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  • Nouveau dispositif de formation des professeurs à l’étranger – l’interview de Samantha Cazebonne

    Nouveau dispositif de formation des professeurs à l’étranger – l’interview de Samantha Cazebonne

    Samantha Cazebonne est sénatrice des Français de l’étranger (Renaissance), par sa carrière comme proviseure dans le réseau des Lycées Français de l’étranger, elle est la cheville ouvrière au parlement de l’AEFE. Parmi ses nombreuses propositions pour maintenir la qualité de l’enseignement hors de France, les Instituts régionaux de formation (IRF) est la mesure phare de cette année 2023. Dans ce podcast, elle revient pour nos auditeurs sur les enjeux de la formation des professeurs à l’étranger.

    Samantha Cazebonne et Anne-Sophie Gouix, proviseure, Anne Simon, IEN en résidence, chargée des formations du premier degré, Laila Azouagh, DAF Directrice administrative et financière, lors de la visite de l’IRF à Abu Dhabi en novembre 2022 ©Samantha Cazebonne

    Ecoutez le podcast avec Samantha Cazebonne

    16 Instituts régionaux de formation

    En remplacement des anciens « établissements mutualisateurs », les Instituts régionaux de formation (IRF) doivent répondre aux besoins accrus en formation. Ces nouveaux centres, qui sont basés dans l’un des établissements de la zone, sont conçus comme un « renfort quantitatif et qualitatif à la formation au bénéfice de tous les personnels« .

    Cependant, les syndicats en ont une autre vision. Pour eux, c’est surtout un outil pour recruter des professeurs, hors Education nationale, qui seront embauchés sous contrat local. Une démarche qu’ils dénoncent, eux voudraient voir le contingent de professeurs détachés de France renforcé. Deux problèmes empêchent leur voeux de se réaliser. Dans l’hexagone, la pénurie de professeurs est importante et le budget de l’AEFE, pour ce poste, n’a pas été revalorisé. La directrice communication de l’AEFE, Anne Boulakia, nous révélait, il y a quelques jours, que le nombre de professeurs mis à disposition par le ministère de l’Education nationale reste constant et ce malgré le développement du réseau.

    Samantha Cazebonne, qui est à l’origine de la loi créant ces IRF, en appelle donc au pragmatisme et à la recherche de l’efficacité.

    « Nous avons besoin de personnel détaché de l’Education Nationale, c’est indispensable, c’est un socle qui doit rester inchangé. Je comprends que certains veulent voir la logique du service public se déployer à l’étranger. Mais le développement est pris en charge par le privé, ce qui amène à devoir gérer des professeurs issus du droit local. Nous devons donc répondre aux besoins de formation »

    Samantha Cazebonne, sénatrice des Français de l’Etranger

    Dans le podcast, Samantha Cazebonne explique que ces décisions permettent aussi de maintenir les frais de scolarité au niveau actuel. Pour la sénatrice, si l’ensemble des professeurs étaient détachés, les coûts d’écolage seraient triplés.

    Un zonage historique

    16 zones ont été créées, en reprenant simplement celles existantes précédemment, c’est une décision de l’AEFE. Samantha Cazebonne fait confiance à l’AEFE pour compléter le réseau avec des annexes qui devraient se déployer dans les prochains mois.

    Elle souhaite que les zonages soient pensés pour répondre aux besoins locaux, la création d’annexes va dans le bon sens.

    Une formation continue

    Si les IRF vont former les nouveaux professeurs, ils sont aussi ouverts à tous les professeurs qui veulent compléter leur formation.

    Les Instituts régionaux de formation seront donc aussi ouverts aux professeurs en poste, détachés inclus. Cette « mise à niveau » sera évidemment prise en charge par l’AEFE et les établissements tant sur la formation en elle-même mais aussi les coûts annexes.

    Pour les arrivants, les critères de recrutement pour participer à cette formation, et donc devenir professeur homologué pour le réseau, sont similaires à ceux existants en France. Tous les postulants auront un parcours universitaire sanctionné par un diplôme reconnu internationalement.

    Un lancement par étapes

    Actuellement, 7 à 8 IRF sont déjà actifs. Les autres centres sont bloqués par des dispositions juridiques. Selon les pays, les normes et critères pour ouvrir un centre de formation dédié à l’enseignement ne sont pas identiques.

    « Ce n’est pas tout à fait égal en matière de déploiement, certains sont déjà en situation, tandis que d’autres sont freinés par des contraintes juridiques locales. N’étant pas sur le territoire français, nous devons obtenir des autorisations qui prennent parfois du temps »

    Samantha Cazebonne, sénatrice des Français de l’Etranger

    L’objectif reste, cependant, que tous les IRF soient opérationnels au cours de cette année. Pour le réaliser toutes les parties prenantes devront prendre leurs responsabilités. La gouvernance des IRF qui a été repensée devrait favoriser la création d’une dynamique positive. Parents d’élèves, syndicats et administration seront réunis autour de la table au cours du mois de mai pour faire un point d’étape du déploiement et chacun pourra s’exprimer et faire remonter les écueils rencontrés s’il y en a.

    Une mission confiée par Pap Ndiaye

    Samantha Cazebonne va suivre de près le déploiement mais aussi, à travers une mission confiée par le ministre de l’Education Nationale, va travailler à une meilleure valorisation du corps professoral.

    Pour cela, comme en France, avec le ministère, elle imagine une politique de certification des savoirs acquis au fil des formations continues dispensées par les IRF.

    « J’ai hâte de m’engager, dans les prochains mois, sur cette nouvelle dimension que nous allons donner aux IRF, c’est à dire les certifications. »

    Samantha Cazebonne, sénatrice des Français de l’Etranger

    Mais elle invite, aussi, les acteurs de l’Education hors de France à faire émerger d’autres solutions qui correspondent à leurs besoins spécifiques comme l’enseignement des langues étrangères et le développement de parcours bilingues.

    « Si on a besoin d’autres services, on doit convaincre la France »

    Samantha Cazebonne, sénatrice des Français de l’Etranger

    Ainsi l’année 2023 sera charnière, les dispositions prises devraient solutionner la pénurie de professeurs dans le réseau. Samantha Cazebonne le souhaite et prend rendez-vous dans 6 mois avec tous pour établir un premier bilan.

    Retrouvez toutes les informations sur l’Education hors de France sur le site Reflexe-s.com

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  • Une Française de Suisse décède en randonnée

    Une Française de Suisse décède en randonnée

    Une ressortissante française domiciliée dans le canton de Vaud ainsi qu’un ressortissant belge domicilié en Valais, tous deux âgés de 42 ans, avaient disparu depuis mardi 24 janvier lors d’une randonnée dans la région d’Ovronnaz (Suisse).

    Deux corps retrouvés

    Lundi, plus tôt dans la journée, les deux personnes disparues dans les montagnes suisses entre Ovronnaz et Fully avaient été localisées. La police cantonale valaisanne indiquait avoir retrouvé des éléments concrets sur les lieux d’une avalanche et poursuivait ses efforts pour récupérer les corps.

    De nombreux moyens terrestres et aériens ont été déployés depuis l’annonce des disparitions. L’opération a permis « de retrouver des éléments concrets sur une avalanche s’étant déclenchée dans la région du Chavalard au-dessus de Fully », ont précisé les forces de l’ordre dans un communiqué. Le secteur concerné étant particulièrement dangereux, la police « a interdit à quiconque de s’approcher du site ».

    Le Belge et la Française décédés en Suisse

    Des décès de plus en plus nombreux

    En Suisse, les accidents mortels de randonnée ont tendance à augmenter année après année. 67 ont été recensés en 2021, soit le chiffre le plus élevé depuis 2012.

    Le nombre de décès est évidemment fortement lié aux conditions météorologiques : plus il fait beau, plus on sort. En 2015, ainsi, on a dénombré beaucoup de belles journées et donc de nombreux morts : 64 pour 41 l’année précédente.

    Sans surprise, l’immense majorité des accidents mortels ont lieu en montagne, suite à une chute. Trop de gens s’y aventurent sans expérience ni matériel adapté, notent des spécialistes.

    Plus étonnant, peut-être, le journal germanophone «Tages-Anzeiger» note qu’il existe une forte disparité entre genres. Ainsi, sur les quelque 500 accidents fatals dénombrés entre 2012 et 2021, 70% concernent des hommes, 30% des femmes. La raison ? Les hommes auraient davantage tendance à se surestimer et à oser emprunter des voies plus dangereuses.

    Dans tous les cas soyez prudents lors de vos randonnées en montagne, en Suisse ou ailleurs !

  • L’Europe face au retour des empires

    L’Europe face au retour des empires

    La guerre entre la Russie et l’Ukraine s’inscrit dans le temps long des Empires et des rapports de force économique. La mondialisation des années 1990 et 2000 a donné l’impression que les enjeux territoriaux avaient disparu au profit d’une compétition entre multinationales. Les années 2020 semblent marquer le retour aux logiques impériales. 

    Redevenue une grande puissance en moins de cinquante ans, la Chine vise à contrôler l’ensemble de la zone Asie Pacifique quand les États-Unis entendent maintenir leur rang de numéro « un » tant sur le plan économique que militaire. 

    Logiques impériales

    La Russie, le plus grand pays du monde doté d’une large palette de ressources naturelles, en proie à la crainte séculaire de l’encerclement, n’a pas fait le deuil de son passé impérial. Ce pays a toujours eu comme objectifs d’accéder aux mers chaudes du Sud et de s’étendre à l’Ouest de l’Europe. La fin de l’URSS en 1991 a été vécue comme un affront par de nombreux dirigeants russes ainsi que par une partie de la population de ce pays. Elle s’est traduite par un recul similaire à celui provoqué par la signature du traité Brest-Litovsk de 1918 en pleine période révolutionnaire, traité qui avait donné lieu à la naissance d’une Ukraine indépendante. 

    Avec un PIB équivalent à celui de l’Espagne malgré une population trois fois plus importante, la Russie entend récupérer au moins une partie des territoires perdus en 1991 en les annexant ou en les vassalisant, pour reconquérir son statut de grande puissance tant politique qu’économique. 

    Le retour des Empires pose le problème du positionnement de l’Europe. Après la Seconde Guerre mondiale, l’Union européenne s’est reconstruite sous la protection et l’appui des États-Unis au point de devenir la première place commerciale mondiale. Cet essor s’est réalisé en abdiquant toute velléité impériale. La fin de la guerre froide avec la chute de Berlin et la réunification européenne a semblé valider ce modèle de croissance reposant sur les échanges commerciaux. L’Union européenne était alors synonyme de paix et de prospérité sur le continent. La guerre en Bosnie au début des années 1990 avait été alors considérée comme un avatar de la fin du communisme.

    Dépendances européennes 

    Celle en Ukraine, la première depuis 1945 opposant deux États indépendants en Europe, est une rupture. Après l’épidémie de covid-19, elle souligne la dépendance de l’Union européenne en matière d’énergie, de matières premières et de biens technologiques. Après plusieurs décennies de relative abondance, le principe de rareté s’impose à nouveau. En outre, l’accumulation des crises accroît dangereusement les tentations protectionnistes. La lutte contre le réchauffement climatique exacerbe également ces dernières. 

    Les États européens sont de plus en plus contraints de se réassurer tant militairement qu’économiquement auprès des États-Unis mais la logique impériale des Américains peut s’opposer aux intérêts européens. La poursuite de la dégradation des relations entre ces derniers et la Chine laisserait peu de marges de manœuvre à l’Europe. 

    L’Union européenne n’est pas une puissance au sens classique du terme. Or, demain, les relations économiques et diplomatiques se structureront de plus en plus autour d’empires. Aux côtés des États-Unis et de la Chine, figureront certainement l’Inde et le Brésil, ce dernier essayant de fédérer l’Amérique Latine à son profit. En Afrique, le Nigéria et l’Ethiopie, par leur force démographique, devraient progressivement s’imposer.

    20221114 – MC Away Day Group Photo – Photo by SMSgt Frederic Rosaire (FRA)

    L’Europe est réfractaire à l’idée impériale 

    L’inertie ou la division pour l’Union européenne signifierait la marginalisation et le déclin. L’Europe est réfractaire à l’idée impériale ; tous les précédents réalisés par la force ont échoué, du Saint Empire Romain germanique au IIIe Reich en passant par l’Empire napoléonien. 

    L’Union européenne doit inventer un Empire d’un nouveau type reposant sur les principes de subsidiarité, de liberté et de solidarité, respectant les spécificités des Etats membres tout en permettant une mutualisation des moyens. 

  • L’économie africaine 2023, vue par l’Agence Française de Développement (AFD)

    L’économie africaine 2023, vue par l’Agence Française de Développement (AFD)

    Quelles perspectives pour l’économie du continent cette année ? L’AFD, l’Agence française de développement, vient de publier la 4ème édition de l’ouvrage intitulé « L’économie africaine 2023 ». Tour d’horizon des grands enjeux économiques et sociaux en Afrique, avec Christian Yoka, directeur du département Afrique de l’AFD.

    AFD, son rôle ? Ses missions ?

    Le groupe Agence française de développement (AFD) finance, accompagne et accélère les transitions vers un monde plus juste et durable. Climat, biodiversité, paix, éducation, urbanisme, santé, gouvernance… Les équipes de l’agence sont engagées dans plus de 4000 projets dans les Outre-mers et 115 pays. Elle contribue ainsi à l’engagement de la France et des Français en faveur des Objectifs de développement durable (ODD).

    Moins de croissance en 2023 ?

    La croissance économique de l’Afrique devrait s’affaiblir à 3,8 % en 2023, contre 4,1 % en 2022, en raison de la faiblesse des investissements et de la chute des exportations. Quant aux tendances sous-régionales en 2023, la croissance devrait augmenter en Afrique de l’Ouest, se stabiliser en Afrique centrale et de l’Est, et ralentir en Afrique du Nord et du Sud.

    Le continent a été frappé par une confluence de chocs, notamment une demande extérieure plus faible, une forte hausse de l’inflation mondiale, des coûts d’emprunt plus élevés et des événements climatiques défavorables. Ces facteurs compromettent son rétablissement complet après la pandémie. Les pertes de production réelle par rapport aux projections pré-pandémiques restent importantes, l’Afrique restant à 2,4 points de pourcentage en dessous de ses projections pré-pandémiques. Cette situation contraste avec celle des économies développées, qui se sont largement remises de leurs pertes de production en 2020. 

    Rue commerçante à Lagos – Nigéria en 2022 ©AFP

    Les niveaux de prix ont considérablement augmenté dans les pays africains, principalement en raison des perturbations de la chaîne d’approvisionnement et des retombées de la guerre en Ukraine, qui ont fortement augmenté les prix des denrées alimentaires essentielles et de l’énergie. La faiblesse des monnaies nationales par rapport au dollar a amplifié les pressions inflationnistes. La croissance faible et en baisse du revenu par habitant – qui devrait tomber à 1,4 % en 2023 après avoir atteint une moyenne de 1,6 % en 2021 et 2022 – maintiendra la pauvreté sur le continent et empêchera les pays d’accélérer leur progression vers les ODD. 

    Regardez l’interview de Christian Yoka, directeur du département Afrique de l’AFD.

  • France : l’Insee lève le voile sur la croissance en 2022

    France : l’Insee lève le voile sur la croissance en 2022

    L’Insee a dévoilé ce mardi 31 janvier sa première estimation de la croissance de l’activité économique française en 2022, qui a résisté malgré la crise énergétique et la flambée de l’inflation, avant une année 2023 certainement plus difficile.

    Après l’euphorique reprise post-Covid en 2021 (+6,8%), l’activité a marqué le pas en France l’an passé, ébranlée par la guerre en Ukraine qui a fait exploser les prix de l’énergie et une inflation qui culmine à des niveaux inédits en près de 40 ans, touchant les ménages au portefeuille.

    L’Institut national de la statistique (Insee) table sur une hausse de 2,5% du produit intérieur brut (PIB) en 2022 – avec un quatrième trimestre négatif à – 0,2%. C’est un peu en-deçà des prévisions de la Banque de France (+2,6%) et du gouvernement (+2,7%).

    « Ce n’est pas si mal, on est au-dessus du niveau pré-Covid », commente Maxime Darmet, économiste chez Allianz Trade, interrogé par l’AFP. Mais les mesures de soutien déployées à coups de milliards d’euros par le gouvernement pour contenir les factures ont joué fortement, relève-t-il.

    Et la bonne tenue de l’activité française masque un tableau contrasté.

    Les investissements des entreprises ont surpris par leur dynamisme et soutenu l’emploi, avec des carnets de commandes bien remplis depuis la pandémie.

    Dans le même temps, la consommation des ménages, moteur traditionnel de la croissance, a accusé le coup, frappée de plein fouet par la rapide hausse des prix.

    Dans le détail, après un premier trimestre dans le rouge (-0,2%), marqué par la vague Omicron du coronavirus et l’invasion russe de l’Ukraine, puis une embellie printanière (+0,5% au deuxième trimestre), des nuages ont commencé à s’amonceler en deuxième partie d’année, avec l’atonie de la consommation des ménages au troisième trimestre (+0,2%).

    Pic d’inflation

    Augurant d’un net ralentissement en 2023, le quatrième trimestre s’annonce plus difficile encore, pénalisé par des grèves dans les raffineries, la maintenance de centrales nucléaires ainsi qu’une moindre consommation énergétique en raison d’un hiver clément, sur fond d’inflation tenace.

    Confrontée elle aussi à la crise énergétique, l’Allemagne a annoncé lundi un recul de 0,2% de son PIB sur les trois derniers mois de 2022, un chiffre inférieur aux attentes des analystes qui tablaient plutôt sur une croissance nulle.

    Une première estimation de la croissance de la zone euro dans son ensemble doit être dévoilée mardi en fin de matinée par Eurostat.

    En France, le chiffre provisoire de la hausse des prix à la consommation pour janvier sera connu mardi également, après un bond de 5,2% en moyenne annuelle en 2022, et une hausse de 5,9% sur un an en décembre, dont des envolées à deux chiffres pour l’énergie et l’alimentation.

    COLCANOPA ©Le Monde

    En dépit des soutiens publics, « cette inflation devrait avoir poussé les ménages à contrôler leurs dépenses au quatrième trimestre », souligne Stéphane Colliac, économiste chez BNP Paribas.

    Selon les économistes, cette inflation continuera à accélérer début 2023, notablement dans le secteur des services, pilier de l’économie française, avant de se calmer plus tard dans l’année.

    L’Insee prévoit un pic autour de 7% en début d’année, alimenté notamment par la hausse des tarifs réglementés du gaz et de l’électricité.

    L’activité commencera aussi à ressentir pleinement l’impact du resserrement monétaire décidé par la Banque centrale européenne (BCE), qui devrait décider jeudi de relever une nouvelle fois ses taux d’intérêt.

    Le tout sur fond de grèves liées à la réforme des retraites.

    « Les éléments de résilience sont en train de se fissurer », affirme Maxime Darmet.

    La Banque de France s’attend à une baisse de régime avec 0,3% de croissance en 2023. Elle est plus pessimiste que le gouvernement (+1%) qui compte dessus pour amorcer le redressement des finances publiques.

    Mais même si les perspectives sont « incertaines », nuance toutefois dans une note Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, « on est loin d’un saut dans le vide vers la récession ».

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 01.02.23

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 01.02.23

    Bonjour à tous, dans le flash quotidien des expatriés du 01 février, on revient sur la journée de grève hier en France mais pas seulement, on s’inquiète pour nos compatriotes en Turquie et on découvre un festival très chaud au coeur de l’hiver québécois. 

    Mobilisation en hausse ?

    Comme en France, les grévistes étaient un peu moins nombreux dans les établissements scolaires et dans les consulats, mais la mobilisation a pris d’autres formes. Assez inédit, en Espagne, au Maroc mais ailleurs aussi, les Français sont descendus dans la rue. Plus précisément devant les ambassades et consulats, un phénomène qui pour Jérôme Nassau du syndicat SNES-FSU hors de France démontre que « l’effort de pédagogie du gouvernement est un échec, les travailleurs ont bien compris la réforme et continueront à se mobiliser ». D’autres actions sont prévues pour les prochaines semaines. 

    Manifestation devant le consulat de Barcelone ©LFI

    Les chancelleries s’inquiètent pour les Occidentaux en Turquie 

    Washington, Paris, Berlin ou Rome appellent leurs citoyens à éviter en Turquie les foules et les lieux touristiques. Les conséquences d’une mise à feu d’exemplaires du Coran en Suède et au Danemark lors de manifestations anti-turques qui ont été fortement relayées dans le pays. 

    Coran brûlé
    Militants d’extrême-droite s’apprêtant à brûler un exemplaire du Coran au Danemark ©AFP

    Igloofest est de retour à Montreal 

    Et le festival est bien décidé à rattraper les années de report pour cause de pandémie. Depuis le 19 janvier et jusqu’au 11 février 2023, une foule de noms incontournables de la scène électro, des stars montantes et d’artistes phares se donnent rendez-vous sur le Vieux-Port de Montréal ! Des DJ français sont annoncés ! Alors n’hésitez pas si vous êtes au Québec. 

    Vieux port de Montréal pendant Igloofest 2023 ©LFP

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour une nouvelle édition !  

    Ecoutez le flash des Français de l’étranger

  • Mobilisation en hausse contre la réforme des retraites

    Mobilisation en hausse contre la réforme des retraites

    Selon la CGT, 500.000 personnes ont été recensées dans le cortège parisien ce mardi, contre 400.000 manifestants lors de la première journée de mobilisation le 19 janvier. On fait le point pour les Français de l’étranger sur les actions en France et ailleurs.

    Moins de grévistes

    Paradoxalement, alors que les cortèges dans les rues des villes françaises étaient plus fournis que le 19 janvier, premier jour de mobilisation, le nombre de grévistes était globalement en baisse dans la fonction publique et les organismes parapublics.

    Ainsi, près de deux fonctionnaires sur dix (19,4%) étaient en grève aujourd’hui en milieu de journée dans la fonction publique d’Etat, contre 28% lors de la première journée de mobilisation contre la réforme des retraites, selon le ministère de la Fonction publique.

    Comme dans la fonction publique d’Etat, qui compte 2,5 millions d’agents, la mobilisation était en baisse dans les deux autres grandes branches. Dans la fonction publique territoriale (près de deux millions d’agents), le taux de grévistes atteignait 7,9% à la mi-journée, contre 11,3% le 19 janvier, a détaillé le ministère. Dans la fonction publique hospitalière (1,2 million d’agents), il s’élevait à 8,5%, contre 9,9% douze jours plus tôt.

    A l’AEFE et au Quai d’Orsay, aussi, les chiffres sont en baisse. Mais Jérôme Nassoy du syndicat SNES-FSU (professeurs et personnels des établissements) hors de France tient à nuancer ce constat. En effet, certains établissements se sont mobilisés ce 31 janvier alors qu’ils ne l’étaient pas le 19 janvier tandis que d’autres ont fait grève les 2 jours.

    Ainsi, au final, les taux de grévistes restent très élevés dans de nombreux établissements du réseau AEFE et sont même en hausse par endroits comme dans ces quelques établissements :

    • Alicante 71%
    • Bangkok : 70% (le 19/01 : 65%)
    • Brasilia : 100% au primaire et 87% au secondaire (le 19/01 : 86% et 70%)
    • Mohammedia 87%
    • Naples : 80% (idem 19/01)
    • Oslo 65%
    • Valence : 74%
    • Tunis 62%

    Pour le responsable syndical, c’est « la preuve de la détermination des personnels à obtenir le retrait de la réforme« .

    Plus de manifestants

    Si on comptabilise moins de grévistes, le nombre de Français dans les rues a lui progressé. Pour réussir ce tour, les syndicats ont mobilisé les salariés, mais aussi leurs familles. Ainsi la CGT, en France, avait distribué des kits pour les enfants, avec à la clé un « diplôme » de première manifestation.

    Hors de France, les syndicats avaient aussi appelé les Français résidant dans certains pays à venir les rejoindre devant les enceintes diplomatiques. Ainsi, personnels syndiqués et Français de l’étranger se sont retrouvés devant le consulat général à Madrid comme à Barcelone où ils étaient une grosse centaine.

    Rassemblement devant le Consulat à Barcelone : syndicats FSU du Lycée français et syndicats de travailleurs catalans solidaires de la grève en France en présence de Youssef Hanayen (responsable LFI sur place)

    Au Maroc, à Rabat, c’est devant l’Ambassade de France que les Français se sont retrouvés pour manifester leur opposition au projet de réforme. S’ils étaient peu nombreux, la démarche est exceptionnelle.

    Manifestation à Rabat devant l’ambassade ©SNES-FSU hors de France

    Au final, pour les syndicats, la journée est encore une réussite. Ainsi, ce soir, de nouvelles actions devraient être annoncées dès que les consignes nationales auront été révélées par les intersyndicales en France.

    « On va suivre les appels nationaux. On se sait pas encore sous quelle forme et à quelle date, mais nous répondrons présents.« 

    Jérôme Nassoy, responsable au syndicat SNES-FSU hors de France
    Vidéo manifestation à Barcelone ©Youssef Hanayen

    Elisabeth Borne, « droite dans ses bottes »

    Cette journée, finalement mi figue-mi raisin, est-elle pour autant une victoire pour le gouvernement ?

    Pour Jérôme Nassoy, c’est tout le contraire. Pour lui, « l’effort de pédagogie du gouvernement est un échec, les travailleurs ont bien compris la réforme et continueront à se mobiliser« .

    Mais Elisabeth Borne devant les députés macronistes, ce mardi après-midi, a assuré que « la majorité sera unie » sur la réforme contestée des retraites. Pourtant ce projet suscite aussi des critiques parmi certains élus du camp présidentiel.

    De son côté, Olivier Dussopt, le ministre en charge de la réforme, a martelé toute la journée, que l’échec de la réforme des retraites entrainerait à moyen terme une chute du revenu distribué aux pensionnés de 20%.

    Au final, chaque camp reste sur ses positions et la France s’enfonce, petit à petit, dans un climat social délétère.

  • À Montréal, les 15 ans d’Igloofest, le festival nordique le plus ‘’hot’’

    À Montréal, les 15 ans d’Igloofest, le festival nordique le plus ‘’hot’’

    Igloofest est de retour, bien décidé à rattraper les années de report pour cause de pandémie. Depuis le 19 janvier et jusqu’au 11 février 2023, une foule de noms incontournables de la scène électro, des stars montantes et d’artistes phares se donnent rendez-vous sur le Vieux-Port de Montréal ! Nombreux sont ceux qui bravent le froid et la neige pour vivre cette expérience unique, danser dehors dans l’hiver grâce aux plus grands noms actuels de la scène électro, entre autres. 

    Les stars qui font fondre le plancher de glace

    Les 15 ans de cette fête hivernale originale et devenue mythique à l’international se fêtent en grand. Des invités des quatre coins du monde dont le producteur australien Flume, le prolifique duo britannique CAMELPHAT habitué aux Grammy Awards… 

    Vieux port de Montréal pendant Igloofest

    Une place toute particulière pour les Français

    Mais les Français ne sont pas en reste avec le ténébreux maître de la synthwave Kavinsky mais aussi celui de l’électro mélodique, Worakls, l’étoile montante techno u.r.traxqui, l’énigmatique Vladimir Cauchemar ou encore Olan !

    Kavinsky

    Pour les deux derniers week-ends, on verra défiler le rappeur belge Hamza, le groupe montréalais Black Tiger Sex Machine, le pilier de l’électro Tiga, Tiësto, et une affiche consacrée à la maison de disques anglaise Anjunadeep, avec l’étoile locale CRi.

    Pour la grande finale

    Le jeudi 9 février, c’est l’institution de la scène électronique mondiale Boiler Room qui ouvrira une programmation toute spéciale. Le lendemain, nul autre que Tiësto célèbrera les 15 ans d’Igloofest. Ce grand nom de l’EDM (pour les néophytes : electro dance music), sans doute l’un des plus connus jamais venu au festival, proposera l’une des soirées les plus folles du festival, promettent les organisateurs. Pour clore le festival les festivaliers pourront danser sur les envolées mélodiques signées Anjunadeep. Le samedi 11 février à l’affiche, quelques stars du label britannique culte : Ben Böhmer, CRi, Eli & Fur, Olan et Yotto.

    Une édition qui se promet d’être intensément réjouissante et festive.

    Joyeux anniversaire, 15 ans, malgré la pandémie… Bravo et que la nuit soit folle !

    Igloofest, l’expérience de la scène électro et bien au-delà

    Olan

    Depuis 2007, Igloofest rassemble des milliers d’amateurs de musique venus danser à la belle étoile au Vieux-Port de Montréal. C’est une expérience unique au milieu de la nuit nordique, avec un décor hivernal se fondant aux structures d’acier, sa scénographie architecturale percutante et une programmation riche avec des artistes parmi les meilleurs locaux et internationaux. À l’image de Montréal, Igloofest célébre la vie, même en plein hiver.

  • Les Occidentaux face au risque de l’escalade en Ukraine

    Les Occidentaux face au risque de l’escalade en Ukraine

    L’Ukraine a besoin de nouvelles armes et de livraisons plus rapides pour faire face à une situation « très difficile » d’attaques constantes des forces russes dans la région orientale de Donetsk, a déclaré dimanche, dans un message vidéo, le président Zelensky. Bakhmout, Vougledar et d’autres zones de la région de Donetsk subissent « des attaques russes constantes ». « La Russie veut que la guerre s’éternise et épuise nos forces. Nous devons donc faire du temps notre arme. Nous devons accélérer les événements, accélérer les approvisionnements et ouvrir de nouvelles options d’armement pour l’Ukraine. »

    Des F-16 américains

    Volodymyr Zelensky réclame des avions de chasse et des missiles de longue portée, autant d’armes que les Occidentaux refusent jusqu’ici de fournir. Si Kiev finissait par obtenir des chasseurs, l’armée de l’air ukrainienne juge que le F-16 de fabrication américaine « pourrait être le meilleur candidat » pour « devenir le seul type » d’appareil polyvalent dans sa flotte. Pourquoi l’Ukraine a-t-elle besoin d’avions et pourquoi son choix se porte-t-il sur les F-16 ?

    F-16 ©AdobeStock

    Selon lui, il est « nécessaire » de continuer à parler avec le président russe Vladimir Poutine. Leur dernier entretien remonte à début décembre.

    Mais les Occidentaux peuvent-ils livrer toujours plus d’armes à Kiev sans risquer l’escalade ?

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • Coran brûlé : mise en garde de la Turquie à ses ressortissants en Occident

    Coran brûlé : mise en garde de la Turquie à ses ressortissants en Occident

    La Turquie a mis en garde samedi ses citoyens souhaitant voyager contre l’intolérance religieuse en Europe et le racisme aux Etats-Unis, au lendemain d’un appel à la vigilance de pays occidentaux à leurs ressortissants face au risque d’attentats sur le sol turc.

    Cet appel – de Washington, de Paris, Berlin ou Rome – à éviter en Turquie les foules et les lieux touristiques, est survenu après une mise à feu d’exemplaires du Coran en Suède et au Danemark lors de manifestations anti-turques.

    Cet appel – de Washington, de Paris, Berlin ou Rome – à éviter en Turquie les foules et les lieux touristiques est survenu après une mise à feu d’exemplaires du Coran en Suède et au Danemark lors de manifestations anti-turques. [TT NEWS AGENCY/EPA]

    Intolérance religieuse

    Un avis du ministère turc des Affaires étrangères affirme en retour aux touristes turcs qu’il existe « des niveaux dangereux d’intolérance religieuse et de haine en Europe ». Un autre communiqué assure qu’« il y a eu récemment des attaques verbales et physiques contre des étrangers et des actes racistes aux Etats-Unis ».

    Ces tensions redoublent, sur fond de blocage depuis mai de la Turquie à l’élargissement de l’Alliance atlantique à la Suède et à la Finlande, exigeant notamment de Stockholm l’extradition de réfugiés kurdes qu’Ankara considère comme des « terroristes ».

    La Turquie et la Hongrie sont les seuls pays de l’Otan à ne pas avoir encore procédé à la ratification parlementaire de l’adhésion à l’Alliance de la Suède et de la Finlande. La Hongrie devrait la finaliser le mois prochain.

    Cherchant à revigorer le soutien de sa base dans la perspective de la prochaine présidentielle de la mi-mai en Turquie, le président turc Recep Tayyip Erdogan a prévenu que la Suède ne pouvait plus compter sur le « soutien » de la Turquie pour rejoindre l’Otan. Les négociations sont officiellement suspendues.

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