Le président des Républicains Eric Ciotti se dit prêt à « voter une réforme juste », le parti de droite pourrait ainsi faire apparaître une majorité au parlement.
« La situation budgétaire, démographique et économique impose cette réforme » a précisé hier, Eric Ciotti, dans le Journal du dimanche. « Je souhaite donc pouvoir voter une réforme juste qui sauve notre système de retraite par répartition ».
La réforme des retraites, grande promesse d’Emmanuel Macron durant sa campagne, et qui sera dévoilée ce mardi 10 janvier, a trouvé un soutien de poids. Le ralliement des Républicains pourrait offrir une majorité au parlement.
Soutien de M. Ciotti
M. Ciotti rappelle que la « droite de gouvernement » a toujours défendu l’idée d’une réforme qui conduise à travailler davantage. Cette loi très décriée, rejetée par l’ensemble de syndicats, vise notamment à allonger l’âge de départ à la retraite de 62 à 64 ans.
Ce soutien comporte néanmoins quelques contreparties, comme l’accès au minimum retraite (1 200 euros) non seulement aux nouveaux entrants, mais aussi « de façon rétroactive aux retraités actuels qui bénéficient des pensions les plus modestes ».
De plus, la réforme doit « s’étaler sur deux quinquennats », pour le député de droite, avec un relèvement de l’âge légal de départ à 63 ans en 2027 puis 64 ans en 2032.
Le ministre délégué aux Compte publics, Gabriel Attal, a réagi dimanche sur France 3, saluant « la responsabilité » de l’opposition. Celui-ci s’est également défendu d’avoir conclu un accord avec les Républicains.
Tout le week-end le Président de la république, la Première ministre et le ministre du Travail, du Plein emploi et de l’Insertion ont poursuivi les discussions. Le projet de loi sera présenté ce mardi 10 janvier à l’Assemblée nationale puis au Sénat pour une application dès le début de l’été.
Bonjour à tous, ce mardi 10 janvier, dans le flash des expatriés, on parle de la levée de la quarantaine en Chine, des pays qui ont bien résisté à la crise en 2022 et de la réforme de la retraite en France que le gouvernement va dévoiler aujourd’hui.
Plus de quarantaine à l’arrivée en Chine
Depuis ce dimanche, les voyageurs arrivant en Chine n’ont plus à respecter de quarantaine obligatoire. Seul un test négatif de moins de 48 heures est exigé pour entrer sur le territoire chinois. Mais gare sur place au variant XBB.1.5, ce virus est à l’origine de la reprise de la pandémie aux USA.
Quel pays a bien résisté à la crise en 2022 ?
C’est la question à laquelle répond l’économiste Philippe Crevel sur le site Lesfrancais.press. Surprise, les Etats les plus résilients ne se situent non pas en Amérique du Nord, en Asie, mais en Europe du Sud. La Grèce qui avait connu une quasi-banqueroute entre 2011 et 2013 se classe dans le peloton de tête avec le Portugal, l’Espagne et Israël. En revanche, l’Allemagne ou les Pays Baltes, qui comptaient parmi les pays les plus performants, ferment la marche.
La réforme des retraites en France
C’est le sujet chaud de l’année, Elisabeth Borne dévoilera son plan cet après-midi. Depuis hier, les contours de la réforme s’affinent, notamment sur le recul de l’âge légal de départ à la retraite, pierre angulaire du texte, qui devrait être fixé à 64 ans. Dans le même temps, plusieurs zones d’ombre demeurent, tandis que les oppositions et les syndicats ont déjà prévu de lutter frontalement contre cette réforme emblématique du début du deuxième quinquennat d’Emmanuel Macron. On en reparlera demain.
Sylvie Bermann, diplomate, ancienne ambassadrice de France auprès de 3 pays membres du Conseil de sécurité des Nations Unies, la Chine, le Royaume-Uni et la Russie, est l’invitée du Journal international de TV5 Monde.
Une diplomate ultra-qualifiée
Sylvie-Agnès Bermann est une diplomate française de carrière, ambassadrice de France en Russie de septembre 2017 à décembre 2019. Elle a été auparavant ambassadrice de France en Chine de 2011 à 2014 puis ambassadrice de France au Royaume-Uni de 2014 à 2017. En 2020 elle est nommée présidente du conseil d’administration de l’Institut des hautes études de Défense nationale. Depuis 2021, elle est administratrice de l’Institut de relations internationales et stratégiques.
Première femme élevée au plus haut grade de la diplomatie
Notons que Sylvie Bermann fut la première femme à atteindre le grade le plus prestigieux soit « ambassadeur perpétuel de France ». Il s’agit de la plus haute distinction du corps diplomatique et seulement une ou deux personnes par an ont ce privilège. Jusqu’au décret du 19 juin 2019 aucune femme ne l’avait eue, c’est désormais chose faite. Sur décision du Président de la République Emmanuel Macron, Sylvie Bermann a été élevée à la dignité d’ambassadrice de France. Consécration d’un parcours diplomatique brillant !
Le retour de l’inflation, la progression du prix des importations énergétiques, la stagnation ou le recul du pouvoir d’achat, la poursuite de l’augmentation de l’endettement public, les ménages et les entreprises ont dû supporter des vents contraires bien différents de ceux de 2021 qui avait amené une forte croissance. Alors quels sont les pays qui ont le mieux résisté économiquement en 2022 ?
Des pays résistants en Méditerranée
Au cours de l’année 2022, les valeurs boursières ont perdu près de 20 % à l’échelle mondiale. Les performances économiques ont été rares mais certains pays s’en sont mieux sortis que d’autres. Assez étrangement, ceux qui ont été en tête des classements, ces dernières années, ne sont pas toujours ceux qui ont obtenu les meilleurs résultats. En prenant en compte les données compilées par « The Economist » (PIB, inflation, performance boursière et dette publique, etc.), les Etats les plus résilients ne se situent non pas en Amérique du Nord, en Asie, mais en Europe du Sud. La Grèce qui avait connu une quasi-banqueroute entre 2011 et 2013 se classe dans le peloton de tête avec le Portugal, l’Espagne et Israël. En revanche, l’Allemagne ou les Pays Baltes, qui comptaient parmi les pays les plus performants, ferment la marche.
Au niveau de la croissance, la Norvège, aidée par le prix élevé du pétrole et du gaz, ainsi que la Turquie, obtiennent les meilleurs résultats. Les autorités turques bénéficient de l’essor du commerce anti-sanctions avec la Russie. Elles ont par ailleurs maintenu de faibles taux d’intérêt qui ont généré une forte inflation. Les Etats d’Europe du Sud ont bénéficié de leur côté de la reprise plus rapide que prévu du tourisme. L’année 2022 a dépassé celle de 2019 en termes de chiffres d’affaires pour ce secteur. Les Etats-Unis ont réussi à conserver un fort taux de croissance grâce aux effets des plans de relance et de la vitalité de l’emploi.
Faible inflation en Suisse, France et Espagne
Pour l’inflation, rares sont les pays à avoir conservé des taux faibles. Parmi ces derniers figurent la Suisse avec un taux avoisinant 3 % et le Japon. A l’autre extrémité, se trouvent les Pays Baltes avec une inflation de plus de 20 % et la Turquie dont l’inflation a dépassé 55 %. La France et l’Espagne se classent parmi les pays à faible inflation. Au Royaume-Uni, l’inflation sous-jacente a fortement augmenté, laissant présager son recul difficile à la différence de l’Italie ou du Japon.
Aux Etats-Unis, l’indice des valeurs technologiques a perdu un tiers de sa valeur
Au niveau des placements financiers, l’année 2022 a été sombre avec des rendements réels négatifs pour les produits de taux et d’importants reculs pour les valeurs « actions ». La bourse de Norvège a néanmoins été dopée par le cours des actions des entreprises énergétiques. Au Royaume-Uni, aidés par la dépréciation de la livre sterling, les indices « actions » ont résisté d’autant plus que les entreprises cotées à Londres ont souvent des liens avec les marchés des matières et de l’énergie. En revanche, les places allemandes et de Corée du Sud ont été fortement touchées. Aux Etats-Unis, l’indice des valeurs technologiques a perdu un tiers de sa valeur en un an.
En 2022, peu d’Etats ont réussi à assainir leurs finances publiques. Ils ont essayé de compenser les effets de l’inflation en recourant aux dépenses publiques. La France a ainsi consacré plus de 50 milliards d’euros, l’Allemagne réputée jusqu’à maintenant pour sa rigueur a décidé de mobiliser 7 points de son PIB pour faire face aux conséquences de l’augmentation des prix de l’énergie. A contrario, les Etats-Unis ont réduit leur déficit public de plus de 5 points de PIB. Les Etats d’Europe du Sud, France non compris, ont réussi à stabiliser leur dette publique. La France a accumulé en 2022 un déficit budgétaire et un déficit commercial importants, plus de 170 milliards d’euros pour le premier et plus de 150 milliards d’euros pour le second.
La Grèce en tête, la France 9ème
Selon le classement établi par « The Economist », la Grèce est donc première suivie du Portugal, de l’Irlande, d’Israël, de l’Espagne et du Mexique. La France se classe 9e loin devant l’Allemagne qui est 30e sur 34. Cette dernière a été pénalisée, en 2022 par les difficultés de l’industrie automobile et par le ralentissement de l’économie chinoise. L’économie française a bénéficié de la bonne activité du secteur du tourisme et des mesures de soutien des pouvoirs publics.
Depuis ce dimanche, les voyageurs arrivant en Chine n’ont plus à respecter de quarantaine obligatoire. Seul un test négatif de moins de 48 heures est exigé pour entrer sur le territoire chinois.
Un simple test négatif de moins de 48 heures est désormais suffisant pour entrer en Chine: dès ce dimanche, les quarantaines obligatoires à l’arrivée dans le pays, dernier vestige de sa stricte politique sanitaire du « zéro Covid » qui isolait le pays depuis près de trois ans, sont abolies.
La Chine était la seule grande économie qui continuait à imposer à l’arrivée sur son territoire des quarantaines qui pénalisent le tourisme, même si leur durée avait été réduite ces derniers mois.
Les voyageurs arrivant sur le territoire chinois devaient observer une quarantaine de cinq jours à l’hôtel, suivis de trois jours d’observation à domicile. En juin, la Chine avait déjà réduit de moitié la durée de la quarantaine obligatoire pour les voyageurs arrivant dans le pays: celle-ci était passée à 10 jours, contre 21 auparavant.
Rétablissement progressif des voyages à l’étranger
La Commission de la Santé a indiqué qu’elle ne considérait plus la Covid-19 comme une « pneumonie » mais comme une maladie « contagieuse » moins dangereuse. Selon les autorités, cette nouvelle classification sanitaire ne justifie plus de quarantaines.
Certaines restrictions restent toutefois en place: la Chine a largement suspendu la délivrance de visas touristiques et pour étudiants étrangers depuis le début de la pandémie. La Commission de la Santé a par ailleurs évoqué un rétablissement progressif des voyages à l’étranger pour les Chinois, sans toutefois avancer de calendrier. Seuls des déplacements pour raisons impérieuses étaient jusque-là tolérés.
Le gouvernement avait notamment décidé la fin des confinements à grande échelle et l’arrêt des placements systématiques des personnes testées positives dans des centres de quarantaine – des établissements décriés, au confort très variable. Il n’est par ailleurs plus obligatoire de présenter un test Covid négatif pour se rendre dans une autre province. Une décision appliquée du jour au lendemain.
Restrictions pour les voyageurs venant de Chine
Un abandon de l’essentiel des restrictions sanitaires qui a entraîné une flambée des contaminations de la Covid en Chine, un phénomène largement passé sous silence par les autorités.
Face à cette explosion des cas, de nombreux pays ont décidé d’imposer de nouvelles mesures anti-Covid aux voyageurs en provenance de Chine, comme la France, l’Italie, l’Espagne, le Royaume-Uni, les États-Unis, le Japon ou encore le Canada.
À la veille de l’entrée en mesure de cette levée de quarantaines, samedi, l’Allemagne, la Belgique et le Luxembourg ont « déconseillé » les voyages non indispensables en Chine. En réaction, Pékin a jugé « inacceptables » ces mesures, n’excluant pas de prendre « des contre-mesures, selon le principe de réciprocité ».
Emmanuel Macron a présenté ses vœux vendredi 6 janvier 2023 aux acteurs de la santé à l’hôpital de Corbeil-Essones (91). Le président a annoncé une série de mesures qu’il estime être « la politique publique qui permet de faire tenir toutes les autres ».
Vendredi midi, face aux soignants, le chef de l’État a d’abord tenu à saluer leur engagement et leur dévouement, avant de reconnaître que le défi des mois à venir serait de « réussir à garder les soignants qui sont déjà en place ».
« Il y a un vrai problème d’attractivité à régler » à l’hôpital, a-t-il ajouté, avant de dévoiler son « plan santé ».
Tout d’abord, Emmanuel Macron souhaite faire « gagner du temps médical » aux médecins généralistes, notamment en réorganisant leur temps de travail. Pour cela, le président a annoncé vouloir recruter plus d’assistants médicaux. Il en existe aujourd’hui 4 000 en France, l’objectif est qu’ils soient 10 000 d’ici la fin de l’année.
« Nous allons accroître le financement » pour atteindre cet objectif a dit le président, qui a également indiqué vouloir faire de même à l’hôpital afin de « renforcer les équipes au chevet des patients ».
Quelques instants avant le discours du chef de l’État, plusieurs soignants lui ont fait part de leur sentiment de perte de sens dans leur métier. « Tout le monde nous a oubliés » après la crise de la Covid, confient-ils.
Pour remédier à ce manque de reconnaissance, le chef de l’Etat veut « réorganiser les soins à l’hôpital pour retrouver une échelle humaine ». Revoir les plannings, accorder plus de temps aux malades, avoir un meilleur accès à la formation… Le président souhaite mettre en place une « liberté d’organisation » au sein de chaque service et un tandem administratif et médical à la tête de chaque établissement hospitalier.
Emmanuel Macron a présenté ses vœux vendredi aux acteurs de la santé à l’hôpital de Corbeil-Essones (91). [LUDOVIC MARIN / POOL/EPA]
Meilleur accès aux soins
Emmanuel Macron a reconnu qu’il y avait un problème d’accès aux soins sur le territoire français et a indiqué vouloir « redistribuer les soins » pour soulager les services d’urgence et remédier aux déserts médicaux.
Alors que les services d’urgence connaissent en France une crise sans précédent, le président a voulu se montrer rassurant en indiquant souhaiter ouvrir le chantier de la rémunération du travail de nuit.
Côté déserts médicaux, le chef d’État souhaite « mieux rémunérer » les médecins de ville qui assurent la permanence des soins et « prennent en charge des nouveaux patients », dans le but que les Français aient « accès à une offre de soin » quel que soit leur « bassin de vie ». Pour rappel, six millions de Français n’ont pas de médecin traitant, dont 600 000 avec des maladies chroniques. Ces malades se « verront proposer un médecin traitant avant la fin de l’année » ou à défaut « une équipe traitante », a-t-il promis.
Cette annonce intervient alors que les médecins libéraux se mobilisent depuis plusieurs jours afin que le prix de la consultation passe de 25 à 50 euros.
Enfin, le président veut revaloriser le rôle des médecins généralistes : « d’abord en les aidant à prendre en charge davantage de patients avec la rémunération qu’on va mettre en place, avec la multiplication aussi des aides », mais aussi en supprimant les tâches inutiles et en faisant évoluer les compétences des autres professionnels de santé.
« Comme la santé n’a plus de prix pour beaucoup de nos compatriotes, elle n’a plus de valeur », a-t-il ensuite jugé. Emmanuel Macron entend responsabiliser les patients, notamment lorsqu’un rendez-vous ne sera pas honoré.
Le président a conclu en assurant aux soignants qu’il reviendrait régulièrement les voir et qu’ils pouvaient compter sur lui « pour qu’on bâtisse l’hôpital et le système de santé que notre pays mérite ».
Frère numéro 2, Khieu Samphan, ancien chef d’Etat des Khmers rouges, finira sa vie en prison. Il y est depuis 2011. Trois dignitaires ont été condamnés pour crimes de guerre, esclavage, et génocide. Un tribunal spécial a été constitué, critiqué pour une mansuétude imposée au nom de la stabilité nationale par le gouvernement actuel, dont le chef Hun Sen est lui-même un ancien commandant khmer. Le régime des Khmers rouges a tué près de 2 millions de personnes. Bin Chin, vice premier ministre, avance que le tribunal pourrait servir de « modèle pour poursuivre les crimes graves et massacres dans le futur au niveau international« . Songeait-il à Poutine ?
Au mois de mars, les ministres de la justice des pays membres de la Cour Pénale Internationale sont invités à La Haye pour apporter leur soutien à l’enquête engagée par son Procureur contre la Russie.
Les armes sont nécessaires. Le droit aussi. C’est une arme, et plus encore.
Quelle est la probabilité pour que les dirigeants russes répondent de leurs crimes ? Difficile de penser qu’un pays voisin renverse le régime, comme ce fut le cas au Cambodge. Est-ce une raison pour renoncer à la voie du droit ? France, Allemagne, États-Unis, ont décidé d’envoyer des chars et des batteries de défense aérienne. Les armes sont nécessaires. Le droit aussi. C’est une arme, et plus encore.
Hier, la Russie appartenait au Conseil de l’Europe, c’est-à-dire à l’Europe de ce triple pilier : démocratie, droits de l’homme, État de droit. La Cour Européenne des Droits de l’Homme reçoit les requêtes des citoyens de tous les pays. Sa jurisprudence fait école. C’est un outil de standardisation du droit, de mise en œuvre pratique, de démocratie directe. Pas à pas, comme la Turquie, la Russie avançait vers une justice au service des citoyens plutôt que du pouvoir. Elle représentait 13% des recours devant la CEDH. Souvent, le gouvernement rechignait à appliquer les décisions. Pourtant, la majorité des arrêts de la Cour a été exécutée.
L’exclusion de la Russie du Conseil de l’Europe l’exonère-t-elle de toute responsabilité vis à vis de la Cour ?
Avec la guerre d’Ukraine, la Russie a été exclue à l’unanimité des 46 autres États. Des pays comme l’Azerbaïdjan, l’Arménie, la Hongrie, la Turquie, la Serbie, proches des Russes, ont voté son expulsion. L’exclusion exonère-t-elle les Russes de toute responsabilité vis-à-vis de la Cour ? Non : ni pour les affaires pendantes : 17.000, ni pour les nombreuses violations de la Convention commises avant le 16 septembre. Mais la CEDH est compétente pour les Etats, alors que crimes de guerre, crimes contre l’humanité, génocides, sont imputables non aux pays mais aux personnes. Même si rien n’interdit à la CEDH de considérer aussi l’État russe comme responsable.
Le tribunal conçu pour ces crimes est la Cour Pénale Internationale. La Russie n’en est pas membre. Cela n’empêche pas d’enquêter, puisque le statut de Rome, signé par 123 pays, prévoit que la CPI reste compétente pour des crimes commis sur le territoire d’une nation qui a accepté la compétence de la Cour, ce qui est le cas de l’Ukraine depuis l’annexion de la Crimée.
200.000 enfants ukrainiens déportés : une plainte devant la CPI pour génocide.
La procureur Karim Khan a ouvert une enquête pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Il pourrait étendre les chefs d’accusation au « génocide », en raison des déportations d’Ukrainiens en Russie, notamment d’enfants. Près de 200.000 enfants auraient été déportés selon le gouvernement ukrainien. Une association française a déposé un dossier devant la CPI pour « génocide » et « crimes contre l’humanité ». 13. 000 cas ont déjà été identifiés et répertoriés. Il s’agit de russifier les enfants dans des camps de rééducation ou en les faisant adopter. La Commissaire présidentielle aux « droits des enfants » se vantait récemment: « Soixante-seize enfants de la république populaire de Louhanskse préparent déjà à partir chez des parents adoptifs dans nos régions ». Ce système de déportation semble bien constitutif d’un génocide.
Tel ou tel oligarque, propagandiste, officier, ministre, pourrait être traduit devant un tribunal.
L’intérêt d’une telle procédure est justement qu’elle incrimine les personnes. Les donneurs d’ordres, bien sûr, mais aussi ceux qui les exécutent, s’en font les défenseurs ou les promoteurs. Pour la première fois, les preuves et dossiers sont constitués au cours même des opérations. Les auteurs du massacre de Boutcha ont été suivis et identifiés par leur téléphone. En Russie on commence à savoir qu’un jour, tel ou tel oligarque, propagandiste, officier, ministre, conseiller, administrateur, pourrait être arrêté et traduit devant un tribunal. Le droit international actuel permet de déclarer Wagner comme groupe terroriste, d’arrêter ses dirigeants, ses membres, par exemple en Afrique. Que les violeurs et assassins que libère Prigogine retournent en prison ; et lui aussi, il en vient. Les chars sont nécessaires parce que cette guerre est juste.
Milosevic, Fujimori, Noriega, Saddam Hussein, Charles Taylor, Hissene Habré ont été jugés
Bien sûr, cela prendra du temps. Bien sûr, il est probable que Poutine ne soit jamais présenté devant une Cour. Bien sûr, la paix inclura sans doute des amnisties. Peut-être pas. Milosevic est mort dans une prison à La Haye. Fujimori, Noriega, Saddam Hussein, Charles Taylor, Hissene Habré ont été jugés pour crimes contre l’humanité ou crime de guerre.
Le plus probable est qu’un jour, ce soit la Russie qui juge de ces crimes. Aucun pays n’aime laisser à d’autres le soin de punir ses dirigeants. Un jour, Poutine aura un successeur. A l’exemple d’un Khrouchtchev, celui-ci aura à cœur, hypocritement ou sincèrement, de se débarrasser du passé et de ses plus encombrants représentants. N’est-ce pas le cas au Soudan, où l’ancien président Omar el Béchir, en prison, devrait être transféré à la CPI ?
Dans les régimes autoritaires, la justice sert plutôt à condamner les opposants. Comme en Iran – où deux manifestants ont encore été exécutés-, en Turquie, en Chine, en Birmanie, au Nicaragua – tous complaisants avec la Russie.
Tout incite le Conseil de l’Europe à proposer une procédure ad hoc. La France pourrait en prendre l’initiative.
La condamnation pour crime de guerre, crime contre l’humanité, génocide, est un phénomène nouveau, qui apparait comme une revendication sur tous les continents.
Tout incite le Conseil de l’Europe à proposer, avec l’aide de la CEDH, une procédure ad hoc. Que la Russie en ait été exclue ne peut conduire à se désintéresser des violations qu’elle a commises et que ses dirigeants revendiquent. La France pourrait prendre l’initiative d’une telle démarche, en demandant au Comité des ministres d’interroger la Cour et ses juristes sur les moyens et instances à créer pour juger les dirigeants et protéger les citoyens russes et ukrainiens.
Toute tragédie doit être surpassée par une action qui la corrige, et en prévient la répétition. L’adhésion de la Russie au Conseil de l’Europe avait été pour les citoyens russes un progrès. Les Russes ne doivent pas être abandonnés. Les complices et exécutants de ceux-ci doivent savoir qu’un jour, ils pourraient être jugés, en Russie ou ailleurs.
Bonjour à tous, bienvenue dans l’édition dédiée aux Français de l’étranger du 09 janvier 2023. On commence la semaine en faisant un point sur les certificats de vie, sur la vague de départs du Royaume-Uni et sur l’échec des Gilets jaunes ce week-end.
Automatisation et digitalisation
Depuis 2019, l’Etat français échange les informations liées à l’Etat civil avec certains de ses voisins, comme la Belgique ou la Suisse. Pour ceux concernés, il n’y a donc plus de certificats de vie à envoyer pour percevoir sa retraite. Pour les autres, il est conseillé d’utiliser l’envoi numérique via le site info-retraites.fr. Retrouvez tous les détails dans notre article sur le site Lesfrancais.press et sur celui de votre radio. Petit bonus, le calendrier des versements pour cette année est inclus dans la publication.
Au Royaume-Uni, les Français font leurs bagages
C’est en tout cas le sentiment qui parcourt la communauté française de Londres. Au point qu’il est possible que la capitale britannique ne soit plus la première ville de Français hors de France. Inflation, crise du système de santé, blocages dans le business dûs au Brexit, etc., le Royaume-Uni ne fait plus rêver.
C’est le constat que font les organisateurs, les médias et les politiques après un appel à manifester ce samedi 07 janvier. Seulement quelques centaines de participants que ce soit à Paris, Lyon ou Toulouse. Un soulagement pour le gouvernement qui s’attend à de grandes tensions sociales alors que s’ouvre l’épineux dossier de la réforme des retraites cette semaine.
Les Français de l’étranger retraités qui perçoivent une pension française doivent chaque année justifier leur existence auprès de leur caisse de retraite. Pour cela, jusqu’à l’année dernière, il n’y avait qu’une solution, soit faire compléter un document appelé certificat de vie ou certificat d’existence par l’autorité locale compétente du pays (ambassade, commissariat, mairie…) et le transmettre au régime de retraite. Entre les complications sur place, les consulats ne remplissant plus ces documents, et les risques postaux, ce fut longtemps une source d’angoisse.
Mais depuis 2019, des actions ont été entreprises par le Ministère délégué aux Français de l’étranger et les Caisses de retraites françaises, échanges automatiques de données, numérisation des envois de certificats de vie, etc. Vous trouverez aussi en fin d’articles les calendriers de paiements.
Echanges automatiques de données
Afin de faciliter les démarches des retraités expatriés, un échange automatisé d’informations décès entre les différents services a été mis en place avec l’Allemagne, la Belgique, le Luxembourg et la Suisse. Cette année, la France étendra ses échanges directs avec l’Espagne et le Portugal.
C’est de loin la solution la plus simple. On peut espérer une généralisation au niveau européen à moyen terme, hors de l’espace commun, le dispositif sera complexe voire impossible à mettre en place.
Le certificat de vie
Pour la grande majorité des retraités hors de France, c’est donc le certificat de vie qui s’impose. On ne peut que conseiller de privilégier le service en ligne à l’envoi postal.
Digitalisation
Utilisez le service en ligne pour envoyer votre certificat de vie dûment complété lorsque vous habitez à l’étranger. En plus de vous éviter de payer des frais d’affranchissement, vous avez la certitude de la bonne réception du document. En effet, un accusé de réception vous sera automatiquement transmis par courriel.
Ce service en ligne est accessible de deux manières différentes :
sur le site internet de l’un de vos régimes de retraite (www.agirc-arrco.fr par exemple) en vous connectant à votre espace personnel.
Dans tous les cas, vous devrez scanner votre document complété et signé par une autorité compétente avant de pouvoir le transmettre en ligne à votre organisme de retraite.
N’hésitez pas à créer un compte personnel si ce n’est pas encore fait. Vous aurez uniquement besoin d’un numéro de sécurité sociale et/ou votre numéro d’adhérent.
Avec ce nouveau service proposé depuis 2019, vous n’envoyez plus qu’une seule attestation d’existence, transmise automatiquement à toutes les caisses de retraite.
Envoi postal
Si vous ne pouvez bénéficier d’une ou l’autre des solutions proposées ci-dessus, il vous faudra envoyer votre justificatif d’existence (formulaire ci-dessous) qui doit être rempli. Il doit être visé par les autorités locales du pays de résidence (bureau de police locale, mairie…).
Une fois cette étape achevée, il est possible de renvoyer le document par courrier aux différentes caisses dont vous dépendez, ou envoyez le à Info-retraite.fr après avoir créé votre compte sur leur site, et cette plateforme le transmettra à toutes les caisses dont vous dépendez.
Plusieurs centaines de gilets jaunes se sont mobilisés ce samedi à Paris, Toulouse, Strasbourg ou Mulhouse, contre la réforme des retraites, l’inflation et la hausse du coût de l’énergie.
De l’aveu même de certains manifestants, la mobilisation des gilets jaunes était « plutôt faible » ce samedi. Selon notre reporter sur place dans le cortège parisien, environ 500 personnes étaient présentes dans les rues de la capitale. Le dernier défilé des Gilets jaunes, le 19 novembre, avait rassemblé 680 contestataires à Paris, selon la préfecture de police.
Les manifestants, partis de la place de Breteuil (7e arrondissement), aux environs de 14h45, pour rejoindre la place du bataillon du Pacifique (10e arrondissement), avaient plusieurs revendications à défendre, comme leur opposition à la réforme des retraites, et le souhait de rappeler l’importance de l’inflation et du coût de l’énergie.
Parmi les politiques présents dans ce cortège, encadrés par plusieurs centaines de gendarmes et de CRS, se trouvaient notamment les députés LFI Antoine Léaument et Thomas Portes.
Les organisateurs parlaient cependant d’un engouement particulier en amont du 7 janvier. « Je pense qu’il y aura du monde en raison du déni démocratique, de l’inflation, des factures. C’est la merde socialement », expliquait l’un des organisateurs à BFMTV, précisant qu’une dizaine de ronds points tenus à travers la France dans le passé se sont « réactivés » dernièrement en vue de cette manifestation.
L’organisateur expliquait que la manifestation s’inscrit dans la logique de celles qui se tiennent depuis un an.
Repenser le mouvement ?
Du côté de Toulouse, mêmes observations, selon un journaliste de La Dépêche présent sur place, « les retrouvailles n’ont pas atteint les sommets espérés ». Les gilets jaunes n’étaient pas plus d’une centaine rassemblée sur les allées Jean-Jaurès, selon les manifestants, 70 pour la police nationale.
À Strasbourg et Mulhouse, ils étaient respectivement environ 200 et 150, selon France 3 Grand Est. Pour les personnes présentes, il ne s’agit que d’un « début ». Ces dernières sont persuadées que le mouvement va reprendre avec pour objectif de réinvestir les ronds-points comme en 2018.
Mais selon Sylvain Boulouque, historien spécialiste du syndicalisme et des mouvements sociaux, « cela n’imprime plus ».
« Plus qu’un essoufflement c’est une très faible mobilisation qui rassemble quelques noyaux militants. Ce qui n’est pas surprenant car un mouvement social apparaît spontanément, le maintenir sous une forme identique aboutit souvent à un échec pour les personnes qui cherchent à le maintenir. Il aurait peut-être fallu qu’ils se structurent différemment.
Si la mobilisation ne semble pas avoir rassemblé autant de monde qu’espéré, celle du 21 janvier, intitulée « marche pour nos retraites » et organisée par LFI, est vue comme le symbole de la reprise du mouvement.