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  • Covid-19 : le point sur les frontières dans le monde

    Covid-19 : le point sur les frontières dans le monde

    Tous les États luttent contre la Covid-19. Ils appliquent à des moments différents des restrictions de circulation, voire des fermetures de frontières.

    Après un premier été 2020 de déconfinement en Europe et la reprise pour certains des vols internationaux, la réouverture des frontières dans le monde s’effectue progressivement.  Mais l’arrivée de nouveaux variants du virus au début de l’année 2021 complique la donne. Où peut-on voyager ? Quand effectuer une « quatorzaine » ? Qui exige un passeport vaccinal ?

    Malgré la levée progressive des restrictions nationales prises contre le coronavirus, peu de pays s’aventurent encore à prédire une reprise prochaine des voyages internationaux. Les mesures sont très différentes en fonction de la situation sanitaire de chacun et de la réponse que les gouvernements y donnent. L’arrivée des variants britannique, sud-africain et brésilien, début 2021, et la hausse des contaminations ont poussé certains États à re-instaurer le contrôle aux frontières et exiger des tests et des quarantaines à l’entrée de leur territoire.

    L’Europe referme ses frontières en 2021 en ordre dispersé

    • Union européenne 

    Le 4 septembre 2020, la Commission a adopté une proposition de recommandation du Conseil visant à garantir que toutes les mesures prises par les États membres qui restreignent la libre circulation en raison de la pandémie de coronavirus soient coordonnées et clairement communiquées au niveau de l’UE. La Commission a mis à disposition un site internet censé centraliser ces informations et permettre de savoir quelles sonts les restrictions mises en place par chaque pays membre : Re-open EU.

    Face l’arrivée des nouveaux variants au courant du mois de janvier 2021, de nombreux pays européens ont re-introduit des contrôles aux frontières ce qui a poussé la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen à intervenir. Elle a adressé un courrier à l’Allemagne, la Belgique, la Finlande, la Suède, la Hongrie et au Danemark pour leur demander des explications sur les restrictions prises contre le coronavirus.

    • Allemagne 

    Pour les Français de Moselle, il faudra avoir effectué un test PCR ou antigénique, avec un prélèvement effectué depuis moins de 48 heures pour pouvoir pénétrer en Allemagne. Cette mesure, qui concerne au moins 16 000 travailleurs frontaliers, entre en viguer le 2 mars 2021 à minuit.

    Le gouvernement a aussi décidé le 14 février de renforcer la surveillance de ses frontières et filtre les passages avec la République tchèque, la Slovaquie et le Tyrol autrichien. Depuis le 19 février, le Danemark a fermé une partie de sa frontière avec l’Allemagne en raison de la situation épidémique à Flensbourg (nord de l’Allemagne), le gouvernement danois a décidé d’intensifier ses efforts à la frontière dano-allemande, où la police, entre autres, fermera une dizaine de passages frontaliers.

    Depuis le 25 janvier des quarantaines de 14 jours sont exigées pour les personnes revenant de République Tchèque, d’Espagne, du Portugal et d’Egypte ainsi que d’Israël et des Etats-Unis. A cette liste, le gouvernement allemand a rajouté, depuis le 30 janvier le Royaume Uni, l’Irlande et l’Afrique du sud. Ces restrictions sont appliquées jusqu’au 17 février.

    Ces dispositions risquant d’évoluer, le gouvernement allemand conseille aux voyageurs de vérifier les mesures en vigueur en se connectant au site internet du ministère de l’Intérieur.

    La chancellière Merkel a recommandé aux Allemands d’éviter les voyages à l’approche de Pâques, le 4 avril, mais sans fermer les frontières. Ainsi de nombreux Allemands ont pu réserver un vol pour les îles espagnoles des Baléares, alors que les Espagnols eux-mêmes sont interdits de voyage pour éviter une propagation du virus. Les voyageurs sont tenus à se faire tester au départ et au retour. Palma de Majorque a ainsi vu ses réservations hôtelières augmenter de 13% cette dernière semaine de mars.

    Un test PCR négatif  de moins de 48 heures sera demandé aux voyageurs en provenance des frontières terrestres de Pologne, du Danemark et de la France. Le ministre de l’Intérieur allemand a annoncé le 30 mars que des contrôles aléatoires seront effectués par la police dans un rayon de 30 km autour des frontières. A défaut, la personne sera verbalisée, devra payer une amende et observer une quarantaine de 10 jours, moins si le test s’avère négatif.

    • Autriche

    Après le premier confinement du printemps 2020, l’Autriche est accessible à 31 pays sauf la Suède, l’Espagne, le Portugal et la Royaume-Uni à partir du 16 juin 2020. Mais la trêve a été de courte durée.  Au mois d’août 2020, Vienne instaure des contrôles renforcés pour les personnes qui reviennent des Baléares (Espagne) et de Slovénie.
    Selon les autorités, un tiers des vacanciers qui ont été testés positifs depuis un mois, à leur retour en Autriche, venaient de Croatie, une destination au sud de la Slovénie.


    La liste des pays considérés à risque depuis le 31 août 2020, comportait 33 pays.
    Depuis le 30 mars 2021, en dehors des voyageurs en provenance d’Australie, de Finlande, de Grèce, d’Islande, de Nouvelle-Zélande, de Norvège, de Singapour, de Corée du Sud, de la Cité du Vatican, pour lesquels aucune restriction ne s’applique, tous les voyageurs de plus de 6 ans entrant en Autriche doivent respecter une période de quarantaine obligatoire de 10 jours. A partir du 5ème jour, il sera possible de l’interrompre avec un test PCR ou un test antigénique négatif.

    • Belgique

    La Belgique a interdit vendredi 22 janvier 2021 à sa population de voyager hors des frontières pour des voyages non essentiels jusqu’au 18 avril inclus. Cette restriction s’accompagne de la mise en place d’un couvre-feu entre minuit et 5 heures du matin, sauf à Bruxelles où il est de 22 heures à 6 heures du matin.

    La Belgique exige un test des voyageurs en provenance de pays situés en zone « rouge », donc à haut risque, sont obligés de soumettre à une quarantaine de 10 jours. On demande également à toute personne désirant voyager vers la Belgique de remplir un formulaire de localisation du passager. Les travailleurs frontaliers ne sont pas tenus à le remplir.

    • Danemark

    Depuis le premier confinement en mars 2020, les frontières du Danemark se sont rouvertes en juin mais avec l’arrivée des nouveaux variants au début de l’année 2021, le Danemark a refermé ses frontières, notamment avec l’Allemagne en mars. Depuis le 7 février 2021 les voyages non-essentiels sont interdits et le test obligatroire. Les étrangers désirant entrer au Danemark doivent avoir un motif impérieux pour le faire et surtout doivent présenter un test PCR négatif de moins de 24 heures et s’isoler pendant 10 jours.

    • Espagne 

    L’Espagne avait rouvert ses frontières le 21 juin 2020 avec la France, le 1er juillet avec les autres pays de l’UE. Mais après un pic de recontamination, (plus de 26 000 contaminations par jour le 7 septembre), elle se retrouve sur la liste rouge de plusieurs pays qui désormais exigents un test et une quarantaine de tous les voyageurs provenant de la péninsule ibérique. Début 2021, et à l’approche de Pâques, l’Espagne se reconfine. Alors que la Semaine sainte est un évènement culturel et religieux important pour ce pays majoritairement catholique, le gouvernement a interdit tous les déplacements. Cependant des touristes, allemands, italiens et français, ont profité de la levée des restrictions pour venir prendre des vacances dans les îles Baléares.

    • Portugal

    L’épidémie de Covid-19 a battu fin janvier 2021 de nouveaux records de morts et de contagions au Portugal, qui a décidé d’interdire les déplacements non essentiels à l’étranger pendant que ses hôpitaux sont soumis à une pression « gigantesque ».

    Cette nouvelle mesure de restriction doit entrer en vigueur à minuit dans la nuit de samedi 30 à dimanche 31 janvier, de même que le rétablissement des contrôles aux frontières terrestres du pays.
     
    La Commission européenne, soucieuse d’éviter des fermetures de frontières au sein de l’UE, avait recommandé lundi 25 janvier aux Etats membres de mettre en place de nouvelles restrictions de déplacement pour les zones les plus touchées par le virus.

    Le Portugal avait déjà suspendu la semaine dernière ses liaisons aériennes avec le Royaume-Uni. Lisbonne a ensuite annoncé mercredi la suspension de tous les vols avec le Brésil, à partir du 29 janvier.

    Le Portugal avait durci ses règles sanitaires à partir du mardi 15 septembre 2020 : le nombre de personnes pouvant se réunir passera de 20 à 10 dans l’ensemble du pays, comme cela est déjà le cas à Lisbonne et dans sa banlieue depuis fin juin. 

    Comme dans la capitale, la vente de boissons alcoolisées sera interdite partout à partir de 20h00, de même que leur consommation dans les espaces publics.

    Aucune quarantaine n’est requise sauf pour les voyageurs en provenance de zones à risques, comme, en ce qui concerne la France, les territoires d’Outremer. Des dispositions spéciales sont en vigueur pour les Açores et Madère : les visiteurs devant présenter un test négatif au COVID-19 réalisé dans les 72h avant leur débarquement, ou bien l’effectuer à leur arrivée.

    • Finlande

    La Finlande a décidé à partir du 24 août 2020 de remettre des restrictions pour les voyageurs européens venant d’Allemagne, de Chypre, du Danemark, de Grèce, d’Islande, d’Irlande, de Malte, de Norvège et de San Marino. Les restrictions ont été remise en place aussi pour Andorre, l’Autriche, la Belgique, les Pays-Bas, la Slovénie et la Suisse à cause de l’augmentation du nombre des cas.

    Les voyages de loisir sont possibles également depuis la Chine, la Géorgie, la Nouvelle-Zélande, le Rwanda, la Corée du Sud, la Thaïlande, la Tunisie et l’Uruguay. Le confinement individuel n’est pas obligatoire pour les voyageurs de ces pays. Par contre les restrictions sont de nouveau en place pour les voyageurs venant d’Australie, du Japon et d’Algérie à cause du nombre des cas en progression.

    Les voyageurs en provenance des autres pays de l’UE doivent en revanche justifier d’une raison « valable » pour se rendre enFinlande et observer une quarantaine de deux semaines à leur arrivée.

    Et jeudi 10 septembre, la première ministre Sanna Marin, est confinée jusqu’à nouvel ordre : elle va subir un test de dépistage au Covid-19 après avoir été potentiellement exposée au virus identifié par l’application gouvernementale de traçage. Sanna Marin, 34 ans, « est asymptomatique et se sent bien », a précisé son cabinet dans un communiqué.

    La Finlande a lancé son application de traçage du coronavirus le 1er septembre, permettant ainsi aux utilisateurs de smartphones de recevoir une alerte lorsqu’ils ont été en contact étroit avec une personne dont le test de dépistage s’est révélé positif.

    • France 

    Depuis le du 31 janvier 2021, la France ferme ses frontières aux pays extérieurs à l’UE, « sauf motif impérieux », a annoncé le premier ministre Jean Castex. Cette disposition ne concerne plus les expatriés, depuis la décision du Conseil d’Etat.

    À partir du 1er août 2020, la France demande, pour les passagers aériens en provenance de certains pays, de présenter les résultat d’un test PCR, réalisé moins de 72 heures avant le vol. Il s’agit des personnes en provenance d’Afrique du Sud, Algérie, Brésil, Inde, Israël, Koweït, Madagascar, Oman, Pérou, Qatar, Serbie et Turquie.

    De plus, les personnes voyageant à destination de la France, depuis Bahreïn, les Émirats arabes unis, les États-Unis, ou le Panama doivent également fournir ces résultats.

    La France avait rouvert ses frontières avec ses voisins européens, le 15 juin, à l’exception de l’Espagne et du Royaume-Uni, avec un principe de réciprocité.  Pour ces deux voisins, une quarantaine de 14 jours était prévue avant l’entrée sur le territoire, dans un premier temps.

    • Grèce 

    Depuis le 1er juillet 2020, les aéroports grecs accueillent à nouveau tous les vols internationaux. Les voyageurs doivent cependant remplir un formulaire en ligne au moins 48 heures avant le voyage. Des dépistages aléatoires peuvent être effectués à leur arrivée, quelle que soit leur nationalité et le voie d’entrée. Le port du masque est obligatoire pour tous dans tous les espaces publics fermés et dans les transports publics. Certains pays considérés à risque ont des restrictions. Il s’agit, au 1er septembre, de la Belgique, la Bulgarie, l’Espagne, la Roumanie, Malte et la Suède.

    • Hongrie

    La Hongrie a interdit l’accès à son territoire aux non-résidents depuis le 1er septembre 2020 afin de tenter d’enrayer une hausse du nombre des contaminations par le nouveau coronavirus. « À partir du 1er septembre, les citoyens étrangers ne seront plus autorisés à entrer sur le territoire de la Hongrie« , a déclaré le chef du Bureau du Premier ministre Gergely Gulyás. 

    « Les citoyens hongrois qui reviennent de l’étranger doivent être mis en quarantaine pendant 14 jours ou doivent présenter deux tests négatifs« , a-t-il ajouté.

    La Hongrie prévoit des exceptions à l’interdiction d’accès à son territoire notamment pour les citoyens des autres pays du « groupe de Visegrad » (République tchèque, Slovaquie et Pologne) qui peuvent fournir un test négatif au Covid-19 de moins de cinq jours. Le 1er septembre, la Commission européenne a mis en garde la Pologne sur cette mesure qu’elle juge discriminatoire : « Toute mesure qui ne respecterait pas ces principes fondamentaux du droit européen devra bien entendu être immédiatement retirée » a déclaré le commissaire à la Justice Didier Reynders.

    • Italie

    Depuis le 3 juin 2020 les frontières sont ouvertes aux touristes de l’Union européenne. Le gouvernement italien espère ainsi relancer le tourisme dans ce pays très affecté par la pandémie. Mais une hausse des contaminations depuis le 20 août, 1210 nouveaux cas en 24 heures et la courbe ne fait que grimper, a provoqué quelques inquiétudes. Selon Raniero Guerra, directeur adjoint de l’OMS, l’augmentation des sujets positifs s’explique par une « incontestable » augmentation mais aussi par « un usage plus développé des tests ». Un tiers des cas enregistrés dans la région de Rome sont liés à des séjours en Sardaigne (le plus célèbre étant l’ex Premier ministre Silvio Berlusconi, qui a contracté une infection pumonaire due à la Covid-19 et est hospitalisé depuis le 4 septembre). Cependant le ministre de la Santé italien Roberto Speranza a exclu un reconfinement général. 

    • Islande

    Les touristes européens peuvent se rendre en Islande, à condition de faire un test PCR à leur arrivée sur le territoire, ou de se mettre en quarantaine pendant 14 jours. 

    • Malte

    Malte impose désormais des tests de dépistage pour tous les voyageurs en provenance des aéroports de Paris et Marseille, une mesure entrant en vigueur à partir de vendredi 11 septembre 2020 à minuit.
    Les personnes arrivant de ces deux villes, particulièrement touchées par des nouveaux cas de coronavirus, devront présenter un test nasal réalisé moins de 72 heures avant leur arrivée à Malte.
    Paris et Marseille rejoignent ainsi une liste de villes ou pays déjà soumis à cette mesure, comprenant trois communes espagnoles (Madrid, Gérone et Barcelone), ainsi que la République tchèque et la Tunisie.

    • Norvège

    La Norvège a annoncé mercredi 27 janvier 2021 la fermeture de ses frontières à presque tous les non-résidents afin d’éviter la propagation de nouveaux variants, plus contagieux, du coronavirus.

    Le pays nordique, qui n’est pas membre de l’Union européenne mais appartient à l’espace Schengen de libre circulation des personnes, réévaluera cette mesure dans deux semaines.

    • Pologne

    Les frontières terrestres avec la Pologne sont rouvertes depuis le 13 juin 2020. Dès le 16 juin, ça sera au tour des frontières aériennes européennes. Des restrictions concernant l’Espagne, la Roumanie et Malte ont été mises en place le 1er septembre.
    Il n’y a pas de contrôles aux frontières et aucun test ni d’attestation de test négatif au Covid-19 n’est requis pour entrer sur le territoire.

    L’interdiction de vols entre la Pologne et 44 pays, pour la plupart non européens, est en vigueur à partir du 2 septembre jusqu’au 15 septembre; cette date peut être prorogée. La liste exhaustive (en polonaisà de ces États est disponible ici.

    • République Tchèque

    Le gouvernement tchèque a annoncé  le 5 juin 2020 que ses frontières avec l’Autriche et l’Allemagne ouvriraient à midi, soit dix jours plus tôt que prévu. Le pays avait décidé de fermer ses frontières tant aux étrangers voulant entrer dans le pays qu’aux Tchèques voulant partir à l’étranger depuis le lundi 16 mars.

    Lundi dernier, le gouvernement avait annoncé qu’il rouvrirait le 15 juin ses frontières avec les pays « sûrs », ses voisins mais aussi la Suisse, la Finlande et les pays baltes.

    A partir de cette date, les Tchèques seront également autorisés à voyager, y compris vers des pays beaucoup plus touchés par le virus, mais où celui-ci est en nette régression, comme notamment la Belgique, la France, l’Italie, l’Espagne.

    En revanche, les personnes venant de ces pays devront avoir un certificat de test négatif au virus. Les Tchèques revenant de Grande-Bretagne ou de Suède, où le virus ne semble pas encore sous contrôle, devront également fournir un certificat de non-contamination.

    A partir du 1er juillet, les voyageurs en provenance de Grande-Bretagne et de Pologne seront à nouveau les bienvenus en République Tchèque. « La région de Silésie en Pologne est passée en zone verte donc les voyageurs n’auront pas besoin de présenter des tests négatifs ou de subir une quarantaine » a déclaré le 29 juin le ministre de la Santé.

    Cependant la ville de Prague est sur la liste rouge de nombreux pays qui exigent des tests des personnes qui y ont séjourné.

    • Royaume-Uni

    Le Royaume-Uni a annoncé le 28 janvier 2021 fermer ses frontières aux non-résidents arrivant des Emirats Arabes Unis, dont Dubaï, très prisé des touristes, afin d’éviter l’importation d’un variant du coronavirus apparu en Afrique du Sud.  

    L’interdiction, qui vise également le Rwanda et le Burundi, est entré en vigueur dès vendredi 29 janvier 2021.  Elle ne s’applique pas aux ressortissants britanniques et irlandais, ni aux personnes résidant au Royaume-Uni, qui doivent toutefois se soumettre à leur retour au Royaume-Uni à une quarantaine de dix jours.

    Depuis le 10 septembre 2020 le Royaume-Uni impose une quarantaine aux voyageurs arrivant du Portugal. C’était le cas déjà depuis le 15 août pour toutes les personnes revenant de France, de Monaco, de Malte et des Pays-Bas.

    Une quarantaine a également été imposée, depuis le 8 août 2020, aux visiteurs venant de Belgique, d’Andorre ou des Bahamas, et la ville de Preston, dans le nord-ouest, verra son confinement durci. Des interdictions similaires sont maintenues dans certaines régions du nord-ouest, de l’ouest du Yorkshire et à Leicester.

    Deux semaines après avoir exempté l’Espagne des mesures de quarantaine prises pour éviter l’importation de cas de nouveau coronavirus, le gouvernement britannique a réintroduit brusquement le 26 juillet 2020 une quatorzaine d’isolement pour les passagers en revenant. Il a invoqué le nombre d’infections qui a triplé en deux semaines dans le pays en particulier dans la région touristique de Catalogne.

    Face à l’arrivée de variants, le Premier ministre Boris Johnson impose une nouvelle fois une quarantaine à partir du 15 février 2021.

    • Slovaquie

    La Slovaquie a ouvert ses frontières à 19 pays, depuis le 10 juin 2020. Pour les Français, il est nécessaire de présenter le résultat d’un test PCR datant de moins de 96 heures avant de pouvoir rentrer sur le territoire. 

    • Slovénie

    La Slovénie, qui avait annoncé  la « fermeture » de ses frontières à tous les pays étrangers, exceptés les Polonais a précisé qu’elle mettrait en œuvre un filtrage similaire à celui de l’Autriche, sur la foi d’un certificat médical. Ces contrôles seront effectués au niveau des six points de passage qui resteront ouverts. Une liste de pays considérés comme à risque, et qui évolue en fonction du nombre de contamination, est disponible sur le site du Ministère de l’Intérieur. 

    • Suisse

     Le pays impose une quarantaine aux voyageurs revenant d’Espagne (sauf Baléares et Canaries). Comme beaucoup d’autres pays, la Suisse a rouvert le 15 juin 2020 ses frontières avec l’Allemagne, la France l’Autriche, l’Italie et tous les pays de l’UE le Royaume-Uni, la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein.

    La Confédération a rendu obligatoire la quarantaine pour un certain nombre de pays considérés comme à risque dont la liste se trouve ici. La Croatie et les Emirats arabes unis, la Guyane, le Liban, la Libye, le Paraguay, la Polynésie française, Saint Marin, Trinité et Tobago et l’Ukraine ont rejoint cette liste depuis le 7 septembre.

    • Ukraine 

    Le 26 septembre 2020, le Premier ministre ukrainien, Denys Chmygal, a annoncé la fermeture des frontières du pays, à compter du vendredi 28 août, pour une durée de 30 jours, à la plupart des ressortissants étrangers.

    Auparavant, après quasiment trois mois d’arrêt à cause de la pandémie de coronavirus, l’Ukraine avait annoncé, mercredi 3 juin, la reprise des vols domestiques et celle des vols internationaux à partir du 15 juin. 

    • Pays baltes

    L’Estonie et la Lettonie n’autorisent plus de vols directs avec la France depuis le 14 août 2020.

    En Lituanie, un auto-confinement pendant 14 jours (quatorzaine) est obligatoire (en provenance des pays de plus de 16 cas Covid-19 pour 100 000, dont la France). Le ministère de la Santé lituanien met à jour chaque semaine la liste de ces pays que l’on peut trouver en anglais ici. Les voyageurs qui rentrent en Lituanie doivent tous s’inscrire au Centre national de la Santé publique. Depuis le 11 août, les voyageurs en provenance de Chypre, l’Islande, les Pays-Bas et la Pologne sont mis en quatorzaine.

    Les deux semaines d’isolement auxquelles devaient se soumettre les voyageurs venant de l’étranger en raison de la pandémie de nouveau coronavirus ne seront plus imposées aux visiteurs en provenance de pays « à faible risque ».

    Les frontières avec la Russie voisine et le Belarus resteront fermées aux voyageurs, mais ouvertes pour le transport de marchandises.

    • Pays-Bas 

    Le gouvernement néerlandais a assoupli à partir du 15 juin 2020 les mises en garde sur les voyages touristiques pour plusieurs pays d’Europe. Pour le reste du monde, la liste est mise à jour très régulièrement, les pays déconseillés sont marqués en orange, ceux où voyager est possible sont en jaunes. De nombreuses régions en France, dont Paris et l’île de France sont depuis le 8 septembre marquées comme orange soit « fortement déconseillées », ainsi que la Bulgarie, la Croatie, l’Espagne, Malte, Monaco et les îles Grecques.

    En Chine, reprise des vols internationaux

    Après presque quatre mois de fermeture de ses frontières pour contrer la propagation de l’épidéme de coronavirus, la Chine a annoncé la reouverture de ses frontières le 10 août 2020. Le 27 août, la Chine a repris ses vols avec 36 pays européens et 13 pays asiatiques. Le 3 septembre, elle a repris ses vols directs et quotidiens avec le Cambodge, le Canada, le Danemark, la Grèce, le Pakistan, la Suède et la Thaïlande. 

    Avec la diminution des cas de contamination, afin de rétablir le commerce international, la Chine négocie au cas par cas avec certains pays afin d’établir ce qu’elle appelle des « voies rapides« . Des accords ont été signés par le ministère des Relations étrangères chinois avec l’Allemagne, la France, le Royaume Uni, le Japon, la Corée du Sud et Singapour. C’est ainsi qu’un premier charter a été affrêté pour des hommes d’affaires allemands au départ de Francfort pour Shanghai le 25 mai.

    En août, le traffic aérien entre la Chine et le Japon est passé de 12 vols par semaines à 15. C’est également le cas pour les vols avec la Corée du Sud qui sont passés de 9 à 15 dont huit opérés par des compagnies chinoises et 7 par des compagnies surd-coréennes.

    Par ailleurs, les vols internationaux ne peuvent plus atterrir à Pekin mais sont redirigés vers d’autres aéroports désormais appelés « premier point d’entrée » duquel les voyageurs pourront se diriger vers Pekin une fois avoir passé une quarantaine de 14 jours et des tests prouvant qu’ils ne sont pas porteurs du virus de la Covid-19.

    Suie à une nouvelle recrudescence de cas en août à Hong Kong, des tests sont à nouveau obligatoires pour passer la frontière depuis le Guangdong qui exige désormais des voyageurs de se faire dépister.

    Cuba espère s’ouvrir aux touristes

    À Cuba, la vie reprend doucement mais l’île n’est toujours pas accessible aux voyageurs de l’étranger.

    De mars à fin juillet 2020, Cuba a tenu en échec le nouveau coronavirus, le taux d’infection stagnant à 0,6 pour 100.000 habitants, sur une île de 11,2 millions d’habitants. 
    La stratégie cubaine, consistant à isoler préventivement les contacts des personnes infectées et à envoyer des étudiants en médecine faire du porte-à-porte pour rechercher les cas possibles, faisait jusqu’ici ses preuves. 

    Cuba a même envoyé ses médecins donner un coup de main à l’Italie au plus fort de sa crise sanitaires en mars et fin juin en Martinique.

    La Havane et ses 2,2 millions d’habitants sont le principal foyer d’infection de l’île. Dans les provinces, la contagion a été contenue et les écoles ont même rouvert.  Le 2 septembre, la capitale est soumise à un couvre-feu imposé pour deux semaines pour tenter de contenir un reborn de l’épidémie de Covid-19. L’île veut contrôler ce rebond afin de relancer au plus vite le tourisme, un secteur vital pour son économie.

    Depuis le 13 septembre, les matchs de baseball ont repris mais sans public. 

    La Russie rouvre progressivement ses frontières

    Les vols internationaux n’ont repris que depuis le 1er août 2020.  Mais certains pays n’ont pas encore rouvert leurs frontières comme la Finlande qui n’admet pas de voyageurs en provenance de Russie et la France. Des vols de rapatriement vers la France sont organisés régulièrement et il faut consulter régulièrement le site de l’ambassade de France en Russie pour en être informé.

    La réouverture des frontières entre l’Union européenne et certains pays tiers ne concerne à ce stade que les pays suivants figurant dans la liste mise à jour par le Conseil européen le 31 juillet (11 pays) : Australie, Canada, Géorgie, Japon, Maroc, Nouvelle-Zélande, Rwanda, Corée du Sud, Thaïlande, Tunisie, Uruguay. 

    La Jordanie reprend ses vols avec 22 pays 

    Après quatre mois d’arrêt des vols commerciaux, la Jordanie a entamé, mercredi 5 août 2020, la reprise des liaisons aériennes avec 22 pays classés « verts ». Les vols ont repris vers et en provenance des territoires où la situation épidémiologique est jugée à faible risque.
    Le Quai d’Orsay confirme que la liste n’intègre pas la France. La Belgique n’y figure pas non plus, à l’inverse du Canada et de la Suisse. S’y trouvent par ailleurs la Chine, Chypre, le Danemark, l’Estonie, la Géorgie, l’Allemagne, le Groenland, l’Islande, l’Irlande, l’Italie, la Lettonie, la Lituanie, la Malaisie, Malte, Monaco, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, Taïwan et la Thaïlande. 

    A noter que tous les passagers devront avoir effectué un test PCR au préalable tandis qu’une prise de température sera effectuée à leur arrivée à l’aéroport en plus d’un nouveau test. 

    Depuis le 8 septembre, l’aéroport international Reine Allia d’Amman accepte à nouveaux tous les vols internationaux.

    Les pays africains s’ajustent à la progression de la pandémie

    • Afrique du Sud

    Tous les voyageurs africains peuvent de nouveau se rendre en Afrique du Sud, ainsi que ceux venant de pays jugés à risque « faible ou moyen » en termes d’infections, depuis jeudi 1er octobre 2020. 

    Par ailleurs, les vols internationaux peuvent de nouveau atterrir en Afrique du Sud, marquant ainsi la réouverture officielle des frontières du pays après plus de six mois de fermeture pour lutter contre l’épidémie de Covid-19. Les autorités ont célébré cette reprise: des canons à eau sont entrés en action pour créer un arc de cercle entourant le premier appareil à se poser dans la matinée au Cap, un avion d’Emirates venu de Dubaï.

    Le président Cyril Ramaphosa avait déclaré l’état de catastrophe nationale et engagé une série de mesures, parmi lesquelles l’interdiction des voyages à destination et en provenance de pays comme l’Italie, l’Allemagne, la Chine et les Etats-Unis jusqu’au 31 mai. « Tous les ressortissants étrangers ayant visité des pays à haut risque au cours des vingt derniers jours se verront refuser un visa », a-t-il ajouté, précisant que les citoyens sud-africains rentrant au pays seraient dépistés et placés en isolement.

    • Algérie

    Les frontières vont rester fermées en Algérie jusqu’à la fin de la pandémie de Covid-19. C’est ce qu’a annoncé le président algérien, Adelmadjid Tebboune face à une recrudescence des contaminations le 24 juillet 2020.

    L’Algérie -troisième pays du continent africain le plus touché en termes de décès derrière l’Egypte et l’Afrique du Sud – est confrontée depuis plusieurs semaines à une flambée de foyers de contamination. Elle a enregistré le 24 juillet un record quotidien d’infections (675 cas). Près de 48.254 contaminations ont été recensées dans le pays depuis le 11 septembre, dont 1.612 décès, et le nombre de cas a baissé.

    Le Comité scientifique doit se prononcer mi-septembre sur la question de l’ouverture des frontières comme l’explique le site spécialisé Visa Voyages Algérie.

    • Angola

    L’état d’urgence a été déclaré le 25 mars 2020. Des mesures de restriction de la circulation des personnes et de l’ouverture des commerces sont entrées en vigueur le 27 mars. Les frontières terrestres du pays sont également fermées.

    Les autorités angolaises ont suspendu depuis le 18 mars 2020 tous les vols internationaux en provenance et à destination de l’Angola jusqu’à nouvel ordre. Les frontières nationales angolaises demeurent fermées sauf exceptions définies par les autorités angolaises. La reprise de vols réguliers non commerciaux est annoncée à partir du 14 septembre pour les vols intérieurs et du 21 septembre pour les vols internationaux.

    • Botswana

    Depuis le 28 mars 2020, tous les vols commerciaux au départ ou à l’arrivée du Botswana sont suspendus pour une durée indéterminée.

    • Burkina Faso

    Le Burkina Faso a rouvert le 1er août ses frontières aériennes, fermées depuis trois mois pour cause de coronavirus. Le pays avait enregistré, mercredi 18 mars 2020, le premier décès lié au coronavirus en Afrique subsaharienne. Dans une déclaration télévisée, le président Roch Marc Christian Kaboré avait annoncé la fermeture des frontières terrestres et aériennes à partir du 21 mars.

    • Burundi

    Le gouvernement a ordonné la fermeture des frontières depuis la découverte d’un premier cas de coronavirus le 30 mars 2020. Seule celle avec la Tanzanie reste ouverte aux poids lourds. Depuis, le commerce transfrontalier est paralysé et les hôtels et restaurants de Bujumbura sinistrés. 

    En Afrique de l’Est, les routiers sont souvent stigmatisés et accusés de convoyer le coronavirus. Cette situation porte préjudice aux pays de la région enclavés, comme le Rwanda ou le Burundi.

    • Cameroun

    Le président camerounais, Paul Biya, a donné des instructions mardi 17 mars 2020, pour la fermeture des frontières avec les pays voisins jusqu’au 17 avril, face à la pandémie de coronavirus. Cette fermeture a pris effet mercredi 18 mars. Les frontières sont toujours fermées à ce jour.

    • Cap-Vert

    L’état d’urgence a été décrété le 27 mars 2020 et le pays respecte un strict confinement. Les frontières extérieures, comme intérieures, aériennes et maritimes sont fermées.

    • République démocratique du Congo

    Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a officialisé mardi 21 juillet 2020 la levée de l’état d’urgence sanitaire, avec une reprise des activités en trois étapes. Les frontières ont rouvert le 15 août. 

    • Congo-Brazzaville

    Depuis le 24 août 2020, le Congo-Brazzaville a rouvert ses frontières aériennes, fermées depuis mars comme l’ensemble des frontières du pays pour lutter contre la propagation du coronavirus.  

    • Côte d’Ivoire

    « Après évaluation de la pandémie » et pour lutter « contre la propagation de la maladie« , le gouvernement a décidé, vendredi 20 mars 2020, de la fermeture des frontières terrestres, maritimes et aériennes à tout trafic de personnes.

    • Egypte

    L’Égypte a annoncé le 14 juin 2020 la réouverture à partir du 1er juillet de ses aéroports, fermés depuis mars pour cause de nouveau coronavirus, ainsi que de plusieurs stations balnéaires. Les vols reprendront « entre l’Égypte et les pays qui rouvrent leurs espaces aériens », a assuré le ministre de l’Aviation, Mohamed Manar, lors d’une conférence de presse le même jour au Caire. Avant de préciser : « Nous souhaitons que le business reprenne ».

    Mais tout le pays ne sera pas encore accessible. Si les vols internationaux reprennent vers l’Égypte, seuls trois gouvernorats, connus pour leur stations balnéaires, seront en effet autorisés à accueillir les touristes : la Mer rouge, le Sud-Sinaï, dans l’est du pays, et Marsa Matrouh dans le nord. « Nous avons choisi ces trois gouvernorats car ils sont côtiers, loin des grandes agglomérations et ont enregistré les plus faibles nombres de contaminations au virus », a indiqué de son côté le ministre du Tourisme et des Antiquités, Khaled El-Enani. 

    Depuis le 15 août 2020, il est obligatoire de présenter un test PCR négatif pour pouvoir entrer sur le territoire égyptien.

    • Ethiopie

    Le 23 mars 2020, les autorités éthiopiennes ont décidé de la fermeture des frontières terrestres du pays, à l’exception des importations de marchandises qui sont toujours autorisées. L’état d’urgence a été déclaré depuis le 8 avril. Les voyageurs sont soumis à un test de dépistage et à une quatorzaine avant de pouvoir pénétrer sur le territoire.
     

    • Gabon

    A partir du 1er juillet 2020, les autorités gabonaises ont décidé de renforcer leur plan de lutte contre la propagation du Covid-19 par de nouvelles mesures et notamment la suspension de la délivrance des visas touristiques pour toute personne en provenance des « pays à risque » (Union européenne, Chine, Corée du Sud et États-Unis). En conséquence, les touristes en provenance de ces pays ne sont plus autorisés. Les restrictions n’ont pas encore été levées.

    • Gambie 

    Le président Barrow a prolongé le 20 mai 2020 l’état d’urgence dans le pays. Les frontières sont toujours fermées.

    • Ghana

    L’aéroport international Kokota a réouvert le 1er septembre 2020 accueillant à nouveau des passagers de l’étranger. « Tout passager arrivant au Ghana devra être muni d’un test Covid-19 négatif, réalisé dans son pays d’origine » moins de 72h avant son départ a déclaré le chef de l’état.

    • Guinée-Bissau

    Le ministre bissau-guinéen de l’Intérieur, Botche Candé, a indiqué mardi 29 septembre 2020 à la presse avoir « reçu des informations des agents à la frontière indiquant que la frontière avait été unilatéralement fermée par la Guinée (Conakry) depuis dimanche ».

    Le président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embalo entretient des relations notoirement tendues avec son homologue guinéen Alpha Condé, fortement impliqué dans les efforts diplomatiques pour tenter de résoudre les crises politiques à répétitions en Guinée-Bissau.

    Le pays avait interrompu les liaisons aériennes et renforcer les contrôles sanitaires à ses frontières terrestres, avec le Sénégal et la Guinée, touchés par le coronavirus.

    • Guinée Conakry

    La Guinée, en pleine campagne pour l’élection présidentielle, a fermé ses frontières terrestres avec la Guinée-Bissau et le Sénégal, a-t-on appris mardi 29 septembre 2020 de sources concordantes.

    Le ministre guinéen de la Sécurité, Albert Damantang Camara, n’a pu être joint par l’AFP pour expliquer cette décision, mais un responsable gouvernemental a affirmé sous le couvert de l’anonymat que les frontières avec ces deux pays avaient été fermées pour des raisons de sécurité, sans autre précision.

    Le président avait rouvert les frontières aériennes progressivement à partir du 17 juillet 2020, « en fonction de la mise en place des dispositions et procédures sanitaires retenues et conformément au principe de réciprocité entre les pays d’origine et de destination », a dit Alpha Condé.

    Le 26 mars, le gouvernement avait annoncé l’instauration de l’état d’urgence, la fermeture des frontières hors trafic de marchandises, la fermeture des écoles et des lieux de culte et l’interdiction des rassemblements de plus de 20 personnes.

    • Kenya 

    Le Kenya a repris ses vols internationaux et nationaux le 1er août 2020 dans le cadre d’une levée progressive des mesures de lutte contre la pandémie de coronavirus, pourtant en phase de progression dans la première économie d’Afrique de l’Est. 

    Le 16 mars, le président Uhuru Kenyatta avait annoncé que son gouvernement suspendait tous les déplacements en provenance des pays où au moins un cas de contamination au Covid-19 avait été confirmé. Début juillet, M. Kenyatta avait levé l’interdiction de quitter ou de se rendre à Nairobi et Mombasa, les deux plus grandes villes du pays et principaux foyers de l’épidémie.  

    Il avait précisé que les citoyens kenyans et les ressortissants étrangers disposant d’un titre de résidence permanente étaient autorisés à revenir sur le territoire à condition qu’ils puissent se placer en quarantaine.

    • Madagascar

    Madagascar a annoncé mardi 17 mars 2020 la suspension de toutes les liaisons aériennes avec le reste du monde, et non plus seulement l’Europe. 

    Air Madagascar a prolongé jusqu’à la fin juillet au plus tôt la suspension de tous ses vols internationaux pour se conformer à la prolongation de l’état de l’urgence sanitaire à Madagascar.

    Le gouvernement malgache maintient l’interdiction d’opérer des vols réguliers entrants et sortants de l’île, et continue d’imposer des restrictions de voyage toujours en vigueur dans les pays desservis par la compagnie.

    Le gouvernement a annoncé le 5 septembre la prolongation pour 15 jours de l’état d’urgence.

    • Malawi

    Les vols commerciaux vers le Malawi sont à nouveau possibles depuis le 1er septembre 2020. Les voyageurs arrivant au Malawi doivent être en possession d’un certificat attestant d’un résultat négatif au test COVID-19. Ce test doit avoir été effectué dans les 10 jours précédant l’arrivée au Malawi. Tous les passagers entrants doivent remplir un «Travel Surveillance Form» (présenté sur le vol ou à l’aéroport à l’arrivée) et sont soumis à une auto-quarantaine de 14 jours.

    • Mali

    Le Mali a rouvert ses frontières aériennes le 25 juillet 2020 et ses frontières terrestres le 31 juillet. Brièvement fermées au moment du coup d’état par la junte militaire, les frontières ont été rouvertes le 21 août à minuit.
    Bamako avait suspendu les vols commerciaux en provenance des pays touchés par le coronavirus, avait annoncé mardi 17 mars le président Ibrahim Boubacar Keita.

    • Maroc

    Depuis le 15 août 2020, le Maroc est de nouveau sur la liste des pays à risques établie par l’Union Européenne et donc imposant à ses ressortissants des tests de dépistage et une quarantaine dans le cas qu’ils aient effectué un séjour dans le royaume. Le Royaume a fermé ses frontières avec l’Espagne et la France.

    • Mozambique

    Les autorités ont prolongé l’état d’urgence jusqu’au 31 juillet 2020. L’espace aérien est donc toujours fermé pour les vols commerciaux. L’entrée des personnes par les frontières terrestres et portuaires sont limitées : frontières terrestres avec l’Afrique du Sud fermées sauf Ressano Garcia pour les marchandises), et celles avec le Royaume d’Eswatini (sauf pour les résidents et les nationaux swazis).

    • Namibie

    Les touristes internationaux sont à nouveaux les bienvenus à partir du 11 septembre 2020.
     

    • Niger

    Les autorités ont imposé un couvre-feu dans la capitale Niamey, épicentre de l’épidémie, également placée en « isolement sanitaire ». Les frontières sont fermées, ainsi que les écoles et les lieux de culte.

    • Nigeria

    Le président Muhammadu Buhari a ordonné mercredi 16 décembre 2020 la réouverture des frontières terrestres avec ses voisins du Bénin et du Niger, fermées depuis août 2019 officiellement pour stopper la contrebande et encourager la production locale.

    « Le président Buhari a ordonné l’ouverture immédiate des postes frontières », a annoncé sur Twitter la présidence nigériane.

    Le Nigeria a interdit mercredi 18 mars 2020 l’entrée sur son territoire aux voyageurs arrivant de 13 pays à risque (Chine, Italie, Iran, Corée du Sud, Espagne, Japon, France, Allemagne, Etats-Unis, Norvège, Royaume-Uni, Suisse, Pays-Bas) pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus dans le pays le plus peuplé d’Afrique.

    L’espace aérien et les aéroports du pays avaient été fermés aux opérations aériennes en mars 2020 pour freiner la propagation du COVID-19. Le gouvernement fédéral a autorisé le redémarrage des vols intérieurs dans la phase précédente, et approuvé l’ouverture des aéroports pour les vols internationaux à partir du 5 Septembre 2020. Seul deux aéroports, Abuja et Lagos sont autorisés.

    En ce moment, le Nigeria a interdit un certain nombre de compagnies aériennes d’atterrir sur son espace aérien. Dix compagnies aériennes n’ont pas été autorisées à opérer dont Air France, KLM Royal Dutch, Lufthansa (depuis les Pays Bas) et Etihad Airways des Émirats arabes unis…, car, les Nigérians avec des visas touristiques ne sont pas autorisés à entrer dans ces pays.

    • Ouganda

    Le pays a fermé ses frontières depuis le 23 mars 2020. Il a autorisé à nouveau l’accès à ses sites touristiques et parcs nationaux depuis le 25 juillet mais seulement pour les personnes se trouvant en Ouganda.

    • République centrafricaine

     L’aéroport de Bangui a rouvert depuis le 10 juillet 2020. Les vols sont pour l’instant limités à un vol par semaine par compagnie.
     Tous les voyageurs arrivant à l’aéroport de Bangui M’Poko doivent se soumettre à un contrôle sanitaire (prise de la température) et remplir une fiche de renseignements.
     Toute personne entrant sur le territoire centrafricain depuis des zones à transmission locale du Covid-19 ou ayant séjourné dans de telles zones doit rester confinée pendant 21 jours. Toute sortie est interdite, sauf décision médicale.

    • Rwanda

    L’aéroport de Kigali est rouvert depuis le 1er août 2020. Cependant les personnes entrant au Rwanda doivent disposer d’un test PCR négatif à la COVID-19 fait dans les 120 heures avant leur départ. A l’arrivée à Kigali, les personnes entrant au Rwanda doivent observer une quarantaine obligatoire de 24 heures dans des hôtels habilités pour.

    • Sao Tomé-et-Principe

    Avec seulement quatre lits en réanimation pour une population de 200 000 personnes, le pays a décidé de fermer ses frontières, malgré l’importance du tourisme pour l’économie locale.

    • Sénégal

    Le Sénégal a rouvert ses frontières aériennes depuis le 15 juillet 2020, et les vols internationaux ont repris selon un protocole sanitaire défini.

    Les frontières terrestres et maritimes restent fermées jusqu’à nouvel ordre.

    Les autorités sénégalaises n’autorisent l’entrée sur leur territoire qu’aux seuls ressortissants étrangers titulaires d’une carte de séjour d’étranger ainsi qu’aux personnes de nationalité sénégalaise.

    L’île de Gorée, symbole de la traite atlantique et destination prisée des touristes au large de Dakar, a elle aussi rouvert samedi 10 octobre aux visiteurs après sept mois d’une fermeture.
     

    • Sierra Leone

    Avant même le tout premier cas de Covid-19, le gouvernement avait fait boucler les frontières terrestres, supprimer les vols internationaux et fermer les écoles. Le Président de la république Julius Maada Bio a décrété l’état d’urgence pour une durée de 12 mois.

    • Somalie

    Le gouvernement somalien a autorisé la reprise des vols nationaux, puis internationaux depuis le 3 août 2020, mais maintient des mesures de restriction des mouvements afin de limiter la transmission de la COVID-19. Les voyageurs entrant en Somalie doivent être en mesure de présenter un certificat de moins de 72 heures indiquant qu’ils ont été testés négatifs à la COVID-19.

    Par ailleurs le couvre-feu est toujours en vigueur à Mogadiscio entre 20 heures et 5 heures du matin.

    • Soudan

    Depuis le 24 mars 2020, les autorités locales ont instauré un couvre-feu de 18 heures à 6 heures. Les trajets en bus et les déplacements de particuliers en voiture dans l’ensemble du pays sont interdits. La frontière terrestre avec l’Égypte a également été fermée.

    Les vols sont temporairement suspendus ains que la délivrance de visas d’entrée sur le territoire et de manière générale les entrées de passagers en provenance de la France, l’Italie, l’Espagne, la Chine, la Corée, le Japon et l’Egypte.

    • Tanzanie

    Les liaisons aériennes n’ont pas repris un rythme régulier et fiable malgré la levée des restrictions par la Tanzanie le 7 juin 2020. Plusieurs pays de transit restent fermés ou imposent leurs propres mesures sanitaires, de plus l’espace Schengen maintient des restrictions à l’entrée des citoyens tanzaniens. Depuis le 1er août, les vols Kenya Airways entre Nairobi et la Tanzanie (Dar Es Salam / Kilimandjaro / Zanzibar) sont suspendus. La frontière terrestes est toujours fermée entre le Kenya et la Tanzanie.

    Du fait de ces difficultés, l’activité touristique en Tanzanie reste réduite et n’est pas recommandée. Les achats via les sites internet sont actuellement à proscrire. Seules les réservations via des agences de voyages permettent d’avoir une garantie de prestations pour chaque étape du périple (hôtels, safari, guides, etc).

    • Togo

    Les autorités ont renforcé les mesures de protection le 21 mars 2020 en fermant toutes les frontières terrestres. Depuis le 1er août, l’espace aérien togolais est de nouveau ouvert aux vols commerciaux domestiques et internationaux. Les voyageurs doivent se soumettre à un dépistage et télécharger l’application Togo Safe, pour permettre la géolocalisation des voyageurs après leur admission sur le territoire togolais.

    • Tunisie

    Depuis samedi 27 juin 2020, les frontières aériennes, terrestres et maritimes sont rouvertes. Les premiers vols commerciaux ont commencé à atterrir ce jour-là.

    Seuls les voyageurs en provenance de pays considérés comme sûrs, classés dans une liste verte -dont l’Allemagne, la Chine ou l’Italie- peuvent arriver en Tunisie sans aucune condition. Ceux venant de pays classés orange, dont la France, le Maroc et l’Espagne, devront présenter un test PCR négatif fait moins de 72 heures avant le départ, a indiqué le ministère tunisien de la Santé.

    La saison touristique semble néanmoins compromise par les restrictions de déplacement visant à limiter un retour du nouveau coronavirus.

    Les frontières de la Tunisie ont été fermées plus de trois mois, entre le 18 mars et le 27 juin 2020. 

    • Ouganda

    Le président ougandais Yoweri Museveni a décrété un arrêt immédiat de toute circulation de véhicules et un couvre-feu nocturne pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus.

    Depuis le 23 mars 2020, ce pays d’Afrique de l’Est a fermé ses frontières terrestres, maritimes et aériennes – exception faite des vols cargo et d’urgence – et interrompu les transports publics.

    • Zimbabwe

    Le 30 mars 2020, les autorités du Zimbabwe ont décrété un confinement général de 21 jours, ainsi que la suspension des liaisons aériennes commerciales internationales.

    Le Pakistan fermé à l’Iran et à l’Afghanistan

    Le Pakistan a fermé ses frontières avec l’Iran et l’Afghanistan lundi 16 mars 2020 « pour une période initiale de deux semaines (..) dans l’intérêt des trois pays frères », a précisé le ministère.

    Les vols internationaux à destination du Pakistan ne devraient toutefois pas être affectés pour le moment, ont déclaré des responsables.

    • Canada

    Le premier ministre Justin Trudeau restreint au maximum les possibilités de voyages vers ou depuis le Canada afin de mieux protéger le pays contre les variants du virus.

    Les quatre principales compagnies aériennes canadiennes annulent tous leurs vols pour les destinations soleil dans les Caraïbes et au Mexique,depuis le 31 janvier et jusqu’au 30 avril 2021. Cela concerne quinze destinations au total. Dans le cas de la compagnie Air Transat, elle annule tous ses vols jusqu’au 30 avril 2021.

    Depuis la mi-mars 2020, les frontières du Canada sont fermées aux étrangers, sauf en cas de voyages jugés essentiels. La frontière terrestre avec les États-Unis est également fermée depuis le 18 mars, sauf pour le transport des marchandises et en cas de voyages qualifiés d’essentiels, et elle va le rester au moins jusqu’au 21 février. Cette fermeture se renouvelle de mois en mois et on ne s’attend pas à ce que la frontière rouvre avant le printemps. 

    Le Canada a annoncé mercredi 20 janvier 2021 une nouvelle prolongation d’un mois, jusqu’au 21 février, de la fermeture de ses frontières aux étrangers dont la présence n’est pas jugée essentielle.

    Depuis mars dernier 2020, les voyageurs arrivant au Canada, qu’ils soient Canadiens ou non, sont soumis à une quarantaine obligatoire de 14 jours afin d’éviter la propagation du coronavirus. Depuis début janvier, ils doivent en plus présenter un test négatif au Covid-19 datant de moins de trois jours pour pouvoir s’envoler pour le Canada.

    « Avec certaines des restrictions de voyage les plus strictes au monde, nous avons pris des mesures énergiques à nos frontières pour lutter contre la Covid-19 », a commenté le ministre de la Sécurité publique Bill Blair dans un tweet annonçant la prolongation.

    Et depuis début juin 2020, les ressortissants étrangers peuvent rejoindre leur famille vivant au Canada, s’ils sont des conjoints, des enfants, des parents ou des tuteurs légaux de citoyens canadiens. Sinon, seules les personnes dont la présence sur le sol canadien est jugée essentielle, comme certains salariés, sont admises.

    La frontière entre le Canada et les Etats-Unis fermée

    La frontière du Canada avec les Etats-Unis reste fermée également jusqu’au 21 février 2021, dans le cadre d’un accord bilatéral séparé avec Washington. Seuls sont autorisés le commerce des biens et marchandises et les voyages considérés comme essentiels.

    Cette fermeture de la plus longue frontière terrestre au monde a été décidée en mars 2020, et elle est depuis renouvelée chaque mois.

    Le 11 mars 2020, le président américain avait annoncé la suspension, pour trente jours, de l’entrée aux États-Unis des voyageurs ayant récemment séjourné en Europe, à l’exception des citoyens américains.

    L’Égypte et Israël ferment leurs frontières

    En Égypte et en Israël, même son de cloche. Le Caire a annoncé mercredi 3 mars 2020 l’interdiction du territoire égyptien à tous les ressortissants qataris. Une décision qui fait écho à l’annonce de Doha, dimanche dernier, d’imposer « une restriction d’entrée temporaire »  à toutes les personnes provenant d’Egypte.

    L’accès au sol israélien se voit lui aussi restreint. Le ministère de l’Intérieur a annoncé que « les touristes en provenance de France, Espagne, Autriche, Allemagne et Suisse ne pourront plus entrer en Israël à partir de vendredi (ndlr 6 mars) à 8 heures du matin ». Les résidents israéliens ne sont pas concernés par cette restriction. Aujourd’hui, près de 150 000 Français vivent dans le pays.

    Mais depuis février 2021, Israël qui a commencé à massivement vacciner sa population, songer à relancer le tourisme. Le gouverment a mis en place un « passeport vert », c’est à dire un passeport vaccinal. Le pays a signé des accords avec Chypre et la Grèce autorisant les voyages pour les personnes vaccinées.

    Le ministère de la Santé irakien a annoncé avoir recensé un 35ème cas de contamination, des Irakiens pour la plupart revenu d’Iran, l’un des plus importants foyers de coronavirus après la Chine. Si l’Irak n’a pour l’heure pas fermé ses frontières, elle suspend tout commerce avec l’Iran.

    Le Liban coupé du monde 

    Depuis mercredi 18 mars et jusqu’au 12 avril 2020, l’aéroport international de Beyrouth, les ports et les frontières terrestres seront fermés au Liban.
     

    En Cisjordanie, les séjours touristiques interdits

    Après un premier cas suspecté du nouveau coronavirus en Cisjordanie, l’Autorité palestinienne a annoncé interdire pendant deux semaines les séjours touristiques en Cisjordanie.

    La basilique de la Nativité à Bethléem, lieu de naissance de Jésus selon la tradition chrétienne, sera quant à elle fermée jusqu’au 20 mars. D’autres églises et mosquées sont également appelées à ne pas accueillir de fidèles et ainsi éviter la contagion du virus. 

    Visas annulés et bateaux interdits en Inde

    Les voyageurs en provenance de France ne sont plus admis en Inde. Le pays vient de suspendre l’attribution de tous les visas de tourisme, et d’interdire à tout bateau de croisière d’accoster dans ses ports. Les visas précédemment accordés pour les visiteurs venant de Chine, d’Italie, d’Iran, de Corée du Sud et du Japon sont annulés.

    Le Sikkim et l’Arunachal Pradesh, deux États frontaliers avec la Chine, interdisent désormais l’entrée aux étrangers. A noter que l’une des premières contagions du pays est arrivée par un Indien qui revenait d’Italie.

    L’Amérique Latine isolée face au coronavirus

    • Argentine

    Le président argentin Alberto Fernández a averti que tout non-respect de mise en quarantaine préventive serait considéré « comme un délit, car cela met en danger la santé publique ».

    Le gouvernement argentin suspend totalement l’entrée sur son territoire aux personnes venant d’Italie, où la propagation du virus a explosé. Par ailleurs, il suspend pour 30 jours les vols en provenance des pays les plus touchés.

    •  Brésil

    Le Brésil a fermé jeudi 19 mars 2020 par un décret ministériel pour 15 jours toutes ses frontièresterrestres, à l’exception de celle avec l’Uruguay, afin de tenter d’endiguer l’expansion du coronavirus.

    • Colombie

    La Colombie va aussi isoler les personnes arrivant de Chine, d’Espagne, de France et d’Italie pour tenter de freiner la propagation du Covid-19 sur son territoire.

    « Compte tenu de ce qu’impliquent les mesures de quarantaine mises en place par la Chine, l’Italie, l’Espagne et la France, le gouvernement a opté pour l’isolement préventif des personnes en provenance desdits pays afin de protéger la santé publique », a expliqué le chef de l’Etat colombien Iván Duque sur Twitter.

    • Chili

    Le président chilien, Sebastian Piñera, a annoncé, lundi 16 mars 2020, la fermeture des frontières sauf pour les Chiliens et les personnes ayant la résidence permanente dans le pays. Cette mesure est entrée en vigueur mercredi 19 mars.

    « Cela ne concerne pas l’entrée et la sortie de marchandises« , a déclaré le chef de l’État.

    • Pérou

    Le Pérou a rouvert, ce lundi 5 octobre, son espace aérien international après environ trois mois d’interruption, en reprenant les liaisons avec sept pays latino-américains : 

    la Colombie, l’Equateur, le Panama, le Paraguay, l’Uruguay, la Bolivie et le Chili.

    Il s’agira de « sept pays et onze destinations, car dans certains pays les vols internationaux iront dans plus d’une ville« , a précisé le président Martin Vizcarra. 

    • Salvador et Guatemala

    Au Salvador, les autorités ont pris une décision radicale : aucune entrée d’étrangers sur son territoire pendant 21 jours, sauf les résidents et diplomates, qui seront soumis à une quarantaine de 30 jours.

    Son voisin, le Guatemala, a fermé ses portes aux personnes en provenance des zones touchées.

    • Venezuela, Bolivie, Pérou

    Le Venezuela et la Bolivie ont choisi de suspendre pendant un mois tous les vols européens. Le Paraguay les supprime jusqu’à nouvel ordre, tout comme le Pérou.

    Lima a d’ailleurs annoncé qu’elle placera systématiquement à l’isolement à leur arrivée les voyageurs venus de Chine, Italie, Espagne ou de France.

    • Equateur

    Face à l’épidémie, le gouvernement équatorien a déclaré l’état d’urgence sanitaire, et a ordonné la fermeture des écoles, le confinement, la limitation du trafic automobile et la fermeture des frontières. Les autorisations de sortie sont quant à elles fortement réduites dans la région de Guayas (sud-ouest), la plus touchée.

    Les mesures de quarantaines se multiplient

    • Japon

    Le pays autorise une réouverture des frontières pour le retour des résidents étrangers, sous conditions. Le gouvernement japonais, accusé de lenteur à l’arrivée du virus, a lui aussi mis en place de nouvelles mesures. Depuis le 9 mars 2020, tous les passagers en provenance de Chine et de Corée du Sud seront placés en quarantaine pendant deux semaines. « Nous leur demanderons de rester deux semaines dans des endroits désignés et de ne pas utiliser les transports en commun dans le pays », a annoncé le Premier ministre Shinzo Abe.

    Haïti restreint ses vols pour les passagers « à risque »

    Haïti a demandé aux compagnies aériennes de ne pas transporter de passagers en provenance de six pays touchés par l’épidémie de coronavirus, dont la France, à moins qu’ils n’aient passé 14 jours dans une zone « sans risque ».

    Six pays figurent sur la liste haïtienne des zones  à « haut risque de transmission du Covid-19 »: Allemagne, Chine, Corée du Sud, France, Iran et Italie.

    Le ministère haïtien de l’Intérieur et des Collectivités territoriales exhorte les « lignes aériennes fonctionnant sur (son) territoire national » à « prendre les dispositions nécessaires en vue d’interdire l’embarquement de tout passager provenant des zones rouges ». Aucun cas de coronavirus n’a encore été officiellement déclaré en Haïti.

    Alors que les gouvernements tentent de se prémunir face à la propagation du coronavirus, le transport aérien lui, fait grise mine. Avec les restrictions qui ne cessent de se multiplier, les compagnies pourraient enregistrer jusqu’à 113 milliards de dollars de perte en 2020, si la propagation continue.

  • Réactions à la confirmation de l’acquittement de Laurent Gbagbo

    Réactions à la confirmation de l’acquittement de Laurent Gbagbo

    La confirmation de l’acquittement de Laurent Gbagbo par la CPI a un goût amer pour les associations de victimes de la crise électorale de 2010-2011 en Côte d’Ivoire, tandis que l’opposition politique salue la nouvelle.

    Regardez le reportage de Christelle Pire depuis Abidjan pour TV5MONDE

  • Croissance et épidémie, la course de vitesse est engagée

    Croissance et épidémie, la course de vitesse est engagée

    Le gouvernement français a été contraint de durcir les restrictions sanitaires dans 16 départements le jeudi 18 mars dernier, puis dans 3 autres supplémentaires ce jeudi 25 mars et enfin dans tout le pays à partir du 3 avril. En Europe, les pays appliquant de fortes mesures d’endiguement de l’épidémie se multiplient. De nombreux pays européens reconfinent face à la nouvelle progression du nombre de cas. Ces mesures sont-elles susceptibles de remettre en cause la reprise espérée de l’économie ? Quelles menaces pèsent sur la croissance dans les prochains mois ? 

    Le nouveau confinement, un coût limité pour la France ? 

    Le confinement strict du printemps 2020 avait fait chuter le PIB mensuel français de 30 % (de la mi-mars à la mi-mai). Celui de l’automne dernier avait été moins exhaustif et avait entrainé un recul plus limité de 8 % du PIB mensuel. Ce moindre recul du PIB est à mettre au compte du maintien des écoles et de l’adaptation des entreprises à poursuivre l’activité en mode dégradé. Le bâtiment a enregistré une baisse de son activité de 7 % en novembre dernier quand elle atteignait 70 % en avril 2020. 

    Dans l’hôtellerie-restauration, l’activité avait chuté de 90 % en avril 2020 (contre -50 % environ en novembre). De nombreux hôtels qui avaient fermé au printemps dernier, sont restés ouverts cet automne. Des restaurants se sont lancés dans la vente de repas à distance. Dans les entreprises de services, le télétravail a été plus efficace à l’automne qu’au printemps. Les mesures annoncées le 18 mars dernier concernent 16 départements, ceux de l’Île de-France, ceux des Hauts-de-France ainsi que les Alpes-Maritimes, l’Eure et la Seine Maritime, complétés, depuis, par le Rhône, l’Aube et la Nièvre. Ils représentent un tiers de la population française et environ 40 % du PIB du pays. 

    Les fermetures de commerces sont moindres qu’en novembre. De ce fait, ces restrictions sanitaires amputeront le PIB de moins de 4 points par mois. Sur l’ensemble de l’année, la perte serait inférieure à 0,4 point. Le ministère de l’Économie espère même que le manque à gagner soit inférieur à 0,2 point de PIB sur l’année, les acteurs économiques s’adaptant de mieux en mieux aux restrictions.

    7,2 milliards d’euros par mois 

    Au niveau des finances publiques, le nouveau confinement pourrait coûter 1,2 milliard d’euros par mois s’ajoutant aux dépenses déjà prévues. Le total pourrait atteindre 7,2 milliards d’euros par mois. Tous les commerces non essentiels bénéficient des dispositifs d’urgence (chômage partiel, fonds de solidarité avec une aide pouvant aller jusqu’à 20 % du chiffre d’affaires, couverture des frais fixes pour les plus grandes structures etc.).

    L’espoir de la vaccination et des plans de relance en Israël et aux États-Unis semblent prouver l’effet des campagnes de vaccination sur le nombre de nouveaux cas de Covid-19. À l’échelle mondiale, le nombre de nouvelles contaminations est passé de près de 800 000 par jour en début de l’année à 400 000 à la fin du mois de mars. 

    une croissance élevée est attendue

    Les responsables américains estiment qu’à compter du début du mois de juillet, la quasi-totalité des restrictions sanitaires pourront être levées permettant à la croissance de s’épanouir. Compte tenu de l’ampleur des plans de relance annoncés, une croissance élevée est attendue au cours du second semestre. 

    La croissance aux États-Unis pourrait atteindre plus de 6 % en 2021 et plus de 4 % en 2022. Pour la zone euro, elle serait plus faible en raison du retard pris dans la vaccination et de la moindre ampleur des plans de relance. Elle pourrait néanmoins dépasser 4 % cette année et l’année prochaine. L’économie mondiale après avoir connu un repli de 3,4 % en 2020 devrait connaître une expansion de 5,6 et 4 % en 2021 et 2022. 

    Les freins possibles à la croissance

    Le scénario d’une reprise forte est actuellement privilégié par les investisseurs et les économistes. Quels sont les obstacles à sa réalisation? La persistance de l’épidémie ou de foyers épidémiques constitue la principale menace qui pourrait entraver le retour de la croissance. Il n’est pas impossible que le virus de la Covid ne disparaisse pas complètement et réapparaisse périodiquement dans certains pays, du fait d’une couverture vaccinale incomplète ou de l’apparition de mutants pour lesquels les vaccins seraient inopérants. 

    Le maintien de restrictions sanitaires au niveau des transports internationaux devrait perdurer plusieurs années, ce qui limitera l’activité du secteur du tourisme et des transports. Par ailleurs, des confinements périodiques pourraient être instaurés afin d’éviter la diffusion du virus, ce qui freinerait également l’activité. L’apparition de mutants pourrait contraindre à la mise en place de vaccination annuelle de la population générant un coût important avec la mobilisation permanente du personnel de santé. 

    La reprise économique pourrait être atténuée par le maintien d’un effort d’épargne de la part des ménages. Depuis le début de la crise, que ce soit aux États-Unis ou au sein de la zone euro, le taux d’épargne avoisine les 20 % du revenu disponible brut. Au niveau de l’OCDE, plus de 3 000 milliards d’euros ont été mis de côté. Leur retour dans les circuits de la consommation est censé accélérer la croissance. Après avoir connu une légère baisse durant la période estivale en 2020, le taux d’épargne est reparti à la hausse à l’automne avec l’application de nouvelles restrictions sanitaires. Les ménages échaudés par la succession de crises et de mauvaises nouvelles pourraient décider de ne pas puiser dans leurs économies. 

    La succession rapide des crises incite à une épargne de précaution

    En Asie du Sud-Est, malgré le retour à la normale, le taux d’épargne reste plus élevé qu’avant la crise, la hausse des ventes au détail ne compensant pas la perte enregistrée durant le début de l’année 2020. La normalisation de la consommation n’a pas été totale. Les ménages conservent une part d’épargne de précaution plus importante qu’auparavant par crainte de nouvelles vagues épidémiques. La succession rapide des crises, ces vingt dernières années, les incite aussi à la prudence. La précarité accrue des situations professionnelles conduit également les ménages à conserver un volant plus important de liquidités. 

    La reprise pourrait être entravée si les entreprises n’augmentaient pas leurs dépenses d’équipements. Face à la hausse de leur endettement, elles pourraient réduire ou différer leurs investissements. S’ils doutent de la vigueur de la reprise ou s’ils croient à l’arrivée de nouvelles crises, les chefs d’entreprises pourraient conserver un montant important de liquidités. Ces dernières atteignent des niveaux records (4 000 milliards de dollars aux États-Unis et 3 500 milliards d’euros pour la zone euro). Sur ce sujet de l’investissement, la zone euro est la plus fragile. En effet, ces vingt dernières années, les investissements de l’entreprise ont peu progressé : +20 % contre +80 % pour les États-Unis. Sans un effort important des entreprises, la croissance pourrait rapidement faiblir en Europe. 

    Le poids du chômage

    La Chine qui est sortie de la crise sanitaire marque le pas en matière d’investissement dont la croissance s’affaiblit depuis maintenant une dizaine d’années. 

    Une des grandes inconnues de la sortie de la crise est le taux d’emploi. Si les secteurs du tourisme et des transports sont toujours handicapés durant plusieurs années par la situation sanitaire, des destructions d’emploi sont inévitables avec la question du reclassement du personnel concerné. L’emploi dans les secteurs de l’hébergement, de la restauration et des loisirs avait augmenté de 2002 à 2020 de 60 % au sein de la zone euro et de 40 % aux États-Unis. Une remise en cause de ces activités abaisserait le taux d’emploi et pèserait sur la croissance. La nécessité de réorienter une partie de la population active vers d’autres activités se pose d’autant plus que la transition énergétique impose une refonte complète de plusieurs filières industrielles comme celle de l’automobile.

    Les tensions commerciales 

    L’évolution des relations commerciales entre les grandes zones économiques peut également influer sur la croissance. Si l’élection de Joe Biden a détendue les relations internationales, les conflits entre les États-Unis et la Chine restent latents et peuvent s’ouvrir à nouveau. Si la situation économique et sociale ne s’améliore pas rapidement, les tensions protectionnistes pourraient se faire jour à nouveau. 

    La probabilité d’une forte croissance en 2021 et 2022 est le scénario le plus probable mais plusieurs menaces pourraient soit en affaiblir la portée, soit en diminuer la durée. Une coopération internationale tant sur les vaccins que sur le plan économique sera un gage de pérennité de l’expansion de l’activité.

  • Fond de relance européen : premiers décaissements « dès l’été »

    Fond de relance européen : premiers décaissements « dès l’été »

    La Cour constitutionnelle allemande devrait statuer « rapidement » sur le Fond de relance européen destiné à faire face à l’impact de la pandémie et les premiers versements aux États-membres intervenir « dès l’été », a estimé mercredi (31 mars) le secrétaire d’État français aux Affaires européennes, Clément Beaune.

    « Nous sommes optimistes sur une décision rapide et positive qui nous permettra d’avancer et de tenir l’objectif que nous fixons, c’est-à-dire d’avoir des décaissements, des préfinancements européens dès l’été prochain »

    Clément Beaune devant le Sénat français.

    Une action devant la justice allemande

    Mardi (30 mars), devant la Commission des Affaires européennes de l’Assemblée nationale, Clément Beaune a même estimé à « cinq à six semaines » le délai pour que la Cour de Karlsruhe rende sa décision.

    Les premiers décaissements du plan de relance européen, doté de 750 milliards d’euros, pourraient alors intervenir dès « le mois de mai », avait-il ajouté, tout en concédant qu’il s’agit là d’une « option ambitieuse et pas certaine ».

    La Cour constitutionnelle allemande a suspendu vendredi le processus de ratification du Fonds de relance européen en raison d’un recours contre ce mécanisme basé sur une dette commune.

    Les deux chambres du Parlement allemand venaient alors tout juste d’approuver le texte de loi, dont la ratification est donc suspendue à ce recours en référé.

    Les craintes sont grandes que ce référé ralentisse encore la mise en place du Fonds, au moment où la pandémie de Covid-19 se prolonge en Europe et continue à affecter durement des pans entiers de l’économie.

    16 sur 27 membres ont déjà adopté le plan

    A cette heure, 16 États membres – dont l’Allemagne jusqu’à la saisine de la Cour constitutionnelle – sur 27 sont allés au bout du processus de ratification, a rappelé Clément Beaune.

    « J’espère qu’il pourra être achevé dans les 27 États-membres d’ici le mois de mai »

    selon le secrétaire d’État français.

    Âprement négocié l’été dernier par les Vingt-Sept, ce mécanisme de l’UE est destiné à faire face aux conséquences économiques de la pandémie.

    Source : Touteleurope.eu

    Il repose sur un mécanisme sans précédent de dette commune à tous les États-membres et une partie de l’argent sera versée sous forme de subventions (312,5 milliards d’euros), notamment aux pays ayant subi le plus lourd impact.

    C’est précisément cette mise en commun inédite des dettes des pays européens que contestent les initiateurs du recours devant la Cour constitutionnelle allemande.

  • Montmartre au temps de la Covid-19 ! Un reportage à ne pas louper

    Montmartre au temps de la Covid-19 ! Un reportage à ne pas louper

    TV5MONDEplus propose un nouveau numéro inédit de son magazine de grands reportages mensuel « Collection Reportages » : « Montmartre, au temps d’un virus ». Un document exclusif disponible sur la plateforme gratuite TV5MONDEplus.

    Immersion dans un Montmartre confiné

    L’histoire de « Montmartre, au temps d’un virus » est l’histoire d’une sidération collective.
    Elle est portée par des femmes et des hommes qui durant 55 jours en France, ont dû affronter cette menace invisible, celle d’un virus dévastateur, la Covid-19, qui frappe aujourd’hui encore à l’échelle de la planète.
    Ils travaillent dans le 18ème arrondissement de Paris. Nuit et jour, entre le 17 mars et le 11 mai 2020, ils ont dû surmonter leurs peurs, leurs angoisses et répondre à leurs obligations. Affronter la vie, ses hauts et ses bas.
     
    55 jours de silence, de rues désertes, de vies confisquées, d’activités à l’arrêt, de fraternité au balcon, de coups de gueule, de solidarité.
    Le 17 mars 2020, la France, comme nombre de pays dans le monde, s’est figée. 
    Dans cet arrondissement de Paris, de Montmartre à la Goutte d’Or, arrondissement-planète aux cultures multiples, une forme de résistance s’est organisée pour continuer à nourrir, à nettoyer, à contrôler, à surveiller, à soigner, à consoler, à faire rêver, à s’évader.

    Des vies entre parenthèses ?

    Emmanuelle la Commissaire divisionnaire, P’tit Loup le Pharmacien, Eric le Maire, Murielle l‘Infirmière, Sylvie la Boulangère, le Père Olivier, Marie-Rose la Libraire, Nourdine l’Eboueur, mais aussi Rachid de l’association la Table Ouverte, Michel de Solidarité St Bernard, qui côtoient la faim, les violences, la rue, la solidarité… Toutes et tous étaient présents.
    Jour après jour, pour la plupart sans masque, sans gel hydroalcoolique, ils étaient portés par leurs missions et cette conviction : la vie d’après devait exister. 
     
    C’était il y a un an. L’instantané d’une époque. 
    Des témoignages toujours dans d’actualité et qui pourtant restituent une histoire déjà presque enfouie. 

    Un reportage dirigé par Françoise Joly

    Ce document inédit est dirigé par Francoise Joly. Première femme à prendre la tête du service politique étranger en 1997 de France 2, c’est dans ce service qu’elle rencontre Guilaine Chenu qui y travaille comme grand reporter. En 2001, les deux femmes qui ont noué des relations fortes sont choisies par un autre duo, Paul Nayon et Bernard Benyamin, pour leur succéder à la présentation d’Envoyé Spécial. Tous les jeudis elles y présentent des reportages d’information sur divers sujets d’actualité répartis à travers le monde.

    En quelques années, elles prennent totalement le contrôle de l’émission puisque les deux consoeurs en deviennent productrices déléguées et rédactrices en chef. En janvier 2010, Françoise Joly présente, avec de nombreuses autres vedettes de la télévision, une émission de soutien à Haïti suite au tremblement de terre qui a ravagé le pays. En 2016, son départ du magazine Envoyé Spécial est annoncé, après plus de 15 ans à l’antenne.

    Regardez l’interview de Françoise Joly

  • France : le dernier tour de vis ?

    France : le dernier tour de vis ?

    Le variant, qui circule actuellement en France, et ses conséquences furent au coeur de la déclaration d’Emmanuel Macron annonçant de Nouvelles restrictions.

    A 20h, ce mercredi 31 mars, dans le cadre solennel d’une allocution, le Président de la République a demandé à chaque français un effort supplémentaire. Après avoir annoncé le renforcement des unités de réanimation dans les hôpitaux, Emmanuel Macron a décidé d’étendre les restrictions déjà en application dans certains départements à tout le territoire métropolitain.

    Restrictions pour 65 millions de Français

    Les règles qui seront en vigueur dès ce samedi 3 avril sont les suivantes :

    Couvre feu à 19h

    Télétravail systématique

    Fermeture pendant 4 semaines des écoles, collèges et lycées (dont 2 semaine de télétravail) sauf pour les enfants handicapés ou les enfants de soignants. (les maternelles et les primaires n’auront que 3 semaines de fermeture)- 1 journée de cours par semaine pour les étudiants

    – Commerces non essentiels fermés

    Et coté circulation :

    – Pas de déplacement après le 5 avril entre les régions

    – Déplacement limité à 10km du domicile sans attestation (au delà avec attestation et avec un motif impérieux si changement de région)

    Les expatriés préservés

    La bonne nouvelle, les Français de l’étranger gardent un accès libre au territoire national sans motif impérieux. Le maintient ou non du test PCR n’a pas précisé, cependant le Président de la République que tous les Français de l’étranger pourraient accéder au territoire national, rejoignant le Conseil d’Etat. Ce point va être précisé ce jeudi 1 avril lors de la publication des décrets attachés à cette allocution.

  • Nouveau cadre fiscal commun à l’UE pour les plateformes numériques

    Nouveau cadre fiscal commun à l’UE pour les plateformes numériques

    Airbnb a salué l’accord conclu entre les États membres de l’UE en vue de créer un cadre commun de déclaration fiscale pour les plateformes numériques, qui obligera les ventes à être déclarées aux autorités fiscales.

    Revenus déclarés automatiquement

    La semaine dernière, le Conseil de l’UE, actuellement présidé par le Portugal, a adopté de nouvelles règles pour améliorer la coopération administrative en matière de fiscalité, obligeant les opérateurs de plateformes numériques à déclarer les revenus obtenus par les vendeurs.

    La plateforme d’hébergement touristique Airbnb a réagi à cette adoption mardi 30 mars, déclarant dans un communiqué envoyé à Lusa qu’elle salue ces nouvelles règles qui soutiendraient une approche plus cohérente, standardisée et internationale du partage d’informations sur les revenus obtenus par le biais des plateformes.

    « Nous voulons être un bon partenaire sur les questions fiscales, et cette mesure nous permettra de travailler avec plus de gouvernements pour aider les hôtes à suivre les règles », indique la société nord-américaine créée en 2007 et qui est présente dans plus de 220 pays dans le monde, dans un total de plus de 100 000 villes avec des annonces actives.

    Facebook, Google, Apple, Amazon déclareront vos revenus

    La nouvelle réglementation, qui répond aux défis posés par l’économie numérique, a été adoptée il y a une semaine par le Conseil de l’UE. Elle entrera en vigueur à partir du 1er janvier 2023, couvrant les plateformes numériques situées à l’intérieur et à l’extérieur de l’UE (comme Facebook ou Instagram).

    Une révision de la directive européenne sur la coopération administrative dans le domaine fiscal, à partir de cette date, signifie que les opérateurs de plateformes numériques devront déclarer les revenus gagnés par les vendeurs sur leurs plateformes et que les États membres devront échanger automatiquement ces informations, expliquait alors le Conseil de l’UE dans le communiqué.

    Selon le Conseil, les nouvelles règles permettront aux autorités fiscales nationales de détecter les revenus obtenus par le biais des plateformes numériques et de déterminer les obligations fiscales correspondantes.

    Cette révision vise à étendre les règles fiscales européennes aux entreprises vendues par l’intermédiaire de réseaux sociaux tels que Facebook ou Instagram, qui sont en pleine expansion, notamment en raison de la pandémie et des mesures restrictives adoptées pour les ventes physiques.

    Lutter contre la fraude fiscale

    Cependant, malgré le nombre croissant de personnes et d’entreprises utilisant des plateformes numériques pour vendre des biens ou fournir des services, ces revenus ne sont généralement pas déclarés et les impôts ne sont pas payés.

    Cette situation fait que les États membres finissent par perdre des recettes fiscales et crée des inégalités par rapport aux commerces et boutiques traditionnels.

    En juillet 2020, les Européens ont proposé des règles pour une plus grande transparence fiscale dans l’UE, visant à faire en sorte que ceux qui gagnent de l’argent via des plateformes en ligne paient des impôts en fonction de leurs revenus et à prévenir l’évasion fiscale.

  • La Chine de plus en plus visible et crainte

    La Chine de plus en plus visible et crainte

    Les relations entre la Chine et la France se sont tendues au milieu du mois de mars après la publication d’un tweet mettant en cause un chercheur français, Antoine Bondaz, membre de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) travaillant notamment sur Taïwan. L’ambassadeur de Chine à Paris a été convoqué au Quai d’Orsay sachant qu’il avait, à plusieurs reprises, indiqué que son pays n’acceptait plus de se soumettre au diktat des occidentaux en matière des droits de l’Homme. Il avait été convoqué au mois d’avril 2020 au sujet de propos déplacés concernant l’épidémie de Covid-19. 

    Cette tension est liée à la décision de l’Union européenne, du Canada, du Royaume-Uni et des États-Unis d’appliquer des sanctions contre plusieurs dirigeants chinois du Xinjiang, région du nord-ouest de la Chine où demeurent les Ouïghours, un peuple turcophone et à majorité musulmane sunnite. 

    Les relations entre les Occidentaux et la Chine sont de plus en plus complexes du fait du poids croissant de cette dernière et de sa volonté de s’affirmer comme une grande puissance économique et militaire. La cohabitation entre le système communiste de marché et le système libéral de marché qui était de mise depuis 1978, se fissure.

    Les valeurs libérales en question

    Après l’effondrement de l’Union soviétique en 1991, les valeurs libérales se sont imposées dans le monde entier. La Chine a pleinement accepté les règles de l’économie de marché à travers son adhésion notamment à l’Organisation Mondiale du Commerce le 11 décembre 2001. Cette acceptation vaut certes pour l’économie mais ne s’applique pas aux aspects politiques du libéralisme. Convaincus que l’effondrement de l’URSS était la conséquence d’une faible compétitivité économique et de l’engagement d’un processus de libéralisation politique avec la perestroïka, les dirigeants chinois ont opté pour un développement de l’économie tout en renforçant le système du parti unique. Ils ont, de ce fait, décidé à réduire au maximum les libertés publiques en vigueur à Hong Kong qui avaient été octroyées pendant le mandat britannique. La Chine a réduit la part des législateurs élus au suffrage direct de 50 à 22 % et exige qu’ils soient contrôlés pour leur «patriotisme». 

    Le 12 mars dernier, de manière assez modérée, le groupe des démocraties du G7 a condamné la répression autocratique de la Chine à l’encontre de Hong Kong considérant que c’était une violation des obligations du traité du pays. Les diplomates chinois ont démenti tout comportement contraire au droit international.

    Le nouveau cœur du capitalisme 

    Malgré le contrôle de plus en plus sourcilleux de Pékin, Hong Kong continue de connaître une forte croissance. La ville conforte son rang de principale place financière asiatique qu’elle partage avec Singapour. Les entreprises occidentales comme Morgan Stanley et Goldman Sachs sont de plus en plus présentes à Hong Kong. L’année dernière, la valeur des paiements en dollars américains compensés à Hong Kong, plaque tournante de la monnaie de réserve mondiale, a atteint un record de 11 000 milliards de dollars. 

    Si la Chine est de plus en plus montrée du doigt, elle continue à attirer les capitaux étrangers. Plus de 163 milliards de dollars de nouveaux investissements multinationaux ont été comptabilisés en 2020, plus que tout autre pays. Les autorités décident d’ouvrir progressivement les marchés des capitaux aux étrangers. La Chine dont l’économie pèse plus de 18 % du PIB mondial devient jour après jour le nouveau cœur du capitalisme. Elle génère désormais, à l’instar des États-Unis, de nouvelles tendances de consommations.

    La Chine peut imposer ses normes 

    Compte tenu du poids de ses importations, les prix des matières premières et de l’énergie sont de plus en plus fixés par la Chine qui a désormais les moyens d’imposer ses normes. Malgré l’absence de tribunaux totalement indépendants, les entreprises sont contraintes d’accepter la réglementation chinoise. 

    Contrairement aux espoirs des Occidentaux après l’adhésion de la Chine à l’OMC, celle-ci ne s’est pas banalisée, la démocratisation du régime est restée lettre morte. Au contraire, celui-ci met en avant que les pays occidentaux soient entrés dans une phase de déclin du fait de l’absence de consensus et de la montée de l’individualisme. Face aux atteintes aux droits de l’Homme et au non-respect des règles du commerce international, l’administration américaine sous Donald Trump a opté pour la coercition avec l’instauration de droits de douane et de sanctions. Cette politique n’a guère eu d’effets tangibles. 

    La campagne de trois ans contre l’entreprise Huawei, accusée d’espionnage à travers les équipements qu’elle fournit pour la 5G n’a pas été suivie par les autres pays. Sur les 170 pays qui utilisent des produits Huawei, une douzaine seulement l’ont interdit. Pendant ce temps, de nombreuses entreprises technologiques chinoises ont renforcé leurs positions en Occident.

    Renforcement en Occident 

    La crise sanitaire a conduit à un renforcement de la présence économique chinoise au sein des pays occidentaux. La Chine réalise 22 % des exportations mondiales de produits manufacturés. Ses produits sont incontournables dans de nombreux domaines : informatique, électronique, automobile, énergie, pharmacie. La mise en place de produits de substitution en Europe comme aux États-Unis mettrait du temps. Par ailleurs, un grand nombre de grandes entreprises européennes et américaines se sont implantées en Chine. Elles seraient les premières victimes en cas de guerre économique majeure. 

    Le secteur bancaire tout comme celui du luxe en France sont très dépendants de la Chine. Interdire à ce pays d’utiliser le dollar est aujourd’hui quasi impossible, sauf à vouloir déclencher une crise financière mondiale.

    Tensions en Mer de Chine 

    Les autorités chinoises souhaitent sécuriser leurs routes commerciales avec la Nouvelle Route de la Soie, diminuer l’influence des États-Unis en Mer de Chine et affirmer leur rôle de première puissance asiatique. Les États-Unis en tant que protecteur du Japon, de la Corée du Sud et de Taïwan, entendent rester présents dans cette zone devenue le cœur de l’économie mondiale. La Chine souffre d’un isolement relatif en Asie du Sud Est du fait qu’elle compte comme voisins la Corée du Sud ou le Japon mais elle peut compter sur le soutien de nombreux pays émergents. Elle peut du fait de son poids commercial infléchir les positions de certains gouvernements traditionnellement alliés des Occidentaux. 

    La Chine occupe une place dominante dans le commerce international. Elle est le premier partenaire commercial de marchandises de 64 pays, contre seulement 38 pour l’Amérique. 

    Au lieu d’isoler la Chine, l’Amérique et ses alliés risquent de s’isoler. 

    La situation de la Chine n’est en rien comparable à celle de l’URSS en 1991. Cette dernière avait été affaiblie par une guerre de dix ans en Afghanistan et dépendait de ses exportations de gaz. La Chine dispose désormais d’une économie diversifiée qui est compétitive. Elle pourrait devenir autosuffisante même pour des biens de haute technologie comme les semiconducteurs. 

    La Chine est influente économiquement avec plus de 40 000 entreprises présentes à l’étranger qui emploient des centaines de milliers de salariés. Les collectivités publiques occidentales tentent de les attirer au nom de l’emploi. 

    Les gouvernements de l’OCDE souhaitent revoir les chaînes d’approvisionnement. Ils estiment que les autorités chinoises font preuve d’ingérence que ce soit à travers le cloud ou par la présence d’étudiants et de chercheurs au sein des universités. Plus de 500 000 étudiants chinois fréquentent les universités américaines et peuvent accéder aux laboratoires de recherche. Les Américains estiment nécessaire de renforcer les moyens militaires et les alliances de revers contre la Chine, que ce soit avec l’Inde, le Japon, la Corée du Sud ou l’Australie. Si Donald Trump souhaitait imposer des concessions à la Chine par la force et la contrainte, Joe Biden semble opter pour un endiguement en associant les alliés traditionnels des États-Unis. Le sujet d’attention est Taïwan dont le rattachement à la Chine continentale est toujours d’actualité pour les dirigeants de ce pays.

  • La lassitude, l’expression de la répétition.

    La lassitude, l’expression de la répétition.

    « On en a marre ». 
    Cette énonciation au sens commun doit être la plus exprimée ces derniers temps par les expatrié(e)s et plus globalement par les français. Le « on » impersonnel vient désigner le rouage dans lequel ils sont pris sans pour autant y voir la fin. 

    Moralement fatigué

    le sentiment de lassitude majoritairement ressenti fait référence à deux choses : 
    1- l’état dans lequel se trouve un individu sur le plan moral, psychique 
    2- ce qui se joue en amont pour créer cet état, qui lui, a trait au situationnel. 

    Si on est lassé, c’est qu’on est fatigué moralement, un ras-le-bol se ressent et un découragement voire un épuisement s’exprime. Ce n’est pas anodin, il y a une notion centrale à cet effet qu’est la répétition. 
    Sur un plan clinique, on pourrait comparer la situation politico-sanitaire actuelle à un processus addictif dans lequel le procédé est sans fin. C’est ce qu’on appellerait la compulsion de répétition. 
    La compulsion de répétition, selon Freud, est le refoulé « qui, demeuré incompris, fait retour. Et na pas de repos jusqu’à ce que soient trouvées résolution et délivrance. [1] »

    Cette répétition se trouve au cœur même du symptôme. La compulsion de répétition est repérable chez le sujet alcoolique via son engagement dans diverses cures ; dans sa tentative de se sevrer indéfiniment. Tout comme la situation actuelle qui tente de nous plonger de manière répétitive et incertaine dans un climat psycho-socio-éducatif où il est question d’adopter un protocole, très souvent changeant. Où il est question de venir ajouter, stabiliser et enlever du rythme sur le plan professionnel et ce pris dans un rouage incessant. Où il est encore question d’expliquer aux individus ce qui doit être pensé, repérable mais qui s’annule trop souvent par ce qui en découle.

    La répétition ne se joue pas essentiellement dans les thématiques abordées, ni même dans la boucle qu’elle emprunte. La théâtralité avec laquelle tout cela s’exprime en est également un exemple. C’est-à-dire que la répétition serait dans ce qui est entendu, et dans la façon dont cela se perçoit au travers du flux linguistique. 
    Nous pouvons aussi repérer une répétition dans les caractéristiques vocales de celui ou ceux qui énoncent, via le journal télévisé par exemple. C’est ce qui explique que l’on peut reconnaitre une personne qui s’exprime sans la percevoir, en fonction des mots utilisés, du son de la voix, de la tonalité. 
    Tout comme le clinicien avec son patient, nous sommes en tant qu’individus imprégnés de cette subjectivité vocale de chacun.

    La répétition, on ne la connait que trop bien dans la dimension psycho-sociale qui se joue au sein de notre pays et dans le monde entier depuis plus d’un an. 

    Il y a une réalité externe qui est la situation sanitaire, économique, professionnelle et ce qui en est de sa réalité. 

    L’impuissance ressentie face aux décisions qui nous échappent, face à la façon dont tourne le monde et aux risques psycho-sociaux que cela génère, ne doit pas venir pour autant prendre une place majeure dans ce qui est de son système de pensée. 

    Allez au delà de la répétition

    Cela semble compliqué allez-vous me dire, comment puis-je penser un au-delà de ce qui se joue sans même avoir de repères précis, pensables, moi qui suis face à une inconnue d’ordre spatio-temporelle ?

    C’est là que rentre en compte le système interne d’un individu.
    Sachez qu’il n’y a pas de système unique et si en tant que sujet je n’ai pas suffisamment d’espace à l’extérieur, je peux en créer à l’intérieur. 
    Il va falloir alors procéder à un lâcher prise et rendre de l’importance à ce que je peux acter, actionner. La pensée est indissociable à ce procédé car je vais devoir opérer des changements mentaux qui viendront moduler ma capacité d’adaptation à l’environnement afin de m’ouvrir sur des champs impensables jusqu’alors. 

    La répétition c’est ce qui fait retour et à laquelle je suis confronté(e), sans cesse. S’il n’y a pas de tentative de pas de côté, on retourne dans la boucle construite et modulée qui fait défaut. 
    Attention à ce que la lassitude ne fasse pas de vous des « êtres lacés », ce qui viendrait alourdir votre capacité d’action.

    Karine Miquelis
    psychologue clinicienne – psychothérapeute
    www.seancedepsy.com


    [1]S. Freud,  Analyse de la Phobie d’un garçon de cinq ans. 1909. Fr., p. 180.

    https://seancedepsy.com/
    https://seancedepsy.com/
  • En Marche ! débarque, la gauche s’unit et le RN prend des ailes à la veille des élections consulaires en Espagne

    En Marche ! débarque, la gauche s’unit et le RN prend des ailes à la veille des élections consulaires en Espagne

    L’ensemble des candidatures pour les élections consulaires du 30 mai prochain en Espagne ont été publiées, ce lundi. LREM fait irruption sur l’échiquier politique, la gauche présente des listes uniques, l’extrême droite se présente à Barcelone et LR tente d’aller de l’avant malgré les tensions qui ont abîmé le mouvement. Petit tour d’horizon pour y voir plus clair. 

    La course est lancée. En Espagne, l’ensemble des candidatures aux élections consulaires du 30 mai prochain ont été officiellement publiées, ce lundi. Cinq listes pour la circonscription de Madrid, qui couvre la majeure partie du territoire espagnol. Quatre listes dans la circonscription de Barcelone, qui regroupe trois régions de l’est du pays : la Catalogne, Aragon et Les Baléares.

    11 élus pour deux circonscriptions

    Ce scrutin permet aux titulaires de la nationalité française installés en Espagne d’élire leurs conseillers consulaires. Six dans la zone de Madrid. Cinq sur celle de Barcelone. Le rendez-vous électoral aurait dû se tenir l’année dernière. Il a été repoussé au mois de mai 2021 en raison de la crise sanitaire.

    L’arrivée de candidatures estampillées La République en marche (LREM), parti d’Emmanuel Macron, devrait rebattre les cartes. Inexistante lors des dernières élections consulaires, en 2014, la formation avait provoqué une reconfiguration des équilibres politiques en France au moment de son irruption, en 2017. Sous cette bannière, les candidats espèrent reproduire l’exploit de l’autre côté des Pyrénées. À Madrid, la liste “Ensemble pour TOUS les Français d’Espagne” est menée par Stéphane Vojetta. Suppléant de la députée LREM Samantha Cazebonne, il a été poussé à monter une équipe par cette dernière. À Barcelone, c’est Baudoin de Marcellus qui est en tête de la liste investie par le parti.

    La droite éclate quand la gauche s’unit

    Raphaël Chambat

    À droite, le parti Les Républicains (LR), a disparu de la circonscription de Barcelone. Ils ont essayé de monter une liste. Mais Raphaël Chambat (représentant local de LR, NDLR) n’a pas réussi à former une équipe après sa défaite aux législatives de 2017”, raille Pierre-Olivier Bousquet, élu consulaire qui menait la liste sur laquelle Les Républicains avait apposé son étiquette en 2014.

    Raphaël Chambat regrette une attaque personnelle. Il a pris contact avec Lesfrançais.press pour s’expliquer, après la publication de cet article. Le représentant local du parti de droite assure qu’il avait déjà une liste prête. Mais il ne l’a pas présentée en raison de problèmes personnels qui accaparent son énergie. Pierre-Olivier Bousquet ne se représente pas non plus.

    Antoine de Fontange

    À Madrid, la formation présente la liste “Parlon des Français d’Espagne”, menée par Antoine de Fontange. Mais la marque LR a souffert. Lors des élections législatives, en 2017, il restait un candidat d’extrême gauche [François Ralle Andreoli, NDLR] et une candidate En Marche ! [Samantha Cazebonne, NDLR]”, raconte Joëlle Sée, conseillère consulaire élue sur la liste de l’UMP (rebaptisé Les Républicains depuis) aux dernières élections consulaires. “LR n’a pas appelé à voter pour cette dernière, au risque de voir l’extrême gauche gagner. Nous avons donc soutenu la candidate En Marche !. Cela a provoqué un gros clash. Nous sommes beaucoup à avoir rendu notre carte LR à ce moment.” Sur trois élus de la liste UMP en 2014, deux ne se représentent pas. Le troisième, Francis Huss, tête de liste il y a sept ans, a préféré la troisième position sur la liste LREM cette année.

    François Ralle Andreoli

    La gauche, elle, s’est regroupée sur une liste commune. À Madrid comme à Barcelone. La France Insoumise (LFI), Europe écologie Les verts (EELV) Génération.s et le Parti socialiste (PS), appuient la liste “AGISSONS ENSEMBLE”1, emmenée par François Ralle Andreoli à Madrid. Élu en 2014 sur une liste soutenue par le Front de gauche, ce dernier est aujourd’hui candidat à sa propre succession, et encarté chez EELV. Les deux élus de la liste investie par le PS et EELV en 2014 sont aujourd’hui sur celle de François Ralle.

    Renaud Le Berre

    Dans la zone de Barcelone, c’est Renaud Le Berre qui mène la liste “AGISSONS ENSEMBLE”2. Lui aussi membre d’EELV. Lui aussi prétendant à sa succession. Lui aussi appuyé par la majeure partie des forces de gauche. Lui aussi a réuni tous les élus des deux listes de la gauche en 2014 dans son équipe. Il a sollicité le soutien des Socialistes, mais ne l’avait pas obtenu officiellement au moment de la publication de cet article. 

    Le RN pense être en veine

    Alain Lavarde

    À l’extrême droite, le Rassemblement national (RN) semble décidé à surfer sur la dynamique qui le porte en France.Je suis responsable du Front national (rebaptisé Rassemblement national en 2018, NDLR) depuis 30 ans, c’est la première fois que je suis sollicité pour monter des listes jusqu’au Portugal”, s’amuse Alain Lavarde, élu sur la liste du Front national en 2014 dans la circonscription de Madrid. À 74 ans, il comptait raccrocher. La direction parisienne du parti l’a convaincu de repartir pour un tour, et de monter une liste pour la zone de Barcelone, où la droite de la droite n’avait aucun candidat jusque-là. Katia Barberousse, une novice de 46 ans, doit mener cette équipe.

    Pascal Bourbon

    Il y a enfin les listes “indépendantes”. Sur la Costa Brava, la “Liste indépendante des Français de l’étranger” (Life) est dirigée par Pascal Bourbon. Elle n’existe qu’à Barcelone et se veut “indépendante des partis, groupement ou doctrines. Le chef de file définit son mouvement comme “libéral et humaniste”. Il avait déjà été élu à la tête d’une liste Life en 2014. 

    Stéphanie Villemagne

    À Madrid, la liste Alliance solidaire des Français d’Espagne est menée par Stéphanie Villemagne. Présentée comme indépendante, elle est affiliée à l’Alliance des Français de l’étranger (ASFE), parti créé en 2009 par Jean-Pierre Bansard. Son élection au poste de sénateur a été annulée en 2018 en raison d’irrégularités dans ses comptes de campagne. Certains accusent la formation de n’exister que pour le faire élire sénateur. “J’ai envie de croire que l’idée est d’avoir des élus qui nous permettent de répondre à des questions qui concernent les Français de l’étranger au Sénat”, répond Stéphanie Villemagne.

    Les yeux sur le Sénat

    Les candidatures ne se résument pas aux étiquettes que les partis apposent sur les listes depuis Paris. Bourses scolaires, aide à l’emploi, aides sociales… les prérogatives des conseillers consulaires sont limitées, dans des contextes parfois très différents de celui de l’Hexagone et des outre-mers. Par ailleurs, l’ambiance de travail sereine au sein du conseil consulaire de Madrid est à des années-lumières des luttes claniques qui déchirent les assemblées démocratiques en France.

    Mais à Paris, les partis qui investissent les listes en Espagne ont les yeux posés sur les élections sénatoriales. Les conseillers consulaires et leurs délégués forment les gros des grands électeurs dont le vote désignent les sénateurs représentant les Français établis hors de France au palais du Luxembourg, à Paris. Six d’entre eux doivent être renouvelés en septembre.

    Annexes

    1Le nom complet de la liste est “AGISSONS ENSEMBLE – Mouvement citoyen des Française et Français d’Espagne, des élus engagés à vos côtés. Poursuivons ensemble notre action pour plus de solidarité et d’écologie”.

    2 Le nom complet de la liste est “AGISSIONS ENSEMBLE – MOUVEMENT CITOYEN POUR L’ÉCOLOGIE ET LA SOLIDARITÉ”.

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