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  • Iran : se tenir du bon côté de l’Histoire

    Iran : se tenir du bon côté de l’Histoire

    L’Histoire de l’Iran au cours des deux cents dernières années a maintes fois démontré la propension de la monarchie à l’autoritarisme et à la destruction des institutions démocratiques. Durant le règne de Reza, le fondateur de la dynastie Pahlavi, et surtout durant le règne du Shah, déchu par la révolution de 1979, toutes les institutions démocratiques qui avaient émergé de la révolution iranienne de 1907 ont été détruites. Sous le règne du Shah, tous les partis politiques ont été interdits, à l’exception du parti Rastakhiz, de sorte que quiconque voulait être politiquement actif devait être membre de ce parti. Ainsi, à cause de la destruction de toutes les institutions démocratiques et de la suppression des défenseurs de la liberté par le Shah, Khomeyni, le fondateur de la République islamique, a pu asseoir son autoritarisme religieux, profitant d’un immense vide politique. 

    Du point de vue du modèle de gouvernance, Khomeyni peut être considéré comme le prince héritier immédiat du Shah. S’ensuivirent dès lors quarante-trois ans de répression inédite du peuple et de ses revendications politiques, économiques et culturelles. Depuis le début du soulèvement populaire en Iran, un slogan central de la révolution iranienne est « Mort à Khamenei » et « Mort au dictateur, qu’il soit roi ou dirigeant ». Une façon pour le peuple de montrer clairement son choix politique. C’est en marquant la frontière rouge entre la population et deux dictatures que cette révolution a pu résister à une répression sans précédent.

    Gardiens de la révolution ©Belga

    Invitation de Reza Pahlavi

    On se demande alors pourquoi, sans avoir participé une seule fois au soulèvement et donc sans aucune légitimité, Reza Pahlavi a pu être invité à participer à la conférence de Munich ou être présent au Sénat français. De la même façon, le fait que son nom soit présenté comme une alternative au régime clérical des mollahs par certains médias étonne. Au mieux, cela signifie clairement l’ignorance des sacrifices de la jeune génération iranienne pour établir un gouvernement démocratique. Au pire, on pourrait y déceler une forme de complicité de médias laissant la place à des lobbies (étatiques et entrepreneuriaux) plus intéressés par les négociations futures avec une dictature plutôt qu’avec une démocratie.

    Déformer l’alternative

    Lorsqu’une révolution est au seuil du renversement d’un régime, que le monde y croit et que l’issue semble plus proche que jamais, vient la question primordiale d’une alternative, crédible et souhaitée. D’un point de vue strictement diplomatique, le régime et les partisans de la politique d’apaisement préfèrent le régime actuel à une alternative démocratique en Iran. Fort logiquement, ils entreprennent donc la décrédibilisation méthodique de la seule réelle alternative politique qui soit ; le CNRI (Conseil National de la Résistance Iranienne), organe regroupant toutes les oppositions aux dictatures, toutes les tendances, toutes les ethnies peuplant l’Iran depuis plus de 40 ans !

    L’objectif des lobbyistes de l’état iranien est simple : faire la preuve médiatique qu’il n’existe aucune alternative sérieuse. Par conséquent, et de façon à maintenir l’ordre et la stabilité des échanges économiques et commerciaux, il est préférable d’aider le régime actuel à se maintenir… Ou comment vanter les bienfaits et les valeurs de la démocratie dans les discours mais œuvrer en sous-main pour le maintien d’une des pires dictatures que ce monde porte à l’heure actuelle.

    Au cours des quarante dernières années, le seul mouvement qui a fait preuve d’une organisation politique cohérente, y compris à l’international, tout en restant active sur le terrain, en opposition farouche aux mollahs, est le CNRI, un conseil fondé sur la base de l’égalité sexuelle et luttant contre toute forme de dictature, monarchique ou religieuse.

    Tentative d’invalidation de l’alternative pourtant valide

    Depuis le début de la révolution, le célèbre ministère iranien du Renseignement affirme que l’alternative au régime des mollahs, le Conseil National de la Résistance Iranienne, n’a pas le soutien du peuple. Cette allégation a été largement utilisée à l’étranger par les lobbies du régime et par ceux qui ont des intérêts concrets à nier la chute du régime. Mais cela ne peut abuser que l’opinion publique à l’étranger. Le peuple iranien, en particulier la jeune génération, sait, malgré toute la censure, que si cette alternative n’avait pas de base populaire, elle n’aurait jamais pu résister à la cruauté des mollahs pendant plus de quarante ans. Plus de 30 000 prisonniers politiques ont été massacrés en Iran en 1988, principalement issus de l’Organisation des Moudjahidines du Peuple d’Iran (OMPI), très représentée au sein du CNRI. Pourtant, ce mouvement a continué de résister aux mollahs. 

    Depuis lors, le CNRI n’a cessé de travailler à la révélation de la vérité, à l’organisation d’une vie politique future et à la cohésion des troupes sur le terrain. Ainsi, les unités de résistance dispersées dans tout l’Iran, qui sont l’épine dorsale de cette révolution, sont sous la direction du CNRI. Et c’est ce qui a rendu possible la poursuite de cette révolution. Soyons clairs. Si cette alternative ne bénéficiait pas d’une base populaire, elle n’aurait pas pu poursuivre la lutte contre la dictature malgré 30 000 arrestations et au moins 750 morts !

    Se tenir du bon côté de l’Histoire

    La révolution en cours inclut toutes les classes, couches et tendances politiques. Le Shah, les Mollahs et leurs vestiges n’ont pas leur place dans le camp du peuple. La ligne rouge avec la dictature du Shah et des Mollahs est la seule ligne de démarcation politique réelle permettant d’atteindre enfin la démocratie. Quiconque la déforme ne sera certainement pas dans le camp du peuple. Car il n’existe plus que deux camps désormais en Iran : celui des dictateurs en tous genres et celui du peuple. Et l’Histoire nous a enseigné à maintes reprises que, quel que soit le temps requis, le peuple finit toujours par l’emporter. Il s’agit désormais pour les parties prenantes de faire leur choix, du bon ou du mauvais côté de l’Histoire…

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 02.03.23

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 02.03.23

    Bonjour à tous, bienvenue dans le flash quotidien des expatriés du 02 mars, dans les titres : le calvaire des télétravailleurs en Belgique, la tournée d’Emmanuel Macron en Afrique et l’exposition de la consommation de drogue en France.

    En Belgique, le télétravail pour une entreprise française n’est pas possible ! 

    Alors qu’on est en Europe et que tous les citoyens doivent être traités sur un pied d’égalité, en Belgique, la priorité est toujours donnée à l’antique Benelux. Ainsi alors que vous pouvez télétravailler pour une entreprise luxembourgeoise ou néerlandaise depuis le territoire belge, impossible de le faire pour une entreprise française ou sinon il faudra assumer une fiscalité beaucoup plus lourde et une perte de couverture sociale. Une situation que dénonce l’élue consulaire Isabelle Wandelst et le groupe Facebook des « non-résidents contribuables en France ». 

    Emmanuel Macron en tournée africaine 

    Gabon, Angola, Congo et République démocratique du Congo. Emmanuel Macron se rend en Afrique pour une tournée express : il visitera quatre pays en 72 heures. Le président de la République est arrivé hier mercredi soir à Libreville, capitale du Gabon, pour un dîner de travail avec Ali Bongo, à la tête de ce pays d’Afrique de l’Ouest depuis 2009.

    En 2022, 156,7 tonnes de drogues ont été saisies en France

    Des chiffres et une inquiétude au plus haut. Ce mercredi 1er mars, Gérald Darmanin, Éric Dupond-Moretti et Gabriel Attal, respectivement ministres de l’Intérieur, de la Justice, et des Comptes publics, ont présenté le bilan 2022 de la lutte contre les drogues. D’après la place Beauvau, «le bilan des saisies de produits stupéfiants pour 2022 s’établit à des niveaux historiques». Les autorités françaises ont fait savoir que 156,7 tonnes de drogues ont été saisies en France au cours de l’année précédente.  

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour le dernier bulletin de la semaine ! Bon jeudi à tous…

    Ecouter le bulletin des Français de l’étranger

  • En Belgique, le télétravail à la peine

    En Belgique, le télétravail à la peine

    En Belgique, il n’y a pas que les fonctionnaires franco-belges qui sont soumis au surréalisme belge, les frontaliers, qui auraient pris la mauvaise habitude de télétravailler pour une entreprise française pendant la pandémie, sont pris dans les griffes du fisc belge. Isabelle Wandelst, élue consulaire sur une liste Renaissance à Bruxelles et le groupe Facebook des « non-résidents contribuables en France » dont elle est membre poussent un cri d’alarme.

    Priorité au Benelux

    Au sein de l’Union européenne, il existe d’autres sous-groupes, dont le vieux Benelux, que beaucoup avait oublié. Ainsi les pays membres du Benelux vont accorder, en 2023, une attention particulière à la situation des travailleurs transfrontaliers en télétravail, confrontés « à l’incertitude fiscale, ce qui n’est pas souhaitable », a déclaré le secrétaire général du Benelux, Frans Weekers à l’occasion du lancement officiel de la présidence néerlandaise de l’organisation par le ministre néerlandais des Affaires étrangères Wopke Hoekstra. Une bonne nouvelle pour les quelques 370.000 travailleurs transfrontaliers concernés dans les 3 Etats.

    Parmi ces travailleurs, 8800 résidents belges vont travailler en France, et eux ne sont pas concernés par les négociations actuelles.

    ©StockAdobe

    Rappel des règles lors de la pandémie

    Les travailleurs transfrontaliers paient généralement des impôts dans le pays où ils exercent leurs fonctions, ainsi pour ceux travaillant en France, ils sont imposés par celle-ci.

    Pendant la crise, les jours effectués à domicile des salariés transfrontaliers étaient considérés comme des jours travaillés dans le pays voisin. Ceux-ci pouvaient, durant la pandémie, travailler à domicile sans aucune incidence sur leur sécurité sociale ou leurs impôts. Mais depuis ces mesures ont été supprimées. Les conventions internationales de double imposition pour les travailleurs frontaliers sont donc à nouveau appliquéesPour les employeurs qui veulent permettre aux salariés d’exercer en partie à domicile des situations d’emploi simultané se présentent, avec l’obligation éventuelle d’effectuer le traitement des salaires dans deux pays, la retenue de l’impôt dans plusieurs pays et des formalités supplémentaires.

    Un casse-tête que peu d’entreprises respectent et qui entraînent de nombreux contrôles de la part du SPF Finances auprès des salariés potentiellement concernés.

    Une nouvelle convention fiscale qui a oublié le télétravail

    Actuellement, dans le cadre de l’exercice d’une activité partagée entre télétravail et période d’emploi dans les locaux de l’employeur, l’application de la convention fiscale conclue entre la France et la Belgique a pour conséquence une imposition partagée entre le pays de résidence et le pays habituel de travail au prorata des jours de travail exercés dans chacun des pays, soit dès le premier jour.

    En 2021, une nouvelle convention fiscale entre la France et la Belgique a été signée. Si elle n’est toujours pas ratifiée par les parlements respectifs, elle devrait être d’application en 2023. Elle devrait corriger le problème rencontré par les binationaux fonctionnaires, mais à la surprise générale, l’impasse a été faite sur le télétravail.

    « Quelle ne fut pas la (très mauvaise) surprise de milliers de transfrontaliers de se rendre compte qu’aucune prise en compte du télétravail n’a été intégrée dans cette nouvelle convention ! C’est d’autant plus surprenant que de telles clauses existent pourtant dans d’autres conventions impliquant la France ou la Belgique avec d’autres pays.« 

    Communiqué de presse du groupe FB des « non-résidents contribuables en France »

    Alors que la proximité entre nos deux pays, en particulier avec les régions francophones, invite à oublier les frontières et à construire un destin commun au sein de l’Union européenne, les barrières fiscales et sociales s’érigent comme des murs entre les univers professionnels français et belges.

    Une situation que ne peuvent accepter nos compatriotes installés sur place. Aujourd’hui, les résidents belges ne peuvent bénéficier du confort et des facilités que peut amener l’application du télétravail.

    « D’un point de vue fiscal, de nombreux résidents en Belgique travaillant en France sont aujourd’hui
    contraints de refuser le télétravail, l’impact financier s’avérant en effet très fort, la fiscalité belge sur le travail étant largement plus élevée que la fiscalité française. »

    Communiqué de presse du groupe FB des « non-résidents contribuables en France »

    C’est face à ce constat que le groupe et l’élue consulaire, Isabelle Wandelst, apportent des solutions concrètes qu’ils espèrent voir rapidement mises en place. Ils les résument en 3 points.

    1/que la nouvelle convention fiscale franco-belge soit rapidement amendée avant toute ratification
    en y ajoutant au minimum un seuil de 50 jours sans impact fiscal, couvrant les jours travaillés dans
    le pays de résidence.
    2/ que les gouvernements des deux pays passent de manière urgente un accord dans le cadre de la
    convention fiscale actuelle via la procédure de concertation de cette dernière pour y rajouter ce seuil.
    3/ que la réglementation européenne sur la sécurité sociale évolue, afin que le travailleur.
    transfrontalier reste affilié dans son pays d’emploi au-delà du seuil de 25 % de son temps de travail
    dans son pays de résidence (seuil à passer à 40 % = 2 jours de télétravail par semaine par ex.).

    Communiqué de presse du groupe FB des « non-résidents contribuables en France »

  • Emmanuel Macron entame au Gabon une tournée en Afrique centrale

    Emmanuel Macron entame au Gabon une tournée en Afrique centrale

    Le président français Emmanuel Macron a annoncé lundi 27 février, lors d’un discours à l’Élysée à la veille d’une tournée africaine, une prochaine « diminution visible » des effectifs militaires français en Afrique et un « nouveau modèle de partenariat » impliquant une « montée en puissance » des Africains.

    « La transformation débutera dans les prochains mois avec une diminution visible de nos effectifs et une montée en puissance dans ces bases de nos partenaires africains »

    Emmanuel Macron lors de son discours sur l’Afrique ce lundi 27 février

    Emmanuel Macron a également refusé de voir en l’Afrique un domaine réservé ou un terrain de « compétition ». L’Afrique n’est pas un « pré carré », il faut passer d’une « logique d’aide à celle d’investissement », a estimé le chef de l’État, plaidant pour « une nouvelle relation équilibrée, réciproque et responsable » avec les pays du continent africain.

    Emmanuel Macron lors de son discours sur l’Afrique le 27 février 2023 à l’Elysée ©AFP

    Première étape, le Gabon

    A Libreville, au Gabon, où des soldats français sont stationnés, le président français participera, les 1er et 2 mars, au One Forest Summit consacré à la préservation et la valorisation des forêts du bassin du fleuve Congo. 

    Cependant Emmanuel Macron pourrait faire face à une situation compliquée. Comme l’explique la politologue Niagalé Bagayoko, « certains observateurs internationaux mais également la classe politique locale et certaines organisations de la société civile dénoncent la venue du président Emmanuel Macron, perçu comme de nature à conforter le régime du président Ali Bongo, lui-même particulièrement contesté ». Le pays doit organiser une présidentielle en 2023.

    TV5MONDE a interrogé le premier ministre gabonais après le discours du président de la République.

    Regardez la réaction d’Alain-Claude Bilie By Nze

  • Télétravail et nomadisme : Holiworking, une solution packagée pour le collaborateur et son entreprise

    Télétravail et nomadisme : Holiworking, une solution packagée pour le collaborateur et son entreprise

    Travailler au bord de la plage ou au milieu de la jungle : on en rêve tous. Le télétravail, qui a explosé pendant la pandémie, a élargi le champ des possibles pour les travailleurs désireux de changer d’air sans changer d’emploi. Mais attention aux écueils fiscaux, sociaux et autres dispositions légales, pour encadrer et réussir cette expérience de vie, il existe des entreprises qui ont concocté des formules incluant tous les besoins des salariés mais aussi ceux des entreprises. Aujourd’hui, on découvre le concept avec Holiworking, la pionnière française qui permet de travailler en voyageant.

    Ecoutez le podcast avec Flora Desbois

    Quels métiers sont éligibles ?

    Avant de s’engager sur le chemin du nomadisme, il faut d’abord faire un point sur son métier et sa carrière. De façon générale, les emplois éligibles à ce dispositif sont souvent liés au développement web, au marketing et/ou à la communication, on peut être lié à son entreprise sous différents statuts comme celui de consultant, d’employé ou de cadre.

    Certains freins peuvent cependant exister comme dans les entreprises où sont imposés des jours en présentiel, l’autre peur c’est l’éloignement qui peut être synonyme de perte de la culture d’entreprise. Tout se joue dans la négociation.

    Mais en ce moment, avec un marché du travail sous tension, la balle est plutôt dans le camp du salarié ou futur collaborateur. Pour les responsables RH, le fait de proposer du télétravail à l’étranger pendant quelques mois est désormais un atout dans la politique de recrutement et de fidélisation.

    Emmanuelle, Holiworkers en Thailande

    Quelles sont les étapes du projet Holiworking ?

    Afin de mettre en place une relation sereine, de confiance et apaisée entre le salarié et l’entreprise, Holiworking a balisé un parcours précis qui permet de définir les besoins pour chaque partie.

    Ainsi après avoir échangé avec un membre de l’équipe Holiworking, le salarié reçoit une simulation de projet afin de se projeter. Une fois cette dernière validée, le futur Holiworker valide la faisabilité de son projet avec son manager (gestion du décalage horaire, missions, télétravail…). Lorsque le manager a donné son GO pour le projet de son collaborateur, l’équipe Holiworking présente l’offre à son entreprise. Si la Holiteam a embarqué l’entreprise, place à la préparation au départ du salarié à l’étranger  : visa, assurance santé, aide à la recherche au logement, mise en place contractuelle et juridique, etc.

    Une solution clé en main

    Mais quels sont les services proposés par Holiworking ? L’agence propose une prise en charge complète. Visa, aide à la recherche au logement, assurances santé et prévoyance, aide à l’installation sur place, mise en relation avec le Holicoach, un relais local mandaté par Holiworking et bonus, rassurant pour l’entreprise, la mise à disposition d’un espace de coworking équipé avec tout le nécessaire pour assurer une bonne connexion et des conditions optimales de télétravail.

    Holiworking a aussi pensé aux problèmes fiscaux et de couverture sociale. Ainsi l’équipe vous proposera plusieurs options, avec dans la mesure du possible, une priorité au maintien des droits sociaux et de la résidence fiscale en France. En pleine réforme des retraites, il est important de noter qu’Holiworking a aussi pensé à la continuité de l’acquisition des trimestres, sous option, il est possible de souscrire à une assurance retraite mensuelle.

    Les formules proposées vont de 3 à 12 mois et peuvent être renouvelables. Ainsi l’expérience Holiworking permet une pause en changeant de lieu de vie pendant quelques mois ou un test pour une potentielle future expatriation.

    Alexia et Clarisse – Holiworker à l’île Maurice

    Quel coût ?

    L’expérience Holiworking est sans surcoût pour l’entreprise. Le projet est à la charge du collaborateur : il y a des frais d’embarquement, valeur d’engagement pour la mise en place contractuelle et juridique. De plus, Holiworking garantit 80 à 100% du salaire net mensuel du collaborateur, pourcentage qui diffère en fonction du projet de chacun.

    Dans quel pays ?

    Holiworking présente aujourd’hui une dizaine de destinations de rêve ouvertes dans le monde : Canada, Mexique, Costa Rica, Brésil, Cap Vert, Maroc, Afrique du Sud, Île Maurice, Indonésie et Thaïlande. Si la destination souhaitée du collaborateur ne figure pas parmi cette liste, Holiworking peut assurer du sur-mesure après étude du dossier.

    Nouveauté Holiworking : Holiworker Volontaire – mécénat de compétences

    Pour tous les collaborateurs qui souhaitent s’engager pour une cause associative à l’international, la formule Holiworker Volontaire leur permet de partir 3 mois à Madagascar afin de consacrer 50% de leur temps à aider l’association ABCDOMINO afin d’améliorer les conditions de vie locales, notamment dans le domaine éducatif. L’autre moitié de leur temps sera consacrée à la continuité de leur mission professionnelle en télétravail. Holiworking s’engage à garantir 100% du salaire du salarié dans le cadre de cette formule. C’est également une opportunité pour l’entreprise qui souhaite s’inscrire en soutien de ces actions dans le cadre d’une politique RSE volontariste.

    Ainsi avec Holiworking, c’est une nouvelle façon de vivre son emploi, sans l’opposer à ses rêves ou à son envie de s’engager pour les autres.

    Téléchargez la plaquette d’Holiworking

  • Réforme des retraites : le Sénat attend un débat musclé mais respectueux

    Réforme des retraites : le Sénat attend un débat musclé mais respectueux

    Examiné en commission des Affaires sociales avant de l’être en séance publique, le projet de loi portant la réforme des retraites est arrivé au Sénat ce mardi 28 février, dans une ambiance plus calme et feutrée qu’à l’Assemblée nationale, mais tout aussi déterminée.

    L’objectif des sénateurs est simple : montrer que l’on peut débattre sans se laisser aller aux excès des députés, d’autant plus sur un texte aussi important que la réforme des retraites.

    La gauche s’attelle en effet à mener une opposition ferme, mais respectueuse, loin des caricatures très critiquées, constatées à l’Assemblée nationale, à cause de l’attitude du groupe de gauche radicale La France insoumise (LFI). Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon étant absent du Sénat, le débat devrait se tenir dans « un climat politiquement musclé, mais dans le respect », veut croire un fonctionnaire de la chambre haute, sollicité par EURACTIV.

    « Cela a toujours été le cas au Sénat, et c’est l’occasion de montrer que les débats peuvent se dérouler de manière plus sereine et sur le fond »

    un fonctionnaire de la chambre haute
    La réforme des retraites sera examinée en commission des Affaires sociales au Sénat à partir de mardi 28 février, avant de l’être en séance publique à partir du 2 mars. [Shutterstock/Jo Bouroch]

    1500 à 2000 amendements

    En tout état de cause, plusieurs sources au Sénat indiquent à EURACTIV s’attendre à un « dépôt d’amendements qui sera fort » de la part de la gauche – entre 1 500 et 2 000. Le président du groupe socialiste Patrick Kanner, particulièrement scruté, a garanti que le Sénat irait « au fond du dossier », en s’opposant, mais « avec des propositions ».

    Une de ces sources décrit par ailleurs la « position compliquée de la gauche, qui souhaite montrer son opposition au texte tout en permettant au débat de se dérouler ».

    Interrogé par EURACTIV, le porte-parole du groupe macroniste (Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants, RDPI), le sénateur Xavier Iacovelli se veut plus prudent. Selon lui, « le groupe socialiste, pour des intérêts électoralistes liés aux élections sénatoriales [en septembre 2023], pourrait se livrer à une obstruction semblable à celle de la NUPES à l’Assemblée nationale ».

    Le sénateur centriste espère néanmoins « que la gauche sénatoriale, majoritairement socialiste et d’habitude assez responsable, écoutera les syndicats qui lui disent d’aller jusqu’au bout du texte ».

    Laurent Berger, pour la CFDT, dénonçait en effet un « spectacle indigne et honteux » de la part des députés, tandis que Philippe Martinez, de la CGT, considérait que « Jean-Luc Mélenchon n’est pas un allié du mouvement social ». Pour rappel, lors du débat à l’Assemblée, 18 000 amendements sur 20 000 avaient été déposés par la coalition de gauche, la NUPES, dont 13 000 par LFI.

    M. Iacovelli voit aussi dans le dépôt de deux motions de rejet la « volonté de blocage d’une partie de la gauche » — une question préalable et une exception d’irrecevabilité ont été déposées respectivement par le groupe écologiste et par le groupe communiste. Leur but est peu ou prou de rejeter le texte avant son examen ou d’en refuser l’examen pour motif d’inconstitutionnalité. Les chances de succès de ces deux motions sont minces.

    La majorité « Les Républicains » au Sénat donnera le « là » pour les députés ?

    Car précisément, le gouvernement et les sénateurs macronistes se tournent du côté de la majorité Les Républicains (LR) du Sénat. « La droite sénatoriale, majoritaire, veut améliorer le texte, mais aussi s’en attribuer le mérite », juge un proche du gouvernement. Mais, pour l’exécutif, la situation est meilleure au Sénat qu’à l’Assemblée, car « les LR y sont très solidaires et alignés [et que] le courant dissident apparaît surtout chez les députés », décrypte un cadre du groupe de la droite.

    Ce que confirme M. Iacovelli : « il y aura certainement des expressions individuelles chez LR, mais ils sont cohérents avec ce qu’ils font depuis plusieurs années », eux qui essaient régulièrement de repousser l’âge légal à 64 ans par un amendement au budget de la Sécurité sociale. Un groupe « plus cohérent au Sénat qu’à l’Assemblée », en somme, et donc un allié plus loyal pour le gouvernement d’Elisabeth Borne.

    Faute de vote sur l’intégralité du texte à l’Assemblée, les députés s’étant arrêtés après l’article 2, c’est le texte initial du gouvernement, décrypté au début du mois par EURACTIV, qui est envoyé au Sénat, enrichi des amendements adoptés et ayant reçu un avis favorable de sa part. Des « améliorations » restent néanmoins possibles, entend-on dans les rangs de la droite et du centre.

    Renaissance prêt à discuter

    Le groupe Renaissance devrait « soutenir les amendements qui vont dans le bon sens », dont la création d’une « pension de réversion aux adultes handicapés », portée par la droite, la valorisation de l’engagement des sapeurs-pompiers volontaires dans le calcul des droits à la retraite, ou encore une revalorisation des retraites à Mayotte de cent euros mensuels.

    Quoi qu’il arrive, le report de l’âge légal sera examiné et débattu, comme s’y est engagé le socialiste Patrick Kanner, dont le groupe est particulièrement scruté.

    Une fois l’examen en commission passé, le Sénat se penchera sur le texte en séance publique à partir du 2 mars, pour un maximum de dix jours. Le relais passera ensuite à la Commission mixte paritaire (CMP), chargée de trouver un texte de compromis entre les sénateurs et les députés, qui n’auront pas voté le projet dans les mêmes termes. Alors, « l’accord se fera entre la majorité présidentielle et la majorité sénatoriale de droite », conclut M. Iacovelli.

  • La voiture ne fait plus rêver 

    La voiture ne fait plus rêver 

    Jusque dans les années 2000, le passage du permis de conduire marquait l’entrée dans la vie adulte. Il était un rite initiatique ouvrant sur l’indépendance en matière de mobilité. Aujourd’hui, de nombreux jeunes en Europe comme aux États-Unis renoncent à passer leur permis de conduire. 

    En France, le nombre de jeunes de 18 à 20 ans ayant leur permis de conduire est passé de 75 à moins de 50 % de 2013 à 2017 (étude OpinionWay pour Point S). À 24 ans, un tiers des Français n’auraient pas leur permis. Aux États-Unis, en 1997, 43 % des jeunes de 16 ans avaient leur permis de conduire. En 2020, cette proportion est tombée à 25 %. Un Américain sur cinq âgé de 20 à 24 ans n’a pas de permis, contre seulement un sur 12 en 1983. 

    Dans tous les pays occidentaux, la proportion de personnes titulaires d’un permis a diminué pour chaque groupe d’âge inférieur à 40 ans. Au Royaume-Uni, la proportion d’adolescents capables de conduire a presque diminué de moitié, passant de 41 % à 21 %, au cours des 20 dernières années.

    Le coût du permis 

    La baisse des jeunes ayant leur permis de conduire s’explique en partie par le coût croissant d’obtention du permis ainsi que par sa difficulté. D’autres facteurs doivent néanmoins être pris en compte. La concentration des populations au sein des grandes agglomérations disposant de grands réseaux de transports publics, permet de se passer de la voiture. Les messages concernant le rôle de la voiture dans les émissions des gaz à effet de serre ne sont pas sans conséquence sur le comportement des jeunes. 

    De New York à Paris en passant par Oslo, un nombre croissant de villes mettent en œuvre des politiques visant à limiter le rôle des voitures dans le transport. Les municipalités des grandes villes réduisent en effet des places de stationnement, rendant piétonnes de nombreuses voies et modifiant les règles d’urbanisme pour favoriser les piétons par rapport aux conducteurs. Anne Hidalgo, la maire de Paris, déclare « reconquérir l’espace urbain pour le plus grand profit de ses habitants ». De nombreuses associations se sont créées en Europe comme aux États-Unis pour limiter l’accès des villes aux voitures. 

    A New York, « The War on Cars »

    À New York, des militants écologistes ont lancé un site sur Internet « The War on Cars ». En France, le nombre de kilomètres parcourus par les automobilistes diminue légèrement année après année. Il s’élevait à 10 621 kilomètres en 2021, contre 13 356 en 1990. 

    Aux États-Unis, l’usage de la voiture demeure la règle. Dans ce pays, en-dehors des grandes agglomérations, la voiture est encore un symbole majeur de liberté. En 1977, la Cour suprême avait souligné dans une de ses décisions que la possession d’une voiture était une « nécessité » pour toute personne vivant aux États-Unis. La distance parcourue en moyenne par chaque automobiliste dépassait 23 000 kilomètres en 2022. Néanmoins, des changements de comportements sont en cours. Entre 1990 et 2017, la distance parcourue par les conducteurs adolescents aux États-Unis a diminué de 35 % et celle des conducteurs âgés de 20 à 34 ans de 18 %. Les conducteurs plus âgés roulent en revanche plus que dans le passé, en particulier ceux qui sont à la retraite. 

    En France, si 86 % des ménages disposent d’au moins une voiture, cette proportion tombe à 68 % en région parisienne et à 34 % à Paris. À Paris, le nombre de déplacements effectués par habitant en voiture est inférieur aux niveaux enregistrés dans les années 1970. Anne Hidalgo, la maire de Paris, a fixé un objectif de réduction de 50 % à la surface dévolue à la circulation routière sur les Champs Élysées. Elle entend à terme piétonniser le cœur de Paris. L’introduction de zones de péage urbain au centre de Londres, Milan et Stockholm, a amené une forte baisse de la circulation. Un système équivalent pourrait être prochainement mis en place à New York afin de réduire de manière substantielle le nombre de voitures dans les rues. 

    Au cours des dernières années, des dizaines de villes américaines, dont Minneapolis en 2018 et Boston en 2021, ont supprimé les règles qui obligent les promoteurs immobiliers à prévoir un certain nombre de places de stationnement gratuites autour de leurs bâtiments. La Californie a supprimé ces règles dans tout l’État, en ce qui concerne les bâtiments relativement proches des transports en commun. 

    New-York va bannir les voitures de Central Park ©AFP

    La voiture, un centre de coût 

    Le développement des achats en ligne et des livraisons à domicile ainsi que celui des véhicules avec chauffeurs (taxis – VTC) ont également contribué à rendre moins nécessaire la possession et l’usage de la voiture pour les particuliers. Le coût de la voiture est rédhibitoire pour un nombre croissant de ménages. Le prix des voitures a eu tendance à augmenter tout comme les carburants et les primes d’assurances. Le coût moyen d’une voiture par an dépasse 6 000 euros en France et 11 000 euros aux États-Unis. Ce coût a progressé de plus de 10 % en trois ans. 

    Les jeunes actifs sont, en outre, confrontés à la progression des prix de l’immobilier, ce qui les conduit à opérer des arbitrages sur le plan de leurs dépenses au détriment de la voiture. Les priorités des jeunes ménages sont, en outre, différentes de celles de leurs aînés. Si pour les babyboomers, loisirs et voitures étaient intimement associés, ce n’est plus le cas pour les jeunes générations. 

    La voiture a perdu son rôle social et est ravalée au rang d’utilité. Par ailleurs, le développement des transporteurs low-cost (trains, avions, cars) a conduit à une moindre utilisation des véhicules particuliers. 

    Les pro-voitures ont-ils perdu la partie ? 

    Dans les grandes agglomérations, la limitation de l’accès des véhicules particuliers provoque des réactions d’hostilité. A Paris, Anne Hidalgo a dû reporter la création de sa zone piétonne au cœur de la ville. À Chicago, une association s’est constituée sur le thème « Chicago depuis 80 ans, c’est les voitures d’abord et les piétons en dernier ». À Oxford, en Angleterre, les conducteurs en colère ont mené des actions pour supprimer les barrières interdisant l’accès des voitures. Dans l’agglomération de Londres, des conseillers municipaux engagés dans la lutte contre les véhicules ont reçu des menaces. À Oslo, le plan de suppression des places de stationnement a été dénoncé par un élu d’opposition comme un « mur de Berlin contre les automobilistes ». Toujours dans cette ville, des commerçants ont annoncé le lancement d’une grève pour s’opposer à ce projet. À New York, les élus des villes périphériques dont les électeurs sont plus dépendants de la voiture, entendent résister à l’instauration du péage urbain. À Berlin, les chrétiens-démocrates de centre-droit ont fait campagne aux élections locales sur le thème de la liberté de circuler en voiture. Les socio-démocrates ont enregistré leur plus mauvais résultat de ces vingt dernières années.

    Le recul des voitures, une tendance de fond 

    La réduction de la place accordée aux voitures au cœur des grandes villes accélère leur gentrification. L’augmentation des prix de l’immobilier conduit aux départs des familles en périphérie où elles seront contraintes de disposer d’une voire de plusieurs voitures. Selon une étude, aux États-Unis, le logement dans les quartiers piétonnisés est 34 % plus cher que dans ceux à forte concentration de voitures. 

    Le développement des voitures à moteur électrique ne devrait pas changer la donne. Un effet cliquet semble se produire : le recul des voitures apparaît dans le cœur des métropoles comme une tendance de fond. Giulio Mattioli, professeur spécialisé dans l’étude des moyens de transports à l’université de Dortmund, souligne qu’aucune ville ou État n’est pour le moment revenu en arrière en ce qui concerne la piétonisation de l’espace urbain. 

    Par ailleurs, les comportements de mobilité acquis par les jeunes semblent persister à l’âge adulte. Une proportion croissante de personnes, quel que soit leur âge, ne possède pas de permis de conduire. Ceux qui le passent tardivement utilisent peu leur véhicule en règle générale. L’essor à venir des voitures sans conducteur d’ici une quinzaine d’années devrait accentuer cette évolution.

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 01.03.23

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 01.03.23

    Bonjour, bienvenue dans votre édition du 1er mars, premier jour du printemps météorologique dans l’hémisphère Nord et début de la fin de l’été dans l’hémisphère Sud. Aujourd’hui dans le flash quotidien des expatriés, on revient sur le succès à l’international des diplômes français, on se félicite de la performance du secteur touristique en France et on salue l’annonce de la campagne de vaccination gratuite contre le papillomavirus.

    Etudier en France : l’assurance d’une reconnaissance internationale 

    Et ce n’est pas l’AEFE ou le ministère de l’Education qui le disent, mais un cabinet américain indépendant. De quoi susciter l’intérêt de tous les parents et jeunes expatriés à l’heure de s’attaquer au dossier pour la première année universitaire sur Parcoursup. Le choix de la France n’est pas forcément évident, le premier argument était le manque de notoriété. Depuis 10 ans, on assiste à un phénomène mondial de reconnaissance de notre savoir-faire en termes de formation supérieure. Bien sûr les grandes écoles comme Centrale sont en tête des classements, mais de façon générale la valeur des diplômes français est en hausse sur le marché de l’emploi mondial. Alors plus de doute, choisissez la France pour vos études ! 

    Etudier en France
    Etudier en France

    59,7 milliards de recettes liées au tourisme 

    C’est le chiffre faramineux qu’a annoncé Atout France ce 28 février pour l’année 2022. On en parlait déjà la semaine dernière, tous les indicateurs étaient au vert. Cependant si la France est toujours le premier pays visité, c’est l’Espagne qui fait le plus dépenser les touristes lors de leur passage. Pour être précis, ils dépensent moins à la journée, mais ce faible coût les incite à rester plus longtemps alors que les séjours sont souvent limités pour des questions budgétaires. 

    tourisme en France
    Tourisme en France

    Emmanuel Macron veut renforcer la lutte contre les cancers de l’utérus, des ORL et de l’anus 

    On le sait pas encore assez mais ces cancers sont souvent provoqués par une infection à un virus, le papillomavirus. Sans rendre obligatoire la vaccination, une campagne sera mise en place pour les élèves filles mais surtout garçons (qui sont les vecteurs de propagation) lors de leur entrée en cinquième. Pour l’instant nous n’avons aucune info sur le déploiement du dispositif dans les établissements du réseau AEFE.

    Vue d’artiste d’un papillomavirus ©StockAdobe

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour une nouvelle édition dédiée aux Français de l’étranger.  

    Ecoutez le bulletin dédié aux Français de l’étranger

  • 57,9 milliards de recettes liées au tourisme en France en 2022

    57,9 milliards de recettes liées au tourisme en France en 2022

    Phillipe Crevel l’annonçait dans un article en date du 22 février 2022, les chiffres officiels publiés ce mardi 28 février l’ont confirmé, 2022 est une année record pour le tourisme en France avec 57,9 milliards d’euros de chiffre d’affaire. Néanmoins, la concurrence reste forte et l’Espagne reste en Europe un solide challenger.

    Belges, Allemands et Britanniques

    Parmi les clientèles étrangères qui ont le plus dépensé en France en 2022 figurent les ressortissants de trois pays frontaliers : la Belgique avec 7,3 milliards d’euros, l’Allemagne avec 6,5 milliards et le Royaume-Uni avec 6,2 milliards. Les Etats-Unis se classent à la cinquième position avec 5,6 milliards de dépenses cumulées en 2022. Atout France souligne que la fin d’année 2022 se caractérise par le dynamisme des Britanniques « jusque là en retrait dans le mouvement de retour des Européens ».

    Le solde du poste « Voyages » de la balance des paiements redevient nettement positif à 14,3 milliards d’euros soit 9,2 milliards d’euros supplémentaires par rapport à 2021 et « contribue à la bonne tenue de la balance des services ».

    Par ailleurs, après une « bonne » activité pendant les vacances de Noël et dans les zones de montagne, malgré un enneigement initialement « faible voire absent », Atout France envisage avec un « certain optimisme » le premier trimestre 2023, « en dépit d’un contexte toujours difficile » sur les plans économique (inflation) et géopolitique, avec la guerre en Ukraine.

    Les voyages d’affaires de retour à Paris

    Paris, qui était en retard dans la reprise du tourisme en France, renoue avec la croissance grâce à la clientèle internationale et au rebond plus rapide prévu de la clientèle des voyages d’affaires. En décembre, les taux d’occupation y sont désormais en avance par rapport à 2019 et les taux de réservation pour le premier trimestre 2023 sont supérieurs par rapport à 2022, soutenus par des « évènementiels dynamiques qui drainent de la clientèle de loisirs comme affaires ».

    La Defense, Quartier d’affaires à Paris, France ©StockAdobe

    Ils dépensent plus en Espagne

    Si la France est toujours leader en terme de nombre de voyageurs. L’Espagne la talonne et surtout la dépense quant aux fonds dépensés lors des voyages touristiques sur son territoire. C’est d’ailleurs en partie grâce au « tourisme » que l’Espagne affiche une croissance robuste. Selon l’Institut national des statistiques (INE), elle a atteint 5,5% en 2022. Ce chiffre, supérieur aux prévisions du gouvernement (4,4%), mais aussi de la Banque d’Espagne (4,6%), place l’Espagne dans le peloton de tête des pays les plus dynamiques de l’UE, où la Commission européenne s’attend à une croissance moyenne de 3,3%.

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