L’ONU se méfie de WhatsApp

Le téléphone de Jeff Bezos, le patron d’Amazon a été piraté, via WhatsApp, pensent de nombreux experts. Par l’Arabie saoudite, soupçonne-t-on, qui aurait voulu savoir ce que Jeff pensait (ou savait) de l’affaire Khashoggi, ce journaliste saoudien dépecé dans un consulat en Turquie par les services saoudiens. L’ONU réagit, et recommande aux dirigeants de l’Organisation de ne plus WhatsApp. Difficile en effet de condamner l’Arabie saoudite. D’autant qu’il n’y a pas de preuve. Mais une façon de confirmer les soupçons.

Les experts de l’Onu ont écrit un rapport qui demande une enquête immédiate et qui va jusqu’à évoquer une « possible implication «  du Prince Ben Salman, le dirigeant du pays.

Le porte-parole de l’ONU, Farhan Haq a déclaré : «  Les principaux responsables des Nations Unies ont reçu pour instruction de ne pas utilserWhatsApp, ce n’est pas considéré comme un moyen sûr ». Cependant, ce rappel est significatif puisque l’instruction date déjà de juin 2019.

Facebook, propriétaire de WhatsApp, répond que : « Chaque message privé est protégé par un cryptage de bout en bout. La technologie de cryptage que nous avons développée avec Signal jouit d'une grande considération auprès des experts en sécurité et reste la meilleure disponible pour les personnes à travers le monde »

Si le téléphone de Jeff Bezos peut être piraté, que les experts de l’ONU se méfient, et qu’ils donnent comme instruction aux fonctionnaires de l’organisation de ne plus l’utiliser, à qui se fier ? A  Huaweï ?

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