Radio en direct
Choisissez une station puis lancez la lecture

Blog

  • Consulaires 2020 : l’interview du député des Français de l’étranger Meyer Habib

    Consulaires 2020 : l’interview du député des Français de l’étranger Meyer Habib

    A 10 semaines des élections consulaires, la rédaction du site Lesfrancais.press lance une série de rencontres avec les élus représentant les Français de l’Etranger. Députés, Sénateurs, mais aussi ceux que vous, électeurs inscrits sur la liste électorale consulaire, allez renouveler le 17 Mai : les conseillers des Français de l’étranger ,dans chacune des circonscriptions consulaires. En charge localement d’animer et de gérer la vie commune des expatriés français, ils vont aussi élire parmi eux les Conseillers de l’Assemblée des Français de l’Etranger (AFE). Informant et conseillant le gouvernement, ils sont vos relais à Paris.

    Après le format avec le président du Groupe d’Union de la Gauche à l’AFE, Mehdi Benlahcen, suivi d’Alexandre Château Ducos, Conseiller élu à l’AFE et Co-secrétaire EELV  (Europe Ecologie Les Verts) de la région Hors de France, nous recevons, aujourd’hui, Meyer Habib – Député des Français de l’Etranger ( VIII Circonscription : Chypre, Grèce, Israël, Italie, Malte, Turquie, Saint-Marin, Saint-Siège et Territoires palestiniens). Dans les prochains jours, pour vous informer au mieux avant vos élections,  nous recevons d’autres acteurs de la vie politique des Français de l’Etranger, comme Florence Poznanski pour LFI, La sénatrice LR Joelle Garriaud-Maylam, etc.. 

    Meyer Habib à l’Assemblée Nationale

    La communauté des Français de l’Etranger une « force » qui évolue

    Lesfrancais.press : Après une phase d’accroissement inédite de la communauté des Français de l’étranger au cours des années 2010, le phénomène s’est tassé depuis l’élection d’Emmanuel Macron. Dans certains pays, un reflux s’est même amorcé. Comment expliquez-vous cette évolution et quelles perspectives anticipez-vous pour notre communauté ?

    Meyer Habib : La tendance générale reste à l’accroissement de la population des Français de l’étranger. Cependant, la situation varie d’un pays à l’autre. Dans ma circonscription, la majorité des Français ne sont pas des expatriés mais des binationaux (Franco-italiens, Franco-grecs, Franco-israéliens …), qui résident en principe indéfiniment dans leur pays. Ceux-là n’ont guère vocation à retourner en France, sauf cas exceptionnels.

    Des milliers de Français ont été rayés des LEC ces dernières années sans même le savoir.

    Après, il est très important que nos autorités consulaires mènent régulièrement des campagnes efficaces d’inscription sur les listes. Des milliers de Français ont été rayés des LEC ces dernières années sans même le savoir. C’est particulièrement flagrant en Israël où 28% des inscrits ont été supprimés du jour au lendemain fin 2018. J’invite tous les Français à s’inscrire ou réinscrire, c’est essentiel pour être bien représentés et entendus.

     

    Lesfrancais.press : Cependant les Français de l’étranger sont particulièrement dynamiques et trouvent souvent la réussite à l’étranger. Comment expliquez-vous cette situation souvent à l’opposé du stéréotype véhiculé par nos compatriotes ? Le bagage scolaire et universitaire, l’approche culturelle…

    Meyer Habib : Il y a bien sûr la qualité de la formation. L’enseignement français, nos universités et grandes écoles restent parmi les meilleures du monde. Par ailleurs, l’expatriation est une prise de risque, qui attire des profils particulièrement entreprenants, parfois découragés, hélas, par les entraves persistantes à la liberté d’entreprendre dans notre pays, qu’il s’agisse de la fiscalité, de la rigidité du droit du travail ou le poids de la bureaucratie. Enfin, les Français de l’étranger peuvent s’appuyer sur un réseau de conseillers consulaires généralement compétents et d’excellentes écoles françaises pour les enfants, ce qui est un atout considérable au quotidien.

     

    Lesfrancais.press : Le risque d’une « diaspora » qui réussit, n’est-ce pas l’effilement du lien avec la France ? Mais pour nous, Français de l’étranger, qui avons parfois un moindre attachement communautaire, comment entretenir une « envie de France » ?

    Meyer Habib : Ne l’oublions jamais : les Français de l’étranger sont une richesse immense pour notre pays ! Les facteurs qui permettent de développer les liens de nos compatriotes établis hors de France à la métropole sont nombreux. Je tiens à souligner le rôle crucial du tissu associatif. Les associations sont à la fois un vecteur d’intégration – par exemple le réseau « accueil » à travers le monde – mais aussi et surtout de maintien du lien avec la communauté et la culture françaises.

    les Français de l’étranger sont une richesse immense pour notre pays !

    A cet égard, je regrette vivement qu’une des premières mesures du quinquennat Macron fut de supprimer la réserve parlementaire. A l’été 2017, j’étais le seul député des Français de l’étranger à défendre cette enveloppe budgétaire destinée à soutenir la vie associative locale. Pour nous, Français de l’étranger, en l’absence de maire, de département, de région, ces subventions remplissaient une fonction essentielle.

    La mise en place du dispositif STAFE (soutien au tissu associatif des Français de l’étranger) n’a pas du tout compensé la suppression de la réserve. Non seulement, les crédits ont été réduits du tiers, mais surtout la procédure d’allocation exclut de fait l’immense majorité des petites associations qui font vivre la France hors de ses frontières.

     

    Fiscalité, Education, Retraite, des défis toujours à relever

    Lesfrancais.press :  A mi-mandat, que retenir de l’action de la majorité présidentielle ? Au cœur des préoccupations des Français transfrontaliers, on retrouve la réforme de la fiscalité ! Les transfrontaliers seront particulièrement impactés par la réforme avec des impositions qui vont exploser. Quelle solution pourrait-on imaginer pour limiter les effets négatifs de cette réforme sur les Français de l’étranger ?

    Meyer Habib : Adoptée en catimini par la majorité LREM-Modem sur amendement gouvernemental au projet de loi de finances 2019, la refonte des modalités de calcul de l’impôt sur les revenus des non-résidents est une injustice fiscale contre les Français de l’étranger. Une nouvelle injustice qui se surajoute à toute une série de mesures défavorables adoptées ces dernières années souvent avec la complicité tacite des députés des Français de l’étranger issus de la majorité ! Je pense notamment aux prélèvements CSG-CRDS sur les revenus immobiliers, supprimés sous la pression de la Cour de justice de l’Union européenne pour les résidents UE mais maintenus pour les autres…

    je reste mobilisé pour une véritable réforme de la fiscalité des non-résidents

    En l’état, le nouveau barème forfaitaire – qui devait entrer en vigueur dès janvier 2020 – aurait entraîné une explosion de la fiscalité des non-résidents déclarant leurs revenus en France, frappant d’abord les plus modestes. De toute évidence, les conséquences concrètes du nouveau dispositif n’avaient pas été anticipées par le gouvernement.

    Dès le 19 septembre 2019, en amont du débat budgétaire, j’ai écrit au Ministre de l’Action et des comptes publics pour lui demander de retirer cette mauvaise réforme. En décembre, j’étais le seul député des Français de l’étranger à plaider à nouveau pour son retrait en dernière lecture du projet de loi de finances.

    En définitive, la majorité LREM-Modem a abouti à un compromis incertain et en demi-teinte :

    • Moratoire jusqu’au 1er janvier 2023 concernant la suppression du caractère libératoire de la retenue à la source spécifique applicable aux salaires et pensions de source française versés aux non-résidents ;
    • Réalisation d’une étude d’impact à la fin du premier semestre 2020 afin de s’assurer que les contribuables concernés ne soient pas pénalisés par l’évolution des règles et pour corriger les éventuels effets pervers du nouveau système pour l’exercice fiscal 2021. Je suivrai étroitement les résultats de cette étude d’impact et vous tiendrai informés.

    Pour ma part, je reste mobilisé pour une véritable réforme de la fiscalité des non-résidents, un impôt plus juste et plus lisible pour tous. Les Français de l’étranger ne sont ni des vaches à lait ni des variables d’ajustement budgétaire. Ils sont en droit d’attendre une véritable égalité fiscale.

     

    Lesfrancais.press : Quelle est votre anticipation de cette réforme pour les Français de l’étranger ? 

    Meyer Habib : Réformer les retraites était absolument indispensable. Créé il y a plus de 50 ans, le système actuel des retraites est devenu au fil du temps à la fois injuste, illisible, inadapté et non viable sur le plan financier. Hélas, le texte que nous examinons ces jours-ci maintient un certain nombre de régimes spéciaux et n’apporte pas vraiment de garantie sur le financement. Il est très probable qu’il faille recommencer l’exercice dans quelques années… Un exercice qui n’est pas simple quand on voit la stratégie d’obstruction de la France insoumise et ses alliés communistes, qui est totalement antidémocratique.

    Pour les Français de l’étranger, qui ne peuvent faire pression par la grève ou des manifestations, le projet de loi est particulièrement anxiogène. Le nouveau système qui prévoit rachat de points retraite ou affiliation volontaire pendant les périodes d’expatriation crée de la complexité et risque fort, in fine, de pénaliser nos compatriotes expatriés.

     

    Lesfrancais.press : Autre sujet qui est important pour chaque Français : l’éducation. Au cœur du brassage républicain, l’AEFE et consorts se retrouvent aujourd’hui confrontés à une baisse des dotations. Imaginez-vous une nouvelle correction et dans le cas contraire, pensez-vous qu’il est temps de laisser une place plus importante au secteur privé ?

    Meyer Habib : L’éducation est au cœur des préoccupations de nos compatriotes résidant hors de France et nous avons la chance d’avoir un maillage de près de 500 établissements scolaires dans 137 pays. Je tiens à cet égard à saluer le travail remarquable accompli tant par l’AEFE que par les enseignants et personnels des écoles françaises à l’étranger. Les excellents résultats scolaires enregistrés attestent de la qualité de l’enseignement dispensé. Je rappelle que 97,2 % des élèves de terminale ont obtenu le baccalauréat en 2019 !

    Pour les Français de l’étranger, l’accès à l’éducation ne doit pas être une question d’argent !

    En octobre 2019, le gouvernement a présenté son plan stratégique pour l’éducation française à l’étranger intitulé « développer l’enseignement français à l’étranger : un nouvel élan ».  La stratégie est ambitieuse, fixant des objectifs comme doubler le nombre d’élèves du réseau à l’horizon 2030, développer l’éducation numérique et mieux associer l’ensemble des acteurs, y compris les parents d’élèves qui jouent un rôle de premier plan sur le terrain.

    Toutefois, les moyens budgétaires mobilisés ne sont pas à la hauteur de ces ambitions. Ainsi, la hausse de 25M€ de crédits pour l’AEFE à mettre en rapport avec les 33M annulés en 2017 et une explosion des dépenses (outils d’éducation numérique, sécurité des établissements…) risquent d’entraîner une nouvelle hausse des frais de scolarité.

    Un point important : le réseau des lycées français à l’étranger doit rester ouvert à tous les Français. Pour les Français de l’étranger, l’accès à l’éducation ne doit pas être une question d’argent ! Les frais de scolarité ne doivent être un facteur d’exclusion des familles les plus modestes, voire de la classe moyenne, trop riches pour être éligibles aux bourses et pas assez pour s’acquitter de montants de plus en plus élevés.

    Aussi, à chaque débat budgétaire, je défends le budget des bourses scolaires et plaide pour des critères d’attribution plus justes. J’interviens aussi régulièrement sur des dossiers individuels.

    J’ai également des craintes quant au maintien de la qualité de l’enseignement. Le Ministère de l’Education nationale promet 1000 enseignants titulaires de plus à l’horizon 2030, pour 9000 actuellement. Avec l’objectif de doublement des effectifs, cela signifie une explosion des contrats locaux avec un risque de dégradation de la qualité.

    Cela fait des années que je dénonce à chaque débat budgétaire la paupérisation du réseau alors que l’école est un investissement d’avenir !  Hélas, je crains qu’on aboutisse à une privatisation totale de l’enseignement français à l’étranger. Pour les Français de l’étranger, ce serait une grave rupture d’égalité devant le service public !

     

    Lesfrancais.press : Quelle est votre position sur la refonte du mode de scrutin aux élections législatives pour les Français de l’étranger dans le projet de loi portant sur la réforme des institutions?

    Meyer Habib : Cette réforme ne me semble plus du tout à l’ordre du jour. Sur le fond, cette refonte du mode de scrutin pour les Français de l’étranger avec circonscription unique et proportionnelle était une hérésie. Cela aurait pour effet de déconnecter les élus du terrain, ce qui est leur raison d’être ! Les députés des Français de l’étranger perdraient l’essentiel de leur légitimité et deviendraient des godillots, totalement soumis à la discipline de parti.

    Cette refonte du mode de scrutin pour les Français de l’étranger avec circonscription unique et proportionnelle était une hérésie

    Par exemple, ces derniers jours, je reçois des dizaines de messages de Français d’Italie au sujet de l’épidémie de Coronavirus. Pensez-vous que je pourrais être aussi présent avec une circonscription unique à l’échelle mondiale ? Evidemment que non. Ce projet de réforme est une aberration intellectuelle et politique.

    Depuis mon élection, j’ai toujours été un député libre, attaché avant tout à défendre les Français de l’étranger et ma circonscription. J’ai été « constructif », c’est-à-dire pragmatique, avant l’heure. Député d’opposition, quand un projet est bon pour la France, je le vote ! Déjà sous l’ancienne législature, j’ai notamment voté la loi « Macron » car ce texte était bon pour la croissance économique et la dynamique des entreprises.

     

    L’Alliance du Centre et de la Droite confirmée à l’étranger

    Lesfrancais.press :  Vous avez réussi l’exploit de conserver votre circonscription lors des législatives de 2017 ? Votre engagement, votre proximité, votre indépendance sont pour certains la clé de votre succès.  Cependant, votre parti ou même Agir, n’ont pas su suivre votre impulsion. Comment expliquez-vous que des mouvements comme le vôtre n’arrivent pas à convaincre à l’étranger ?

    Meyer Habib :  Je suis UDI, pas Agir. Agir fait partie de la majorité. Je suis député d’opposition, une opposition constructive, proche des LR. 10 des 11 députés des Français de l’étranger ont été battus dans le sillage du tsunami Macron au lendemain de la présidentielle. Réélu avec près de 60% des voix, je remercie les électeurs pour leur confiance, que j’interprète comme une reconnaissance du travail accompli.

    A mon sens, être député, c’est d’abord rester soi-même, aimer les gens qu’on représente, aller à leur rencontre, les écouter, porter leur voix dans l’hémicycle et défendre leurs droits sans dogmatisme. J’ai beaucoup regretté que certains collègues députés – en particulier députés des Français de l’étranger – de grande qualité aient fait les frais de ce « dégagisme ». La qualité des travaux parlementaires en a souffert.

    Lesfrancais.press :  Allez-vous personnellement soutenir des listes lors des élections consulaires ? Sénatoriales ?

    Meyer Habib :  De façon générale, je suis fidèle à ma famille politique et soutiens, sans m’impliquer personnellement dans la campagne faute de temps, les listes de la droite républicaine et du centre droit. Député d’opposition, je ne soutiendrai pas, dans ma circonscription, les listes affiliées à LREM, ni de gauche évidemment.

    Dans la circonscription consulaire de Milan, j’apporte mon soutien total à la liste de mon suppléant et ami Alexandre Bézardin, qui est un remarquable conseiller consulaire, compétent, expérimenté, dévoué et disponible. Très sollicité en Israël, j’ai décidé de ne pas soutenir de liste en particulier. L’important est que les conseillers consulaires fassent du vrai travail pour les administrés, pas seulement en période électorale, ou dans les quelques mois suivants l’élection, mais pendant les six ans de mandat !.

    Tout en respectant les autres listes, je voterai aux sénatoriales sans hésitation pour la liste LR conduite par le sénateur sortant Christophe-André Frassa avec Jacky Deromedi. 

     

  • Voyager en France : les mesures barrières, les bons gestes à respecter

    Voyager en France : les mesures barrières, les bons gestes à respecter

    Alors que l’OMS a relevé ce vendredi à son degré maximum le niveau de la menace liée au Covid-19 dans le monde, en le portant à « très élevé », le ministre de la Santé Olivier Véran a rappelé l’importance des « mesures-barrière » pour éviter la propagation du virus. Se laver les mains, éviter de se toucher le visage, contacter le SAMU en cas de symptômes… Vous allez voyager en France, Lesfrancais.press font le point sur les mesures et les bons gestes à adopter une fois de retour au pays en pleine crise du Coronavirus… La meilleure des mesures étant de décaler votre voyage si vous le pouvez.

    Lorsque l’on vient d’une zone à risque

    Sur tout le territoire, les personnes confinées après s’être rendues dans des zones considérées comme « à risque », notamment la Chine et le Nord de l’Italie, ne sont plus invitées à rester chez elles en raison de la propagation effective de l’infection en divers points du territoire. Cette levée de recommandation vaut aussi pour les enfants qui ne devaient plus aller à l’école pendant 14 jours. l’Education Nationale vient d’indiquer, ce dimanche 01 mars, que la mesure indiquée sur son feuillet (à droite) concernant l’interdiction de se rendre en cours a été levée. En revanche, comme le rappelle le ministère de la Santé, toute personne revenant de Chine (Chine continentale, Hong Kong, Macao), de Singapour, de Corée du Sud, d’Iran, ou des régions de Lombardie et de Vénétie en Italie, doit s’astreindre à respecter quelques consignes

    Se laver les mains régulièrement bien sûr, mais aussi surveiller sa température deux fois par jour, porter un masque chirurgical en présence de son entourage et en dehors du domicile, réduire ses activités non indispensables (cinéma, restaurant, soirées etc.) et éviter de fréquenter des personnes fragiles (au sein des hôpitaux, des maternités, des établissements d’hébergement pour personnes âgées etc.)

    En cas de fièvre, de toux et de dyspnée, il est important d’appeler le 15 ou un médecin sans tarder. Ce dernier pourra rapidement orienter la personne malade vers l’établissement de santé le plus adapté.

    Sur place, éviter la poignée de mains et de faire la bise

    En attendant d’éventuelles mesures, Olivier Véran, lui-même médecin, a rappelé l’importance des petits gestes qui font une grande protection.

    Je recommande désormais, et pour une période qui reste à déterminer, d’éviter la poignée de mains, a-t-il dit, en indiquant que le contact des mains était un important vecteur de contamination.

    Mais éviter la poignée de mains  ou de « se faire la bise » ne sont pas les seuls moyens pour limiter la propagation de l’épidémie : sur leurs sites internet, l’Organisation mondiale de la Santé et le ministère de la Santé recommandent en effet plusieurs manières de se protéger. On fait le point.

    Des gestes simples pour limiter la propagation

    Première recommandation essentielle : se laver fréquemment et soigneusement les mains avec une solution hydroalcoolique ou à l’eau et au savon. Cela permet de tuer le virus s’il est présent sur les mains. Il est également important d’éviter au maximum de se toucher les yeux, le nez et la bouche, le virus pouvant pénétrer dans l’organisme via un simple contact des mains.

    Par ailleurs, il est important de se couvrir la bouche et le nez avec un mouchoir en cas d’éternuement. Sans mouchoir, utiliser le pli de son coude s’avère la meilleure option. D’une manière générale, il faut veiller à respecter les règles d’hygiène respiratoire. Ainsi, après usage, il faut immédiatement jeter son mouchoir dans une poubelle fermée.

    Pour les personnes qui ne se sentent pas bien, il est important de rester chez soi. En cas de fièvre, de toux et de dyspnée, il ne faut surtout pas se rendre directement chez le médecin ou aux urgences, au risque sinon de contaminer d’autres personnes. Contacter le SAMU (15) est une des consignes principales du ministère de la Santé.

    Les événements rassemblant plus de 5.000 personnes en milieu confiné annulés

    Tous les « rassemblements de plus de 5.000 personnes » en milieu fermé et certains événements en extérieur, comme le semi-marathon de Paris dimanche, seront désormais annulés. Ces mesures conduisent aussi à annuler la dernière journée du Salon de l’agriculture dimanche à Paris, a indiqué Olivier Véran, précisant que 16 nouveaux cas avaient été confirmés dans le pays par rapport à vendredi soir, soit 73 au total depuis fin janvier. Parmi les événements annulés cités « à titre d’exemple » par le ministre, figurent aussi « le carnaval d’Annecy du 6 au 8 mars » et le salon immobilier Mipim de Cannes, dont les organisateurs avaient annoncé un peu plus tôt qu’il serait décalé à juin. Nous vous invitons à bien vérifier, si vous vous déplacez pour des raisons professionnelles, vérifiez bien que l’évènement est maintenu.

    « Les préfets recevront des indications pour annuler les rassemblements en milieu ouvert quand ils conduisent à des mélanges avec des populations issues de zones où le virus circule visiblement », a ajouté le ministre. « À ce stade », les élections municipales sont maintenues.

    Des mesures particulières pour les « clusters »

    Les mesures sont plus strictes dans les « clusters » que sont cinq communes de l’Oise (Creil, Crépy-en-Valoise, Vamoise, Lamorlaye et Lagny-le-Sec) et la commune de La Balme, en Haute-Savoie. Le gouvernement recommande aux habitants de ces zones « de limiter leurs déplacements ». « Ils peuvent se déplacer pour se nourrir, pour faire leurs courses, mais ne doivent pas se rendre à des rassemblements et doivent renoncer à leurs déplacements quand ils sont inutiles et si possible recourir au télétravail », a indiqué Olivier Véran.

    Dans ces zones, les rassemblements collectifs sont interdits « jusqu’à nouvel ordre ». Les écoles qui comptent des cas resteront fermées lundi, selon le ministre de la Santé.

  • La réforme de retraite adoptée sans débat au Parlement sauf motion de censure

    La réforme de retraite adoptée sans débat au Parlement sauf motion de censure

    Un nouveau système de retraite « universel » et par points, avec un « âge d’équilibre » très controversé: voici les principaux points de la réforme, dans la version modifiée sur laquelle le gouvernement a engagé le 49.3.

  • Cesar 2020 : « Atchoum n’est pas assez grand pour faire de l’ombre au cinéma français »

    Une Foresti (d)étonnante

    On attendait de pied ferme la prestation de Florence Foresti en tant que maîtresse de cérémonie des César 2020. Et en pleine polémique autour de Roman Polanski, l’humoriste a surpris tout le monde ce vendredi 28 février en multipliant les allusions au réalisateur accusé d’agressions sexuelles.

    Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour voir les premières références de Florence Foresti à l’affaire. Dans une vidéo introductive mettant en scène ses répétitions de discours avant le grand jour dans un personnage de “Joker”, elle n’y va pas de main morte.

    “Bonsoir, bienvenue à la cérémonie des taulards!… Euh des César. Il parait qu’il y a des gros prédateurs… Euh producteurs dans la salle. Ça tombe bien, je suis bien équipée… pour signer les gros contrats ! Pour le photocall vous ferez attention à poser de face mais aussi de profil, ça peut toujours servir.”

    L’ombre Polanski

    Une séquence humoristique qui donne le ton de la soirée. Quelques instants plus tard sur scène, Florence Foresti poursuit avec des allusions aux scandales d’agressions sexuelles dans le cinéma et notamment l’affaire Weinstein, reconnu coupable d’agression sexuelle et de viol le 24 février dernier.

    Et pour éviter tout malaise au sujet du film “J’Accuse”, elle a très vite crevé l’abcès, détendant l’atmosphère dans les estrades de la salle Pleyel.

    “De toute façon pour qu’on soit totalement tranquille, il faut le dire, il faut qu’on règle un dossier sinon on va avoir un souci pendant la cérémonie. Il y a douze moments où on va avoir un souci. Il faut qu’on règle le problème sinon ça va nous pourrir la soirée. Qu’est-ce qu’on fait avec Roro? Qu’est ce qu’on fait avec Popol? Ne faites pas comme lui, ne faites pas les innocents vous savez très bien de qui je parle. Qu’est-ce qu’on fait avec Atchoum?

    43 ans après les faits je ne vais pas régler les problèmes comme ça. À l’époque j’ai trois ans (…) lui il est au Hollywood en train d’essayer de faire rentrer… dans les… sauf qu’il y arrive et je devrais devenir juge d’application des peines du cinéma? Je suis désolée, je ne suis pas la Greta Thunberg du cinéma français. How dare you?”

    “J’ai décidé qu’Atchoum n’était pas assez grand pour faire de l’ombre au cinéma français et au reste de la sélection”

    La cérémonie trois heures de la cérémonie fût cependant terne et interminable, enchainant les malaises pour atteindre son comble lorsque les réalisatrices Claire Denis et Emmanuelle Bercot doivent annoncer que le César du meilleur réalisateur revient à Roman Polanski pour son film « J’accuse ». Immédiatement, ses principales opposantes, l’actrice Adèle Haenel et la réalisatrice Céline Sciamma quittent la salle, outrées, suivies par d’autres invités.

    Au total, « J’accuse » récolte 3 César avec celui des meilleurs costumes, et celui de la meilleure adaptation pour Polanski et le romancier Robert Harris. Des trophées annoncés du bout des lèvres par des remettants embarrassés.

    Les Misérables le grand gagnant

    Meilleur Film, Meilleur Espoir masculin, Meilleur Montage et César du Public… Les Misérables de Ladj Ly s’impose comme le grand gagnant à l’issue d’une cérémonie également marquée par le triomphe silencieux (à l’exception notable des sièges claqués à l’annonce du César du Meilleur Réalisateur) de Roman Polanski, récompensé par deux fois à titre personnel (il partage le César de la Meilleure Adaptation avec Robert Harris).

    Cette 45ème édition voit aussi la consécration de Nicolas Bedos comme réalisateur. Son film, La Belle époque, repart de la salle Playel (qui accueillait pour la 4ème année les César) avec 3 Prix, dont le César de la Meilleure Actrice décernée à Fanny Ardant (le 2ème de sa carrière).

    De ce palmarès émerge la pépite Papicha qui, repérée au Festival de Cannes 2019, n’a fait que monter en puissance pour finir par décrocher 2 César majeurs (Meilleur Premier Film, Meilleur Espoir féminin pour Lyna Khoudri).

    Le palmarès complet :

    Meilleur film :

    «Les Misérables» de Ladj Ly reçoit le César du meilleur film

    Meilleure réalisation :

    Roman Polanski pour «J’accuse»

    Meilleur acteur :

    Roschdy Zem pour son rôle dans «Roubaix, une lumière»

    Meilleure actrice :

    Anaïs Demoustier pour son rôle dans dans «Alice et le maire»

    Meilleur second rôle féminin :

    Fanny Ardant pour le rôle de Marianne dans « La Belle Epoque »

    Meilleur espoir féminin :

    Lyna Khoudri pour le rôle de Nedjma ’Papicha’ dans « Papicha »

    Meilleur espoir masculin :

    Alexis Manenti pour le rôle de Chris dans « Les Misérables »

    Meilleur scénario original :

    Nicolas Bedos pour « La Belle Epoque »

    Meilleur film étranger :

    « Parasite » de Bong Joon-ho (Corée du Sud)

    Meilleure adaptation :

    Roman Polanski et Robert Harris pour « J’accuse », d’après le roman « D. » de Robert Harris

    Meilleur premier film :

    « Papicha » de Mounia Meddour

    César du public :

    « Les Misérables » de Ladj Ly

    Meilleur court-métrage :

    « Pile Poil » de Lauriane Escaffre et Yvonnick Muller

    Meilleur court métrage d’animation :

    « La nuit des sacs plastiques » de Gabriel Harel

    Meilleurs décors

    Stéphane Rozenbaum pour « La Belle Epoque »

    Meilleurs costumes :

    Pascaline Chavanne pour « J’accuse »

    Meilleur montage :

    Flora Volpelière pour « Les Misérables »

    Meilleur son :

    Nicolas Cantin, Thomas Desjonquères, Raphaëll Mouterde, Olivier Goinard, Randy Thom pour « Le Chant du loup »

    Meilleure photographie :

    Claire Mathon pour « Portrait de la jeune fille en feu »

    Cela suffira-t-il à éteindre les polémiques engendrées par le Palmarès 2020 ?

  • Stade 2 de l’épidémie au Covid-19 en France

    Le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé vendredi soir le relèvement du niveau d’alerte, au « stade 2 », face au coronavirus Covid-19. Quelles conséquences ?

     

    « Une nouvelle étape est franchie. » Olivier Véran, Ministre de la Santé

    Vendredi, lors d’un déplacement à Crépy-en-Valois (Oise), où enseignait le premier Français décédé des suites de l’infection, le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé que la France, où 57 personnes ont été diagnostiquée depuis fin janvier, relevait son niveau d’alerte pour passer au « stade 2 ».

    « Le virus circule sur notre territoire et nous devons freiner sa diffusion », a indiqué le ministre. « En situation épidémique, vous protéger c’est protéger aussi les autres et ce sont les petits gestes qui font une grande protection », a-t-il ajouté, recommandant désormais « d’éviter la poignée de mains » lorsqu’on salue une personne.

    « Décisions fortes »

    Jeudi, le Premier ministre Edouard Philippe avait décrit les trois niveaux d’alerte identifiés, selon la même nomenclature que celle qui avait prévalu en 2011, après l’épisode de la grippe H1N1, et décrit par cette note du ministère de la Santé.
    Le stade 1 correspondait à un moment où « le virus n’est pas en circulation générale », et où « tout est mis en oeuvre pour le bloquer et traiter très vite les cas isolés ». Le stade 2, dans lequel la France est entrée vendredi soir, part du constat que « le virus touche des grappes de cas, des clusters », comme cela s’est produit dans le nord de l’Italie. Il faut alors « les isoler et prendre des décisions fortes » pour « retarder ou éviter la propagation ». « Le passage d’un stade à l’autre ne doit pas inquiéter », avait insisté le Premier ministre.L’objectif de ce stade 2 est de ralentir l’épidémie afin de permettre au dispositif sanitaire de se mettre en ordre de marche. Il peut induire des fermetures d’écoles, de crèches, ou des limitations de visites dans les structures d’accueil des personnes âgées ou des enfants. Il consiste également à « économiser les personnels et les moyens, afin de conserver un potentiel pour l’étape très exigeante de la vague pandémique », qui correspond au stade 3. Le stade 2 peut enfin se traduire par des mesures de limitation des déplacements « non essentiels », la suspension éventuelle de certains transports en commun, ou des restrictions sur les grands rassemblements et activités collectives. Enfin, de façon générale, les autorités peuvent appeler à « la mise en oeuvre de mesures de distance de protection sanitaire » entre les personnes.

    Quid du stade 3 ?

    Le stade 3 correspondrait à l’épidémie proprement dite, « lorsque le virus circule largement dans le pays », a énoncé jeudi Edouard Philippe. « Dans ce cas, des décisions plus lourdes pour le quotidien peuvent être prises ». Il s’agirait alors de limiter les effets de la « vague pandémique ».Des mesures complémentaires peuvent alors être prises pour limiter drastiquement les déplacements des personnes, tout en organisant le maintien « des missions des services essentiels et des secteurs d’activité d’importance vitale ».
  • Le coronavirus ralentit en Chine… point sur la pandémie !

    Alors que le nombre de contaminés quotidien diminue en Chine, il explose dans le monde. Hors Chine, le pays le plus touché est la Corée du Sud, avec plus de 2000 personnes infectées par le Covid-19.

  • Etablissements scolaires : le point sur les fermetures et les mesures de confinement liées au Covid-19

    L’AEFE, l’organisme lié à l’Education Nationale, qui gère un grand nombre d’établissements scolaires à l’étranger à décider d’appliquer les mesures prises en France.

    Simple bon sens pour protéger les enfants, cette décision aura tout de même des conséquences pour les parents qui devront assurer la garde en sus de la charge émotionnelle. Sur les réseaux sociaux, les interrogations sont nombreuses.

    L’AEFE demande aux élèves, donc, mais aussi aux personnels qui viendraient de ces zones de ne pas se rendre dans leur établissement scolaire pendant 14 jours suivant leur retour.

    Les zones d’exposition sont les suivantes :

    Chine (Hong Kong et Macao compris)
    Singapour
    Corée du Sud

    Et l’Agence a donc par principe de précaution étendu les mesures appliquées à la zone Asie aux zones italiennes de la Lombardie et de la Vénétie. S’agissant des autres régions italiennes, les mesures de la fiche « Conseils aux voyageurs » du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères s’appliquent.

    l’équipe de l’école « Les Petits Lascars » à Hong-Kong

    La liste est évidemment non exhaustive, le communiqué de l’institution précise le caractère évolutif de la maladie et invite à se renseigner auprès des autorités locales dès que possible. Dans certains pays, comme Hong-Kong, cela fait des semaines que les cours sont suspendus.. La reprise est très lointaine..et incertaine. ( voir liste ci-dessous la liste). Cependant cela a aussi un effet stimulant avec la création de solutions ingénieuses comme celles mises en place par « Les Petits Lascars » « (cliquez pour écouter le podcast)

    Voyages scolaires suspendus pour les zones élargies d’exposition

    En effet, l’AEFE a décidé, par principe de précaution, de procéder aussi au report des échanges scolaires, dans le cadre d’ADN-AEFE, en Asie et vers l’Asie et en Italie et vers l’Italie.

    Pour finir, tous les regroupements sportifs et culturels inter-établissements de la zone Asie-Pacifique et l’Italie qui avaient été programmés pour la fin du mois de février et de mars ont été annulés.

    Une fin d’année désormais très compliqué pour de nombreux élèves et l’épidémie semble progresser avec des cas un peu partout en Europe et désormais aussi sur le continent américain. A quelques mois des examens ou des conseils de classe pour décider du passage en classe supérieure, les questions de reports, de gestion des parcours scolaires, vont forcément s’imposer dans les prochaines semaines. Un sujet pour les élections consulaires de mai 2020 ? 

    On peut juste constater que les cours en ligne, comme ceux mis en place à Hong-Kong, par exemple, peuvent s’y substituer provisoirement dans certaines situations mais pour les futurs candidats au Bac ou à d’autres examens, les dernières semaines au lycée sont souvent cruciales.

    Les parents d’élèves comme ces derniers mais aussi l’administration sont à l’image du reste de la société, en attente des prochaines évolutions. Doit-on en arriver à fermer toutes les écoles comme dans les pays cités ci-dessous?

    Prévisions concernant les dates de réouverture d’établissements fermés au 28 février 2020

    Chine

    Shanghai : non communiqué par les autorités locales
    Canton, Shenzhen : 16 mars
    Pékin : 23 mars
    Hong Kong : 20 avril

    Vietnam

    Hanoi, Ho-Chi-Minh-Ville : 2 mars

    Taiwan

    Taipei : 25 février

    Mongolie

    Oulan Bator : 2 avril

    Corée du Sud

    Séoul : 9 mars

    Iran

    Téhéran : les autorités locales n’ont pas encore fourni d’information officielle

    Koweit

    Fermeture jusqu’au 14 mars

    Japon

    Fermeture jusqu’au 05 mai

    Les établissements situés en Italie et à Singapour n’ont pas eu à être fermés en raison du calendrier scolaire, la date de retour de congés étant prévue le 9 mars

  • Probable Epidémie en France et répercussions pour les Français de l’Etranger

    Edouard Philippe veut rassurer les Français, le Premier ministre évoque trois stades « que l’on peut anticiper »

    Au cours de son allocution, Édouard Philippe a souligné que la France se trouvait actuellement dans le premier des trois stades mis en place par le gouvernement en collaboration avec les services de santé.

    « Le 1er est celui dans lequel nous sommes, le virus n’est pas en circulation dans la population. Tout est mis en œuvre pour le bloquer et pour traiter rapidement les patients. Nous l’avons fait aux Contamines, avec succès.

    Le 2e, nous y serons si nous voyons apparaître dans plusieurs points géographiques des grappes de malades. C’est ce qui se passe en Italie du Nord. Il faut isoler les groupes et prendre des décisions fortes pour arrêter la propagation.

    Le 3e est l’épidémie proprement dite, quand le virus circule entièrement dans la population » – Edouard Philippe 

    Lors du point presse tenu à Matignon en début d’après-midi, le Premier ministre a tenu a rassurer les Français, ajoutant toutefois qu’une « épidémie (de coronavirus) est probable » en France. 

    « La meilleure façon de se protéger, c’est les gestes simples des médecins. Ce n’est pas un virus de la grippe mais on s’en protéger de la même manière, il faut se laver les mains aussi souvent que possible, en toussant dans son cours, des mouchoirs à usage unique » – Edouard Philippe

    Reçue à l’Elysée ce jeudi, la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen a, elle, « contesté » le fait que la France ne ferme pas ses frontières. « En l’espace de 24h, 10 pays ont au moins eu un cas alors qu’ils n’en avaient pas, et qui est la conséquence de quelqu’un parti en voyage. Ce n’est pas un problème d’hostilité à leur égard.

    « Je pense qu’il est important, dans le cadre du principe de précaution, il est utile d’ne tenir compte. Il y a des incohérences. On en comprend pas pourquoi il y a une auto quarantaine pour des enfants et que dans le même temps, 3000 Italiens viennent à Lyon pour le match de football » – Marine Lepen

    Les autres membres du corps politique comme La France Insoumise ou Les Républicains ont suivi la tradition républicaine, l’Union Sacré se réalise donc autour du gouvernement pour lutter contre le péril.

    Alors que le Japon ferme ses écoles pendant 1 mois, que le patient zero en France n’est toujours pas identifié, la pression monte sur le gouvernement. Côté Français de l’étranger, la situation se complique, certains établissements sont fermés à la demande des autorités locales, les cas de quarantaine obligatoire en cas de retour en France se multiplient.. Même l’ombre du Covid-19 plane sur l’Assemblée des Français de l’Etranger qui doit se tenir en mars à Paris, pas d’annulation prévue mais de nombreux conseillers consulaires ne pourront participer pour cause de quarantaine en cas de retour en France. 

● Radio en direct
En pause