L’Union européenne a déjà mis en place les bonnes conditions pour une « réouverture sûre » du tourisme en été, a déclaré vendredi (14 mai) son commissaire au marché intérieur, Thierry Breton, tout en prévenant que la reprise du secteur « prendra encore du temps » après la pandémie de COVID-19.
Thierry Breton
Une situation toujours difficile
« Il est clair que la situation reste difficile », a déclaré Thierry Breton lors de la séance d’ouverture d’un forum de haut niveau sur la durabilité et le tourisme organisé par le Portugal en tant que détenteur de la présidence du Conseil de l’UE. « Toutefois, je suis convaincu que nous voyons enfin la lumière au bout du tunnel. Nous disposons désormais des bons outils et des bonnes conditions pour assurer une réouverture sûre de la saison touristique. »
Parmi ces outils, M. Breton, qui dirige également le groupe de travail sur la stratégie de l’UE pour la vaccination contre la COVID-19, a souligné ce qu’il a appelé une « augmentation considérable de la capacité de production » de vaccins, ce qui l’amène à penser que « d’ici à la mi-juillet … suffisamment de doses seront livrées pour vacciner 70 % de la population » du bloc.
Le certificat numérique vert
Le certificat numérique vert, un document visant à faciliter la circulation au sein de l’UE en certifiant qu’une personne est immunisée contre le nouveau coronavirus responsable de la COVID-19 ou qu’elle a récemment été testée négative à cet égard, permettra également de garantir la sécurité des voyages et du tourisme, a souligné le commissaire.
Mais, a-t-il prévenu, « le rétablissement complet de l’écosystème touristique prendra encore du temps. »
Transition verte et numérique
Dans ce contexte, M. Breton a fait valoir que les entreprises touristiques devraient « saisir les opportunités de la transition verte et numérique » – notamment en raison de l’évolution des demandes des touristes, qui, selon lui, recherchent de plus en plus « des vacances plus vertes, des destinations moins fréquentées et [qui] sont plus proches de la nature pour laisser une empreinte environnementale plus faible. »
Il a décrit le Fonds de relance et de résilience de l’UE et le cadre pluriannuel pour 2021-2027, représentant un total de 1 800 milliards d’euros de dépenses, comme « une opportunité sans précédent » pour les responsables du tourisme des États membres dans le renforcement du secteur.
Ils sont arrivés à la nage ou à pied à #Ceuta. En une journée, près de 6 000 migrants en provenance du Maroc, dont un millier de mineurs, sont parvenus à atteindre l’enclave espagnole. Un afflux sans précédent.
Vous êtes parmi les chanceux qui ont pu atteindre la France. Tests PCR, justificatifs, 4 escales, rien ne vous a été épargné pour rejoindre la mère patrie… Et ben ce n’est pas fini, les autorités viennent de donner l’alerte sur une nouvelle escroquerie à la carte bancaire sans contact.
Un vol indolore
Méconnue, y compris des victimes, une nouvelle technique a fait son apparition en France : le vol avec terminal bancaire.
Les fraudeurs se munissent d’un TPE, un terminal de paiement électronique, pour lire les cartes bancaires, entrent une somme (jusqu’à 50 €) et peuvent ainsi la subtiliser à leurs victimes. Sans contact.
« Ils se déplacent par trois ou quatre, se collent aux gens, détournent leur attention d’une manière comme une autre, explique Antoine. L’un d’eux a une machine, c’est vite approché d’un sac ou d’une poche. Nous les connaissons, il y en a un qui opère avec une attelle au bras, il cache ce qu’il veut dedans. Et les gens ne se doutent de rien. Même sur leurs relevés bancaires. C’est pour ça que nous avons très peu de signalements ou de plaintes mais on voit leur manège, on les connaît, c’est une nouvelle bande. En plus, ils peuvent être virulents, menaçants, shootés. »
Un agent de police à l’AFP
Les transports en commun ciblés
La fraude est réalisée le plus souvent dans le tramway, le métro ou le bus. La proximité facilite l’échange entre le terminal frauduleux et la carte bancaire. Les montant dont limités, maximum 50 euros, apparaissent sous les relevés sous des noms banals, « Epicerie XY », « Service RATP » qui sont souvent des noms de sociétés éphémères basées à l’étranger ou détenues par des personnes ne résidant pas en France.
Sécuriser ses moyens de paiement
La plupart des banques proposent la possibilité de désactiver le paiement sans contact. Lors de vos voyages où vous aller multiplier les trajets, l’idéal est de couper à partir de votre application bancaire le mode de paiement sans contact.
Il existe aussi des coques ou des dispositifs de brouillage à l’effet plus ou moins constant mais là aussi tout dépend de la qualité de l’équipement, de la puissance du terminal qui essaie de vous voler ou du positionnement de votre portefeuille.
A noter, que cette arnaque n’est pas que présente en France et qu’il arrive aussi que ce soit les Français qui ne donnent pas l’exemple.
Près de cinq ans après le référendum du 23 juin 2016 décidant la fin de l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne et plus d’un an après son entrée en vigueur effective, en février 2020, ou encore quelques mois après la mise en place d’un accord commercial avec le Continent, quel est le premier bilan pour l’économique britannique ?
Avant le référendum, le Royaume-Uni connaissait un taux de croissance supérieur à celui de la zone euro de près d’un point. En phase avec les États-Unis, le rebond après la crise des subprimes avait été plus marqué. Le pays a été, par ailleurs, moins touché que la zone euro par la crise des dettes souveraines provoquée par la Grèce. L’emploi y progressait plus rapidement. Le taux de chômage était de trois à quatre points inférieur à celui de la zone euro et le salaire réel y augmentait plus vite (deux points d’écart).
À partir de 2017, la croissance tend néanmoins à se ralentir tout comme les créations d’emploi. Le référendum a pu avoir un effet psychologique mais d’autres facteurs ont également joué. Le Royaume-Uni était alors en situation de plein emploi, ce qui pesait sur la croissance de l’activité. Les augmentations salariales ont nui à la compétitivité. Le Royaume-Uni évolue plus en phase avec les Etats-Unis qu’avec le vieux continent, ce qui a pu expliquer le décalage de croissance.
La crise sanitaire a été plus durement ressentie Outre-Manche que sur le Continent. Le PIB y a reculé de près de 10 % contre -8,2 % pour la France ou -5,3 % pour l’Allemagne. Cette contraction est la conséquence des tergiversations de Boris Johnson au début de l’épidémie, du long confinement qui en a suivi et également de la difficile négociation avec l’Union européenne à la fin de l’année dernière.
L’investissement à la peine
De 2010 à 2016, l’investissement des entreprises et en logements au Royaume-Uni augmentait plus vite qu’au sein de la zone euro. Le référendum a eu un effet immédiat. La baisse a été sensible entre 2017 et 2018 avant de se stabiliser. Les investisseurs ont différé leurs projets pendant la phase de négociation de sortie de l’Union européenne. En 2020, l’investissement, sous l’effet de la crise sanitaire, a reculé de 20 %, soit un taux plus élevé qu’en Europe continentale. Il est, en revanche, depuis la fin de l’année dernière en forte hausse mais le niveau reste inférieur de 10 % à celui d’avant crise.
Cette hausse s’explique par la levée de certaines hypothèques après la signature de l’accord commercial avec l’Union européenne.
Avant le Brexit, l’augmentation des mises en chantier de logements était plus forte au Royaume-Uni qu’au sein de la zone euro. L’écart de croissance a perduré après. Depuis la fin de l’année 2020, la reprise des mises en chantier est nettement plus prononcée en Grande Bretagne.
Des échanges commerciaux bouleversés
De 2016 à 2019, le commerce extérieur du Royaume-Uni n’a pas été affecté par le référendum, les règles de l’Union européenne ayant continué à s’appliquer. En 2020, la crise sanitaire et les tergiversations sur la signature de l’accord commercial avec l’Union européenne ont conduit à une contraction des échanges en particulier à destination de cette dernière. La baisse s’est accélérée à compter du mois de janvier. Le niveau des importations européennes a diminué d’un cinquième sur les deux premiers mois. Les procédures douanières expliquent en partie ce recul.
En mars, un début de normalisation est constaté. Les exportations françaises vers le Royaume-Uni n’étaient inférieures que de 4 % de leur niveau du second semestre 2020, niveau néanmoins faible en raison de la pandémie. Les exportations allemandes vers le Royaume-Uni étaient inférieurs de 13 % en mars 2021 par rapport à celles du mois de mars 2002.
Avec l’instauration de droits de douanes, les exportations britanniques vers le Continent sont pénalisées et enregistrent de fortes baisses. Les ventes britanniques de textiles et de produits agroalimentaires vers l’Union européenne ont ainsi baissé de respectivement 47 % et 30 %.
De moindres entrées de capitaux étrangers
Le Brexit s’est accompagné d’un affaiblissement modéré de l’investissement direct étrangers, mais pas des investissements de portefeuille. Certaines entreprises internationales ont pu reporter certaines opérations mais jusqu’à maintenant il n’y a pas eu une raréfaction des apports de capitaux d’origine étrangère.
La livre sterling qui a perdu plus de 22 % de sa valeur à la suite du référendum en 2016 par rapport à l’euro a regagné une partie du terrain perdu. La dépréciation fin 2020 était de 10 %. Cette perte de valeur de la livre améliore, par ailleurs, le pouvoir d’achat des investisseurs étrangers.
Les effets du Brexit sur l’industrie et les services financiers
Après l’adoption du référendum, plusieurs études avaient souligné le risque de destruction d’emplois au sein de secteurs fortement dépendants de l’Union européenne. L’emploi manufacturier a commencé à décliner à compter de 2018, en lien avec une production industrielle atone.
Avant 2016, cette dernière tout comme l’emploi enregistrait des taux de croissance supérieurs à ceux de la zone euro. En revanche, même si certains transferts d’établissements vers l’Union européenne ont été médiatisés, l’emploi dans le secteur financier n’a pas été, jusqu’à maintenant, affecté par le Brexit. Il continue, entre 2017 et 2021, à augmenter plus vite qu’au sein de la zone euro.
La croissance potentielle du Royaume-Uni devrait être entravée dans les prochaines années par une diminution, modeste mais réelle depuis 2016, des gains de productivité, et une immigration moins soutenue. Le Royaume-Uni attirait avant le Brexit de jeunes actifs qualifiés, employés notamment dans le secteur financier, et des actifs moins qualifiés qui contribuaient à abaisser le prix des services domestiques. Des déficits de main d’œuvre se font jour avec le début du déconfinement en particulier pour le personnel des restaurants et des hôtels.
Il manquerait près d’un million d’actifs étrangers qui sont partis en raison du Brexit et de la crise sanitaire.
Chaos législatif, mépris démocratique. Ainsi, au petit matin, un amendement surprise fut annoncé. Il repousse, on ne sait pour qui, ni où, ni quand, les élections consulaires, pour cause d’« urgence sanitaire ». Après plus d’un an de pandémie, des centaines d’élection de par le monde, en urgence, sans même avertir les Parlementaires de ce qu’ils auront à voter, le gouvernement se donne le droit de suspendre, dans telle ou telle circonscription, le vote des Français de l’étranger.
L’état de droit, c’est, théoriquement, l’Etat soumis au droit, le droit de principes universels, celui des citoyens. Ce n’est pas le simple respect de la règle, car celle-ci peut être contraire aux droits imprescriptibles de l’homme, dit la Constitution. Les droits de l’homme ne sont pas un sentimentalisme faiblard, mais des exigences qui obligent le pouvoir, les pouvoirs, à ne pas faire n’importe quoi. Hélas, le n’importe quoi législatif est partout et bon marché.
Le socle de tout pouvoir, toute autorité, c’est le citoyen. Car on pouvait penser que la République française, ses traditions, ses dirigeants, son administration, avaient quelque notion de ce qui se fait et ce qui ne se fait pas en matière de Droit. Et bien non : la pandémie, virus de folie, autorise à faire n’importe quoi. Y compris en catimini.
Ce n’est pas grave : il ne s’agit que d’élections
On dira : « ce n’est pas grave, il ne s’agit que d’élections ». Celles des Français de l’étranger par surcroit. Personne ne s’en apercevra, pas même eux, rit-on dans les bureaux. C’est donc bien plus grave : au mépris du droit ajoutez le mépris des citoyens.
Mépris des élus aussi, évidemment. Aucun parlementaire n’avait été informé de cet amendement, pas même ceux de la majorité. Ils ont voté quant même. Ils ne savent pas ce qu’ils ont voté, puisque l’administration indiquera les circonscriptions dans lesquelles le vote sera repoussé, le … 21 mai. C’est à dire le jour de l’ouverture du vote électronique. D’ici là, les candidats, et les électeurs, feront comme si.
Les élections seront suspendues ici ou là ; on attendra pour réunir l’assemblée des Français de l’étranger ; quant à l’élection des sénateurs, on s’arrangera.
Qui a décidé cela ? On n’a demandé l’avis de personne. On n’a informé personne. Vraisemblablement, la décision a été prise entre l’administration et quelques conseillers de cabinet, qui ont expliqué qu’on ne pouvait pas faire autrement. Et tous – ministres et parlementaires- de s’incliner.
Les élections ? Un pensum. La pandémie ? Une excuse.
Les élections ? Un pensum. La pandémie ? Une excuse. Il y a eu des dizaines d’élections dans le monde. Sous prétexte d’urgence sanitaire, la bureaucratie panique, réglemente, enferme, reporte, interdit. Après plus d’un an, on peut s’organiser, comme partout dans le monde. Bien sûr, il y a le vote par internet. Il y a le vote par correspondance, mais on l’a supprimé. Il y a le vote physique, mais on a aussi supprimé des bureaux de vote.
Les Français de l’étranger : des citoyens clandestins
Hier le Conseil d’Etat rejetait l’obligation de « motifs impérieux » imposés au Français de l’étranger pour retourner en France. Malgré cela, le gouvernement enjoint « les services » de ne pas retenir l’arrêt du Conseil d’Etat concernant les mariages. Bien sûr, à part ceux qui veulent se marier, cela n’intéresse personne. Le gouvernement s’assoit sur le droit. Pourquoi se gêner, surtout vis-à-vis des Expats, considérés par beaucoup comme des citoyens clandestins ? C’est ce que l’on pratique pour la fiscalité, comme l’écrit effrontément le rapport des ministres sir la fiscalité : il faut obliger les Expats à faire des recours pour que leurs droits soient respectés. Etat de droit ?
Alors les élections… L’administration dira le 21 si vous votez ou non.
Ne votez pas : on ferme !
De toute façon, les Expats votent si peu. Pour les encourager, on ferme les bureaux de vote : -21%. Et les lieux où voter : -22%, par rapport au scrutin de 2014. (JO n° 109 du 11 mai 2021) Tous les pays ne sont pas logés à la même enseigne. Plus il y a d’Expats, plus on ferme.
En Suisse : -85%, en Belgique : – 63%, aux Etats-Unis : – 58%, en Allemagne -33%, en Israël, – 33%.
Tunisie, Inde, Maroc, Espagne, sont mieux lotis : peu de changement. Aucun rapport avec la carte de la pandémie. Serait ce en fonction de l’orientation supposée des électeurs ? Seul un mauvais esprit oserait y penser. Or d’esprit, bon ou mauvais, il y en a peu.
C’est plutôt une manie : on enferme les gens, on ferme ce qu’on peut : bureaux de vote, consulats (difficile désormais d’avoir quelqu’un au téléphone dans un consulat, tout dépend des consuls), le vote par correspondance, mais on multiplie les obligations, attestations, contrôles.
Le souverain : le citoyen
Comment respecter l’Etat quand on se moque du souverain : le citoyen ? Les citoyens réunis, c’est le peuple. La base de la légitimité, celle de faire des lois, c’est le vote.
L’Etat manifeste le mépris le plus banal pour l’élection. L’Etat se met de plus en plus hors la loi. Comment respecter la règle de droit quand l’Etat la manipule ?
Tout cela ne semble pas bien grave. Mille petits mépris se remarquent à peine. C’est justement quand ce n’est pas grave, quand on se permet de petites salissures, que les précédents prolifèrent, que les taches restent et moisissent.
Vu de Paris, les élections des Français de l’étranger ne sont pas une grande affaire. Et pour l’administration, qui a pris le pouvoir sur les ministres, c’est un dérangement. Alors, vous ne voyez pas que vous dérangez tout le monde ?
Laurent Dominati
A. Ambassadeur de France
A.Député de Paris
Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press
Suite à la modification du code électoral (création d’un article L. 47 A), la campagne électorale est désormais ouverte à partir du deuxième lundi qui précède la date du scrutin), soit le 17 mai 2021. Elle prend fin la veille du scrutin à zéro heure, soit le 28 mai à minuit (le 27 mai à minuit, pour les postes situés sur le continent américain et dans les Caraïbes), heure légale locale (articles 15 de la loi n° 2013-659 et 47-A du code électoral).
Préparer les électeurs
Au cours de cette période, les électeurs recevront les professions de foi des listes qui se présentent à leurs suffrages dans leurs circonscriptions consulaires respectives. A travers ces documents standardisés, les candidats exprimeront leurs valeurs et leurs objectifs pour le mandat à venir.
Mais ce n’est pas tout ! Chaque citoyen inscrit sur la liste électorale consulaire qui a transmis, à son poste diplomatique ou son consulat, son adresse email et son numéro de téléphone, recevra ses accès pour voter en ligne ainsi que le mot de passe (avec de nombreux caractères alphanumérique et spéciaux) qui permettra de valider leurs votes.
Ce 17 mai, la plupart des futures électeurs avaient reçu ce SMS. Si vous ne l’avez pas eu, contactez le consulat. Mais il y a peu de possibilité de modifier vos coordonnées ou vous faire réexpédier un code, il faudra donc vous rendre à l’urne le 29 mai dans les Amériques et le 30 mai dans le reste du monde.
Une campagne on-line
Du fait de la pandémie, les évènements en présentiez sont peu nombreux voir impossibles à organiser. Les candidats ont donc envahi la toile.
Réseaux sociaux, site internet, campagnes d’e-mailing, voilà ce qui attend les expatriés électeurs pour ces 15 prochains jours.
Une situation qui agace les candidats qui se retrouvent déconnecter des populations. L’incertitude des résultats est donc grande et augmente le stress des candidats.
La participation, l’enjeu commun
Alors que l’administration annonce, ici et là, des taux de participation très bas, autour de 4%, les élus actuels et les candidats se démènent pour mobiliser.
C’est en effet la légitimité des futurs élus qui se joue avec la participation. Mais aussi l’avenir de la représentation des Français de l’étranger, ils sont nombreux à Paris à vouloir faire des économies sur le dos des expatriés.
Votez pour qui vous voulez mais votez, voilà le message que martèlent tous les acteurs de la communauté des Français établis hors de France. On ne peut que se joindre à cette appel. En ligne ou à l’urne, il est important de faire entendre votre voix. La pandémie a démontré l’importance des relais consulaires pour obtenir les bonnes informations.
Il reste cependant une inconnue, les circonscriptions dont les élections seront décalées pour cause de graves empêchements liés à la pandémie. Les circonscriptions concernées seront connues vendredi 21 mai…. Le jour de l’ouverture du vote électronique.
Près de la moitié des ressortissants de l’Union européenne vivant au Royaume-Uni craignent de voir le respect de leurs droits se dégrader et de ne pas être traités comme les Britanniques à l’avenir, indique une étude publiée jeudi 13 mai. Les Français expatriés sur place sont aussi inquiets.
Le 31 décembre 2020, la date pivot
Les citoyens de l’UE conservent les mêmes droits de vivre, travailler et accéder à la sécurité sociale au Royaume-Uni après le Brexit s’ils vivaient dans ce pays avant le 31 décembre 2020 et s’enregistrent via un programme, le « EU settlement scheme », avant le 30 juin.
Si une majorité de sondés considère être traitée de manière identique aux citoyens britanniques, près d’un sur deux (44%) n’’est pas confiant dans le fait d’être traité sur un pied d’égalité à l’avenir, indique l’étude menée l’Independent Monitoring Authority (IMA), une organisation chargée de protéger leurs droits.
Cette étude est dévoilée au moment où le journal britannique The Guardian fait état de l’expulsion, à leur arrivée au Royaume-Uni, de ressortissants européens venus notamment y passer un entretien d’embauche, en pleine confusion sur les règles migratoires post-Brexit.
Melbourne, Australia – Feb 23, 2021: Applying for the Hong Kong BNO visa using newly released smartphone app. This is a new immigration route offered by UK to millions of people from Hong Kong.
Visa obligatoire
Selon le ministère de l’Intérieur, un visa est désormais requis pour venir travailler dans le pays, mais pas pour participer à des réunions, des conférences ou des entretiens, ni pour négocier ou signer des contrats.
Toutefois, selon le Guardian, au moins une dizaine d’Européens ont été détenus dans des centres de rétention à leur arrivée à l’aéroport londonien de Gatwick puis expulsés, en l’espace de seulement 48 heures la semaine dernière. Le journal évoque d’autres cas également ailleurs dans le pays.
« Je suis toujours sous le choc », a confié au quotidien Maria, une Espagnole de 25 ans venue chercher un emploi, qui a passé trois jours dans un centre de rétention début mai. Son passeport a été confisqué.
Selon un porte-parole du Premier ministre Boris Johnson, la « grande majorité » des Européens ne rencontrent aucun problème à l’arrivée.
Soulignant que « les citoyens européens sont nos amis et nos voisins », il a rappelé que le gouvernement a veillé à communiquer, au sein de l’UE, « pour encourager les ressortissants européens à vérifier les documents et visas nécessaires ».
« Manque de confiance »
L’étude de l’IMA, menée en ligne auprès de quelque 3 000 personnes issues de 27 pays, révèle aussi un « manque de confiance » dans les institutions exprimé par une « minorité significative » des citoyens européens, a indiqué Kathryn Chamberlain, directrice générale de l’IMA lors d’une conférence de presse à l’association de la presse étrangère (FPA).
Un répondant sur deux n’a pas « entendu parler de ses droits de citoyens ».
Parmi les droits les moins connus, celui de la reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles, dont seuls 48% sont au courant.
Un répondant sur 10 (11%) envisage de quitter le Royaume-Uni après le 30 juin 2021, à la fin de la période de grâce pour s’enregistrer. Parmi les raisons évoquées d’un possible départ, un « manque de confiance » dans le gouvernement, un sentiment que le Royaume-Uni est un « endroit moins accueillant » à cause du Brexit, et des inquiétudes sur le fait que leurs droits ne seront pas maintenus.
5,4 millions de demandes d’enregistrement
D’après une estimation du Bureau national des statistiques (ONS) de 2019, 3,6 millions de citoyens européens vivaient au Royaume-Uni. Toutefois, à fin mars 2021, le ministère de l’Intérieur avait reçu 5,4 millions de demandes d’enregistrement.
Dans ses conclusions, l’IMA estime que « les pouvoirs publics ont un rôle crucial à jouer pour instaurer la confiance avec les citoyens européens » et doivent accorder une attention particulière aux personnes « vulnérables et marginalisées ».
D’ici le milieu du siècle, les États sont censés relever deux défis, la lutte contre le réchauffement climatique et le vieillissement de la population. Le premier défi exige la décarbonation des activités humaines, le second suppose des transferts intergénérationnels importants pour faire face à l’augmentation des dépenses de retraite et de santé. Les deux portent comme risques, la diminution de la croissance et la progression de l’endettement.
Défis mondiaux
Les deux problèmes sont mondiaux, les gaz à effet de serre et le vieillissement ne connaissent pas les frontières.
En 2040, un quart de la population mondiale aura plus de 65 ans, contre 15 % aujourd’hui. Plus de la moitié des habitants du Japon ou de la Corée du Sud auront plus de 53 ans et plus de la moitié des Européens auront plus de 47 ans. Au cours des deux prochaines décennies, la population en âge de travailler diminuera de 20 % au Japon, de 17 % en Europe et de 11 % en Chine.
Si la neutralité carbone n’est pas obtenue d’ici 2050, la limitation du réchauffement à 1,5 degré apparait difficile à respecter. Sans création de richesses, la transition énergétique sera difficile à réaliser, sans croissance, le financement des pensions deviendra une équation impossible.
L’épidémie de Covid-19 complique un peu plus la donne. L’endettement se situe à des niveaux sans précédent depuis 1945. 20% des pays en développement sont, selon le FMI, en situation de surendettement. La dette publique dépasse 100 % du PIB au Japon, aux États-Unis, en France ou en Italie.
Au-delà des Etats, les entreprises et les ménages recourent de plus en plus aux crédits. La relance de l’économie après l’arrêt sur image de 2020 a accéléré le processus. Une forte demande de protection, de sécurité traverse tous les pays.
Les gouvernements sont appelés à répondre à ces attentes tout en étant confrontés à une défiance de plus en plus élevée. Les populations, ébranlées par la succession des crises, sont de plus en plus promptes à manifester, parfois violemment, leur mécontentement que ce soit à Paris, à Washington ou à Beyrouth…
Réponses mondiales
Face à l’accumulation des problèmes, la tentation est au repli sur soi. Le rejet du multilatéralisme, le protectionnisme, la contestation de la construction européenne, l’affirmation des identités régionales ou locales en sont autant de signes.
Les réponses aux défis des épidémies, du vieillissement et du réchauffement climatique sont mondiales et technologiques. La coopération internationale est une obligation pour lutter contre les virus, réguler l’immigration ou pour fixer des règles sur les émissions de gaz à effet de serre.
Une croissance forte et pérenne
Sans progrès technique, il est vain d’espérer le retour d’une croissance forte et pérenne, indispensable pour éviter une implosion du système économique et social. Sans innovations, le combat contre la hausse des températures est perdu avec une population mondiale de 11 milliards d’habitants en 2100 sauf à promouvoir le retour à l’âge de pierre.
Face à la diminution de la population active, l’automatisation des taches et l’intelligence artificielle sont incontournables. Elles supposent un effort d’adaptation des économies et un effort de formation des actifs.
Lors des précédentes épidémies, l’esprit d’initiative avait pris le dessus sur l’aversion aux risques. Après un an de condition de vie dégradée, espérons que cet esprit soit au rendez-vous dans les prochains mois.
Ce dimanche, on conclut notre série de rencontres avec les responsables nationaux pour les élections consulaires 2021 avec Frédéric Petit. Député des Français d’Europe centrale et de l’est, il porte les couleurs du Modem au sein de la majorité présidentielle. Il est aussi secrétaire général adjoint du Parti Démocrate européen et il est également membre du bureau de l’Assemblée parlementaire franco-allemande (APFA) et vice-président de la délégation française à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.
9 têtes de listes
Dans ce podcast, on fait le point sur les élus sortants du parti Modem avant de s’intéresser aux élections du 30 mai. Des candidats dans 104 circonscriptions, alliés à LREM dans 65 listes et 9 candidats Modem sont tête de liste.
Frédéric Petit – Député des Français d’Europe centrale et de l’Est
La réforme des élus consulaires
On n’oubliera pas l’enjeu du futur mandat des élus locaux des Français établis hors de France. En effet, le Conseil consulaire va désormais être dirigé par un élu et non plus par le Consul ou le chef de poste diplomatique. Fréderic Petit explique en détail les conséquences des changements apportés par les parlementaires au statut des Conseillees des Français établis hors de France.
Il en profite pour partager avec nous son analyse sur la non-distribution des fonds qui ont été mis à disposition par l’Assemblée nationale et le Sénat pour soutenir les expatriés lors du pic de la pandémie. Il appelle donc à continuer le travail de reforme des relations entre l’administration avec les élus et la population.
« Une politique publique n’appartient pas uniquement aux fonctionnaires »
Frédéric Petit – Député des Français d’Europe centrale et de l’Est
Les entreprises, une nouvelle mission
Par les réformes du statut des élus, une nouvelle mission vient s’ajouter, l’accompagnement des entrepreneurs. Déjà acté en Afrique où les élus consulaires ont rejoint les comités de développement dans 28 pays, Frederic Petit souligne que la durée du mandat sera un atout pour suivre une création ou une extension d’entreprises.
Le report des élections consulaires
Le débat autour du report des élections dans certaines circonscriptions agace le député centriste. En effet, en remontant la genèse de cette affaire, il démontre que le projet était prévu depuis février et s’étonne de la mauvaise foi de certains élus.
« Il fallait une porte de sortie pour les circonscriptions où les élections étaient impossibles «
Frédéric Petit – Député des Français d’Europe centrale et de l’Est
Le Pass sanitaire voté en deux fois
Alors que la presse nationale parle d’un camouflet pour LREM, lâché par le Modem, lors de l’échec en première lecture de la loi sur la sortie de la crise sanitaire en France, Frederic Petit nous explique les conditions qui ont encadré l’adhésion de son parti à la loi lors d’une deuxième lecture.
On conclut le podcast sur les avantages du certificat numérique européen pour les expatriés sans éviter la question sur l’impact au quotidien des Pass sanitaires et de leurs modalités.
« Le certificat numérique européen c’est pour désempiler les procédures«
Frédéric Petit – Député des Français d’Europe centrale et de l’Est
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