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  • Covid : le régulateur européen doit se prononcer sur la troisième dose

    Covid : le régulateur européen doit se prononcer sur la troisième dose

    Le régulateur de l’Union européenne a annoncé jeudi (23 septembre) qu’il donnerait ou non son accord début octobre à une troisième dose du vaccin Pfizer/BioNTech contre la Covid-19 pour la population de plus de 16 ans.

    L’Agence européenne des médicaments (AEM) doit en même temps se prononcer sur les doses de rappel des vaccins Pfizer et Moderna pour les personnes âgées et immunodéprimées, a déclaré à la presse le responsable de la stratégie vaccinale de l’AEM, Marco Cavaleri.

    La protection contre la Covid-19 tend à décroître dans les mois suivant les premières doses, a-t-il indiqué.

    « Les données disponibles montrent que l’immunité contre la Covid-19 acquise avec les premières doses faiblit avec le temps, et la protection contre l’infection et ses symptômes décroît dans différentes parties du monde »,

    Marco Cavaleri, le responsable de la stratégie vaccinale de l’AEM

    Population âgée de plus de 16 ans

    En conséquence, l’AEM est en train d’évaluer la demande de Pfizer pour l’utilisation d’une troisième dose au moins six mois après la deuxième pour la population âgée de plus de 16 ans.

    « Le résultat de cette évaluation est attendu début octobre, à moins qu’un supplément d’informations ne soit nécessaire », selon M. Cavaleri.

    Le responsable de l’AEM a également estimé que « les preuves deviennent de plus en plus tangibles » qu’il faut administrer une troisième dose peu de temps après les premières aux personnes immunodéprimées qui « répondent faiblement » aux doses initiales.

    Les taux d’hospitalisation des personnes les plus âgées commencent notamment à augmenter, l’effet des premières doses faiblissant, selon lui.

    L’agence indiquera « d’ici à début octobre si des recommandations spécifiques doivent être incluses dans l’information sur les produits » des vaccins Moderna et Pfizer pour ces personnes, a-t-il ajouté.

    France, Italie, Allemagne…

    Une quinzaine de pays dans le monde ont commencé à administrer une troisième dose aux plus fragiles, notamment certains pays de l’UE (France, Italie, Allemagne…) qui n’ont pas attendu le feu vert des autorités européennes, anticipant un regain hivernal de l’épidémie.

    L’AEM a « reconnu et compris » cette décision, selon le responsable.

    Le régulateur devrait également prendre une décision sur la vaccination des jeunes enfants dans les prochains mois.

    Pfizer devrait fournir des données sur des essais cliniques sur des enfants âgés de 5 à 11 ans début octobre et Moderna en novembre. Pour chacun de ces sérums, la décision devrait intervenir quatre semaines plus tard, selon M. Cavaleri.

    Le régulateur a autorisé pour l’instant quatre vaccins anti-covid aux 27 États membres de l’Union européenne : Pfizer/BioNTech et Moderna qui utilisent la technologie de l’ARN messager, et Astrazeneca et Johnson & Johnson, qui utilisent celle des vecteurs viraux.

    À ce stade, seuls Pfizer et Moderna ont été autorisés chez les enfants de 12 ans et plus.

  • Le  compte  à  rebours  de  l’assainissement  budgétaire  en  zone  euro

    Le compte à rebours de l’assainissement budgétaire en zone euro

    La  crise  sanitaire  a  porté  les  déficits  publics  à  des  niveaux  sans  précédent  en  période  de paix.  De  2019  à  2020,  le  déficit  de  la  zone  euro  est  passé  de  0,5  à  7,2%  du  PIB,  les chiffres  pour  la  France  étant  respectivement  de  3,1 %  et  9,2 % du  PIB. Pour l’année  2021, les  déficits  resteront  élevés.

    Le  processus  de  réduction  est  programmé  pour  2022  avec l’arrêt  des  mesures  de  soutien  prises  à  partir  du  mois  de  mars.  Les  forts  besoins  de dépenses  publiques  et  l’importance  du  déficit  structurel  pour  certains  pays  membres  de la  zone  euro,  dont  la  France,  rendent  l’atterrissage  complexe.  Pour  stabiliser l’endettement  public  compte  tenu  des  hypothèses  de  taux  et  de  croissance  retenues  par les  différentes  institutions,  le  déficit  public  devrait  ne  pas  dépasser  3,9%  du  PIB  pour  la zone  euro  et  4,1%  pour  la  France.  

    La  problématique  des  dépenses  

    La  tendance  est  à  l’augmentation  des  dépenses  publiques.  Elles  sont  portées  par  les besoins  liés  à  la  retraite,  à  la  santé,  à  la  dépendance,  à  l’éducation  ou  à  la  transition énergétique.  La  crise  sanitaire  a  accru  les  besoins  qui  se  manifestaient  déjà  depuis plusieurs  années.  Au  sein  de  la  zone  euro,  à  l’exception  de  la  France,  les  dépenses publiques  étaient  stables  de  2008  à  2015  avant  de  recommencer  à  augmenter. 

    La France,  depuis  2002,  a  connu  une  progression  continue  de  se  dépenses  publiques,  plus de  40%  en  valeur  réelle.  Sur  ce  sujet,  la  Cour  des  Comptes  souligne,  dans  un  rapport publié  le  9  septembre  dernier,  la  dérive  des  dépenses  ordinaires,  dépenses  courantes non  liées  à  la  crise  sanitaire.  Celles-ci  ont  représenté  14%  de  la  hausse  de  l’ensemble des  dépenses  publiques  l’an  dernier,  soit  13,7 milliards  sur  une  augmentation  totale  de 96,4  milliards  euros.

    Sous couvert de la crise, des dépenses nouvelles  

    Pour  le  seul  budget  de  l’État,  la  hausse  des  dépenses  ordinaires, c’est-à-dire  hors  effets  de  la  crise  et  baisse  du  coût  des  intérêts  de  la  dette,  s’élève  à  6,9 milliards.  Un  niveau  proche  de  2019  (+7,3  milliards),  mais  nettement  plus  élevé  qu’en 2018  (+1,5  milliard  d’euros). 

    Comme  la  Commission  de  Bruxelles,  la  Cour  des  Comptes mentionne  que  les  pouvoirs  publics  ont,  sous  couvert  de  la  crise,  fait  passer  des  mesures pérennes.  Elle  pointe  ainsi  certaines  revalorisations  salariales  dans  les  établissements de  santé  et  médico-sociaux  publics  et  privés  au  titre  des  accords  du  « Ségur  de  la  santé ».  Elle  craint  surtout  que  les  dépenses  du  plan  de  relance,  inauguré  il  y  a  un  an  pour  un montant  de  100  milliards,  qui  vont  être  réparties  sur  plusieurs  exercices  soient «pérennisées  comme  l’ont  été  les  programmes  d’investissements  d’avenir». 

    Si  d’autre pays  européens  utilisent  la  crise  sanitaire  pour  faire  passer  des  mesures  budgétaires sans  lien  avec  cette  dernière,  la  France  figure  parmi  ceux  qui  recourt  le  plus  fortement  à cette  pratique.  

    Le  retour  plus  rapide  du  plein  emploi  en  Europe  ne  permettra  pas  le  retour  au  niveau d’avant-crise  du  déficit.  En  2022,  il  est  attendu  à  -4%  du  PIB  pour  la  zone  euro  et  à  -6% du  PIB  pour  la  France. 

    Face  à  des  déficits  amenés  à  perdurer,  quelle  sera  la  réaction  des marchés,  surtout  après  la  fin  du  programme  de  rachats  des  obligations  d’État  par  la Banque  Centrale  Européenne ?

    Le  financement  des  déficits  et  le  marché  

    Les  investisseurs  peuvent  s’inquiéter  d’une  hausse  permanente  des  taux  d’endettement public,  a  fortiori  si  la  croissance  revient  à  son  niveau  d’avant-crise  autour  de  1%. 

    L’arrêt des  rachats  d’obligations  par  la  banque  centrale  obligera  les  États  à  recourir  à  l’épargne intérieure  et  extérieure  au  moment  où  la  transition  énergétique  nécessitera  de  la  part  des entreprises  d’importants  investissements  qui  augmenteront  d’autant  leurs  besoins  de financement.

    La  zone  euro  pourra  compter  sur  ses  excédents  de  la  balance  des  paiements  courants pour  financer  les  déficits  élevés.  Cet  excédent  se  situe  en  moyenne  entre  2  et  4%  du PIB.  Essentiellement  réalisé  par  l’Allemagne  et  les  Pays-Bas,  cet  atout  ne  joue  pas  pour la  France  qui  désormais  enregistre  dans  ce  domaine  un  déficit  de  2%  du  PIB. 

    Au-delà de  leur  solde  commercial  positif,  les  États  d’Europe  du  Nord  connaissent  des  niveaux  de dettes  et  de  déficits  plus  faibles  que  ceux  du  Sud.  En  cas  de  dérapage  des  prix,  les tensions  entre  les  deux  parties  de  la  zone  euro  pourraient  augmenter.  Un  durcissement de  la  politique  monétaire  pourrait  avoir  des  conséquences  importantes  sur  la  solvabilité des  États  fortement  endettés  comme  l’Italie,  la  France  ou  l’Espagne.   Compte  tenu  du  taux d’endettement  public,  du  poids  des  intérêts  et  du  taux  de  croissance potentielle,  le  déficit  public  total  maximum  permettant  la  stabilisation  du  taux d’endettement  public  est  évalué  à  3,9 %  du  PIB  dans  la  zone  euro  et  à  4,1%  du  PIB  en France. 

    La  France  devrait  réduire  son  déficit  de  4,9  points  de  PIB  dans  les  prochaines années  et  l’ensemble  de  la  zone  euro  de  2,6  points.  Toute  augmentation  des  taux d’intérêt  nécessiterait  un  effort  plus  important.  Grâce  à  leur  baisse,  le  poids  des  intérêts payés  sur  la  dette  publique  est  passé  de  3  à  1,2%  du  PIB  en  France  de  2002  à  2021  et de  respectivement  3,5  et  1,4%  pour  l’ensemble  de  la  zone  euro. 

    Toute  hausse  d’un  point des  taux  nécessite  une  réduction  du  déficit  d’au  moins  un  point  pour  éviter  une augmentation  du  taux  d’endettement. 

    Le  retour  des  règles  budgétaires  européennes  

    Dans  les  prochains  mois,  les  autorités  européennes  proposeront  aux  États  membres  de nouvelles  règles  budgétaires.  Les  dépenses  liées  à  la  transition  énergétiques  seront peut-être  traitées  à  part  avec  un  financement  qui  pourrait  être  communautaire.  En revanche,  la  Commission  veillera  à  éviter  une  dérive  des  taux  d’endettement  surtout quand  les  États  concernés  enregistrent  par  ailleurs  un  déficit  extérieur  élevé.

  • Merkel, chancelière jusqu’en décembre ?

    Merkel, chancelière jusqu’en décembre ?

    Le scrutin est serré : selon les premiers sondages réalisés à la sortie des urnes, le SPD et le CDU sont au coude-à-coude. La chaîne de télévision publique ARD donne les deux partis à égalité à 25% des voix, tandis que sa consœur, la ZDF donne les socio-démocrates à 26% et les conservateurs à 24%, lors des élections fédérales allemandes, dimanche 26 septembre. A l’issue de ce vote, une coalition devra se former entre les différents partis pour nommer un chef de gouvernement. 

    Un vote complexe

    Les électeurs allemands ont deux cases à cocher sur leur bulletin de vote. Ils votent tout d’abord, dans leur circonscription, pour un candidat ou une candidate au Bundestag (l’équivalent d’un député français). Celui ou celle qui l’emporte est garanti d’avoir un siège au Parlement. C’est ainsi que 299 députés sont élus. L’autre partie du Bundestag est désignée grâce au deuxième vote, proportionnel cette fois-ci, au cours duquel les Allemands choisissent un parti politique. Les sièges restants sont affectés en fonction des pourcentages réalisés par chaque formation – à la condition d’obtenir au moins 5% des voix. Les résultats sont attendus à partir de 18 heures.

    Une coalition attendue après le vote

    Il est peu probable qu’un seul parti remporte à lui seul la majorité des sièges. Plusieurs formations politiques vont donc devoir s’associer pour former une alliance majoritaire. C’est justement cette coalition qui va ensuite élire le chef du gouvernement, le ou la chancelière. Combien de temps ces négociations entre partis prendront-elles ? « Pour la première fois, ni les sociaux-démocrates ni les chrétiens-démocrates ne peuvent former une coalition à deux forces politiques » et avoir une majorité, souligne auprès de franceinfo le politologue Nils Diederich. Une coalition rassemblant trois forces (avec les Verts et/ou les Libéraux) semble l’issue la plus probable. 

    Olaf Scholz en tête des intentions de vote. Le candidat social-démocrate (SPD) est le favori des derniers sondages, recueillant 25% des dernières intentions de vote. Il a plaidé vendredi pour un « renouveau » à l’issue du scrutin de dimanche. « Nous avons besoin d’un changement de gouvernement et nous voulons un gouvernement dirigé par le SPD », a clamé Olaf Scholz lors de son dernier grand meeting de campagne, à Cologne.

    Le risque d’une paralysie européenne

    Selon Marion Gaillard, spécialiste des relations franco-allemandes et des questions européennes, docteure en histoire et enseignante à Sciences Po, invitée sur France Inter ce dimanche matin, la France qui prend la présidence de l’Union européenne au 1er janvier 2022 « a sans doute davantage à gagner avec une victoire du SPD », notamment « sur les questions de Pacte de stabilité et de croissance ou d’endettement commun », alors que la CDU et les libéraux, une fois la parenthèse de la pandémie fermée, souhaitent « revenir impérativement aux règles strictes du Pacte de stabilité et du traité budgétaire de 2012 avec des sanctions renforcées ». Olaf Scholz serait donc « le meilleur partenaire d’Emmanuel Macron dans le couple franco-allemand ».

    Cependant, d’ici là, le temps des tractations pour former la coalition en Allemagne, le président de la République pourrait bien se retrouver de nouveau face à une Angela Merkel qui expédiera les affaires courantes, plutôt que le candidat victorieux de ces législatives. L’instabilité politique allemande éloigne donc davantage la perspective de réformes voulues au niveau européen par Emmanuel Macron, faisant craindre une paralysie européenne.

  • 26 septembre : voici les 6 sénateurs élus

    26 septembre : voici les 6 sénateurs élus

    Si vous êtes de fidèles lecteurs de notre site lesfrancais.press, cela n’a pas pu vous échapper, les grands électeurs (conseillers et délégués élus en mai et les parlementaires des Français de l’étranger) étaient appelés à renouveler 6 des 12 sénateurs les représentant. La pré-campagne avait débuté tôt par la déclaration de candidature de Ségolène Royal en février. Récemment nous avons interrogé les 8 principaux candidats pour le Palais du Luxembourg et décortiqué leurs principales propositions.

    Le scrutin du 26 nous donne 2 sortants réélus : Christophe Frassa et Olivier Cadic. Jean-Pierre Bansard, Mélanie Vogel, Samantha Cazebonne et Yan Chantrel sont élus. Ce dernier passe de justesse et prive Jacky Deromedi d’un second mandat comme sénatrice LR.

    Sénatoriales 2021
    Sénatoriales 2021

    Les candidats élus

    Les candidates battues

    Rappel des dates du scrutin

    En pleine pandémie la modalité de vote par anticipation qui permettait aux grands électeurs de voter auprès de leur consulat et/ou ambassade a bien été utilisée. Au total, ce sont 330 votes qui ont été exprimés le 18 septembre entre 9h et 11h heure locale dans le monde entier. Ces bulletins ont été envoyés au ministère et regroupés dans une seule urne.

    Le vote à l’urne s’est donc tenu dimanche 26 septembre au Ministère (27 rue de la convention) de 9h à 15h.

    Cette année, pandémie oblige, les électeurs étaient invités à quitter le bureau de vote après avoir voté et à revenir pour le dépouillement.

    Les procurations

    Il était également possible de voter par procuration. En 2017 cette possibilité avait suscité les interrogations notamment en raison d’un grand nombre de procurations établies autour de la même date dans le même commissariat. Cette année le nombre de procuration a été particulièrement élevé du fait de la pandémie.

    L’élection décryptée

    Une élection qui fut un feuilleton à l’image des consulaires. La pandémie, les reports, ont perturbé campagne comme déroulé de l’élection. L’occasion de connaitre une campagne plus longue qu’à l’accoutumé et qui réserva de nombreuses surprises. Comme la participation de Ségolène Royal, qui, malgré une campagne qualifiée par tous de réussite, ne réussit pas à s’implanter. A gauche, Cécilia Gondard, la Première secrétaire de la fédération des expatriés comme Yan Chantrel, sortent renforcés. Comme EELV qui décroche sa première sénatrice pour les Français établis hors de France.

    Au centre, la députée Cazebonne bascule donc bien au Sénat. Les nouveaux élus LREM ont répondu présent et l’ont élue, même si elle n’a pas fait le plein de son potentiel de voix. Peut-être qu’ils furent nombreux à être séduits par l’idée de renouveler le sénateur Cadic, au centre et indépendant, et qui lui vient de l’arène. Il fut Conseiller AFE avant d’être sénateur.

    A droite, le sénateur Christophe Frassa règne sans partage. Il est réélu avec 105 voix mais cela n’a pas suffi à réélire sa numéro 2, la sénatrice sortante Jacky Deromedi. Car un autre candidat a réussi son pari : Jean-Pierre Bansard est élu avec un score impressionnant pour une formation hors parti. 94 grands électeurs lui ont donné leur suffrage, ce qui met l’ASFE (son association) parmi les premières forces présentes chez les Français de l’étranger.

    Maintenant, les nouveaux élus vont rejoindre les 6 autres sénateurs (qui seront renouvelés en septembre 2023) sur les bancs du Sénat. Les élus comme les expatriés attendent beaucoup à quelques mois de l’élection présidentielle.

  • IPTV : un réseau stoppé par la police

    IPTV : un réseau stoppé par la police

    Regarder la télévision française depuis l’étranger est souvent un casse-tête qui conduit certains expatriés à choisir l’option de l’IPTV. Au fil des jours, ils en oublient que c’est un dispositif le plus souvent illégal. Cette semaine un réseau a été démantelé par la police britannique, coupant l’accès à des dizaines de milliers de téléspectateurs dont de nombreux Français de l’étranger.

    IPTV, un service illégal

    De plus en plus de personnes utilisent la technologie IPTV pour accéder à du contenu audiovisuel. Contre une somme modique, ils peuvent accéder à un vaste catalogue de chaînes de télévision. Bien que ces services puissent sembler intéressants, ils sont malheureusement illégaux et de nombreux internautes en ont fait récemment les frais.

    La police de West Midlands et la Federation Against Copyright Theft (FACT) ont en effet annoncé avoir démantelé une importante plateforme d’IPTV au Royaume-Uni au terme d’une opération de plusieurs mois. Bien que la plateforme était située en Angleterre, elle disposait également d’utilisateurs en Europe. L’opération a été initiée par la FACT au nom d’entreprises d’audiovisuel comme « Sky », pour lutter contre les services pirates d’IPTV qui sévissent dans le pays.

    Un message d’avertissement accueille les utilisateurs

    Trois personnes ont été interpellées dans l’opération, deux hommes de 35 et 53 ans et une femme de 40 ans. Ils sont accusés de violation de droits d’auteur, de fraude et de complot en vue de commettre une fraude. Au total, la police indique que des centaines de milliers d’utilisateurs ont visionné du contenu via ces liens IPTV.

    Le nom de la plateforme n’a pas été communiqué, mais la FACT indique qu’il s’agissait d’une des plateformes les plus utilisées au Royaume-Uni. Elle offrait un accès illégal à du contenu premium de plus de 100 services de télévision différents. Ce contenu comprenait des émissions en direct, mais également des vidéos à la demande.

    Le réseau est désormais fermé, les liens ont été désactivés et les utilisateurs de la plateforme reçoivent maintenant des messages sur leur téléviseur leur indiquant qu’ils utilisaient un service illégal et que celui-ci avait été interrompu.

    Les dangers de l’IPTV

    La police signale que les utilisateurs de ces plateformes commettent un crime en payant pour ce type de plateforme, mais qu’ils s’exposent également à d’importantes menaces. Si elle ne recommande évidemment pas d’utiliser ces services, la police rappelle qu’il est dangereux de donner des informations personnelles à une plateforme d’IPTV, car celle-ci peut utiliser ces données pour commettre des crimes par la suite. Ces informations peuvent également se retrouver entre les mains des autorités lors des saisies et être utilisées contre eux.

    « Nous sommes ravis de soutenir la police du West Midlands dans son travail de démantèlement d’un réseau aussi important. Ce crime sera pris au sérieux par la police. Les utilisateurs et les abonnés de services illégaux doivent savoir que non seulement ils commettent eux-mêmes une infraction, mais qu’ils s’exposent également à des risques tels que l’usurpation d’identité, les logiciels malveillants et les virus. S’engager dans le piratage, de quelque manière que ce soit, ne vaut tout simplement pas la peine de courir le risque. »Tags:

    Kieron Sharp, le PDG de la FACT

    De plus, au travers des programmes informatiques nécessaires à l’utilisation de ces IPTV, des logiciels malveillants peuvent être installés sur les appareils, pouvant causer des vols de données ou l’installation de logiciels malveillants.

  • Et si de l’argent dormait en France ? Ciclade vous répond !

    Et si de l’argent dormait en France ? Ciclade vous répond !

    Vous êtes parti(e) de France, il y a longtemps.. Peut etre vous reste-t-il des actifs oubliés aux pays ! Le Livret A ouvert par mamie lors de votre naissance, une assurance-vie dont vous êtes bénéficiaire sans le savoir, ce type de situations sont plus fréquentes qu’on le croit ! Lesfrancais.press vous font découvrir Ciclade, une solution informatique gratuite mise à disposition par un grand établissement français dépendant de l’Etat.

    Ciclade, l’outil de recherche

    Ciclade est une plateforme créée par la Caisse des dépôts et consignations (CDC) dans le cadre de la loi Eckert du 13 juin 2014 relative aux comptes bancaires inactifs et aux contrats d’assurance vie en déshérence. Mise en ligne au 1er janvier 2016, elle a pour but d’aider les épargnants à retrouver les sommes qu’ils – ou des proches – ont déposé sur des comptes devenus inactifs, faute d’y avoir effectué des opérations (virements, retraits, …).

    Ciclade permet ainsi à un particulier de rechercher gratuitement les sommes issues de contrats d’assurance vie et de comptes inactifs – bancaires et d’épargne salariale – transférées à la Caisse des dépôts.

    Un compte en déshérence

    Pour comprendre précisément à quoi sert ciclade, il faut connaître la définition d’un compte inactif ou en déshérence. Un compte est considéré comme inactif lorsqu’aucune opération n’a été enregistrée pendant douze mois consécutifs et que son titulaire (ou ayant-droit, héritier, notaire dans le cas d’un décès) ne s’est pas manifesté de quelque manière que ce soit. Ce délai est porté à 5 ans pour un produit d’épargne (Livret A, LDD, PEL, …), compte sur livret, compte-titres, compte à terme ou encore produit d’épargne salariale. Tous les ans, la banque est tenue de recenser ces comptes inactifs et d’informer son titulaire par tous les moyens possibles.

    Si au bout de dix ans personne ne s’est manifesté, les sommes déposées sur les comptes inactifs sont obligatoirement transférées à la CDC, ce délai étant ramené à trois ans lors du décès du titulaire du compte et porté à 20 ans pour les Plans épargne logement (PEL).

    Pour ce qui est des contrats d’assurance vie, les sommes sont transférées à la CDC à l’issue d’un délai de 10 ans à compter de la date de connaissance du décès par l’assureur ou du terme du contrat.

    L’argent demeure sous la tutelle de la CDC durant encore 20 ans (ou 10 ans pour les PEL, et 27 ans suite à un décès) puis les sommes sont définitivement acquises par l’Etat. C’est ce que l’on appelle la prescription trentenaire, soit pour la plupart des comptes : 10 ans d’inactivité à la banque et 20 ans supplémentaires à la CDC. Ce qui laisse donc trente ans aux titulaires ou éventuels ayants-droit pour venir réclamer les sommes qui leur reviennent.

    C’est là qu’intervient ciclade : avant que l’argent dormant sur les comptes inactifs ne devienne définitivement la propriété de l’Etat, l’épargnant a la possibilité de le rechercher puis de le réclamer grâce à ciclade, lorsqu’il est encore sous gestion de la CDC.

    Que pouvez-vous retrouver ?

    Ciclade permet aux particuliers de rechercher des comptes et assurances vie inactifs. A savoir :

    Comptes bancaires

    – Compte courant
    – Compte à vue
    – Compte-titres

    Produits d’épargne

    – Livret A
    – Livret de développement durable (LDD) devenu en 2016 Livret de développement durable solidaire (LDDS)
    – Plan épargne entreprise (PEE)
    – Plan épargne logement (PEL)
    – Codevi
    – Bon au porteur (titre de créance)

    Assurances vie

    – Contrat d’assurance vie individuel
    – Contrat d’assurance vie collectif

    Au 31 décembre 2016, 3,7 milliards d’euros non réclamés ont été transférés à la Caisse des dépôts, soit dans le détail :

    – 1,9 milliard d’euros déposés sur des comptes bancaires inactifs
    – 938 millions d’euros issus de l’épargne salariale
    – 843 millions d’euros provenant de contrats d’assurance vie.

    Accéder à Ciclade ?

    Afin que le plus grand nombre de particuliers puissent récupérer leur argent, la plateforme a été conçue de façon à être facile d’utilisation. En effet, si les établissements sont tenus par la loi d’informer les détenteurs des comptes inactifs chaque année, une fois les sommes transférées à la CDC, c’est aux particuliers d’effectuer les recherches et de réclamer leurs avoirs à la CDC. Et mieux vaut ne pas traîner : si le compte ou l’assurance vie a été ouverte il y a très longtemps, il se peut que l’argent déposé dessus deviennent prochainement la propriété de l’Etat.

    Si vous pensez que vous détenez des sommes sur un compte inactif ou un contrat d’assurance vie, rendez-vous sur le site internet https://ciclade.caissedesdepots.fr. La recherche se fait ensuite en 3 étapes.

    La recherche

    Avant de se lancer, munissez-vous de toutes les informations dont vous disposez sur le souscripteur ou le titulaire du compte (si ce n’est pas vous) qui permettraient de retrouver plus facilement le compte ou l’assurance vie inactif : ses nom et prénom, date de naissance (et éventuellement de décès), nationalité, commune et pays de naissance et sa dernière adresse connue.
    Si c’est vous qui avez ouvert le compte, renseignez vos propres informations.

    Une fois ces informations en tête, cliquez sur l’onglet « Lancer ma recherche », complétez les champs et soumettez la demande.

    Une correspondance a été trouvée

    Quelques secondes plus tard, le résultat apparaît : « Malheureusement, il n’y a pas de résultat correspondant à votre recherche. Aucune somme n’a été enregistrée avec ces critères. ». Si vous êtes pourtant sûr d’avoir déposé des sommes sur un compte ou en être bénéficiaire, il est possible que l’argent ait déjà été transféré à l’Etat au bout de 30 ans ou alors que l’établissement n’est pas encore transféré les sommes à la CDC. »

    Si vous êtes plus chanceux, la quête continue. Vous devez alors créer votre espace personnel sur le site ciclade. A noter que c’est la personne qui fait la recherche qui crée son espace personnel (et donc pas nécessairement au nom du titulaire, du souscripteur ou de l’adhérent). Là encore, la démarche est simple : il suffit de rentrer ses coordonnées, son e-mail et de choisir un mot de passe. Un e-mail d’activation est ensuite envoyé sur l’adresse électronique renseignée avec un lien d’activation du compte personnel.

    Une fois connecté dans votre espace personnel, la CDC demande des justificatifs à scanner ou photographier avec un smartphone selon la situation de la personne qui effectue la recherche (titulaire, souscripteur, bénéficiaire) :

    – Carte d’identité ou passeport ou carte de résidant ou titre de séjour temporaire ou extrait d’acte de naissance de moins de 3 mois pour un mineur
    – Justificatif de domicile
    – Document justificatif de décès dans le cas d’un décès
    – Document justificatif de succession dans le cas d’une succession
    – Justificatif de représentation légale pour un représentant légal.

    Une fois tous les champs renseignés et justificatifs transmis, il ne reste plus qu’à soumettre sa demande à la CDC.

    Traitement du dossier par la CDC

    Ne reste plus qu’à patienter. Pour suivre l’état d’avancement de votre demande, rendez-vous dans votre espace personnel. Il est possible que la CDC cherche à vous contacter via la messagerie de votre espace personnel. Mieux vaut rester à l’écoute et attentif en cas de demande de justificatifs ou d’informations supplémentaires de la part de la CDC.

    En moyenne, le délai de traitement est d’environ 90 jours par la CDC.

    Si la demande de restitution est validée, les sommes sont restituées à son propriétaire légitime par virement bancaire. Si finalement, elle n’a pas abouti, des explications sont fournies à l’épargnant.

  • LEAK: Le projet de déclaration du Trade and Technology Council révèle les priorités des négociations transatlantiques

    LEAK: Le projet de déclaration du Trade and Technology Council révèle les priorités des négociations transatlantiques

    Les principaux domaines dans lesquels l’UE et les États-Unis chercheront à converger lors de ce Conseil sont les investissements étrangers, le contrôle des exportations, l’IA et les semi-conducteurs, selon une information divulguée à EURACTIV, notre partenaire.

    Le Trade and Technology Council est une initiative de l’UE et des États-Unis visant à trouver des positions communes sur les questions critiques liées au commerce mondial et aux technologies émergentes. La première réunion devrait avoir lieu à Pittsburgh mercredi prochain (29 septembre).

    Toutefois, la France a fait pression pour que le sommet soit reporté au mois prochain, à la suite d’un accord entre l’Australie, le Royaume-Uni et les États-Unis qui prive Paris d’un contrat de défense crucial.

    Plusieurs États membres, dont l’Autriche, l’Allemagne, l’Irlande, l’Italie et les Pays-Bas, ont fait pression contre la demande française, a déclaré à EURACTIV une source informée sur le sujet.

    Malgré les déclarations du commissaire français Thierry Breton selon lesquelles « quelque chose est brisé » dans les relations transatlantiques, le report est toujours à l’étude.

    Quel que soit le calendrier, les principaux points d’achoppement du sommet transatlantique sont susceptibles de rester tels quels. Les discussions sur les investissements étrangers et le contrôle des exportations semblent ciblées (mais pas limitées) sur la Chine. Les deux partenaires cherchent également à établir des principes communs sur l’intelligence artificielle et une meilleure coopération sur les chaînes de valeur des semi-conducteurs.

    Les négociations sur un accord de confidentialité pour les transferts internationaux de données ne font pas partie des conclusions, comme l’a demandé l’UE.

    Investissements étrangers

    La déclaration commune reconnaît l’importance d’un examen attentif des prises de contrôle étrangères, complété par des mécanismes d’application « appropriés » et fondé sur les lignes directrices de l’OCDE établies en 2009.

    « Nous avons l’intention de maintenir des régimes de filtrage des investissements afin de répondre exclusivement aux risques pour la sécurité nationale et, au niveau européen, aux risques à l’ordre public  », peut-on lire dans le document.

    Les deux blocs se réuniront périodiquement au sein d’un groupe de travail dédié pour échanger sur les tendances et les meilleures méthodes. Une coopération multilatérale sera également recherchée avec d’autres partenaires internationaux.

    En mai, la Commission a présenté une proposition qui obligerait les entreprises soutenues par des gouvernements étrangers à demander l’approbation de l’UE avant de racheter des actifs stratégiques européens.

    Contrôle des exportations

    Selon la déclaration commune, le contrôle des exportations est considéré comme « nécessaire pour garantir le respect de nos obligations et engagements internationaux », notamment pour protéger efficacement la sécurité internationale et l’égalité des chances au niveau mondial.

    Le document fait en particulier référence aux technologies émergentes qui suscitent de graves préoccupations lorsqu’elles sont appliquées au domaine de la défense et de la sécurité, avec des implications potentielles pour les droits de l’Homme.

    « L’UE et les États-Unis reconnaissent la nécessité de contrôler le commerce de certains biens à double usage, en particulier certaines technologies de cybersurveillance, afin d’empêcher leur utilisation abusive d’une manière qui pourrait conduire à de graves violations des droits de l’homme ou du droit humanitaire international », poursuit le communiqué.

    En d’autres termes, les deux partenaires s’engagent à adopter une approche coordonnée pour contrôler efficacement les transferts de technologies sensibles. La référence concerne explicitement l’affaire Pegasus, qui a vu la société de sécurité israélienne NSO vendre un puissant logiciel de piratage à plusieurs régimes autoritaires.

  • « C’est la trahison du siècle pour nous et c’est choquant ! » L’affaire des sous-marins en Australie touche les expats.

    « C’est la trahison du siècle pour nous et c’est choquant ! » L’affaire des sous-marins en Australie touche les expats.

    L’annonce est brutale et inattendue. Le 16 septembre dernier, le Premier ministre australien, Scott Morrison, annonce le nouveau partenariat trilatéral avec les États-Unis et le Royaume-Uni concernant sa flotte sous-marine. Coup de tonnerre, la France affirme ne pas avoir été prévenue en amont et le « contrat du siècle » est annulé. Pour les ingénieurs qui travaillent sur le projet, c’est également un coup dur. Ils apprennent via les médias l’annulation du contrat des sous-marins en Australie et tout devient soudainement incertain. Nous avons échangé avec Maxime, ingénieur naval, installé en Australie et qui est directement touché par cette décision.  

    Des débuts sans ombre au tableau

    Maxime, qui est arrivé en Australie en mai 2021, est encore sous le choc de l’annonce. Après un master en architecture navale obtenu en France, il avait rejoint l’Australie pour suivre un double diplôme exceptionnel. En effet, dans le cadre du contrat entre Naval Group et l’Australie, l’université d’Adélaïde avait lancé un diplôme spécialisé en design sous-marin pour pouvoir travailler ensuite en Australie sur la fabrication des sous-marins. 

    Alors que les frontières australiennes sont fermées depuis mars 2020, il a réussi à obtenir une exemption de l’ambassade pour venir étudier en Australie. Il a fini son master et il travaille désormais sur un projet de recherche sous-marine mené entre le gouvernement et l’université d’Adélaïde. Il est depuis plusieurs mois au cœur du projet qui devait apporter des ressources concrètes au projet entre la France et l’Australie. 

    Le projet sous-marins en Australie a d’ailleurs ramené beaucoup de Français à Adélaïde. Un programme bilingue avait été ouvert à Highgate pour les enfants, pour répondre à ces nouveaux expats fraîchement installés. 

    Il y a quelques mois, Pierre-Eric Pommellet, PDG de Naval France, est venu voir les équipes en Australie. Il affirmait alors que l’entente était parfaite et que tout était au beau fixe. Rien ne laissait présager les annonces de mi-septembre.

    Bien que les tensions sur ce contrat entre la France et l’Australie étaient connues, dernièrement, les nouvelles étaient plutôt rassurantes. Le passage de Pierre-Eric Pommellet, qui avait pris le temps de venir en Australie et de faire la quarantaine, avait rassuré les troupes. 

    Dernier sous-marin à propulsion nucléaire français

    Une annonce « coup de tonnerre »

    La semaine dernière, tout le monde a été pris de cours. Même Pierre-Éric Pommellet a du mal à sortir de sa torpeur. Le matin même de l’annonce, il affirme : « Nous avons reçu un courrier nous informant officiellement que le gouvernement australien avait accepté notre offre ainsi que les choix techniques qui auraient permis d’engager une nouvelle phase du programme ».

    L’annulation du contrat des sous-marins en Australie a eu un impact aussi bien du côté français que du côté australien, par la brutalité et la forme de l’annonce. 

    Le chantier avait commencé, à Port Adélaïde, plusieurs bâtiments ont été construits. Naval Australie avait des cohortes d’ingénieurs qui étaient prêtes à quitter le pays. En effet, cette semaine, des Australiens devaient partir à Cherbourg pour 3 ans afin de se former auprès des équipes françaises. Ils avaient vendu maisons, appartements, ou mis leurs affaires dans des entrepôts. Ils étaient prêts à partir et ils ont appris, via les médias, qu’ils ne partiraient pas. Même en étant salariés chez Naval Group, ils n’ont pas été alertés. 

    Du jour au lendemain, tous leurs projets sont tombés à l’eau pour ces Australiens. Il n’y a eu aucun signe avant-coureur qui aurait pu laisser planer le doute. 

    « Peut-être que dans les hautes sphères du gouvernement, certains étaient au courant, mais côté ingénieurs, personne n’avait imaginé ça. C’est la trahison du siècle pour nous et c’est plutôt choquant. »

    Ils sont 5 Français à avoir été choisis en France pour venir passer le double diplôme à Adélaïde. Il leur restait un dernier stage à réaliser avant de pouvoir complètement travailler sur le projet. 

    Pour Maxime, comme pour les 400 personnes qui travaillaient sur « l’Australian Future Submarine Program », tout est remis en question.

    affaire sous marins australie

    Rester ou partir ? Que faire ? 

    Aujourd’hui, la situation est compliquée.

    « Personnellement, je ne me vois pas rester ici et travailler pour les Américains, donc je me pose beaucoup de questions. Mon avenir est complètement incertain. Je ne sais pas si je pourrai rester en Australie dans les prochains mois, alors que ma vie est désormais ici. Ma copine est installée ici et je n’avais pas prévu ce retournement de situation. » 

    En effet, sans contrat de travail, il ne pourra peut-être pas rester sur le sol australien. Les Américains vont sans doute vouloir recruter les personnes qui ont déjà travaillé sur le projet sous-marins en Australie. En tant qu’expert, Maxime sait qu’il sera sollicité, mais il n’est pas sûr de vouloir travailler dans ce cadre. Pour lui, certains Français qui travaillaient sur le projet vont rentrer. La tension est palpable à Adélaïde. 

    « Quand tu passes ta vie à te former pour un projet de cette envergure, ça fait mal. »

    Maxime sait que d’autres projets navals vont arriver, mais ceux-ci auront lieu dans quelques années. 

    D’ici là, que faire ? 

    C’est toute une carrière potentielle qui s’effondre. En effet, ce n’est pas un métier courant et de telles opportunités sont rares. Pourtant, Maxime le sait, ces ingénieurs Français étaient indispensables. La France est reconnue pour son savoir-faire en terme de sous-marin mais « maintenant, tout est incertain. » 

    Et qu’en pensent les expats ? 

    D’autres Français expatriés en Australie nous ont fait part de leurs ressentis. Pour beaucoup, la décision d’arrêter le contrat sous-marins en Australie ne semble pas affecter ce qu’ils pensent du pays. En revanche, pour d’autres, c’est l’incompréhension. 

    « Je suis déçu de l’attitude australienne. Le contrat a été signé et rompu soudainement, ça ne se fait pas ». 

    Maxime et les autres employés français attendent désormais d’en savoir plus. Il a également été demandé aux Australiens qui devaient venir en France de prendre quelques jours de congés en attendant de clarifier la situation. Les prochaines semaines seront cruciales pour tous ces employés. 

    Merci à Maxime pour ce témoignage et aux expats qui ont pris le temps de nous donner quelques informations sur la situation sur place. 

  • TV5MONDEplus fête sa première année !

    TV5MONDEplus fête sa première année !

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    5400 heures de contenu et 3 milliards de personnes

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    Le catalogue de TV5MONDEplus est généraliste et offre près de 5 400 heures de programmes en ligne composés d’œuvres (cinéma, fictions, séries et films TV, documentaires), de magazines, d’émissions culturelles, de divertissement, de programmes jeunesse et de baladodiffusions. À l’image de ses chaînes de flux, TV5MONDEplus promeut la création francophone et le rayonnement des programmes de ses chaînes partenaires : Radio-CanadaTV5 Québec CanadaTélé-QuébecRTBFRTSFrance Télévisions et RFI, les productions propres de TV5MONDE ainsi que les coproductions africaines et les nombreux programmes acquis partout dans le monde.

    Des séries inédites chaque mois

    TV5MONDEplus vous propose en plus de documentaires inédits (voir l’article du 13 septembre 2021) de découvrir une sélection de séries venant des quatre coins du monde.

    Pour en profiter, il suffit de vous abonner gratuitement et d’installer l’app sur votre téléphone, votre tablette ou votre SmartTV dans un des 196 pays où est disponible TV5MONDEplus.

    Johnny Halliday à l’honneur

    C’est la complémentarité entre les chaines et la plateforme qui donne toute sa force à l’offre francophone mondiale. Car si vous pouvez accéder à des programmes inédits sur la plateforme TV5MONDEplus, TV5MONDE propose des programmes d’exception.

    Et à l’occasion de l’inauguration de l’esplanade Johnny-Hallyday, la voix unique de l’artiste résonnera une nouvelle fois dans la salle mythique de l’AccorHotels Arena pour un show spectaculaire baptisé «  Que je t’aime – Johnny Hallyday ». Ce concert hommage sera diffusé à l’international sur toutes les chaînes de TV5MONDE à partir du 24 septembre prochain.

    TV5MONDE France Belgique Suisse : Le vendredi 24 septembre à 21h00.
    TV5MONDE EUROPE : Le samedi 25 septembre à 21h00, heure de Berlin.
    TV5MONDE AFRIQUE : Le samedi 25 septembre à 21h00, heure de Dakar.
    TV5MONDE MAGHREB-ORIENT : Le vendredi 24 septembre à 22h00, heure de Beyrouth.
    TV5MONDE ASIE : Le samedi 25 septembre à 20h00, heure de Bangkok.
    TV5MONDE PACIFIQUE : Le samedi 25 septembre à 19h15, heure de Tokyo.
    TV5MONDE ETATS-UNIS : Samedi 25 septembre à 23h00, heure de New York / 21h00, heure de Los Angeles.
    TV5MONDE AMÉRIQUE LATINE : Samedi 25 septembre à 23h00, heure de Buenos Aires.

    Une pléiade d’artistes reprendront ses plus grands tubes sous la direction musicale d’Yvan Cassar  et les lumières de Dimitri Vassiliu  qui ont chacun accompagné « le taulier » dans ses tournées les plus récentes et que Laeticia Hallyday  a souhaité associer à cette soirée. Avec eux mais également grâce aux nouvelles technologies, le show proposera aux spectateurs une vraie immersion dans l’univers du rockeur préféré des Français.

    Pour célébrer sa mémoire, ils seront tous réunis : Florent Pagny, Kendji Girac, Louane, Calogero, Nolwenn Leroy,  Patrick Fiori, Slimane, Patrick Bruel, Jenifer, Julien Doré, Yodelice, Gad Elmaleh, Amir, Kad Merad, Catherine Ringer, Gaëtan Roussel, Louis Bertignac, Christophe Maé … mais aussi tous ses musiciens !

  • Hong-Kong : quand l’isolation tourne au cauchemar !

    Hong-Kong : quand l’isolation tourne au cauchemar !

    La région administrative spéciale de Hong-Kong a mis en place une des politiques les plus strictes du monde pour faire face à la pandémie mondiale. Ce régime sévère a permis de limiter le nombre de cas à moins de 12 000 personnes et à limiter les décès à moins de 220 personnes. Comment fonctionne-t-il ? Comme les expatriés qui y ont été soumis l’ont vécu ? Nous recevons aujourd’hui pour Lesfrancais.press et la French Radio Hong-kong, Justine, expatriée française à Hong-Kong avec son mari et ses 3 enfants, qui a enchainé les mésaventures.

    La fille de Justine dans sa chambre d’isolement à l’hôpital à Hong-Kong

    Règles strictes contre la Covid-19

    A Hong-Kong, toute personne contaminée est placée à l’isolement en hôpital et tous les cas contacts se voient imposer une quarantaine de deux semaines dans des centres désignés par les autorités – y compris les enfants.

    Si vous atterrissez à Hong-Kong, l’isolement est obligatoire, même pour les vaccinés, pendant 7 jours dans un hôtel et si vous êtes positif, c’est un long parcours qui attend le « malade » ainsi que les personnes qui l’accompagnent. La seule exception à ce dispositif, c’est l’arrivée depuis la Chine. En provenance du continent, aucune contrainte d’isolation n’est imposée.

    Si vous êtes, en arrivant ou pendant votre période d’isolation, dépisté(e) positif à la Covid-19, alors vous serez contraint(e) d’intégrer un service dédié dans un hôpital tandis que vos accompagnants devront eux rejoindre un camps désigné par les autorités.

    Des conditions proches de la prison

    C’est ce qui est arrivé à Justine, notre témoin. Arrivée à Hong-Kong, elle rejoint, avec mari et enfants, l’hôtel choisi pour passer les 21 jours de quarantaine obligatoires. Et là, la famille découvre que la cadette de 3 ans est positive à la Covid-19. S’enclenche alors le deuxième volet des mesures liées à la prévention de la Covid-19. C’est ce qu’elle nous raconte dans le podcast ci-dessous. Famille séparée, isolement à l’hôpital, cellule dans un camps duquel elle peut tout de même joindre ses proches et témoigner pour Lesfrancais.press et la French Radio Hong-Kong.

    Ecouter le podcast avec Justine

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