Solidarité et passeport vaccinal : la position française à l’ouverture du Conseil européen

Solidarité et passeport vaccinal : la position française à l’ouverture du Conseil européen

Un Conseil européen exceptionnel s’ouvre aujourd’hui (25 février). Il doit réunir les chefs d’Etat et de gouvernement du bloc en visioconférence. Si le sujet de la défense sera discuté demain (26 février), une grande partie du débat devrait tourner autour de la situation épidémiologique et de la stratégie vaccinale.

Les 27 se réunissent cette après-midi à partir de 15h autour du Président du Conseil européen Charles Michel, pour discuter de la situation sanitaire au sein du bloc.

Solidarité avec l’Afrique

Cet échange devrait être l’occasion pour l’Union de revenir sur la proposition d’Emmanuel Macron lors du sommet du G7 vendredi 19 février, d’envoyer 13 millions de doses de vaccins aux pays d’Afrique.

« Si nous, Européens, Américains, savons livrer le plus vite possible ces 13 millions de doses, ça vaut notre crédibilité », avait-il lancé à ses homologues à Munich. Une proposition soutenue par la présidente de la Commission Ursula von der Leyen et par la chancelière allemande Angela Merkel.

« Il faut arriver à trouver un équilibre juste et équitable » entre les besoins français et l’aide nécessaire aux pays plus démunis, confie l’Elysée qui souhaite éviter que les pays africains entrent dans des accords bilatéraux. « Ce sera discuté au Conseil européen », nous a-t-on confirmé.

L’exécutif a bien conscience que l’opinion publique pourra se montrer réticente face à cet « effort collectif », qui devrait d’ailleurs ne pas peser uniquement sur l’UE mais sur le Royaume-Uni et les Etats-Unis. L’Elysée s’est dit déterminé à déclencher cette discussion.

Passeport vaccinal

Parmi les questions à l’ordre du jour, celle du passeport vaccinal — alors que plusieurs pays membres ont pris des initiatives en ce sens pour préserver leur saison touristique.

L’Elysée a indiqué à EURACTIV France maintenir sa position de « prudence double » face aux questions de protection des données privées et aux inégalités que cela pourrait engendrer. Néanmoins, il s’est dit ouvert à ce débat et juge « pertinent de lancer des travaux techniques » pour évaluer cet outil qui est pour l’heure « prématuré ».

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