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  • France, terre d’asile avec TV5MONDEplus

    France, terre d’asile avec TV5MONDEplus

    En janvier sur TV5MONDEplus, on inverse la situation, on part à la rencontre de ceux qui sont venus s’installer en France. Et puisqu’on est dans l’hexagone, on en profitera pour suivre les Belges à la découverte des montagnes françaises. On se félicite aussi du retour des tutos historiques et décalés des « Damoiselles » dans leur saison 2 !

    Enfin on s’infiltrera au coeur d’intrigues avec une série policière et on flirtera, en Côte d’ivoire, pendant 20 épisodes, avec un « Homme à marier » ! Les enfants ne sont pas oubliés avec le retour des Schtroumpfs.

    Les documentaires du mois

    Rassemblance – Disponible dès le 14 janvier 2023

    Portée par Magloire, la série-documentaire part à la rencontre de personnes qui ont rejoint l’hexagone pour s’y installer. Qu’ils aient fui une zone de guerre ou choisi la France pour ce qu’elle est, « Rassemblance » met en lumière l’histoire de ces personnes faites de métissages, de vies partagées entre cultures françaises et étrangères.

    L’animateur Magloire ©AFP
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    Passe montagne

    La montagne est un endroit idéal pour évoquer les préoccupations d’aujourd’hui : de la fonte des glaciers à la question des réfugiés. En compagnie de penseurs et d’acteurs locaux, Helena Verrier et Pascal Claude vous entraînent pour un bol d’air en altitude !

    © RTBF
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    Damoiselle – Disponible dès le 18 janvier 2023

    Et si les Youtubeuses beauté avaient toujours existé ? En Égypte antique, au Moyen-Âge, en Gaule occupée, ces « Damoiselles » partagent face caméra leurs tutos beauté qui démaquillent l’Histoire ! Après une saison 1 remarquée, toujours disponible sur votre plateforme 100% francophone et gratuite, les Damoiselles seront de retour, le 18 janvier, pour vous offrir tutoriels et astuces de leur époque. Découvrez-les dans un nouvel exercice : la foire aux questions. Pour chaque épisode, Julien Magalhäes, consultant en Histoire, décrypte le vrai du faux dans « l’Éclairage de Julien ».

    © TV5MONDEplus
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    Les séries du mois

    Wilder – série suisse

    Dans la saison 4 de Wilder, Rosa a quitté la police et est retournée dans son village d’Oberwies. Mais quand un policier y décède dans des circonstances mystérieuses au lendemain d’une dispute dans un bar, elle reprend temporairement du service et retrouve son ancien collègue Manfred.

    © RTS
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    Un homme à marier

    Kayna, 35 ans, cadre de banque, sort d’une relation de 11 ans. Sous l’impulsion de ses amies qui lui servent de conseillère, Nastou Traoré et Sophy Aida, elle décide de prendre son cœur en main à travers un défi qui est de trouver un homme à marier avant 40 ans. Une série réalisée et produite en Côte d’Ivoire qui nous plonge dans une Afrique entre tradition et modernité.

    © Eliwood
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    Programme jeunesse : les Schtroumpfs

    Venant renforcer la « dream team » déjà présente sur votre plateforme francophone, non géobloquée, les Schtroumpfs débarquent pour la saison 2 en 24 épisodes sur les écrans de TV5MONDEplus.

    Les Schtroumpfs sont au nombre de 102 et nichent dans les champignons d’une forêt. Très friands de salsepareille, ils se ressemblent mais ont chacun leur caractère ! Leurs plus grands ennemis sont le sorcier Gargamel et son chat Azraël…

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  • UK : le « Grand départ » ?

    UK : le « Grand départ » ?

    Ce mercredi 4 janvier 2023 au Royaume-Uni, la hausse des prix des denrées alimentaires a atteint un taux record, alors que les patrons du secteur de la vente au détail ont averti qu’une inflation élevée se poursuivrait en 2023, en parallèle à l’augmentation des factures énergétiques. Les conditions d’un « Grand départ » sont-elles réunies pour nos compatriotes installés outre-manche ?

    Départ en gare au Royaume-Uni ©Stock Adobe

    Les premiers départs ?

    Quelques expatriés commencent, déjà, à quitter le pays de Shakespeare et à retourner en France pour échapper à l’inflation galopante et à la crise du système de santé, le NHS. 

    13% d’inflation sur les produits alimentaires

    L’inflation annuelle sur les produits alimentaires a grimpé à 13,3% en décembre, contre 12,4% en novembre, selon le dernier rapport mensuel de l’organisme commercial British Retail Consortium (BRC) et de la société de données Nielsen. Le BRC a déclaré qu’il s’agissait du taux mensuel le plus élevé depuis qu’il a commencé à collecter des données en 2005.

    Cela veut dire qu’une boisson qui coûtait £1 l’année dernière coûtera £1.13. Le prix des produits frais a augmenté de 15% pendant les 12 dernières mois. Le prix des pâtes a augmenté de 34% depuis l’année dernière. L’inflation de la nourriture est même plus élevée que l’inflation générale qui est à 10,7%. 

    Factures d’énergie en hausse !

    Un plafond gouvernemental moins généreux qu’en France n’a pas permis de limiter la hausse du coût des énergies. Ainsi la facture de gaz et d’électricité des ménages britanniques typiques augmentera de £2,500 par an à £3,000 par an en avril.

    Mais l’hiver doux en Europe et les niveaux élevés de stockage de gaz ont entraîné une chute des prix de gros auxquels sont soumis les fournisseurs.

    Ainsi, une facture annuelle typique pourrait tomber à £2,800 en été, selon les analystes.

    L’inflation est-elle plus élevée en France ou au Royaume-Uni ? 

    Certains Français sur des pages Facebook estiment que l’inflation est pareille dans les deux pays. À l’image d’Anne.

    “En France c’est pareil. Le taux d’inflation de l’alimentation est bien supérieur au taux global. Il est de 15%, versus un taux global de 11 % (œufs et beurre autour de 20% par exemple). Le problème est plutôt le taux d’inflation de l‘énergie qui est plus élevé qu’en France en raison de l’absence de bouclier tarifaire (mais l’énergie va augmenter encore en France à partir de janvier-février).” 

    Anne, Française de Londres
    © La Finance pour tous – Décembre 2022

    Inflation contrôlée en France

    L’inflation en France est tombée de manière inattendue bien en-dessous de 7% en décembre par rapport à un niveau record un mois plus tôt, les données ont montré mercredi que le ralentissement de la hausse des prix de l’énergie aide l’Union européenne à surmonter le pire de la crise de l’inflation.

    Le taux d’inflation en France s’est ainsi limité à 6,7% en décembre, selon les données préliminaires harmonisées de l’INSEE. C’est une baisse notable par rapport aux 7,1% en novembre.

    Ce chiffre est possible puisque les hausses des prix de l’énergie ont été les plus faibles depuis septembre 2021, augmentant de 15,1 % contre 18,4 % en novembre, les prix de gros du gaz ayant chuté dans toute l’Europe ces dernières semaines dans un contexte de températures records.

    Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, a déclaré sur la radio France Inter que l’inflation connaîtrait une tendance à la baisse au cours de 2023. Il avait précédemment envisagé que l’inflation resterait élevée jusqu’au milieu de l’année avant de retomber. 

    Au Royaume-Uni : réduire de moitié l’inflation 

    De l’autre côté de la Manche, le Premier ministre britannique, Rishi Sunak, s’est engagé à s’attaquer aux nombreuses crises qui sévissent au Royaume-Uni, alors qu’il cherche à inverser la popularité décroissante de son parti conservateur et ainsi à se maintenir au pouvoir.

    Il a énuméré “cinq promesses” mercredi :

    • réduire de moitié l’inflation,
    • développer l’économie,
    • réduire la dette,
    • réduire les listes d’attente au système de santé,
    • arrêter les petits bateaux qui transportent les migrants et les réfugiés à traverser la Manche depuis la France.

    Le Parti conservateur, au pouvoir depuis 12 ans, décroche face au Parti travailliste, actuellement dans l’opposition, dans les sondages. Et ce alors que les prochaines élections générales devraient avoir lieu d’ici la fin de 2024.

    Grèves à répétition, crise du coût de la vie, inflation galopante 

    Sunak est devenu Premier ministre en octobre après le bref passage de Liz Truss au 10 Downing Street. 

    Truss, qui l’avait battu lors de la course à la direction des conservateurs en septembre 2022, a été chassée du pouvoir après que ses plans de réduction d’impôts, non financés, ont déclenché un chaos économique.

    Depuis que Rishi Sunak a pris le relais, l’économie britannique s’est quelque peu stabilisée, mais l’homme de 42 ans est toujours confronté à une crise du coût de la vie et à des troubles grandissants alors que des travailleurs clés du secteur public, infirmières et ambulanciers, organisent des grèves perturbatrices pour exiger des augmentations afin de suivre le rythme de la flambée des prix.

    Supermarché au Royaume-Uni ©AFP

    L’inflation au Royaume-Uni s’élevait à 10,7% en novembre, en légère baisse par rapport à octobre, mais toujours à son plus haut niveau en quatre décennies. Les coûts de l’énergie et de la nourriture ont grimpé en flèche, en grande partie à cause de la guerre de la Russie contre l’Ukraine combinée aux effets du Brexit, entraînant une chute du niveau de vie pour des millions de Britanniques.

    NHS

    Au cours des dernières semaines, le gouvernement de Sunak a également subi une pression croissante pour remédier aux défaillances du système de santé publique. En effet, les principaux titres de presse se concentrent sur le manque de lits d’hôpitaux et les temps d’attente records nécessaires pour voir un médecin ou obtenir une ambulance. À Liverpool aux urgences il y a des patients qui se couchent à même le sol par manque de lits ! 

    Hôpitaux de Liverpool ©Metro Liverpool

    Les chefs de la santé affirment que les problèmes sont de longue date et résultent d’un sous-financement chronique du gouvernement.

    Sur Facebook, ça fait réagir. Joe Wells a commenté:

    “J’imagine que la dégradation constante des services publics (notamment le NHS mais pas que) va causer plus de retours en France dans les années à venir.”

    Joe Wells, Franco-Britannique

    Et Magali Feraud a répondu :

    “Je suis en cours de déménagement pour ces raisons.”

    Française installée à Londres

    Rishi Sunak s’est engagé à réduire les listes d’attente du NHS. Plus de 7 millions de personnes attendent actuellement des soins en Angleterre, soit un huitième de la population.

    Rester ou non ?

    La vraie question : est-ce que ces promesses vont-elles suffire à convaincre les Français, comme les autres nationalités, de rester au Royaume-Uni ? Un départ massif des expatriés aurait des conséquences désastreuses sur l’économie britannique alors que certains secteurs sont déjà en manque de main d’oeuvre comme l’agriculture ou les transports.

  • Les artisans frappés par la hausse des tarifs de l’énergie : quelles aides et suffisent-elles ?

    Les artisans frappés par la hausse des tarifs de l’énergie : quelles aides et suffisent-elles ?

    Peu d’artisans ou de commerçants sont épargnés par la hausse des tarifs de l’énergie qui plonge les plus gros consommateurs, comme les boulangers ou certains bouchers, dans une situation inextricable. A quelles aides ont-ils droit ? Sont-elles suffisantes ?

    Pourquoi le gaz et l’électricité augmentent-ils autant ?

    Pas seulement français ou européen, ce phénomène est dû en partie à la pandémie de Covid-19. Les prix de l’énergie sur les marchés ont augmenté à partir de 2021, au redémarrage général de l’économie. Cette tension classique offre/demande s’est aggravée en 2022 avec la guerre en Ukraine et la volonté de s’affranchir du gaz russe qui couvrait 40% des besoins en Europe.

    Beaucoup de ménages français ne l’ont pas remarqué grâce au bouclier tarifaire instauré par le gouvernement, qui a gelé le tarif réglementé du gaz du 1er novembre 2021 jusqu’au 31 décembre 2022 et limité la hausse du tarif réglementé de l’électricité à 4% en moyenne.

    Pour les professionnels en revanche, le contrecoup a été immédiat : la plupart n’ont ni bouclier tarifaire, ni tarif réglementé.

    Certains commerçants souffrent-ils plus que d’autres ?

    Les boulangers sont l’une des professions les plus exposées à la flambée des prix de l’énergie : 80% ne sont pas éligibles au bouclier tarifaire, selon leur confédération.

    Environ 40% des bouchers-charcutiers sont concernés, surtout en province là où ils ont assez d’espace pour avoir un laboratoire de fabrication, avec des fours, hachoirs, rôtisseuses et chambres froides, selon leur confédération.

    Mais le médiateur de l’énergie n’a jamais été autant sollicité par toutes sortes de professionnels, dit-il à l’AFP. Cela va du garage automobile à la restauration: « Leur contrat arrive à échéance, les nouveaux prix proposés sont très élevés, ils sont dans l’urgence et se demandent si leur fournisseur a le droit de multiplier autant les prix, ça peut aller jusqu’à x10 pour ceux qui avaient des contrats très bas. »

    Les aides de l’Etat sont-elles automatiques ?

    Il y a deux aides différentes.

    L’aide au paiement des factures d’électricité et de gaz peut être demandée sur le site des impôts. La facture d’énergie doit dépasser 3% du chiffre d’affaires et il faut prouver qu’elle a doublé.

    Malgré un numéro vert (0806 000 245) pour les aider, des artisans se plaignent d’un mécanisme laborieux et d’une aide dérisoire.

    Depuis le 1er janvier, un « amortisseur électricité » est versé presque automatiquement aux petites et moyennes entreprises de moins de 250 salariés et de moins de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires.

    Il faut fournir une attestation à son fournisseur. L’aide, versée à condition que la hausse de la facture d’énergie atteigne au moins 50%, correspond à environ 20% du total de la facture, selon Bercy.

    Ces aides suffisent-elles ?

    « Les aides vont couvrir 20 à 30% de la facture, sans résoudre le problème. Une entreprise qui faisait 30 à 40 000 euros de résultat en 2022 verra tout ça mangé par la hausse de l’énergie en 2023 » et sera « en danger », redoute Jean-François Guilhard, président de la confédération de la boucherie, charcuterie, traiteurs (CFBCT).

    Les aides à la trésorerie annoncées mardi (3 janvier), comme l’étalement du paiement des cotisations Urssaf, des impôts ou de la facture d’énergie, sont « des mesurettes »« on étale la misère mais elle est toujours là », estime-t-il.

    Plusieurs boulangers, interrogés par l’AFP, s’attendent à des factures multipliées au moins par deux à partir de janvier, et ne pourront pas répercuter ce surcoût sur leurs prix de vente.

    Certains, qui prévoient de manifester le 23 janvier à Paris, demandent que la France sorte du marché européen de l’énergie et découple le prix de l’électricité de celui du gaz, comme au Portugal et en Espagne.

    Faut-il changer de contrat ou de fournisseur ?

    Des professionnels, très petites ou moyennes entreprises, utilisant l’électricité avec une puissance inférieure à 36 kVA, ont droit au tarif électrique réglementé. A condition de réaliser moins de 2 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel, avec moins de 10 salariés.

    Ils peuvent donc changer de contrat et souscrire au tarif réglementé (qui augmentera de 15% au 1er février). Mais en vérifiant les frais de résiliation avec leur fournisseur actuel.

    Ceux qui avaient souscrit un contrat à prix fixe restent protégés jusqu’à la fin de ce contrat, où ils seront censés faire jouer la concurrence.

    En cas de hausse « prohibitive », les boulangers pourront résilier leur contrat sans frais, a annoncé mardi le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire. « Une bonne initiative à condition qu’elle soit étendue à toutes les professions », a réagi M. Guilhard.

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 06.01.23

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 06.01.23

    Bonjour à tous, bienvenue dans le flash du dernier jour de la première semaine de cette année 2023. Aujourd’hui, on parle de l’armée américaine qui traverse l’Europe, d’ Emmanuel Macron qui demande aux fournisseurs d’énergies un effort, et pour finir une idée d’excursion pour les Français en Asie, à qui Paris manquerait, à Tiandu Cheng en Chine. 

    L’US Army a débarqué aux Pays-Bas 

    Des centaines de véhicules américains ont débarqué hier soir à Flessingue, au sud-est des Pays-Bas. Ils vont désormais continuer leur route, tout le week-end, vers l’Europe de l’Est, où ils renforceront la présence militaire américaine sur le flanc est du territoire de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN). La Belgique, l’Allemagne, la Tchèque, la Slovaquie, la Pologne ainsi que la Roumanie et la Hongrie sont concernées. 

    armée américaine
    ©Armée américaine

    Macron met la pression aux opérateurs électriques 

    Devant les représentants de la fillière boulangerie-pâtisserie, réunis pour la cérémonie de la galette à l’Elysée, le chef de l’Etat annonce que ces fournisseurs d’énergie vont « revenir vers chacun de ces artisans » dont les contrats dépassent acutellement les 280 euros du mégawattheure, et ce, dès janvier. Pour l’instant, aucune mesure contraignante n’est prévue. Peut-être un voeu pieux ? 

    Notre capitale est copiée en Chine 

    Connaissez-vous Tiandu Cheng, la copie de Paris en Chine ? En effet, une ville chinoise a décidé que prendre le nom de notre Ville Lumière bien-aimée serait trop facile. À la place, la commune a créé une véritable reproduction de Paris. Au menu, la deuxième plus grande réplique de la Tour Eiffel au monde après celle de Las Vegas, à plus de 9 600 km de la Ville Lumière, des bâtiments à l’architecture haussmannienne, des fontaines comme dans les Jardins du Luxembourg… Un sens du détail bluffant ! 

    C’est tout pour aujourd’hui, je vous retrouve la semaine prochaine pour une nouvelle édition dédiée aux Français de l’étranger. 

    Ecoutez le flash des Français de l’étranger

  • Tiandu Cheng, la copie de Paris en Chine !

    Tiandu Cheng, la copie de Paris en Chine !

    Connaissez-vous Tiandu Cheng, la copie de Paris en Chine ? En effet, une ville chinoise a décidé que prendre le nom de notre Ville Lumière bien-aimée serait trop facile. À la place, la commune a créé une véritable reproduction de Paris. Au menu, la deuxième plus grande réplique de la Tour Eiffel au monde après celle de Las Vegas, à plus de 9 600 km de la Ville Lumière, des bâtiments à l’architecture haussmannienne, des fontaines comme dans les Jardins du Luxembourg… Un sens du détail bluffant, pour cette ville qui attire de plus en plus d’habitants et de touristes en Chine. L’impossibilité de voyager cette année passée a-t-elle accéléré la tendance ? Il faut croire, étant donné que ce Paris bis, Tiandu Cheng, existe depuis plus de 10 ans et avait auparavant des airs de ville fantôme.

    Un métro connecté au quartier

    Sur certaines photos, si l’on ne prête pas attention aux éléments de décor comme les inscriptions chinoises sur les devantures de magasins ou les voitures asiatiques caractéristiques, on pourrait presque croire voir un cliché pris dans la capitale. Banlieue de la ville de Hangzhou, le quartier de Tiandu Cheng est même desservi par la ligne de métro de la ville depuis 2021. L’occasion d’ajouter une véritable station de métro parisienne à cette panoplie de copies de la capitale !

    Le phénomène de la « duplitecture »

    En Chine, Tianducheng n’est pas la seule ville à paraître familière.

    En banlieue de Pékin, parmi les cowboys et une Route 66, vous trouverez une réplique du Jackson Hole du Wyoming. Près de Shanghai, les cabines téléphones rouges, les pubs et les statues de Winston Churchill ont investi les quatre coins de la ville de Thames.

    Une réplique de Stratford-upon-Avon est en construction à Fuzhou en hommage à Shakespeare, tandis que Fuyang a érigé son propre Capitole américain et que la ville autrichienne de Hallstatt, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, a une soeur jumelle à Guangdong.

  • Les Gilets jaunes tentent leur come-back

    Les Gilets jaunes tentent leur come-back

    « Contre l’inflation, le prix de l’énergie qui explose, l’utilisation abusive du 49.3 et les différentes réformes (celle des retraites, du chômage, du RSA et celle de l’apprentissage) ». C’est sur la base de ces colères qu’un collectif se réclamant des Gilets jaunes appelle à manifester à Paris, ce samedi 7 janvier. De quoi fédérer suffisamment pour faire reprendre le mouvement?

    L’appel a, en tout cas, été relayé par « de grands groupes Gilets jaunes » et jusqu’à 2.000 personnes étaient, pour le moment, attendues à Paris ce samedi d’après de premières estimations.

    Si le plus grand flou entoure encore la manifestation, l’ambition est bien de relancer le mouvement des Gilets jaunes qui avait vu le jour en 2018 d’abord sur les ronds-points puis dans les centres-villes au cours de longues semaines de revendications sociales souvent émaillées de heurts avec les forces de l’ordre.

    Le gouvernement inquiet

    Ces derniers jours, certains voient dans la précipitation du gouvernement à prendre des mesures très rapides et fortes pour éteindre les foyers de potentielles colères, la crainte d’un effet boule de neige qui avait largement contribué au succès des Gilets jaunes en 2018.

    Le premier quinquennat Macron avait été rythmé par les manifestations et nul doute que l’exécutif veut éviter un retour des hommes et femmes en jaune sur le bord des routes.

    Toutefois, ce n’est pas le premier retour que tentent les Gilets jaunes mais jusqu’ici, il n’y avait pas eu de mobilisation suffisante pour redonner de la flamme au mouvement au-delà du cercle des irréductibles.

    Gilet Jaunes en 2019 à Paris ©AFP

    Pas de reprise sur les réseaux sociaux ?

    L’appel pour ce 7 janvier dérogera-t-il à la règle? Lancé par le collectif de « Gilets Jaunes et de Citoyens en colère », ce rendez-vous du 7 janvier semble bénéficier d’un engouement particulier.

    « Notre appel a pris beaucoup d’ampleur dans les médias ainsi que sur les réseaux sociaux grâce à des gens que nous ne connaissons pas », indiquait ainsi un responsable à BFM TV qui tempère l’enthousiasme de ce dernier en indiquant que les différentes pages Facebook reprenant l’appel ne semblent pas très fournies en « followers ».

    C’est à 11 heures samedi, place de Breteuil dans le 7e arrondissement de Paris, que rendez-vous a été pris avec un cortège qui s’élancera à 14h30.

    La Préfecture de police de Paris indiquait ces dernières heures ne pas avoir reçu de demande d’organisation de manifestation et ne semblait pas particulièrement inquiète.

    Les Gilets jaunes, eux, abattent sans doute leur dernière carte pour tenter de relancer le mouvement. Parviendront-ils à leurs fins? Réponse ce samedi.

  • Au chevet de la croissance des pays occidentaux

    Au chevet de la croissance des pays occidentaux

    Après un rebond mécanique en 2021 succédant à la récession liée à la crise sanitaire en 2020, la croissance des pays occidentaux retrouve son rythme faible et chaotique en vigueur depuis une dizaine d’années. 

    Ces derniers sont rejoints par la Chine qui traverse l’une de ses périodes de croissance les plus faibles depuis le président Mao. Au cours de l’année précédant la covid-19, le PIB des économies avancées a augmenté de moins de 2 %. La productivité des pays riches qui est la source clef de l’amélioration du niveau de vie, est stagnante voire en déclin. Les prévisions officielles suggèrent que d’ici 2027, la croissance du PIB par habitant dans le pays riche médian sera inférieure à 1,5 % par an.

    La croissance économique est passée de mode

    Les pays de l’OCDE ont un rapport à la croissance de plus en plus complexe. Ils la souhaitent ardemment afin d’améliorer le pouvoir d’achat des ménages et de financer les dépenses publiques en forte hausse, mais dans le même temps, ils la rejettent. Face au déclin de la population active, à la différence des années 1950/1970, les populations sont de plus en plus opposées à l’arrivée d’immigrés. Le progrès est également vilipendé. La multiplication des contraintes réglementaires pèse sur la création de richesses. Les thèses en faveur de la décroissance trouvent un nombre croissant d’adeptes. La croissance économique est passée de mode. 

    Selon une enquête réalisée par Manifesto Projet et relayée par The Economist, 30 % de la population des Etats membres de l’OCDE seraient en faveur de la décroissance, soit deux fois plus que dans les années 1980. 

    La croissance, victime de l’inflation réglementaire 

    L’envie de croissance s’étiole tout comme l’esprit de réforme ; or les deux sont liés. Pour retrouver des gains de productivité et des marges de manœuvre, il est souvent nécessaire de libéraliser et de réduire les prélèvements obligatoires. Mais les gouvernements des Etats membres de l’OCDE réalisent de moins en moins de réformes structurelles, deux fois moins ces dernières années que dans les années 1980/1990. Ces réformes ont des effets sur la croissance faible car elles sont limitées et s’accompagnent de fortes compensations (étude publiée en 2020 par Alberto Alesina, économiste à l’Université de Harvard).

    L’atonie de la croissance proviendrait en partie d’une surproduction réglementaire. Aux Etats-Unis, en 2021, le gouvernement a introduit 12 000 nouvelles réglementations. En France, au 25 janvier 2022 le stock net de mots juridiques dans les textes répertoriés par Legifrance s’élève à 44,1 millions, en hausse de 93,8 % par rapport à 2002. 

    Une surproduction réglementaire 

    Les contraintes urbanistiques freinent la construction de logements, ce qui induit des augmentations de prix. L’immobilier capte une part croissante de l’épargne au détriment des autres activités. Cette captation s’inscrit en outre dans un processus de diminution de la construction. Selon une étude de Knut Are Aastveit, Bruno Albuquerque et André Anundsen, trois économistes, le nombre de projets immobiliers répondant aux normes a diminué de moitié depuis le début des années 2000. Cette diminution est en phase avec la décision de raréfier le foncier constructible. Au sein de l’OCDE, la construction de logements est inférieure de 33 % du niveau de la précédente décennie. 

    L’arbitrage en faveur du social pèse-t-il sur la croissance ? Ces dernières années, les gouvernements ont privilégié les dépenses sociales comme les retraites, la santé ou les aides sociales. Aux Etats-Unis, en 2018, les revenus avant impôts des 20 % des salariés étaient constitués à hauteur des deux tiers d’aides sociales contre un tiers en 1970, selon le Congressional Budget Office. En France, la progression est identique. Les dépenses de santé par habitant au sein de l’OCDE devraient augmenter de 3 % par an pour atteindre 10 % du PIB d’ici 2030, contre 9 % en 2018. La demande intérieure s’oriente de plus en plus vers des services à faible productivité (santé, services à la personne, tourisme). Le partage des revenus s’effectue de plus en plus en faveur des inactifs ce qui induit des charges accrues sur les actifs. 

    Plusieurs études soulignent que les pays enregistrant un faible niveau d’inégalités sont performants sur le plan de la croissance. A contrario, les Etats-Unis où des années 1980 à 2010, les inégalités se sont creusées, ont connu un taux de croissance supérieure à celle de l’Europe. La succession de crises a conduit les gouvernements à multiplier les mesures de soutien et de protection des populations. 

    Les effets de la crise sanitaire comme ceux liés à la guerre en Ukraine ont été mutualisés à plus de 75 % au sein des pays européens grâce à l’intervention de la puissance publique. Les Etats se portent de plus en plus garants des entreprises. Ainsi, en France, l’Etat avec les banques est le payeur en dernier ressort en cas d’incapacité des entreprises à rembourser les prêts souscrits durant l’épidémie de covid (PGE). 

    Aux Etats-Unis, le gouvernement fédéral a décidé de garantir également des volumes croissants de prêts (prêts étudiants, prêts entreprises, prêts aux collectivités locales). L’Etat garantirait ainsi un passif d’une valeur supérieure à six fois le PIB américain. L’Allemagne, qui était classée parmi les Etats les plus vertueux, a décidé d’allouer des crédits pour compenser la hausse des prix à hauteur de 7 % du PIB. 

    Le vieillissement, un facteur important pour expliquer le déclin de la croissance 

    Le vieillissement des populations se traduit par une stagnation et une diminution de la population active, par une diffusion plus lente du progrès technique et par un partage de la création de la richesse en faveur des inactifs. La demande est en outre orientée vers les services domestiques qui génèrent peu ou pas de gains de productivité. L’état d’esprit des gouvernements et des populations contre la croissance n’est pas sans lien avec le vieillissement de ces dernières. Elles entendent avant tout conserver leur niveau de vie et ne pas subir des changements qui pourraient le remettre en cause. Les mesures qui sont censées générer des avantages à moyen et long terme ne leur apparaissent pas opportunes car elles n’en sont pas les bénéficiaires immédiats. Les préoccupations de court terme ont tendance à l’emporter.

    Les gouvernements sont par ailleurs tétanisés face à la réédition d’une crise financière. La progression sans précédent en période de paix de l’endettement réduit leurs marges de manœuvre. La dette privée au sein de l’OCDE a depuis l’an 2000 augmenté de 30 points de PIB, la dette publique de plus de 25 points. Les facteurs de stagnation sont connus, en revanche les moyens de surmonter les blocages et les conservatismes au sein des différents ne le sont pas. 

    La fragmentation des sociétés rend toute réforme difficile. Sans changement de direction, l’économie mondiale est menacée d’une réelle régression. Celle-ci est-elle inévitable et faudra-t-il attendre la disparition des baby-boomers pour passer à une nouvelle étape de l’histoire économique ? Faut-il une nouvelle crise financière permettant d’effacer tout ou partie des dettes ? Certains l’imaginent. D’autres estiment que la croissance potentielle pourrait être accrue en renforçant la concurrence, en luttant contre les situations de monopoles ou d’oligopoles, en réduisant les coûts de logement exorbitants, en réduisant les contraintes qui pèsent sur la construction, en facilitant l’accueil de migrants pour remplacer les travailleurs qui partent à la retraite, et en augmentant la formation.

  • Covid-19 : les hôpitaux chinois submergés

    Covid-19 : les hôpitaux chinois submergés

    La Chine est toujours incapable de contrôler l’explosion des cas de Covid-19 et de prendre en charge décemment les malades. Un organisme indépendant britannique évoque 11 000 morts par jour dans les hôpitaux chinois.

    Sur des brancards, sont couchés des corps sans vie à l’hôpital de Pékin (Chine), mardi 3 janvier. Les images ont été tournées par une télévision espagnole, dans l’après-midi. Selon les estimations d’une société britannique, 11 000 malades de la Covid-19 décèderaient chaque jour en Chine. L’épidémie semble hors de contrôle. Dans un établissement de Chongqing, le nombre d’hospitalisations a été multiplié par cinq, ces derniers jours. 

    Contaminations en hausse

    À Chengdu, comme à Shangai, les médecins doivent désormais trier les patients. « Nous divisons les patients en plusieurs catégories : ceux qui sont dans l’incapacité de respirer, et dont le cœur ne bat plus, sont évidemment les plus urgents », explique Tang Shiyun, médecin à l’hôpital de Chengdu. Le pic de contaminations pourrait avoir été atteint. Certains spécialistes parlent de près de deux millions de personnes contaminées chaque jour dans le pays.

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • L’armée américaine traverse les Pays-Bas pour rejoindre l’Europe de l’Est

    L’armée américaine traverse les Pays-Bas pour rejoindre l’Europe de l’Est

    Des centaines de véhicules américains sont attendus à Flessingue, au sud-est des Pays-Bas. Ils doivent ensuite continuer leur route vers l’Europe de l’Est, où ils renforceront la présence militaire américaine sur le flanc est du territoire de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN).

    Selon un communiqué de presse du ministère néerlandais de la Défense, des soldats néerlandais contribueront au transport de la brigade de l’armée américaine à travers le pays de début janvier à début février, avant que celle-ci ne poursuive sa route vers la Pologne et la Lituanie.

    La brigade de l’armée américaine qui traversera le pays comprend 1 275 véhicules, dont de nombreux chars M1 Abrams, des véhicules de combat d’infanterie Bradley et d’autres équipements, qui seront ensuite acheminés vers l’Europe de l’Est.

    La brigade de l’armée américaine qui traversera le pays comprend 1 275 véhicules, dont de nombreux chars M1 Abrams, des véhicules de combat d’infanterie Bradley et d’autres équipements, qui seront ensuite acheminés vers l’Europe de l’Est. [EPA-EFE/ROBERT GHEMENT]

    La brigade américaine devrait rester en Pologne et en Lituanie durant six mois.

    En décembre, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, avait appelé les États membres de l’Alliance à fournir davantage d’armes à l’Ukraine.

    « J’appelle les alliés à faire davantage. Il est dans tous nos intérêts de sécurité de faire en sorte que l’Ukraine l’emporte et que [le président russe Vladimir] Poutine ne gagne pas. »

    Jens Stoltenberg, secrétaire général de l’OTAN

    Une semaine auparavant, les États-Unis avaient annoncé près de 2 milliards de dollars d’aide militaire supplémentaire pour l’Ukraine, comprenant notamment le système de défense aérienne Patriot, qui offre une protection contre les avions, les missiles de croisière et les missiles balistiques.

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 05.01.23

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 05.01.23

    Bonjour à tous, on se retrouve pour l’édition dédiée aux Français de l’étranger du jeudi 05 janvier 2023. Aujourd’hui, on parle des élections présidentielles en Afrique, des pensions alimentaires prises en charge par la CAF et du retour des Gilets jaunes en France qui fait craindre le pire au gouvernement. 

    2023, l’année des présidentielles en Afrique 

    Se dirige-t-on vers plus ou moins de démocratie en Afrique cette année ? C’est la grande question, alors que des élections nationales doivent se dérouler dans une série de pays du continent.  Du Nigeria à la RDC, en passant par le Gabon et Madagascar, les peuples africains seront appelés aux urnes cette année. Des situations que les Français expatriés dans ces pays regardent avec beaucoup d’attention. 

    Présidentielles en Afrique
    Présidentielles en Afrique

    Fin des impayés pour les pensions alimentaires ?

    Depuis le 1er janvier 2023, l’automaticité du versement des pensions alimentaires sera élargie à l’ensemble des séparations pour éviter les impayés. Si vous divorcez en France (il est possible d’invoquer l’article 1070 du code de procédure civile ou les articles 14 et 15 du code civil qui définissent un privilège de nationalité lorsque le demandeur ou le défendeur a la nationalité française) ou que vous faites transposer par un juge la décision prononcée dans un autre Etat européen, vous pourrez accéder à cette nouvelle disposition.

    Une rentrée très chaude 

    À quelques jours de la présentation de la réforme des retraites et d’un appel à manifester des Gilets jaunes, la majorité présidentielle doit gérer un contexte social explosif. Autant dire que si Élisabeth Borne continue de recevoir les partenaires sociaux pour les convaincre sur l’allongement de l’âge de départ à la retraite, ces derniers semblent de plus en plus dépassés par ces mobilisations hybrides. Les prochaines semaines seront chaudes en France. 

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour un nouveau flash dédié aux expatriés. 

    Ecoutez le flash des Français de l’étranger

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