) essaie par ailleurs d’accélérer l’examen lancé la semaine dernière sur le médicament avant une éventuelle mise sur le marché dans l’UE, alors que l’Europe connaît une vague massive de contaminations.

    « Nous essaierons d’accélérer notre évaluation pour obtenir une autorisation dans les plus brefs délais », a déclaré lors d’une conférence de presse Marco Cavaleri, responsable de la stratégie vaccinale à l’EMA, ajoutant qu’il ne pouvait pas encore donner de date.

    « Nous sommes également prêts à conseiller les États membres de l’Union européenne afin qu’ils puissent mettre ce nouvel antiviral oral à disposition en cas d’urgence, avant son autorisation », a poursuivi M. Cavaleri.

    Pas de décision centralisée

    Le régulateur, basé à Amsterdam, n’a pas le pouvoir de prendre une décision centrale sur l’utilisation du médicament en cas d’urgence dans l’ensemble de l’UE. Il ne peut donc conseiller les États qu’individuellement, a-t-il expliqué.

    Le Royaume-Uni est devenu jeudi le premier pays à autoriser le molnupiravir, traitement du laboratoire américain Merck considéré comme un outil crucial dans la lutte contre la pandémie. Il s’agit des premiers comprimés anti-Covid sur le marché.

    Administré aux patients dans les jours qui suivent un test positif, le traitement réduit de moitié le risque d’hospitalisation, selon un essai clinique réalisé par Merck, également appelé MSD en dehors des États-Unis.

    L’EMA a de nouveau exhorté la population à se faire vacciner dès que possible pour lutter contre la « quatrième vague » de l’épidémie qui touche le continent.

    L’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’est alarmée jeudi du rythme « très préoccupant » de transmission de la Covid-19 en Europe. L’Allemagne a battu jeudi son record d’infections quotidiennes.

    « La situation épidémiologique en Europe est actuellement très préoccupante », a déclaré Fergus Sweeney, chef du groupe sur les essais cliniques pour l’EMA.

    « Il est vraiment important que nous soyons tous vaccinés, car nous ne sommes pas tous protégés tant que tout le monde n’est pas protégé », a-t-il ajouté.

  • La Présidence française de l’Union européenne, un défi à entrées multiples

    La Présidence française de l’Union européenne, un défi à entrées multiples

    Durant le premier semestre 2022, la France présidera l’Union européenne, la dernière présidence française date du second semestre 2008. Il y a treize ans, les pays de l’Union européenne étaient confrontés à une crise économique qualifiée d’historique. Face à l’implosion du système financier, l’Union européenne et plus globalement, le G20 avaient dû prendre des mesures exceptionnelles.

    La présidence de 2022 intervient après deux années également historiques, marquées par l’épidémie de Covid qui a tué plus de 5 millions de personnes et par une situation économique inédite. Après une récession sans précédent, l’économie mondiale doit faire face à des goulots d’étranglement et des hausses de prix importantes dans un contexte d’endettement croissant.

    En cette fin d’année, il apparaît encore hasardeux de faire des prévisions fiables tant sur l’évolution de la pandémie que sur celle de l’économie mondiale. De nombreux pays sont loin d’avoir retrouvé leur niveau d’avant-crise et sont toujours confrontés à un nombre important de cas de contamination.

    Incertitudes multiples

    Cette présidence intervient un an après le départ du Royaume-Uni de l’Union européenne et au moment où plusieurs États d’Europe de l’Est s’affranchissent des règles communautaires. Elle se produit, par ailleurs au moment où Angela Merkel, après 15 années au pouvoir, cède la place à un nouveau Chancelier. La présidence française de l’Union européenne sera enfin particulière en raison de la tenue des élections présidentielles et législatives en avril et en juin 2022.

    En 1995, cette concomitance avait déjà certes eu lieu mais le Président sortant, François Mitterrand, ne se représentait pas. En 2022, si Emmanuel Macron n’est pas encore officiellement candidat à sa succession, rien ne laisse présager qu’il ne le sera pas. Le contenu de la future présidence européenne aura certainement des implications électorales.

    Emmanuel Macron qui avait résolument pris le parti de l’Europe lors de sa première campagne présidentielle en 2017, devrait poursuivre sur cette lancée en 2022, en mettant l’accent sur la relance de l’économie sur fond d’affirmation des valeurs européennes et de la transition énergétique. Il entend aussi insister sur le rôle de l’Europe en tant que puissance face à la Chine et aux États-Unis.

    Relance, puissance et appartenance

    La présidence française entend accélérer le processus de relance et de modernisation de l’économie à travers la mobilisation des crédits prévus dans le cadre du plan « Next Generation UE ». Elle s’appuiera notamment sur l’initiative « Scale up » regroupant 150 experts venant de toute l’Europe en vue de formuler des propositions dans les domaines de la formation, du financement, des technologies fondamentales et de la collaboration entre les start-ups. La France entend favoriser l’émergence de groupes européens sur les nouveaux secteurs d’activité que sont les technologies de l’information et de la communication, les biotechnologies, les énergies renouvelables.

    La présidence française mettra à l’ordre du jour la question de l’indépendance de l’Union européenne. La crise sanitaire ayant prouvé la vulnérabilité des États membres, l’idée d’une sécurisation des approvisionnements a été avancée. Le renforcement des moyens dévolus à la défense devrait être abordé même si, sur ce sujet, aucun consensus n’existe réellement.

    Durant la présidence française de l’Union européenne, la ratification de l’accord entre l’Union européenne et la Chine sur les investissements pourrait revenir sur la table. En raison du durcissement des relations sino-américaines, les États-Unis ont, à plusieurs reprises, fait connaître leur opposition à cet accord conclu en décembre 2020 et ont conduit à en différer la ratification.

    Le Président français tient également à placer, dans son calendrier de travail, le concept d’appartenance européenne. À travers la valorisation de la culture et l’identité européenne, il espère contrecarrer les mouvements nationalistes, puissants au sein de plusieurs pays.

    Drapeaux français et européens

    Deux projets à conclure

    La présidence française devra mener à son terme la Conférence sur l’avenir de l’Europe, engagée au printemps 2021 après le Brexit. Cette conférence qui associe des citoyens, des organisations non gouvernementales ainsi que les parlements nationaux, a pour objectif de faire des propositions pour réviser les institutions. Parmi les points déjà évoqués figurent l’Europe de la Santé et la règle de l’unanimité en matière de politique étrangère. Un renforcement des droits d’initiative du Parlement a été également été proposé.

    L’autre projet qui devrait arriver à terme sous la présidence française est celui de « la boussole stratégique » qui avait été lancée au second semestre 2020 par les Allemands. Ce projet vise à cartographier les menaces communes auxquelles sont exposés les États membres et les moyens à déployer pour y faire face. Ce projet vise à renforcer l’autonomie stratégique de l’Union.

    Des gestes à destination de la France

    La Présidence française aura à cœur de mettre en avant plusieurs sujets à forte connotation nationale. Elle devrait insister sur le rôle de Strasbourg comme ville européenne, symbole de l’amitié franco-allemande. Des initiatives devraient être prises pour renforcer la présence européenne dans cette ville. De même, le Président de la République devrait faire du renforcement du rôle de la langue française au sein des institutions européennes une de ses priorités. Il devrait également demander à la Commission de travailler sur la politique migratoire.

  • Ronan Le Gleut, le nouveau chef des Républicains à l’étranger

    Ronan Le Gleut, le nouveau chef des Républicains à l’étranger

    Nous avons rencontré le sénateur Ronan Le Gleut qui vient de prendre la tête de la fédération des Français établis hors de France du parti Les Républicains.

    Dans cette interview, nous évoquons l’avenir du parti de droite républicaine à l’étranger. Marquée par une chute des adhérents et des résultats en berne, la fédération des expatriés des LR tente de se reconstruire à la veille des échéances de 2022.

    Un parti à relancer

    Les effectifs ont chuté, le nombre de conseillers consulaires s’est tassé et un seul sénateur a pu être réélu en septembre 2021. Le bilan de l’ancienne direction n’est pas à la hauteur du premier d’opposition comme aiment à le décrire les cadres républicains.

    Pris par d’autres fonctions, le sénateur Christophe André Frassa a donc passé la main au sénateur Ronan Le Gleut qui nous expose sa stratégie à redonner à cette fédération qui fut longtemps la première à l’étranger.

    Des élections à conduire

    Les Républicains aimeraient donc retrouver leur splendeur d’antan à l’étranger. Ils espèrent donc que la vague macroniste a reflué, laissant la possibilité aux Républicains de retrouver des sièges aux élections législatives. Avec Ronan Le Gleut nous évoquons les ambitions et surtout la méthodologie comme les moyens qui seront déployés pour concrétiser le retour de la droite républicaine.

    Un retour qui ne sera possible qu’avec l’élection d’un président issu de leurs rangs ? A quelques jours du congrès qui doit désigner le candidat unique, on revient avec le nouveau président de la fédération des Français établis hors de France sur l’organisation du congrès et la participation des expatriés.

    Des combats à mener

    Si les élections de 2022 vont rythmer la vie de la « fédé » pendant ses prochains mois, Ronan Le Gleut n’oublie pas ses compatriotes qui à l’étranger peuvent vivre des jours douloureux.

    Pour cela, le sénateur ira visiter le centre de crise du Quai d’Orsay afin de partager avec eux son expérience d’expatrié et surtout les remontées de terrain qu’ont pu lui faire les élus consulaires.

    Afghanistan, Syrie mais aussi Liban, l’occasion pour lui de revenir sur l’utilité du groupe de réflexions dédié aux expatriés au Sénat mais aussi sur le projet qu’il avait porté en 2020 pour constituer un fonds pérenne de soutien des Français de l’étranger en proie à des catastrophes naturelles ou politiques (guerres, coup d’Etats, etc.). Un fonds qui serait bien utile, aujourd’hui pour les Français à Beyrouth qui n’arrivent pas à quitter le chaos libanais.

    Ecouter le podcast avec Ronan Le Gleut

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    Podcast liste
  • Résultats des consulaires partielles : majorité présidentielle et gauche

    Résultats des consulaires partielles : majorité présidentielle et gauche

    Ce dimanche 07 novembre se tenaient les consulaires partielles dans les deux circonscriptions de l’Inde et à Madagascar. Désormais tous les élus locaux ont été renouvelés, l’Assemblée des Français de l’étranger dont les membres sont élus par leurs pairs, va pouvoir procéder à ses propres élections dans les premiers jours de décembre.

    A quelques mois des échéances de 2022, la majorité présidentielle et la gauche confirment leurs résultats de mai 2021.

    Madagascar : la majorité présidentielle victorieuse

    Sur l’île de Madagascar, la campagne s’est faite à couteaux tirés. Plainte déposée, refus de participer à des débats, les candidats PS et LR étaient solidaires et vindicatifs. Mauvaise pioche !

    Les affaires de petite politique, comme en France, ne sont plus acceptées par les Français. Les deux listes de candidats issus des formations traditionnelles ont été battues, même si le PS sauve un poste.

    Aidée par la campagne de vaccination organisée par le gouvernement à l’ambassade de France, c’est la liste du Modem menée par Jean-Hervé Fraslin qui remporte haut la main l’élection avec près de 60% des suffrages.

    Jean-Hervé Fraslin et ses deux colistiers Geneviève Tadjer-Farajallah et Houssen Fidaly siègeront donc au Conseil consulaire avec Jean-Daniel Chaoui qui réussit sur le fil à sauver son mandat.

    Pondichéry : mobilisation

    Rappelons qu’au niveau mondial, seulement 12% des expatriés avaient participé aux élections consulaires de mai 2021. Dans la deuxième circonscription de l’Inde, dont le chef-lieu est Pondichéry, près de 25% des électeurs se sont déplacés.

    Dans cet ancien comptoir commercial, les bi-nationaux, souvent non-francophones, ont donc choisi leurs représentants selon l’enracinement local, loin de la politique nationale. Logiquement, c’est donc Les Républicains et le parti socialiste qui remportent la mise. Le PS était pourtant divisé en 2 listes : une soutenue par la fédération des Français établis hors de France et une autre soutenue par ADFE-Français du Monde. Chaque liste a obtenu un siège, laissant sur la carreau LREM et les indépendants.

    A Pondichéry, ca sera donc 1 LR, Siva Prédibane et 2 PS, Chantal Samuel-David et Balarim Bichat qui siègeront au conseil consulaire.

    New Delhi : LREM en tête

    A New-Delhi, la mobilisation fut la plus faible moins de 10% des inscrits se sont déplacés. Faible mobilisation qui a profité à la liste de la majorité présidentielle. La liste LREM remporte même 56% des voix et propulse 2 élus dans le conseil consulaire, Franck Barthelemy et Cécile d’Ascoli.

    Le troisième siège est lui remporté par la liste Passerelle Asie, une liste citoyenne de gauche menée par Jean-baptiste Fauchille.

  • Une hirondelle ne fait pas toujours la croissance

    Une hirondelle ne fait pas toujours la croissance

    Durant la période estivale, la France a connu une vive croissance, +3,3 %, la plaçant sur le peloton de tête de la zone euro, loin devant l’Allemagne. Ce résultat dont nous devons nous réjouir est imputable à la réouverture des établissements de tourisme et de loisirs, et à un effet rebond après la forte récession de l’année dernière qui fut bien plus forte en France que chez notre partenaire d’outre-Rhin. À la fin du troisième trimestre, notre pays a presque retrouvé son niveau de production de 2019, essentiellement grâce aux services. Plus de la moitié de la croissance du dernier trimestre est imputable aux activités liées au tourisme au sens large du terme, prouvant la dépendance de l’économie française à ce secteur. En revanche pour l’industrie, le compte n’y est toujours pas, en particulier pour l’automobile et l’aéronautique.

    Le mystère de l’emploi en France

    L’amélioration forte et rapide du marché de l’emploi constitue la bonne surprise de la reprise post-covid. Dès la fin du premier semestre, le nombre d’emplois a dépassé le niveau atteint à la fin de l’année 2019, loin des sombres prévisions en vertu desquelles 2021 devait être une année noire. Le taux de chômage est en net recul reprenant ainsi l’évolution qu’il connaissait avant le début de l’épidémie. De plus en plus d’entreprises se trouvent même confrontées à des difficultés de recrutement. Les jeunes diplômés sont particulièrement recherchés et cela avant même d’avoir fini leurs études. Le nombre d’emplois vacants augmente que ce soit dans les secteurs de pointe ou dans ceux de l’hébergement, de la restauration ou du bâtiment.

    Si ces résultats sont encourageants, l’économie française est en proie à un véritable mystère. Pour le moment, cette création en masse d’emplois ne s’accompagne pas d’un réel bond de la production intérieure. Si ce phénomène venait à perdurer, il pourrait signifier une baisse tangible de la productivité, ce qui serait, à terme, une mauvaise nouvelle pour la croissance. Les secteurs à l’origine des nouveaux emplois sont ceux qui avaient enregistré de forts reculs en 2020 comme l’hébergement, la restauration, les loisirs ainsi que le secteur des services aux entreprises.

    Services à faible valeur ajoutée et à faible emploi

    L’économie française repose de plus en plus sur les services à faible valeur ajoutée et à faible emploi. Depuis le début d’année, l’industrie génère malheureusement peu d’emplois et la balance commerciale tarde à s’améliorer. Les emplois créés sont souvent à faible salaire, ce qui ne peut accentuer le ressenti d’érosion du niveau de vie, renforcé par l’accélération de l’inflation. Dans un contexte encore très incertain, ce qui est fort logique en début de cycle de croissance, les employeurs privilégient le recours à des contrats à durée déterminée. Ils sont également contraints de faire face aux changements de comportements des salariés qui sont moins enclins à accepter les horaires décalés et les emplois pénibles. Pour faire face à cette tendance, ils sont parfois obligés de faire appel à plus de salariés qu’auparavant pour répondre à la demande de la clientèle. Ce phénomène concerne avant tout les secteurs du commerce et de la logistique.

    La reprise de l’investissement manque encore à l’appel

    Ce recours à un plus grand nombre d’emplois pour une production identique est en soi inflationniste. Les entreprises qui ont bénéficié d’importants soutiens pendant la crise covid peuvent accepter, un temps, le surcoût que cette situation provoque. Si la demande venait à faiblir après le rebond post-covid, la situation s’inverserait.

    La consolidation du marché de l’emploi suppose une réelle reprise de l’investissement qui manquait à l’appel au troisième trimestre, et une augmentation de la production intérieure. En effaçant les stigmates de la crise sanitaire sur le terrain de l’économie, la France a accompli la moitié du chemin ; elle doit désormais trouver l’énergie suffisante pour sortir de la léthargie de ces dix dernières années.

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