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  • Yan Chantrel investi par le PS pour les sénatoriales

    Yan Chantrel investi par le PS pour les sénatoriales

    Ce fut la surprise ce lundi 06 septembre au soir : Yan Chantrel et sa liste ont reçu l’investiture du Parti Socialiste. L’épilogue d’une longue guerre interne.

    3 candidats pour une investiture

    On s’en est fait l’écho tout au long de l’été dans nos pages, la campagne interne au Parti socialiste fut rude.

    D’un côté Ségolène Royal qu’on ne présente plus, de l’autre Laure Pallez et un challenger Yan Chantrel, se sont opposés pour obtenir les faveurs du parti.

    Yan Chantrel remettant une pétition au Secrétaire d’Etat Jean-Baptiste Lemoyne
    Ségolène Royal
    Ségolène Royal

    Au début de l’été, les soutiens de Ségolène Royal, dont son numéro 2 Mehdi Benlahcen, vice-président de l’association Français du Monde, Président du groupe Solidarité et Ecologie à l’AFE, pensaient naturellement que le bureau national se rangerait du côté de l’ancienne Ministre. Mais c’était sans compter sur la volonté des « éléphants » d’éviter la renaissance de l’ancienne candidate à l’élection présidentielle. Ils sont déjà bien occupés à essayer d’imposer Anne Hidalgo pour l’échéance présidentielle de 2022.

    « Avec le décalage des élections à cause de la pandémie, la présidentielle s’est invitée de manière inhabituelle dans cette élection sénatoriale.« 

    Cécilia Gondard, Secrétaire générale de la fédération des Français établis hors de France, sur le groupe WhatsApp des élus socialistes ce lundi 06 septembre.
    Laure Pallez
    Laure Pallez

    Laure Pallez pensait, donc, pouvoir récupérer les faveurs du parti… Elue aux USA pour un nouveau mandat, expatriée nomade qui a connu de nombreux pays, elle dispose du soutien de l’ancien Secrétaire général de la fédération des Français établis hors de France, Boris Faure, et du Président de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE), Marc Villard. Et pourtant elle ne fut pas retenue.

    « Nous avons investi un homme. Un homme ayant déposé sa candidature hors les clous par rapport aux règles initiales qui ont donc été aménagées en cours de route…« 

    Boris Faure, ancien Secrétaire général de la fédération des Français établis hors de France, sur le groupe WhatsApp des élus socialistes ce lundi 06 septembre.

    Et ce lundi, en fin de journée, tombe la nouvelle : c’est Yan Chantrel qui est investi par le Parti socialiste. Dernier déclaré, il a bénéficié du soutien de l’actuelle Secrétaire générale de la fédération des Français établis hors de France, Cécilia Gondard. Elle avait, elle-même, proposé sa candidature pour ces élections sénatoriales. Mise en minorité par son Conseil de fédération, elle se retira et choisi de soutenir l’élu du Québec. Yan Chantrel, qui avait mené la fronde contre les motifs impérieux en 2020 avec succès. Cécilia Gondard a profité de l’université d’été du parti à la rose pour promouvoir son nouveau protégé. Et elle remportera son pari, ce qui n’a pas manqué d’étonner Ségolène Royal qui dénonce une manoeuvre partisane.

    «Ce ne sont pas les ordres des appareils partisans qui font l’élection, surtout de façon aussi désinvolte à dix jours de l’échéance alors qu’avec mon équipe nous travaillons depuis un an. C’est un manque de respect envers les Français de l’étranger, qui sauront, j’en suis sûre, choisir de façon utile et efficace pour eux»

    Ségolène Royal réagissant à l’investiture de Yan Chantrel dans Le Figaro

    Réunir les élus socialistes et Français du Monde

    Les grands électeurs de gauche auront donc le choix ce dimanche 26 septembre. L’union avec EELV n’ayant abouti, Melanie Vogel propose aussi sa liste. Mais le gros des troupes se situe au Parti socialiste et dans son association « soeur » Français du Monde. Laure Pallez et Yan Chantrel vont chasser tous les deux les mêmes Grands électeurs.

    Ségolène Royal, si elle peut compter sur les soutiens de Mehdi Benlahcen au sein du PS et de Français du Monde, a fait le choix d’une campagne ouverte vers tous les Conseillers consulaires. Depuis plusieurs semaines, elle appelle les élu(e)s du Centre et de la Droite, rappelant sa capacité à travailler avec tous et son indépendance. Deux atouts qui combinés à son aura médiatique pourraient apporter une nouvelle visibilité aux Français de l’étranger. Des arguments qui ne laissent pas insensibles de nombreux élu(e)s LR et LREM.

    Au final, la division qui s’est installée à gauche ne risque-t-elle pas de conduire à un échec des listes ? Au lendemain des Consulaires de 2021, certains estimaient le potentiel de la gauche à 3 voire 4 sénateurs pour les plus optimistes. Aujourd’hui, on parle de 2 sénateurs, maximum 3 « si les astres sont alignés ». Cécilia Gondard, en cas d’échec, pourrait se voir reprocher la situation. Elle l’a bien compris et a appelé dès l’annonce à l’unité. Notons cependant qu’il est impossible de retirer des listes, l’Union ne se fera qu’au détriment des autres listes.

    Cecilia Gondard
    Cecilia Gondard

    « Mais l’heure n’est plus à la division. Après l’élection sénatoriale, nous devrons préparer les élections législatives et présidentielles. Rassemblons-nous aujourd’hui, pour préparer demain.« 

    Cécilia Gondard, Secrétaire générale de la fédération des Français établis hors de France, sur le groupe WhatsApp des élus socialistes ce lundi 06 septembre.

    S’ouvre donc une période de campagne, dense de moins de 15 jours ! Nous vous proposerons de nombreux articles relatant celle-ci et décortiquant les programmes des différentes listes tout au long des deux semaines à venir.

  • UE et Royaume-Uni : «méfiance froide»

    UE et Royaume-Uni : «méfiance froide»

    L’impasse sur le protocole concernant l’Irlande du Nord risque de créer une « méfiance froide » entre l’UE et le Royaume-Uni, a déclaré le ministre britannique chargé du Brexit, alors que les délais de grâce sur une série de produits sont à quelques semaines de leur expiration.

    L’Irlande du Nord

    « Les enjeux sont énormes. Les discussions seront âpres. Et je crains que ce processus soit en mesure de créer une sorte de méfiance froide entre l’Europe et nous, qui pourrait s’étendre au reste de notre relation. » a déclaré David Frost lors de la conférence de la British-Irish Association à Oxford samedi (3 septembre).

    Et M. Frost d’ajouter que les âpres discussions sur le protocole « freinent le potentiel d’une nouvelle ère de coopération entre des États partageant les mêmes idées dans un monde qui a besoin que nous travaillions efficacement. »

    Les discussions sur le protocole définissant les modalités du Brexit en Irlande du Nord devraient reprendre et s’intensifier au cours des prochaines semaines alors qu’un nombre conséquent de délais de grâce sur certaines marchandises doit prendre fin le 1er octobre.

    Gordon Lyons, le ministre de l’Économie du gouvernement décentralisé d’Irlande du Nord, a prévenu la semaine dernière qu’il y aurait de « réels problèmes » si ces périodes de grâce n’étaient pas à nouveau prolongées.

    Désaccord sur le protocole du Brexit

    Le gouvernement Johnson et la Commission européenne sont en désaccord sur la mise en œuvre du protocole, négocié et convenu dans le cadre de l’accord de retrait du Royaume-Uni de l’UE, depuis son entrée en vigueur en janvier.

    En juillet, la Commission européenne a suspendu les procédures judiciaires qu’elle avait engagées contre le Royaume-Uni pour avoir enfreint le protocole en prolongeant unilatéralement les délais de grâce sur une série de marchandises.

    L’accord maintient l’Irlande du Nord dans le marché unique de l’UE afin d’éviter une frontière avec la République d’Irlande, et a imposé des contrôles sur une série de produits qui transitent entre la Grande-Bretagne et l’Irlande du Nord. La communauté unioniste de la province, qui s’identifie comme britannique, et ses dirigeants politiques, ont exigé l’abolition du protocole.

    Le gouvernement Johnson a demandé que le protocole soit réexaminé et révisé plutôt que d’être supprimé.

    (FILES) In this file photo taken on February 01, 2020 The European Union flag and national flag of Ireland, fly in the grounds of the Carrickdale Hotel in Ireland on February 1, 2020, as motorway traffic travels on the border road between Dundalk, Ireland, and Newry in Northern Ireland. Britain on December 17, 2020 sounded a more pessimistic note over the outcome of last-ditch Brexit trade talks with the European Union, saying a « no-deal » scenario was still on the cards. Prime Minister Boris Johnson’s spokesman said negotiators from both sides were working to « bridge the gaps that remain », as the EU indicated a deal was « difficult but possible » by Friday. / AFP / Paul Faith

    Pas de renégociation

    La Commission, pour sa part, insiste sur le fait qu’elle n’acceptera pas la demande du Royaume-Uni de renégocier le protocole, bien qu’elle ait proposé un ensemble de mesures en juin pour faciliter sa mise en œuvre.

    Dans une lettre ouverte publiée dimanche (5 septembre), un groupe de chefs d’entreprises, d’universitaires et d’hommes politiques d’Irlande du Nord et de la République d’Irlande a exhorté le Royaume-Uni et l’UE à proposer des solutions « équilibrées, adaptées et raisonnables ».

    « Les frictions et les obstacles à la circulation des marchandises ont entravé la capacité commerciale normale et ajouté à la dynamique inflationniste. Par conséquent, nous demandons au Royaume-Uni et à l’Union européenne des résultats proportionnés qui contribuent au processus de paix tout en résolvant la relation commerciale Est-Ouest », indiquent-ils dans la lettre.

  • Passe sanitaire en France ! Assouplissement….

    Passe sanitaire en France ! Assouplissement….

    Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a annoncé que l’obligation de passe sanitaire dans les grands centres commerciaux sera supprimée dès mercredi 8 septembre si le taux d’incidence passe sous les 200 et est en baisse continue.

    « Le premier ministre a décidé avec [le ministre de la Santé] Olivier Véran que nous signerions un décret ce mercredi pour tous les centres commerciaux de plus de 20 000 mètres carrés dans les départements où l’incidence est passée sous les 200 cas pour 100 000 habitants, et où depuis une semaine cette incidence est en baisse continue, nous supprimerons l’obligation de passe sanitaire »

    Sur RMC/BFMTV Bruno Le Maire ce lundi 6 septembre.

    178 centres commerciaux

    Selon le ministre, 178 centres commerciaux dans 27 départements sont aujourd’hui concernés par l’obligation du passe sanitaire en France. Mercredi, « ce sera 64 centres commerciaux sur 9 départements », a précisé Bruno Le Maire.

    Ces départements sont le Var, le Vaucluse, les Alpes-Maritimes, les Bouches-du-Rhône, le Gard, l’Hérault, la Corse-du-Sud, le Rhône, la Seine-Saint-Denis.

    Les départements pour lesquels cette obligation sera levée sont ceux de l’Île-de-France (à l’exception de la Seine-Saint-Denis), quatre départements de Nouvelle-Aquitaine (Charente-Maritime, Gironde, Landes, Pyrénées-Atlantiques), trois d’Occitanie (Haute-Garonne, Hautes Pyrénées et Pyrénées orientales), trois d’Auvergne-Rhône-Alpes (Isère, Loire et Haute-Savoie) ainsi que le Bas-Rhin, précise un communiqué du gouvernement.

    Impact positif pour l’économie

    Selon le ministre de l’Économie, le passe sanitaire « est très bon pour l’économie » et « protège les consommateurs », soulignant l’exemple de la restauration, « plus 3 % ces dernières semaines par rapport à 2019 ».

    Bruno Le Maire a toutefois reconnu l’impact du passe sanitaire sur les centres commerciaux.

  • Belmondo, notre Bébel national, a fait sa dernière cascade !

    Belmondo, notre Bébel national, a fait sa dernière cascade !

    Le mythique acteur d’ »A bout de souffle », du « Magnifique » et du « Professionnel » est mort à l’âge de 88 ans.

    Il a été le Professionnell’Incorrigible, le Guignolo, l’As des As et surtout le Magnifique. Des années 1960 à 1980, il a été le roi du box-office, réunissant près de 130 millions de spectateurs dans les salles obscures. Surnommé affectueusement « Bébel », Jean-Paul Belmondo a été l’un des acteurs les plus populaires du cinéma français, alliant charme, gouaille et muscles. Il est mort le 6 septembre 2021 à l’âge de 88 ans.

    Terrassé par un AVC en 2001, Jean-Paul Belmondo s’était éloigné des plateaux de cinéma et réservait ses apparitions publiques aux manifestations sportives qu’il affectionnait tant. Toujours accompagné de son fidèle ami Charles Gérard, il continuait d’afficher son large sourire carnassier qui a contribué à son succès. Son aura n’a jamais cessé de briller, notamment grâce aux multiples diffusions à la télévision de ses classiques et aux acteurs de la nouvelle génération qui l’adulent et s’inspirent de ses prestations.

    Un fils d’artistes refoulé plusieurs fois au Conservatoire

    Né le 9 avril 1933, Jean-Paul Belmondo est le fils du sculpteur Paul Belmondo et de l’artiste peintre Sarah Rainaud-Richard. A l’école, le jeune Jean-Paul n’est pas très assidu, mais pratique avec passion le sport sous toutes ses formes: football, cyclisme et, bien sûr, boxe. Mis au vert après une crise de tuberculose, Jean-Paul Belmondo a une épiphanie: il sera comédien, ou rien. Après plusieurs tentatives, Bébel réussit à intégrer en 1952 le Conservatoire national supérieur d’art dramatique, où il forme avec Jean Rochefort, Jean-Pierre Marielle et Bruno Cremer une bande de joyeux drilles, la fameuse « bande du Conservatoire ».

    Parallèlement au Conservatoire, Jean-Paul Belmondo débute au théâtre en jouant Musset, Molière et Anouilh, puis se lance au cinéma. En 1958, il apparaît dans deux films: Les Tricheurs de Marcel Carné, dont il n’apprécie guère le tournage, et Un drôle de dimanche, où il côtoie Bourvil et Danièle Darrieux. Sa carrière démarre doucement, mais il est heureux et marié à Renée Constant avec qui il a trois enfants: Patricia, Florence et Paul.

    Sa prestation dans Un drôle de dimanche ne passe pas inaperçu. Dans les Cahiers du Cinéma, Jean-Luc Godard écrit une critique assassine du film réalisé par Marc Allégret, mais loue le jeu de Belmondo, qu’il compare à celui de Michel Simon. Une rencontre a lieu entre les deux hommes et Jean-Luc Godard engage l’acteur pour son court-métrage Charlotte et son jules. Mobilisé, Belmondo doit se rendre en Algérie, où la guerre fait rage, et c’est Godard qui doublera Belmondo dans le film.

    La révolution « A bout de souffle »

    A son retour, le comédien retrouve Jean-Luc Godard qui prépare son premier long-métrage, A bout de souffle. Belmondo décroche le rôle principal, celui de Michel Poiccard, un voyou en fuite après le meurtre d’un gendarme dans le sud de la France. Arrivé à Paris, celui-ci démarre une liaison avec une Américaine jouée par Jean Seberg. Entre l’acteur et Godard, le courant passe mal:

    « Tout m’horripile chez lui. Et d’abord ses lunettes noires. J’ai envie de les jeter dans le caniveau. Et sa diction, d’une lenteur… »

    Jean-Paul Belmondo dans Paris Match en 2016.

    Puis le tournage débute, Godard improvise, laissant une grande liberté à ses comédiens. Belmondo a une nouvelle épiphanie: « Jamais je ne m’étais senti aussi libre », confessera-t-il plus tard. Dès sa sortie, A bout de souffle rencontre un immense succès. La carrière de Belmondo est lancée. La prophétie de Pierre Dux sur son physique s’est avérée fausse:

    « A partir d’A bout de souffle, ça a vraiment été comme dans les contes de fée. Le téléphone a sonné du matin au soir. Je pensais que ça n’allait pas durer. Alors, j’ai accepté beaucoup de films », a raconté Jean-Paul Belmondo à Première. « Ça a été un rêve: tout à coup, je me suis retrouvé dans les bras de Sophia Loren, de Gina Lollobrigida et de Claudia Cardinale! »

    Voir des films de Belmondo depuis l’étranger

    Netflix a mis en ligne 15 films de Bébel le 1er novembre 2020, ils sont toujours disponibles. D’autres le sont sur Apple TV tandis que la Cineteck vous propose aussi de nombreux fims. Sans oublier TV5MONDEplus qui va bouleverser ses programmes pour proposer une sélection des meilleurs films de Jean-Paul Belmondo et d’émissions le recevant.

  • Face à l’autodestruction du monde musulman

    Face à l’autodestruction du monde musulman

    A Paris, cette semaine, s’ouvre le procès des attentats de novembre 2015 qui avaient fait 131 morts. Il durera huit mois. Vingt accusés, six absents -la plupart sont considérés comme morts-, un seul membre des commandos suicides est devant le tribunal. Qu’est ce qui a changé depuis les attentats ? Une réaction anti-islamiste. 

    A Kaboul déserté par les Américains, la semaine dernière, les attentats affichent une guerre interne entre Talibans et Etat Islamique. Les Américains ont riposté face l’Etat islamique (EI), à la grande satisfaction des Talibans. On retrouve la même division entre groupes djihadistes au Sahel. L’Afghanistan était déjà en 2020 le pays qui recensait le plus de victimes du terrorisme : 5725. Devant le Nigéria et le Burkina Faso, en proie à plusieurs groupes rivaux. La carte des attentats terroristes suit les guerres civiles du monde musulman du Sahara à la Birmanie, reflet d’un mal profond, fondamental.

    Quel pays musulman est en paix ? Même le paisible Maroc voit l’Algérie rompre ses relations diplomatiques avec lui. Entre le Maroc et l’Algérie, plus que les feux de forêt, prétexte loufoque invoqué par le gouvernement algérien, il y a la révolte menaçante du peuple algérien contre ses dirigeants et le réveil kabyle.

    Quel pays musulman est en paix ?  

    Il y a aussi le gaz, que les Algériens veulent vendre directement au Espagnols, en froid avec le Maroc, par le gazoduc Medgaz, sans que les Marocains prennent leur obole au passage. 

    Ici les Peuls alimentent les combattants d’Ansar al Islam contre l’Etat Islamique du Grand Sahara. Là le régime de Bachar s’appuie sur les Alaouites. Le Liban meurt de l’étranglement progressif du Hezbollah, le Hamas essaie de juguler les milices, l’Autorité palestinienne se meurt dans la succession annoncée de Mahmoud Abbas, Israël bombarde régulièrement les bases des Gardiens de la Révolution en Syrie, le Yémen n’en finit pas de sa guerre.

    La victoire des Talibans serait un succès pour le Qatar, et donc du vaste cercle des Frères Musulmans. Le Président tunisien a mis en congé le Parlement où régnait Ennahdha, et dénonce les bases turques en Lybie. En Egypte, le maréchal Sissi maintient les Frères en prison. En Arabie, MBS accélère le rapprochement avec Israël mais discute avec l’Iran à Bagdad, résultat des hésitations américaines.

    Une crise perpétuelle de légitimité du pouvoir  

    Seul Oman reste paisible et rouvre, malgré la crise de la Covid, ses frontières aux touristes ce 1er septembre. Est-ce parce que,  ni sunnite ni chiite, il n’entre pas dans cette confrontation séculaire qui explique bien des conflits ? Depuis la mort d’Ali, l’Islam n’est-il pas en crise perpétuelle de légitimité du pouvoir ?

    De quel droit règne le Maréchal Sissi ? Quelle est la légitimité de Mohamad Ben Salman, prince héritier ayant évincé le prince héritier ? Quelle est, d’ailleurs, la légitimité des Saoud, qui ont chassé les Chérifs de la Mecque ? Le dernier prince de cette famille règne en Jordanie et conserve par un lignage qui remonterait au Prophète, comme le roi du Maroc, une légitimité relativement incontestée. C’est rare.

    Dans le monde musulman, tous les dirigeants savent que leur pouvoir ne repose que sur la force, la violence, l’achat des soutiens. Même Erdogan a choisi de se comporter en satrape plutôt qu’en démocrate. 

    Au moment de l’invasion de l’Afghanistan, l’Occident, soutenu par les régimes arabes, menait la lutte contre un projet islamiste de conquête du monde musulman. Les groupes terroristes pariaient sur une révolte des Musulmans, un effondrement des régimes, le retrait de l’Occident. Vingt ans après, malgré le retour des Talibans, leur projet a échoué. Aucun Califat n’est apparu. Israël parait plus fort que jamais. L’Occident se retire plus par désintérêt que par obligation. L’Amérique est devenue exportatrice de pétrole. Les pays arabes comptent de moins en moins sur la surface du globe.

    Le choc de la modernité

    A l’absence fondamentale de légitimité s’ajoute le choc de la modernité. 

    La première modernité, celle des Lumières, de la révolution industrielle, provoqua l’occupation du monde musulman par les puissances européennes. Elles imposèrent par les massacres et les humiliations, les écoles, les routes, la médecine, l’abolition de l’esclavage… Les mouvements nationalistes arabes s’en inspirèrent à la fois pour chasser les intrus et combattre l’obscurantisme religieux. Le nationalisme arabe a pourtant fait long feu. 

    La seconde modernité, celle de la révolution digitale, met le monde musulman sur la touche. Qu’exporte-il, à part du pétrole et du gaz ? Impasse culturelle, déclin financier, sujétion commerciale, désastre politique. 

    Le refus de la modernité est le signe commun de la plupart des régimes et de leurs opposants. Quelques exceptions se retrouvent dans une nouvelle alliance avec Israël, start-up nation qui, du Maroc à Bahreïn vend sa technologie, ses conseils et ses informations. 

    C’est aussi parce que le Maroc se rapproche d’Israël que l’Algérie suffoque, moins sous les feux de ses forêts que sous l’angoisse d’être supplantée par son voisin.

    Dans ce chaos tragique, qui touche l’Occident par ricochet, la France s’écartèle entre ses intérêts, ses alliances, son héritage et ses valeurs. Tous sont contradictoires. C’est le monde qui l’est. D’un coté hausser le ton face aux Talibans, -exiger le respect des droits de l’homme et des femmes- pour qu’ils puissent prétendre à une reconnaissance officielle. De l’autre, discuter directement avec eux. En même temps. Il faut défendre les Chrétiens d’Orient à Notre Dame de l’heure, et visiter le sanctuaire chiite d’Al-Kadhimiya. Maintenir 600 soldats français contre Daesh, ne pas oublier les intérêts commerciaux avec l’ami saoudien, conforter l’autre ami Qatari, tendre la main à l’Iran nucléaire tout en durcissant le ton : bref, la routine de l’Orient compliqué. Souvent cela ne mène à rien.

    La France essaie de jouer un rôle, elle devrait être soutenue. 

    Emmanuel Macron coprésidait en Irak une conférence internationale. On peut s’enorgueillir de la parole de la France, ou se moquer de l’impuissance française. Face au retrait américain, elle ouvre la voie à une autre politique occidentale,  possible et nécessaire. Cette voie, les Européens, s’ils existent, devraient la suivre. Sinon, ils subiront toujours les décisions américaines, turques, russes, pakistanaises, voire le prêche de tel inspiré dans une mosquée libanaise ou malienne.

    L’autodestruction du monde musulman n’est pas une bonne nouvelle pour l’Europe. Le retrait américain non plus. Ils obligent les Européens, comme l’ont enfin déclaré certains dirigeants allemands, à penser l’Europe comme un acteur stratégique indispensable. A la France de montrer la voie. C’est Paris qui fut frappé, en premier.

    Laurent Dominati

    A. Ambassadeur de France

    A. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press

  • Michel Bur : « Nous ne sommes pas encore dans l’après-crise. »

    Michel Bur : « Nous ne sommes pas encore dans l’après-crise. »

    Nous avons rencontré Michel Bur pour qu’il nous explique, en tant que Directeur général-adjoint, les changements au sein du réseau de la Mission laïque française et les évènements qui vont ponctuer l’année 2021/2022.

    Lesfrancais.press : Jean-Paul Rebaud n’est plus le directeur général de votre groupe, aucun remplacement n’a été nommé. Qu’en est-il ?

    Michel Bur : Appelé à d’autres fonctions, Jean-Paul Rebaud a quitté la direction générale, et le bureau de la Mlf a décidé de confier l’intérim conjointement aux deux directeurs adjoints, Mohamed Hamdoun et moi même. Le président, François Perret, continue d’être associé de près à la gouvernance de l’association. 

    Lesfrancais.press : Comment le réseau, ses établissements, ses professeurs et ses élèves ont traversé cette crise ?

    Michel Bur : Si les situations diffèrent d’un pays à l’autre, nous ne sommes pas encore dans l’après-crise. La situation libanaise demeure bien sûr notre plus vive préoccupation et nous mobilise sans relâche. Nous mettons tout en œuvre, avec nos personnels d’encadrement, pour aider nos établissements à surmonter l’avalanche de difficultés que génère l’extraordinaire crise multiforme que connaît le Liban. Nous sommes en particulier très attentifs à la situation très précaire des personnels libanais dont il convient de saluer l’engagement et le courage. Notre association les soutient et a mis en place une série de mesures pour les accompagner. 

    Lesfrancais.press : Le gouvernement a débloqué des fonds, avez-vous pu obtenir un soutien via son agence ?

    Michel Bur : La Mlf remercie l’Etat, via l’AEFE, pour le soutien financier qu’il apporte heureusement, et va continuer d’apporter à nos établissements, comme il le fait pour l’ensemble de l’enseignement français au Liban.

    Lesfrancais.press : Présentiel ? Distanciel ? Quelles consignes sur la Covid allez-vous appliquer ?  

    Michel Bur : Les consignes données sont celles en application dans chaque pays. Nos établissements respectent et appliquent des protocoles sanitaires qui d’un pays à l’autre peuvent différer. 

    Dans ce contexte où les questions de sécurité priment, il s’agit pour nous de garder notre capacité de réactivité, de créativité pour proposer des solutions pédagogiques les plus adaptées aux élèves et à leurs apprentissages. L’engagement des personnels et la confiance des familles ont été déterminants pendant la crise sanitaire. C’est cette écoute du terrain qui nous a permis d’être efficace jusqu’à maintenant. Nous avons beaucoup appris ces derniers mois, notamment dans la relation à l’autre, la nécessaire communication entre tous les acteurs, l’explicitation de toute action pour assurer la collaboration et le mouvement collectif.

    Lesfrancais.press : 2022, c’est l’année de vos 120 ans, quel programme ?

    Michel Bur : En 2022, la Mlf fêtera ses 120 ans, l’OSUI au Maroc, son quart de siècle : ce sont là des échéances symboliques que nous voulons saisir pour redéfinir ensemble notre projet. Qui sommes-nous maintenant ? Qui voulons-nous devenir ? Quelles formes de développement souhaitons-nous ? Le savoir-faire que nous avons acquis en matière de développement professionnel comme d’enseignement à caractère international pourrait ainsi être proposé à des établissements dont la vocation n’est pas nécessairement d’entrer dans le réseau de la Mlf, en France d’ailleurs comme à l’étranger.

    La Mlf, seule association reconnue d’utilité publique dans l’univers de l’EFE, veut aussi à cette occasion, interroger sa relation avec l’Etat.  Le congrès des 8-9-10 mai prochains à Rabat sera donc LE rendez-vous fixé cette année pour débattre collectivement de ces questions.

    Par ailleurs, la place des familles, de leur accueil et de leur accompagnement reste centrale dans la stratégie pédagogique de la Mlf. Ainsi, cette année, des débats-conférences animés par des chercheurs et acteurs de l’éducation  seront proposés dans nos établissements et diffusés en live sur nos différents canaux de communication afin de permettre à chacun des acteurs de la communauté éducative (parents, élèves, enseignants)  d’échanger et de comprendre les nouveaux enjeux de l’école. 

    Institutionnaliser les pratiques d’accueil, d’accompagnement et de dialogue et en développer les vecteurs de collaboration sont au coeur des enjeux de la culture de nos établissements. 

    Lesfrancais.press : Au coeur du projet éducatif, il y a les professeurs, suite à différentes mesures mais aussi à la situation sanitaire, l’ensemble des réseaux signale des tensions au niveau recrutement. Où en êtes vous ?

    La campagne de recrutement pour la rentrée 2022 va s’ouvrir dans les prochains jours. L’an passé, ce sont 300 offres d’emploi qui ont été proposées, majoritairement des postes d’enseignants mais aussi d’encadrement, de gestion, d’administration, de vie scolaire, de conseil pédagogique. Cependant il n’y a pas de tension de recrutement au sein de notre réseau. Dans la majorité des cas, les postes sont couverts.

    Chaque établissement construit en son sein son projet de développement professionnel et l’articule avec une politique des ressources humaines pour développer un enseignement français international, un enseignement interculturel en milieu plurilingue. Choisir de travailler dans un établissement de la Mission laïque c’est aussi adhérer à ce principe fort, celui d’un développement professionnel continu. En s’interrogeant sur ce que les élèves doivent apprendre, un enseignant doit nécessairement aujourd’hui s’interroger sur ce qu’il a à apprendre lui-même pour que les élèves apprennent mieux. 

    Des prochaines dates de rencontres avec les candidats seront bientôt proposées, notamment autour d’un Facebook live. Nous serons encore une fois présents pour accompagner toutes personnes souhaitant rejoindre notre réseau dans son projet de carrière. 

    Lesfrancais.press : Merci, et bonne rentrée à vous !
  • Technologies quantiques ? France et Pays-Bas associés

    Technologies quantiques ? France et Pays-Bas associés

    La France et les Pays-Bas ont signé mardi 31 août un protocole d’accord visant à intensifier les synergies pour la recherche et le développement des technologies quantiques, réaffirmant leur place dans la course à la construction de superordinateurs.

    Personne ne veut rater le virage du quantique. En marge de la rencontre entre Emmanuel Macron et le Premier ministre néerlandais Mark Rutte à Paris, un protocole d’accord visant à renforcer la coopération bilatérale dans les technologies quantiques a été signé par le secrétaire d’État français au Numérique, Cédric O, et la secrétaire d’État néerlandaise en charge des affaires économiques et des politiques climatiques, Mona Keijzer.

    L’objectif ? « Un écosystème européen dans le domaine du quantique qui nous procure emplois, revenus et innovation », selon Mme Keijzer qui a voulu souligner à cette occasion que « les Pays-Bas et la France sont en pointe depuis des années dans le domaine, et pour conserver cette longueur d’avance à l’échelle internationale il est nécessaire de coopérer au niveau européen ».

    Même son de cloche côté français : « Entre les plans nationaux quantiques de la France, des Pays-Bas et d’autres pays européens et les programmes de la Commission Européenne, l’Europe est de loin le premier investisseur mondial dans le quantique », s’est réjoui M. O.

    L’accord prévoit notamment plus de collaboration dans la recherche, plus de coopération également avec les grandes entreprises de la tech, des investissements pour développer l’écosystème, l’accélération d’initiatives européennes déjà existantes et la création d’emplois dans le domaine — avec le lancement d’un portail commun qui regroupe les opportunités d’emploi, quantumjobs.fr et quantumjobs.nl.

    Avantage de premier plan

    L’ordinateur quantique est une technologie qui n’en est qu’à ses débuts et dont les applications pratiques sont aujourd’hui limitées. Toutefois, à terme, son impact devrait être révolutionnaire dans de nombreux domaines : santé, mobilité, innovation, défense, etc.

    Les pays qui investissent dans les ordinateurs quantiques à un stade précoce pourraient donc bénéficier d’un avantage de premier plan. Dans cette compétition, l’UE part avec une forte communauté de chercheurs.

    « La recherche académique européenne dans les technologies quantiques a un très bon niveau au plan mondial, et reste bien répartie dans les pays européens »

    Philippe Duluc, CTO Big data et sécurité chez Atos, un des champions français en matière de technologie.

    Cette nouvelle génération de superordinateurs sera capable de surmonter les limites de l’informatique classique grâce à la mécanique quantique (le domaine de la physique qui étudie les particules atomiques et subatomiques) en effectuant un nombre bien plus élevé d’opérations, de manière simultanée.

    « Cette course est un marathon et non un sprint. Je pense qu’il faudra une dizaine d’années avant que l’ordinateur quantique et les réseaux quantiques n’apportent un réel avantage aux utilisateurs finaux »

    la physicienne Stéphanie Wehner, de l’organisation Quantum Internet Alliance (QIA), à EURACTIV France.

    Un marché qui pourrait également rapporter gros. Dans un rapport publié par le Boston Consulting Group en juillet, le cabinet de conseil estime que le calcul quantique pourrait générer de 450 à 850 milliards de dollars dans les 15 à 30 prochaines années.

    « Une plus grande coopération entre les États membres est absolument un pas dans la bonne direction », note Mme Wehner. « Nous nous félicitons de ce type d’opportunité pour favoriser l’émergence d’un écosystème quantique profond en Europe, associant universitaires, industriels, startups, financiers, tant du côté de la technologie que de celui des utilisateurs »

    Christophe Jurczak, cofondateur du fonds d’investissement Quantonation et de l’association Le Lab quantique, à EURACTIV France.

    Garder les talents

    Mme Wehner de QIA tempère ces propos, défendant une stratégie plus globale d’incitation à innover en Europe.

    « Pour que les champions européens voient le jour, une telle alliance n’est toutefois pas suffisante si elle n’est pas suivie d’un financement plus important et plus ciblé des technologies quantiques dans l’ensemble de l’EuropeLes efforts à long terme sont tout aussi importants que ceux à court terme »

    Mme Wehner de QIA

    Un « véritable défi » selon elle, puisque cela « dépend essentiellement d’un changement de mentalité et de la création d’une culture plus entrepreneuriale parmi les jeunes chercheurs ». Elle appelle ainsi à davantage de formations à l’entrepreneuriat dans les parcours académiques des futurs chercheurs.

    Même constat pour Quantonation : « Il faut que davantage de startups soient créées au cours des prochaines années », observe M. Jurczak, ajoutant que « ces startups doivent avoir la capacité de devenir des acteurs mondiaux ». La formation des talents et la « capacité à les garder en Europe » seront également « fondamentales », d’après lui.

    « La principale priorité des autorités publiques devrait être d’investir dans le développement du software et des applications quantiques », note M. Duluc d’Atos. « Maintenant que l’on voit arriver à court terme les premiers accélérateurs quantiques (dits NISQ : Noisy Intermediate Scale Quantum), il faut penser aux usages et aux applications quantiques », ajoute-t-il, craignant qu’un « manque d’utilisateurs finaux industriels » empêche l’industrie quantique de progresser.

    En janvier, le gouvernement français a présenté son plan de 1,8 milliard d’euros visant à faire du pays une des premières puissances mondiales dans le domaine.

    « Les plans quantiques nationaux annoncés ces dernières années (comme le plan français annoncé en janvier dernier par Emmanuel Macron) permettent de structurer l’effort public/privé et de procurer de vrais contenus concrets à ces alliances », observe M. Duluc.

    Cette initiative bilatérale, signée cette semaine, s’inscrit dans un effort européen plus global autour de l’enjeu de la souveraineté numérique, ou « autonomie stratégique », face aux États-Unis et à la Chine. L’objectif défendu par Bruxelles dans sa boussole numérique pour 2030 : disposer de son premier ordinateur quantique d’ici à 2025.

  • Optimisme pour la rentrée scolaire à Londres

    Optimisme pour la rentrée scolaire à Londres

    En France 12,4 millions d’élèves ont fait leur rentrée scolaire ce jeudi 2 septembre. Le ministère de l’Education autorise tous les élèves à être accueillis en présentiel. Mais à partir de l’école élémentaire, ils devront porter un masque à l’intérieur. Nouveauté cette année : les collèges et lycées contribueront dès la rentrée à la campagne de vaccination contre le Covid-19, ouverte aux plus de 12 ans.

    Qu’en est-il pour les écoles françaises au Royaume-Uni ? Nous avons voulu poser la question aux responsables de la communauté éducative.

    Nouvelle école à Hampstead

    Olivier Bertin est le Co-fondateur de l’école « Les Petites Etoiles« .  Nous l’avons rencontré.

    “Pendant la pandémie, de nombreuses familles ont quitté Londres pour s’installer à la campagne ou en province. Certaines familles ont aussi quitté le Royaume-Uni suite au Brexit. J’ai lu que Londres comptait presque 20% d’enfants en moins. Malgré ce contexte pas très favorable, Les Petites Etoiles aborde la rentrée très sereinement. Les équipes pédagogiques de nos trois crèches et écoles maternelles sont au complet et opérationnelles. En ce qui concerne les effectifs d’enfants : nous sommes complets à Crouch Hill et avons 2 places disponibles à Tufnell Park (Nord de Londres). Les Petites Etoiles West Hampstead ouvre ses portes le 6 septembre après 3 mois de travaux. L’école est magnifique ! Il reste une place de 2 jours dans la classe des bébés et quelques places dans la classe des « toddlers » (tout-petits). La solide réputation des Petites Etoiles nous permet d’avoir une rentrée 2021 qui s’annonce particulièrement bien.« 

    Olivier Bertin, élu consulaire et fondateur « Les Petites Etoiles »
    Lesfrancais.press : Quelles seront les mesures sanitaires pour cette nouvelle école? 

    “Le gouvernement britannique n’impose plus de mesures particulières dans les écoles mais nous suivons attentivement les évolutions. Dès le début de la crise de la Covid, nous avons équipé Les Petites Etoiles de filtres à air. Ce matériel est assez coûteux, mais filtre efficacement les virus, les pollens et la pollution. Il nous sera utile après la fin de la pandémie. Nous allons bien entendu aussi garder les bonnes habitudes et entretenir les gestes sanitaires mis en place (lavage des mains, nettoyage des jouets plus fréquents, etc.)”

    Olivier Bertin, élu consulaire et fondateur « Les Petites Etoiles »

    A l’Ecole internationale de Londres 

    Pour Aude Bezier, Marketing Coordinator / EA à l’EIFA International School, la rentrée s’est faite le 3 septembre.

    “On a 40 nationalités différentes, donc il y a des mouvements réguliers chez nous. Il y a eu des départs et arrivées sans doute liés au Brexit. Il y a eu aussi des changements chez les professeurs.”

    Aude Bezier, Marketing Coordinator / EA à l’EIFA International School

    Élèves et personnels testés chez l’EIFA

    Aude Bezier explique aussi que les enfants sont testés deux fois par semaine.

    “On est 300 sur deux bâtiments. Nous avons un système de bulles, donc si un élève est testé positif, on n’aura pas besoin de fermer toute l’école. On fermera uniquement la classe.”

    Aude Bezier, Marketing Coordinator / EA à l’EIFA International School

    Dans le réseau britannique

    Nadia, qui travaille dans deux écoles britanniques publiques du niveau secondaire, explique qu’elle a des enfants d’expatriés dont certains français.

    “La rentrée est jeudi 2 septembre 2021. Tous les enfants seront testés mardi à tour de rôle par groupe de classe et de « form ». Dans l’autre rentrée vendredi 3 septembre 2021 pour année 7 ( première année comme la 6 ème en France) et le reste c’est lundi 6 septembre 2021, tous seront testés mercredi par groupe. Présentiel pour tout le monde. Plus d’isolement pour la classe si un cas dans la classe. Toutes les activités extra scolaires sont reprises. Il n’y a plus de bulles.”

    Nadia, cadre administratif de l’éducation publique

    Le Lycée International de Londres Winston Churchill serein 

    La Proviseure, Mireille Rabaté, du Lycée international de Londres, nous détaille les enjeux de la rentrée dans ce prestigieux établissement.

    « La Proviseure du Lycée Churchill, Mireille Rabaté, se réjouit d’accueillir les élèves pour une rentrée sous le signe de la sérénité, malgré des interrogations sur les impacts du Brexit et de la Covid-19. Retour au présentiel et à la pédagogie active en classe avec les précautions qui sont d’usage et recommandées par le gouvernement britannique telles que les tests à l’école puis à la maison, la bonne ventilation des classes, la désinfection des locaux, le lavage des mains, le port du masque fortement recommandé dans les espaces communs, le déjeuner échelonné, etc.

    Tous les élèves du Secondaire sont testés à l’école le jour de la rentrée puis le test bi-hebdomadaire à la maison jusqu’à ce que les directives soient modifiées par le gouvernement britannique.

    Quant à nos taux de réussite aux examens de juin 2021, ils font la preuve de l’excellence par la bienveillance. « Très fiers de nos élèves et de leurs résultats!”.

    Mireille Rabaté, Proviseure du Lycée international de Londres
    vue du Lycée Winston Churchill

    Approche prudente au Lycée Français LFCG

    Le Lycée Français Charles de Gaulle se réjouit de commencer l’année sous de meilleurs auspices qu’à la rentrée 2020.

    Le Proviseur du Lycée Français, Monsieur Devilard, explique que son établissement prend en compte les directives britanniques et françaises.

    “Conformément aux directives officielles locales et à celles de nos diverses autorités de tutelle en France et au Royaume-Uni, le Lycée français Charles de Gaulle de Londres prépare une rentrée en présentiel. Nous nous réjouissons de commencer l’année sous de meilleurs auspices qu’à la rentrée 2020, mais continuons de suivre attentivement l’évolution de la situation qui pourrait nous amener à modifier nos protocoles à l’avenir.”

    Monsieur Devilard, Proviseur du Lycée Français Charles de Gaulle

    Monsieur Devilard détaille le dispositif qui a été mis en place afin d’assurer la sécurité de son établissement.

    “L’approche par bulles est écartée par le « Department for Education » pour tous les niveaux. Nous accueillerons donc les élèves dans cet esprit, mais en poursuivant nos pratiques de nettoyage/désinfection et aération des locaux, ainsi que nos incitations au lavage des mains et à l’utilisation de gel hydroalcoolique. Concernant le port du masque, nous avons opté pour une approche prudente, encourageant les élèves du secondaire et tous les personnels à le poursuivre en intérieur. Enfin, nous avons mis en place le dispositif permettant à tous les collégiens et lycéens dont les parents le souhaitent de se faire tester sur site au Lycée deux fois à la rentrée, avant de reprendre la bonne pratique de l’auto-test bi-hebdomadaire à domicile.”

    Monsieur Devilard, Proviseur du Lycée Français Charles de Gaulle

    Enfin, on évoque avec lui l’évolution des effectifs après 2 années de Covid, et l’application des nouvelles règles d’immigration, conséquences du Brexit au 1 janvier 2021.

    “Les effectifs anticipés en juin semblent se maintenir pour la rentrée, même si l’on doit attendre l’arrivée effective des élèves pour confirmer les chiffres (certaines familles se désistent parfois au dernier moment sans nécessairement nous en informer). Les départs sont habituels dans les établissements français de l’étranger, et si le Brexit et la pandémie paraissent réduire le nombre d’Européens présents sur le sol britannique, nous nous félicitons de continuer d’accueillir de nombreuses nouvelles familles cette année encore pour composer notre communauté scolaire réunissant plus de 40 nationalités.”

    Monsieur Devilard, Proviseur du Lycée Français Charles de Gaulle

    Malgré les difficultés qui n’épargnent pas nos compatriotes au Royaume-Uni, la rentrée 2021 est bien placée sous le signe de la sérénité, et les expatriés français ou autres sont toujours optimistes.

  • Guinée : Alpha Condé capturé par des putchistes

    Guinée : Alpha Condé capturé par des putchistes

    Alpha Condé a été capturé par des putschistes. Ce coup d’état militaire met fin à 10 années de régime du président. Un couvre-feu a été instauré sur l’ensemble du territoire, et les frontières du pays fermées.Retour sur cette journée de basculement.

    Alpha Condé

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • Melanie Vogel – EELV : « Les citoyens sont prêts au changement »

    Melanie Vogel – EELV : « Les citoyens sont prêts au changement »

    A la veille de la clôture du dépôt des listes pour les élections sénatoriales, nous recevons la candidate qui a battu Eva Joly lors des primaires organisées par Alexandre Chateau-Ducos, le responsable des sections dédiées aux Français établis hors de France d’Europe-Ecologie-Les Verts (EELV).

    Melanie Vogel est une Marseillaise qui a pris le large dans le cadre de son parcours engagé auprès d’Amnesty International au Chili. Puis elle fut recrutée par un centre d’étude et de droit dédié à l’environnement à Toronto (Canada).

    « Je suis féministe, queer et anti-raciste. Je suis radicale et donc pragmatique, je veux que l’écologie impacte le réel et structure le changement et je sais combien, pour ce faire, nous devons convaincre et négocier, sans rien lâcher de nos valeurs et de nos idéaux.« 

    Melanie Vogel dans sa profession de foi

    Après avoir découvert des pays européens, elle revient en France pour diriger la campagne des écologistes lors des élections européennes en 2014. Depuis, elle travaille au sein du parlement de l’Union européenne auprès du groupe Verts/ALE.

    « Attachée parlementaire puis conseillère politique sur les affaires constitutionnelles, j’ai passé les dix dernières années à défendre pied à pied nos positions et à construire, dossier par dossier, des majorités politiques autour de nos propositions.« 

    Melanie Vogel dans sa profession de foi
    Melanie Vogel au parlement européen

    Succès aux Consulaires – cap sur les Sénatoriales

    Après la percée historique lors des élections consulaires de mai 2021, EELV se lance pour la première fois, seul, pour ces élections sénatoriales des Français de l’étranger. Courtisés par Ségolène Royal, par Laure Pallez ou Yan Chantrel, les candidats à l’investiture PS, Alexandre Château-Ducos et Mélanie Vogel ont préféré relever le défi ! L’enjeu ? Avoir une élue indépendante de la tutelle du PS au Sénat.

    Avec Melanie Vogel, on revient sur ces deux dernières années marquées par la pandémie. Elle dénonce « la lenteur (de réalisation) des promesses faites aux Français hors de France » . On en profite pour faire le bilan des élections consulaires et du rôle de ces élus locaux.

    « Une candidature portée par un collectif « 

    La seule candidate non-élue consulaire ou sortante réunie sur sa liste des représentants de La France insoumise, de Place publique, etc. Elle explique le choix de constitution de cette liste, loin du Parti socialiste et de Ségolène Royal.

    L’occasion d’évoquer avec elle le rôle d’un Sénateur des Français de l’étranger, et ensemble d’aborder les projets et les ambitions pour les expatriés mais aussi plus globalement pour la nation.

    Ecoutez le podcast avec Melanie Vogel

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