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  • Education, Loisirs, Manifestations… Ce qu’il faut retenir de l’allocution d’Emmanuel Macron

    Education, Loisirs, Manifestations… Ce qu’il faut retenir de l’allocution d’Emmanuel Macron

    A huit jours de la troisième phase du déconfinement en France, Le Président de la République a annoncé dimanche soir dernier une accélération de l’assouplissement des mesures prises contre la Covid-19 !

  • Sans restriction, sous conditions… Comment les frontières ont été rouvertes en Europe ce lundi ?

    Sans restriction, sous conditions… Comment les frontières ont été rouvertes en Europe ce lundi ?

    Après notamment la Pologne et l’Italie, la plupart des pays de l’espace Schengen rouvrent leurs frontières ce lundi 15 juin 2020. Avec des conditions pour certains États.

    Alors que la menace du virus reparaît en Asie, l’Europe rouvre progressivement ses frontières. L’espace Schengen (vingt-six États) va partiellement rouvrir ce lundi 15 juin.

    Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) indique ainsi que le tourisme et les voyages présentent désormais un « risque maîtrisable ».

    Les pays qui rouvrent sans restrictions

    Allemagne, Belgique, France, Luxembourg, Suisse, Suède et Hongrie rétablissent ce lundi matin la libre circulation avec tous les pays de l’Union européenne.

    Dès le samedi 13 juin, la Pologne avait fait le même choix. Et depuis le 3 juin, l’Italie (plus de 34 000 morts) a rouvert ses frontières. La seule restriction concerne les voyageurs qui se rendent en Sardaigne et dans les Pouilles (ils doivent remplir un formulaire).

    Les pays sous condition d’origine

    La République Tchèque, l’Estonie, la Lettonie, la Slovénie et la Lituanie ont ouvert leurs frontières en restreignant l’entrée des voyageurs en provenance de pays où la pandémie est plus active.

    L’Autriche, qui ouvrira ses frontières à minuit ce lundi 15 juin, interdit l’entrée aux Espagnols, aux Portugais, aux Suédois et aux Britanniques.

    La Grèce, qui va également ouvrir ses frontières ce lundi, a indiqué que les îles accueilleront les touristes étrangers le 1er juillet, mais ceux issus de zones très affectées par la pandémie devront se plier à un dépistage obligatoire. Pour se rendre à Chypre (hors Schengen), depuis le 9 juin, il faut remplir un formulaire en ligne.

    Les pays qui maintiennent de fortes restrictions

    Le Danemark limite l’ouverture aux ressortissants allemands, norvégiens et islandais. Les autres Européens attendront « la fin de l’été ».

    Depuis le 8 juin, le Royaume­Uni impose une quarantaine pour tous les voyageurs, y compris les Britanniques, qui arrivent dans le pays. Malte impose également une quarantaine.

    De son côté, l’Es­pagne (27 000 morts confirmés) a avancé la réouverture des frontières au 21 juin avec, d’ici là, le maintien de la mise en qua­rantaine des personnes venant de l’étranger. Le Portugal évoque également une date « à fixer » d’ici au 1er juillet.

  • La révolution s’accélère

    La révolution s’accélère

    Une révolution est en cours. Inutile de rêver du monde d’après, il est là. Rares sont ceux qui s’en aperçoivent. La plupart continuent de ressasser leurs craintes ou leurs désirs, idéologies tranquilles ou angoissées des années passées. La crise sert toujours à conforter ses idées reçues. Elles peuvent avoir une influence sur la réalité, notamment politique, mais ne correspondent en rien à la réalité de la révolution à l’oeuvre.

    Les règles économiques et financières, les enjeux de puissance politiques ne sont plus les mêmes. Les grilles d’analyse sont obsolètes. Les réflexes économiques, basées sur des certitudes, malmenés.

    Les révolutions en action depuis vingt ans ont subi, avec la coronacrise, une accélération, voire un changement de cap. Révolution digitale, révolution économique, révolution de la  mondialisation, s’enchainent comme les perles d’un chapelet, sans que l’on sache laquelle précède l’autre. C’est une illusion de croire que la crise remet en cause la mondialisation, parce que la digitalisation de l’économie s’est accélérée ; les formes de travail, les modes de communication, de transferts de richesses se sont amplifiées. La mondialisation, ce n’est plus une question d’Etats, de frontières ou d’aéroports. Le débat n’est plus là. Il n’y a pas un objet, un service, un centime qui ne soit lié à l’autre bout du monde.

    La coronacrise a bouleversé les certitudes économiques : Le crédit est infini. Une première dans l’histoire du monde. Pour l’instant. Evidemment, le crédit n’est pas infini pour tout le monde.

    Par quel miracle cette multiplication des petits pains ? Quel est le processus ? Face à la crise, les banques centrales ont fabriqué de l’argent en pagaille à disposition des gouvernements, qui ont arrosé entreprises et citoyens à profusion. Tout pour éviter que la machine économique ne se  grippe. Une réussite provisoire. En France, par exemple, près de 70% des salaires sont pris en charge par la puissance publique. Qui disserte encore sur le néolibéralisme ou la fin du socialisme se perd en théologies d’un autre âge.

    Pour l’instant, la monétarisation fonctionne. L’économie américaine rebondit. Les experts avaient prévu 8 millions de chômeurs supplémentaires en mai aux Etats-Unis, il y a eu 1.5 millions d’emplois créés. Surprise. Les dettes publiques flambent, qu’importe : les banques centrales achètent. En Europe, les critères de Maastricht ont volé en éclat, l’Allemagne a accepté le principe d’une mutualisation des dettes. En deux mois, des bouleversements à long terme.

    Normalement, la masse de liquidités devrait engendrer l’inflation, une dévalorisation des monnaies, une hausse des taux d’intérêt. Mais ce n’est pas possible. L’inflation reste contenue par la concurrence mondiale. Les monnaies ne se dévalorisent pas parce que toutes les banques centrales ont agi de la même manière. Les taux d’intérêt restent au plancher parce que les Banques centrales fixent les taux de référence et ne peuvent les élever sans risque. Elles sont l’émanation des Etats.

    Dans ces conditions, l’endettement est, à court terme, sans limite. La nouvelle théorie monétaire enjoint donc de s’endetter. La France y plonge, elle empruntera cette année 320 Milliards d’euros, record historique, à 0%.

    Conséquences : les entreprises peu performantes sont sauvées, la productivité stagne, les épargnants sont peu rétribués. Les banques restent très fragiles et plus dépendantes que jamais des banques centrales.

    Est-ce que cela profite aux petits ? L’inverse. Plus vous avez de capital, plus vous pouvez emprunter. Est-ce que cela profite aux pays pauvres ? Au contraire. Seules les Banques centrales crédibles (Etats-Unis, Europe, Japon) peuvent créer de la monnaie sans limite. Déjà, les capitaux fuient l’Afrique. Moins cent milliards. Etait-ce le bon moment pour mettre fin au franc CFA ? Pas vraiment. La banqueroute menace les Etats jugés fragiles. Ceux qui bénéficient d’une banque centrale forte peuvent emprunter. La semaine dernière, l’emprunt grec a été couvert cinq fois, à bas taux, grâce à la Banque centrale Européenne, et au sérieux du gouvernement grec.

    Où cela peut-il mener ? A long terme, personne n’en sait rien. A court et moyen terme, les plus riches seront plus riches. Les entreprises technologiques, les fameux Gafas, flambent. La nouvelle donne mondiale a renforcé les entreprises de l’économie digitale -Apple, Facebook, Amazon, Google- dont les capitalisations boursières ont battu des records. Les Fondations de ces entreprises seront celles qui décideront des politiques dites de « coopération ». Plus que les organisations internationales ou les Etats qui ont encore une politique de coopération. La Turquie et la Russie peuvent rivaliser en Lybie et en Syrie, ce peut être important, mais pas fondamental. Il suffirait que la Reserve fédérale américaine fasse de la politique pour que les mercenaires syriens des Turcs ne soient plus payés.

    En Europe, les plans de sauvetage européens supposent le renforcement d’un système fédéral. Plus les dettes augmentent, plus la mutualisation des dettes se renforce, plus le contrôle collectif européen se renforcera.

    Et puis il faudra envisager les modalités de remboursement : Soit par l’impôt (vous entendrez bientôt parler de l’impôt européen, qui prendra la forme d’un impôt écologique, type taxe carbone aux frontières); soit par de nouvelles dettes, avec  en retour, un contrôle accru de l’organisme fédéral préteur ; soit, évidemment, par une baisse des dépenses, ce qui parait impossible.

    Dans le monde, la domination américaine n’est pas prête de s’amoindrir. Quant à la Chine, elle devra ou se construire comme une alternative financière aux Etats-Unis, ce qui prendra du temps, soit composer. Car il y a peu de chances qu’elle puisse rapidement rivaliser avec les Etats-Unis en termes de puissance financière. D’ailleurs, ses réserves sont en dollar. Et une baisse du dollar la tuerait.

    Enfin, les inégalités vont croître. Entre les pays, ceux qui ont accès au crédit et les autres, ceux qui ont les nouveaux haut- fourneaux technologiques et les autres. La révolution digitale  doublée d’une révolution financière va provoquer les mêmes écarts de richesse qu’aux temps de la révolution industrielle. Avec les mêmes tensions, dans un monde plus petit, beaucoup plus peuplé. Les crises ne se feront pas forcément entre pays, mais dans chaque pays. Ceux qui ne tiendront pas le rythme éclateront, comme le monde arabe aujourd’hui.

    Que peut-on espérer pour la France ? Qu’elle reste dans la course. Pour les Français ? Qu’ils ne s’illusionnent pas sur l’argent facile. Car à terme, rembourser ces emprunts grâce à la crédibilité allemande, ou américaine, supposera de suivre les orientations allemandes ou américaines. Même le crédit gratuit n’est pas totalement gratuit. A la fin, on travaille pour les autres. Emprunter, une chance, si c’est pour investir dans la révolution à l’œuvre dans le monde. Sinon ce sera se fabriquer de nouvelles chaînes.

    Laurent Dominati

    A.Ambassadeur de France

    A. Député de Paris

    Pdg de la société éditrice du site « lesfrancais.press »

  • Espagne et Portugal à l’heure du déconfinement: frontières, écoles, économie.

    Espagne et Portugal à l’heure du déconfinement: frontières, écoles, économie.

    Le confinement c’est fini !

    Pas tout à fait , pas dans tous les pays, pas de la même manière, mais le continent européen se dirige vers un retour à la normale.

    Dans la péninsule ibérique, Espagne et Portugal, les situations sont différentes mais les inquiétudes sont encore nombreuses. Nous avons rencontré à cet égard Stéphane Vojetta, basé à Madrid, il est le suppléant de la députée Samantha Cazebonne, et Mehdi Benlahcen, conseiller AFE et conseiller consulaire au Portugal (PS).

    Le Portugal moins touché que l’Espagne

    Le Portugal a été moins touché que l’Espagne, et ce de manière significative. Avec « seulement » 1500 morts de la Covid-19, le Portugal a procédé à un déconfinement relativement tôt, par phases et ce dès le 11 mai.

    Mehdi Benlahcen, conseiller consulaire au Portugal

    Un bémol cependant, qui nous a été rappelé par M. Benlahcen, le déconfinement est freiné à Lisbonne car le nombre de cas est reparti à la hausse. Samedi, le Lycée Charles Pierre, à Lisbonne, a été informé d’un cas de Covid-19 parmi le personnel. Il est donc fermé ce lundi, dans l’attente des consignes des autorités sanitaires locales et de l’Ambassade.

    Le volume de vols par jour reste très réduit : 10 en moyenne au départ de l’aéroport de Lisbonne et une ouverture partielle des frontières (Transavia, Air France, TAP, ont repris quelques créneaux horaires). Dont celle avec l’Espagne qui fut longtemps problématique et le sera jusqu’au premier juillet, date de réouverture annoncée ce jour. Et ce alors qu’elle sera ouverte avec la France dès le 21 juin (pourtant plus touchée que le Portugal par la Covid 19). Cette annonce a provoqué une vague d’indignation de nos compatriotes sur les réseaux sociaux. L’incompréhension est totale.

    la situation des Français du Portugal est problématique.

    M. Benlahcen nous l’a confirmée, ceux-ci, et en particulier les derniers arrivants travaillent essentiellement dans le tourisme et l’entreprenariat individuel, ont beaucoup souffert. Plusieurs restaurateurs français ont déjà annoncé qu’ils n’allaient pas rouvrir. Au fils des jours, ils seront de plus en plus nombreux dans ce cas. Pour autant, en ce qui concerne les réservations dans l’hôtellerie, la situation est plus encourageante : les nouvelles réservations sont faibles mais les annulations de réservations pré-confinement sont quasi inexistantes. Les touristes attendent sans doute de voir l’évolution de la situation dans les prochaines semaines.

    Enfin en ce qui concerne les lycées Français au Portugal, les nouvelles demandes de bourses ont été étonnamment peu nombreuses. Pour M. Benlahcen (élu socialiste et professeur au Lycée Français de Lisbonne), la cause est à chercher principalement auprès des parents.  Eux-mêmes ne savent pas encore bien souvent quel sera l’impact de cette crise dans leur quotidien. Certaines associations indiquent que les éventuels bénéficiaires sont finalement peu informés de ces dispositions.

    Une situation très compliquée en Espagne

    En Espagne, par contre, la situation est complexe malgré les évolutions positives de ces dernières heures. Un des pays les plus touchés en terme de morts, qui fut totalement cloisonné pendant des semaines, avec le confinement le plus strict du continent, l’Espagne est marquée en profondeur par cette épreuve. Ce pays pour lequel, le secteur touristique est majeur, est, donc, particulièrement inquiet pour la reprise de son économie. 

    Stéphane Vojetta, suppléant de Samantha Cazebonne

    Comme nous l’a expliqué Stéphane Vojetta, suppléant de la députée Samantha Cazebonne (LREM),  le déconfinement se fait par phase et le passage d’une à l’autre est régionalisé, voir se gère par provinces dans certains cas. Il s’agit d’un déconfinement progressif rétablissant peu à peu les libertés, notamment celle de circuler, même si jusque la phase 4, il n’est pas possible de quitter la province où l’on réside. 

    Ce lundi 15,  certains territoires sont en phase 4 mais ce sont de tous petits territoires, la grande majorité du pays est toujours sous le coup des restrictions liées au niveau 3 du plan.

    Concernant les frontières : l’Espagne ne va pas permettre aux étrangers de rentrer sur le territoire sans raison de force majeure avant le 21 juin. Au niveau terrestre comme nous l’indiquions plus haut, le Portugal reste isolé du reste de l’Europe jusqu’au premier juillet. 

    M. Vojetta, très impliquée dans les questions scolaires, comme la députée dont il est le suppléant, Mme Cazebonne qui fut la directrice du lycée de la capitale espagnole, a voulu apporter des précisions. En effet, comme dans les autres établissements dans le monde, la notation du baccalauréat sur base exclusive du contrôle continu réalisé en classe de Terminale est un vraiment sujet de polémique. M. Vojetta nous a souligné que les lycées français, prestigieux dans la péninsule, comme ceux de Madrid et de Barcelone, notent plus sévèrement en contrôle continu et, lors des années précédentes, les élèves, logiquement, « surperformaient » au baccalauréat.

    Quel sera donc l’impact de ce type de notation dans les résultats du Bac ? M. Benlahcen apporte des réponses :

    « Des commissions d’ajustement ont été mises en place dans tous les établissements. Les professeurs disposeront des statistiques sur plusieurs années pour comparer les notes de CCF et du bac afin d essayer de remonter les résultats en fonction des moyennes constatées. Un vrai jury pour la délivrance du bac sera mis en place, avec des enseignants issus d’autres établissements. »

    Certains parents et élèves s’élèvent contre le risque de notation « à la gueule » ! Les élèves seront-ils pénalisés ? Le corps professoral comme l’administration dans la péninsule ibérique, comme ailleurs, semble veiller à une équité.

     

  • Podcast Video – l’allocution d’Emmanuel Macron du 14 Juin 2020

    Podcast Video – l’allocution d’Emmanuel Macron du 14 Juin 2020

    Un discours pour arrêter, un discours pour repartir. Trois mois après avoir mis à l’arrêt le pays et ses réformes pour cause de Covid-19, Emmanuel Macron a exposé aux Français ce dimanche 14 juin ses projets de redémarrage du quinquennat, moins de deux ans avant l’échéance présidentielle.

    Le président s’est exprimé sur les sujets d’urgence liés à la crise, à commencer par la troisième étape du déconfinement prévue le 22 juin et ses principaux enjeux:

    – la réouverture des restaurants en Île-de-France
    – l’assouplissement des règles dans les écoles
    – la levée de l’interdiction des rassemblements de plus de 10 personnes.

    Gestion de la crise et après Covid

    Emmanuel Macron est aussi revenu sur sa gestion de la crise, dont il n’a guère tiré de bénéfices politiques, sa cote de popularité continuant de baisser à l’inverse de celle du Premier ministre Edouard Philippe.

  • Commande groupée : 400 millions de vaccins en commande pour les Européens.

    Commande groupée : 400 millions de vaccins en commande pour les Européens.

    Quatre pays européens ont signé un accord avec le groupe Astrazeneca pour garantir la fourniture de 400 millions de vaccins contre le coronavirus. A condition, bien sûr, qu’il y ait un vaccin.

    Les quatre pays signataires sont l’Allemagne, la France, l’Italie et les Pays-Bas, ils ont demandé aux autres pays membres de l’Union Européenne de se joindre à eux. Le groupe Astrazeneca est né de la fusion du suédois Astra et du britannique Zeneca en 1999. Astrazeneca peut fabriquer près de 400 millions de doses. Elles seront distribuées à tous les Etats membres de l’accord en fonction de la taille de leur population et de leur participation.

    Une précommande pour financer la recherche

    L’accord prévoit que les Etats auront accès aux doses à un prix fixé à l’avance en contrepartie d’un paiement partiel anticipé qui permet au groupe pharmaceutique d’investir dans la recherche et les capacités de production.

    Le groupe espère un vaccin avant la fin de l’année et compte sur cette précommande pour accélérer les recherches. Astrazeneca travaille avec l’université d’Oxford  et mène des tests en Grande Bretagne et au Brésil, il en attend les premiers résultats en septembre.

    Plusieurs groupes pharmaceutiques sont engagés dans la recherche d’un vaccin dans le monde. Et une dizaine d’essais cliniques sont en cours.

    Macron chez Sanofi

    Les Etats-Unis avaient déjà passé un accord du même type avec le groupe Sanofi, ce qui avait créé une polémique. Le financement de la recherche, pour laquelle Sanofi recevait une aide de près de 100 millions de dollars, assurait aux Etats-Unis une primauté dans l’accès au vaccin. Le Président du groupe avait rassuré le gouvernement français, puisque Sanofi bénéficie aussi d’un crédit impôt recherche en France. Le 16 juin prochain, Emmanuel Macron visitera prés de Lyon un des sites de recherche et de production de vaccin du groupe Sanofi, qui y compte 3500 employés.

    Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres a déclaré le 4 juin dernier  qu’un futur vaccin devait être considéré comme un « bien public mondial », lors d’un sommet virtuel de « l’Alliance pour le vaccin » qui a réuni plus de 50 pays.  Le sommet aurait réuni un financement de plus de 8 milliards de dollars. Ceux-ci restent pour l’instant virtuels, ce qui explique que les Etats préfèrent traiter en amont avec les groupes pharmaceutiques.

    Une Europe de la santé ?

    L’Union Européenne a convaincu ses vingt sept Etats membres d’une stratégie commune pour réaliser des commandes. Ce qui permettra d’utiliser le budget prévu pour l’aide d’urgence (2.4 milliards d’euros !). Des contacts ont été pris avec les laboratoires qui ont des capacités de production en Europe. Cette initiative s’ajoute à celle prise par les quatre pays signataires de l’accord avec Astrazeneca.

    C’est le premier signe de la mise en place d’une « Europe de la santé », qui n’existe pas, dans la mesure où seuls les Etats sont compétents en ce domaine. Si on veut aller dans ce sens, notamment pour la recherche et l’achat de vaccins, il faudra aussi créer un marché unique du médicament, voire des prestations médicales… Le contraire de ce que l’on a vu pendant la crise.

  • La France arrête son foot, mais l’exporte.

    La France arrête son foot, mais l’exporte.

    Les championnats de football reprennent dans de nombreux pays européens, mais pas en France.

    Malgré les polémiques, les autorités sportives ont décidé de mettre fin aux différents championnats. Ce n’est pas le cas pour la Coupe, ni, évidemment, pour les compétitions européennes.

    Des joueurs hors de prix pour le marché français

    En attendant, le mercato a repris. Sur de nouvelles bases, les clubs ayant souffert foncièrement de la crise. De nombreux joueurs français évoluent dans les championnats étrangers. La France est même un des plus grands exportateurs de joueurs de football. Selon l’Observatoire du Football, (CIES), elle est le deuxième pays au monde pour les joueurs expatriés, derrière le Brésil.

    En 2019, 1600 footballeurs brésiliens évoluent dans des championnats étrangers, principalement en Europe.  Et 1027 Français. La France est numéro 2, devant l’Argentine, 972 joueurs, l’Angleterre, 565, et l’Espagne, 559 joueurs. Outre le talent, la fiscalité, les charges sociales et la richesse des clubs selon les pays entrent en jeu.

    Des clubs en bas de classement

    Le cabinet KPMG évalue les clubs les plus riches du monde chaque année. L’estimation est fondée sur les profits, la popularité de la marque, les droits télé, la propriété du stade, etc. Le Real de Madrid, toujours n°1, est estimé à 3.47 milliards d’euros. Manchester United arrive deuxième : 3.34 Milliards. Devant Barcelone (2.65milliards), le Bayern, (2.87) et Liverpool (2.65). Six clubs anglais sont dans les dix premiers.

    Le PSG se classe 9ème, évalué à 1.9 Milliard. Un seul autre club français arrive dans le top 20, Lyon, vingtième, évalué à 543 millions d’€. Ce qui explique que les très bons joueurs français vont à l’étranger. Sur les 23 champions du monde, sept seulement jouaient dans un club français à l’époque. Et quatre sont partis. Reste trois, dont M’Bappé.

    Où jouent les Français ? En Angleterre, pour 30 d’entre eux, dont Lloris, le capitaine de l’équipe de France, et vétéran (33 ans) des expats en Angleterre, qui côtoie  à Tottenham le benjamin, Billy Koumetio, 17 ans. En Allemagne où évoluent 26 Français, cinq d’entre eux seront vraisemblablement champions avec le Bayern. En Espagne, ils sont 24 ; 19 en Italie.

    Mais tout cela, c’était pour 2019. Avec la chute des droits télé, les difficultés financières des clubs, la santé des clubs pourrait bien être différent après la crise du coronavirus. Les clubs français étant parmi les plus touchés par l’absence de recettes, puisque le championnat ne reprendra pas, les joueurs français, eux, continueront à s’exporter. De brillants expats.

  • Lundi 15 juin : Réouverture des frontières françaises

    Lundi 15 juin : Réouverture des frontières françaises

    L’ouverture des frontières de la France, c’est pour le 15 juin 2020. D’abord limitée aux pays de l’Europe, l’ouverture des frontières de la France avec le reste du monde se fera progressivement à partir du 1er juillet.

    C’est dans un communiqué commun mis en ligne vendredi 12 juin 2020 au soir que les ministres de l’intérieur et des Affaires étrangères, Christophe Castaner et Jean-Yves Le Drian, ont annoncé la levée des restrictions de circulation aux frontières de la France. Seules exceptions, les voyageurs de l’Espagne et du Royaume-Uni qui devront observer une quarantaine, « par réciprocité ». Les attestations ne seront plus nécessaires.

    Situation sanitaire satisfaisante

    Le gouvernement juge l’évolution de la situation sanitaire en France et en Europe « favorable » pour ouvrir les frontières intérieures à l’Europe dès le 15 juin à 0 h. Concrètement, dès le 15 juin, les personnes en provenance d’un pays européen pourront de nouveau entrer en France sans attestation de déplacement, et sans effectuer de quatorzaine (ndlr. quarantaine de quatorze jours). Les routes seront ouvertes, les avions autorisés à atterrir et les bateaux de nouveau autorisés à accoster.

    Quatorzaine pour deux pays

    Seules exceptions, les personnes provenant de l’Espagne par avion (jusqu’au 21 juin), et les voyageurs venant du Royaume-Uni, qui « seront invités à effectuer une quatorzaine à leur arrivée en France ». Pourquoi cette mesure ? Tout simplement « par réciprocité ».

    Ouverture des frontières extérieures à l’Union européenne le 1 juillet

    L’exécutif européen estime que dès le 1er juillet les voyageurs venant des Balkans occidentaux (Albanie, Bosnie-Herzégovine, Kosovo, Monténégro, Macédoine du Nord, Serbie) doivent être autorisés dans l’Union, étant donné que la situation épidémiologique de ces pays est « similaire ou meilleure » que celle de l’UE. L’exécutif européen a appelé les États membres à se mettre d’accord sur une liste de pays tiers pour lesquels les restrictions seraient aussi levées, en fonction de leur situation sanitaire. L’interdiction des voyages « non essentiels » vers l’UE avait été mise en place le 17 mars de façon coordonnée entre les États membres et la Commission européenne pour lutter contre la propagation de la pandémie du nouveau coronavirus.

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