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  • le 11 novembre sur TV5MONDE

    le 11 novembre sur TV5MONDE

    Jeudi 11 novembre, le président de la République française Emmanuel Macron se rendra au pied de la statue de Georges Clemenceau, en bas des Champs-Élysées, puis sous l’Arc de Triomphe, où se dérouleront les cérémonies commémoratives de l’armistice mettant fin à la Première Guerre mondiale.

    Edition spéciale

    À cette occasion, TV5MONDE diffuse en direct dès 9H30 (CET) l’édition spéciale, de sa chaîne partenaire France 2, présentée par Julian Bugier. À ses côtés, Pierre Servent, spécialiste des questions militaires, Nathalie Saint-Cricq, éditorialiste politique, ainsi que les historiens Isabelle Davion et Jean-Yves Le Naour.

    Julian Bugier

    De la statue de Georges Clemenceau et jusqu’au Panthéon, les envoyés spéciaux Margaux Subra-Gomez et Guillaume Daret recueilleront des images et témoignages inédits de la cérémonie qui seront diffusés tout au long de l’émission.

    Des reportages pour se souvenir

    Au programme également, deux reportages à ne pas manquer : « Mon fils ce héros », réalisé par Dorothée Olliéric, donne la parole aux parents de soldats morts pour la France ; signé Anne Guéry, « L’Incroyable Histoire du soldat inconnu vivant », raconte celle d’Anthelme Mangin, qui, amnésique à la fin de la guerre, a mis des années à retrouver son village et sa famille. Un cas qui a passionné et déchiré la France de l’après-guerre.

  • Crises en stocks, stocks de crises

    Crises en stocks, stocks de crises

    Ainsi, la pandémie passée, nous naviguons vers l’euphorie. La croissance, reprend avec vigueur.  Plus de 6 % en France comme au Royaume-Uni. Les Etats-Unis embauchent à tout va, et se battent sur des plans de relance entre 1600 et 3000 milliards de dollars. Le premier, celui qui concerne les infrastructures, a été voté. Le complément, le plan social, attend. Certes, il y a des doutes sur ce panorama : l’épidémie revient. Moscou chancelle. Le Maroc maintient son couvre feu, la Chine se ferme. Mais entre les vaccins (50% de la population serait vaccinée) et les nouvelles pilules, l’étau se resserre sur le virus et ses mutants. Les stocks de germes à venir ne pourront rien contre la puissance des labos.

    Tout va bien, très bien, trop bien.  

    Pour financer la reprise, la masse monétaire a explosé. Les circuits de distribution, en puces, en bois, en blé,  en gaz, sont saturés. Seul le digital passe sans crainte. Heureusement l’argent l’est. La Banque Centrale Européenne confirme que l’inflation ne sera qu’un passage momentané, et la Réserve fédérale américaine ne réduit son programme de rachat de dette que parce que tout va bien, très bien, trop bien.

    Seul le FMI garde l’esprit chagrin, avec une nouvelle tendance Banque Mondiale à plaindre les pays pauvres. Les deux ont lancé l’alerte : la dette des pays pauvres a augmenté avec la pandémie de 12%. Le G20 (France et Canada en tête) a répondu aussitôt : 100 milliards leur seront attribués à partir d’un nouveau fonds sur les droits de tirage des pays riches. Cela étant, 12%, c’est peu, par rapport à l’explosion de la dette des pays riches. La dette mondiale a atteint 98,6% du PIB mondial en 2020. Pour les économies développées, le taux est de 122,7% : Japon 254%, Italie 156%, États-Unis, 134%, France 115,1%, Allemagne 69%. Les uns peuvent créer de l’argent à partir de rien, les autres non. 

    Ce qui se passe, c’est un décrochage.  

    La mondialisation en pause, la pauvreté a fait un bond. 100 millions de personnes auraient basculé dans l’extrême pauvreté en un an. Une rupture historique, puisque, depuis des années, la pauvreté reculait. En 50 ans, le PIB des Pays moins avancés (PMA) a été multiplié par six. L’aide mondiale, s’accroit pourtant chaque année, elle est passée de 8 à 168 Milliards par an. Mais le PIB des Pays les moins avancés, qui représentait 1% du PIB mondial, ne représente toujours que … 1%. Ce qui se passe, c’est un décrochage. 

    Seuls les pays qui peuvent s’endetter rebondissent. Selon le FMI, en 2024, le PIB des pays riches dépassera de 0,9% son niveau pré-Covid, il sera toujours inférieur de 5,5% pour les pays émergents. Même la Chine souffre, son système financier tousse. Etats-Unis et Europe retrouvent la croissance. Les autres se sont appauvris. Russie, Brésil,  Afrique du sud sont des ex-émergents. La Turquie s’affole parce qu’elle s’enfonce. Comme l’Algérie, dont le régime est suspendu au cours du gaz. Les crises entrainent les crises, le pouvoir, partout inquiet, s’il ne peut faire de chèque, cherche des boucs émissaires ou des lignes de fuite. 

    En Afrique, les guerres s’enchainent. A Madagascar, la famine revient. L’abondance des liquidités mondiales et la perturbation des circuits de distribution gonflent les prix. 

    Des stocks de monnaie, des stocks de dette, bulles et contre bulles.

    L’abondance de liquidités au niveau mondial provoque une inflation factice. Dans les pays riches, l’immobilier et les bourses grimpent : il faut bien que l’argent aille quelque part. Certains craignent, avec le retour de l’inflation, et de la dette, l’envolée des taux. Impossible : ce serait suicidaire pour les Etats endettés, c’est à dire les principaux Etats. Ce qui risque de se passer, c’est l’inverse : viendra le moment où les bulles éclateront. Alors la confiance sur laquelle repose le système monétaire mondial bouleversera une fois encore l’économie-monde. 

    Et dire que les uns et les autres débattent doctement de souveraineté… même les Banques centrales (les quatre ou cinq qui comptent dans le monde), ne décident pas « souverainement » : l’essentiel de la création monétaire leur échappe. C’est dire que les débats politiques sont dépassés. 

    Il y a, entre la peur de l’inflation, ou celle de la déflation (une baisse des prix associée à une panne de croissance, comme au Japon) mille possibilités de nouvelles crises. Personne ne sait de quelle coté de la montagne l’économie de la petite planète va tomber. Probablement des deux cotés à la fois !  Bulles et contre bulles. Les déchirements, entre pays, au sein des pays, entre les entreprises et les Etats, entre les monnaies et les nouveaux types de monnaie, entre nouveaux pauvres et nouveaux riches, entre jeunes et vieux, s’accélèrent.

    Aucune analyse, aucune littérature ne va aussi vite que la révolution en cours.  

    L’âge des crises, c’est mieux que l’âge des révolutions ou l’âge des guerres tout court. Le monde devient incompréhensible selon les critères d’il y a seulement vingt ans. Aucune analyse, aucune littérature ne va aussi vite que la révolution en cours.

    Crise écologique ? Pour la première fois, un changement de production et de consommation d’énergie sera imposé par des normes et non par les techniques et les prix: la transition énergétique est une décision politique, normative. D’ailleurs les vieilles énergies fossiles se vengent par les prix : moins d’hydrocarbures, mais plus chers. Ainsi les compagnies pétrolières et les Russes applaudissent la Cop 26, mais ne s’engagent à rien. Et les jeunes Libanais manifestent contre les coupures d’électricité, ceux de Glasgow pour la coupure des centrales thermiques. 

    Crise monétaire ? Pour la première fois, les monnaies légales sont concurrencées par les monnaies pirates. Le bitcoin n’a pas souffert de son interdiction totale en Chine, qui en était pourtant le premier producteur. Les « mines » se sont déplacées à la vitesse de la lumière. 

    Face aux crises, ne pas stocker, bouger vite, être agile

    Crise du capital: l’épargne ne rapporte rien. Tesla vaut bien plus que le prix de toutes les voitures qu’il a déjà vendues. Comme si chaque vente lui rapportait en capital dix fois le prix de la voiture. 

    Crise du travail : est-ce que le travail paie ou la chance ? Celle d’être à la bonne place, au bon moment, dans le bon pays. Se positionner sur le flux d’argent qui coule, le bon filon. Ici, le courant est fort. A deux pas, il est à sec. Ce n’est pas le mérite, le travail, le talent qui comptent, ni même les réseaux, la famille, mais là où l’on est. 

    Quoiqu’il arrive, bouger. Dans les crises, s’adapter au mouvement. C’est vrai pour les individus comme pour les Etats. Et pour les individus, il vaut mieux être dans les Etats qui savent surfer sur les vagues que dans d’autres. Face aux crises, ne pas stocker, bouger vite, être agile. 

    Quant à ceux qui désespèrent, qu’ils voient aussi, plus loin, dans tous ces déchirements, des failles nouvelles à combler, des potentiels  immenses. 

    Laurent Dominati

    A. Ambassadeur de France

    A. Depute de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press

  • La COP26: Vers une ambition française ou francophone?  

    La COP26: Vers une ambition française ou francophone?  

    Par notre envoyé spécial à Glasgow, Alexander Seale

    La COP26 a commencé lundi 1er novembre 2021 et se terminera le 12 novembre 2021. Le sommet pour le climat se déroule à Glasgow dans un grand campus (Scottish Event Campus).  Rappelez-vous en 2015, 196 pays ont signé l’Accord de Paris avec pour objectif de limiter le réchauffement climatique à deux degrés Celsius, et de préférence à 1,5 degré, par rapport au niveau préindustriel.  

    Ces derniers temps nous avons constaté que les effets du changement climatique étaient désormais visibles partout sur la planète. De ce fait, la COP26 est présentée comme la conférence sur le climat la plus significative depuis Paris.  

    Emmanuel Macron, le garant de l’Accord de Paris ?  

    Dans son discours le Président français a souhaité que « les plus gros émetteurs réhaussent leurs ambitions dans les 15 jours qui viennent » pour « rendre crédible » l’objectif de « 1,5 °C » 

    Emmanuel Macron a ajouté que, « nous ne pouvons vaincre ces défis internationaux que si nous sommes coordonnés et si nous agissons ensemble » à l’échelle planétaire. Il faisait référence aux grands absents de la COP26 comme la Russie, la Chine et la Turquie.  

    French president Emmanuel Macron gestures as he speaks during a plenary session as part of the World Leaders’ Summit of the COP26 UN Climate Change Conference in Glasgow on November 1, 2021. – COP26, running from October 31 to November 12 in Glasgow will be the biggest climate conference since the 2015 Paris summit and is seen as crucial in setting worldwide emission targets to slow global warming, as well as firming up other key commitments (Photo by ALAIN JOCARD / AFP)

    Comment se déroule l’accueil des visiteurs à la COP26 ?

    Nous avons voulu vous faire découvrir le cœur de la COP. Pour entrer dans ce grand campus, il faut montrer patte blanche. Tous les jours, nous devons montrer un test Covid qui doit être négatif ainsi que son accréditation plusieurs fois dans la journée. Des participants et activistes à Glasgow estiment que c’est pire qu’un aéroport ! Effectivement une fois à l’intérieur, des agents vérifient nos sacs, valises et ordinateurs. Là-bas la sécurité est gérée par la police des Nations Unies et une entreprise privée.  

    Et, au cœur du centre de la COP26, des pavillons ont été dressés pour représenter des délégations présentes au sommet. Certains dirigeants et ministres y font un détour. Et, nous sommes allés à leur rencontre. 

    Une délégation française présente en force

    Pendant les deux semaines de la COP26, la délégation française est présente à Glasgow. En plus de participer aux négociations climatiques, elle pilote un Pavillon France. C’est le lieu de rencontres et d’échanges sur les grands enjeux du climat, cet espace entend proposer de nombreux événements : sessions thématiques, présentation de politiques publiques, rendez-vous presse. 

    Barbara Pompili, la ministre de l’Écologie, était présente à Glasgow. Elle est venue pendant une matinée marathon signer des « deals », rencontrer ses homologues, débloquer des dossiers. Nous avons suivi son point presse au Pavillon France.  

    La France a par exemple signé un accord international pour aider l’Afrique du Sud à sortir du charbon. Il y a eu aussi l’annonce d’accords de coopération environnementale entre la France et la Mauritanie.

    “la France c’est le garant de l’Accord de Paris. La déforestation est l’un des enjeux clés du changement climatique et il ne faut pas oublier le méthane. Nous avons deux semaines de travail, mais il faut travailler ensemble au niveau européen.” 

    Barbara Pompili, Ministre de l’Ecologie française
    French President Emmanuel Macron (R) and French Ecological Transition Minister Barbara Pompili (L) arrive, for the start of the COP26 UN Climate Summit, in Glasgow, on November 1, 2021. – More than 120 world leaders meet in Glasgow in a « last, best hope » to tackle the climate crisis and avert a looming global disaster. (Photo by ALAIN JOCARD / AFP)

    La « Climate Fresk » 

    Nous continuons à découvrir les autres pavillons. Cédric Ringenbach est l’auteur de la Fresque du Climat. Il est également président de l’association qui porte le même nom et qui diffuse la Fresque du Climat.

    “La Fresque c’est un outil pédagogique, c’est un jeu, un atelier ludique et pédagogique sur le changement climatique. Ça se passe autour d’une table avec 5-7 participants qui vont mettre des cartes dans l’ordre des causes et les effets avec un animateur qui va les guider. C’est un très bon exercice pour comprendre en très peu de temps les enjeux climatiques. C’est un outil qui se diffuse très rapidement parce que comme il est très auto porteur, on forme rapidement de nouveaux animateurs.” 

    Cédric Ringenbach, auteur de la Fresque du Climat

    En trois ans la Fresque du Climat est passée de 1 000 participants à plus de 200 000 et 10 000 personnes ont été formées à l’animation de la Fresque.  

    “Des personnes sont venues nous voir soit ils nous connaissaient déjà et juste avant la COP, nous avons eu la conférence des jeunes. Ou alors des individus ont connu déjà la Fresque dans le passé. Nous avons aussi rencontré de nouvelles personnes qui sont venues nous rencontrer à la COP26.”  

    Cédric Ringenbach, auteur de la Fresque du Climat

    Cédric Ringenbach s’est réjoui de la présence de Barbara Pompili : “Le but c’est de prendre une photo avec elle et qu’elle exprime son soutien à la Fresque parce que c’est une très bonne ambassadrice et elle aime beaucoup notre projet.” 

    Au centre Cédric Ringenbach et l’équipe présente à la COP26 (Twitter)

    La cryosphère  

    Au détour des allées, nous avons rencontré Heidi Sevestre, une glaciologue, qui habite dans les Alpes françaises. Elle explique ces enjeux aux responsables politiques. “Il y a peu de scientifiques à ces COP. Nous insistons beaucoup sur la politique scientifique. Ma première COP était la COP23, ensuite j’ai enchaîné avec la COP25 à Madrid et donc c’est ma troisième ici à Glasgow.” 

    Heidi Sevestre nous explique ce que signifie la cryosphère.

    Heidi Sevestre

    “Ce n’est pas un mot qu’on utilise au quotidien. Ça décrypte tout simplement ces régions de neige et de glace sur terre. Dans cette cryosphère nous découvrons le manteau neigeux, nous trouvons aussi de beaux glaciers de montagne et la banquise, donc toutes ces choses réunies forment la cryosphère. Elle est extrêmement sensible aux changements climatiques et ce sont des ambassadeurs du changement climatique, car nous ne voyons pas l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère, mais cette glace rend cette neige très visuelle. Nous sommes en train de perdre notre banquise dans l’arctique et les glaciers de montagne. Notre futur aujourd’hui est directement lié au futur de la cryosphère.” 

    Heidi Sevestre, glaciologue

    Pour la scientifique, le monde est en train de courir tout droit vers une extermination de ces zones glaçières et “nous subissons de plein fouet les effets du dérèglement climatique. Nous pensons savoir que les glaces fondent, mais nous ne connaissons pas quel est leur impact. Nous avons un message à partager. Si nous dépassons la barre des 1,5 degré, nous irons vers des conséquences permanentes, irréversibles liées à la fonte de la cryosphère. Pour nous c’est 1,5 degré et pas au-delà.” 

    Rise for Climate 

    Grâce aux réseaux sociaux, nous avons rencontré Larry Moffett, Américain installé au plat pays, du mouvement citoyen Rise for Climate Belgium, qui se bat depuis trois ans pour que le gouvernement belge et les institutions européennes adoptent une politique climatique plus ambitieuse. Il est aussi membre délégué du club de la presse à Bruxelles.  

    Lors de sa première journée a la COP26, il nous livre ses impressions.

    Larry Moffett

    « Après une très longue attente pour y entrer parce qu’il faut passer par toutes sortes d’obstacles, il faut présenter ses documents à la sécurité. C’est pire que l’aéroport ! Une fois à l’intérieur c’est extrêmement intéressant et enrichissant surtout de visiter les pavillons des différents pays et des différentes organisations internationales parce qu’ils organisent tous des débats, des discussions et présentent leurs projets. Nous rencontrons des personnes qui sont plus motivées que moi. Je suis ici jusqu’au 12 novembre.” 

    Larry Moffett, Américain installé en Belgique, représentant du mouvement citoyen Rise for Climate Belgium

    Pour Larry Moffett, le stand du Benelux l’a vivement interpellé. C’est cette union de la Belgique, du Luxembourg et des Pays-Bas.

    “Nous n’entendons pas beaucoup parler d’eux. Ils viennent de lancer une plateforme pour le climat et c’est tout à fait ouvert aux partenariats. J’ai ensuite visité le stand des Nations Unies. Ça s’appelle Climate Action Centre et j’ai pu assister à des discussions fermes afin que chaque état agisse à son niveau. Mais pendant la présidence de Trump, tout était à l’arrêt pour le climat. Je sens qu’il y a maintenant beaucoup d’enthousiasme du côté des Américains sous la présidence de Joe Biden. Je trouve ça très positif.” 

    Larry Moffett, Américain installé en Belgique, représentant du mouvement citoyen Rise for Climate Belgium

    Larry Moffett craint que tous les pays ne puissent pas se mettre d’accord pour rester sous la barre des 1,5 %. « 

    « Déjà nous voyons que le président Poutine et le président chinois ne se sont même pas déplacés. C’est déjà mauvais signe. Même s’il n’y a pas l’unanimité de tous les pays, même s’il y a une forte majorité, l’Europe, les États-Unis et le Canada peuvent avancer si les autres traînent derrière.” 

    Larry Moffett, Américain installé en Belgique, représentant du mouvement citoyen Rise for Climate Belgium

    Beaucoup d’activistes estiment que cette première semaine de la COP26 était un échec pour l’instant. Mais une chose est sûre c’est qu’il y a une véritable ambition francophone pour le climat  !

  • Comptes de campagne 2017 : le député LFI Bastien Lachaud mis en examen notamment pour escroquerie

    Comptes de campagne 2017 : le député LFI Bastien Lachaud mis en examen notamment pour escroquerie

    A quelques mois de l’élection présidentielle, à laquelle Jean-Luc Mélenchon est candidat, l’enquête sur ses comptes de campagne en 2017 semble s’accélérer : le député LFI Bastien Lachaud a été mis en examen, après le prestataire de services et la mandataire financière du chef de file des Insoumis.

    Bastien Lachaud, élu en 2017 député de Seine-Saint-Denis, a été mis en examen principalement pour « prêt illicite de main-d’œuvre, faux, escroquerie et tentative d’escroquerie », ont précisé à l’AFP jeudi (4 novembre) des sources judiciaires proches du dossier, confirmant une information de Mediapart.

    Jean-Luc Mélenchon dans le viseur

    Au printemps, les premières poursuites étaient intervenues dans cette information judiciaire ouverte en novembre 2018 sur l’usage des fonds publics par Jean-Luc Mélenchon pendant sa campagne électorale : l’association l’Ere du peuple, destinée à « servir de support technique et logistique » au candidat, et sa mandataire financière, ont été mises en examen respectivement le 29 mars et le 29 avril, mais seulement pour « prêt illicite de main-d’œuvre ».

    A l’issue de leur interrogatoire, le juge d’instruction a décidé de les placer sous le statut plus favorable de témoin assisté pour les principales infractions de l’enquête portant sur des soupçons d’ « escroquerie aggravée », d’ « abus de confiance » ou de « financement illégal de campagne ». Mme Oprandi est aussi poursuivie pour « usage de faux ».

    Bastien Lachaud, salarié en tant que trésorier de l’Ere du peuple, aurait dû être, comme trois autres employés, dont la députée Mathilde Panot, rémunéré par la campagne du candidat ou le parti, estime le magistrat financier qui instruit le dossier.

    Mme Panot et M. Lachaud, devenus députés depuis, étaient en même temps membres de l’équipe de campagne.

    Factures en question 

    « Mettre en examen un salarié d’une structure pour prêt illicite de main-d’oeuvre, ce qui équivaut à dire que le salarié se serait lui-même prêté, c’est totalement absurde », a réagi auprès de l’AFP Me Mathieu Croizet, avocat de M. Lachaud, annonçant déposer prochainement une requête pour faire annuler les poursuites, prononcées le 22 septembre.

    L’Ere du peuple, association à but non lucratif fondée en 2015 par des fidèles de M. Mélenchon pour assurer notamment la logistique de ses meetings, avait facturé 440.027 euros au candidat pour des locations de salles ou de matériel informatique et des prestations intellectuelles de ses quatre salariés.

    La Commission nationale des comptes de campagne (CNCCFP) avait relevé une différence de 152.688 euros entre les salaires versés et les montants facturés au mandataire. Chargée de valider le remboursement des dépenses des candidats avec l’argent public, la commission avait refusé de rembourser la marge réalisée par l’Ere du peuple et avait signalé les faits à la justice.

    L’Ere du Peuple « n’était pas un prestataire logistique », assure dans un communiqué LFI pour qui l’association « fournissait notamment des prestations événementielles et de communication dont l’existence et la qualité n’ont jamais été remises en question par la CNCCFP ».

    « L’Ere du peuple et le salarié n’ont fait qu’appliquer les dispositions du code électoral qui obligent les prestataires à pratiquer les prix du marché », sinon « ça équivaut à un don d’une personne morale ce qui est formellement interdit », a précisé Me Croizet, qui défend également l’association.

    La défense soutient qu’elle était tenue par le code électoral de suivre les prix des marchés, qu’elle a suivi les barèmes des agences d’intérim et, qu’à défaut, elle aurait pu être accusée d’une sous-facturation constituant un don déguisé. La même pratique avait d’ailleurs été validée par la CNCCFP pour des législatives 2017, fait-elle aussi valoir.

    Atteinte à la séparation des pouvoirs ?

    Jean-Luc Mélenchon, candidat à cette élection, conteste toute infraction et dénonce l’ « atteinte à la séparation des pouvoirs » que constituent cette enquête ainsi qu’une seconde information judiciaire, toujours en cours, concernant l’emploi de ses assistants quand il était député au Parlement européen.

    D’autres responsables de LFI pourraient être entendus par la justice dans les prochains mois. « Les accusations absurdes contre Bastien Lachaud témoignent d’une enquête vide, maintenue artificiellement en vie », estime le parti pour qui l’objectif recherché est « de nuire à la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon ».

  • Japon : quarantaine ramenée à 3 jours sous conditions

    Japon : quarantaine ramenée à 3 jours sous conditions

    Le gouvernement a décidé de revoir par étapes les contrôles aux frontières, a déclaré à la presse le secrétaire général du gouvernement, Hirokazu Matsuno, en réponse aux informations de presse selon lesquelles la quarantaine pour les voyageurs d’affaires est ramenée de dix à trois jours.

    Cet assouplissement entrera en vigueur dès lundi 08 novembre, et le plafond du nombre d’entrées quotidiennes sur le sol japonais pourrait être relevé de 3.500 à 5.000 personnes plus tard ce mois-ci, a déclaré la chaîne publique japonaise NHK.

    Etre résident au Japon…

    A condition d’être vacciné, il sera donc possible à partir de lundi 8 novembre 2021, 10h du matin heure japonaise, de bénéficier de la quarantaine réduite à trois jours pour tous les Japonais et résidents étrangers revenant au Japon.

    Un test PCR négatif sera nécessaire pour sortir de la quarantaine le 4e jour.

    …Ou y faire des affaires ou suivre des études

    Des fédérations d’entreprises japonaises ou étrangères implantées dans l’archipel ont demandé au gouvernement d’assouplir les restrictions frontalières afin que le Japon s’aligne sur d’autres grandes économies. Les États-Unis et l’Union européenne autorisent l’entrée aux voyageurs de la plupart des pays à condition qu’ils aient une preuve de vaccination contre le COVID-19.

    C’est finalement la position prise par les autorités. La quarantaine sera donc également réduite à trois jours pour les voyageurs d’affaires et les étudiants. Mais des contrôles sont prévus, ainsi il faudra soumettre une déclaration sur le planning prévu par la structure d’accueil (campus, entreprises nécessitant vos services, etc.) et s’engager avec une déclaration sur l’honneur sur les motifs de son voyage.

    Soulagement chez les Français

    Sur place, c’est un grand soulagement à quelques semaines des vacances de Noël. De nombreux Français expatriés sur place n’ont pas pu voir leur famille depuis plus d’un an. Les élus consulaires comme Thierry Consigny ont partagé l’info dès vendredi sur Facebook.

  • Les mirages de l’exil portés au théâtre

    Les mirages de l’exil portés au théâtre

    Des tentations d’exil depuis l’Afrique aux déchirements familiaux … c’est le thème d’ « À bout de sueurs » qui se joue au théâtre du Lucernaire à Paris jusqu’à début décembre. Hakim Bah, auteur et co-metteur en scène de la pièce avec Diane Chavelet, sont venus nous en parler.

    Ecoutez les invités de TV5MONDE

  • Rapport Sauvé : interview du Père Rémy Kurowski

    Rapport Sauvé : interview du Père Rémy Kurowski

    Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église

    Le 7 novembre 2018, lors de leur assemblée plénière à Lourdes, les évêques de France ont décidé, en complément des dispositifs déjà en œuvre, la création d’une commission indépendante destinée plus globalement à faire la lumière sur le passé, pour en tirer les conséquences et rétablir la confiance.

    La Conférence des religieux et religieuses de France, lors de son Assemblée Générale à Lourdes le 12 novembre 2018, s’est pleinement associée à cette démarche destinée à « la mise en place d’une commission indépendante chargée de faire la lumière sur les abus sexuels sur mineurs dans l’Église catholique depuis 1950, de comprendre les raisons qui ont favorisé la manière dont ont été traitées ces affaires et de faire des préconisations, notamment en évaluant les mesures prises depuis les années 2000 ».

    Le 13 novembre 2018, Jean-Marc Sauvé, vice- président honoraire du Conseil d’État, a accepté à la demande de la Conférence des Evêques de France (CEF) et de la Conférence des religieux et religieuses de France (CORREF) de constituer et de présider cette commission.

    Le 20 novembre, il a reçu sa lettre de mission signée de la main de Monseigneur Georges Pontier – archevêque de Marseille et président de la CEF – et de Sœur Véronique Margron – présidente de la CORREF.

    La mission s’articule autour de trois grandes phases : l’établissement des faits, la compréhension de ce qui s’est passé et la prévention de la répétition de tels drames. En revanche, elle n’a pas pour mission d’établir des responsabilités personnelles.

    L’établissement des faits

    Le premier travail de cette commission est, dans toute la mesure du possible, de recenser et d’établir les faits. Bien souvent, les victimes n’osent pas parler. La commission a pour première mission d’établir les faits en travaillant avec les victimes, les institutions religieuses et les services publics en capacité de l’éclairer. Elle contribuera à libérer et recueillir la parole des victimes. Son existence manifeste la reconnaissance que des abus graves ont été commis sur des mineurs et des personnes vulnérables. On a pu constater qu’il s’écoule parfois plus de 30 ans entre des abus commis et la possibilité de les exprimer. Ce constat rend particulièrement pertinent le choix de la période d’étude très supérieure à un demi-siècle. Libérer la parole, entendre les victimes, recueillir les témoignages est au cœur des missions de la commission.  

    La compréhension de ce qui s’est passé

    Il faudra ensuite examiner quelles suites ont été réservées, ou pas, aux abus sexuels constatés en tenant compte du contexte des époques concernées.

    La prévention de la répétition de tels drames

    Il faudra, en troisième lieu, analyser les mécanismes, notamment institutionnels et culturels, ayant permis qu’aient pu être commis des abus sexuels et que ces abus n’aient pas été traités de manière adéquate.

    Il faudra également évaluer la pertinence et l’efficacité des dispositions prises par l’Église catholique depuis le début des années 2000, pour lutter contre les abus sexuels et, spécialement, la pédophilie.

    Puis viendra le temps des propositions et des recommandations.

    La commission fera les propositions les plus aptes à reconnaître la souffrance des victimes, à corriger les manquements constatés et à prévenir et empêcher la répétition de ces drames, en tirant toutes les leçons du passé.

    Le rapport de la commission a été présenté par son président, Jean-Marc Sauvé, lors d’une réunion qui, ne pouvant être ouverte qu’à un nombre limité de personnes, a été diffusée très largement en direct sur plusieurs plateformes. Pour lire le rapport : ICI

    Ecouter le podcast de la French Radio Hong-Kong

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    Informations :

    https://www.ciase.fr/

    Pour entrer en contact avec le Père Rémy Kurowski :

    [email protected]

  • Noël en France ? Gâtez vos proches avec la détaxe

    Noël en France ? Gâtez vos proches avec la détaxe

    Du beau, du bon, du chic, du vintage : les vacances en France sont souvent l’occasion pour les expatriés de faire plaisir à ses amis et sa famille ! Que ce soit en Bretagne et son iconique marinière Saint James, ou si vous préférez l’élégance parisienne signée avenue Montaigne et les accessoires dénichés dans les friperies ou les boutiques de créateurs qui montent. Et comme le shopping ça creuse, s’ajouteront à votre liste sel de Camargue, piment d’Espelette, huile d’olive de Provence, foie gras du Sud-Ouest et fromages du Cantal, 100 % fabriqués en France, bien sûr.


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    Faire des cadeaux aux êtres aimés

    Après une année maussade, les Français attendent Noël avec impatience pour se faire plaisir, et disposent d’une manne d’épargne conséquente pour le faire. Selon une étude Havas pour Ad to Basket, leur budget cadeaux s’élèvera cette année à 240 euros en moyenne. Pour 33% d’entre eux, les «gros acheteurs», la somme avoisinerait même 430 euros.

    Savez-vous que vous pouvez réduire cette enveloppe ou l’optimiser en ayant plus de cadeaux à offrir aux autres…ou à vous ! Pour cela, il vous suffit d’un smartphone et de penser à scanner le récépissé numérique lors de votre départ de France dans une des bornes présentes à cet effet dans les aéroports, certaines gares ferroviaire ou maritimes.

    La détaxe simplifiée : mode d’emploi

    Si votre résidence habituelle est dans un État non membre de l’Union européenne (UE) ou dans un État tiers, la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) peut être déduite du prix des marchandises que vous achetez en France.

    Le visa du bureau de douane du point de sortie de l’UE accorde au vendeur le bénéfice définitif de l’exonération de la TVA. Il lui appartient de procéder au remboursement de la détaxe au vu du visa douanier.

    Deux procédures de visa coexistent en France :

    • le visa par un cachet des douanes ;
    • le visa électronique dans le cadre du service en ligne PABLO.

    Cette procédure peut paraitre complexe avec une multitude de bordereaux à conserver avant de les présenter aux douaniers lors du départ de France.

    Heureusement depuis quelques années, des solutions flexibles et pratiques se sont développées via les applications de smartphones. Skiptax est le premier acteur bénéficiant d’un agrément des douanes françaises ce qui permet de procéder à son shopping en toute sécurité tout en économisant.


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    Skiptax, 3 clics et vous êtes remboursé !

    Pour les expatriés la détaxe devient un jeu d’enfant et est accessible à tous quelque soit la région dans laquelle ils se trouvent ! La solution Skiptax leur est totalement accessible et gratuite :

    · Un seul bordereau digital pour tous types d’achats dans tous les magasins de France

    · Un taux de remboursement de 80 % (que vous pouvez augmenter grâce aux conseils de Skiptax à 100%)

    · Un remboursement émis en 48h après la validation de la déclaration

    Simplement, vous scannez vos achats au fil de l’eau et lors de votre départ il suffit plus que de valider à une borne « PABLO » des douanes françaises le bordereau digital. Ce dernier regroupera tous les achats effectués lors de votre voyage et 3 jours ouvrés après vous serez crédité sur le compte bancaire que vous avez désigné.

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    Pour faire des achats de Noël ou juste pour votre plaisir tout en étant remboursé de 20%, c’est facile avec Skiptax. Il suffit de prendre son smartphone, de se rendre sur la boutique en ligne (AppStore ou Android) et de télécharger gratuitement l’application. Petit bonus avec le code LFPS23, vous obtiendrez un avantage supplémentaire.

    Consultez la vidéo pour tout comprendre

  • En France, le Passe sanitaire prolongé jusqu’à l’été sur tout le territoire

    En France, le Passe sanitaire prolongé jusqu’à l’été sur tout le territoire

    L’Assemblée nationale a voté dans la nuit de mardi à mercredi la possibilité de recourir au passe sanitaire jusqu’au 31 juillet. Le Sénat souhaitait la ramener au 28 février.

    L’Assemblée nationale a voté pour la seconde fois en faveur du projet de loi de « vigilance sanitaire », rétablissant notamment la possibilité de recourir au passe sanitaire jusqu’au 31 juillet 2022.

    Le texte a été approuvé par 147 voix contre 125 et deux abstentions, au terme d’une nouvelle lecture qui rétablit le texte, profondément modifié la semaine dernière par le Sénat, dans le sens souhaité par le gouvernement.

    Après cette séance au Palais Bourbon, les sénateurs doivent à nouveau plancher sur le texte plus tard dans la journée de jeudi. L’Assemblée nationale doit avoir le dernier mot vendredi lors d’une lecture définitive.

    Quelque 500 amendements, provenant en large partie des bancs de LR mais aussi de la gauche, hostiles au projet de loi du gouvernement, ont été examinés lors d’une séance marathon souvent houleuse entamée mercredi en début d’après-midi, qui s’est terminée vers 3h00 du matin.

    « Enjamber la présidentielle »

    Le principal contentieux portait sur la possibilité de recourir au pass sanitaire jusqu’au 31 juillet prochain, que le Sénat dominé par la droite avait ramenée au 28 février.

    Les sénateurs, comme les oppositions de droite et de gauche au Palais Bourbon, dénoncent un « blanc seing » donné au gouvernement sur une période qui « enjambe » les élections présidentielle et législatives.

    Le pouvoir a « peur d’avoir un débat sur ce sujet quelques semaines avant l’élection présidentielle », a lancé le député LR Julien Dive. La socialiste Lamia El Aaraje a accusé la majorité de « jouer avec la démocratie ».

    Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a assuré que cette date permettait d’avoir de la « lisibilité et de la visibilité » sur la progression du virus « qui continue de circuler » et les moyens de lutter contre.

    « Un dispositif qui a fait ses preuves »

    Le gouvernement a aussi rappelé qu’un débat parlementaire sur le sujet était prévu le 15 février, sans parvenir à convaincre les oppositions qui réclament un examen en bonne et due forme de la politique gouvernementale avec vote.

    Plusieurs parlementaires ont tenté en vain d’obtenir une abrogation sans délai du pass sanitaire, comme l’élu LFI Michel Larive qui l’a qualifié d’ »aberration démocratique et sanitaire ».

    Le rapporteur Jean-Pierre Pont (LREM) a au contraire salué un dispositif « souple et adaptable, qui a fait ses preuves ».

    Les députés sont également revenu sur la décision des sénateurs de supprimer une disposition controversée permettant aux directeurs d’établissements scolaires de connaître le statut vaccinal des élèves.

    Ils ont aussi rejeté des dispositions introduites par les sénateurs visant à « territorialiser » le recours au passe sanitaire en fonction du taux de vaccination et de la circulation du virus selon les départements. Tandis que les tests PCR resteront payants.

    Les Républicains et la gauche ont d’ores et déjà prévu des recours auprès du Conseil constitutionnel.

  • Ruby : le nouveau joyau de Thalys !

    Ruby : le nouveau joyau de Thalys !

    Thalys, la compagnie ferroviaire qui fait partie de la vie de nos communautés au Benelux, vient de lancer officiellement à Amsterdam et Bruxelles, sa nouvelle rame Ruby.

    Notre correspondante, Hélène Degryse, a pris part à la cérémonie d’inauguration à Amsterdam.

    Thalys : quelques dates et chiffres

    Thalys est la société qui relie rapidement le Benelux et l’Allemagne à Paris autour de l’axe Paris Bruxelles. Le service Thalys est réalisé par les sociétés ferroviaires des 4 pays : la SNCF (France), SNCB (Belgique), Deutsche Bahn (Allemagne) et NS (Pays-Bas).

    Le premier trajet entre Paris-Nord et Amsterdam date de juin 1996 et prenait alors 4h47. Aujourd’hui, il ne faut que 3h18 pour rejoindre Paris-Nord au départ d’Amsterdam !

    Depuis 2015, Thalys est une entreprise ferroviaire indépendante avec ses propres certificats de sécurité, son personnel et son matériel sur les réseaux ferroviaires français et belges. Sur les réseaux néerlandais et allemands, les trains circulent toujours sous certificat et avec le personnel des opérateurs historiques et nationaux.

    Depuis sa création, plus de 144 millions de voyageurs ont choisi Thalys. La rame Ruby remplace la précédente qui avait été revue en 2009.

    Une entreprise durement touchée par la crise

    La société a été durement touchée par la crise sanitaire et avant par le terrorisme. Elle a vu en 2020 une chute de 70% de son chiffre d’affaires. Son nombre de voyageurs a chuté de 67%, passant de 7,8 millions de voyageurs en 2019 à 2,5 en 2020.

    Le trafic, qui était de 4 trajets par jour en juin, est désormais repassé à 9 trajets entre Amsterdam et Paris !

    Rame Ruby : le renouveau !

    La nouvelle rame Thalys est synonyme de voyage plus vertueux. En effet, 28 sièges supplémentaires sont présents dans chaque train. 400 valises supplémentaires peuvent être entreposées en catégorie standard et 25 en Comfort et Premium.

    La rame Ruby signifie donc une baisse d’émission de CO2 par passager.

    Un soin particulier a été accordé au choix des matières. L’espace a été optimisé et l’éclairage repensé. Les toilettes sont désormais à l’eau claire, sans produit chimique.

    L’information en temps réel est au cœur de la nouvelle rame qui comprend 22 écrans LED.

    Confort et environnement au cœur de la rame Ruby

    Lors de son discours précédant l’inauguration de la rame, Bertrand Gosselin, PDG de Thalys, a souligné que la rame Ruby est en phase avec les préoccupations du moment.

    Bertrand Gosselin, PDG de Thalys, lors du discours d’inauguration

    Confort et économie d’énergie sont au cœur de la conception de la nouvelle rame. Un objectif central : ancrer encore plus Thalys dans les préoccupations environnementales actuelles et inventer le voyage de demain.

    La période qui vient de s’écouler a été très compliquée pour la société avec un trafic parfois totalement absent ou très limité. Thalys a toutefois offert une grande flexibilité aux voyageurs avec des possibilités de changer les billets.

    Nouveau concept : le confort avant tout

    La nouvelle rame Ruby a été totalement repensée. Elle offre un confort voyageur optimisé avec 50 cm d’espace disponible entre deux sièges face à dos. Le confort des sièges a été repensé. En premium, le repose-tête en cuir est amovible ce qui allie confort et facilité de nettoyage. La charte des couleurs a été repensée et dynamisée. A l’extérieur, le mauve offre un dégradé lorsque l’on progresse vers l’avant du train.

    Des designers illustres pour Thalys.

    Pour cette nouvelle rame Ruby, Thalys a fait appel à deux illustres designers : Axel Enthoven (Belgique) et Matalie Crasset (France). Enthoven, par le biais de son cabinet Yellow Window, a réalisé une refonte du design dans son ensemble.

    Matalie Crasset a quant à elle accompagné le processus. Elle fut notamment mobilisée au niveau du choix des coloris et de l’ergonomie générale. L’éclairage a rassemblé toutes les attentions. Le train manager peut désormais moduler l’éclairage de « full light » à « mid light » en fonction du moment de la journée.

    Matalie Crasset dans l’espace Kiosk

    Le Kiosk : le nouveau bar Thalys

    Cet espace a été totalement repensé grâce au talent créatif des designers. Le Kiosk est modulable et propose une autonomie aux voyageurs avec des distributeurs qui donnent la part belle aux produits biologiques.

    Prochainement, les serveurs feront leur retour avec le produit-phare du Thalys, le croque-monsieur.

    Le souci du détail

    La rame est globalement plus facile à nettoyer et donc plus facile à vivre. Nous avons noté l’ergonomie revue au goût du jour des tablettes. Le compartiment à bagages au-dessus des sièges est toujours présent. Une seconde tablette est présente et permet d’y placer une veste par exemple. Il est désormais également possible de placer un bagage sous son siège. Les formes arrondies rendent le voyage plus harmonieux.

    Des dégradés sont présents. Les accoudoirs de toutes les catégories ont été repensés pour un confort accru. Entre les sièges, les espaces de recharge des appareils électroniques ont été revus : inutile de se contorsionner, tout est beaucoup plus accessible.

    Pour parvenir à ce résultat, plus de 5000 clients ont été consultés !

    Pour une visite virtuelle de la nouvelle rame, consultez Thalys (newthalys.com)

    La cuisine premium s’illustre autour du chef Frank Fol

    Le Thalys comprend 3 catégories de billets : standard, comfort et premium. La classe premium bénéficie d’une qualité de service haut de gamme qui inclut notamment une restauration très étudiée.

    La société accorde un soin particulier à la carte proposée aux voyageurs de cette classe. Le chef belge Frank Fol était présent lors de l’inauguration de Ruby. Il nous expliqua que 50% des plats consommés en premium sont végétaux. Inutile de dire que cela est un grand motif de satisfaction pour celui qu’on appelle Le Chef des légumes !

    Frank Fol nous présente son ouvrage

    Son ouvrage « Wild cooking » met réellement l’eau à la bouche. La carte « Légumes & fruits » signée pour Thalys est dans cette lignée. Elle met l’accent sur des produits de saisons issus de l’agriculture régionale.

    Il ajouta qu’en même temps que le lancement de cette nouvelle rame, un soin particulier a été accordé à des emballages moins volumineux et moins polluants.

    Notre impression

    La rame Ruby nous laisse une impression très positive. Le design harmonieux séduit, l’éclairage très étudié est apaisant et créé une atmosphère agréable. Les lignes plus douces, les formes arrondies contribuent à une expérience de voyage optimisée, même en catégorie standard. Globalement, la nouvelle rame Ruby a une beauté moderne qui reste toutefois intemporelle.

    En 2021, Thalys fête ses 25 ans et Ruby constitue un beau cadeau d’anniversaire.

    Ruby roule déjà depuis quelques semaines au Benelux, vous aussi vous la découvrirez certainement lors d’un prochain voyage.

    DECOUVREZ LA NOUVELLE RAME THALYS

    https://www.newthalys.com/

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