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  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 07.02.23

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 07.02.23

    Bonjour à tous, bienvenue dans le flash quotidien des expatriés, ce 07 février on fait le point sur les conséquences de la grève pour les Français de l’étranger, on découvre un nouveau groupe à l’AFE et on se prépare à l’étiquetage sanitaire des alcools ! 

    Les établissements scolaires toujours mobilisés 

    Si en France la mobilisation ne faiblit pas, à l’étranger celle-ci prend des voies différentes. Du côté de l’administration consulaire, aucune perturbation n’est attendue dans dans les consulats et autres services. A l’AEFE et à la Mission Laïque française, renforcés par une caisse de grève abondé par les non-grévistes, les personnels locaux et les parents d’élèves, la mobilisation contre la réforme des retraites s’annonce encore importante. On fera le décompte demain comme à chaque fois. Coté transports, à l’international les annulations seront rares. 

    réforme des retraites
    Mobilisation à Barcelone le 31 janvier contre la réforme des retraites

    Les indépendants prennent leur indépendance à l’AFE 

    A l’Assemblée des Français de l’étranger les alliances bougent. Les non-inscrits s’étaient regroupés autour d’Olivier Cadic, le sénateur UDI à la liberté affirmée, pour constituer un sous-groupe qui était venu renforcer les troupes du parti présidentiel. A quelques mois des élections sénatoriales, et alors qu’Hélène Degryse, la présidente de l’instance représentative, elle-même issue des indépendants, se prépare à annoncer sa candidature au détriment de la candidate poussée par l’ancien sénateur des Français de l’étranger « En Marche » Robert del Picchia et par Olivier Cadic, l’union éclate. Les indépendants sauf Hélène Degryse et son numéro 2, Olivier Bertin, ont donc quitté le groupe commun avec Renaissance pour constituer leur propre groupe. Prévues en octobre, les sénatoriales vont ponctuer les travaux de l’AFE tout au long de l’année. 

    Olivier Cadic au Sénat

    Le Danemark veut un étiquetage sanitaire contre l’alcool 

    Pour les Français que nous sommes sommes, cela semble une aberration, et pourtant le petit pays tout au nord de l’Allemagne est en passe de convaincre les 27 de mettre en place une signalétique comme sur les paquets de cigarettes sur les bouteilles d’alcools, de la bière au whisky en passant par les vins. On sera fixé d’ici juin sur l’avenir de cette proposition. 

    Etiquetage sanitaire de l’alcool
    Etiquetage sanitaire de l’alcool

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain et bon courage à ceux impactés par la grève contre la réforme des retraites. 

    Ecoutez le flash des Français de l’étranger

  • Un nouveau groupe d’indépendants à l’AFE

    Un nouveau groupe d’indépendants à l’AFE

    A l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE), les groupes politiques se font et défont au gré des alliances idéologiques ou personnelles. Alors qu’un intergroupe, « IDP », regroupant les élus issus du parti présidentiel, Renaissance, et les indépendants, avait été créé en 2021 pour permettre d’élire Hélène Degryse à la présidence de cette instance regroupant les représentants des élus locaux des Français de l’étranger, il a volé en éclat ce vendredi 03 février avec en perspective les élections sénatoriales de l’automne 2023.

    Une alliance de circonstance

    Tout a commencé en 2021, à la suite des élections consulaires et de celles des conseillers AFE, aucune majorité claire ne se dégageait. Les forces de gauche représentaient le bloc le plus important. Comme dans toute assemblée représentative, les manoeuvres ont commencé pour faire émerger une majorité composée des élus Renaissance et de ceux de droite (URCI). Problème, pour équilibrer les forces, les hommes et les femmes du Président de la République avaient besoin de renfort.

    Pour cela, ils sont allés chercher les candidats élus sur des listes dites indépendantes, mais en réalité, souvent portées par les réseaux d’Olivier Cadic, le sénateur, issu de l’UDI (donc de centre-droit). Preuve du caractère indispensable de cet apport de voix, c’est Hélène Degryse qui hérite de la Présidence de l’AFE.

    Ambitions et désamour

    Mais ce vendredi 03 février, la grande majorité des soutiens au sénateur Cadic ont décidé de reprendre leur indépendance en créant un nouveau groupe dit des « indépendants ». S’ils ne remettent pas en cause l’année précédente, ils expriment le désir de retrouver une liberté de ton et d’opinion.

    « Ce choix nous permet de poursuivre nos travaux au sein d’un groupe à part entière, Les Indépendants, fidèle à nos valeurs de liberté, de pragmatisme, et de respect du pluralisme des opinions. »

    Communiqué de presse des 12 élus concernés

    Mais derrière ce noble sentiment, se cache un différend sur le ou la candidate à soutenir lors des élections sénatoriales à venir après la pause estivale.

    Changement de ligne politique ?

    En effet, Hélène Degryse prépare une candidature, ses appels du pied à de nombreux potentiels colistiers étant fortement remarqués dans le microcosme de l’AFE.

    A travers un courrier émis ce week-end par un de ses proches, le conseiller des Français de Londres, Olivier Bertin, elle évoque son opposition à des prises de position d’Olivier Cadic. Elle lui reproche d’avoir soutenu la présence de Patrick Poivre d’Arvor au jury du Grand prix du rayonnement des Français à l’étranger de la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam et ses positions relatives aux droits humains au Qatar. Deux problèmes : en premier le célèbre présentateur, accusé d’avoir eu des attitudes déplacées avec ses collaboratrices, n’était pas membre du jury comme l’a précisé de nombreuses fois la sénatrice organisatrice, puis Olivier Cadic, s’il préside le groupe d’amitié avec les Pays du Golfe, n’a évidemment pas soutenu les dérapages liés aux chantiers du « Mondial 2022 », comme il l’a indiqué dans une conférence de presse en novembre 2022.

    Olivier Cadic au Sénat ©Olivier Cadic

    Pour Hélène Degryse et Olivier Bertin, Olivier Cadic tente de rallier les LR à son combat pour constituer une liste unique avec Ronan Le Gleut, qu’Olivier Bertin voit déjà tête de liste pour la formation de droite, ce que ce dernier dément.

    « Permettez-moi tout d’abord une touche d’humour en le remerciant de me considérer comme la tête de liste naturelle de la droite aux prochaines sénatoriales ! Pour parler plus sérieusement, la commission d’investiture des LR ne se réunira que plus tard. Selon moi l’heure de la campagne n’est pas encore venue. Pour ma part, je reste pleinement au travail dans l’exercice de mon mandat, avec de gros dossiers en cours pour faire avancer les droits des Français de l’étranger. Telle est ma seule priorité pour l’instant. »

    Ronan Le Gleut, sénateur des Français de l’étranger et président de la fédération des Français de l’étranger du parti « Les Républicains »

    Un nouveau groupe, pour quoi faire ?

    Ainsi les 12 élus qui constituaient le sous-groupe des « indépendants » au sein de l’ »IDP » ont donc décidé de reprendre leur liberté. C’est clairement un signe de défiance de ces derniers vis à vis d’Hélène Degryse.

    Mais est-ce juste la création d’un outil au service des ambitions sénatoriales des uns ou des autres ou est-ce un nouvel espace de vie démocratique pour les Français de l’étranger ? C’est une question que nous poserons à la nouvelle présidente de ce groupe, Nadia Chaaya, dans un prochain podcast.

    Car si la présidente de l’AFE décrit le rôle des Conseillers comme celui de lanceurs d’alerte, une fonction plutôt attribuée aux acteurs de la société civile, les attentes de nos compatriotes résidant hors de France sont bien plus importantes. En effet, les citoyens attendent de leurs élus d’agir et de concrétiser des actions pour les Français de l’étranger.

    Si le seul pouvoir de l’Assemblée des Français de l’étranger est celui d’alerter les parlementaires ou le gouvernement, le riche tissu des associations et les élus locaux dans les consulats sont largement suffisants. Avons-nous besoin d’un autre échelon qui ne ferait que compiler les problèmes comme la présidente, Hélène Degryse, semble le penser, ou qui aiguiserait les ambitions personnelles comme ces bisbilles internes le font deviner ?

  • Réforme des retraites : la mobilisation s’organise pour durer

    Réforme des retraites : la mobilisation s’organise pour durer

    Nous voilà à la veille d’une troisième journée d’actions contre la réforme des retraites qui commence aujourd’hui, lundi 06 février, à être discutée dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. On fait le point pour les Français de l’étranger sur la mobilisation hors de France et dans l’hexagone.

    AEFE : caisse de grève et pétition

    Le représentant du SNES-FSU, Jérôme Nassoy, nous réaffirme, ce lundi, le haut niveau de mobilisation dans le réseau des établissements scolaires de l’AEFE et de la Mission laïque française.

    « La FSU appelle de nouveau à la grève sur l’ensemble du réseau AEFE le 7 février, et a également déposé un préavis à la Mission laïque française. Avec l’intersyndicale, nous demandons le retrait du projet de réforme des retraites, injuste et injustifié. La population française soutient très majoritairement les revendications et les mobilisations de l’intersyndicale, il faut donc poursuivre et amplifier les actions jusqu’à l’obtention du retrait.« 

    Jérôme Nassoy, militant du SNES-FSU hors de France

    Il faut donc s’attendre à de nombreuses perturbations dans les différents établissements scolaires français hors de France. Surtout que la solidarité entre personnels mais aussi avec les parents d’élèves est importante. Ainsi, une « caisse de grève » a été mise en place dans certains établissements contre à Dakar ou Madrid, les professeurs qui n’ont pas cours ou qui ne font pas grève sont invités à verser une somme, qui sera ensuite redistribuée aux grévistes à partir de leur 3eme jour de grève, selon des critères définis collectivement. Les personnels de droit local d’établissements conventionnés, qui à ce titre ne sont pas couverts par les préavis nationaux, sont aussi de la partie, sollicités par les syndicats, ils ont décidé de verser une cotisation de solidarité, ce qui de l’aveu même de Jérôme Nassoy est « remarquable » si ce n’est exceptionnel.

    Les parents peuvent donc aussi participer au mouvement en signant la pétition qui circule largement dans les écoles, collèges et lycées. Plus de 900 000 personnes l’ont déjà signée. Si vous désirez joindre votre voix aux pétitionnaires, il vous suffit de cliquer sur le bouton ci-dessous.

    Administration consulaire

    Cette fois, l’intersyndicale du Quai d’Orsay est moins virulente. Alors qu’elle avait réussi à mobiliser lors de la première journée de manifestations, ce fut nettement moins le cas mardi dernier. Pour ce 07 février, elle appelle à des actions ponctuelles et localisées.

    Normalement, aucun consulat ne devrait donc voir ses portes closes, mais des ralentissements comme des débrayages localisés ne sont pas à exclure.

    Mobilisation devant l’Ambassade de France à Rabat le 31 janvier 2023

    Transports

    Autre point qui cristallise l’attention des Français de l’étranger, le niveau de blocage attendu dans les transports depuis et vers la France sans oublier les voyages intra-hexagonaux.

    Peu de perturbations à l’international

    La direction générale de l’Aviation civile (DGAC) a demandé dimanche aux compagnies aériennes d’annuler préventivement un vol sur cinq à l’aéroport parisien d’Orly mardi, du fait d’une grève de contrôleurs aériens pour la troisième journée de mobilisation contre la réforme des retraites. Aucune action n’est attendue à Roissy.

    Vous devriez pouvoir voyager facilement par avion, et du côté des trains, seul le Lyria, reliant Paris et Genève, devrait être touché avec 1 TGV sur 2 de prévu. Eurostar n’annonce qu’un train sur cinq d’annulé, tandis que les lignes Thalys fonctionnement normalement.

    Beaucoup sur le plan national

    Seule la moitié des TGV Inoui et des Ouigo devraient circuler normalement. Du côté des TER, trois trains sur dix devraient circuler.

    Concernant la région parisienne, la RATP fait état d’un trafic « très perturbé sur les réseaux RER et métro ». Les perturbations seront en revanche moins importantes pour le bus et le tramway. 

    Bon courage à ceux qui seront touchés par les conséquences de cette troisième journée d’action nationale.

  • La récession attendra ! 

    La récession attendra ! 

    Après le rebond de 2021, post crise sanitaire, l’économie mondiale a connu un net ralentissement en 2022 en raison de la résurgence de l’inflation provoquée par la hausse des prix des matières premières, de l’énergie et des produits alimentaires. Pour 2023, après des prévisions pessimistes en fin d’année dernière, les instituts de conjoncture estiment que la récession pourra être évitée. 

    Selon le FMI, la croissance de l’économie mondiale devrait être de 2,9 % cette année contre 3,4 % en 2022. Pour l’année prochaine, une petite reprise est attendue avec un taux de 3,1 %. Ces taux sont inférieurs à la moyenne des années 2000/2019 qui était de 3,8 %. 

    En 2023, après trois ans hors normes, l’économie mondiale pourra escompter une certaine normalisation avec la réduction des goulets d’étranglement dans l’approvisionnement des matières premières et des biens intermédiaires. Une légère détente concernant les pénuries de main-d’œuvre est espérée avec le ralentissement de l’activité. Celle-ci pourrait conduire à une modération des prix des matières premières et de l’énergie. 

    La Chine devrait connaître une reprise avec la disparition des mesures liées à la politique du zéro covid. Les pays émergents et en développement sont moins déstabilisés que prévu par la hausse des taux et l’appréciation du dollar. Dans les pays avancés, la croissance devrait passer de 2,7 % en 2022 à 1,2 % en 2023, avant de remonter à 1,4 % en 2024. Selon les prévisions du FMI, environ 90 % de ces pays avancés enregistreront une baisse de croissance en 2023. 

    La croissance européenne sauvée par l’aide publique 

    Après les plans de relance post-covid, les États européens ont mis en œuvre des mesures de soutien aux ménages et aux entreprises afin d’atténuer les effets des hausses de prix. Ces mesures représentent au moins 1,2 point de PIB. Au prix d’un endettement public accru, elles ont contribué à limiter le ralentissement de l’activité provoqué par la hausse des taux d’intérêt et le transfert financier opéré en faveur des pays producteurs d’énergie. La chute des cours du prix du gaz et du pétrole a également joué en faveur de la croissance. L’augmentation des flux de gaz naturel liquéfié et par gazoduc en provenance des fournisseurs non russes, les économies d’énergie et les températures hivernales clémentes ont contribué à la détente sur les prix. 

    Plusieurs facteurs pourraient néanmoins peser sur l’activité à l’avenir. Le FMI souligne ainsi dans sa dernière note de prospective une contraction de la production de l’industrie manufacturière et du secteur des services à la fin de l’année 2022. La confiance des consommateurs reste dégradée. Avec un taux d’inflation d’à peu près 10 % ou plus dans plusieurs pays de la zone euro et au Royaume-Uni, le pouvoir d’achat des ménages continue à s’éroder. L’accélération des relèvements de taux par la Banque d’Angleterre et la Banque centrale européenne durcit les conditions financières et pourrait avoir des conséquences sur l’ensemble du secteur immobilier. 

    Dans la zone euro, la croissance devrait atteindre son niveau le plus bas (0,7 %) en 2023, avant de remonter à 1,6 % en 2024. Le Royaume-Uni n’évitera pas en revanche la récession. Le PIB devrait se contracter de 0,6 % en 2023. 

    Ralentissement marqué de la croissance aux États-Unis, le Japon à contrecourant 

    La croissance américaine devrait passer de 2,0 % en 2022 à 1,4 % en 2023 et à 1 % en 2024. L’activité devrait reprendre au cours du second semestre 2024. Les taux directeurs devraient atteindre un sommet au courant de 2023 à 5,1 % en 2023. 

    La croissance au Japon connaîtra une augmentation à 1,8 % en 2023, en raison de la mise en œuvre d’importantes mesures de soutien monétaire et budgétaire. Les bénéfices élevés des entreprises, liés à la dépréciation du yen, soutiendront les investissements des entreprises. La croissance devrait baisser à 0,9 % en 2024, les effets des mesures de relance s’atténuant.

    Des pays émergents résilients 

    La croissance des pays émergents ou en développement devrait augmenter légèrement, passant de 3,9 % en 2022 à 4 % en 2023 et à 4,2 % en 2024, avec une révision à la hausse de 0,3 point de pourcentage pour 2023 et une révision à la baisse de 0,1 point de pourcentage pour 2024. Près de la moitié des pays émergents et des pays en développement affichent une croissance plus faible en 2023 qu’en 2022. 

    En Chine, la croissance de 2022 devrait s’établir à 3 %. Pour la première fois depuis plus de 40 ans, ce taux sera inférieur à celui de la moyenne mondiale. En 2023, un rebond est attendu avec une croissance de 5,2 %. En 2024, il devrait se situer autour de 4,5 % en 2024, avant de se stabiliser en dessous de 4 % à moyen terme, compte tenu de la perte de dynamisme des entreprises, de la diminution de la population active et de la lenteur des réformes structurelles. 

    En Inde, la croissance devrait passer de 6,8 % en 2022 à 6,1 % en 2023, avant de repartir à la hausse pour atteindre 6,8 % en 2024. La croissance dans les pays de l’ASEAN-5 (Indonésie, Malaisie, Philippines, Singapour, Thaïlande) devrait également ralentir à 4,3 % en 2023, avant de repartir à 4,7 % en 2024. Le PIB de la Russie se serait contracté de 2,2 % en 2022, soit moins qu’attendu (-3,4 %). La croissance pour ce pays devrait être légèrement positive en 2023. La Russie bénéficie des prix élevés de l’énergie et a réussi à réorienter son commerce extérieur vers des pays qui n’appliquent pas les sanctions décidées par les pays occidentaux. 

    Les pays d’Amérique latine et des Caraïbes devraient enregistrer une baisse de leur croissance de 3,9 % en 2022 à 1,8 % en 2023. La politique budgétaire accommodante du Brésil devrait soutenir l’activité du continent. La modération des prix des matières premières et des produits agricoles devrait néanmoins peser sur la croissance tout comme le durcissement de la politique monétaire américaine. Selon les prévisions, la croissance au Moyen-Orient et en Asie centrale devrait passer de 5,3 % en 2022 à 3,2 % en 2023. La croissance en Arabie saoudite, devrait passer de 8,7 % en 2022 à 2,6 % en 2023, en raison de la diminution du prix du pétrole et des quotas de production, conformément à l’accord conclu par l’OPEP+(Organisation des pays exportateurs de pétrole, y compris la Russie). 

    En Afrique subsaharienne, la croissance devrait rester modérée, à 3,8 % en 2023, compte tenu des retombées prolongées de la pandémie de COVID-19, avant d’atteindre 4,1 % en 2024. La situation économique devrait se dégrader en Afrique du Sud en lien avec des problèmes structurels récurrents quand elle devrait s’améliorer au Nigéria. 

    L’inflation, le sommet en voie d’être franchi 

    Après avoir atteint 8,8 % en 2022, Le FMI estime que l’inflation mondiale devrait reculer à 6,6 % en 2023 et revenir à 4,3 % en 2024. Elle devrait néanmoins être supérieure à son niveau d’avant crise sanitaire (3,5 % pour les années 2017/2019). 

    84 % des pays devraient enregistrer en 2023 une inflation plus faible qu’en 2022. La désinflation attendue s’explique par la baisse des prix internationaux des matières premières, de l’énergie et des produits agricoles et par la diminution de la demande mondiale. Elle est la conséquence du durcissement des politiques monétaires.

    © Stockadobe

    Dans les pays avancés, l’inflation annuelle moyenne devrait passer de 7,3 % en 2022 à 4,6 % en 2023 et à 2,6 % en 2024. Dans les pays émergents et les pays en développement, l’inflation annuelle attendue diminuera de 9,9 % en 2022 à 8,1 % en 2023 et à 5,5 % en 2024. Dans les pays en développement à faibles revenus, l’inflation devrait reculer de 14,2 % en 2022 à 8,6 % en 2024. 

    Risques et incertitudes 

    Dans sa note de prospective, le FMI souligne que plusieurs facteurs de risques pourraient influer sur ses prévisions. La hausse des salaires au sein des pays avancés pourrait remettre en cause le processus de décrue de l’inflation. Le comportement des ménages est sujet à d’importantes interrogations. Ces derniers disposent d’importantes réserves d’épargne constituées au moment de l’épidémie de covid. 

    Si en Europe et au sein de la zone euro, les ménages décidaient d’accroître leurs dépenses de consommation en puisant dans leur épargne, la croissance serait certes plus élevée mais dans le même temps les tensions inflationnistes pourraient s’accroître. A contrario, le durcissement de la politique monétaire pourrait réduire les créations d’emplois et amener une désinflation plus rapide. Or, depuis trois ans, l’emploi reste dynamique en raison, en particulier, des changements de comportements des salariés (refus des horaires décalés, des travaux pénibles) et des besoins de certains secteurs d’activité (santé, tourisme, bâtiment, etc.). 

    L’évolution de la situation économique de la Chine influencera le cours de la croissance mondiale dans les prochaines années. Avec des niveaux d’immunité de la population encore faibles et des capacités hospitalières insuffisantes, surtout en dehors des grandes zones urbaines, la pandémie de covid pourrait peser plus longtemps que prévu sur l’activité. L’éclatement de la bulle immobilière pourrait également entraver la croissance.

    La guerre en Ukraine pèsera toujours sur le cours de l’économie. Ayant stocké suffisamment de gaz pour prévenir toute pénurie durant hiver 2022/2023, l’Europe bénéficie pour le moment de prix du gaz plus bas que prévu. Le prochain rendez-vous est à l’été 2023 au moment de la reconstitution des réserves qui devra se réaliser sans l’apport du gaz russe. Si la demande chinoise retrouve sa croissance d’avant crise sanitaire, elle pourrait provoquer une hausse sensible des cours.

    60 % des pays à faibles revenus sont en situation de surendettement 

    La menace du surendettement demeure prégnante. Plusieurs pays en développement sont toujours dans une situation d’extrême fragilité. 60 % des pays à faible revenu sont en situation de surendettement, 45 % présentent un risque élevé de surendettement. 25 % des pays émergents sont également confrontés à des problèmes financiers majeurs. Depuis octobre, les écarts de taux souverains des pays émergents et des pays en développement ont légèrement diminué sous l’effet d’un assouplissement des conditions financières mondiales et de la dépréciation du dollar.

  • Etiquetage sanitaire de l’alcool dans l’UE

    Etiquetage sanitaire de l’alcool dans l’UE

    Le gouvernement irlandais est « reconnaissant et quelque peu surpris » que la Commission européenne n’a pas rejeté son projet de règlement relatif aux avertissements sanitaires sur l’alcool, malgré les nouvelles tentatives d’autres États membres de bloquer la proposition.

    Le projet de la Loi 2018 sur la santé publique (alcool), qui aborde pour la première fois l’alcool comme une question de santé publique dans le cadre juridique irlandais, exigerait que des avertissements sanitaires soient ajoutés aux étiquettes des produits alcoolisés, comme ceux qui figurent sur les produits à base de tabac.

    Toute tentative nationale de réglementer l’étiquetage des denrées alimentaires est généralement désapprouvée au niveau européen, car elle pourrait fragmenter le marché unique en créant différentes normes et exigences de commercialisation pour les entreprises du secteur.

    Pour cette raison, une proposition d’étiquetage des denrées alimentaires s’appliquant au niveau national et non à l’échelle de l’UE nécessitait une procédure d’approbation spécifique de la Commission européenne en vertu de la directive sur la transparence du marché unique et du règlement européen de 2011 concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires.

    Le processus de consultation sur l’étiquetage de l’alcool en Irlande, mené par le système d’information relatif aux règles techniques (TRIS) de la Commission européenne, avait pour but de prévenir les obstacles techniques au commerce intérieur. Il s’est officiellement terminé le 22 décembre sans qu’aucune objection n’ait été soulevée, ce qui, d’un point de vue procédural, équivaut à une approbation tacite.

    « Il est clair que ce que nous faisons est une sorte de violation du marché unique, dans le sens où nous cherchons des modifications supplémentaires à un produit par rapport à la façon dont il est vendu dans d’autres pays », a expliqué Claire Gordon, responsable de l’unité de contrôle du tabac et de l’alcool au ministère irlandais de la Santé, lors d’un événement mercredi (1er février).

    « Nous sommes très reconnaissants et quelque peu surpris — et c’est un euphémisme — que nos propositions ont passé avec succès le processus d’évaluation de l’UE », a déclaré Mme Gordon lors de l’événement organisé par la présidence suédoise du Conseil de l’UE.

    Les prochaines étapes, a-t-elle dit, comprendront une notification à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), car le nouveau système d’étiquetage pourrait être considéré comme un obstacle au commerce international.

    Selon Mme Gordon, cette dernière étape pourrait présenter d’autres difficultés pour le gouvernement irlandais. « Avec un peu de chance, d’ici deux à trois mois, nous serons en mesure de donner le coup d’envoi de cette loi et [les autres pays] n’auront qu’à suivre », a-t-elle commenté.

    Toute tentative nationale de réglementer l’étiquetage des denrées alimentaires est généralement désapprouvée au niveau européen, car elle pourrait fragmenter le marché unique en créant différentes normes et exigences de commercialisation pour les entreprises du secteur. [[EU%20Council]]

    Les pays producteurs de vin se rebiffent

    Les pays producteurs de vin ne sont pas convaincus par l’approche unilatérale de l’Irlande, comme l’a souligné le ministre espagnol de l’Agriculture Luis Planas, qui a appelé à une approche commune de l’étiquetage de l’alcool pour préserver le marché unique.

    « Nous respectons la compétence des États membres en matière de santé, mais ici nous réglementons un produit alimentaire reconnu par le Traité sur le fonctionnement de l’UE. »

    Dans une prise de position publiée mercredi, l’Assemblée des régions européennes viticoles (AREV), souligne que le projet de loi irlandais remet en cause « l’unité de l’Europe dans la mise en œuvre de décisions adoptées démocratiquement, mettant en péril, dans ce cas, le secteur viticole, si important pour la structuration du territoire et le tissu socio-économique des zones rurales ».

    Une coalition d’États membres menée par l’Italie, la France et l’Espagne a fait front contre le projet de règlement lors de la dernière réunion des ministres de l’Agriculture de l’UE, lundi.

    Dans un document commun, la coalition a déclaré qu’elle espérait persuader par le dialogue le gouvernement irlandais d’adopter des positions plus modérées et une approche européenne de l’étiquetage de l’alcool plutôt que des décisions nationales.

    Toutefois, des responsables du gouvernement irlandais ont confirmé à l’agence de presse italienne Ansa que le consentement tacite de Bruxelles « représente une autre étape importante pour adopter ces règles ».

    Les dangers de l’alcool pour la santé

    Mme Gordon a expliqué que, jusqu’à il y a une dizaine d’années, son travail au ministère irlandais de la Santé portait essentiellement sur la lutte contre le tabagisme. « Mais ensuite, l’alcool a été reconnu comme un facteur de risque pour les maladies non transmissibles (MNT) », a-t-elle déclaré.

    En l’état actuel des choses, les produits alcoolisés en Irlande ne contiennent aucune information ou ne fournissent aucun avertissement aux consommateurs potentiels sur ces dangers.

    Siobhan McNamara, cadre supérieur de l’unité de contrôle du tabac et de l’alcool au ministère irlandais de la Santé, a déclaré lors de l’événement organisé par la présidence suédoise :

    « Nous savons que les avertissements sanitaires sur le tabac sont efficaces. Nous savons que les étiquettes d’avertissement ont été efficaces dans les pays où elles ont déjà été introduites. Ils influencent les décisions d’achat et, en fin de compte, ils réduisent la consommation. »

    Si le projet entre en vigueur, les étiquettes d’alcool contiendront trois avertissements sanitaires : un général pour informer le public du danger de la consommation d’alcool ; un informant les gens du danger de boire lorsqu’on est enceinte ; et un avertissement pour informer les gens du lien direct entre l’alcool et le cancer.

    « Cela a été assez controversé. Compte tenu du nombre élevé de cas de maladies du foie en Irlande, il a été décidé que, dans la réglementation, un avertissement général porterait sur le cancer du foie », a expliqué Mme McNamara.

    Outre l’étiquetage de l’alcool, la loi irlandaise sur la santé publique contient toute une série de mesures, de la publicité au parrainage en passant par la séparation des produits alcoolisés dans les magasins de détail, ainsi que des mécanismes financiers tels que le prix unitaire minimum qui fixe un prix plancher en dessous duquel les produits alcoolisés ne peuvent être vendus.

  • Le monde change plus vite que le cœur des humains

    Le monde change plus vite que le cœur des humains

    « La forme d’une ville change plus vite, hélas ! que le cœur d’un mortel ». Et la forme du monde ? Enrobée de bullshit, (en anglais), baratin (en français). Tandis qu’en France se rejouent les films des années 90, avec manifs et comptables, qu’en Ukraine des mercenaires criminels salissent Stalingrad, que les Parties Par Million de CO2 se transmutent en subventions et billets verts, l’avenir du monde se joue ailleurs. Aux États-Unis, encore et toujours, mais pas à Washington, simple capitale politique, dans d’autres sphères, nouveaux espaces : le pouvoir change de socle.

    Le gouvernement dépense 45 milliards pour subventionner l’essence, Meta dégage 116 milliards de bénéfice. 

    “Depuis quinze ans, Google a suivi une ligne de conduite anticoncurrentielle qui lui a permis de stopper l’essor de technologies concurrentes, de manipuler les mécanismes d’enchères, de s’isoler de la concurrence et d’obliger les annonceurs et les éditeurs à utiliser ses outils”, accuse le ministre de la justice américain. Robert Kennedy était-il plus véhément contre le syndicaliste mafieux Jimmy Hoffa ? Google serait-il le maître du monde ? Pas tout à fait. Il en existe d’autres, moteurs de recherche, intelligences artificielles. La vie quotidienne leur est confiée. La vie future plus encore.

    Pendant que le gouvernement français (comme d’autres) dépense 45 milliards pour subventionner l’électricité et l’essence, creuse son déficit à 175 milliards (un record), Meta, soi-disant en crise, dégage plus de 116 milliards de dollars de bénéfice. Microsoft, en crise aussi, qui n’a gagné que 70 milliards, en réinvestit 10 dans OpenAI. Open AI a développé le robot d’écriture et de conversation ChatGPT. Sa réussite affole. ChatGPT répond à tout, en compulsant des centaines de millions de documents. « C’est un nouveau monde. Adieu, devoirs à la maison ! », batifole Elon Musk. 

    « S’il faut une IA pour que l’Education nationale comprenne que tout son système d’évaluation est à mettre à la poubelle, c’est plutôt un progrès », dit un professeur dans L’Humanité, relique de l’avant-garde du prolétariat. Seul le capitalisme est révolutionnaire.

    « C’est un nouveau monde. Adieu, devoirs à la maison ! »   

    L’Université de Strasbourg a puni les étudiants qui ont utilisé ChatGPT pour un QCM. Science Po l’a interdit à ses élèves. Les Ottomans aussi avaient interdit l’imprimerie. Comme si interdire était la bonne réponse. Le sera-t-il aux profs ? Au contraire, ils l’emploieront pour se dispenser de ce que la machine fait aussi bien qu’eux. Qu’est-ce que donne le robot ? La compilation, le mainstream, la doxa. Aller au-delà est un autre exercice, seul digne d’un enseignant.

    Ce que l’on appelle le savoir, la connaissance, l’accès à la connaissance vont changer. L’école va changer. Sans doute une certaine forme d’écrit est-elle morte. Ne l’est-elle pas déjà ? Qu’est ce qui viendra à la place ? Microsoft mène-t-il nos vies ? En partie seulement.

    Etudiant et ChatGPT

    Amazon a lancé un abonnement de 5$ par mois qui donne accès à tous les médicaments génériques gratuitement, livrés à la maison. RXPass suppose une ordonnance, qui viendra bientôt de Singapour ou de Pretoria en ligne. La téléconsultation contre les déserts médicaux. Medicaid, les assurances privées, la Sécu, les Mutuelles devront changer de modèle. Demain, Amazon et ses semblables indiqueront aussi le médecin, organiseront les visites à domicile. Amazon a déjà acheté le groupe de soins One Medical pour 3.9 milliards $. En prime : Prime, la plateforme télé. Amazon n’est pas seul, Walmart fournit des médicaments génériques pour 4$ par mois, mais sans les séries TV, un choix de vie.

    Finance, éducation, santé, information, fictions, culture, ces domaines hier investis par les Etats modèles du XXème siècle changent de contrôle. Nouveaux pouvoirs ou nouvelles formes de pouvoir ? Codes et identités numériques comptent autant que le permis de conduire.

    Utilisez l’IA, internet, mais ouvrez les Consulats et répondez au téléphone.  

    Trois députés ont été invalidés en raison du vote internet. Un hasard, un retard ? Les administrations sont désadaptées. La réponse aux robots : se concentrer sur l’humain. Utilisez l’IA, internet, mais ouvrez les Consulats et répondez au téléphone. Tout ce que peut faire un robot sera fait par un robot. Le propre de l’humain c’est la qualité humaine, justement, irremplaçable. 

    Hier, la géopolitique mondiale se faisait autour de territoires clés. On apprend encore l’importance de détroits, des points stratégiques : Ormuz, Bosphore, Gibraltar, Malacca… Aujourd’hui encore la carte des conflits s’analyse encore en fonction des gisements et cheminements du pétrole : Russie, Moyen-Orient, États-Unis. 

    Demain, que deviendra la géopolitique mondiale quand le monde change de forme, si le pouvoir des Etats n’est plus dans la même échelle ? 

    D’une part, elle reste territoriale : géographie des terres rares, des câbles sous-marins, des puces électroniques. Les nouveaux monstres de la puissance (militaire, commerciale, énergétique, financière) se nourrissent de puces.

    Que devient la géopolitique quand le monde change de forme ?

    D’autre part, elle devient verticale. Les connexions se font au-delà des frontières, même de l’espace ou du ciel. Qui sont les maîtres des ondes ? Qui détient des sources du savoir ? La panique que provoque le Robot conversationnel n’est que la première. Elle sera suivie de bien d’autres. Quel algorithme guidera les drones, et tirera ? Le problème d’aujourd’hui, ce n’est pas la retraite ; c’est l’avenir de la production, de la gestion du savoir. Promesse d’inégalités abyssales ou d’accès illimité au savoir ? Mainstream d’un baratin universel, le bullshit globish, celui des conventions internationales ou pensées paradoxales, escadrilles de cygnes noirs ?

    Mainstream d’un baratin universel, le bullshit globish

    Que reste-il de l’humain, si n’importe quel smartphone répond mieux qu’un expert ? Tant mieux, si le meilleur expert parle à l’oreillette du commun des mortels. A moins qu’il ne répande que l’opinion commune. Le savoir n’est pas un stock. La révolution digitale, celle de l’IA, de ChatGPT, de la médecine à distance, remet en cause les reproductions automatiques et les hiérarchies fondées sur ces seuls critères. 

    D’un côté, cet effrayant sondage qui prétend que 16% des jeunes Français pensent qu’il est possible que la terre soit plate. De l’autre les profs de Science Po obligés de penser autrement leurs cours sur l’économie ou le Tribunal des conflits pour se démarquer des robots conversationnels. Oseront-ils ? La question de cours est morte, la banalité du savoir envahit le monde. 

    Le sentiment spontané du digne et de l’indigne, du juste et de l’injuste.  

    Qui dirige alors les Etats ? Le mainstream, démocratique ou non, manipulé ? Il y a, en Chine, ce mystère des moutons qui tournent en rond : ils auraient trop longtemps été enfermés dans un enclos. Qui dirigera le monde, les nouveaux monstres des révolutions digitales ou les vieux états surendettés ? Faut-il consacrer des milliards à La Poste ou à l’Intelligence Artificielle ? Aux déficits des retraites ou à la formation des maîtres ? Aux subventions du litre d’essence ou à la géothermie ? Non, on ne peut pas tout faire. Retraite ou pas, Sécu ou pas, CO2 ou pas, nul n’ignorera l’algorithme.

    Ne jamais avoir peur, surtout pas des nouveaux mondes

    Echappent aux calculs quelques éléments éruptifs : le sentiment spontané du digne et de l’indigne, du juste et de l’injuste, la fraternité. Le Robot singe encore mal le cœur. En politique, le cœur se montre par le courage. Encore faut-il vouloir sortir du cercle des moutons. Plutôt que de retarder la fin du vieux monde, la hâter. Cela diminuera l’angoisse, la peur, le conformisme. 

    L’homme est l’artisan de sa propre nature, expliquait aux théologiens Pic de la Mirandole, la star des sachants. C’est là l’exercice de sa liberté, la source de sa dignité, sa radicalité. Ne jamais avoir peur, surtout pas des nouveaux mondes qu’il crée.

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 06.02.23

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 06.02.23

    Bonjour à tous, 

    Bienvenue dans le flash quotidien des expatriés du lundi 06 février, aujourd’hui on décrypte la réforme des retraites pour les Français de l’étranger avec Marc Ferracci, député des Français de Suisse et spécialiste du droit social, avant de partir pour la 8ème circonscription qui a vu l’élection de son député annulée, et on découvre les exigences de Xavier Bertrand pour soutenir la réforme du gouvernement. 

    Une réforme qui va demander des efforts aux Français

    C’est ce que déclare Marc Ferracci, ancien conseiller social de Jean Castex, et actuel député des Français de Suisse, dans un podcast à retrouver sur le site Lesfrancais.press. Il explique les conséquences de la réforme pour les Français de l’étranger comme l’obligation d’avoir cotisé 30 ans en France pour prétendre à une pension minimum rabotée à 67 ans ! Tous les détails sur Lesfrancais.press et le site de votre radio. 

    Marc Ferracci au centre, lors d’une réunion publique en Suisse

    Meyer Habib négocie un poste d’ambassadeur 

    Silencieux depuis l’annonce de l’annulation de son élection par le Conseil constitutionnel ce vendredi 03 février, l’ami de Benjamin Netanyahu s’active dans les coulisses pour obtenir le poste d’ambassadeur de France auprès d’Israël. Il renoncerait de fait à se représenter, laissant la voie libre à Deborah Abisror de Lieme, candidate pour le parti présidentiel. Une ambassade contre un siège de député, un accord qui satisferait toutes les parties !? 

    Meyer Habib
    Meyer Habib

    Xavier Bertrand veut plus de concessions d’Elisabeth Borne

    Ce week-end la Première ministre a reculé sur les carrières longues à la demande des LR, une concession qui en appelle d’autres. Rapidement à travers Xavier Bertrand, les LR ont posé 3 nouvelles conditions à leur soutien, la première est de respecter le principe des 43 annuités, qui permettent de partir avant 64 ans à la retraite. La deuxième est de mettre fin aux régimes spéciaux, « une injustice ». Et la dernière est de revenir sur « l’injustice à deux niveaux » subie par les femmes pour qu’elles partent à la retraite « à 65 ans et non 67 ans ».

    Xavier Bertrand
    Xavier Bertrand

    C’est tout pour aujourd’hui, bon lundi à tous où que vous soyez !

    Ecoutez le flash des Français de l’étranger

  • Marc Ferracci : « C’est une réforme qui demande des efforts aux Français »

    Marc Ferracci : « C’est une réforme qui demande des efforts aux Français »

    En pleine crise sur le projet de réforme des retraites en France, on reçoit Marc Ferracci, député des Français installés en Suisse et au Liechtenstein. Ce parlementaire des Français de l’étranger est un fin connaisseur du droit social et de ses enjeux politiques. Il fut, au cours du précédent mandat, l’un des principaux inspirateurs de la réforme du marché du travail promise par Emmanuel Macron lors de sa campagne présidentielle de 2017. Il occupa aussi les fonctions de conseiller spécial de la ministre du Travail Muriel Pénicaud et ensuite conseiller auprès du Premier ministre Jean Castex.

    Dans ce podcast, nous lui posons les questions que tous les Français de l’étranger se posent sans oser les formuler.

    Ecoutez le podcast avec Marc Ferracci

    Est-ce qu’un Français de l’étranger est éligible à la pension minimum ?

    Les Français de l’étranger ont souvent une carrière qui s’est déroulée sur plusieurs pays, parfois majoritairement en France, mais pas toujours. Les calculs sont souvent complexes et débouchent couramment sur des pensions amputées du fait des cotisations multiples à différents systèmes de retraite.

    Alors que le gouvernement annonce que tous les Français pourront bénéficier d’une retraite minimum à l’âge de 67 ans, beaucoup d’expatriés espèrent bénéficier ainsi d’un filet de sécurité pour leurs vieux jours.

    Marc Ferracci lors d’une réunion publique dans sa circonscription ©Marc Ferracci

    Mais face à la complexité de ces textes, les interprétations sont variables. Marc Ferracci dans le podcast décrypte cette masse d’informations pour nous tous. Et on apprend donc qu’il faudra avoir cotisé l’équivalent d’une carrière complète en France pour être éligible à la pension minimum complète (85% du SMIC). A défaut, c’est un prorata qui sera appliqué, à conditions d’avoir cotisé 30 ans, soit 25 euros par mois au minimum. Ce sont donc les mêmes conditions qu’un résident français.

    Pourra-t-on bénéficier de sa retraite hors de France ?

    Ces nouvelles dispositions s’appliqueront à tous les retraités. Même ceux qui bénéficient déjà de leur retraite tout en résidant hors de France verront leur pension ajustée à la hausse s’ils remplissent les nouvelles conditions liées à la pension minimum.

    Marc Ferracci nous confirme que pour les actuels ou les futurs bénéficiaires le lieu de résidence restera libre.

    Pourquoi une mobilisation aussi forte ?

    Que ce soit en France, ou au sein de l’AEFE et dans les services consulaires, la mobilisation est grande ! Cependant le député des Français de l’étranger tient à relativiser le niveau d’adhésion au mouvement. S’il est important à l’AEFE et dans certaines circonscriptions, l’administration consulaire a, elle, peu suivi le deuxième jour d’appel à la grève.

    Marc Ferracci en profite pour détailler les nouvelles dispositions que la réforme va mettre en place comme des éléments d’accompagnement qu’il détaille dans le podcast.

    « Avec l’ouverture à la fonction publique de la retraite progressive, avant l’âge légal, il sera possible de passer à temps partiel tout en maintenant son revenu »

    Marc Ferracci, député des Français installés en Suisse et au Liechtenstein

    Car pour lui, comme pour le gouvernement, au-delà des mesures qui vont demander des « efforts aux Français », les intéressés n’ont pas connaissance de toutes celles que propose cette réforme.

    « On assume de demander des efforts ! »

    Marc Ferracci, député des Français installés en Suisse et au Liechtenstein

    Pour lui, la réforme va ouvrir de nouvelles opportunités pour « articuler le temps professionnel et celui privé comme associatif » et il faut dépasser la question de l’âge de départ. Avec Marc Ferracci, on en profite pour lister les points positifs du texte et qui sont passés sous silence du fait de la cristallisation des débats autour des « 64 ans ».

    Une réforme nécessaire

    Dans ce podcast, on revient sur les raisons qui poussent le gouvernement à s’attaquer au déséquilibre de notre système de retraite.

    « Si on ne fait rien, on lègue, à l’horizon 2040, des dettes à nos enfants »

    Marc Ferracci, député des Français installés en Suisse et au Liechtenstein

    Pour lui, comme pour la Première ministre, c’est l’avenir de notre système de retraite par solidarité intergénérationnelle qui sera remis en cause à moyen terme. Par ailleurs, Marc Ferracci évoque aussi les nombreux points positifs de la réforme proposée, comme une meilleure prise en compte des carrières longues, il y revient longuement dans le podcast.

    Un vote compliqué

    Enfin, on termine le podcast en nous penchant sur le débat parlementaire dont la bonne fin conditionne l’application ou non de cette réforme voulue par Emmanuel Macron.

    Car à l’Assemblée nationale, les oppositions ont déposé des milliers d’amendements qui bloquent le débat parlementaire.

    « Il y a une démarche menant à politiser la chose pour ne pas débattre sur le fond »

    Marc Ferracci, député des Français installés en Suisse et au Liechtenstein

    La porte de sortie pour le camp présidentiel pourrait être une alliance sur ce texte avec Les Républicains. L’occasion pour nous de questionner Marc Ferracci sur les exigences du parti d’Eric Ciotti.

    « Chacun doit avoir un esprit de responsabilité et en particulier de responsabilité budgétaire »

    Marc Ferracci, député des Français installés en Suisse et au Liechtenstein

    Marc Ferracci réaffirme la volonté du gouvernement et de son parti d’échanger et de négocier avec tous les acteurs tout en gardant en ligne de mire l’objectif premier qui est la pérennisation de notre système actuel via un équilibre budgétaire à long terme.

  • Les Français s’expatrient de nouveau

    Les Français s’expatrient de nouveau

    Comme chaque année, l’administration consulaire a publié le chiffre des Français de l’étranger inscrits au registre consulaire au 1er janvier 2023. Après deux années de baisse, liée à la pandémie, le nombre d’inscrits est de nouveau en hausse pour s’établir à 1 683 915, soit une hausse de 4,2 % .

    Qu’est-ce que le registre consulaire ?

    Un chiffre qui est à relativiser car il ne concerne que les citoyens qui ont fait la démarche de s’inscrire au registre consulaire. Il y a donc plus de Français résidant hors de France que ce qui est annoncé. On estime que la population réelle est de 2,5 à 3 millions de nationaux.

    Mais d’ailleurs pourquoi s’inscrire au registre consulaire ?

    L’inscription consulaire s’adresse à tout Français qui va s’installer plus de 6 mois à l’étranger.

    Elle a pour but de faciliter les démarches administratives suivantes :

    Cette inscription permet également aux services consulaires de vous contacter, vous et vos proches, en cas d’urgence. Elle vous permet enfin d’obtenir des informations sur les élections, sur votre sécurité et des événements particuliers.

    Où vivent les Français de l’étranger ?

    Si le chiffre communiqué par l’administration n’est pas exhaustif, il permet d’avoir, tout de même, une vision globale de la répartition dans le monde des Français de l’étranger.

    Les circonscriptions qui comportent Londres et Genève ont longtemps été en première place. Cette année, c’est l’Amérique du Nord, soit la première circonscription législative des Français de l’étranger, qui arrive en tête, grâce à un boom de 10% en un an, avec 253 386 Français inscrits.

    Cependant le nombre de Français reste important tant à Londres (malgré le Brexit), avec plus de 178 000 inscrits dans la circonscription (UK, Irlande, Scandinavie et Pays baltes), qu’à Genève avec plus de 173 000 inscrits dans la circonscription (Suisse et Liechtenstein). Derrière on retrouve le Benelux, dont Bruxelles, avec 167 555 personnes, puis l’Afrique du Nord et de l’Ouest avec 158 872 citoyens.

    Vous pouvez consulter les chiffres circonscription par circonscription en téléchargeant le décret ci-dessous.

    Téléchargez le décret

  • La Saint-Valentin 2023 sur TV5MONDEplus

    La Saint-Valentin 2023 sur TV5MONDEplus

    À l’occasion de la Saint-Valentin 2023, TV5MONDEplus met en avant de nombreux programmes, magazines, séries et webséries dédiés à l’amour et à la sexualité. Un mois tout en douceur s’annonce sur la plateforme gratuite et 100% francophone.

    Les équipes d’Yves Bigot ont sélectionné pour vous des créations francophones des 4 coins de la planète qui réunissent amour, intrigues et sexualité !

    Amour

    Le 14 février, à la St Valentin, c’est avant tout le sentiment amoureux qu’on célèbre. A travers 2 films, 1 série et 1 oeuvre animée, TV5MONDEplus vous invite à redécouvrir l’Amour version 3.0.

    Les envoûtés

    Inspiré par la nouvelle « Les Amis des amis » de Henry James, Pascal Bonitzer, ce film de 2018 nous invite à partager la naissance d’un couple, Coline et Simon, au coeur d’un drame où les émotions prennent le premier plan.

    Coline doit interviewer Simon, qui aurait aperçu le fantôme de sa mère à l’instant de sa mort. Dubitative, la pigiste reçoit ensuite un appel paniqué de son amie Azar : son père vient de lui apparaître alors qu’il vit en Espagne !

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    Sweet Dance

    Chantal Youdom, réalisatrice camerounaise, nous embarque dans un drame qui tourne à la comédie. Autour d’un couple, dont l’homme est frappé par un accident, on découvre l’environnement sociétal africain tout en explorant l’art de la danse en Afrique.

    Chantal Youdom

    Jacques, ex-champion, a pu remonter la pente après un accident grâce à la danse. Son but : transmettre ses connaissances et se hisser à nouveau sur les podiums. Tatiana est femme au foyer. Passionnée, elle investit toute son énergie dans cet art. Une façon d’échapper à une vie conjugale ennuyeuse…

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    L’amour à 3

    Nicolas Gratoir, Dorothée Baert, Valentine Penders, un trio belge vous a concocté une série au format original. En 5 épisodes de 10 minutes, découvrez les aventure d’un couple qui s’ouvre aux autres.

    En couple monogame, ouvert, à trois ou davantage, en coloc, en amitié, pour un temps ou pour toujours, l’amour se vit différemment pour chacun d’entre nous. Présentation de diverses relations amoureuses à travers plusieurs épisodes.

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    La bague au doigt

    Gerlando Infuso, le réalisateur belge, spécialiste de l’animation, nous livre, dans son dernier film sorti en 2018, un conte romantique autour de la St Valentin. Une oeuvre qui a charmé tant les critiques que le public.

    Icaro choisit le jour de la Saint-Valentin pour demander la main de sa splendide Vanilla dans leur restaurant préféré, La Moule d’Or. Son engagement sincère sera mis à l’épreuve par le chef Dimitri…

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    Intrigues

    Si la vie amoureuse se rêve comme douce et bienveillante, elle est aussi l’antre d’intrigues entre protagonistes passionnés. Ce versant du sentiment amoureux est aussi exploré par TV5MONDEplus avec 1 série et 1 reportage « télé-réalité » détonnant.

    Un homme à marier

    Jean-Jules Porquet nous raconte la vie d’une femme non-mariée à l’aube de la quarantaine. Une problématique bien plus importante qu’il n’y paraît en Côte d’ivoire. Dans cette série qui conjugue comédie et drame, on s’invite dans le quotidien d’une femme célibataire en Afrique en 2021. Pas si évident…

    Soirée de lancement de la série à Cocody en 2021

    À presque 40 ans, Kayna est toujours célibataire. Multipliant les rencontres à la recherche de l’amour, elle n’est pas au bout de ses surprises ! Rencontrera-t-elle enfin l’âme soeur ?

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    Temps présent – Guerre des sexes

    Depuis avril 1969, Temps Présent est LE magazine d’information de référence de la RTS (Suisse). Une formule qui a évolué au fil des années, mais dont les fondamentaux sont toujours valables. Pour la St Valentin, l’équipe de TV5MONDEplus vous propose l’épisode spécial de la chaîne publique suisse. Disponible, dès le 14 février, retrouvez les dessous de la guerre des sexes, version suisse sur votre plateforme, pour cela 4 femmes et 4 hommes ont été enfermés dans un chalet comme pour une télé-réalité.

    Quatre femmes et quatre hommes, enfermés durant un long week-end dans un joli chalet de montagne. Mission : vivre et débattre ensemble sous les caméras de Temps Présent, du thème qui fâche aujourd’hui. Les questions de genre, de sexe, de consentement et de séduction.

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    Sexualité

    Et oui, on ose, on en parle ! De quoi ? Du sexe ! Qui dit amour, dit plaisir et souvent sexualité ! En 2023, la télé passe le cap et en parle sans fard. TV5MONDEplus vous propose 1 web-série et 1 abécédaire en images du vocabulaire lié à la « chose », bientôt vous saurez tout sur le … !

    La théorie du X/Y

    Créée par Caroline Taillet et Martin Landmeters, une série qui secoue les tabous sur la sexualité en explorant la bisexualité et les clichés qui l’entourent.

    Anna et Matteo sont en route pour un repas familial, comme tous les dimanches. Mais dans la tête d’Anna, ça bouillonne, elle ne peut s’empêcher d’imaginer une autre réalité… si éloignée de la sienne. Aujourd’hui, sans prévenir, tout explose. Une main la frôle, un regard la séduit. Anna découvre un monde qu’elle ne connaît pas. Un monde où se perdre ? Sur le thème de la bisexualité, La théorie du Y explore avec humour et délicatesse les désirs et les amours d’aujourd’hui.

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    Parlons peu parlons bien – Spécial sexualité

    Et si on s’intéressait aux mots de la sexualité ? Loin des idées reçues, la linguiste Aurore Vincenti décortique avec justesse et humour les mots du sexe, de plus en plus présents dans l’espace public et sur les réseaux sociaux. Preuve que le sujet devient moins tabou, que les barrières sautent les unes après les autres et qu’il est important de bien comprendre ces notions et leurs subtilités de langage.

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