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  • S’installer au Canada en plein Covid19 ?

    S’installer au Canada en plein Covid19 ?

    Nombreux sont les Françaises et Français qui ont pour projet de s’installer au Canada, le processus n’est ni facile, ni rapide : ce sont parfois des années de préparation. Pour certains, il faut décrocher le sésame du permis vacances travail, d’autres travaillent depuis des années sur leur résidence permanente alors que certains arrivent ici avec des permis de travail aux conditions d’application très strictes.

    l’impact du Covid-19

    Au milieu de cet immense maelstrom planétaire que constitue la Covid19, il y a eu des aventures particulièrement insolites, ce fut le cas pour Julie Valet. Ayant prévu d’arriver sur Ottawa en avril, munie de son permis de résidente permanente, Julie avait effectué toutes les démarches qui s’imposent face à un tel projet : résiliation de bail en France, obtention d’un appartement dans la capitale nationale canadienne, réservation de billet d’avion, organisation du déménagement avec une entreprise spécialisée sur l’international et entrée en poste prévue pour le 4 mai.

    Désorganisation mondiale

    Quelle ne fut pas sa surprise quand on lui annonça l’annulation de son vol d’avril, la voici  obligée de prendre le premier billet pour la fin mars. Les prix s’envolent, le nombre de vols est sabré, Julie risque fort de se retrouver sans logement à Paris et avec un loyer à payer au Canada et des centaines de kilos de cartons … De surcroit, voilà qu’avec l’arrêt de toute activité économique, le transporteur annule la date initiale du déménagement : impossible de libérer l’appartement, tout et lié et s’enchaîne de manière implacable.

    S’appuyer sur le réseau des Français de l’Etranger

    Fort heureusement, Julie avait depuis fort longtemps pris contact avec l’Union des Français de l’étranger d’Ottawa, présidée par l’énergique Sylvie Bragard. Échanges de méls, coups de fils, Skype ou Zoom, tout y passe pour coordonner l’impossible : arriver à Ottawa in extremis alors que le confinement obligatoire est annoncé dès le 16 mars 2020 par le président de la République.

     

    Julie réussit à obtenir un siège sur un vol : le 27 mars, date du prolongement du confinement annoncé par le Premier ministre, depuis Roissy. Pourra-t-elle s’y rendre ? Les déménageurs vont-ils accepter de venir chercher les cartons ? Au dernier moment, avant la fermeture du pays, les déménageurs passent, le vol est confirmé, tout est fait dans l’urgence et l’improvisation.

     

    Arrivée à Montréal, il reste encore à faire le trajet Montréal Ottawa qui est en temps normal, assuré par une navette spéciale d’Air France, mais la province du Québec est en état d’urgence sanitaire, donc pas de navette. Il faut se rendre dans la province voisine de l’Ontario. Sylvie Bragard propose de se rabattre sur l’autobus Greyhound, la solution Via n’est pas envisageable. Une fois arrivée à Ottawa, voilà qu’on découvre l’impossibilité d’emménager pour des raisons sanitaires, car il s’agit d’une colocation, de plus Julie doit se plier à une quatorzaine stricte. Encore une fois, c’est l’UFE Ottawa qui prends le relais et une solution intérimaire d’hébergement est trouvée. Julie Valet pèse ses mots : l’UFE lui a sauvé la mise, lui a sauvé la vie. Covid ou pas, voilà une compatriote plus que convaincue de l’utilité de cette association pour tout Français souhaitant s’installer à l’étranger ! L’UFE, ce sont des centaines de femmes et d’hommes sur le terrain pour aider, épauler et trouver des solutions en cas de pépin, même au plein milieu d’une pandémie !

  • La Commission lance une enquête contre Apple pour pratiques abusives

    La Commission lance une enquête contre Apple pour pratiques abusives

    La Commission a ouvert deux enquêtes en parallèle sur les pratiques d’Apple. Le géant du numérique écarterait ses rivaux et imposerait des conditions injustes aux développeurs dans l’Apple Store et dans le service de paiements Apple Pay.

    Cette enquête fait suite à une plainte déposée par Spotify l’année dernière sur les conditions qu’impose l’entreprise américaine aux développeurs d’applications qui utilisent l’Apple Store. Apple oblige les concepteurs à payer eux-mêmes pour la distribution de leur contenu digital, et prélève une commission de 30 % sur tous les achats effectués sur l’Apple Store. Par ailleurs, la marque à la pomme interdit aux développeurs d’indiquer aux acheteurs qu’ils peuvent utiliser d’autres méthodes de paiement.

    « Nous devons nous assurer que les règles d’Apple ne faussent pas la concurrence sur les marchés où Apple concurrence d’autres développeurs d’applications, par exemple avec Apple Music, son service de [musique à la demande], ou Apple Books », indique la vice-présidente de la Commission chargée du numérique, Margrethe Vestager.

    Pour ce qui est d’Apple Pay, Bruxelles craint que le géant américain ne profite de sa position monopolistique pour conquérir le marché florissant des paiements en ligne et ainsi imposer des conditions désavantageuses aux consommateurs.

    Par ailleurs, Apple Pay réserve certaines fonctionnalités à l’iPhone, comme la technologie « tap and go » qui permet de payer sans contact dans les magasins.

    Dans un communiqué, la société dirigée par Tim Cook s’est dite « déçue que la Commission européenne examine des plaintes sans fondement formulées par une poignée d’entreprises qui veulent simplement un traitement de faveur et ne souhaitent pas obéir aux règles du jeu comme tout le monde ». « Nous ne trouvons pas cela juste — nous voulons maintenir des conditions de concurrence équitables, afin que n’importe quelle personne déterminée avec de bonnes idées puisse réussir », ajoute le fabricant de téléphones.

    Les effets du coronavirus

    Margrethe Vestager souligne que la croissance des solutions de paiements mobiles a été « stimulée par la crise du coronavirus, qui a augmenté le nombre d’achats sur Internet et de paiements sans contact dans les magasins ».

    « Il importe que les mesures d’Apple ne privent pas les consommateurs des avantages des nouvelles technologies de paiement, notamment en matière de choix, de qualité, d’innovation et de prix compétitifs », affirme-t-elle.

    La Commission assure que les deux enquêtes seront menées « en priorité », bien qu’aucune échéance n’ait été annoncée.

    L’année dernière, Apple avait déjà été condamné à payer 13 milliards d’euros d’avantages fiscaux indus à l’Irlande, un record.

    Cette affaire portait sur des aides d’État illégales et n’était pas liée à un abus de pouvoir, comme c’est peut-être le cas aujourd’hui.

    En outre, dans une autre affaire, l’exécutif européen a prélevé 8,2 milliards d’euros à Google pour pratiques abusives dans la vente et les publicités en ligne, mais aussi sur sa plateforme d’applications, Android.

  • Brexit, déconfinement compliqué, tensions raciales, le Royaume-Uni l’est-il encore?

    Brexit, déconfinement compliqué, tensions raciales, le Royaume-Uni l’est-il encore?

    Que le déconfinement est compliqué ! Il varie d’un pays à l’autre, parfois d’une province à l’autre.

    Au Royaume-Uni, l’un des pays les plus touchés par la pandémie, cela se combine avec la très délicate question du Brexit.

    « Très franchement nous ne savons pas où il [le Premier Ministre NDLR] veut nous emmener »

    Crise sanitaire, crise économique, incertitude concernant l’avenir, alors que la souveraine âgée se retire peu à peu des affaires publiques et que le Premier Ministre est contesté par une partie importante de la population, le Royaume-Uni s’enfonce dans une relative incertitude.

    « Très franchement nous ne savons pas où il [le Premier Ministre NDLR] veut nous emmener » nous indique Florence, française vivant depuis 25 ans au Royaume-Uni et qui y travaille dans les ressources humaines.

    « Dans les RH, c’est un carnage. Je suppose que c’est aussi le cas dans d’autres pays mais quand je suis arrivé dans ce pays, c’était la « cool britannia », le plein emploi des années Blair, ce que l’on vit maintenant est franchement déprimant ».

    Le NHS au cœur des débats, et des tensions

    Le NHS, le National Health Service, grand mère attentive du Royaume, à l’instar de la BBC, est largement vue comme un rempart contre la pandémie. Contre l’action de Boris Johnson aussi ? Ce dernier, qui est passé à deux doigts de la mort au pic de la pandémie, a lui-même bénéficié des services hospitaliers du Royaume Uni.

    « le NHS a beaucoup de qualités mais l’égalité du réseau n’en fait pas partie »

    Richard, dont la mère est française mais qui réside puis toujours au Royaume Uni, travaille dans un hôpital d’Oxford, « un lieu privilégié » admet-il, « le NHS a beaucoup de qualités mais l’égalité du réseau n’en fait pas partie » indique-t-il aux francais.press

    Et le Brexit ? Déjà largement embourbé avant le confinement, il ne suis pas, loin s’en faut, un chemin tranquille. Pour autant, il a largement disparu des radars comme nous l’a indiqué Florence : « c’est franchement un peu ridicule, c’est passé de l’obsession numéro 1 du pays, avec le départ d’Harry, à quelque chose de totalement anecdotique par rapport à la Covid-19, alors que rien n’a changé et surtout que le temps passe ! J’ai pour ma part demandé et obtenu la nationalité britannique mais cela ne m’empêche pas d’être particulièrement inquiète. »

    Quant aux frontières, les conditions sont strictes. Le Royaume-Uni n’a jamais fermé ses frontières, et ne fait pas de distinction entre les arrivées européennes et internationales. Les étrangers doivent s’isoler pendant deux semaines, mais aussi communiquer leurs coordonnées et leur itinéraire de voyage. Le 8 juin, le gouvernement britannique a imposé une quarantaine pour tous les travailleurs essentiels, les passagers en transit ou les personnes en provenance d’Irlande, de l’île de Man ou des îles Anglo-Normandes.

    Dernier point fort complexe, les tensions raciales dans le contexte mondial du Black Lives Matter. Même la statue de Churchill a été tagguée au coeur de Londres!

    Le président français en visite à l’occasion du 18 juin

    Les relations entre le Royaume-Uni et l’Europe restent cependant solides. Si la France est particulièrement à l’offensive dans le cadre du Brexit, cela n’empêche pas le Président Macron de célébrer l’appel du 18 juin.

    L’ambassadrice de France au Royaume-Uni Catherine Colonna a salué sur les réseaux sociaux cette visite qui comprendra des rencontres avec le Prince Charles et le Premier Ministre. L’entente cordiale survivra à cette crise historique.

  • Les frontières européennes rouvrent en ordre dispersé

    Les frontières européennes rouvrent en ordre dispersé

    Après pratiquement trois mois de confinement et de restrictions, l’UE rouvre lentement ses frontières dans l’espoir de sauver le secteur du tourisme cet été. Mais les États membres suivent leurs propres calendriers et leurs propres règles.

    Le 11 juin, la Commission européenne a formulé des recommandations aux États membres pour rouvrir complètement les frontières au sein de l’espace Schengen à partir du 15 juin et permettre aux voyageurs de certains pays tiers d’entrer dans l’Union à partir du 1er juillet.

    « Ce ne sera pas un été normal… Mais si nous jouons tous le jeu, nous n’aurons pas à rester coincés chez nous cet été ou à tirer un trait [sur la saison estivale] dans le cas de l’industrie du tourisme », a déclaré Margrethe Vestager, la vice-présidente de la Commission. Le secteur touristique représente près de 10 % de l’économie européenne. Les pays du sud de l’Europe, comme la Grèce, l’Italie et l’Espagne, qui figurent parmi les destinations les plus populaires du continent, font déjà face à des dettes en raison de l’impact du coronavirus. Début mai, l’exécutif européen avait conseillé aux États membres de ne pas faire cavalier seul et de coordonner les réouvertures. Mais certains pays n’ont pas suivi la recommandation du 15 juin et ont déjà partiellement rouvert leurs frontières, tandis que d’autres sont encore à la traîne.

    Les pressés

    Quelques États membres ont décidé de lever les restrictions avant la date fixée par la Commission et ont parfois priorisé l’ouverture de certaines frontières avant d’autres. C’est notamment le cas de la Lituanie, la Lettonie et l’Estonie, qui ont levé les restrictions de déplacement à l’intérieur de la Baltique le 15 mai, créant ainsi une « bulle touristique balte ». La Pologne a ouvert ses frontières aux citoyens européens le samedi 13 juin. « Nous devons rétablir les échanges commerciaux avec les autres États membres », a déclaré le Premier ministre du pays, Mateusz Morawiecki. Après avoir fermé ses frontières à la mi-mars et imposé une quarantaine obligatoire de deux semaines à tous les citoyens qui retournent chez eux, la Hongrie a commencé à rouvrir ses frontières en mai. Mais pour l’instant, seuls les citoyens de certains États membres peuvent entrer directement dans le pays, tandis que les autres doivent se mettre en quarantaine. Depuis le 3 juin, l’Italie a ouvert ses frontières à tous les citoyens de l’UE, du Royaume-Uni et de l’espace Schengen. La quarantaine n’est pas nécessaire, sauf s’ils ont séjourné dans un autre pays au cours des deux dernières semaines. La Croatie a également décidé le 3 juin d’autoriser les personnes en provenance de dix États membres à entrer dans le pays librement. Les ressortissants d’autres territoires devront donner une raison valable pour justifier leur déplacement — bien qu’une réservation d’hébergement suffise.

    La Slovénie a rouvert ses portes aux touristes européens depuis le 26 mai, et tous les voyageurs qui proviennent d’une liste de 17 pays considérés comme sûrs sur le plan épidémiologique pourront fouler le sol slovène à partir du 8 juin.

    Le 1er juin, la Bulgarie a ouvert ses frontières aux citoyens de l’UE, du Royaume-Uni, de Saint-Marin, d’Andorre, de Monaco, du Vatican, de la Serbie et de la Macédoine du Nord, ainsi qu’au personnel médical et aux membres de la famille des citoyens bulgares.

    Ceux qui temporisent

    Depuis le 16 mai, l’Allemagne rouvre progressivement ses frontières. Cette réouverture a toutefois provoqué de longs embouteillages à la frontière germano-danoise lundi 15 juin ; l’Allemagne a donc arrêté de contrôler les entrées dans le pays à partir de minuit et a abaissé les recommandations faites aux voyageurs de la plupart des États membres, excepté l’ l’Espagne, la Finlande, la Norvège et la Suède.

    L’Autriche a également décidé d’ouvrir toutes ses frontières lundi. Les personnes entrantes ne devront plus présenter de test négatif du COVID-19, ni passer deux semaines en quarantaine. Seule une mise en garde spéciale reste en vigueur pour la Lombardie.

    Le 15 juin marque aussi l’ouverture des frontières en Belgique. Toutefois, en raison du nombre élevé de décès par habitant, les Belges eux-mêmes sont confrontés à certaines restrictions de voyage : l’Autriche, l’Islande, le Royaume-Uni et l’Estonie accueilleront les voyageurs belges sous certaines conditions, comme une quarantaine obligatoire, tandis que la Bulgarie, la Norvège, Chypre, l’Espagne et la Grèce ne les acceptent pas encore sur leurs territoires.

    La France voisine a rouvert ses frontières à tous citoyens de l’UE, sans quarantaine nécessaire. Mais les Britanniques seront soumis à la même période de confinement de deux semaines que celle qui est obligatoire pour les visiteurs au Royaume-Uni.

    Les citoyens roumains en provenance de certains pays devront s’isoler pendant deux semaines dès leur arrivée. C’est notamment le cas de l’Italie et l’Espagne, les deux États membres les plus durement touchés par la pandémie en Europe, et qui accueillent aussi le plus grand nombre de migrants roumains sur leur sol.

    La Finlande, qui a autorisé les voyages d’affaires et autres déplacements nécessaires au sein de l’espace Schengen le 14 mai, a levé ses restrictions frontalières avec l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, le Danemark, la Norvège et l’Islande à partir du 15 juin.

    Les retardataires

    Cependant, tous les États membres ne prévoient pas de rouvrir immédiatement leurs frontières aux voyageurs européens.

    Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a annoncé dimanche 14 juin que son pays rouvrirait ses frontières au reste de l’UE, sans quarantaine, à partir du 21 juin. En outre, les personnes originaires du Portugal ou d’États en dehors de l’espace Schengen ne pourront venir en Espagne qu’à partir du 1er juillet, à condition que la situation épidémiologique du pays soit similaire ou supérieure à celle de l’UE.

    La Grèce, qui a ouvert le pays le 15 juin aux touristes de pays présentant une situation épidémiologique similaire, a mis sur sa liste rouge les voyageurs de Belgique, de France, d’Italie et des Pays-Bas jusqu’au 1er juillet. Les arrivées en provenance de régions fortement touchées par le coronavirus, dont la région parisienne, Madrid et la Lombardie, devront passer leur première nuit dans un hôtel spécifique.

    Le Danemark a volontairement décidé de s’isoler en ne rouvrant pas ses frontières avant le 1er septembre au plus tôt, sauf pour les touristes d’Allemagne, de Norvège et d’Islande, s’ils logent au minimum pendant six jours dans le pays, ainsi que pour les voyageurs finlandais et suédois qui possèdent une résidence secondaire.

    Les autorités sanitaires irlandaises exigent actuellement que toute personne entrant en Irlande s’isole pendant deux semaines, y compris les résidents irlandais. Les arrivants doivent remplir un formulaire de localisation, bien que des exceptions soient prévues pour les fournisseurs de services essentiels de la chaîne d’approvisionnement comme les transporteurs, les pilotes et le personnel maritime.

    Les indésirables

    Mais la levée des restrictions ne signifie pas que l’espace Schengen est totalement revenu à la « normale ».

    De nombreux États membres interdisent notamment l’entrée aux citoyens suédois, alors que cette restriction ne s’applique souvent pas aux États limitrophes. La Suède, en raison de sa stratégie particulière de lutte contre la pandémie, est considérée par beaucoup comme « indésirable », notamment dans les pays nordiques — ce qui génère des tensions entre ces pays habituellement très unis.

    Les codes couleur

    Dans plusieurs États membres, comme la République tchèque ou les Pays-Bas, des codes couleur — allant du vert pour les bons élèves, puis à l’orange et au rouge — ont été établis pour chaque pays de l’UE en fonction du niveau de risque de contamination. Le gouvernement tchèque met cette liste à jour toutes les semaines, et depuis lundi, les pays « verts » peuvent se rendre sur le territoire sans devoir présenter un test viral négatif.

    Qu’en est-il des pays tiers ?

    Le Royaume-Uni n’a jamais fermé ses frontières, et ne fait pas de distinction entre les arrivées européennes et internationales. Les étrangers doivent s’isoler pendant deux semaines, mais aussi communiquer leurs coordonnées et leur itinéraire de voyage. Le 8 juin, le gouvernement britannique a imposé une quarantaine pour tous les travailleurs essentiels, les passagers en transit ou les personnes en provenance d’Irlande, de l’île de Man ou des îles Anglo-Normandes.

    La Commission a déclaré que les restrictions devraient être levées à partir du 1er juillet pour les six pays des Balkans occidentaux — l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, le Kosovo, le Monténégro, la Macédoine du Nord et la Serbie — car « leur situation épidémiologique est similaire à celle de l’UE ou meilleure ».

  • Re-open EU – L’application pour circuler librement dans l’espace Schengen

    Re-open EU – L’application pour circuler librement dans l’espace Schengen

    Alors que les pays européens ouvrent de nouveau leurs frontières aux touristes ce lundi 15 juin, la Commission européenne lance un site internet et une application avec toutes les modalités, pays par pays, pour faciliter les voyages au sein de l’Union européenne.

    Puis-je entrer dans ce pays ? Une quarantaine est-elle obligatoire ? Les restaurants et les musées sont-ils ouverts ? Si Emmanuel Macron a annoncé, lors de son allocution dimanche soir, qu’il est désormais possible de se déplacer entre les pays européens et qu’à compter du 1er juillet les voyages hors Europe seront autorisés dans les pays où l’épidémie est maîtrisée, beaucoup de Français ont encore du mal à se projeter.

    Alors, pour aider les Européens qui souhaitent passer leurs vacances dans d’autres pays de l’Union, la Commission européenne a mis en ligne ce lundi 15 juin un site internet et une application qui centralisent les conditions de voyage et de séjour dans les 27 pays de l’UE.

    Très intuitif et facile d’accès, le site internet Re-open EU fournit des informations en temps réel et en 24 langues. Il suffit de sélectionner sa destination sur la page d’accueil et de naviguer sur les différents onglets d’informations.

    L’utilisateur peut accéder à des informations générales sur la situation épidémiologique du pays concerné, la possibilité d’y circuler librement, d’y entrer en voiture/moto/camping-car, l’obligation ou non d’être soumis à une quarantaine, de disposer d’un certificat médical…

    Des renseignements sont aussi disponibles sur l’ouverture des magasins non essentiels, des hébergements touristiques, des restaurants, des plages, musées et sites patrimoniaux. Ainsi que sur l’obligation ou non de porter un masque dans les lieux publics, les transports en commun, les mesures de distanciation physique, l’application de traçage de contacts recommandée, les protocoles sanitaires éventuels pour les touristes.

    Par exemple, pour un séjour au Portugal, le site précise que les ressortissants des 27 pays de l’UE, des pays de l’espace Schengen (Liechsteinsten, Norvège, Suisse et Islande) et les membres de leur famille ou encore les passagers en provenance du Royaume-Uni, du Brésil ou encore des Etats-Unis peuvent entrer et sortir du pays pour le tourisme. Aucun certificat médical ou test de dépistage du Covid-19 n’est nécessaire. Mais attention, une quarantaine est obligatoire aux Açores et aux îles de Madère jusqu’à un résultat négatif pour l’infection.

    Si la majorité des pays de l’UE et de l’espace Schengen lèvent ce lundi les restrictions mises en place aux frontières pour lutter contre la pandémie de coronavirus, certaines destinations restent fermées pour les voyageurs en provenance de zones où le taux d’infection est jugé encore trop élevé.

  • La France agrandit son territoire. 1er domaine maritime mondial  

    La France agrandit son territoire. 1er domaine maritime mondial  

    Le domaine sous-marin de la France va s’étendre de 151 323 km2 dans l’Océan indien, au large de l’île de la Réunion et des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF), ont annoncé jeudi 11 juin le Secrétariat général de la mer et l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer).

    Ces extensions, qui représentent l’équivalent de plus d’un quart de la superficie de l’hexagone, visent à accroître « les droits de la France sur l’exploration et l’exploitation des ressources du sol et du sous-sol marins au-delà des 200 milles marins » explique l’Ifremer.

    Protéger la biodiversité de ces espaces et exploiter leurs ressources posera un défi important pour les États et les scientifiques

    extension du territoire maritime français de Juin 2020

    La France entend réclamer encore 500 000 km2 de plateau continental

    Le plateau continental de la France va ainsi être porté à une surface de 730 000 km², qui s’ajoutent aux 10,2 millions de km² d’eaux sous souveraineté (eaux intérieures et mer territoriale) ou sous juridiction (zone économique exclusive, ZEE) françaises.

    La convention des Nations unies sur le droit de la mer (1982), dite de « Montego Bay », permet aux pays côtiers d’étendre leur plateau continental au-delà des 200 milles marins (environ 370 km) de leur ZEE – jusqu’à une limite maximale de 350 milles (650 km) – s’ils démontrent que leur territoire terrestre se prolonge sur le fond des océans.

    S’agissant du plateau continental, les droits de la France ne s’exercent, cependant, que sur le sol et le sous-sol marin et non sur la colonne d’eau, qui reste du domaine international.

    Ces extensions « accroissent les droits de la France sur l’exploration et l’exploitation des ressources du sol et du sous-sol marins au-delà des 200 milles marins », précise le communiqué.

    Cela inclut les hydrocarbures, les minéraux, métaux et les ressources biologiques, mais pas le produit de la pêche.

    Les autorités françaises précisent que, si « l’exploitation de ces espaces sous-marins n’est pas à l’ordre du jour », cette nouvelle extension permet à la France « de préserver ses droits pour l’avenir dans de vastes espaces sous-marins, ce qui implique la possibilité d’assurer leur protection si l’exploitation n’est pas souhaitée ».

    Le programme français visant à faire reconnaître sa souveraineté sur des espaces maritimes compte réclamer encore environ 500 000 km2 de plateau continental, précise le communiqué commun de l’Ifremer et du secrétariat général de la mer.

  • Sombres prévisions de l’OCDE

    Sombres prévisions de l’OCDE

    Selon l’OCDE, en l’état actuel de la pandémie, ce sont les pays européens qui enregistrent les plus forts reculs de PIB.

    Les quatre plus importantes contractions concernent le Royaume-Uni (-11,5%), la France (-11,4%), l’Italie (-11,3%) et l’Espagne (-11,1%). Au niveau mondial, le recul du PIB serait cette année de 6 %. Il atteindrait 7,3% aux États-Unis et 2,6% en Chine.

    L’OCDE a également réalisé une simulation en prenant en compte une deuxième vague pour l’épidémie de coronavirus. En cas de double choc, le recul du PIB atteindrait au niveau mondial 7,6% et, pour la France, 14,1%. Dans un cas comme dans l’autre, jamais une contraction d’une telle ampleur n’a jamais été constatée dans toute l’histoire de l’OCDE, créée il y a 60 ans.

    Le commerce mondial qui stagnait avant la crise devrait se contracter de 9 à 12% en 2020. Pour Laurence Boone, chef économiste de l’OCDE, qui fait également partie du Conseil économique mis en place par Emmanuel Macron, la reprise économique sera lente et la crise aura des effets durables. Si l’épidémie se délite durant l’été sans revenir à l’automne, le rebond en 2021 sera assez net sans pour autant compenser les pertes de cette année. Le PIB augmenterait, en effet, de 5,2% au niveau mondial. Pour la France, la croissance serait de 7,7%. En revanche, en cas de deuxième vague, la reprise serait fortement altérée. La croissance de l’économie mondiale en 2021 ne serait alors plus que de 2,8% et de 5,2% pour la France.

    Vacances et sorties loupées marqueront fortement la croissance mondiale

    Pour l’OCDE, les secteurs liés au tourisme et aux divertissements seront durablement touchés. Dépendante de ces deux types d’activité, la France est plus pénalisée que l’Allemagne, le Japon, la Corée du Sud ou les États-Unis qui peuvent compter sur la puissance de leur secteur industriel et de celui des hautes technologies. Le taux de chômage devrait atteindre près de 15% en France et au Royaume-Uni, plus de 20% en Espagne et entre 10 à 15% aux États-Unis. L’OCDE indique que les gouvernements devront maintenir sur la durée des dispositifs de soutien aux entreprises et à la population. Des politiques monétaires ultra-accommodantes et une dette publique plus élevée sont jugées nécessaires pour contrer ces effets économiques délétères.

    L’OCDE souligne qu’en moyenne, le taux d’endettement a doublé en 13 ans au sein des États membres de l’organisation et qu’il attendra d’ici la fin de l’année plus de 140 % du PIB. Les travaux de l’OCDE soulignent qu’en cas de deuxième vague d’épidémie entraînant des restrictions de circulation, des confinements, les États membres seraient en mauvaise posture sur le plan économique. Le processus de reprise acquis à grand frais pourrait être brisé. La perte de confiance et l’enrayement de l’activité auraient par définition de lourdes conséquences. L’éventuel retour de l’épidémie à l’automne sera évidemment scruté avec attention tant sur le plan sanitaire que sur celui de l’économie et de l’emploi.

  • Chine : retour de la Covid-19 – Podcast vidéo

    Chine : retour de la Covid-19 – Podcast vidéo

    Chine: 10 zones résidentielles supplémentaires placées en quarantaine à Pékin.

    36 nouveaux cas de contamination au coronavirus au cours des dernières 24 heures. Un foyer a été localisé dans un marché de gros du nord-ouest de la capitale. Une vaste campagne de dépistage est organisée.

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