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  • Ronan Le Gleut dénonce l’échec de la « Start-up nation » et de son enseignement à distance

    Ronan Le Gleut dénonce l’échec de la « Start-up nation » et de son enseignement à distance

    A l’image de l’année dernière, l’enseignement à distance connaît, encore, des “bugs”. Le sénateur Ronan Le Gleut, représentant les Français établis hors de France et initiateur du fonds d’urgence, dénonce les errement de la « Start-up nation » d’Emmanuel Macron

    Ronan Le Gleut

    L’arrivée massive des écoliers métropolitains sur les serveurs de « Ma classe la maison » de l’Education Nationale a provoqué défaillances et interruptions de service pour tous en France ou pour les établissements à l’étranger toujours en distanciel. Ronan Le Gleut est monté au front lors des questions au gouvernement au Sénat ce mercredi 7 avril.

    Attaques informatiques ou incompétence ?

    L’enseignement à distance rencontrait encore ce mercredi 7 avril des couacs ou des ralentissement, ce 8 avril la situation est toujours tendue. De nombreux parents d’élèves nous ont fait parvenir leurs mésaventures du jour.

    Jean-Michel Blanquer, le Ministre de l’Education Nationale avait évoqué le 6 avril, une “très forte attaque informatique venue de l’étranger”, sans plus de précision sur son origine. “Nous continuons à travailler sur cette origine”, a dit mercredi le ministère, sollicité par l’AFP. Deux jours après le début des cours à distance pour plus de 12 millions d’élèves, le parquet de Paris a annoncé l’ouverture d’une enquête sur une série d’attaques informatiques contre la plateforme du Cned.

    Une séance houleuse au Sénat

    Au Sénat, Ronan Le Gleut (LR)n sénateur des Français de l’Etranger, a interpellé Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, sur le mauvais fonctionnement de cette plateforme. Tout devait ”être prêt”, a rappelé le sénateur Le Gleut en rappelant au ministre ses engagements puis il ironisa notamment sur la probabilité de cyber-attaques russes, à ne pas en douter très intéressés par les exercices des CM2. Pour l’élu des expatriés, c’est l’impréparation des services du ministère qui est à l’origine de l’interruption de la scolarité de millions d’élèves en France et dans le monde.

    Et ses doutes sur la réalité des attaques sont confirmés par les autorités elle-même. En effet, le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) indique que la cause des problèmes de connexion des élèves et de leurs professeurs sur la plateforme n’est pas liée à des attaques informatiques venues de l’étranger. Une source anonyme travaillant au sein de l’organisme luttant contre ce type d’attaques et rattaché à Matignon, a déclaré à la rédaction de Médiapart avoir été agacée par les arguments du ministre pour expliquer les problèmes de “Ma classe à la maison”, confirmant que le site n’avait subi aucune attaque venue de l’étranger. 

    Le ministre réfute l’accusation d’impréparation, pour lui « C’est une insulte aux enseignants qui étaient tous prêts hier ! Ce qui n’a pas marché ce sont les ‘tuyaux’. Ils ne sont pas de la compétence de l’Education nationale ! Cela relève des régions et des départements », a-t-il rejeté. Jean-Michel Blanquer l’a répété, encore une fois : « l’Education nationale a énormément travaillé depuis un an ! ».

    Cependant le sénateur Ronan Le Gleut des expatriés, comme beaucoup de ses collègues, n’a pas été convaincu et lui a rétorqué : « Votre réponse ne convainc personne ! ». En attendant, les syndicats s’inquiètent du décrochage des élèves.

  • AstraZeneca : le vaccin de la discorde en Europe

    AstraZeneca : le vaccin de la discorde en Europe

    La commissaire européenne à la Santé Stella Kyriakides a appelé les États membres de l’UE à « parler d’une seule voix » sur AstraZeneca afin de ne pas nourrir la défiance à l’égard du vaccin.

    Un vaccin, plusieurs modalités d’utilisations. Alors que ce mercredi l’Agence européenne des médicaments (EMA) s’est prononcé en faveur de l’ajout des caillots sanguins aux effets secondaires – rares – du vaccin AstraZeneca, tout en vantant une balance bénéfice/risque qui reste positive, plusieurs pays européens limitent désormais les injections du sérum suédo-britannique à un public spécifique.

    Différences entre pays

    Dernier en date, l’Espagne, qui a annoncé réserver ce sérum anti-Covid aux plus de 60 ans. « Nous continuerons à administrer le vaccin d’AstraZeneca, mais à partir de 60 ans », a annoncé la ministre espagnole de la Santé Caroline Darias, tout en assurant que le pays allait « étudier » son élargissement « pour les personnes entre 65 et 80 ans. »

    Le critère d’âge est d’ailleurs fluctuant d’un pays à l’autre. Si la France réserve le vaccin aux personnes de 55 ans et plus, l’Italie, l’Allemagne et les Pays-Bas ont choisi de l’administrer aux plus de 60 ans. De son côté, la Belgique a également fixé ce mercredi l’âge minimum à 55 ans.

    En France, la décision avait été prise à la suite de recommandations de la Haute autorité de Santé (HAS) qui avait souligné un « possible surrisque de thrombose veineuse cérébrale ou de coagulation intravasculaire disséminée chez les personnes de moins de 55 ans. » Courant mars, l’administration du sérum avait été suspendue pour plusieurs heures dans l’attente d’un avis des autorités sanitaires européennes.

    Toujours suspendu au Danemark et en Norvège

    Dans d’autres pays de la zone européenne, des restrictions bien plus drastiques ont été prises concernant AstraZeneca. Au Danemark, la décision de suspendre le vaccin durant trois semaines supplémentaires avait été prise fin mars, afin d’obtenir « plus de temps » pour étudier l’éventuel lien entre les quelques cas connus de caillots sanguins rares mais graves et la vaccination. La Norvège a fait le même choix.

    Au Royaume-Uni, nation qui a très largement utilisé ce sérum pour sa massive campagne de vaccination, le comité scientifique supervisant la campagne de vaccination (JCVI) a recommandé mercredi d’en limiter l’usage aux plus de 30 ans quand c’est possible, après le signalement de 79 cas rares de caillots sanguins, dont 19 décès – sur plus de 20 millions de doses administrées. Toutefois, ce dernier a souligné qu’il ne recommandait pas l’arrêt de la vaccination dans aucun groupe d’âge.

    « Les adultes âgés de 18 à 29 ans, qui n’ont pas de comorbidité leur faisant encourir un risque plus élevé d’une forme grave de la maladie Covid-19, devraient se voir proposer un autre vaccin Covid-19 plutôt que le vaccin AstraZeneca, quand une telle alternative est disponible »

    Professeur Wei Shen Lim, du JCVI, lors d’une conférence de presse.

    « Parler d’une seule voix »

    En ce qui concerne spécifiquement l’Union européenne, la commissaire européenne à la Santé Stella Kyriakides a appelé mercredi ses membres à se coordonner et à « parler d’une seule voix » sur le vaccin afin de ne pas nourrir la défiance.

    Ces derniers étaient réunis en fin de journée mercredi pour examiner les conclusions de l’Agence européenne des médicaments (EMA) confirmant le lien entre le vaccin AstraZeneca et de rares cas de caillots sanguins. Le régulateur européen a cependant affirmé que les bénéfices du vaccin l’emportent sur les risques, et qu’aucun facteur de risque spécifique, comme par exemple l’âge, n’avait été identifié.

  • « Il jouait du piano debout », la comédie musicale à Hong-kong

    « Il jouait du piano debout », la comédie musicale à Hong-kong

    Après avoir eu l’idée de créer ce spectacle, Nasthasia Faure, directrice artistique, s’est entourée de personnes pour mener à bien ce projet. Justine Devisse-Mezrani qui a co-écrit l’histoire avec elle, et en dirige la production, mais aussi Lenny B. Conil qui assure la mise en scène ou encore le chorégraphe Mohamed Drissi qui dirige les danseurs. Le 4, 5 et 6 juin 2021 c’est à Hong-Kong qu’on chantera du Michel Berger

    2 femmes à la barre

    Premier spectacle de cette envergure pour les deux jeunes femmes qui ne semblent pas effrayées par l’attente autour de la comédie musicale. « C’est un projet ou une équipe s’est créée avec des amitiés nouvelles mais solides et des liens forts. L’équipe est soudée », indique Justine. « Je suis extrêmement reconnaissante aux artistes qui ont donné de leur temps, sans compter et avec passion et énergie », tient à ajouter Nasthasia.

    La French Radio Hong-Kong a rencontré les deux jeunes femmes, on les écoute.

    Casting :

    Direction des acteurs : Lenny B. Conil

    Directeur artistique : Nasthasia Faure

    Chorégraphe : Mohamed Drissi

    Directeur de production : Justine Devisse-Mezrani

    Acteurs: Paul Milon – Florent Pain – Marine Bouyssou – Justine Devisse-Mezrani – Jules Carrier – Lenny B. Conil – Michael Quach – Anne Vuillin

    Chanteurs : Victor Martin – Ingrid Sera-Gillet – Mikael Henry – Emilie Chardonnay – Matthieu Motte – Nasthasia Faure – Calie Lassus – Charline Ambrogi

    Chœurs : Juliette Assouad – Violaine Trelluyer – Marie Bertram

    Danseurs : Letizia Garcia Casalino – Thuy Anh Nguyen – Vissakha Ham – Gloria Sze Man Lam – Jessie Fung Ling Ko – Yvonne Cabansay – Dina Castro – Jennifer Feliciano – Alice Blond – Adelaïde Morzol – Fanny Rubio – Jules Carrier – Steven Lin

    Equipe technique

    Production Manager: Vanessa Lee

    Stage manager: Hamish Campbell

    Sound Board Operator: Hervé Pequignet

    Light Board Operator: Frederic Thierry D’Argenlieu

    Subtitles : Karine Zanini

    Photography: Lenny B. Conil

    Video maker: Marion Delucé

    Sound engineer: Julien Guerreau

    Promotional design: Michele Cade

    Set designer: Bill Cheung

    Props adviser: Guillaume Vaquier

    Make-up design: Lisa Frain 

     « Il jouait du piano debout »

    Hong Kong City Hall Theatre

    4, 5 et 6 juin 2021

    Ticket en vente dès le 10 avril ici

    Retrouvez le podcast sur vos plates-formes préférées dans le monde

    Podcast liste
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  • La médecine à l’heure de la révolution génétique

    La médecine à l’heure de la révolution génétique

    Sans les avancées de la recherche génétique, la lutte contre l’épidémie de Covid-19 serait bien plus difficile. Les travaux sur les génomes qui ont commencé dans les années 1970 prouvent actuellement toute leur utilité. Le premier virus à avoir vu son génome décrypté était le ms2, en 1976. Cette structure simple comporte 3 569 lettres d’ARN. Cette découverte fut le fruit d’une dizaine d’années de travail dans un laboratoire belge. Le génome sars-cov-2, qui est presque neuf fois plus long, a été publié quelques semaines à peine après sa découverte par des médecins de Wuhan. 

    De 10 millions à 1000 dollars

    Depuis, plus d’un million d’échantillons différents de sars-cov-2 ont été décryptés afin de rechercher d’éventuelles mutations. Pour la première fois, la séquence génomique originale est devenue la base de plusieurs vaccins à destination des femmes et des hommes. La lecture de l’ADN dans un génome humain coûtait plus de 10 millions de dollars en 2007, aujourd’hui, l’opération est réalisée pour moins de 1 000 dollars. 

    La digitalisation et le recours à l’intelligence artificielle sont une source d’innovations importante que des entreprises comme Moderna ou BioNTech ont su exploiter. Leurs vaccins sont novateurs dans le sens qu’ils permettent aux cellules du corps humain de fabriquer la protéine virale permettant de stimuler le système immunitaire.

    Une nouvelle révolution en médecine ?

    Vingt ans après les premières expérimentations, le succès des vaccins ARN contre le sars-cov-2 ouvre de nouvelles perspectives à la médecine. Des vaccins contre des maladies restant peu ou mal traitées comme le paludisme ou le cancer sont imaginables. En recourant à l’ARN, la médecine dote le corps humain de la possibilité de se réparer. Les cellules peuvent être amenées à réaliser certaines tâches. Les thérapies adaptées aux anomalies génétiques rares, voire ponctuelles, pourraient trouver des outils jusqu’à maintenant inconnus. 

    Avec l’ARN, la médecine pourrait être à l’aube d’une nouvelle révolution à l’image de celle des antibiotiques en 1945 ou celle de la radiographie à partir des années 1960. La pandémie a également démontré la valeur des technologies de séquençage de gênes. 

    L’observation de sars-cov-2 lors de sa mutation est un élément clef dans la lutte contre l’épidémie. Elle permet un suivi des mutations et de travailler rapidement sur une adaptation des vaccins. Si le covid-19 devenait endémique, ce qui est loin d’être improbable, dans les prochaines années, des dispositifs de séquençage seront certainement développés afin de suivre en temps réel les virus et leur évolution. Des systèmes d’alerte précoce pour la propagation d’agents pathogènes pourraient être créés. La pandémie a comme conséquences positives de dévoiler tout le potentiel des biotechnologies et de la recherche génétique. Avec l’accroissement des moyens et la médiatisation dont bénéficie actuellement ce secteur, de nombreuses avancées sont attendues dans les prochaines années. Les laboratoires pharmaceutiques qui ont été longtemps dubitatifs sur l’intérêt de ces nouvelles technologies devraient modifier leur plan de recherche en leur faveur.

  • En France, la pandémie de Covid-19 a accentué les discriminations, selon Amnesty International

    En France, la pandémie de Covid-19 a accentué les discriminations, selon Amnesty International

    Dans un rapport rendu public ce mercredi (7 avril), l’ONG Amnesty International alerte sur l’augmentation des discriminations en France envers les populations les plus vulnérables depuis le début de la crise sanitaire liée au Covid-19.

    « La pandémie a révélé les inégalités systémiques massives que subissent partout dans le monde les minorités, le personnel de santé et les femmes, qui font partie des populations les plus durement touchées »

    le rapport d’Amnesty International.

    Discrimination aux femmes

    Les discriminations faites aux femmes se sont amplifiées depuis un an. La pandémie de Covid-19 a mis en pause plusieurs projets de loi, jugés non-prioritaires, comme la loi relative à la bioéthique de 2019, toujours en instance au Sénat.

    Le texte prévoit d’ouvrir la procréation médicalement assistée à toutes les femmes, quelle que soit leur situation matrimoniale et quelle que soit leur orientation sexuelle. Tant que le texte n’est pas approuvé par les sénateurs, de nombreuses femmes se retrouvent privées d’un accès à la maternité.

    Les réseaux sociaux jouent également un rôle majeur dans les discriminations. Propos racistes et appels à la haine fusent chez certains internautes. Parmi eux, des membres des forces de l’ordre. « Les médias se sont fait l’écho de comportements et de propos racistes de la part de membres des forces de l’ordre sur les réseaux sociaux. Le ministre de l’Intérieur a condamné ces attitudes et prôné la tolérance zéro face au racisme au sein de la police », précise l’ONG.

    Pour lutter contre la pandémie de Covid-19, le gouvernement d’Emmanuel Macron a imposé de nombreuses restrictions à ses citoyens. Pour l’ONG, ces mesures sont préoccupantes notamment « en ce qui concerne l’usage excessif de la force par la police, le droit à la liberté de réunion pacifique et les droits des migrant·e·s et des demandeurs et demandeuses d’asile ». 

    Discrimination ethnique

    Le rapport met en lumière la discrimination envers des minorités ethniques, et les crimes de haine à leur égard. En mai dernier, deux campements de roms ont été incendié à cinq reprises près de Paris. « L’un des deux campements a été la cible à quatre reprises de jets de cocktails Molotov, qui ont réduit en cendres la plus grande partie des cabanons de fortune », détaille le rapport.

    À Calais, « les forces de l’ordre ont régulièrement soumis les personnes migrantes et réfugiées à des actes de harcèlement et à un usage excessif de la force ».

    Pour l’ONG, l’augmentation des inégalités et des discriminations s’explique par le fait que « les populations qui étaient déjà les plus marginalisées, notamment les femmes et les personnes réfugiées, sont celles qui ont été le plus durement frappées par la pandémie, en raison de décennies de politiques discriminatoires décidées par celles et ceux qui dirigent le monde ». 

    « Nous devons tirer les leçons de la pandémie, et nous rassembler pour œuvrer ensemble de façon créative et courageuse afin que toutes les personnes soient sur un pied d’égalité », conclut Agnès Callamard, la nouvelle Secrétaire générale d’Amnesty International.

  • Certificat de vie : automatisation et biométrie

    Certificat de vie : automatisation et biométrie

    Stéphane Bonnet, le directeur d’info-retraite.fr a fait de nouvelles annonces sur les certificats de vie.

    Trois mesures positives ont été prises pour l’avenir des retraités expatriés.

    En effet, malgré les nombreuses promesses de ces dernières années, la transmission du certificat de vie est toujours un parcours du combattant.

    La pandémie n’a pas arrangé les choses, en début d’année, de nombreux paiements ont été suspendus du fait d’un retard de traitement des certificats transmis. Télétravail, maladie, absence, les motifs justifiant ces retards sont nombreux et compréhensibles. Cependant, des centaines de retraités se sont retrouvés privés de revenus de nombreuses semaines.

    Et ce alors, que les annonces sur le certificat unique, l’automatisation de la transmission des états civils entre pays, se sont succédés ces dernières années. Mais selon le courrier envoyé à la sénatrice Jacky Deromedi par Stéphane Bonnet, le bout du tunnel n’est plus très loin.

    3 nouveaux services actifs dès 2022

    Première décision : mieux communiquer ! En sus des canaux existants auprès des différents régimes, il va être crée dans les prochaines semaines une adresse « mail » dédié au traitement direct de vos réclamations,

    L’interconnexion des flux d’échanges d’état-civil entre les États avancent lui aussi à grand pas. Plusieurs accrochages sont en cours (Allemagne, Espagne et Suisse) qui conduiront les assurés identifiés par les autorités locales à ne plus être sollicités par la procédure de certificat de vie. A moyen terme, la plupart des pays européens seront dans ce dispositif et le dispositif MCE couvrira donc principalement les pays hors UE.

    Autre innovation, la validation des certificats de vie se fera désormais par biométrie. Cette réforme adoptée par la dernière loi de financement de sécurité sociale.

    La Biométrie grâce au passeport ?

    Le Groupement Union retraite a lancé actuellement plusieurs expérimentations avec des prestataires afin de paramétrer les modalités du service, sélectionner les titres d’identité acceptés (au-delà des passeports) et vérifier la capacité des assurés à utiliser cette technologie. L’objectif est une ouverture de ce nouveau dispositif de vérification d’existence fin 2021.

    Le décret pourra paraître, en juin, une fois le processus du service stabilisé – suite aux phases de tests, il fixera précisément les modalités. Rappelons que pour l’instant, l’utilisation du dispositif biométrique sera à discrétion de l’assuré qui pourra choisir de rester sur la modalité actuelle (certificat papier validé par une autorité locale) en application de la législation.

    Ces trois mesures devraient permettre de simplifier la vie de nos compatriotes retraités.

  • La retraite des Français travaillant à l’étranger sur le grill

    La retraite des Français travaillant à l’étranger sur le grill

    Le 11 mars dernier, la Cour des Comptes a rendu public un référé dans lequel elle préconise d’assurer un meilleur contrôle de la coordination internationale en matière de retraites obligatoires.

    Les droits à la retraite des expatriés ou des salariés travaillant à l’étranger sont garantis sous réserve que des accords existent entre le ou les pays concernés et la France. Des accords bilatéraux ont été ainsi signés avec une quarantaine de pays dont ceux de l’Union européenne. Ces accords permettent aux salariés de faire valoir les périodes travaillées à l’étranger. Ces dernières sont validées par le régime étranger et donc intégrées dans le calcul de la retraite en France. Les prestations de retraite sont alors servies par les différents régimes de retraite nationaux auxquels ils ont été successivement affiliés.

    Pour bénéficier d’une pension en Allemagne, le salarié doit au minimum compter 5 ans d’affiliation à l’assurance vieillesse allemande. Dans le cas contraire, aucun droit n’est constitué. Pour éviter de pénaliser les travailleurs étrangers, en cas d’accord, la période d’affiliation nécessaire a été ramenée à un an. 

    Selon la Cour des Comptes, aucun suivi statistique n’est réalisé pour évaluer les montants des pensions versées par les régimes français dans le cadre de la coordination internationale. Il est également difficile de connaître les montants de pensions versées par des régimes étrangers à des ressortissants français. Il n’est donc pas possible de vérifier si ces salariés à la carrière internationale bénéficient bien de tous leurs droits en matière de retraite. 

    De nombreux salariés ne feraient pas valoir leurs droits

    Selon la Cour des Comptes, de nombreux salariés ne feraient pas valoir leurs droits. Cette absence d’information serait imputable à l’intervention d’un grand nombre d’acteurs, le Centre des liaisons européennes et internationales de Sécurité sociale (CLEISS), la direction de la Sécurité sociale (DSS) et la direction des Français à l’étranger et de l’administration consulaire. Selon la Cour des Comptes, le CLEISS devrait être chargé de l’expertise juridique ainsi que de l’analyse des données et de leur évolution. Il serait ainsi positionné comme l’interlocuteur unique des partenaires à l’étranger dans l’application des accords. La Cour demande également que les régimes gestionnaires des retraités mettent en place un service spécialisé dans la prise en compte des liquidations des pensions relevant de la coordination internationale.

    Par ailleurs, la Cour des comptes a souligné que les indépendants étaient souvent exclus des accords bilatéraux perdant ainsi des droits à la retraite s’ils partaient à l’étranger. Les actifs qui travaillent dans plusieurs pays figurent également parmi les perdants. Il est alors possible de perdre plusieurs trimestres de cotisation.

    Risques de contentieux

    La Cour des comptes a également alerté sur les risques de contentieux liés aux modalités de traitement des dossiers par les caisses de retraite françaises qui ne respecteraient pas les règles européennes. Ainsi, depuis la mise en place de la liquidation unique dans les régimes alignés (Lura) en 2017 le salaire de référence, pour les retraités ayant eu une carrière internationale, peut s’avérer moins favorable que pour les polypensionnés français des régimes alignés.

    Une expertise est nécessaire 

    Par ailleurs, si les autorités européennes préconisent de convertir les périodes validées à l’étranger arrondies à l’unité supérieure la plus proche (soit le cas échéant un trimestre pour un jour validé dans l’autre État), la France ne retient pas cette règle. La Cour a indiqué son souhait d’expertiser tout le processus de calcul des pensions des Français ayant travaillé à l’étranger.

  • Feu vert du conseil d’Air France-KLM pour la nouvelle aide

    Feu vert du conseil d’Air France-KLM pour la nouvelle aide

    Le conseil d’administration d’Air France-KLM réuni lundi soir a donné son feu vert aux conditions d’une nouvelle aide gouvernementale pour permettre au groupe de compagnies aériennes de surmonter la crise du Covid-19, a affirmé Bloomberg.

    Un accord à 3

    Selon l’agence financière, qui s’appuie sur des sources « au fait du dossier » non identifiées, les détails de ce nouveau plan, fruit d’un accord entre la Commission européenne et le gouvernement français, seront présentés mardi matin.

    Cette aide « comprend la conversion de prêts gouvernementaux en obligations hybrides et de nouvelles levées de fonds », a détaillé Bloomberg. Les obligations hybrides sont des titres obligataires émis par une entreprise sur une échéance très longue ou perpétuelle, et sont considérées comme des capitaux propres. Sollicité par l’AFP lundi, le groupe s’est refusé à tout commentaire.

    2020 un exercice catastrophique

    Air France-KLM est sorti d’un exercice 2020 calamiteux lesté par une dette quasiment doublée à 11 milliards d’euros, conséquence de la pandémie qui l’a privé des deux tiers de sa clientèle de 2019 et lui a fait subir une perte nette abyssale de 7,1 milliards.

    La conversion d’une partie des prêts reçus des Etats français et néerlandais, soit plus de 10 milliards d’euros en 2020, permettrait de replacer l’entreprise sur une trajectoire financière soutenable, même si elle dispose actuellement d’une trésorerie suffisante pour tenir encore plusieurs mois.

    Dimanche, le ministre français de l’Économie Bruno Le Maire avait annoncé qu’un « accord de principe » avait été trouvé avec la Commission européenne sur une nouvelle aide financière pour Air France, qui devra en échange abandonner « un certain nombre de créneaux » à l’aéroport d’Orly, mais moins que les 24 exigés dans un premier temps par Bruxelles.

    M. Le Maire avait aussi rappelé que l’État français avait déjà « beaucoup soutenu » Air France-KLM, dont il est actionnaire à 14,3%, en apportant 7 milliards d’euros, et ne signait pas « un chèque en blanc ». « Je suis prêt à apporter un nouveau soutien, mais qu’Air France renoue avec des bénéfices (…) et apporte la preuve de sa compétitivité (…) Les contribuables font un effort, Air France doit faire un effort de son côté », avait-il plaidé.

    De son côté lundi matin, la CGT d’Air France a souligné que ce « nouveau soutien financier » évoqué par M. Le Maire ne représentait « pas plus d’argent injecté », mais la transformation d’un prêt de l’Etat « en capital ».

  • Abandon du Frexit et écologie : pourquoi le programme du Rassemblement national fait peau neuve

    Abandon du Frexit et écologie : pourquoi le programme du Rassemblement national fait peau neuve

    En vue des élections régionales et présidentielles, le parti de Marine Le Pen semble vouloir retravailler sa feuille de route. Au programme : davantage d’écologie, mais plus de retour au franc.

    Abandon du Frexit, maintien de l’euro, environnement… Depuis son échec aux dernières présidentielles de 2017, Marine Le Pen planche sur sa présidentiabilité et poursuit sa quête vers l’Elysée. « La dédiabolisation est en cours depuis plusieurs années. C’est un processus constant », constate Juliette Grange, professeure de philosophie à l’Université de Tours, interviewée par EURACTIV France.

    Avec l’arrivée d’Emmanuel Macron et de la République en Marche au pouvoir, qui a déstabilisé l’échiquier politique et le clivage droite/gauche, le Rassemblement national (RN) s’est revendiqué comme étant le principal parti d’opposition.

    « Marine Le Pen essaie de se positionner en faisant des contre-propositions à chaque grand projet d’Emmanuel Macron », souligne la philosophe.

    Les élections régionales des 13 et 20 juin prochains seront un banc d’essai pour le parti souverainiste : « Toutes les élections sont un tremplin, il faudrait que le RN gagne une ou plusieurs régions pour montrer de quoi il est capable», espère Fabien Engelmann, maire d’Hayange (Moselle) depuis 2014 et conseiller régional RN du Grand-Est depuis 2016. Dans son entretien avec EURACTIV France, il cite en exemple les communes, comme la sienne, où les maires RN ont été réélus dès le premier tour.

    Selon lui, l’abandon du référendum sur le Frexit et la sortie de la zone euro est une bonne chose. Il tient l’ancien vice-président du parti pour responsable de cet échec.

    « Florian Philippot était trop sectaire, les gens ne veulent pas revenir au franc. On peut rester dans l’Union européenne, c’est à chaque parti souverainiste national d’envoyer un maximum d’eurodéputés à Bruxelles pour défendre sa vision », estime le maire d’Hayange.

    L’ancien programme avait en effet effrayé beaucoup de ses administrés qui sont travailleurs frontaliers au Luxembourg et qui ont préféré Emmanuel Macron. « Mais depuis que le RN a évolué, j’entends sur le terrain que les électeurs ont changé d’avis », raconte-t-il.

    « On revient sur certains totems du parti : on dit “réduction” de la libre-circulation Schengen et non “revenir sur les Accords” », renchérit Juliette Grange. Et d’ajouter : « Pour un patron de PME par exemple, même sympathisant, il était complètement impossible d’adhérer au programme de 2017 car il était trop néolibéral, avec trop peu de régulation. »

    Ce revirement sur l’Europe est, selon elle, « à la fois de l’affichage, mais absolument nécessaire dans le cadre d’une ambition présidentielle de plus en plus claire ». Elle poursuit : « Être présidentiable c’est faire des propositions qui sont acceptables pour un assez grand nombre de groupes. »

    Conservatisme écologique

    L’autre changement majeur est la plus grande place faite à l’écologie dans le programme. Si les questions environnementales devaient se contenter de quelques points à la fin du programme en 2017, elles font désormais l’objet d’un contre-projet de référendum pour s’opposer à la proposition de loi constitutionnelle proposée par le Président à la suite de la Convention citoyenne sur le climat (CCC).

    Même s’il reconnaît que « la pandémie a eu un impact », Fabien Engelmann soutient que « Marine Le Pen a toujours eu un volet dans son programme sur la préservation de la nature et la défense des animaux. »

    Lors d’une conférence de presse dédiée au thème de l’écologie le 9 mars dernier, la présidente du Rassemblement national s’était même mise à dos les chasseurs après avoir déclaré que la chasse à courre était « une cruauté qui n’est pas nécessaire ».

    Selon lui, la mise en lumière de cette partie du programme est simplement plus visible aujourd’hui, car les médias en parlent davantage. « De la peinture verte » à en croire Mme Grange.

    « C’est dans l’ADN du parti d’être très attaché au régime référendaire. Il y a quand même un virage, car Marine Le Pen était climatosceptique il y a quatre ans », rappelle d’ailleurs la philosophe. « Présenter un projet de référendum c’est peut-être contrer des groupes qui gravitent autour de Marion Maréchal-Le Pen », s’interroge-t-elle.

    L’élu du Grand-Est fustige au passage « les autres partis [qui] surfent sur la vague ». Il continue : « En faire trop sur l’écologie ça ne me va pas. Les propres électeurs d’Europe Ecologie-Les Verts en ont assez des maires écolos, car sous le vernis vert, il y a de la peinture rouge. »

    Il défend une écologie conservatrice qui condamne la mondialisation « qui est la plus polluante » au profit d’industries locales.

    « Avec ce discours autour du “localisme“ et de “relocalisation“, on retrouve l’argumentaire du RN axé sur l’idée de frontières naturelles, de l’écologie avec un identitarisme, de respect d’un ordre naturel », analyse Juliette Grange.

    Une stratégie gagnante ?

    Avec cet « infléchissement des discours », « il y a l’idée d’aller chercher les classes moyennes et les retraités, certaines franges de la population peut-être sur des thématiques beaucoup plus larges, car l’électorat du RN est très éclectique », explique l’auteure de Pour une philosophie de l’écologie (Pocket Agora).

    « Ils ont abandonné un certain nombre de leur leitmotivs dans ce but », renchérit-elle. Une stratégie qui semble gagnante, du moins chez les jeunes. Le journal Le Monde notait lundi (5 avril) que le Rassemblement national est devenu le premier parti en ce qui concerne la popularité chez les 25-34 ans.

    Un sondage Ifop paru au début du mois révèle que Marine Le Pen recueillerait 28% des intentions de vote au premier tour, devançant Emmanuel Macron (24%). En octobre, ce score atteignait 24%, contre 23% pour l’actuel président de la République.

  • Bénin : Présidentielle 2021, un recul démocratique?

    Bénin : Présidentielle 2021, un recul démocratique?

    Bénin : Alors qu’un juge de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) dénonce les pressions du pouvoir, à six jours de la présidentielle, y a-t-il un recul démocratique ?

    Réponse de Yabi Gilles, politologue et fondateur de « Wathi« , le Think thank de l’Afrique de l’Ouest.

    Regardez l’interview sur TV5MONDE

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