Les écoles en Australie : le point après un an de COVID-19

Les écoles en Australie : le point après un an de COVID-19

Fin janvier, c’était la rentrée scolaire pour des milliers de jeunes en Australie. On fait le point sur les écoles en Australie.

Pour limiter la propagation du virus, l’Australie a pris des mesures radicales concernant ses frontières. Du côté des écoles australiennes comme françaises, de nouveaux protocoles ont été mis en place. Et enfin après des mois de crise sanitaire mondiale, les restrictions s’assouplissent.

Alors comment les écoles ont-elles adapté leurs règles ? Quelles sont les restrictions qui subsistent ? Comment les expatriés français vivent-ils la situation, loin de leurs proches ? Nous avons interrogé des Français installés en Australie pour qu’ils nous parlent de la situation actuelle. 

Comment la Covid-19 a été gérée par les écoles en Australie ?  

Le 19 mars 2020, Scott Morrison, Premier ministre, annonce la fermeture des frontières australiennes pour limiter la propagation du virus. Le gouvernement choisi alors de mettre en place des mesures drastiques et les états se prêtent rapidement au jeu.

Les écoles ont elles aussi dû s’adapter, afin de répondre à ses nouvelles exigences. Crèches gratuites, aides de l’état pour certains, écoles ouvertes pour les enfants, différentes mesures sont mises en place. 

Pascale, qui habite au nord de Brisbane, nous raconte :

« L’école est restée ouverte, mais les habitants se sont auto-confinés. Beaucoup voulaient être en sécurité et protéger leur entourage. C’est une mentalité différente de la France ! ».

La plupart des Etats fédérés constituant l’Australie ont gardé leurs écoles ouvertes pendant le pic de la crise sanitaire. Seule Melbourne, qui a vécu le confinement le plus long du monde, a fermé ses écoles pendant plusieurs semaines. 

Les mesures mises en place par les écoles 

Les gestes barrières 

Les écoles ont ainsi mis en place des mesures afin de limiter la propagation du virus. 

Sabrina, maman d’une petite fille et expatriée à Brisbane, nous raconte

« Quand la crise sanitaire a démarré, nous avons eu le choix de mettre nos enfants à l’école ou non. Par contre, nous n’avions plus le droit en tant que parents de rentrer dans l’école. De plus, ils ont demandé aux enfants de ramener leur propre bouteille d’eau par exemple. Enfin, les parents ne sont plus invités aux événements de l’école. C’est un peu triste, mais on accepte, c’est pour le bien de tous ! ». 

Les cours à distance

Dans l’ensemble, les écoles n’ont pas été particulièrement touchées par la crise sanitaire. Hormis quelques adaptations locales, les enfants ont pu continuer leur scolarité normalement. 

Pour les élèves, travailler à la maison lorsqu’ils étaient confinés n’était pas si compliqué. Ils utilisaient déjà des logiciels à l’école tels que Mathletics ou Reading eggs nous raconte Audrey, une maman française dont les enfants sont scolarisés dans le système éducatif australien. Ainsi, les élèves ont continué avec ce dispositif et les professeurs n’ont eu qu’à télécharger des documents sur une plate-forme pré-existante et déjà connue.

« Leur professeur faisait des vidéos d’elle tous les jours pour leur demander comment ils allaient, etc. C’était un bon moyen de commencer la journée et de se mettre dans le bain. Dans sa classe, beaucoup de parents ont fait mettre l’uniforme pour aider à passer en mode ‘classe’. »

Audrey, une maman française

Les aides financières

Certaines écoles ont fait le choix de baisser leurs frais de scolarité en 2020. C’est ainsi le cas pour Laetitia, dont la fille est dans une école privée à Manly. Elle a pu bénéficier d’une réduction de 50% des frais de scolarité en 2020, une aubaine quand on sait que certaines écoles privées peuvent coûter jusqu’à 30.000 AUD l’année.

« La crèche est même devenue gratuite pendant 3 mois pour aider les familles ! On a pu faire des économies pendant quelques mois, car la crèche est très chère ».

Pascale, qui habite à Brisbane

En effet, en Australie, les crèches et maternelles sont non-obligatoires, donc payantes et souvent très chères. 

Enfin, pour les parents dont les enfants sont dans des écoles publiques, il n’y a pas eu de réduction sur les frais de scolarité. Cependant, ce sont des écoles avec peu de frais, hormis pour les excursions et celles-ci ont été interrompues. 

Ainsi, des mesures ont été prises dans l’ensemble du pays, mais sans pour autant que cela ait un impact radical sur les enfants. Les familles ont ainsi pu continuer leur routine.

« Pas de masque à l’école pour les enfants et possibilité d’aller à l’école pour les parents qui ne pouvaient pas garder leurs enfants ». 

Delphine, Maman française à Sydney

Du côté des crèches 

Aiyanna travaille dans une crèche à Sydney. Elle nous explique que les crèches n’ont jamais été fermées, car elles sont considérées comme service essentiel. Le gouvernement, pendant le gros pic de la COVID-19, a choisi de rendre les crèches gratuites pour les parents qui ne pouvaient pas travailler de la maison. 

« Cela a été compliqué pour les propriétaires de crèche, car ils ne recevaient aucune aide du gouvernement. Donc les crèches étaient gratuites et pleines, car utiles pour de nombreux parents, mais ne recevaient aucune aide de l’état. »

Aiyanna, employée dans une crèche à Sydney

Concernant la vaccinions, les profs et les éducateurs seront vaccinés lors de la phase 2, donc les prochains sur la liste.

Ainsi, les écoles en Australie ont rapidement mis en place des mesures pour limiter la propagation du virus. Les expatriés sur place apprécient la gestion de la crise sanitaire et reconnaissent que les mentalités sont différentes avec la France. Ils attendent malgré tout avec impatience la réouverture des frontières, car le manque des familles en France se fait ressentir. « C’est très très dur » nous confie Pascale.  

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