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  • Frontières : le point en France et dans le monde

    Frontières : le point en France et dans le monde

    Pass sanitaire, Certificat numérique européen, Tracking Covid, passeport sanitaire IATA, au plus les campagnes de vaccination dans le monde avancent au plus les Etats préparent, en coopération avec les organisations internationales, les mesures aux frontières qui permettront de voyager de nouveau vers la France et ailleurs dans le monde.

    16 pays sous quarantaine en France

    Les personnes en provenance de quatre nouveaux pays vont être contraintes à une période de quarantaine obligatoire de dix jours à leur arrivée en France. Colombie, Bahreïn, Costa Rica et Uruguay sont concernés par ces nouvelles restrictions en raison de l’accélération de la circulation du virus sur leur territoire ces derniers jours. 

    « Alors que la situation épidémique s’améliore sur le territoire national, la propagation du virus dans certains pays, et en particulier de plusieurs variants d’intérêt faisant craindre un risque de transmissibilité accrue ou d’échappement vaccinal, impose un renforcement des mesures de contrôle des arrivées depuis ces pays »

    Cabinet du Premier ministre dans un communiqué de presse du 14 mai

    Les nouvelles précautions entreront en vigueur à partir du 16 mai, ces 4 nouveaux pays rejoignent ainsi le Brésil, l’Argentine, le Chili, l’Afrique du Sud, l’Inde, le Bangladesh, le Sri Lanka, le Pakistan, le Népal, la Turquie, les Émirats arabes unis, le Qatar et aussi la Guyane française.

    Actuellement, pour rejoindre, la France, il n’y a plus aucun motif impérieux, pour les expatriés depuis la décision du Conseil d’Etat, par contre, il est impératif de présenter un test PCR à son arrivée lorsqu’on vient d’un membre de l’Union européenne et lors de son embarquement en provenance des autres pays.

    certificat vert numérique
    certificat vert numérique

    En Europe, portes ouvertes aux vaccinés dès à présent

    En attendant la mise en place du certificat numérique européen, certains Etats européens ouvrent dès à présent leurs frontières aux personnes vaccinées. Les pays du Sud sont pressés de relancer l’offre touristique.

    Ainsi les personnes ayant reçu deux doses de vaccin pourront présenter le passeport vaccinal – ou certificat européen Covid-19 – aux autorités locales. Une preuve qui permettra, dans certains pays, de s’épargner la présentation d’un test PCR ou sérologique. Le fait d’avoir déjà eu le Covid-19 dans les semaines qui précèdent la venue sur le territoire peut également faire office de « laissez-passer » dans certains Etats.

    Sur place, les voyageurs devront néanmoins se plier aux mesures en vigueur dans le pays comme le couvre-feu et le port du masque.

    L’archipel de Madère

    Dans cet archipel du Portugal, « une étape de plus vers un retour à la normale vient d’être franchie », explique l’Office du tourisme dans un communiqué. Depuis le 5 mai, le couvre-feu s’est assoupli, passant de 23h à 5h du matin, laissant ainsi la possibilité aux citoyens et visiteurs de profiter des bars et restaurants.

    Concernant les conditions d’entrée sur le territoire, elles ont été simplifiées depuis le 15 février grâce à la mise en place d’un « couloir vert« . En effet, les personnes « en mesure de présenter la preuve qu’ils ont déjà eu le Covid-19 dans les 90 derniers jours ou un certificat de vaccination stipulant la réception des 2 doses et le respect de la période d’activation du système immunitaire, sont exemptées de présenter un résultat de test RT-PCR négatif à leur arrivée sur le territoire », précise l’Office du tourisme.

    L’Italie

    C’est l’une des destinations européennes les plus appréciées des voyageurs. Si l’Italie a été fortement impactée par le coronavirus, le Premier ministre Mario Draghi a annoncé le 4 mai que « l’Italie est prête à accueillir à nouveau les touristes« .

    A partir du 15 mai, toute personne étant en mesure de présenter un document attestant d’une vaccination complète, d’une guérison du Covid-19 ou d’un test PCR négatif de moins de 48 heures pourra se rendre sur le territoire italien. Les voyageurs seront ainsi exemptés de quarantaine et la dolce vita pourra débuter dès l’arrivée en Italie.

    L’Espagne

    Si pour le moment le pays réclame un test PCR de moins de 72 heures pour pouvoir pénétrer sur le territoire, le pays s’est positionné en faveur d’un certificat européen Covid-19. Disponible à partir de mi-juin, il offrira la possibilité aux voyageurs détenteurs de ce document de circuler librement et d’éviter la réalisation d’un test PCR. Actuellement, aucune quarantaine n’est imposée aux voyageurs à l’arrivée sur le territoire espagnol.

    La Croatie

    Pour relancer son économie, la Croatie avait mis en place en février dernier un visa simplifié dans le but d’attirer les télétravailleurs. Un mois après, en mars 2021, le pays créait un nouveau label sécurité, « Safe Stay in Croatia »permettant d’identifier les lieux et services où les normes sanitaires internationales étaient respectées. Visiblement pressée de retrouver ses touristes, la Croatie acceptent les voyageurs vaccinés sans aucune restriction, ni test PCR négatif.

    La Grèce

    Depuis début mai, la Grèce a ouvert sans restriction ses frontières aux touristes vaccinés. La quarantaine de 7 jours initialement imposée a été levée afin d’inciter les voyageurs à réserver leurs vacances d’été.

    Un test PCR négatif de moins de 72 heures permet aussi de se rendre, sans restriction, dans le pays où les terrasses des cafés et restaurants sont actuellement ouverts.

    Malte

    Le pays a annoncé une réouverture de son tourisme à partir du 1er juin 2021. A compter de cette date, les personnes vaccinés pourront voyager librement à l’intérieur du pays.

    « Les Maltais attendent avec impatience le retour des touristes qui ont tant aimé notre soleil, notre culture, notre gastronomie et notre accueil chaleureux année après année » 

    un un communiqué de la Malta Tourism Authority (MTA).

    Chypre

    Depuis le 10 mai, les autorités chypriotes ont introduit un passeport vaccinal dans le pays. Les voyageurs sont autorisés à pénétrer sur le territoire sans être soumis à une période de quarantaine ou à un test PCR, à condition de justifier d’un certificat de vaccination. Une liste des pays dont les ressortissants sont autorisés à séjourner sur le territoire a été publiée par les autorités.

    L’Estonie

    Pour faciliter l’accès à son territoire et encourager les touristes à revenir, l’Estonie ouvre ses frontières aux voyageurs vaccinés sans les contraindre à une quarantaine à ou un test PCR.

    ASIE et Océanie : une réouverture au compte-goutte

    Dans la plupart des pays en Asie, l’heure n’est pas à la réouverture.. Mais on devine au fil des mois que la vaccination sera un impératif pour rejoindre ces pays. Actuellement, plusieurs pays imposent une quarantaine aux voyageurs à leur arrivée : parmi eux, on peut citer la Corée du Sud, l’Ouzbékistan, le Cambodge ou encore la Thaïlande dont on détaille le plan un peu particulier ci-dessous.

    La réouverture de Phuket au 1er juillet 2021 toujours maintenue…

    Donc la date du 1er juillet 2021, pour une reprise des séjours à Phuket aux seuls voyageurs vaccinés, a été de nouveau confirmée par l’Office de Tourisme de Thaïlande (TAT), en expliquant qu’elle avait « un accord de principe, mais que rien n’est pour le moment officialisé« , explique Jean-Baptiste Richard, directeur général d’Exo Travel, après avoir raccroché avec la TAT. 

    Tout comme en France, les projets de loi doivent être publiés au journal officiel (JO), avant leur application. Pour le moment aucune ligne sur le projet « Phuket Sandbox » n’est parue et parfois les textes de loi paraissent le jour même de leur application. La patience est donc de rigueur. 

    Malgré tout, le gouvernement est allé plus, loin en dévoilant le calendrier complet de la reprise du tourisme, à la plus grande joie des professionnels du tourisme. 

    « Nous avons communiqué autour de produits sur Phuket, pour répondre à la reprise le 1er juillet, mais nous n’avons pas encore les conditions d’entrées et de réouverture à destination.  Par exemple, nous ne savons pas dans quelle mesure les enfants pourront voyager cet été, s’ils doivent être vaccinés… »  

    Olivia Calvin, expatriée à Bangkok et directrice commerciale d’une agence de voyage

    D’ailleurs le directeur général d’Exo Travel, nous apprend que pour se rendre à Phuket, il sera obligatoire d’atterrir à… Phuket, sous peine d’observer une quarantaine de 14 jours. C’est la punition qui attendra les passagers qui souhaitent passer par Bangkok pour se rendre sur les plages de l’île.

    Et malheureusement, ce flou artistique n’est pas le seul problème. Pour un autre professionnel ayant préféré conserver l’anonymat, pour ne pas s’attirer les foudres gouvernementales, celui-ci s’inquiète des effets d’annonce.

    « Depuis 6 mois rien n’a avancé. Tant que la Thaïlande n’aura pas mis en place un plan de vaccination et sanitaire, ils peuvent prévoir tout ce qu’ils veulent, car la réalité est souvent très différente. » 

    Français expatrié en Thaïlande souhaitant gardé l’anonymat

    D’autant plus que le pays fait face à une 3e vague très sévère contraignant les autorités à resserrer la vis. Les restaurants ne peuvent plus recevoir de clients, les écoles sont fermées, ainsi que les parcs et les piscines. 

    « Actuellement le pays connait sa pire vague de coronavirus, depuis le début de l’épidémie. C’est une période assez sensible, le variant anglais circule activement dans le pays.  Cela pèse sur la possible réouverture du pays, car les vaccins sont redirigés vers des régions non touristiques, donc cela perturbe les plans »

    Jean-Baptiste Richard directeur général d’Exo Travel, basé à Bangkok

    Au final, c’est à partir du 1er octobre 2021 que les touristes vaccinés seront ensuite autorisés à se rendre à Phuket, mais aussi à Krabi, Phangnga, Surat Thani, Chiang Mai, Chon Buri, Buri Ram, Phetchaburi, Prachuap Khiri Khan et Bangkok sans aucune exigence de quarantaine.

    La dernière étape doit commencer le 1er janvier de l’année prochaine, permettra à tous les touristes étrangers certifiés d’avoir été entièrement vaccinés d’être autorisés à entrer en Thaïlande et à voyager librement.

    Chine, ré-ouverture limitée

    La Chine a relancé l’examen des demandes de Visa déposées dans ses consulats. la procédure s’applique aux visas de travail, voyages d’affaires et « raisons humanitaires » telles que les familles séparées.  D’après le communiqué, la procédure concerne les candidats ayant reçu deux doses de vaccin ou bien une seule au moins 14 jours avant la demande de visa. Une quarantaine pouvant atteindre trois semaines restera toutefois obligatoire après leur arrivée sur le sol chinois.

    Seychelles, une victoire annoncée trop tôt

    Les Seychelles sont, depuis plusieurs semaines, présentées comme la destination idéale pour cet été. Mais, malgré une vaccination massive avec le produit chinois Sinopharm ainsi qu’une version indienne d’AstraZeneca, l’archipel voit son nombre de cas repartir à la hausse. Les autorités ont renforcé les mesures au moins juqu’à fin mai. Il est possible de se rendre aux Seychelles avec un test PCR négatif de moins de 72 heures, mais au vu d’un taux d’incidence en forte progression, France Diplomatie le déconseille fortement.

    Les J.O au Japon

    Du côté du Japon, c’est l’incertitude. Les frontières demeurent fermées et l’annonce de la tenue des Jeux olympiques sans spectateurs venus de l’étranger prouve que l’archipel ne compte pas accueillir de touristes cet été. La délivrance de visas est suspendue jusqu’à nouvel ordre.

    Le Vietnam à la mode nippone

    Le Vietnam est soumis aux mêmes restrictions que le Japon, laissons donc ses frontières fermées aux étrangers.

     « Jusqu’à nouvel ordre, le tourisme international n’est pas possible au Vietnam. Il convient donc de faire preuve d’une grande vigilance lors de la réservation de séjours »

    France Diplomatie

    Echec des bulles de voyage

    La bulle aérienne, annoncée pour fin novembre 2020, a déjà été reportée en raison des développements de l’épidémie de Covid-19 à Hong Kong plus de 3 fois, testée en mai, elle est interrompu au bout de quelques jours.

    Du coté de l’Océanie, les autorités sanitaires néo-zélandaises ont annoncé dimanche 8 mai la reprise des vols sans quarantaine depuis Sydney, estimant la situation épidémique désormais jugulée en Nouvelle-Galles du Sud. Les vols avaient été suspendus jeudi après l’apparition de deux cas de Covid-19 à Sydney. Cette interruption était la troisième depuis le lancement le 18 avril de la «bulle» aérienne entre la Nouvelle-Zélande et l’Australie, près de 400 jours après la fermeture de leurs frontières internationales en raison de la pandémie.

    Les « bulles de voyage », comme on les appelle maintenant partout, devaient être la première étape pour de nombreux pays afin de sauver le tourisme. Leur instabilité font qu’aujourd’hui, les Etats privilégient la mise en place des passeports sanitaires.

    Les Amériques

    Le vaccin pour traverser l’atlantique

    Les touristes venant des Etats-Unis et les expatriés qui y résident seront autorisés à visiter l’Union européenne dans les prochains mois, à condition d’être vaccinés contre la Covid-19, a déclaré dimanche la présidente de la Commission européenne Ursula Von der Leyen dans une interview au New York Times.  « Les Américains, d’après ce que je peux voir, utilisent des vaccins approuvés par l’Agence européenne des médicaments (EMA) », a-t-elle justifié. « Cela permettra la libre circulation et les déplacements vers l’Union européenne ». « Car une chose est claire : les 27 Etats membres accepteront, sans condition, tous ceux qui sont vaccinés avec des vaccins approuvés par l’EMA », a assuré Ursula Von der Leyen au quotidien new-yorkais. Joe Biden lui a assuré la réciproque aux frontières pour les résidents européens.

    Les Bahamas

    Début mai, le gouvernement des Bahamas a annoncé un assouplissement des mesures de restriction sanitaire pour les touristes vaccinés. Les voyageurs ayant reçu leurs deux doses et dont la période d’immunité de deux semaines est passée n’auront pas besoin de fournir la preuve d’un test PCR négatif. Un visa de santé « Bahamas Travel Health » est à télécharger sur le site du gouvernement.

    En Amérique du Sud

    Malgré la situation calamiteuse du fait de la virulence du variant brésilien, la simple présentation d’un test PCR vous permettra d’accéder à la plupart des pays du sous-continent.

    Afrique et Moyen-Orient

    En Afrique, le variant d’Afrique du Sud continue à se propager. Cependant les conditions propres à ce continent permettent de garder la pandémie sous relatif contrôle.

    Israël

    La condition pour mettre un pied en Israël est aussi la vaccination. Le pays, dont la stratégie vaccinale a été jusqu’ici une réussite, a repris une vie presque normale. Israël a annoncé, mi-avril, que l’entrée limitée de groupes de touristes vaccinés dans le pays serait autorisée à partir du 23 mai.

    Tunisie

    La Tunisie, dont le tourisme est le poumon économique, exige un test PCR négatif de moins de 72 heures et préconise un auto-isolement de sept jours aux voyageurs. Actuellement un confinement a décrété jusqu’au 17 mai.

    Maroc, pas d’avions

    Selon le journal Telquel qui cite une note interne, la direction de l’aviation civile marocaine aurait prolongé, la fermeture de l’espace aérien marocain au moins jusqu’au 10 juin 2021. Cette date correspond avec la prolongation de l’Etat d’Urgence dans le pays qui a été prolongé jusqu’au 10 juin. Pour rappel, l’Aviation civile marocaine avait déjà prolonger la suspension des vols, notamment entre la France et le Maroc jusqu’au 21 mai 2021, suite à la prolongation de l’Etat d’urgence dans le Royaume.

    Algérie, une possible réouverture

    Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière; a déclaré que des tests vont s’effectuer à l’aéroport d’Alger lors de l’arrivée des voyageurs;

    « Nous effectuerons nous-mêmes aux voyageurs des examens médicaux, que nous jugerons authentiques, en Algérie ». Avant d’ajouter que « Les voyageurs qui pourront venir en Algérie devront avoir un test antigénique négatif. Pour les cas positifs, ils devront se confiner dans un hôtel ou autre, pendant 10 jours, à leur charge »

    Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière algérien

    Aucun détail supplémentaire sur la date d’entrée en vigueur de la directive n’a été fourni. Mais cela reste une bonne nouvelle pour les Algériens qui souhaitent rentrer en Algérie après la fermeture complète de la frontière depuis plus d’un an.

  • Israël : les expatriés inquiets mais solidaires

    Israël : les expatriés inquiets mais solidaires

    Depuis quelques jours le monde entier assiste à un emballement du conflit entre Israël et les Palestiniens. Un affrontement, par roquettes et Dôme de fer interposés, qui a déjà causé des morts, trop de morts des deux côtés.

    Un embrasement dont les causes sont nombreuses et complexes. Nous vous proposons de revenir sur les origines de ce conflit et les conséquences pour les Israéliens et les Français installés dans l’Etat hébreu.

    Une situation politique complexe

    En Israël

    Les Israéliens ont été appelés aux urnes déjà quatre fois et aucune majorité viable n’en est sortie. Le Premier Ministre Israélien Benyamin Netanyahou a demandé au parti arabe islamiste de Mansour Abbas de se joindre à une coalition. Ayant refusé cette offre, Abbas a détruit les ambitions de Netanyahou. Le Président de l’État d’Israël a alors demandé à Yaïr Lapid de former un gouvernement. Pour ce faire ce dernier a besoin des voix du parti de Mansour Abbas.

    L’embrasement de la situation fait le jeu de Netanyahou car si Lapid refuse de s’allier avec le parti islamiste d’Abbas, les Israéliens seront dans l’obligation d’aller vers de nouvelles élections et Netanyahou aura alors la possibilité de se représenter. Le Gouvernement actuel en Israël est un gouvernement d’intérim avec à sa tête deux chefs de parti (Netanyahou et Gantz) qui se détestent.

    Dans les territoires autonomes de Cisjordanie

    De l’autre côté, la situation politique est aussi complexe et fragile. Mahmoud Abbas, Président de l’Autorité palestinienne a reporté l’élection législative du 22 mai et l’élection présidentielle de juillet 2021. L’excuse donnée par Abbas est que « Le scrutin est reporté jusqu’à ce que notre peuple puisse exercer ses droits démocratiques à Jérusalem. » Ceci est un prétexte car Abbas savait qu’Israël n’autoriserait jamais le vote à Jérusalem, comme il ne l’avait pas autorisé en 2006.

    La vraie raison est que le parti de M. Abbas a peur de perdre les élections et a trouvé un prétexte pour les reporter.

    Les Palestiniens moins soutenus par les Arabes

    Depuis les accords d’Abraham, le problème palestinien n’est plus au coeur de la diplomatie des pays arabes. Avant ce traité, le monde pensait que le conflit israélo-arabe ne pouvait se résoudre sans un accord avec les Palestiniens. Ces derniers se sont sentis trahis par les états arabes signataires de cet accord. Le Bahrein a signé lui aussi un traité de paix, laissant la porte ouverte pour que l’Arabie saoudite, gardienne des lieux saints musulmans, reconnaisse à son tour Israël et signe un traité de paix.

    Ainsi, suite aux accords d’Abraham et à la crise de la Covid, les revendications palestiniennes sont mises aux oubliettes tant par les occidentaux que par les pays anciennement frères.

    Jerusalem, la ville des discordes

    Les origines de l’embrasement de ces derniers jours est, comme souvent, à chercher du côté de Jerusalem, la ville dont les deux parties souhaitent y établir leur capitale.

    Avant la création de l’État hébreu en 1948, le quartier Sheikh Jarrah était principalement habité par des familles juives. A la fin de la guerre de 1948, le quartier est passé sous contrôle de la Transjordanie et les habitants juifs en ont été expulsés. Une longue bataille juridique s’est alors engagée pour savoir à qui appartenait les maisons de Sheikh Jarrah. Les autorités judiciaires ont statué en 1973 que ces biens appartenaient à des familles juives. Depuis, certaines familles arabes contestent ce jugement et la Cour Suprême Israélienne doit rendre une décision dans les jours qui viennent.

    C’est ce vieux serpent de mer qui, aujourd’hui, a débordé des tribunaux pour atteindre l’Esplanade des Mosquées.

    Incendie sur l’esplanade des mosquées du 10 mai 2021

    Les émeutes ont, en effet, commencé ce lundi 10 mai sur l’esplanade des mosquées à Jérusalem. La très grande majorité des Musulmans venus prier ont quitté les lieux en toute quiétude et seuls quelques extrémistes, que l’on peut qualifier de casseurs, sont restés pour en découdre avec les forces israéliennes.

    On est en droit de se demander pourquoi les autorités qui gèrent la Mosquée ont laissé ces casseurs accumuler des amas de pierres au sein de cette dernière. Il est bon de rappeler que la gestion de l’ensemble de l’Esplanade des Mosquées est confiée à un waqf, fondation religieuse islamique, dont la Jordanie est garante depuis les accords de Wadi Arabia (1994) qui procurent à la Jordanie le rôle privilégié de garante de l’Esplanade des Mosquées.

    Et les Français expatriés ?

    La France entend « rester à l’initiative » dans la recherche d’une solution politique, a déclaré Jean-Baptiste Lemoyne, le Secrétaire d’Etat aux Français établis hors de France à I24, la chaine d’info israélienne francophone.

    Une position qu’ont du mal à la comprendre les 160 000 français installés dans l’Etat hébreux. Le député des Français de cette circonscription, Meyer Habib, partage la déception de nos compatriotes sur place. Dans un post sur Facebook, il ne cache pas son mécontentement.

    Meyer Habib
    Meyer Habib

    « Je rentre d’Israël où plus de la moitié des 160 000 Français que je représente à l’Assemblée nationale sont sous les bombes, je tiens à le rappeler !Le Hamas et le Djihad islamique, mouvements terroristes, frappent de manière indéterminée, aléatoire, avec pour seul objectif de tuer le maximum de civils : vieillards, femmes, enfants etc. Lorsqu’une démocratie est agressée par des terroristes, aucune équidistance n’est possible ! Je regrette que nous Français ayons choisi de tenir un discours mou, neutre, renvoyant dos à dos agresseurs et agressés, démocratie et mouvement terroriste !« 

    Meyer Habib, Député des Français installés dans les pays de l’est du bassin méditerranéen

    Une solidarité avec les forces israéliennes

    Car la grande majorité des expatriés sur place sont pleinement solidaires du gouvernement israélien et de son armée.

    Publication sur le groupe « Coups de pousse francophones en Israël »

    Cette crise renforce aussi le lien entre les membres de la communauté française et même francophone. En première ligne, les acteurs de la Sécurité et de la Santé multiplient leurs publications sur les réseaux sociaux. Ils détaillent les actions qu’ils mettent en place pour rassurer au quotidien et secourir la population en cas de besoin.

    Publication sur Facebook

    Une importation du conflit en France ?

    En plus de la situation sur place, les expatriés s’inquiètent d’une possible importation du conflit en France et attaquent vigoureusement ceux qui ne partagent pas leur avis.

    Publication sur un groupe d’expatriés français en Israël

    La communauté sur place salue d’ailleurs la décision du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin d’interdire les manifestations de soutien à Gaza en France.

    Un retour des expatriés en France ?

    Cependant d’autres Français installés plus récemment sur place comme le basketteur Arthur Rozenfeld, qui a rejoint l’équipe d’Ashdod en 2020, s’interrogent sur le maintien de leur présence au sein de l’Etat hébreu.

    « Moi, c’est impossible que je vive ça. S’il n’y a pas un minimum de sécurité, parce que ça peut frapper à n’importe quel endroit, je ne peux pas jouer dans de bonnes conditions. Surtout avec l’importance des matchs. » 

    Arthur Rozenfeld, basketteur français à Ashdod

    Les prochaines semaines seront décisives pour les Français d’Israël mais aussi pour toute la région, déjà secouée par les crises en Turquie et les tensions permanentes avec l’Iran.

  • Amazon, Engie : la justice de l’UE se prononce sur les rabais fiscaux du Luxembourg

    Amazon, Engie : la justice de l’UE se prononce sur les rabais fiscaux du Luxembourg

    La justice européenne s’est prononcé sur les rabais fiscaux du Luxembourg au géant de la vente en ligne Amazon et à l’énergéticien Engie, épinglés comme aides d’Etat illégales par Bruxelles qui en a ordonné le remboursement.

    Ces contentieux font partie d’une vaste campagne de la Commission européenne contre l’évasion fiscale des multinationales au sein de l’UE. Des enquêtes ont été ouvertes ces dernières années sous la pression des révélations du scandale LuxLeaks en 2014 puis des Panama Papers en 2016.

    Cette croisade a eu pour l’instant des résultats contrastés. Dans un litige l’opposant au groupe informatique Apple, la Commission avait subi un revers retentissant l’été dernier, les juges européens annulant sa décision de faire rembourser à l’Irlande 13 milliards d’euros d’avantages fiscaux qu’elle estimait indus.

    Pour Amazon et Engie, les sommes en jeu sont moindres.

    Le géant américain du e-commerce avait été sommé en octobre 2017 de rembourser 250 millions d’euros au Luxembourg. Bruxelles estime qu’il a bénéficié d’avantages illégaux, grâce à un accord de 2003 (reconduit en 2011) lui permettant d’échapper à l’impôt sur près de trois-quarts de ses bénéfices dans ce pays qui abrite son siège européen.

    Montages financiers douteux 

    En juin 2018, l’exécutif européen avait ordonné au Luxembourg de récupérer 120 millions d’euros auprès d’Engie, mettant en cause des montages financiers douteux ayant permis à l’énergéticien français d’échapper à l’impôt sur 99% des bénéfices générés par deux de ses filiales sises au Grand-Duché.

    Contestant toute pratique illégale, le Luxembourg, Amazon et Engie avaient saisi la justice européenne. Les juges du tribunal de l’UE doivent rendre leur décision mercredi vers 11H00 (09H00 GMT).

    Les différentes parties pourront faire appel devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), comme l’a fait la Commission européenne après sa défaite contre Apple en première instance.

    La chaîne américaine de cafés Starbucks avait également obtenu gain de cause en septembre 2019 en première instance contre Bruxelles qui lui avait imposé de verser 30 millions d’euros d’arriérés d’impôt aux Pays-Bas.

    En revanche, le constructeur automobile italien Fiat avait échoué auprès des mêmes juges européens à faire annuler une décision portant sur ce même montant au Luxembourg.

    Un dumping fiscal

    Le traitement fiscal extrêmement favorable de grandes entreprises par certains Etats de l’UE, comme la Belgique, l’Irlande, le Luxembourg et les Pays-Bas, est dénoncé par des ONG depuis de longues années. Ces pays sont accusés de chercher à s’assurer investissements et emplois sur leur sol, au prix d’un dumping qui alimente une chute des recettes fiscales en Europe et crée des distorsions de concurrence entre les entreprises.

    Quelle que soit l’issue des procédures en cours, la question pourrait être bientôt résolue par la révolution de la fiscalité internationale promue par l’administration américaine. Le président Joe Biden souhaite en effet un impôt mondial minimal sur les sociétés.

    Une réforme en ce sens est en cours de négociation sous l’égide de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). En cas de succès, elle permettrait de lever plus d’impôts et de régler les problèmes de distorsions au sein de l’UE.

  • Nouvelles tensions entre Israël et Palestine : les raisons

    Nouvelles tensions entre Israël et Palestine : les raisons

    Depuis quelques jours nous assistons à un emballement du conflit entre Israël et les Palestiniens. Conflit qui a déjà causé des morts, trop de morts des deux côtés.

    Les causes de cet embrasement sont nombreuses et complexes et malheureusement la presse internationale ne prend pas le temps de les expliquer.

    Les élections israéliennes 

    Le Hamas et le Djihad Islamique profitent de l’imbroglio politique israélien pour lancer une attaque contre Israël. 

    Les Israéliens ont été appelés aux urnes déjà quatre fois et aucune majorité viable n’en est sortie. Le Premier Ministre Israélien Benyamin Netanyahou a demandé au parti arabe islamiste de Mansour Abbas de se joindre à une coalition. Ayant refusé cette offre, Abbas a détruit les ambitions de Netanyahou. Le Président de l’État d’Israël a alors demandé à Yaïr Lapid de former un gouvernement. Pour ce faire ce dernier a besoin des voix du parti de Mansour Abbas.

    L’embrasement de la situation fait le jeu de Netanyahou car si Lapid refuse de s’allier avec le parti islamiste d’Abbas, les Israéliens seront dans l’obligation d’aller vers de nouvelles élections et Netanyahou aura alors la possibilité de se représenter.

    Le Gouvernement actuel en Israël est un gouvernement d’intérim avec à sa tête deux chefs de parti (Netanyahou et Gantz) qui se détestent.

    Le Hamas et le Djihad Islamique font tout pour que la droite israélienne reste au pouvoir. 

    Toute personne qui s’intéresse à l’histoire du Proche-Orient remarquera qu’à chaque fois que le centre ou la gauche israélienne ont la possibilité de gouverner, les extrémistes palestiniens lancent des attaques meurtrières contre Israël.

    Les Palestiniens ne sont plus au cœur de l’actualité 

    Avec ces émeutes, le Hamas et le Djihad Islamique souhaitent que le monde reparle des Palestiniens.

    Les accords d’Abraham ont mis de côté le problème palestinien. Avant ce traité, le monde pensait que le conflit israélo-arabe ne pouvait se résoudre sans un accord avec les Palestiniens. Ces derniers se sont sentis trahis par les états arabes signataires de cet accord.

    Depuis plus d’un an les gouvernements comme les médias ne parlent que de la Covid et les sujets internationaux passent au deuxième plan.

    Ainsi, suite aux accords d’Abraham et à la crise de la Covid, les revendications palestiniennes sont mises aux oubliettes.

    Les élections palestiniennes 

    Le Hamas et le Djihad Islamiste pensent qu’ils peuvent gagner les futures élections et montrent leurs forces. 

    Mahmoud Abbas, Président de l’Autorité palestinienne a reporté l’élection législative du 22 mai et l’élection présidentielle de juillet 2021. L’excuse donnée par Abbas est que « Le scrutin est reporté jusqu’à ce que notre peuple puisse exercer ses droits démocratiques à Jérusalem. » Ceci est un prétexte car Abbas savait qu’Israël n’autoriserait jamais le vote à Jérusalem, comme il ne l’avait pas autorisé en 2006.

    La vraie raison est que le parti de M. Abbas a peur de perdre les élections et a trouvé un prétexte pour les reporter.

    Les émeutes de Jérusalem

    Israël

    L’Esplanade des Mosquées est confiée depuis 1994 à une fondation dont la Jordanie est garante. 

    Ces émeutes ont commencé sur l’esplanade des mosquées à Jérusalem. La très grande majorité des Musulmans venus prier ont quitté les lieux en toute quiétude et seuls quelques extrémistes, que l’on peut qualifier de casseurs, sont restés pour en découdre avec les forces israéliennes.

    On est en droit de se demander pourquoi les autorités qui gèrent la Mosquée ont laissé ces casseurs accumuler des amas de pierres au sein de cette dernière.

    Il est bon de rappeler que la gestion de l’ensemble de l’Esplanade des Mosquées est confiée à un waqf, fondation religieuse islamique, dont la Jordanie est garante depuis les accords de Wadi Arabia (1994) qui procurent à la Jordanie le rôle privilégié de garante de l’Esplanade des Mosquées.

    La bande de Gaza 

    Depuis 2005 plus aucun Israélien ne vit à Gaza 

    Les roquettes tirées sur Israël proviennent de la bande de Gaza.
    Le Hamas qui a pris le pouvoir sur ce territoire en 2007 en chassant l’Autorité Palestinienne, affirme qu’il ne veut plus de l’occupation israélienne.
    Toute personne objective peut se demander de quelle occupation parle le Hamas car chacun sait que les accords d’Oslo de 1993 ont placé la bande de Gaza sous l’administration de l’Autorité palestinienne et qu’après la seconde intifada en 2005, Israël s’est complétement retiré de la bande de Gaza. Ainsi toute la population juive (9 000 habitants) qui vivait autour de cette bande a été évacuée.

    L’affaire des expulsions de « Sheikh Jarrah »

    La Cour Suprême Israélienne doit rendre une décision dans les jours qui viennent. 

    Sheikh Jarrah est un quartier de Jérusalem à quelques kilomètres de la vielle ville.
    Cette affaire est simple et compliquée à la fois car le droit et les ressentis humains ne vont pas toujours de pair.

    Avant la création de l’État hébreu en 1948, la maison située dans ce quartier appartenait à une famille juive.

    A la fin de la guerre de 1948, le quartier est passé sous contrôle de la Transjordanie et les habitants juifs en ont été expulsés.

    En 1967, suite à la guerre des Six jours, le Gouvernement israélien a adopté une loi permettant aux anciens habitants expulsés par la Transjordanie de récupérer leurs biens sous certaines conditions.

    Une longue bataille juridique s’est alors engagée pour savoir à qui appartenait les maisons de Sheikh Jarrah. Les autorités judiciaires ont statué en 1973 que ces biens appartenaient à des familles juives.

    Depuis, certaines familles arabes contestent ce jugement et la Cour Suprême Israélienne doit rendre une décision dans les jours qui viennent.

    2020 a été l’année de tous les espoirs 

    En mettant le feu aux poudres, le Hamas et le Djihad islamique veulent « islamiser » le conflit.

    L’année 2020 a été une année d’espoir pour le Proche-Orient. Enfin, après plus de 70 ans, les États du Golfe reconnaissaient Israël et, à la surprise de tous, cette paix n’était pas une paix entre des Gouvernements mais entre des peuples. Il suffit de voir le nombre d’échanges entre ces pays.

    En mettant le feu aux poudres, le Hamas et le Djihad islamique veulent « islamiser » le conflit qui oppose les Israéliens et les Palestiniens. S’ils réussissent, nous assisterons à une montée en puissance des frappes militaires. Des centaines de personnes vont y perdre leur vie. Les dirigeants du Hamas et du Djihad islamique s’en moquent et car ils ne s’intéressent qu’au pouvoir et surtout aux caisses de l’Autorité Palestinienne .

    Biographie de l’auteur, Eric Gozlan

    Éric Gozlan

    Éric Gozlan est né en 1964. Il a vécu une grande partie de sa vie en Israël au kibboutz et a servi dans une unité combattante de Tsahal pendant la première guerre du Liban et la première Intifada. Il étudie l’économie en Israël. De retour en France, il est reçu au troisième concours de l’École Nationale de la Magistrature et a travaillé de nombreuses années dans le milieu bancaire et au Conseil de l’Europe. En dehors de son parcours professionnel, Éric a toujours été intéressé par le social et les relations interreligieuses. 

    Un article publié dans la section blog du Times of Israel

  • Élections régionales et départementales : qui sont les ministres candidats ?

    Élections régionales et départementales : qui sont les ministres candidats ?

    Au moins treize ministres et secrétaires d’État seront candidats aux élections départementales et régionales en France. Un exercice pour la démocratie en temps de pandémie !

    Combien de ministres et secrétaires d’État sont candidats aux régionales ?

    À ce jour, ils sont dix sur quarante-trois membres du gouvernement, dont cinq engagés comme têtes de liste : Marc Fesneau (Relations avec le Parlement) en Centre-Val-de-Loire ; Brigitte Klinkert (Insertion) dans l’Est ; Geneviève Darrieussecq (Anciens combattants) en Nouvelle Aquitaine ; Laurent Pietraszewski (Retraites) dans les Hauts-de-France ; et Sophie Cluzel (Personnes handicapées) en Provence-Alpes-Côte d’Azur… À moins d’un nouveau rebondissement de dernière minute et d’un accord avec le LR Renaud Muselier…

    De leur côté, Emmanuelle Wargon (Logement), Nathalie Elimas (Éducation prioritaire), Marlène Schiappa (Citoyenneté) et Amélie de Montchalin (Fonction publique) sont toutes les quatre en lice en Île-de-France, dans l’équipe conduite par Laurent Saint-Martin. Quant à Éric Dupond-Moretti (Justice), il se présente dans les Hauts-de-France.

    Qui est candidat aux départementales ?

    Gérald Darmanin (Intérieur) à Tourcoing (Nord), Sébastien Lecornu (Outre-mer) à Vernon (Eure), et Brigitte Bourguignon (Autonomie) à Desvres-Marquise (Pas-de-Calais).

    Y a-t-il des indécis ?

    Oui. Alain Griset (Petites et moyennes entreprises) réfléchit à se présenter aux départementales dans le Nord. En revanche, Élisabeth Borne (Travail), qui souhaite « jouer un rôle dans la campagne » des régionales en Normandie, ne sera pas sur une liste.

    Que fera un ministre en cas de victoire ?

    Marc Fesneau quittera le gouvernement s’il est élu à la tête de la région Centre. Il en sera de même pour Brigitte Klinkert, qui réclame un « choc de décentralisation pour le Grand Est ». Même ambition pour Geneviève Darrieussecq qui milite en faveur « d’une gouvernance de proximité » en Nouvelle Aquitaine. Pour l’instant, aucun ministre tête de liste n’est donné favori.

    Et en cas de défaite ?

    Les candidats perdants devront-ils dire adieu à leur ministère ? Interrogé sur le sujet, Marc Fesneau renvoie la balle au chef de l’État. « Ce n’est pas moi qui décide. La décision est entre les mains du président de la République. » Questionnée sur le même thème, la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili estime que ses collègues candidats « ne défendent pas leur bilan ministériel aux régionales et départementales. Pourquoi, alors, devraient-ils démissionner en cas de défaite ? »

  • La vaccination ouverte à tous les Français et aux expatriés

    La vaccination ouverte à tous les Français et aux expatriés

    Le gouvernement français franchit une étape importante ce mercredi 12 mai en abaissant à 18 ans la tranche d’âge accessible à la vaccination. Pour l’instant, il s’agit d’un dispositif conçu pour ne pas gâcher de doses. Pour cela, il autorise via les plateformes de prises de rendez-vous telles que Doctolib ou Vitemadose de déclarer disponible la veille pour le lendemain un créneau de rendez-vous non réservé par une catégorie prioritaire. Un dispositif valable pour les expatriés aussi.

    20 millions de vaccinés

    Ce nouveau coup d’accélérateur de la campagne de vaccination par le gouvernement vise à franchir à la fin de cette semaine la barre des 20 millions de personnes ayant reçu au moins une injection (contre plus de 17,8 millions actuellement).

    Pour autant, l’objectif du gouvernement des 30 millions de Français vaccinés à la mi-juin reste incertain, à cause de la méfiance persistante vis-à-vis du vaccin d’AstraZeneca et de la situation sanitaire qui reste « préoccupante ».

    Cette défiance persistante à l’égard du vaccin AstraZeneca (seulement 75% des doses reçues injectées selon les chiffres de dimanche dernier, 25% des doses n’ont donc pas trouvé preneur) ralentit le déroulement optimal de la vaccination compte tenu du manque persistant de doses à injecter.

    Les expatriés sont aussi vaccinés

    Si le gouvernement recommande aux Français de l’étranger de se faire vacciner dans leur pays de résidence quand la vaccination est possible, les expatriés peuvent venir en France pour bénéficier de la vaccination gratuite.

    La vaccination sera possible et gratuite sous réserve que vous obteniez un rendez-vous, ce qui n’est plus un souci vu le nombre de places libres disponibles sur les plateformes dès à présent.

    Coté administratif, les choses sont simples : 

    • Vous dépendez du régime français de sécurité sociale. La présentation de la carte vitale et, à défaut, l’attestation avec le numéro de Sécurité sociale vous sera demandée.
    • Vous êtes adhérent de la Caisse des Français de l’étranger (CFE), l’attestation CFE ou la carte vitale sera demandée.
    • Vous n’êtes pas assuré du régime français, un passeport ou une carte d’identité vous sera demandé. Un numéro d’identification d’urgence sera créé (votre numéro de sécurité social si vous en détenez un ou sinon il vous en sera créé un).

    Dans les pays où la situation est complexe et que la vaccination ne peut attendre le déplacement en France, les services consulaires ont commencé à organiser des campagnes de vaccination comme à Madagascar ou en Inde.

    Credit photo : Ambassade de France à Madagascar
  • Royaume-uni : la France en orange !

    Royaume-uni : la France en orange !

    Grant Shapps

    Ce vendredi 7 mai 2021, le ministre britannique des Transports, Grant Shapps, a annoncé un assouplissement des restrictions sur les voyages à l’étranger depuis ou à destination du Royaume-uni. C’est pourquoi, le gouvernement britannique souhaite mettre en place un système de feu tricolore pour classer les pays, selon leur niveau de vaccination, leur taux de contamination et la présence de variants sur leur territoire. La France a été déclarée « orange ».

    Pays verts : pas de quarantaine

    Pour les destinations vertes, les voyageurs pourront désormais revenir en Angleterre en étant exemptés de quarantaine et faire un test après leur arrivée. Seulement trois destinations sont classées en rouge : la Turquie, le Népal et les Maldives.

    Malheureusement, comme indiqué ci-dessus, la France a été classée en orange. Les restrictions actuelles restent inchangées. Et, les voyageurs en provenance de l’Hexagone devront toujours présenter un test PCR négatif datant de moins de 72 heures avant leur départ. Il devra remplir le “passenger locator form” (formulaire de localisation du passager à faire en ligne) et se confiner 10 jours dès leur arrivée. Ils devront réaliser deux tests (dont le coût est à leur charge et à commander avant son départ auprès d’un prestataire agréé par le gouvernement britannique) au 2ème et 8ème jour de leur “dizaine”. Son prix peut varier £120 et £320.

    les Français au Royaume-Uni en colère

    Entre la frustration et la colère, les Français vivant au Royaume-Uni se résilient.

    Pour Johanna, 28 ans, et qui habite à Londres depuis 2 ans, elle trouve que “le système de classement est bien. Mais le prix des tests est scandaleux et il creuse encore plus les inégalités avec le coût du voyage, entre le test pour partir et le kit pour rentrer. C’est 4 fois le prix du billet. Ce qui équivaut au prix d’un voyage à l’autre bout du monde. Pourquoi devons-nous nous tester maintenant, alors qu’il faut quand même s’isoler 10 jours ? Pour moi c’est une double peine. Comment lutter contre l’isolement après plus d’un an de Covid? Il ne reste plus trop de solutions, les appels et les visios ne suffisent plus, c’est assez déprimant.”

    Témoignage de Johanna

    Margaux, qui est aussi à Londres est également frustrée par l’annonce du gouvernement britannique. “Le fait que le Royaume-Uni a mis la France sur liste orange n’est pas une surprise compte tenu de la situation dans l’Hexagone. Ce qui reste très frustrant. Un an, que nous ne pouvons pas rentrer en France tranquillement sans avoir une quarantaine en retour. C’est impossible de rater dix jours au retour quand on travaille .”

    Témoignage de Margaux

    Les candidats aux élections consulaires réagissent

    Patricia Connell

    Pour Patricia Connell, tête de liste de « La République en Marche » pour les élections consulaires qui se dérouleront le 30 mai 2021, elle estime “qu’il est bien naturel d’être frustré. Le taux de transmission en France est pour l’instant plus élevé qu’au Royaume-Uni. Dans les 3 semaines à venir, une fois que le programme de vaccination sera bien plus avancé qu’il ne l’est actuellement, les choses vont changer. Alors le gouvernement britannique pourra revoir sa décision. Pour l’instant, mis à part le Portugal, l’Islande ou le Gibraltar, les autres pays de la Zone européenne sont tous en orange. Je dirais donc aux Français d’être patients. Dans 3 semaines, les choses seront très certainement différentes. Je n’ai pas vu ma maman depuis juillet dernier. Comme eux, je rêve de pouvoir la prendre dans mes bras. Il faut encore attendre quelques jours. Soyons patients.”

    Le travail formidable du Consulat

    Nicolas Hatton

    Un autre candidat aux élections consulaires, Nicolas Hatton, fondateur des «3Millions » et qui est tête de liste : Un monde des projets, estime qu’il est “difficile de suivre avec tous les changements de règles et je comprends les frustrations de certains à ce sujet. Mon conseil est de bien comprendre les règles avant de prendre ses billets et d’accepter que les choses puissent changer en cas de dégradation de la situation sanitaire. Au-delà du débat sur la justesse de ces règles, je voudrais souligner le travail formidable du Consulat pour renouveler les passeports expirés de nos concitoyens et concitoyennes qui doivent se rendre en France pendant la pandémie. Comme tout le monde, j’espère pouvoir aller rendre visite à ma famille cet été et je croise les doigts. »

    Les mesures seront revues toutes les trois semaines, comme l’a précisé le ministre des Transports vendredi. Ce qui permet aux expatriés d’espérer voir la France intégrer cette liste verte d’ici les congés estivaux. En attendant, les Français au Royaume-Uni vont devoir se patienter pour revoir leurs proches en France.

  • Des dettes publiques à la monnaie numérique de banque centrale

    Des dettes publiques à la monnaie numérique de banque centrale

    Après avoir atteint un point bas dans les années 1980/1990, l’endettement des États occidentaux est en hausse. L’érosion de la croissance a diminué les recettes publiques quand, dans le même temps, les gouvernements ont accru les dépenses, en particulier en matière sociale. La succession des crises conduit à un interventionnisme croissant. Un nouvel acteur bouleverse le jeu, la monnaie numérique.

    La covid-19, un accélérateur de mutations

    L’épidémie de Covid-19 a entraîné une augmentation sans précédent des dépenses et de la dette : en moyenne, +20 % du PIB. Pour la première fois depuis 75 ans, le taux d’endettement public dépasse le niveau qu’il avait atteint à la sortie de la Seconde Guerre mondiale. Il s’élevait à 138 % du PIB en 2020 pour l’OCDE contre 120 % en 1945 et 50 % en 1980. Parmi les grands États occidentaux, seul le Royaume-Uni n’a pas battu son record de 1945. L’endettement public de ce dernier avant atteint alors plus de 240 % du PIB (103 % en 2020).

    Déséquilibres structurels 

    Entre 1950 et 2007, les États occidentaux ont limité l’ampleur de leurs déficits publics. L’équilibre était de mise jusqu’en dans les années 1970. Une lente dégradation intervient à partir du premier choc pétrolier qui s’amplifie de crise en crise. Aujourd’hui, la tendance lourde est à l’augmentation des dépenses publiques du fait d’une forte demande de socialisation de la richesse produite. La lutte contre la pauvreté, la transition énergétique, les relocalisations, la santé, l’éducation les retraites ou la dépendance constituent des pôles de dépenses jugés incontournables par les opinions publiques. 

    Dans le contexte actuel, nul n’imagine le retour rapide aux excédents budgétaires mêmes primaires (avant paiement des intérêts de la dette), ce qui constitue une rupture par rapport à la période 1950/1970 ou la quasi-totalité des États dégageaient de tels excédents. Rompant avec une tradition qui s’était imposée après la Seconde Guerre mondiale, les États recourent de plus en plus à la monétisation des dettes publiques.

    Un quart de la dette détenue par les banques centrales 

    La part de la dette publique détenue par les banques centrales représentait moins de 5 % du PIB jusqu’au début des années 2000. Ce ratio atteint désormais 35 %. Il s’élève même à près de 100 % au Japon. Cette augmentation est évidemment à mettre en parallèle avec celle de l’endettement. Les banques centrales ont accompagné et permis la progression rapide de la dette publique ; elles en détiennent désormais plus du quart. Les taux d’intérêt constituent un élément clef de la solvabilité des États. 

    Si les taux d’intérêt nominaux sont inférieurs à la croissance nominale, il y a bien sûr réduction du taux d’endettement public. Durant les Trente Glorieuses, la faiblesse des taux nominaux était en partie due à une inflation élevée et s’accompagnait d’une croissance importante. Cette combinaison a contribué à la forte réduction de l’endettement public. 

    Aujourd’hui, les pouvoirs publics comptent essentiellement sur les taux d’intérêt anormalement bas. Depuis les années 1990, au sein de l’OCDE, ils sont en moyenne inférieurs à la croissance. Les politiques monétaires expansives des banques centrales réduisent le coût de l’endettement en offrant aux États la possibilité d’émettre des volumes d’obligations plus importants que dans le passé.

    Une inflation larvée mais déjà présente 

    Pour certains, l’inflation est de manière larvée déjà présente. La progression des prix de l’immobilier et des actions en serait une des manifestations. Les dépenses de logement des ménages sont en augmentation constante depuis une dizaine d’années, ce qui aboutit à réduire leurs marges de manœuvre en période de stagnation salariale.

    Une hausse des prix sur les matières premières et sur certains biens intermédiaires comme les microprocesseurs est constatée depuis le début de l’année 2021. Ce phénomène peut être transitoire en raison des problèmes d’approvisionnement générés par l’épidémie. Elle peut néanmoins être amenée à perdurer avec la hausse de la demande qui est stimulée par les plans de relance notamment américains. 

    Jusqu’à maintenant, les grandes monnaies que sont le dollar ou l’euro ne connaissent pas de dépréciation malgré la forte augmentation de leur masse monétaire provoquée par l’endettement croissant des États et des autres agents économiques. Le statut de valeur refuge de ces deux monnaies et l’inexistence d’alternative monétaire crédible empêchent l’engagement d’un tel processus.

    Le Dollar, l’Euro et les cryptomonnaies 

    Des économistes comme Charles Gave estiment que la défiance à l’encontre du dollar et de l’euro interviendra assez rapidement avec l’émergence des crypto-monnaies. Ce scénario suppose l’affaiblissement du pouvoir des banques centrales qui sont les seules à pouvoir donner une valeur légale aux monnaies. Face à un risque de marginalisation, elles pourraient s’accorder pour déployer des monnaies numériques de banque centrale. 

    Toutes les périodes d’endettement massif donnent lieu à des innovations financières majeures. L’émergence de la blockchain ouvre également de nouveaux horizons au secteur financier.

    Expérimentation de l’euro numérique 

    La Banque Européenne d’Investissement (BEI) et la Banque de France mènent depuis le milieu de l’année dernière des expérimentations sur ce sujet. Au mois d’avril, une émission d’obligations numériques pour un montant total de 100 millions d’euros a été ainsi réalisée. Les règlements ont été effectués en monnaie numérique de banque centrale émise sur la blockchain. D’un point de vue technologique, l’expérimentation a nécessité le développement et le déploiement de smart contracts sous des conditions sécurisées, afin que la Banque de France puisse émettre et contrôler la circulation des jetons de Monnaie Numérique de Banque Centrale (MNBC) et que leur transfert se fasse simultanément en livraison contre paiement à la livraison des jetons de titres dans le portefeuille des investisseurs. 

    L’ensemble des opérations a été mené en coopération avec les membres d’un syndicat bancaire composé de Goldman Sachs International, Santander et Société Générale. D’autres expérimentations seront réalisées par la Banque de France dans les prochains mois en coopération avec d’autres acteurs du marché, pour tester de nouveaux usages d’un euro numérique de banque centrale dans les règlements interbancaires. 

    Quelles formes pourraient prendre cette future monnaie digitale de banque centrale ? Cette monnaie pourrait être réservée aux intermédiaires financiers et permettrait d’utiliser la blockchain pour réduire les coûts et les délais associés à certaines transactions interbancaires faisant aujourd’hui intervenir back-offices, chambres de compensations, dépositaires centraux et banques centrales. Un tel usage pourrait aboutir à l’essor du shadow banking et à l’arrivée de nouveaux acteurs.

    Un nouveau rôle pour les banques centrales 

    A terme, la monnaie digitale de banque centrale pourrait être accessible à tous les publics : particuliers, entreprises et intermédiaires financiers. Sa valeur serait garantie par le bilan de la banque centrale et ne souffrirait d’aucun risque de défaut. Elle pourrait alors être utilisée pour les transactions dans des points de vente physiques, en ligne ou sur des objets connectés. Elle pourrait également être rémunérée et constituer alors un placement. 

    Cette monnaie pourrait remettre en cause le rôle d’intermédiation rempli par les établissements financiers. Le système bancaire pourrait être confronté au risque de captation des dépôts par la banque centrale. Compte tenu de son caractère présumé sans risque, les épargnants pourraient se détourner des dépôts traditionnels en banques commerciales. 

    Si les transactions commerciales sont réalisées en monnaie digitale de banque centrale, les établissements n’auront plus accès à des informations concernant leurs clientèle de détail. Cette perte d’information peut les conduire à prendre des décisions moins pertinentes dans leur activité d’octroi de crédit, ce qui impacterait la qualité des actifs bancaires et leur solvabilité. 

    L’émergence des monnaies digitales est une source de déstabilisation de l’ensemble de la place financière avec des possibilités de transferts massifs si elles sont ouvertes trop rapidement à la clientèle de détail. En l’état actuel, les banques centrales souhaitent en réserver l’accès aux établissements financiers et limiter la rémunération qui y serait associée afin de ne pas pénaliser les dépôts traditionnels. La détention de la monnaie digitale serait plafonnée avec, en outre, des obligations de conversion dans les devises ayant cours légal.

  • AstraZeneca : l’Europe dit stop

    AstraZeneca : l’Europe dit stop

    L’Union européenne n’a pas renouvelé pour l’instant son contrat de fourniture de vaccins Covid-19 avec AstraZeneca pour après le mois de juin, a indiqué dimanche le commissaire européen Thierry Breton, au lendemain de l’annonce de la signature d’un nouveau contrat de l’UE avec Pfizer.

    Pfizer privilégié

    « Nous n’avons pas renouvelé le contrat (avec AstraZeneca) après le mois de juin. On verra, on regarde ce qu’il se passe », a déclaré le commissaire européen chargé du marché intérieur, interrogé sur France Inter/France Info.

    Relancé par ses intervieweurs pour savoir si le non-renouvellement actuel signifiait une fin de non-recevoir définitive pour le vaccin AstraZeneca, M. Breton a laissé planer le doute.

    « Ce n’est pas encore fait, attendez », a-t-il dit. « On a commencé » les renouvellements de contrat avec Pfizer/BioNTech mais « on en aura d’autres », a-t-il dit.

    « On a commencé avec Pfizer parce qu’on est en train de travailler sur la deuxième phase, les vaccins de deuxième génération », a-t-il indiqué.

    Il s’agit de « se mettre en situation avant les autres » pays pour la suite du programme de vaccination, a-t-il dit.

    Emmanuel Macron laisse une porte ouverte

    Interrogé par la presse à Strasbourg sur l’avenir du contrat européen avec AstraZeneca, le président français Emmanuel Macron a lui aussi maintenu l’incertitude.

    Le vaccin d’AstraZeneca « nous aidera à la sortie de crise », a-t-il relevé, de Strasbourg où il donnait le coup d’envoi de la Conférence sur l’avenir de l’Europe.

    « Mais pour répondre aux variants, on voit que d’autres vaccins sont aujourd’hui plus efficaces », a-t-il poursuivi, en soulignant le « pragmatisme » dont l’UE avait toujours fait preuve sur la question des vaccins.

    La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a annoncé samedi un nouveau contrat pour acheter jusqu’à 1,8 milliard de doses de vaccins contre le Covid à BioNTech-Pfizer.

    « D’autres contrats et d’autres technologies de vaccins suivront », a-t-elle ajouté.

    Des livraisons de vaccins assurées jusqu’en 2023

    Le contrat avec les laboratoires allemand et américain, alliés dans la production de vaccins anti-Covid, prévoient des livraisons dès cette année et jusqu’en 2023.

    Ces nouvelles doses permettront notamment de protéger la population contre les nouveaux variants du coronavirus mais aussi de vacciner les enfants et adolescents.

    L’UE mise désormais ouvertement sur les vaccins dits à ARN messager, comme ceux de BioNTech-Pfizer et de l’américain Moderna, une technologie innovante jugée plus efficace contre les variants dits « sud-africain » et « brésilien ».

    AstraZeneca, victime des retards de livraison

    Le vaccin d’AstraZeneca, qui utilise une technologie plus traditionnelle, a en revanche pâti de très forts retards de livraison qui ont poussé l’UE a introduire une action en justice contre le laboratoire suédo-britannique. L’UE et AstraZeneca s’expliqueront le 26 mai devant un tribunal de Bruxelles à ce sujet.

    De rares cas de thrombose associés à son inoculation ont par ailleurs amené à en restreindre l’usage.

    AstraZeneca a produit un vaccin « qui est très intéressant » et « très bon », a estimé Thierry Breton.

    « Il a surtout l’intérêt de pouvoir être utilisé dans des conditions logistiques et de température » plus souples que les autres vaccins, a-t-il dit.

  • Haïti : sœur Agnès et père Michel finalement libres

    Haïti : sœur Agnès et père Michel finalement libres

    A Haïti, le 11 avril, deux religieux français Sœur Agnès et Père Michel de la Mission Saint Jacques à Port-au-Prince, ont été enlevés avec les personnes qui se trouvaient avec eux.

    20 jours de captivité

    On soupçonne le gang des Maweze. Ils ont été finalement libérés après 20 jours de captivité dans la jungle.

    Regardez le reportage de TV5MONDE

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