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  • L’App Tousanticovid devient un passeport sanitaire pour la France

    L’App Tousanticovid devient un passeport sanitaire pour la France

    C’était l’une des volontés d’Emmanuel Macro, le pass sanitaire va devenir une réalité pour les Français et la France, pour une fois, est en avance sur le calendrier à quelques jours du vote au Parlement européen qui imposera le certificat numérique aux 27 Etats de l’Union pendant 12 mois.

    « A parti de ce soir, la nouvelle version de TousAntiCovid permettra de stocker les résultats des tests PCR et antigéniques, mais aussi de la vaccination. Il sera possible de porter les résultats l’application »

    Cédric O, le secrétaire d’Etat en charge de la transition numérique, le 19 avril 2021

    Un « carnet de santé » déjà actif pour les Français

    Les quelques 14 millions d’utilisateurs de l’application peuvent, depuis ce lundi soir, importer et stocker, dans leurs smartphones, les résultats de leurs tests PCR ou antigéniques. Puis, dès le 29 avril, leurs certificats de vaccination. Pour la première fois, les documents seront certifiés officiellement par les autorités.

    Avec cette nouvelle fonctionnalité, le gouvernement espère favoriser la reprise des déplacements, alors que la Commission européenne a enjoint tous les pays de l’Union à mettre au point des certificats interopérables avant le 17 juin. Dans un premier temps, ces documents, rassemblés dans l’onglet « Carnet » de l’application, serviront à faciliter les voyages entre la métropole et la Corse, puis avec les territoires d’Outre-mer. Mais d’ici une « quinzaine de jours », l’idée est bien de pouvoir présenter TousAntiCovid au passage aux frontières des pays de l’Union.

    Les frontaliers en premier

    Pour les étranger et les expatriés, des tests avec les pays frontaliers de la France pourraient être menés d’ici 15 jours, soit début mai. La France mène des discussions avec ses voisins, dans ce sens. Car pour l’instant les code-barres ou les QR-codes émis par les laboratoires ou les centres de vaccination non français ne sont pas reconnus par l’application.

    L’objectif est bien qu’un Français qui se rend en Allemagne puisse représenter sa preuve de test négatif ou vaccination aux gardes-frontières allemands et que ce dernier sera en mesure de le lire.

    Et que l’inverse soit possible, donc qu’un Italien, un Espagnol ou un Belge puisse présenter via l’application de son pays, un certificat numérique que nos autorités seront en mesure de contrôler.

    C’est une répétition des écueils qui guettent la mise en place du certificat numérique européen commun aux 27 pays. Quelque soit le pays émetteur, les applications devront pouvoir identifier et certifier les actes qui lui seront soumis (certification de vaccination, tests PCR, etc.).

    Pour les pays qui sont hors de l’UE, aucun réponse n’a encore été apportée. Mais du côté de la Commission européenne, on y travaille..

    « Les échanges avec une demi-douzaine de pays sont assez avancés en bilatérale, plus celles que nous avons avec la Commission européenne. Le problème que nous avons, étant que nous sommes plutôt en avance, c’est avec certains pays qui ont des systèmes régionaux. Pour les pays hors pays de l’Union européenne, c’est la Commission européenne qui discute des dispositions avec les pays, avec une possible normalisation des preuves de test et de vaccination« 

    Cédric O, le secrétaire d’Etat en charge de la transition numérique, le 19 avril 2021

    Et après ? les restaurants, les bars ?

    Après cette expérimentation, TousAntiCovid pourrait-il devenir aussi un passeport intérieur ? « Pour aller chez le fleuriste ou au restaurant, le passeport sanitaire n’est pas envisagé », assure Cédric O. « En revanche, la situation peut être différente pour les grands concerts, les festivals ou encore les salons professionnels », conclut le ministre.

    Le document concernera tout le monde, y compris les enfants, mais restera volontaire. L’application TousAntiCovid (ex StopCovid) a été téléchargée par près de 14,7 millions de personnes depuis le 2 juin 2020, et a notifié 171.107 personnes d’un risque d’exposition au Covid-19.

  • Un milliard d’euros pour Air France-KLM

    Un milliard d’euros pour Air France-KLM

    Un milliard d’euros d’argent frais, après 3 milliards de dette épongée : Air France-KLM a annoncé lundi le succès de son augmentation de capital, une étape dans le plan de soutien au groupe aérien accablé par la crise du Covid-19.

    Sur les 1,036 milliard d’euros levés, plus de 593 millions proviendront de l’Etat français, qui va voir sa participation doubler à 28,6%, selon les chiffres diffusés dans un communiqué par la société franco-néerlandaise.

    Le 6 avril, le gouvernement français avait déjà accepté de convertir 3 milliards d’euros de prêts directs – consentis au début de la crise sanitaire – en quasi-fonds propres pour réduire la dette d’Air France-KLM et lui permettre de revenir à terme se financer sur les marchés.

    La pandémie et son cortège de fermetures de frontières et autres restrictions aux déplacements ont privé l’entreprise des deux tiers de ses clients en 2020. Le groupe a perdu 7,1 milliards d’euros l’année dernière, tandis que sa dette a presque doublé à 11 milliards.

    La Chine deuxième actionnaire devant les Pays-Bas

    Conformément au plan annoncé il y a deux semaines, l’un des autres importants actionnaires, la compagnie chinoise China Eastern, a souscrit à l’augmentation de capital, sa participation passant de 8,8% à 9,6%. Ses nouvelles actions équivalent à un investissement de 115,9 millions d’euros.

    En revanche, l’Etat néerlandais, qui détenait 14% d’Air France-KLM avant l’augmentation de capital, a décidé de ne pas y participer et va donc se retrouver mathématiquement dilué, à 9,3% des parts.

    Même conséquence pour Delta Air Lines : le géant américain contrôlait la même proportion de capital que China Eastern avant l’opération clôturée lundi, mais la réglementation de son pays d’origine lui interdisait d’y participer en tant que récipiendaire d’aide publique. La compagnie d’Atlanta va tomber à 5,8% de l’ensemble franco-néerlandais.

    « Le produit de l’augmentation de capital sera affecté au renforcement des fonds propres d’Air France. Air France utilisera le montant affecté pour conforter ses liquidités et financer ses besoins généraux dans le contexte de la crise Covid-19″

    Communiqué de presse d’Air France-KLM.

    Optimisme affiché

    L’Etat néerlandais mène séparément des discussions avec la Commission européenne sur une aide à KLM, mais celles-ci n’ont pas encore abouti, dans le contexte de négociations houleuses pour former un nouveau gouvernement après les élections législatives du mois dernier.

    « Le succès de notre augmentation de capital et le soutien renouvelé de nos principaux actionnaires témoignent de la confiance des investisseurs dans les perspectives du groupe, dont la solidité financière est renforcée grâce à ces premières mesures de recapitalisation »

    Benjamin Smith – directeur général d’Air France-KLM

    Plus tôt lundi, M. Smith, malgré la crise sanitaire, s’est dit optimiste à moyen et long terme pour son activité. L’intérêt des investisseurs pour l’augmentation de capital montre qu’ »il est évident que notre secteur d’activité sera toujours là à l’avenir », a-t-il affirmé lors d’un symposium en ligne, le World Aviation Festival.

    1,3 millards de perte en 2021

    Air France-KLM a dit s’attendre à une nouvelle perte d’exploitation de 1,3 milliard d’euros au premier trimestre 2021, ses compagnies (Air France, KLM, Transavia) restant grevées par d’importants coûts fixes, dont leur flotte d’appareils.

    La conversion d’une partie de la dette et la recapitalisation ne constitueront qu’une « première étape » sur le chemin d’un rétablissement, avait concédé le groupe début avril.

    A l’époque, le ministre français de l’Economie Bruno Le Maire avait évoqué une nouvelle aide à l’avenir : « nous verrons bien quelle sera la situation du secteur aérien dans les prochains mois, mais je ne dirai pas que c’est la dernière aide que nous octroyons à Air France », avait-il déclaré à Bloomberg TV.

    Toutes ces opérations s’effectuent sous l’oeil de la Commission européenne, qui y a mis plusieurs conditions.

    L’Etat français s’est engagé à réduire sa participation à terme, et Air France a accepté de céder 18 créneaux de décollage et d’atterrissage à l’aéroport parisien d’Orly, très convoités par la concurrence. L’entreprise sera limitée dans ses acquisitions et ne versera pas de dividende tant que les aides ne seront pas remboursées.

  • Délai de suspension des pensions de retraite ! La polémique

    Délai de suspension des pensions de retraite ! La polémique

    Depuis le 2 avril et la publication du décret 2021-390 qui modifie les procédures liées au contrôle de l’existence des bénéficiaires d’une pension de retraite résidant à l’étranger, les élus consulaires et les parlementaires socialistes comme les candidats au scrutin du 30 mai et les députés de la majorité s’opposent sur les conséquences de celui-ci.

    1 seul certificat par an

    Le décret reprend des dispositions mises en oeuvre progressivement par le GIP Union Retraite en matière de mutualisation du contrôle des certificats d’existence. Il officialise définitivement l’obligation au bénéficiaire de fournir qu’une fois par an et à un seul organismes son justificatif d’existence.

    Précédemment les retraités expatriés devaient pouvoir transmettre, à tout moment et auprès de toutes les caisses auxquelles ils auraient été affiliées tout au long de leur carrière en France, le fameux certificat de vie.

    Cette disposition a été mise en place progressivement depuis quelques années. Cependant, comme tout nouveau dispositif, il a fallu un temps de rodage qui a entrainé un retard dans le traitement, parfois plus de 6 mois, ce qui a eu comme conséquence le blocage du paiement de nombreuses pensions au cours de l’été 2020.

    1 mois de retard maximum ?

    Comme le note les des 3 sénateurs et sénatrices Français du monde-adfe dans un courrier transmis au Premier ministre, une disposition supplémentaire à été introduite. Elle consiste en la suspension de la pension à l’expiration d’un délai d’un mois à compter de la date indiquée pour la réception du justificatif d’existence.

    Au vue de l’expérience, les élus locaux des Français de l’étranger socialistes et/ou Français du Monde – ADFE ainsi que les candidats aux élections consulaires issus de cette famille, s’inquiètent des risques pour les nombreux Français qui ont pris leur retraite à l’étranger.

    Une désinformation ?

    Du côté de la majorité présidentielle, on réagit vigoureusement à ces publications. Anne Genetet, députée des Français de l’étranger et responsable de la campagne des élections consulaires pour le parti d’Emmanuel Macron (LREM) a publié un post accusant les socialistes de propager de fausses informations. Le décret instaure, en effet, un délai d’un mois, mais il est la valeur « plancher ». Les caisses peuvent décider d’instaurer un délai plus important.

    « La durée d’un mois évoquée fait référence à une durée plancher, qui était déjà en vigueur et reste inchangée. Dans les faits, les caisses de retraite prévoient un délai plus long (généralement 3 mois) qui reste donc inchangé.« 

    Anne Genetet, députée LREM des Français de l’étranger et responsable de la campagne des élections consulaires

    C’est donc caisse par caisse, que les retraités devront vérifier quels sont les délais en vigueur et choisir, sur cette base, l’organisme à qui ils enverront leur certificat de vie.

    Mais comme l’indiquent les élus d’opposition, rien n’empêche les Caisses de retraites de se conformer à la mesure minimum, soit un délai d’un mois. C’est l’expérience et le temps qui nous diront si ce nouveau délai minimum prévu par le décret deviendra ou non la référence.

  • L’Europe est-elle soluble dans la Méditerranée ?

    L’Europe est-elle soluble dans la Méditerranée ?

    Il est un mal qui ronge l’Europe. Il ne vient pas de la perfide Albion, qui rêve du Grand Large atlantique et Pacifique. Il ne vient pas des Etats-Unis ou de la Chine, dont le face à face excite autant qu’il fascine. Le mal vient de plus loin, de plus près, du cœur de l’Europe : Toute maladie est intérieure. 

    L’Europe peut se désagréger de ses divergences. En dix ans, les niveaux de vie ont augmenté en Europe du nord, tandis qu’ils stagnent en Europe du sud. A la fin de la crise du Covid, chacun s’attend à une reprise, en K : croissance rapide pour les uns, chute pour les autres.

    Divergences mortelles des niveaux de vie

    Cette année l’heure de vérité sonnera en Allemagne, puisqu’Angela Merkel a annoncé son retrait après les élections. L’Allemagne sera-t-elle pour une « une autonomie stratégique européenne », ou ne verra-t-elle le monde qu’avec les yeux de  l’OTAN ? Sera-t-elle pour accroitre la relance européenne, ou réservée, comme le prône le Tribunal constitutionnel de Karlsruhe? En raison de la faiblesse relative de la France, l’Allemagne tient l’Europe.

    Or l’Europe ne peut pas être qu’une Europe à l’allemande, l’équilibre est indispensable. D’autre part, l’Europe doit mener à une convergence des niveaux de vie, pas à un écart grandissant. Sinon, l’Europe ne sera plus. Les riches fourmis ne voudront plus payer pour les pauvres cigales ; les pauvres ne voudront plus supporter l’arrogance des riches, d’autant qu’ils ne seraient pas aussi riches sans un marché européen. 

    Tout se passe comme si une spécialisation des avantages comparatifs se serait faite en Europe par pays : aux uns les services et le tourisme, avec des emplois à faible valeur ajoutée et de pauvres salaires, aux autres l’industrie, les robots, la haute technologie, avec des emplois qualifiés et bien payés, les anciens pays de l’est servant de réserve de main d’œuvre proche à bon marché, tandis que les pays du sud reçoivent les immigrés.

    A chaque maladie son remède

    Quelles que soient les raisons, vraies ou fausses,  l’Europe ne durera que si elle construit une « communauté de destin », ce qui suppose autonomie stratégique et solidarité. La grande divergence des niveaux de vie tue l’Europe lentement et sûrement, autant que l’absence de politique étrangère autonome. 

    Heureusement, à chaque maladie son remède. Pour l’Europe, la guérison est proche. Son nom ? Méditerranée. Toute médecine est proche du poison : La Méditerranée est la réponse à ses déchirures internes, parce qu’elle est le lieu des toutes les menaces.

    La méditerranée concentre les réponses – et les menaces. 

    Le crime organisé infeste bientôt les centres financiers de Suisse, du Luxembourg, demain d’Amsterdam et de Francfort. Les circuits de la drogue passent par l’Afrique de l’ouest, le Maroc, le Liban, comme ceux de la traite des hommes et des femmes par l’Espagne, la Tunisie, la mer Egée et les Balkans. Pour la contrebande d’armes, c’est le même circuit. Le terrorisme, au Sahel comme en Lybie, en vit. Sans eux, plus d’argent. Il est la forme actuelle de la guerre de razzia, de la guerre irrégulière, sale, des seigneurs de guerre et des bandes. 

    On dit lutter contre l’islamisme. Quand la bataille idéologique sera gagnée  -si elle l’est-, la guerre ne sera pas finie. Il y aura autre chose, tant que les trafics pirates ne seront pas contrôlés. Kadhafi alimentait bien le terrorisme avant d’en être l’ennemi.

    Si l’on a pu défendre la thèse selon laquelle il fallait vaincre le terrorisme en Syrie pour éviter les attentats en Europe, alors il faut lutter contre les trafics et les réseaux avant qu’ils n’atteignennt l’Europe. Seuls les pays méditerranéens peuvent y aider. C’est vrai pour la criminalité, c’est vrai pour les migrations.

    Crime, terrorisme, migrations, guerres, destructions écologiques     

    On l’a bien compris avec la Turquie : Charles Michel et Ursula von der Leyen, récemment humiliés par Erdogan, ont proposé de continuer à payer la Turquie 4 milliards d’euros pour qu’elle garde les réfugiés syriens, à condition qu’elle devienne plus polie.  

    Le raisonnement tenu pour la Turquie – qui nous menace – vaut pour tous les pays méditerranéens, plus encore pour ceux qui ne nous menacent en rien. Mais il ne suffit pas de payer -les Turcs le montrent suffisamment- il s’agit de construire des alliances.

    L’Afrique, qui compte un milliard d’habitant aujourd’hui, devrait atteindre 2.4 milliards d’habitants en 2050, dont la moitié aura moins de 25 ans. Aucun pays africain n’est autosuffisant du point de vue alimentaire. En Afrique du nord, le tiers des villes de plus de dix mille habitants n’ont pas de station d’épuration. Qui peut croire que l’on tiendra des discours sur le climat en Europe tandis que les pays d’Afrique du nord se battront entre eux?

    Jeunes, femmes, militaires, religieux et démocratie

    Car la guerre est déjà là, en Lybie, au Liban, en Syrie. Elle perle aussi au Sinaï, au Sahel, frontière sud de la Méditerranée, elle affleure en Egypte, à Gaza, en Israël, à Chypre, en Mer Egée.  

    En cause, l’énergie, les gazoducs, les routes maritimes, mais pas seulement : les luttes de pouvoir au sein du monde musulman. En lice les jeunes, les femmes, les militaires, les religieux, tous centres d’intérêts, de conflits, de pouvoir. 

    Qui peut croire que l’on peut disserter sur le « genre », c’est-à-dire le sexe des budgets municipaux, comme le fait tel maire écolo de France, et ignorer le rejet de la Convention sur la violence faite aux femmes en Turquie ? Qui pense qu’on obligera quelqu’un à l’appliquer par des remontrances ? Il faut s’engager dans une vie commune pour infuser notre façon de vivre. 

    L’Europe a tort de voir la Russie comme une menace à l’est. La Russie a compris que le point faible de l’Europe était en Méditerranée, et qu’il ne fallait pas qu’elle devienne son point fort. Si la Russie veut faire chanter l’Europe, elle le fera en Méditerranée, pas dans la Baltique.

    Ce sont les moyens qui manquent le moins

    Toutes ces questions vitales de civilisation et de géopolitique ont leur expression la plus aigüe en Méditerranée. On peut choisir de les circonvenir un à un. Ce que fait l’Europe depuis longtemps, avec des accords bilatéraux. Ou avec des instruments spécifiques, Frontex, par exemple, pour les migrations. On a l’avantage, avec la durée, de savoir que cela ne marche pas. 

    On doit donc recourir aux méthodes les plus banales: réfléchir d’abord, c’est à dire définir une stratégie, avec des objectifs et des moyens. Ce sont les moyens qui manquent le moins. 

    L’Europe est riche, elle est le premier marché mondial, elle a des universités, des forces de sécurité, des technologies, tout. Elle peut proposer une union commerciale (elle l’a déjà fait), des garanties bancaires et monétaires (à condition de commencer par unifier son propre marché bancaire), amplifier les échanges universitaires, installer des écoles et des universités, des réseaux énergétiques, des usines de traitement des eaux, les besoins sont immenses, les capacités aussi : Une chance inouïe.

    Une Charte pour la Méditerranée 

    Curieux de voir les Chinois investir l’Afrique et les ports de Méditerranée, et les Européens contempler le nouveau paysage. Il fut un temps où c’était les Européens qui s’installaient en Chine et dessinaient leurs routes de la soie. Il ne s’agit pas de moyens : l’Europe reste, de très loin, beaucoup plus riche que la Chine. Garantir la sécurité en Méditerranée n’est pas non plus une question de moyens, mais d’accords politiques. 

    Et de droit. La Méditerranée est quasiment la seule mer fermée, elle appartient à ses riverains, si ceux-ci le décident.

    Une initiative pour la France 

    Alors que la Chine – et la Turquie – montrent des velléités de remettre en cause le droit international de la mer (la convention de Montego Bay), c’est le moment de proposer un droit propre à la Méditerranée : une Charte de la Méditerranée qui fixerait un ensemble de normes concernant aussi bien le transport maritime, la surveillance des eaux en surface comme en profondeur, les droits de transit, l’échange des données, les normes de pollution et de pêche, le contrôle des migrations, le traçage des marchandises, etc…

    La France devrait en prendre l’initiative. Elle est le centre de l’Europe. Elle est le premier pays de Méditerranée. Elle doit y entrainer les pays du nord, au risque de prétendre alors agir seule, avec les pays européens du sud, ce qui accélérerait le divorce européen. 

    L’Europe reste obnubilée par la Russie et les Etats-Unis. Elle a du mal à sortir du siècle dernier. Le siècle de l’Europe passe par la Méditerranée, ou l’Europe ne passera pas la demie de ce siècle. 

  • La fin du dollar a-t-elle sonné ?

    La fin du dollar a-t-elle sonné ?

    Les accords de la Jamaïque de 1976 entérinant la disparition des accords de Bretton Woods, ont consacré l’hégémonie du dollar comme monnaie de référence. Étalon et instrument d’échange ainsi que de réserve, la monnaie américaine conserve une position hégémonique, malgré la succession des crises, dont celle de 2008, et malgré l’avènement de la Chine.

    Plus de la moitié des échanges internationaux et plus de 60 % des réserves monétaires sont libellés en dollar. Le dollar est reconnu comme un actif sûr dans le monde entier permettant à tout moment de régler une transaction commerciale ou financière. Il est soutenu par la prépondérance politico-monétaire des États-Unis. Les avantages collectifs générés par la monnaie américaine dépassent les inconvénients.

    60% des réserves monétaires 

    La subordination aux intérêts américains est supportée même si, ces dernières années, la multiplication des cas d’extraterritorialité de la loi américaine a généré un trouble croissant au sein de la communauté internationale. 

    Le système dollar s’est imposé dans les faits dès les accords de Bretton Woods, traduisant alors la domination économique et militaire des États-Unis. En vertu de ces accords, chaque pays devait déclarer sa parité en or ou en une devise convertible en or. En 1944, seul le dollar était convertible en or, la banque centrale américaine disposant de plus des trois quarts des stocks d’or. Il devenait de facto l’unité de compte monétaire international. L’intangibilité du prix officiel en or (35 dollars l’once) provoqua la chute des accords. Les États-Unis ont refusé la dépréciation de leur monnaie et le rééquilibrage de leur balance des paiements courants. Ce dernier aurait entraîné une raréfaction du dollar, ce qui aurait eu un effet dépressif sur l’économie mondiale. 

    Durant les Trente Glorieuses, Les États-Unis comme le reste du monde n’avaient intérêt à réduire l’offre de dollars. À défaut de changer la parité à l’or, la décision du 15 août 1971 de Richard Nixon de mettre un terme à la convertibilité apparaît logique. L’instauration des changes flottants en 1973, légitimée en 1976, était la suite prévisible de cette décision et l’affirmation de la domination américaine. En 1960, dans un ouvrage Gold and the dollar crisis, the future of convertibility, l’économiste américain Robert Triffin avait souligné les dangers du passage à un Système Monétaire International centré sur le dollar. Dans le cadre de ce qui est alors dénommé « paradoxe de Triffin », les États-Unis profitent de la position du dollar comme monnaie de réserve dominante pour s’endetter auprès du reste du Monde.

    Une fin toujours annoncée et toujours reportée 

    L’augmentation excessive de l’endettement des agents économiques, publics et privés, et de la dette extérieure en lien avec le déficit récurrent de la balance des paiements courants conduit à une baisse de la qualité du dollar, ce qui devrait à terme provoquer un recul de la demande de dollars. 

    Cette situation entraînerait une dépréciation violente du dollar et à terme la perte de son statut de monnaie de réserve. Si ce paradoxe ne s’est pas produit depuis les années 1960, la crise de la covid-19 pourrait-elle l’amener ? 

    La multiplication des plans de relance peut-elle affecter la crédibilité de la monnaie américaine ? Le durcissement des relations commerciales avec la Chine ainsi que le comportement moins prévisible des États-Unis sont-ils des facteurs pouvant inciter les autres pays à se détourner du dollar?

    Le surendettement mécanique américain

    L’emballement de l’endettement total intérieur (administrations publiques, entreprises, ménages) des États-Unis constitue le point de départ éventuel de défiance vis-à-vis du dollar. Il est passé de 220 % du PIB à 320 % du PIB de 1998 à 2020. La crise de la covid19 a entraîné une progression de 40 points de PIB de cet endettement. 

    Les plans de relance successifs, 1 900 milliards de dollars pour celui de Joe Biden après celui de 1 700 milliards de dollars de Donald Trump auxquels il faut ajouter le plan de modernisation des infrastructures de 2 000 milliards de dollars, aboutissent à une augmentation sans précédent du déficit public qui est passé de 5 à plus de 15 % du PIB de 2019 à 2021. Cette année, la dette publique devrait franchir la barre des 140 % du PIB, contre 117 % du PIB en 2019. De leur côté, les entreprises ont accru en moins de deux ans leur endettement de près de 20 points de PIB. 

    L’accélération de la croissance, alimentée par les différents plans de relance, devrait aboutir à un fort accroissement du déficit de la balance des paiements qui était déjà conséquent avant la crise sanitaire. Ce déficit est passé de 2 à 3,5 % du PIB de 2019 à 2020. La dette extérieure des États-Unis qui était de 10 % du PIB dépassait 65 % du PIB en 2020. 

    Cette accumulation de déficits est rendue possible par le pouvoir libératoire du dollar et la politique monétaire expansive de la banque centrale. Le bilan de FED s’élevait fin 2020 à 7 000 milliards de dollars, contre 4 000 en 2019.

    Géopolitique du dollar 

    Tant pour des raisons géopolitiques qu’économiques, certains États ont réduit ou mis un terme à leurs achats de dettes en dollars. C’est le cas de la Chine et de la Russie. Le Japon a fortement diminué ses acquisitions de titres américains tout comme certains États de l’OPEP. Demeurent comme acheteurs de dettes en dollars, les pays européens, le Canada, l’Arabie Saoudite et certains pays émergents. 

    La réduction du nombre d’acheteurs de titres en dollars devrait rendre plus difficile le financement d’une dette extérieure des États-Unis en forte hausse. 

    Pour la dette intérieure, la FED et les banques centrales des États fédérés achètent des volumes croissants de titres. L’atonie de la demande étrangère pour les titres américains conduit à une hausse des taux d’intérêt mais cette hausse sera plafonnée par l’action de la Réserve fédérale qui entendra éviter un ralentissement trop brutal de l’économie.

    Le dollar devrait se déprécier, il monte. 

    Le taux d’intérêt de l’obligation d’État à 10 ans est passé de 0,5 à 1,7 % entre le 1er juillet 2020 et le 1er avril 2021. S’il peut se rapprocher des deux points, il semble exclu que la banque centrale ne réagisse pas rapidement en cas de forte hausse.

    Logiquement, en cas d’absence d’augmentation du taux d’intérêt dans un contexte de forte hausse de l’endettement interne et externe, d’un côté, et de diminution du nombre d’acheteurs internationaux, de l’autre, le dollar devrait se déprécier. Ce qui marquerait un recul de son rôle de monnaie de réserve. Or, depuis le début de la crise, cette équation ne se vérifie pas. Le dollar ne se déprécie pas tant vis-à-vis de l’euro que des autres grandes monnaies. Il conserve ses positions en tant que monnaie de réserve (60 %, contre 20 % pour l’euro).

    La profondeur du marché financier européen reste faible

    Le dollar reste le dollar par l’absence de monnaie de substitution. Les États-Unis demeurent la seule puissance disposant de capacités de projection et d’intervention à l’échelle mondiale. Son économie, même si elle est concurrencée par la Chine, reste dominante et en pointe sur le plan technologique. Le dollar bénéficie de la forte reconnaissance dont bénéficie la Réserve Fédérale en raison de la transparence de ses décisions, prises dans le cadre de débats contradictoires. 

    L’euro n’est pas en mesure de concurrencer le dollar du fait de sa jeunesse, de sa fragilité relative (comme l’a prouvé le psychodrame grec en 2012) et de la segmentation de la dette entre de nombreux émetteurs. La dette publique est émise par les 19 États membres, l’Union ne devant émettre ses premiers titres que cette année. La profondeur du marché financier européen est faible au regard de celui des États-Unis. 

    Les autres devises (franc suisse, yen, livre sterling, RMB) ont soit des dettes de trop petite taille, soit ne sont pas acceptables comme monnaie de réserve (risque politique, encours insuffisant d’actifs disponibles pour les non-résidents). Le caractère autoritaire du régime chinois nuit à la montée en puissance du RMB.

    Un rééquilibrage avec l’Europe plutôt qu’avec la Chine 

    Les cryptomonnaies qui seraient appelées, pour certaines, à remplacer à terme le dollar et les autres devises jouent, pour le moment, un rôle marginal. L’encours du bitcoin, malgré sa récente appréciation, avoisine 1 000 milliards de dollars. Les opérations quotidiennes en bitcoins se chiffrent en dizaine de milliards de dollars quand près de 7 000 milliards de dollars sont échangés chaque jour. 

    Le risque de déstabilisation du dollar à court et moyen terme est faible faute de concurrent crédible. Un renforcement de la zone euro avec le développement d’une dette mutualisée pourrait changer la donne et rééquilibrer les forces monétaires. Pour la monnaie chinoise, les handicaps sont pour le moment élevés. La nature du régime politique et la réglementation protectionniste encore en vigueur sont des freins à son développement.

  • Impertinences

    Impertinences

    L’événement a marqué : le Président de la République, Emmanuel Macron, a écrit aux Français de l’étranger. Et ils lui ont répondu.

    Outre les différentes réactions que nous avons publiées dans lesfrancais.press, – de Christian Jacob (Le Président de LR) aux représentants de LFI en passant par le PS et EELV- vous avez été plusieurs milliers (plus de 4800) à répondre à notre consultation.

    A la question : « Avez-vous vu reçu, puis lu la lettre du Président ? 24% d’entre vous ne l’ont pas reçue, 16% l’ont reçue mais pas lue, 60% l’ont lue

    Flatteurs ! Cela signifierait que vous êtes plus nombreux à lire les articles de lesfrancais.press que le courrier du Président. Pourtant, du temps de mes ambassades, recevoir un courrier du Président était une émotion, même quand il s’agissait d’une lettre de remerciement, définitive et sans appel.

    Il est vrai que vous avez eu tendance à considérer, que loin d’être « une preuve de l’intérêt pour les Français de l’étranger » (30% de réponses positives), il s’agissait d’ « une démarche à caractère électoraliste à quelques semaines des élections consulaires », pour  70 % d’entre vous. 

    La campagne est bien lancée

    Oserais-je remarquer que les deux sont possibles ? Il me semble même un brin naïf qu’il n’y aurait aucune visée électorale là-dessous, d’autant qu’Emmanuel Macron en parle lui-même. Et que le ministre s’affiche de zoom en zoom avec les candidats qu’il soutient (Voire de webinaires en webinaires déserts avec des partenaires privés qu’il soutient aussi, ce qui est une connivence « limite », voire au delà de la limite.) 

    La campagne est donc bien lancée du côté du gouvernement. On peut donc estimer que les 30% qui y voient plutôt une preuve de « l’intérêt du Président pour les Français de l’étranger » ont un léger faible pour lui, ce qui est un score élevé, conforme aux consultations que nous avons déjà publiées.

    Le plus important est à venir. Sur les trois thèmes abordés par le Président, aucun n’est jugé vraiment satisfaisant par les Expats.

    60% des Expats jugent sévèrement le gouvernement

    Quelle note donneriez-vous aux administrations françaises ? La note dépasse de peu la moyenne : 2.7 sur 5. Si l’on regarde en détail : 22% donnent 1, la note la plus basse. 20% donnent 2. 32%, 3 ;  17% 4,  8% 5, la meilleure note. On est donc loin des félicitations du jury.

    A la question : « Quelle note donneriez-vous aux dispositions prises par le gouvernement pour soutenir les expatriés pendant la Pandémie ? » la réponse est plus sévère encore, nettement en dessous de la moyenne : 2.28 sur 5.

    40% des Expats donnent 1, 21% 2. Ce qui signifie que 61% des Expatriés jugent sévèrement le gouvernement. 18% donnent 3 ; 13%, 4, et 7%, 5. Il faut dire que plusieurs mesures ont été vécues comme discriminantes et injustes, notamment celles annulées par le Conseil d’Etat.

    Le réseau scolaire garde la confiance, mais un tiers le jugent négativement

    Le barème est-il trop sévère ? Pas vraiment, puisqu’à la question : « Quelle note donneriez-vous au réseau scolaire français à l’étranger ? », les Expats donnent 2.9. Pas un exploit, ni une adhésion sans réserve, mais une appréciation positive, qui montrent que les Français de l’étranger ne sont pas dans une attitude négative et revendicative. Ils comprennent très bien les difficultés, y compris celles du réseau scolaire. Cependant, attention, 17% donnent seulement 1, 16% 2, soit un tiers qui le jugent en dessous de la moyenne. De quoi s’interroger.  36%, 3 ; 21%, 4 ; 9%, 5, soit 30% qui lui donnent aussi des notes satisfaisantes.

    Une belle cote 

    Ce sont là les chiffres bruts, transmis par notre prestataire (international). Lesfrancais.press les publie tels quels, n’ayant pas la prétention d’être des instituts de sondage. Il n’y a donc aucune « réinterprétation », « retraitement » ou « correction ».

    Au delà des chiffres, des explications. La politique du rabot a produit ses effets. L’administration, qui subit des coupes sombres depuis des années, alors que le nombre de Français à l’étranger augmente, ne peut rester un service public d’excellence, ce qui est difficile à accepter pour un ministère traditionnellement doté d’un prestige qui lui assure une qualité de premier ordre chez ses agents. 

    Pour ce qui est de la gestion de la crise du coronavirus, un effort initial avait été fait pour rapatrier les Français « piégés » lors de la première vague. Il s’agissait de touristes ou de voyageurs. Aucun effort particulier n’a été fait pour les Expats. Le contraste a été fort. Les interdictions de retour, les promesses d’aide (non dépensées) ou de vaccination ont déçu. Soyons juste : le Président n’y est sans doute pour rien, mais sa lettre traduisait une satisfaction un peu déplacée.

    Enfin, pour ce qui est de l’école, les Français de l’étranger y montrent un  attachement jamais démenti, mais aussi une attente. Là encore, la baisse continuelle des crédits n’y est pas étrangère, en décalage avec la promesse présidentielle de doubler le nombre d’élèves. 

    Pourtant, dans nos autres consultations, Emmanuel Macron conserve une belle cote ! Ne serait-ce que parce qu’il est le Président et qu’il incarne la France à l’étranger. (Il serait gagnant dans tous les cas de figure au deuxième tour : voir nos consultations précédentes). Entre nous, Français de l’intérieur ou de l’extérieur, au delà des consultations et des commentaires, la seule la  seule vérité, à la fin, c’est le vote.

  • Retour en France ? nouvelle quarantaine obligatoire

    Retour en France ? nouvelle quarantaine obligatoire

    Après la suspension des vols avec le Brésil, l’exécutif français a étendu les restrictions de circulation avec d’autres pays particulièrement touchés par le Covid-19, et ses variants.

    10 jours d’isolement

    La France va instaurer une quarantaine obligatoire de dix jours pour les voyageurs en provenance du Brésil, d’Argentine, du Chili et d’Afrique du Sud, face à l’inquiétude sur les variants du Covid-19, a annoncé Matignon samedi.

    Les vols avec l’Argentine, le Chili et l’Afrique du Sud sont maintenus, alors que Paris avait annoncé dès mardi la suspension des liaisons aériennes avec le Brésil pour limiter la propagation d’un variant local. L’exécutif explique cette différence de traitement en écrivant que la présence de variants n’atteint pas dans ces trois pays, « les niveaux observés au Brésil ».

    Expatriés concernés

    Les voyageurs, citoyens français et européens inclus, venant de ces quatre pays devront désormais se soumettre à un isolement de 10 jours. Cette quarantaine sera accompagnée de restriction des horaires de sortie, avec un renforcement des amendes. Les forces de l’ordre seront en charge de la vérification, des contrôles aléatoires sont prévus.

    Cette mesure, qui sera progressivement mise en oeuvre jusqu’à sa pleine entrée en vigueur samedi 24 avril, s’appliquera également aux voyageurs en provenance de Guyane et « des tests antigéniques systématiques seront mis en place à l’arrivée pour les trajets de la Guyane vers les Antilles », explique Matignon.

    De multiples restrictions

    En outre, pour les personnes arrivant de ces quatre pays, et à compter du samedi 24 avril, la liste des motifs et des catégories de personnes autorisées à venir en France sera restreinte, pour l’essentiel :

    • aux seuls ressortissants nationaux, leurs conjoints et enfants,
    • et aux ressortissants de l’Union européenne ou d’un pays tiers ayant leur résidence principale en France.

    Les Tests PCR mieux contrôlés

    Le dispositif de test avant l’embarquement sera également renforcé et ce malgré les décisions du Conseil d’Etat.

    Pour tous, il faut donc impérativement : un test PCR négatif de moins de 36h (au lieu de 72h), ou un PCR négatif de moins de 72h accompagné d’un test antigénique négatif de moins de 24h seront désormais nécessaires. 

    En sus, La réalisation d’un test antigénique sera rendue systématique à l’arrivée en France, avant de quitter l’aéroport.

  • Consulaires à Londres : les indépendants ont le vent en poupe !

    Consulaires à Londres : les indépendants ont le vent en poupe !

    D’après la consultation menée par LesFrançais.press et l’Union des Français du Monde sur les intentions de vote, deux listes indépendantes à Londres, remporteraient les élections consulaires. 

    LesFrançais.press ont envoyé avec le concours de l’Union des Français du Monde à tous les électeurs, inscrits au 31 décembre 2020 sur la liste électorale consulaire, un mail leur proposant de participer à ladite consultation.  L’ordre qui a été utilisé est celui du tirage au sort publié sur le site de votre consulat. L’objectif étant d’être dans les conditions du vote électronique. 

    978 personnes ont répondu, ce qui est un large échantillon. Il s’agit pourtant d’une consultation et non d’un sondage, car aucun panel n’a pu être défini. La première info, c’est que 86% des personnes s’étant exprimées ont déclaré privilégier le vote électronique. Un succès à venir pour la participation ? Réponse le 30 mai !

    La liste « Les pieds sur Terre » enracinée à Londres

    L’union ne ferait plus la force. C’est ce que semble indiquer la consultation menée par LesFrançais.press sur les intentions de vote aux élections consulaires du 30 mai prochain au Royaume-Uni. Les « Indépendants seraient » en tête suivie de La République en Marche (L.R.E.M), le parti Écologie, citoyenneté et Solidarité ainsi que Français·es du Monde : Union de la gauche solidaire et écologique résisteraient. Les listes portées par l’Union Françaises des droites au Royaume-Uni ainsi que l’Union de la droite et du centre arrivent dernières.

    Résultat fourni par Surveymonkey et l’Union des Français du Monde avec Lesfrancais.press

    “Les résultats de la consultation sont excellents. Les Pieds sur Terre est la seule liste vraiment indépendante des partis politiques rassemblant des personnes en fonction de leur implication dans la vie des communautés françaises du Royaume-Uni. Je pense que les électeurs privilégieront une implication de longue date plutôt qu’un affolement électoral de dernière minute.”

    Olivier Bertin, tête de liste Les Pieds sur Terre,

    Le sénateur Olivier Cadic s’implique

    Nicolas Hatton, candidat aux élections consulaires et chef d’une liste indépendante nommée Un monde de Projets, a lui aussi réagit.

    “C’est un sondage intéressant qui confirme un intérêt certain pour ces élections chez les électeurs. Le fait que les deux listes indépendantes, dont celle que je mène, sont en tête, montre bien que les gens apprécient d’abord l’expérience des candidats auprès de la communauté française plutôt que leur étiquette politique. »

    Nicolas Hatton, tête de liste Un monde de Projets

    Nicolas Hatton réunit une équipe de 26 Françaises et Français de la société civile mobilisés pour servir les expats. Délégué consulaire sortant et président/fondateur de l’association The3millions, un mouvement qui défend les 3 millions de citoyens européens vivant au Royaume-Uni. L’équipe bénéficie de l’aura du sénateur Olivier Cadic, ancien expatrié en Grande Bretagne, qui les soutient comme le nom de la liste l’indique clairement. C’est, à notre connaissance, la seule liste mentionnant ainsi un sénateur dans son nom.

    La République En Marche en troisième position

    En 2014, Patricia Connell était sur la liste de l’Union de la droite, du centre et des Indépendants. Après le référendum sur le Brexit en 2016, elle a renforcé son investissement personnel auprès de la communauté des expatriés. Pour elle, la pandémie et le Brexit ont tout changé. Avec Nicolas Hatton, qui était sur la même liste qu’elle en 2014, ils ont décidé d’organiser des événements rassemblant les français déboussolés. C’est ainsi que le mouvement « 3Millions » a été créé.

    Aujourd’hui Patricia Connell est tête de liste de L.R.E.M pour les élections consulaires, elle réagit à cette troisième place qui détonne alors que dans la majorité des pays, LREM est annoncé comme vainqueur.

    “Les résultats du sondage que vous avez fait auprès de vos lecteurs sont très intéressants dans le sens où cela vous donne une idée très approximative sur la liste pour laquelle ils risquent de voter. Sans connaître le nombre de vos membres au Royaume-Uni et de la méthodologie que vous avez utilisée, il m’est tout simplement impossible d’en tirer des informations utiles. Nous aurions besoin de connaître un certain nombre de choses complémentaires afin de savoir si cet échantillon est représentatif des Français du Royaume-Uni inscrits sur la liste électorale consulaire : âge, profils sociaux économiques, lieu de résidence. J’aimerais aussi savoir si les personnes qui ont pris part à ce sondage ont pu voter plus d’une fois en utilisant des informations différentes (e-mail, une URL, ordinateur/tablette/téléphone). J’ai bien peur pour l’instant qu’il nous faille attendre la fin du scrutin pour découvrir la liste gagnante.”

    Patricia Connell, tête de liste En Marche ensemble

    Un parti ravi de son score 

    Mathilde Konczynski, de l’Alliance Solidaire des Français du Royaume-Uni se réjouit, elle, du score de sa liste dans la consultation.

     “Nous sommes ravis de voir que nous avons déjà 6% des intentions de vote, alors que nous venons de lancer officiellement notre liste. À l’image des Français du Royaume-Uni, nos candidats viennent de divers horizons, répartis à travers tout le pays, et représentent toutes les mouvances politiques. Riches d’expertises et d’expériences variées, notre équipe est au coeur de toutes les problématiques partagées par nos compatriotes. Nous avons pour mission d’apporter des solutions concrètes et de mettre à disposition une mine d’informations utiles sur tous les sujets clefs.”

    Mathilde Konczynski, tête de liste Alliance Solidaire des Français du Royaume-Uni

    Les Républicains s’interrogent !

    Pour Christine Leleux, il y a un problème de méthodologie sur le « baromètre » publié. Pour eux, leurs réseaux ne se sont pas mobilisés pour cette consultation. Confiante, la tête de liste pense que l’enracinement local des candidats et les actions menées avec les associations, tout au long de ces deux années de crise, feront la différence le jour J.

     “Je désapprouve la méthode utilisée pour cette consultation qui ne saurait être considérée comme représentative de la population des Français du Royaume-Uni. Nous ne pouvons pas commenter sur une méthodologie qui n’est pas explicite et expliquée.  La Liste Electorale Consulaire de la circonscription de Londres comprend plus de 100 000 inscrits. Un échantillon de 978 personnes ne signifie rien. Cet échantillon n’est en aucun cas un panel tel que constitué dans le cadre d’un sondage. Notre action s’étend à tout le Royaume-Uni.  Notre liste est la seule avec 4 élus consulaires. Tout le travail d’information, d’aide et de représentation entre Brexit et crise sanitaire 2020/2021 nous a permis de créer une communauté qui nous l’espérons souhaitera voter pour nous.  Nos événements sont appréciés. Ils nous permettent de tisser des liens solides. Expérience sur le terrain – adhésion et interaction. Nous avons le soutien officiel de deux partis, les Républicains et les Centristes/Le Nouveau centre. Cela nous permet de mener une action efficace et coordonnée pour faire valoir les intérêts et les attentes des Français du Royaume-Uni. Nous considérons qu’il est important d’avoir des appuis hexagonaux pour faire rayonner et défendre ces intérêts. ”

    Christine Leleux, tête de liste L’Union de la droite et du centre

    Une nouvelle consultation sera lancée la semaine du 10 mai, avant la campagne officielle. Mais le plus important c’est de participer lors du vote électronique du 21 au 26 mai ou à l’urne le 30 mai. Vos voix comptent, faites les entendre !

  • L’accord qui succède au traité UE-Afrique de Cotonou marque un « tournant », selon l’UE

    L’accord qui succède au traité UE-Afrique de Cotonou marque un « tournant », selon l’UE

    L’UE et la Communauté des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) ont finalisé jeudi (15 avril) un traité UE-Afrique, qui succède à l’accord de Cotonou, mettant ainsi un terme à deux ans et demi de négociations et de retards répétés.

    Lors de la cérémonie de paraphe à Bruxelles, la commissaire chargée des partenariats internationaux et négociatrice en chef de l’UE, Jutta Urpilainen, a déclaré que l’accord constituait un « tournant qui rendra nos relations plus politiques et mieux adaptées à l’avenir ».

    Un dialogue renforcé

    Au cœur du pacte se trouve la promesse d’un renforcement du dialogue politique et de la coopération au développement. Il comprend également un texte sur la sécurité et la migration, l’une des questions les plus controversées tout au long des négociations, y compris de nouveaux engagements des pays ACP sur le retour et la réadmission des migrants économiques déboutés. Il comprend également un texte sur l’accord sur la « migration circulaire » et les voies légales.

    Dans un clin d’œil à une autre priorité de l’UE, controversée chez certains États africains, il comprend également des engagements en faveur de l’égalité des sexes et de la non-discrimination fondée sur l’orientation sexuelle.

    1 socle commun et des adaptations par zone

    Par ailleurs, afin d’apaiser les inquiétudes des nations africaines, qui estiment que l’accord devrait davantage tenir compte des besoins spécifiques de trois régions très diverses, l’accord prévoit une structure 3 + 1 reposant sur un socle commun couvrant les 88 pays, qui définit les valeurs et les priorités, ainsi que trois protocoles régionaux pour l’Afrique, les Caraïbes et le Pacifique, adaptés aux besoins de chaque région. Cela permettra une « concentration régionale sans précédent », affirme l’UE.

    En outre, les dirigeants de l’UE et des pays ACP souhaitent que leurs blocs respectifs renforcent leur coopération dans les forums internationaux, l’UE ayant soutenu la candidature réussie de l’ancienne ministre des finances du Nigeria, Ngozi Okonjo-Iweala, qui a été nommée au poste de secrétaire général de l’Organisation mondiale du commerce au début de cette année.

    Développement durable

    Le remaniement de l’accord de Cotonou prévoit également l’inclusion dans le texte des objectifs de développement durable adoptés par les Nations unies et de l’accord de Paris sur le changement climatique. L’UE souhaite exporter les principes de son « Green Deal », tandis que les États africains, qui figurent parmi les plus faibles contributeurs aux émissions mondiales de carbone, devraient demander une augmentation des financements et des investissements de l’UE pour leur propre transition énergétique lors d’un forum de haut niveau entre les responsables européens et africains, prévu le 23 avril.

    Toutefois, le nouvel accord ne modifiera pas les accords commerciaux entre l’UE et les pays ACP, qui resteront fondés sur les accords de partenariat économique régionaux et l’accord « Tout sauf les armes ». Il ne comporte pas non plus de volet financier.

    Un accord pour 20 ans ?

    Les négociations sur un nouvel accord de partenariat destiné à succéder à l’accord de Cotonou de 2000 ont débuté en septembre 2018. Un accord politique entre les négociateurs, Urpilainen et le ministre des affaires étrangères du Togo Robert Dussey pour les ACP, a été conclu en décembre.

    Le processus de ratification va maintenant commencer en vue d’être achevé avant la fin du mois de novembre, date à laquelle l’Accord de Cotonou doit expirer. Comme son prédécesseur, le nouvel accord de partenariat aura une durée de 20 ans.

    Le nouveau pacte devrait coïncider avec les prochaines discussions, maintes fois retardées, entre l’UE et l’Union africaine sur un nouveau « partenariat stratégique » entre les deux continents.

  • Accusations de harcèlement à la RTS: rapports d’enquêtes livrés

    Accusations de harcèlement à la RTS: rapports d’enquêtes livrés

    Suisse : Depuis 6 mois, la télévision suisse romande est secouée par des affaires de harcèlement.

    Vendredi 16 avril, la chaîne a rendu les conclusions de l’enquête qu’elle a diligentée, et fait son mea culpa aussi.

    Regardez le reportage de TV5MONDE

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