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  • Les pays émergents en zone dangereuse 

    Les pays émergents en zone dangereuse 

    Les économies émergentes sont, depuis plusieurs années, mises à dure épreuve. Les tentations protectionnistes des Occidentaux, la pandémie, les problèmes d’approvisionnement et maintenant la guerre en Ukraine menacent les fondamentaux des économies de ces pays qui ont connu un vif essor durant les décennies 1990-2010 grâce à la mondialisation et à l’éclatement des chaines de valeur. 

    Pour la première fois depuis les années 1980, ces trois dernières années, pour plus de 50 % de la population des pays émergents, la croissance de leurs revenus a été inférieure à celle des États-Unis. Le rattrapage qui s’était produit depuis quarante ans, s’est brutalement interrompu. Selon le FMI, au mieux, la croissance des pays émergents sera de 3,8 % cette année et de 4,4 % en 2023, en recul par rapport à la moyenne de la décennie précédente (5 %). La crainte d’une décennie de stagnation n’est ainsi pas sans fondement.

    Un risque financier 

    Les pays émergents sont confrontés à une série de défis financiers, économiques et sociaux sur fond de tensions géopolitiques. La première menace pour les pays émergents est d’ordre financier. Au début des années 1980, la Réserve fédérale avait considérablement augmenté ses taux d’intérêt alors qu’elle cherchait à maîtriser l’inflation. Pour les économies émergentes et en développement qui avaient emprunté des sommes importantes au cours des années précédentes, le resserrement des conditions financières et le raffermissement du dollar ont entraîné de graves crises. Ces pays se retrouvent quarante ans plus tard dans une situation comparable. La dette publique et privée dans le monde émergent a augmenté régulièrement en pourcentage du PIB au cours des années 2010, et a explosé pendant la pandémie. Les ratios d’endettement public dans les économies à revenu intermédiaire atteignent des niveaux records. De nombreux pays pauvres se situent sur la ligne de crête avec un risque systémique comme dans les années 1990.

    La moitié des États en développement menacés par la cessation de paiement

    Face à cette menace, le FMI et la Banque mondiale étudient des plans de rééchelonnement ou d’abandons de dettes qui pourraient être soumis, notamment, au Club de Paris qui est un groupe informel de créanciers publics dont le rôle est de trouver des solutions coordonnées et durables aux difficultés de paiement de pays endettés. 

    Sur les quelques 70 pays à faibles revenus, plus de 10 %, dont le Tchad et la Somalie, sont au bord de la banqueroute. Selon la Banque mondiale, 50 % des États en développement dont l’Éthiopie et le Laos, sont également menacés à court ou moyen terme par un risque élevé de cessation de paiement. En 2010, seulement un tiers des pays pauvres étaient surendettés ou risquaient de l’être. La part des émetteurs dont les obligations jugées à risques a plus que doublé en un an, pour atteindre un peu plus d’un cinquième, selon le FMI.

    Tchad, Somalie, Ethiopie, Laos, Egypte, Ghana, Ukraine …

    Parmi les États hautement surveillés figurent malheureusement l’Ukraine mais aussi l’Égypte et le Ghana. Les pays émergents ou en développement sont touchés par les évènements en cours en Ukraine. Le renchérissement du prix des produits alimentaires, des matières premières et de l’énergie fragilise les équilibres économiques et financiers. Le blé et le pétrole ont ainsi enregistré une augmentation de leurs cours d’environ 50% en un an. 

    Pour les pays importateurs, les coûts budgétaires liés aux subventions alimentaires et énergétiques progressent rapidement quand les réserves de devises s’épuisent. Ils doivent emprunter des devises à coûts croissants. La hausse des prix conduit, en effet, les banques centrales des pays de l’OCDE à durcir leur politique monétaire.

    La hausse du dollar accroit les coûts de financement 

    En un an, les taux directeurs de la FED devraient augmenter de près de trois points, ce qui constituerait la plus forte hausse de taux en une seule année depuis le début des années 1990. Avec la fin des rachats d’obligations et la contraction du bilan de la Fed, le resserrement de la politique monétaire, en 2022, pourrait être le plus spectaculaire depuis les années 1980 tout en restant en-deçà, pour un certain nombre d’économistes, de ce qu’il faudrait faire pour juguler la hausse des prix. 

    L’augmentation des taux aux États-Unis conduit les capitaux à se diriger vers ce pays amenant une appréciation du dollar. Par rapport aux autres devises, il a augmenté de plus de 10 % sur un an. Cette appréciation accroît les coûts de financement pour les États émergents. L’achat de dollars devient de plus en plus compliqué. Le Sri Lanka, le 12 avril dernier, a fait défaut sur sa dette publique en devise forte. 

    Le coût croissant de la dette aura de nombreuses conséquences dont une réduction des dépenses en faveur de l’éducation, des infrastructures ou de la transition énergétique. Les banques locales ayant financé les États pourraient être en difficulté pour prêter aux acteurs économiques privés. La dette publique du pays d’origine représente désormais environ 17 % des actifs bancaires dans les économies émergentes, contre 13 % au début des années 2010 et bien au-dessus de la moyenne de 7,5 % au sein des pays de l’OCDE. 

    Menaces sur le commerce international 

    Ces dernières décennies, le succès des pays émergents a reposé sur leur intégration dans le commerce international qui a connu une rapide expansion durant les années 1990/2010. Les pays d’Asie de l’Est et du Sud-Est ont bénéficié de la mondialisation et de l’éclatement des chaînes de valeur pour réaliser un rattrapage économique sans précédent.

    Les premières victimes de la fragmentation du monde sont les pays pauvres  

    La Chine avec un taux de croissance à deux chiffres a permis à de nombreux pays émergents et en développement de développer leurs exportations. Le ralentissement de l’économie chinoise dont le taux de croissance potentiel pourrait se situer désormais autour de 5 % ainsi que la montée du protectionnisme remettent en cause ce mode de développement prioritairement axé sur les échanges. 

    Les premières victimes de la fragmentation du monde sont les pays pauvres. La fermeture des pays occidentaux et le choix de la Chine de privilégier l’autosuffisance réduisent leurs possibilités d’acquisition de devises fortes nécessaires pour financer leurs importations d’énergie et de produits agricoles ainsi que celles de biens d’équipement. 

    Des tensions sociales pourraient apparaître à l’automne dans plusieurs pays pauvres en cas de poursuite du renchérissement du prix des produits alimentaires et face à d’éventuelles pénuries.

  • Comment lutter contre l’euroscepticisme ?

    Comment lutter contre l’euroscepticisme ?

    les Français demeurent les Européens les plus défiants et les moins informés sur l’Europe et sa construction. Cette forme d’euroscepticisme, – qui ressort d’une enquête publiée début décembre par l’Institut Jacques Delors, le Cevipof et le Centre Kantar – paradoxalement teintée de fortes attentes par rapport à l’Union européenne (UE), s’est installée au cours des vingt-cinq dernières années et ne devrait pas être vaincue en six mois de présidence française, malgré l’accent mis par le gouvernement sur la notion « d’appartenance à l’Europe ». 

    « Le sentiment d’appartenance s’est étiolé », a regretté Emmanuel Macron, le 6 décembre, lors d’une réception donnée à Paris à l’occasion des vingt-cinq ans de l’Institut Delors. Et le chef de l’Etat a reconnu une « grande difficulté à aller chercher les gens qui ne s’intéressent pas à l’Europe ».

    Tour Eiffel aux couleurs de l’Europe en janvier 2022

    Didier Reynders, Commissaire européen à la Justice

    Didier Reynders, Commissaire européen à la Justice était l’invité exceptionnel d’Internationales sur TV5MONDE le week-end dernier. Avec lui, on explore les ressorts de l’euroscepticisme et les moyens pour lutter contre.

    Regardez l’émission de TV5MONDE

  • Les lignes fractales du bouleversement mondial 

    Les lignes fractales du bouleversement mondial 

    Peut-être cela aurait eu lieu à un moment ou à un autre. Peut-être pas, ou différemment. La guerre en Ukraine bouleverse l’ordre géopolitique mondial, ou accélère simplement les déchirures sous-jacentes. Elles ressemblent aux oscillations folles des tremblements de terre, lignes fractales.

    En commençant par la ligne de front, l’Ukraine, on enregistre déjà l’effondrement d’un pays, (la reconstruction est estimée pour l’instant à 500 milliards de dollars) et l’affaiblissement d’un autre, la Russie : (le PIB russe a déjà chuté de 170 milliards de dollars, sans compter la perte de prestige). Cette double faillite n’est pas rassurante. La guerre, la pauvreté, la misère, et tous les crimes et trafics qui les accompagnent- s’installent sur les bords de l’Europe, un des espaces les plus riches et les plus paisibles du monde. 

    Avec Trump, les Européens avaient pris conscience de la fragilité de l’ami américain, imprévisible jusqu’à l’hostilité. Avec Poutine, ils ont vu que le manque d’unité politique et militaire pouvait être mortel. Poutine a fait le cadeau de redonner un ennemi à l’OTAN. C’est une bonne nouvelle pour l’alliance des démocraties de Biden. Mais ce n’est pas encore une bonne nouvelle pour l’Europe.

    L’Europe peut sortir gagnante de la guerre en Ukraine. Elle peut aussi en être la victime.  

    La guerre et les images des missiles russes sur Londres et Paris sont de vraies menaces, la rupture des relations économiques avec la Russie est une nouvelle coupure du continent européen, qui oblige à redéfinir les bases du projet européen. Les Américains vont déverser plus de 40 milliards sur l’Ukraine. Et l’Europe ? Les Hongrois, au contraire, refusent de couper les importations de pétrole. Si tous les pays européens augmentent leurs dépenses militaires, ils se réabonnent à l’industrie militaire américaine. Principale bénéficiaire de l’éclatement de l’Empire soviétique, l’Europe peut sortir gagnante de la guerre en Ukraine. Elle peut aussi en être la victime. Guerre aux frontières, dépendance américaine, coût économique et fragilité politique. 

    Trump à un sommet de l’OTAN en 2019

    L’Europe est à nouveau à redéfinir. D’autant que l’Ukraine a demandé son adhésion, comme les pays des Balkans. Impossible de les laisser à la porte. Impossible de les accepter en l’état  – surtout l’Ukraine. 

    A cela s’ajoutent les dissensions internes. La Pologne et la Hongrie contestent toutes les deux l’ordre juridique européen, et son esprit. Peut-on les écarter, les punir, les ignorer ? Cela n’est pas viable à terme. La contrainte n’est pas dans l’esprit européen non plus. D’autant que les nouveaux défis abondent. On regarde à l’est, mais la frontière sud de l’Europe est en ébullition. La Méditerranée, au-delà, l’Afrique, sont en déshérence et en danger.

    Des statuts différenciés, une voie pragmatique, des solutions pour l’Ukraine, les Balkans, et même la Pologne et la Hongrie. 

    Une Europe unie et européenne n’est pas le choix de tous. Une Europe à la carte est impossible. Mais des statuts différenciés sont possibles. Une Europe des cercles est déjà en construction, sans doute est-ce une voie pragmatique, qui offrira des solutions à l’Ukraine, aux Balkans, et même à la Pologne et à d’autres qui contestent les fondamentaux européens, comme la primauté du droit européen et les principes de la démocratie libérale. (En France aussi, la nouvelle alliance de gauche et le RN prônent les uns la « désobéissance » aux traités, les autres leur « suspension » des traités. Que d’astuces qui ne trompent que ceux qui veulent être trompés !).

    Aujourd’hui, l’institution européenne la plus forte est la banque centrale. Elle garantit, de fait, les dettes. Elle maintient les économies à flot, par une politique de taux d’intérêts bas, malgré les hausses de prix. Que seraient la Grèce, l’Italie et même la France sans la BCE ?  

    En face, en Turquie, l’inflation est à 70%, officiellement. En Iran, le prix de la farine a augmenté de 100%. La Russie s’enorgueillit de maintenir le Rouble, et de baisser les taux d’intérêt à … 17%. Le blé et le pétrole ont augmenté de 50% en un an.

    La guerre d’Ukraine accélère la course à la démondialisation et fait ses premières victimes.  

    La fin de la mondialisation fait ses premières victimes : les pays pauvres et les pauvres des pays pauvres. L’Onu et la banque mondiale lancent alerte sur alerte sur le retour des crises alimentaires. Certains pays pauvres, comme le Tchad ou la Somalie, sont au bord de la banqueroute. Selon le FMI, la moitié des Etats en développement risquent une cessation de paiement à moyen terme. 

    La guerre d’Ukraine accélère la course à la démondialisation, déjà annoncée par le retour du protectionnisme dans les têtes, déjà mis en ouvre dans la fermeture des frontières universellement mise en place lors de la crise de la Covid.

    Le monde est passé de la concurrence ouverte et libre -la mondialisation- à la compétition de guerre entre les régimes et les Etats. Compétition dans tous les domaines : retour de la course aux armements et retour de la menace nucléaire ; retour du chantage énergétique et du cartel pétrolier : l’OPEP a refusé d’augmenter sa production, maintenant de fait l’accord avec les Russes ; l’Algérie menace de réduire ses exportations. Compétition accrue dans la technologie, avec des subventions américaines pour la réimplantation d’usines. Guerres des monnaies, aussi, et investissements des  Etats dans le nouveau champ de bataille des cryptomonnaies.

    Aujourd’hui, et peut-être pour longtemps, la guerre est en Ukraine. Chacun sait que la « nouvelle guerre froide » est en Asie, entre les Etats-Unis, leurs alliés, et la Chine. 

    Si l’on regarde les cartes, rarement les entrelacs diplomatiques n’ont été si nombreux. Erdogan était en Arabie saoudite, qui reprend langue avec les Iraniens. Il était aussi au Sénégal, et joue l’intermédiaire entre les Russes et l’Ukraine. En fait, la Livre se dérobe, son assise aussi. Et le Moyen-Orient repasse toutes ses alliances. La Syrie veut revenir dans la Ligue arabe et discute avec les tenants des accords d’Abraham, qui vont jusqu’au Maroc. Loin de l’Ukraine, et des Russes ? 

    Les choix de l’Inde sont plus importants pour l’avenir du monde que ceux de la Russie.

    L’Afrique est un champ de bataille (70% des casques bleus de l’ONU sont en Afrique) dans lequel des Etats en vente à la découpe laissent nombre de territoires hors contrôle.

    Narenda Modi était au Danemark, à Berlin, à Paris, pour parler armes, investissements, nouvelles technologies. L’Inde est le poids majeur de la guerre froide en gestation : demain le pays le plus peuplé du monde, une économie en croissance régulière, et en déséquilibre profond, un système démocratique cadencé par les violences et les haines religieuses, les choix de l’Inde sont plus importants pour l’avenir du monde que ceux de la Russie. France et Allemagne ont tous deux un partenariat stratégique avec l’Inde. (Partenaire ancien de la Russie, l’Inde ne l’a pas condamnée et lui achète du pétrole ; mais change de fournisseur pour son armement: la Russie a perdu 25% du marché de l’armement indien, au profit de la France). L’inde propose de remplacer l’Ukraine sur le marché du blé.

    Des contenus fabriqués par des robots et de l’intelligence artificielle. D’un coté la complexité, de l’autre la pensée factice.

    Le « rêve chinois », système policier, n’étant pas un modèle pour la plupart des peuples, seulement pour les autocrates, la guerre froide devrait être moins idéologique que technologique.  Or le creuset de la révolution économique mondiale est justement la technologie de l’information. La maitrise des canaux détermine des contenus, demain fabriqués, moulinés, retraités, produits par des robots et de l’intelligence artificielle. D’un coté la complexité, de l’autre la pensée factice.

    Face à la complexité du monde, les réactions sont de plus en plus simpliste, comme un like sur un tweet. Par une erreur de lecture, les bourses ont perdu 8% – des milliards de dollars- en trois minutes, avant de les retrouver, correction faite. Un missile aurait-il le temps de revenir ? 

    Au moment où le monde a besoin de recul, d’intelligence, de tolérance, voici mis en place tous les éléments informatifs, techniques et politiques de réactivité automatique, alimentant le tribalisme identitaire, qu’il soit idéologique ou nationaliste. Stupidité structurelle. Lignes de faille, défis de taille. 

    Penser le monde autrement qu’en seuls termes de puissance, de domination, de rapports de forces, grâce à ses nombreux défauts, seule l’Europe en est capable, au delà des Etats et des raisons d’Etat, parce qu’elle a déjà perdu tout rêve d’empire. C’est tout l’enjeu, civilisationnel, humaniste, des années à venir. Et c’est pourquoi, sur ce terrain là, ni en Ukraine, ni ailleurs, il ne faut rien céder.

    Laurent Dominati

    Laurent Dominati  

    a. Ambassadeur de France

    a. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press

  • L’Union Populaire et Renaissance font jeu égal chez les expatriés

    L’Union Populaire et Renaissance font jeu égal chez les expatriés

    Vous avez été 5211 personnes à répondre à notre consultation sur vos intentions de vote aux législatives du 05 et 19 juin (les expatriés voteront pour le premier tour une semaine avant les Français vivant sur le territoire national). Mis en ligne le 01 mai, avant l’annonce de la création de l’Union Populaire et la publication des investitures de Renaissance/Ensemble (LREM/Alliés), nous proposions toutes les formations politiques. Pour des raisons évidentes, nous avons cumulé les scores. En toute transparence, nous mettons en libre téléchargement le fichier brut à la fin de cet article.

    Les résultats non globalisés

    Reconquête5.4%
    Debout la France0.93%
    Rassemblement National6.76%
    Les Républicains7.2%
    Horizons1.49%
    LREM36.6%
    Parti socialiste3.29%
    EELV4.9%
    France Insoumise27.48%
    Bulletin blanc (non comptabilisé)2.36%
    Un indépendant issu de la circonscription3.6%

    Les résultats globalisés selon les alliances annoncées

    Renaissance : pas de raz-de-marée en vue aux Législatives

    Les élections se passent mais ne se ressemblent pas. Pourtant Emmanuel Macron a remporté la Présidence, devant Marine Le Pen, cette année comme en 2022. Mais les élections législatives, qu’on a souvent considérées comme une simple formalité confirmant le vote présidentiel, sont désormais « utilisées » par les citoyens pour nuancer « l’ordre de mission » pour le quinquennat qui s’ouvre.

    Premières législatives depuis la réforme de Jacques Chirac qui suivent la réélection d’un Président et non l’élection d’un nouveau Chef de l’Etat. Pas d’euphorie populaire, pas de nuit de noce, le peuple et le président se connaissent. Et les électeurs ne sont plus prêts à donner tous les pouvoirs à Emmanuel Macron.

    Alors qu’en 2017, les scores au premier tour des candidats En Marche, dans les circonscriptions d’expatriés, oscillaient entre 45% et 63%, aujourd’hui les internautes, qui ont exprimé leur intention de vote lors de notre consultation, suivent la dynamique nationale avec 3 blocs : les droites, Ensemble et l’Union populaire. L’alliance qui tente de se muer en majorité présidentielle arrive en tête mais plafonne à 38%. Un score qui reste impressionnant, surtout pour un second mandat, mais qui indique que des combats seront à mener pour remporter la manche. Sur les 10 circonscriptions conquises en 2017, 2-3 pourraient manquer à l’appel le 19 juin au soir.

    Nouvelle Union populaire écologique et sociale : le phénix

    On la disait morte, enterrée, il y a quelques semaines, car personne n’aurait parié sur la gauche, encore moins parmi les expatriés. Mais les Français lors du premier tour de l’élection présidentielle en ont décidé autrement. Près de 22% des électeurs ont choisi Jean-Luc Mélenchon, délaissant EELV et le PS, les obligeant pour survivre à s’allier avec le tribun tant détesté quelques jours avant. Cette réunion autour de LFI a d’ailleurs provoqué de nombreux remous parmi les édiles et militants des partis « frères ».

    Dans notre consultation, le cumul de toutes les intentions de vote porte l’alliance de gauche à 36%. Le tout est de savoir si les électeurs du PS et d’EELV suivront les consignes de vote. Certains imaginent même qu’une dynamique se créera, maintenant la gauche et la majorité présidentielle au coude à coude voire lui faisant prendre le leadership chez les Français établis hors de France.

    Le cas des droites

    Un troisième bloc se dessine, réunissant toutes les droites, avec une première : les intentions de vote des deux partis d’extrême droite, le Rassemblement national et Reconquête, dépassent celles pour la droite gouvernementale représentée par Les Républicains, créditée de 7% des intentions de vote.

    La situation des candidats Les Républicains, pourtant les premiers annoncés, est périlleuse, pris en étau entre Renaissance (ex LREM) et le RN. Pour l’extrême droite, la dynamique autour d’Eric Zemmour semble s’être arrêtée, tout aussi rapidement qu’elle avait pris, avec son score décevant lors du premier tour de l’élection présidentielle en avril 2022.

    Consulter ou télécharger le fichier data

  • 9 mai : la journée de l’Europe 2022

    9 mai : la journée de l’Europe 2022

    Cette année, le 09 mai est associé à la Russie qui célèbre ce jour la victoire sur le nazisme, appelée « Grande guerre patriotique » à Moscou, alors que les armées de Poutine continuent leur marche sur Kiev et que l’UE prépare de nouvelles sanctions. Pour nous Français et Européens, le 09 mai est pourtant une date dédiée à la paix, c’est la journée de l’Europe.

    37 ans qu’on fête l’Europe

    La Journée de l’Europe a été instaurée par les dirigeants européens à l’occasion du Conseil européen de Milan en juin 1985. Elle est un des cinq symboles de l’Europe. Fêtée la première fois en 1986, depuis, elle rend hommage à ce moment fondateur qu’a été le 9 mai 1950. En 2019, le Luxembourg, un des six pays signataires du traité de Paris, a institué la date du 9 mai comme un jour férié légal.

    Les chefs d’Etat ont choisi cette date car le 9 mai 1950, à Paris, le ministre français des affaires étrangères, Robert Schuman, appelait à la mise en place en commun sous une autorité internationale des productions française et allemande de charbon et d’acier. Considérée comme le début du lancement de la construction européenne, cette déclaration débouche sur la signature, le 18 avril 1951, du traité de Paris par six États européens (Allemagne, Belgique, France, Italie, Luxembourg et Pays-Bas). Ils fondent ensemble la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA). La CECA est la première des institutions européennes qui donnera naissance à ce qu’on appelle à présent l’Union européenne.

    Ce moment ne marque pas seulement l’anniversaire de l’acte fondateur de la construction de l’Europe. C’est aussi un moment de prise de conscience d’une réalité européenne qui se vit au quotidien : une Union fondée sur les principes de l’État de droit dont les membres sont des démocraties basées sur la souveraineté populaire. La fête doit rappeler le chemin parcouru depuis la fin de la Seconde guerre mondiale pour affirmer ces principes et ces valeurs.

    Un concert en ligne organisé par la délégation française

    Parmi les nombreux évènements organisés en France, nous avons sélectionné celui accessible par tous où que vous soyez dans le monde : un concert en ligne de jeunes talents français.

    En effet, pour la troisième année consécutive, la Commission européenne vous donne rendez-vous pour un concert en ligne exceptionnel à l’occasion de la Fête de l’Europe ! 15 jeunes artistes venus des quatre coins du continent se produiront lors du désormais traditionnel Music Europe Day, dont l’objectif est de donner vie à la devise de l’Union européenne : “Unis dans la diversité”. Ce concert numérique sera à suivre en direct à partir de 19h sur les comptes Facebook et Twitter de Toute l’Europe. Retrouvez plus d’informations sur la page Facebook de l’événement.

    Le Music Europe Day est organisé en partenariat avec le Parlement européen en France, et porté par Europavox.

    Visiter Strasbourg pour mieux connaitre l’Europe institutionnelle

    Evidemment à Strasbourg, l’autre capitale européenne avec Bruxelles, la fête de l’Europe prend une dimension particulière. Ainsi tout au long du mois de mai, vous pourrez découvrir les institutions autrement. En plus des classiques visites du Parlement européen, il sera possible de se laisser guider par la pétillante clown et tragédienne de rue alsacienne, Maria K. Au cours de ses « visites (Im)pertinentes », elle fera découvrir aux plus curieux les différentes institutions du quartier européen en les dépoussiérant à coup de burlesque et de poésie.

    Pour poursuivre l’aventure, il sera aussi possible de se lancer dans l’Europe Quest, en accès libre pendant tout le mois de mai. Ce jeu de piste propose de partir à la découverte de cinq bâtiments emblématiques du Conseil de l’Europe (le Palais de l’Europe, le Palais des Droits de l’Homme, l’Agora puis l’EDQM, ainsi que le Centre de la Jeunesse). Partant du parvis du Conseil de l’Europe, ce jeu de piste peut se faire seul, entre amis ou en famille. Seule contrainte : il faut être muni d’un smartphone pour scanner le QR code qui active le jeu en ligne. Une fois lancé, il n’y a plus qu’à se laisser guider par un « passeur d’étoiles », au rythme de quizz, de puzzles et d’énigmes. 

    Visite par des élèves du Parlement européen à Strasbourg

    Pourquoi pas profiter de la météo clémente qui s’annonce pour ce mois et découvrir la ville symbole de la réconciliation franco-allemande sans laquelle l’Union européenne n’aurait pu être bâtie.

  • Investiture d’Emmanuel Macron – Le replay

    Investiture d’Emmanuel Macron – Le replay

    Elément central du protocole qui ouvre le mandat de tout président élu ou réélu, l’investiture d’Emmanuel Macron a eu lieu samedi 7 mai à partir de 11 heures à l’Elysée. Organisée dans la salle des fêtes du palais présidentiel, retransmise en direct à la télévision, la cérémonie a, ainsi, marqué officiellement le début du nouveau quinquennat du Président de la République, en présence des principaux représentants des institutions de l’Etat.

    450 invités

    C’etait une cérémonie d’investiture et non de réinvestiture, l’Élysée insiste sur le terme. Si la sobriété etait de mise dans le décorum, comme pour ses prédécesseurs Jacques Chirac et François Mitterrand, Emmanuel Macron a tenu à imprimer sa marque dans le choix de ses invités. 450 en tout, un nombre conséquent.

    Des personnalités sportives, des élus locaux, des représentants de la jeunesse et des confédérations syndicales et patronales ont ainsi été conviés pour assister au déroulement très protocolaire dans la salle des fêtes. Le président réélu a prononcé devant eux un discours « avec l’idée du sens de son élection et de ce qu’il entend faire en fonction des raisons de cette élection », précise le Palais.

    Un discours, une anaphore

    Emmanuel Macron a ponctué son allocution d’une dizaine de minutes avec une anaphore : la répétition du verbe « agir » en début de phrase.

    « Agir d’abord pour éviter toute escalade suite à l’agression russe en Ukraine, aider la démocratie et le courage à l’emporter, bâtir une nouvelle paix européenne et une nouvelle autonomie sur notre continent »

    Emmanuel Macron lors de sa cérémonie d’investiture du 07 mai 2022

    « Agir pour une société du plein-emploi », contre les « inégalités en refondant notre école et notre santé », contre « les insécurités du quotidien, du terrorisme qui rôde toujours », a-t-il décliné. 

    Emmanuel Macron de sa cérémonie d’investiture du 07 mai 2022

    Mais deux autres phrases ont été relevées par les experts parisiens :

    « Chaque jour du mandat qui s’ouvre je n’aurai qu’une boussole, servir. »

    Emmanuel Macron lors de sa cérémonie d’investiture du 07 mai 2022

    « Servir notre pays, miracle de la volonté et de la liberté des hommes. Servir nos concitoyens dont le sens du devoir et l’amour de la patrie sont nos plus sûrs atouts. Servir nos enfants et notre jeunesse […] à qui je fais le serment de léguer une planète plus vivable et une France vivante et plus forte »

    Emmanuel Macron lors de sa cérémonie d’investiture du 07 mai 2022

    Les honneurs militaires

    Enfin, la tradition a été respectée. Après la cérémonie qui s’est tenue sous les ors de l’Élysée, la cérémonie s’est poursuivie à l’extérieur pour la revue des troupes militaires.

    Une salve de vingt-et-un coups de canons a été tirée depuis les Invalides, un héritage de l’Ancien régime, revisité en 1958.

    (Re)Voir la cérémonie du 07 mai 2022

  • JIJ 2022 : “un moment exceptionnel autour du sport et de la culture”

    JIJ 2022 : “un moment exceptionnel autour du sport et de la culture”

    Du 30 mai au 4 juin prochains se déroulera à Bruxelles, la 11ème édition des Jeux internationaux de la jeunesse. Co-organisée par l’AEFE et l’UNSS, elle mettra en compétition des équipes sportives des lycées français du monde entier. 

    A vos marques ! Prêts ! Partez ! L’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) et l’Union nationale sport scolaire (UNSS), vont donner le top départ des onzièmes Jeux internationaux de la jeunesse (JIJ), le 30 mai à Bruxelles au lycée français Jean-Monnet. Après deux éditions organisées en distanciel, les secondes des établissements français du monde vont se rencontrer, être en compétition, mais surtout échanger autour des “valeurs sportives et humanistes”

    Cependant, si cinquante délégations issues de trente-trois pays vont se déplacer dans la capitale européenne, une vingtaine ne pourront pas en raison de la situation sanitaire. Ils concourront tout de même à distance depuis leur lycée respectif. Au total, quarante-deux pays différents, prendront part aux Jeux internationaux.

    Logo des JIJ 2022 – © JIJ

    Un évènement pour et par les élèves 

    “Les élèves sont les vrais acteurs de ces JIJ” assure Olivier Brochet, le directeur de l’AEFE. Sportifs, arbitres, journalistes, les secondes des 70 établissements participants sont sur tous les fronts pour les jeux. Car oui, tous n’y seront pas en tant que compétiteurs. 

    Chacune des soixante-dix délégations mettra sur la ligne de départ une équipe de six élèves inscrits à l’UNSS. Parité oblige, elles seront toutes composées de trois filles et trois garçons. Un point important pour les lycéens de la délégation du Canada qui sont heureux de mettre en avant “le label égalité, parité”. Durant cinq jours, ils vont se battre contre leurs camarades de l’étranger autour de diverses épreuves sportives et culturelles. 

    Mais une fois n’est pas coutume, si les sportifs seront sous le feu des projecteurs, l’évènement ne serait pas le même sans leurs compères qui relaieront leurs exploits. Car oui, pour être vus, il faut être montrés. C’est là que les équipes de journalistes en herbe entrent en action. Ils sont les plumes, les cameraman, les monteurs, les photographes et autres, du lycée hôte et du lycée Charles-de-Gaulle de Londres. Tout au long de la semaine, ils (vous) feront vivre pleinement l’évènement, à l’instar des Jeux Olympiques. Ça vous fait rêver ? Nous aussi. 

    Les jeunes reporters seront chaque jour actifs sur le terrain, dans le studio radio de l’école, mais aussi sur les réseaux sociaux. En somme, une  couverture médiatique digne d’une vraie rédaction.

    Vidéo de présentation de la ville de Bruxelles, par les jeunes reporters du Lycée français Jean-Monnet de Bruxelles

    “Un moment de rencontre exceptionnel autour du sport et de la culture”

    Depuis des mois, les sportifs se préparent durement pour tenter de remporter chaque épreuve. Au programme sont notamment prévus les tournois de rugby flag, badminton, circuit training, mais surtout de laser run ! Une rencontre qui donne envie à tous les élèves du réseau car elle mélange course à pied et tir au pistolet laser. De plus, elle fait écho au sport d’Élodie Clouvel, marraine de l’édition 2022. Effectivement, en tant que vice-championne olympique de pentathlon moderne à Rio, elle connaît bien cette épreuve. 

    Mais les athlètes ne vont pas seulement mettre leur corps à l’épreuve, ils vont également devoir utiliser leurs méninges. Comme l’a déclaré Olivier Giraud, directeur de l’UNSS et médaillé olympique de handball, “l’éducation par le sport c’est important, mais avec une dimension culturelle c’est encore mieux”. Avec une course d’orientation dans Bruxelles, un quizz culturel et un rallye sportif, culturel et artistique, les participants vont lier le corps et l’esprit

    Par ailleurs, ils seront surveillés par le regard aiguisé de leurs copains qui revêtiront le costume d’arbitre pendant la compétition. Selon Clémence, une lycéenne du lycée Jean-Monnet de Bruxelles, elle et ses collègues arbitres ont été dûment formés par leurs professeurs d’EPS. Tout au long de l’année, ils ont appris les règles de chaque compétition, et vont faire une mise en pratique courant mai, pour être sûrs d’être fin prêts. 

    Si tous les élèves ont hâte d’en découdre sur le terrain, d’être impartiaux quant à l’arbitrage, ou de munir leur objectif, ils sont surtout impatients de rencontrer leurs camarades du monde entier ! Une pensée mise en lumière par un étudiant du lycée de Maux qui raconte que “gagner ça peut être sympa bien sûr, mais on y va surtout pour rencontrer du monde et créer des liens.” Les Jeux internationaux de la jeunesse, sont surtout un moment de “convivialité et de partage” d’après Laurence Fischer, multiple championne de karaté et ambassadrice pour le sport en France. Avant d’ajouter que “c’est également mettre en place une coopération par le sport”. 

    Les délégations présentes lors de la conférence de presse de lancement à l’AEFE à Paris, avec Olivier Brochet (à gauche) directeur de l’AEFE et Olivier Giraud (à droite) directeur de l’UNSS

    La diplomatie par le sport

    Les JIJ s’inscrivent dans “une dynamique prise par le Quai d’Orsay par le sport. Une dynamique vertueuse pour la représentation française”, toujours selon l’ancienne athlète. Un point observable à plusieurs niveaux. D’un côté, l’évènement se déroulera à Bruxelles, en même temps que la présidence française de l’Union européenne. Un “symbole fort” pour le directeur de l’AEFE. Aussi, la diplomatie française par le sport est bien sûr mise en lumière avec les prochaines grandes rencontres internationales que sont la Coupe du monde de rugby 2023 ou les Jeux olympiques de Paris 2024

    Ainsi, les Jeux internationaux de la jeunesse visent à promouvoir les valeurs de solidarité, de respect, de partage et d’ouverture au monde, chères aux établissements français à l’étranger. Mais pas seulement. 

    L’engagement, le dépassement de soi et l’esprit d’équipe seront également de la partie comme dans toute compétition et dans la vie en général. Car le sport et la culture ont le pouvoir de nous transcender, de devenir acteur de notre destin. Finalement, “c’est le kiff de voir les jeunes prendre le pouvoir dans le sens noble du terme”, comme l’a exclamé Michaël Jeremiasz, parrain de la compétition et quadruple champion paralympique en tennis.

  • Europe : les sanctions contre la Russie ouvrent la boîte de Pandore

    Europe : les sanctions contre la Russie ouvrent la boîte de Pandore

    Sur Euractiv, tous les matins, Les Capitales décrypte pour vous l’info à travers l’Europe

    Aujourd’hui dans Les Capitales

    SOFIA | BUDAPEST | PRAGUE | BRATISLAVA

    Budapest et Bratislava déplorent la proposition de la Commission européenne d’interdire le pétrole russe en dépit du délai supplémentaire qui leur a été accordé afin de pouvoir l’abandonner progressivement, tandis que Sofia et Prague ont sauté sur l’occasion et demandent désormais un traitement spécial. Lire la suite.

    (Vlagyiszlav Makszimov | EURACTIV.com avec Telex, Krassen Nikolov | EURACTIV Bulgarie, Michal Hudec, Radovan Geist | EURACTIV Slovaquie, Aneta Zachová | EURACTIV République tchèque)

    INSTITUTIONS EUROPÉENNES

    Le projet de l’UE visant à limiter les acheteurs étrangers financés par l’État s’accélère. Les États membres et les législateurs de l’UE entameront jeudi 5 mai les discussions sur le projet de la Commission européenne visant à limiter les achats d’entreprises européennes par des entreprises étrangères financées par l’État, dans un contexte de crainte d’une vague d’achats par la Chine. Lire la suite (en anglais).

    (János Ammann | EURACTIV.com with Reuters)

    BERLIN

    L’industrie allemande soutient les plans d’embargo sur le pétrole. Les principales associations industrielles allemandes ont clairement exprimé leur soutien aux plans de l’UE visant à imposer progressivement un embargo sur le pétrole russe, même si elles ont déclaré que cela constituerait un défi. Lire la suite (en anglais).

    (Julia Dahm | EURACTIV Allemagne)

    PARIS

    Le Parti socialiste conclut un accord électoral prônant la désobéissance à certaines règles européennes. L’accord électoral en vue des élections législatives entre le Parti socialiste et la gauche radicale mentionne la possibilité de désobéir à certaines règles européennes et doit être ratifié jeudi soir (5 mai) par son Conseil national. Lire la suite.

    (Davide Basso | EURACTIV France)

    VIENNE

    L’Autriche a multiplié par plus de deux son aide financière à l’Ukraine grâce aux dons des citoyens. Le gouvernement autrichien a collecté 42 millions d’euros en dons de citoyens, multipliant ainsi par plus de deux son soutien financier à l’Ukraine. Lire la suite (en anglais).

    (Nikolaus J. Kurmayer | EURACTIV Allemagne) 

    LA HAYE

    Les Néerlandais risquent une pénurie alimentaire en raison de la sécheresse printanière. L’association des agriculteurs, ZLTO, craint que le manque de pluie ce printemps n’entraîne une mauvaise récolte et donc une pénurie alimentaire, rapporte le groupe de médias NOS. Lire la suite (en anglais).

    (Sofia Stuart Leeson | EURACTIV.com)

    ROYAUME-UNI ET IRLANDE

    DUBLIN

    Révolte à Dublin après que la télévision russe a simulé une attaque nucléaire contre l’Irlande et le Royaume-Uni. Les dirigeants politiques de Dublin ont exprimé leur indignation après que des simulations d’attaques nucléaires sur l’Irlande et le Royaume-Uni ont été présentées à la télévision russe ce week-end. Lire la suite (en anglais).

    (Molly Killeen | EURACTIV.com)

    SCANDINAVIE ET PAYS BALTES

    PAYS NORDIQUES

    Les pays nordiques veulent une ratification rapide de l’adhésion de la Suède et de la Finlande à l’OTAN. Les cinq Premiers ministres nordiques se sont réunis à Copenhague pour le sommet Inde-Pays nordiques. Les énergies vertes, la Russie et une éventuelle période de ratification rapide de I’adhésion à I’OTAN pour la Suède et la Finlande étaient à I’ordre du jour mercredi (4 mai). Lire la suite (en anglais).

    (Charles Szumski | EURACTIV.com)

    HELSINKI

    La Finlande prévoit de renforcer sa frontière orientale. La frontière de 1 300 kilomètres qui sépare la Finlande de la Russie va faire peau neuve. Le gouvernement veut construire de nouvelles barrières solides sur certaines parties de la frontière orientale et remplacer deux avions de surveillance Dornier 228 par de nouveaux avions multirôles. Lire la suite (en anglais).

    (Pekka Vänttinen | EURACTIV.com)

    STOCKHOLM

    La Suède intensifie ses efforts pour protéger l’île de Gotland. Le gouvernement et les forces armées suédoises ont intensifié leurs efforts pour protéger l’île de Gotland, dans le sud de la Suède, suite aux menaces répétées de la Russie et à la situation générale de la sécurité en Europe depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Lire la suite (en anglais).

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    (Charles Szumski | EURACTIV.com)

    Demande d’adhésion de la Suède à l’OTAN : grande incertitude chez les sociaux-démocrates.Une grande incertitude règne au sein du groupe parlementaire des sociaux-démocrates au pouvoir sur la question de l’éventuelle future adhésion de la Suède à l’OTAN, selon un sondage réalisé par le quotidien Aftonbladet mercredi (4 mai). Lire la suite (en anglais).

    (Charles Szumski | EURACTIV.com)

    COPENHAGUE

    Une chaîne de télévision danoise publie des avertissements bilingues pour les réfugiés ukrainiens. La chaîne de télévision danoise TV2 a diffusé des informations bilingues pour rassurer les 25 000 réfugiés ukrainiens au sujet des tests annuels de sirènes au Danemark. Lire la suite (en anglais).

    (Charles Szumski | EURACTIV.com)

    EUROPE DU SUD

    ROME

    L’Italie se tourne vers le Japon pour renforcer sa coopération dans le domaine des énergies renouvelables. Le Premier ministre italien Mario Draghi a rappelé l’importance de stimuler le partenariat industriel entre l’Italie et le Japon, en particulier dans le secteur des énergies renouvelables, lors d’une conférence de presse au Palazzo Chigi après une rencontre bilatérale avec le Premier ministre japonais Fumio Kishida. Lire la suite (en anglais).

    (Margherita Montanari | EURACTIV Italie)

    MADRID

    La sécurité sociale espagnole bat un record avec 20 millions de cotisants. Le régime de sécurité sociale espagnol (Seguridad Social) a accueilli 184 577 cotisants supplémentaires en moyenne en avril, et a franchi, pour la première fois, le seuil des 20 millions de personnes actives, a rapporté EFE, partenaire d’EURACTIV, citant des sources officielles. Lire la suite (en anglais).

    (Fernando Heller | EFE)

    ATHÈNES

    Renew Europe accueille le premier eurodéputé grec ayant quitté le PPE. Giorgos Kyrtsos, un législateur européen du Parti populaire européen (PPE) de centre-droit, a décidé mercredi de quitter le parti et de rejoindre le groupe centriste Renew Europe au Parlement européen. Cette décision est le résultat du différend qui oppose l’eurodéputé à son parti national, Nouvelle Démocratie, qui fait partie du PPE. Lire la suite (en anglais).

    (Sarantis Michalopoulous | EURACTIV.com, EURACTIV Grèce)

    GROUPE DE VISEGRAD

    VARSOVIE

    La Pologne veut devenir le principal fournisseur de pétrole des pays d’Europe centrale et orientale et ainsi remplacer la Russie. PKN Orlen, la plus grande compagnie pétrolière polonaise détenue majoritairement par l’État, affirme qu’elle peut remplacer la Russie en tant que principal fournisseur de pétrole pour les pays d’Europe centrale et orientale (PECO), car elle dispose des infrastructures, des bons fournisseurs et de suffisamment de carburant pour assurer un approvisionnement continu en pétrole dans la région. Lire la suite (en anglais).

    (Bartosz Sieniawski | EURACTIV Pologne) 

    PRAGUE

    Les crimes de guerre figurent parmi les priorités de la présidence tchèque de l’UE. L’enquête et la poursuite en justice concernant les crimes de guerre figureront parmi les thèmes de la présidence tchèque du Conseil de l’UE au cours du second semestre 2022, a déclaré le ministre de la Justice Pavel Blazek (ODS, ECR). Lire la suite (en anglais).

    (Aneta Zachová | EURACTIV République tchèque)

    NOUVELLES DES BALKANS

    BUCAREST

    La Roumanie prête à renoncer au pétrole russe. La Roumanie soutient la décision de la Commission européenne de renoncer progressivement aux importations de pétrole et de produits pétroliers en provenance de Russie, a déclaré le ministre de l’Énergie Virgil Popescu. Lire la suite (en anglais).

    (Bogdan Neagu | EURACTIV Roumanie)

    ZAGREB

    Les hôpitaux de Zagreb ignorent la loi et refusent un avortement médicalement justifié. Des hôpitaux de Zagreb ont refusé de pratiquer un avortement sur une femme enceinte dont le fœtus de 24 semaines était atteint d’une tumeur cérébrale maligne et mortelle, relançant ainsi le débat sur l’avortement dans ce pays fortement catholique. Lire la suite (en anglais).

    (Zoran Radosavljevic | EURACTIV.com)

    LJUBLJANA

    La banque centrale slovène intervient sur le marché du logement. La banque centrale de Slovénie a annoncé un ajustement des normes de prêt immobilier dans une mesure qui pourrait stimuler la demande de prêts, même si elle a reconnu que le marché du logement est déjà en situation de surchauffe. Lire la suite (en anglais).

    (Sebastijan R. Maček | sta.si)

    BALKANS OCCIDENTAUX

    Olaf Scholz souhaite que tous les pays des Balkans occidentaux rejoignent l’UE, mais exhorte la Serbie à se réformer. Le chancelier allemand Olaf Scholz a déclaré mercredi (4 mai) qu’il souhaitait que tous les pays des Balkans occidentaux rejoignent l’UE, mais que la Serbie devait poursuivre ses réformes, notamment en matière de liberté des médias, avant de pouvoir y adhérer. Lire la suite (en anglais).

    (EURACTIV Serbie | betabriefing.com)

    SARAJEVO

    Le leader des Croates de Bosnie déclare que la tenue d’élections en octobre est une menace pour la paix. Dragan Čović, leader du plus grand parti croate de Bosnie, le HDZ, a critiqué la décision de la commission électorale nationale de convoquer les élections nationales pour le 2 octobre sans apporter les modifications à la loi électorale demandées par les Croates. Lire la suite (en anglais).

    (Zoran Radosavljević | EURACTIV.com)

    PRISTINA | BERLIN

    L’Allemagne soutient la candidature du Kosovo au Conseil de l’Europe. Le gouvernement allemand est prêt à soutenir la demande d’adhésion du Kosovo au Conseil de l’Europe, a confirmé Knut Abraham, député du Bundestag. Lire la suite (en anglais).

    (Barbara Halla | Exit.al)

    TIRANA

    Les professionnels de la santé albanais fuient en masse, le gouvernement n’est pas inquiet.Un rapport récent a détaillé comment des milliers de professionnels de la santé ont fui vers l’Allemagne en 2020, tandis que le Premier ministre Edi Rama a fait fi des inquiétudes concernant la perte de travailleurs qualifiés dans des secteurs clés. Lire la suite (en anglais).

    (Alice Taylor | Exit.al)

    AGENDA :

    Allemagne : le chancelier Olaf Scholz s’exprimera lors du sommet du groupe d’engagement du G7, le « C7 ». Il recevra également le Premier ministre tchèque Petr Fiala à Berlin.
    Italie : la présidente du Parlement européen Roberta Metsola rencontrera le président italien Sergio Mattarella, la présidente du Sénat Elisabetta Casellati et le président de la Chambre Roberto Fico.
    Espagne : la commissaire européenne à l’Égalité, Helena Dalli, est en visite à Madrid.
    Serbie : la ministre allemande de la Défense, Christine Lambrecht, se rend en Serbie dans le cadre d’une tournée dans les Balkans occidentaux.

    ***

    [Edité par Sarantis Michalopoulos, Alexandra Brzozowski, Daniel Eck, Benjamin Fox, Zoran Radosavljevic, Alice Taylor, Sofia Stuart Leeson]

  • Le français, une langue d’avenir

    Le français, une langue d’avenir

    En 2021, le français était encore la 5ème langue la plus parlée après le chinois, l’anglais, l’espagnol et l’arabe. Avec près de 300 millions de locuteurs, le français dans le monde a progressé de 10% depuis 2014, une dynamique importante à laquelle vient s’ajouter l’engouement pour son apprentissage en tant que langue étrangère (soit le fait de l’apprendre en plus de sa langue maternelle).

    Une dynamique localisée

    L’apprentissage du français progresse, ainsi, avec 8% d’élèves et d’étudiants en plus au niveau mondial. Des disparités régionales existent, l’Afrique restant moteur de cette croissance et l’Asie accusant un certain recul.

    Répartition des apprenants en français comme langue étrangère en 2018 ©Observatoire de la Francophonie

    En agrégeant toutes les données collectées par pays, – tous niveaux d’enseignement confondus –, le nombre d’apprenants de FLE apparaît au moins égal à 51 millions d’individus, tandis que le nombre de ceux qui suivent un enseignement partiel ou total dans cette langue est d’au moins 93 millions.

    Une dynamique portée par la diplomatie culturelle

    Si le français résiste si bien face à l’anglais ou au chinois, c’est bien sûr grâce à l’Histoire de la France mais aussi et surtout à travers le déploiement depuis plusieurs décennies d’une diplomatie culturelle intense. Celle-ci repose sur plusieurs institutions : les Alliances Françaises, le réseau d’établissements scolaires, les Instituts français et TV5MONDE.

    Les Alliances Françaises

    Mouvement centenaire, l’Alliance Française est la première école de langue française et la première ONG culturelle au monde. Chaque jour et sur le terrain, les 835 Alliances Françaises font vivre et aimer la langue française et les cultures francophones dans plus de 130 pays. Animées par 15 000 collaborateurs, elles rassemblent chaque année près de 500 000 étudiants et 3,5 millions de participants aux 26 000 évènements organisés sur les cinq continents. Pourtant, cette institution, qui fait rayonner la francophonie, vient de vivre une des plus graves crises de son histoire en raison de la pandémie.

    En plein cœur de la crise sanitaire, une pétition « Sauvons les Alliances Françaises », signée par plus de 10 000 expatriés, avait fait grand bruit en mettant en avant un drame silencieux, soit la fermeture discrète de plusieurs dizaines d’Alliances Françaises à travers le monde. Associations de droit local privé, essentiellement autofinancées via leurs cours de français, les Alliances Françaises sont parfois soutenues par l’État à travers le détachement de directeurs et de subventions, mais cela n’a pas suffi pour un grand nombre d’entre elles alors que la Covid-19 fermait les portes de la plupart des établissements. A cette pandémie s’est ajoutée aussi de nombreux échecs commerciaux, comme la perte du contrat d’apprentissage des personnels des institutions européennes basées à Bruxelles et au Luxembourg, ou avec la perte d’un contrat de formation du personnel naviguant d’un grand avionneur installé à New-York.

    Les établissements scolaires français dans le monde

    Le développement de l’enseignement à l’étranger s’inscrit dans la dynamique initiée par le Plan langue française et plurilinguisme qui fixe comme objectif le doublement des effectifs à l’horizon 2030 dans les écoles et établissements d’enseignement français homologués.

    Les établissements d’enseignement français homologués par le ministère chargé de l’éducation forment, ainsi, un réseau mondial de 549 établissements dans 140 pays qui scolarise 370 000 élèves de la maternelle à la terminale dont 60 % sont étrangers et 40 % sont de nationalité française. Plus de cinquante nouveaux établissements ont rejoint le réseau depuis 2019.

    Ces écoles et ces établissements font l’objet d’une procédure d’homologation attestant de leur conformité aux programmes, aux objectifs pédagogiques et aux règles d’organisation applicables en France, aux écoles et aux établissements scolaires français.

    les Instituts français

    Nombreux sont ceux qui ont été fermés (Venise, Porto, Graz, Amsterdam) ou qui ont perdu certains de leurs services après un déménagement (Vienne, après la vente du bâtiment au Qatar). La liste s’allonge au fil de ces dernières années, surtout en Europe, en raison d’une crise à la fois budgétaire et politique. « Les budgets que l’Etat consacre à sa politique culturelle extérieure, la diplomatie culturelle, qui inclut les instituts, régresse régulièrement », explique Daniel Haize. Cet ancien conseiller culturel en Argentine, Mexique, Algérie, a aussi été directeur de l’Institut français d’Athènes. Il a publié une étude sur la diplomatie culturelle française. Pour lui, le constat est simple : « Sur le court terme, c’est très clair. Le budget que consacre le ministère des Affaires Étrangères à sa diplomatie culturelle, entre 2011 et 2016, a baissé de 10% ».

    Les crédits de l’Etat destinés à la diplomatie d’influence, c’est-à-dire « l’action culturelle extérieure, la promotion de la langue française, la coopération scientifique et universitaire, l’enseignement à l’étranger et le tourisme » diminuent chaque année malgré les promesses du gouvernement. Une attitude qui a été transcrite par un recul de l’influence culturelle dans certains pays.

    TV5MONDE

    La télévision qui accompagne expatriés et voyageurs aux quatre coins du monde propose depuis plusieurs années un site dédié à l’apprentissage du français, apprendre.tv5monde.com.

    C’est un site gratuit et interactif pour apprendre notre langue à partir de vidéos, d’émissions et de reportages d’actualité. Vous pouvez vous entrainer avec plus de 2000 exercices en ligne et vous améliorer à l’oral en français, du niveau débutant au niveau avancé. En tout c’est plus de 4 univers qui permettent d’apprendre, d’enseigner, de découvrir et de jouer avec la langue française à travers une sélection de contenus TV5MONDE.

  • Boris Faure : « le milieu de la politique est dégradé »

    Boris Faure : « le milieu de la politique est dégradé »

    A l’occasion de la sortie de son livre Coups de casque aux éditions VA, le militant socialiste était l’invité de Lesfrancais.press. 

    Boris Faure est un militant socialiste qui est passé par plusieurs postes ministériels, avant de devenir le premier secrétaire fédéral de la Fédération des Français de l’étranger pour le Parti socialiste. Aujourd’hui, il publie un livre sur la violence dans le monde de la politique. Nommé Coups de casque, essai sur la violence en politique, il est publié aux éditions VA.

    Une agression comme genèse du livre 

    Le 30 août 2017, Boris Faure est violemment agressé par l’ancien député LREM M’jid el Guerrab, à coups de casque. Tombé dans le coma, opéré en urgence d’un hématome extradural, il échappe de peu à la mort. Durant cinq ans, il traverse les différentes étapes que sont la guérison, la peur, l’appréhension et surtout l’attente du jugement. En avril dernier, il avait fait part à Lesfrancais.press de ses attentes quant au procès. Ses espérances. 

    Dans ce nouvel échange, il revient sur l’issue du jugement mais aussi sur ce que représente son livre à ses yeux. S’il ne comprend toujours pas les raisons qui ont motivé son ancien camarade socialiste à le frapper au crâne, il se sent plus apaisé depuis qu’il l’a confronté dans l’arène judiciaire

    Son histoire constitue la première partie du livre. Elle se pose donc en catharsis lui ayant permis de prendre du recul quant à son statut de victime, avant de s’en détacher. Le socialiste a l’impression de recommencer à se retrouver, à redevenir la personne qu’il était avant son agression. Cependant, il abandonne toute ambition politique car le milieu l’a trop consumé. 

    Par ailleurs, Boris Faure ne s’est pas arrêté à son expérience. Il a visé plus large en s’intéressant à l’ensemble du monde politique. 

    La violence dans le monde politique 

    En plus d’être un essai autobiographique sur son agression, Boris Faure partage sa vision du monde politique, et la violence qui le gangrène. D’après lui, “la politique est par nature belliqueuse. C’est un affrontement d’idées” qui se confronte dans les urnes. Si la violence est donc symbolique, elle n’en reste pas moins virulente. Elle peut même parfois être physique, comme elle l’a été pour lui. 

    Pour comprendre la véhémence politicienne, il est allé interroger des personnes qui l’ont également subi. Avant d’appuyer son propos avec des témoignages de psychologues, des féministes ou encore des responsables politiques afin de partager son expérience et donc les mettre en garde. Il les a prévenus que même si son cas est extrême, il est le fruit de la frénésie qui règne dans ce milieu. 

    De surcroît, il dresse le bilan actuel de l’environnement politique. Selon lui, “la vie politique est dégradée”. Non seulement car les élus de la République peuvent s’emporter les uns contre les autres ; mais également parce qu’il existe une défiance citoyenne envers leurs élus. Tout cela est exacerbé par les réseaux sociaux, qu’il considère comme des véhicules de colère et d’animosité. 

    Ainsi, il aimerait qu’une justice impartiale soit mise en place contre les violences faites en ligne. Il s’agit d’ailleurs de l’une de ses propositions mises en lumière dans son œuvre. Une justice rapide et efficace, complétée par un véritable enseignement de la gestion des réseaux sociaux à partir de l’adolescence. 

    Boris Faure, PS
    Coups de casque, essai sur la violence en politique, de Boris Faure, aux éditions VA

    Le livre comme héritage 

    Lorsqu’il regarde le livre, Boris Faure est partagé entre diverses émotions. D’un côté il ressent de la fierté, comme tout auteur venant de mettre un point final à son écrit. Il s’agit également d’une fierté liée au fait de laisser une trace, un héritage. En définitive, un sentiment d’accomplissement le prend. 

    Par ailleurs, l’humilité le submerge car le socialiste n’oublie pas les conditions qui l’ont poussé à entamer la rédaction de son essai. A ses yeux “les accidents de vie peuvent donner le meilleur, ce livre, et le pire, [les blessures, la diffamation et la souffrance]”. 

    Par conséquent, si grâce à ce livre il réussit à alerter les personnes inscrites dans le milieu de la politique, et les inciter à adopter de la retenue, il aura “sûrement gagné”

    Ecoutez le podcast avec Boris Faure

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