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  • L’Union européenne, la grande perdante du ralentissement du commerce international ? 

    L’Union européenne, la grande perdante du ralentissement du commerce international ? 

    L’OCDE comme le FMI mettent en garde les États face aux dangers du protectionnisme. Depuis plusieurs années et surtout depuis la crise sanitaire, les obstacles aux échanges mondiaux se multiplient au nom du souverainisme économique ou de la protection de l’environnement. Compte tenu de sa forte dépendance au commerce extérieur, l’Europe ne risque-t-elle pas d’être la principale victime de cette montée du protectionnisme ?

    Pourquoi l’Europe a-t-elle besoin d’exporter ?

    Pourquoi l’Europe a-t-elle besoin d’exporter ? Au-delà du financement des importations, les exportations sont indispensables pour l’Union européenne en raison du vieillissement démographique auquel elle est confrontée. La stagnation voire le déclin de la population s’accompagne d’une atonie de la demande intérieure et donc de la croissance. Or, pour financer les dépenses publiques, les États européens se doivent de maintenir une croissance positive. Faute de pouvoir compter sur la demande interne, ils sont dans l’obligation d’augmenter leurs exportations. La contribution du commerce extérieur est amenée à jouer un rôle de plus en plus important dans la croissance économique. 

    Depuis plus de vingt ans, l’Allemagne a opté pour ce modèle de développement. La montée du protectionnisme et l’arrivée de nouveaux concurrents remettent en cause cette stratégie. Les échanges extérieurs génèrent un nombre important d’emplois en Europe. Selon une étude d’Eurostat, les exportations de l’Union à destination du reste du monde représentent 36 millions d’emplois, soit 66 % de plus qu’en 2000. Les emplois liés à l’export sont en moyenne rémunérés 12 % de plus que les emplois dans le reste de l’économie. 

    Union européenne
    ©Stockadobe

    L’Europe, plus exposée que les autres grandes zones économiques aux évolutions du commerce international

    L’Europe est le deuxième exportateur mondial derrière la Chine et le deuxième importateur mondial derrière les États-Unis. Si près de 60 % des échanges européens sont réalisés au sein même de l’Union, les vingt-sept États membres échangent aussi avec le reste du monde. Ils sont dépendants pour l’énergie des Pays du Golfe et des États-Unis, ces derniers ayant remplacé, en 2022, pour le gaz, la Russie. Ils sont dépendants pour de nombreuses matières premières. A contrario, ils sont exportateurs de produits agroalimentaires, de biens industriels et de services. Ils ont pour partenaires extérieurs privilégiés les États-Unis, le Royaume-Uni et la Chine. 

    La Chine figure en tête pour l’origine des importations en 2022, tandis que les États-Unis étaient le premier destinataire des exportations de biens de l’Union suivis par le Royaume-Uni, la Chine, la Suisse, la Turquie, le Japon et la Norvège

    Plusieurs facteurs pèsent sur les échanges commerciaux : ralentissement économique de la Chine, tensions géopolitiques croissantes, évolution de la demande. 

    La Chine est affectée par la faiblesse de sa demande intérieure en raison des craintes que génère sa crise immobilière. Le vieillissement et la décroissance amorcée de sa population en 2022 contribuent également à freiner la croissance de la consommation. La demande intérieure qui augmentait de plus de 8 % dans les années 2010 progresse désormais de moins de 5 %. La croissance des importations en valeur a été nulle en 2023 après des augmentations de plus de 10 % au début des années 2010. Les importations d’origine européenne ont régressé en 2023 ce qui a touché en premier lieu l’Allemagne. La faiblesse des importations de la Chine risque d’être durable avec des ménages qui privilégient l’épargne en vue de la retraite. Le taux d’épargne des ménages chinois était de 30 % en 2023. Les autorités chinoises ont, en outre, tendance à durcir leurs relations commerciales et à réagir aux mesures protectionnistes que l’Europe met en place. Les dispositifs pour lutter contre les exportations de voitures chinoises en France et dans d’autres pays européens pourraient entraîner des répercussions.

    Les échanges européens sont également menacés par la montée du protectionnisme américain

    L’Allemagne qui est le premier exportateur de la zone euro en Chine essaie de limiter les mesures protectionnistes, consciente qu’elle aurait plus à y perdre qu’à y gagner. 

    Les échanges européens sont également menacés par la montée du protectionnisme américain. L’éventuelle réélection de Donald Trump au mois de novembre prochain, ne ferait qu’accroître ce risque. Ce dernier a prévu d’instituer une taxe d’au moins 10 % sur l’ensemble des importations. Cette politique freinera les exportations de la zone euro vers les États-Unis. En 2023, Ces derniers absorbaient 16 % des exportations de biens de la zone euro et 17 % de celles des services. 

    Le poids des États-Unis dans les exportations européennes est en constante augmentation depuis le début des années 2010 (+3 points tant pour les biens que pour les services). Les échanges avec les États-Unis sont à forte valeur ajoutée. Leur réduction en lien avec les mesures protectionnistes serait préjudiciable à la croissance européenne d’autant plus qu’elle pourrait s’accompagner de mesures de rétorsion.

    Transition énergétique et vieillissement démographique

    La demande évolue sur fond de transition énergétique et de vieillissement démographique. Les voitures électriques remplacent celles à moteur thermique donnant un avantage aux constructeurs chinois pouvant compter sur une production nationale importante de batteries. La Chine dispose, par ailleurs, d’importantes mines de terres rares lui permettant de miser sur le cours de ces dernières et de favoriser ses constructeurs automobiles. 

    Le vieillissement démographique diminue, de son côté, la demande intérieure en particulier de biens industriels. Avec une demande intérieure étale, la zone euro compte sur le commerce extérieur pour sauver sa croissance. Or, celui-ci est menacé par le ralentissement de la Chine et la politique protectionniste des États-Unis. 

    La zone euro risque d’être la principale victime du ralentissement du commerce international. Pour en limiter les conséquences, l’Union européenne aurait tout avantage à renforcer les liens entre les États membres et éviter la montée des obstacles commerciaux en son sein. Le vieillissement démographique et la hausse du taux d’épargne génèrent dans la zone euro une faible croissance de la demande intérieure. Si ses exportations vers la Chine et les États-Unis stagnent ou reculent, la croissance de la zone euro deviendra très faible, et les entreprises européennes n’auront pas d’autre choix que d’investir aux États-Unis.

  • Européennes : la majorité lance sa campagne le 9 mars à Lille

    Européennes : la majorité lance sa campagne le 9 mars à Lille

    La majorité d’Emmanuel Macron lancera sa campagne pour les élections européennes le 9 mars à Lille « en présence de sa tête de liste », a appris l’AFP mercredi (21 février) auprès du parti présidentiel Renaissance.

    La tête de liste de la majorité sera donc dévoilée avant cette réunion publique, a précisé la même source.

    Alors que la plupart des partis ont déjà désigné leur chef de file, plusieurs cadres du camp d’Emmanuel Macron ont refusé ce rôle ou écarté l’hypothèse, dont le ministre de l’Économie Bruno Le maire, les anciens ministres Jean-Yves Le Drian, Richard Ferrand et Julien Denormandie.

    Européennes
    De nombreux noms circulent, dont ceux d’Olivier Véran, Thierry Breton, la présidente du groupe Renaissance au Parlement européen Valérie Hayer. Dernière citée par Le Canard enchaîné : la députée Renaissance Maud Brégeon. [Filip Singer/EPA-EFE]

    De nombreux noms circulent, dont ceux d’Olivier Véran, Thierry Breton, la présidente du groupe Renaissance au Parlement européen Valérie Hayer. Dernière citée par Le Canard enchaîné : la députée Renaissance Maud Brégeon.

    Proche d’Édouard Philippe, l’eurodéputé Gilles Boyer a défendu lundi (19 février) dans Le Figaro la candidature de Clément Beaune, ancien ministre délégué aux Affaires européennes puis aux Transports et membre de l’aile gauche de la majorité.

    Membres du gouvernement et cadres de la majorité seront présents le 9 mars au Grand Palais de Lille. La composition de la liste dont le slogan sera « Besoin d’Europe » et qui doit comprendre des candidats Renaissance, MoDem, Horizons, Parti Radical, voire UDI en cas d’accord avec cette formation de centre droit, sera dévoilée après cette réunion publique.


    consulter la publication originale

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 22.02.24

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 22.02.24

    Bonjour à toutes et à tous, vous écoutez le flash quotidien des expatriés. Ce 22 février dans nos titres : Le permis lui aussi passe au numérique – Le baromètre ADFE – Gabriel Attal tente d’apaiser les agriculteurs quelques jours avant le Salon de l’agriculture 

    Peur de perdre votre permis lors de votre voyage en France ?

    France Identité est la solution. Une fois que vous avez pu « embarquer » votre carte d’identité au nouveau format, vous pourrez facilement et quel que soit le modèle de permis que vous avez, du vieux papier rose à la dernière version, il vous sera possible d’afficher votre permis et de le faire reconnaître pour vos locations ou lors de contrôles des policiers en France. À terme, le dispositif sera reconnu sur l’ensemble des pays de l’Uniuon européenne. Le mode d’emploi est disponible sur le site Lesfrancais.press dans l’article dédié. 

    permis de conduire français numérique
    Permis numérique-France identité

    Participez au baromètre de l’ADFE 

    Forte du succès des deux éditions précédentes en 2019 et 2022, rassemblant à chaque occasion plus de 12 000 réponses, l’association Français du monde – ADFE se penche cette fois sur les liens que nous, les Français de l’étranger, maintenons avec la France tout au long de leur expatriation. Rapidement, vous pourrez faire entendre votre voix. Une partie des parlementaires nous représentant se baseront sur ces résultats pour proposer des lois ou règlements. Pour en savoir plus direction la page dédiée du site de l’association. 

    baromètre ADFE 2024
    Français du monde – ADFE

    La colère des agriculteurs

    Notre jeune Premier ministre est confronté depuis sa prise de fonction aux agriculteurs en colère. A quelques jours de l’ouverture du Salon de l’Agriculture, Gabriel Attal a fait des annonces ce mercredi 21 février. Renforcement de la loi qui régule les prix agricoles, refonte de la protection sociale, et en particulier de la retraite, Simplification des normes et réaffirmation de l’opposition de la France au projet d’accord de libre-échange avec les pays du Mercosur. Est-ce que cela sera suffisant ? Réponse vendredi et samedi lors de l’ouverture au Parc des expositions à Paris. 

    salon de l'agriculture 2024
    Salon de l’agriculture 2024

    C’est tout pour aujourd’hui, je vous souhaite une belle journée où que vous soyez et à demain pour un nouveau flash quotidien des expatriés. 

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Faut-il passer au permis de conduire français numérique ?

    Faut-il passer au permis de conduire français numérique ?

    Nous en parlions la semaine dernière dans un article publié par Loic Pautou sur notre site dans le cadre du lancement de l’app France Identité, il est désormais possible de numériser son permis de conduire. Mais qui peut en faire la demande ? Avec quel document ? Est-ce faisable depuis l’étranger ? Des questions auxquelles nous allons répondre dans cet article dédié aux expatriés. 

    Premier frein : France Identité

    S’il a été évoqué au départ de la publication une app dédiée, c’est finalement l’option de tout centraliser dans l’application, disponible sur tous les marchés du monde entier, France identité qui a été retenue. 

    Mais cette application fonctionne uniquement si vous disposez de la nouvelle carte d’identité, distribuée depuis 2021 au format carte bancaire. Pour utiliser France Identité, il faut également être majeur, même si le permis est désormais accessible à tous à partir de 17 ans en France. Les Français de l’étranger donnent la priorité au passeport qui permet de justifier de son identité, de son titre de résidence dans son pays d’accueil, en un seul document et qui est valable dans tous les pays. 

    Il faudra donc tout d’abord s’équiper de la nouvelle carte d’identité nationale via sa section consulaire ou profitez d’un passage en France. Pour rappel, toutes les communes sont compétentes pour délivrer des titres d’identité aux non-résidents de nationalité française. 

    permis de conduire français numérique
    Permis numérique-France identité

    Installer France Identité

    Pour obtenir son permis numérique, il faut d’abord installer l’application France Identité sur votre smartphone, version Android ou iOS (Android 8 minimum, disposant de la technologie NFC, ou iPhone iOS 16 minimum). Une fois l’application installée, vous pouvez numériser votre carte d’identité.

    Si vous réunissez ces critères, rendez-vous sur le portail Mes Points Permis, muni de votre permis de conduire. Vous pourrez y télécharger votre RIR (relevé d’information restreint). Sur ce document figure un QR Code qu’il vous faudra scanner avec l’application France Identité. Vous obtiendrez alors votre permis numérique, dans l’onglet « Portefeuille ».

    permis de conduire français numérique
    Permis numérique-France identité

    Quelle utilité pour un(e) expatrié(e) ?

    Soyons clair, ce dispositif ne peut être utilisé qu’en France à l’heure actuelle. Une procédure d’harmonisation des dispositifs européens se donne l’objectif de rendre compatible les applications pour 2030. Cependant, il permet de conserver à son domicile dans son lieu de résidence usuel, son permis de conduire lors de ses voyages en France. Ce qui est peut-être utile pour éviter les pertes ou les vols. 

    En France, vous aurez la possibilité de présenter ce permis dématérialisé sur votre téléphone portable lors des contrôles routiers ou pour la location d’un véhicule, au même titre que le permis physique. Même pas besoin de réseau. Le permis numérique sera disponible à n’importe quel moment dans l’application France Identité.

    Il est important de noter qu’il n’y a nulle obligation de passer au numérique. Si vous n’êtes pas à l’aise avec votre smartphone, vous avez également la possibilité de conserver votre permis physique, papier ou au format carte. « Le physique et le digital vont coexister », a assuré Gérald Darmanin dans Le Parisien. « Ce permis numérique ne remplace pas le permis physique. Il vient en complément », soulignait le Ministre de l’Intérieur.

  • Comment vivre dans une Europe sûre en cas de victoire de Donald Trump ? Alexandre Holroyd nous répond ! 

    Comment vivre dans une Europe sûre en cas de victoire de Donald Trump ? Alexandre Holroyd nous répond ! 

    Une table ronde a eu lieu ce jeudi 15 février à 18h30 à Londres. Elle était organisée par le député des Français des îles britanniques et de Scandinavie, Alexandre Holroyd, sur les enjeux et les risques que présentent pour l’Europe les prochaines élections américaines de novembre. Avec lui, on fait le bilan des échanges.

    “C’est une table ronde qui a été organisée pour échanger sur l’impact des prochaines élections américaines sur l’Europe et du coup j’avais convié un certain nombre de personnes qui ont une grande expertise en la matière notamment mon collègue Député de Paris, Benjamin Haddad, qui est un chercheur en relations internationales, qui a travaillé à Washington et qui a écrit un livre sur le sujet, Sophie Pedder, la correspondante du bureau de Paris, The Economist et Julie Norman qui est chercheuse à l’université UCL sur ce sujet également et ça a donné lieu à un échange très riche qui a duré près de deux heures avec 200 personnes dans la salle et un échange très vif avec la salle sur les perspectives de cette élection américaine, les impacts potentiels, à peu près tous les aspects de l’Union Européenne et particulièrement sur la sécurité et la défense de l’Europe.”

    Alexandre Holroyd

    La vision de Trump

    Donald Trump n’a jamais aimé l’Otan. Depuis 40 ans, dans toutes ses déclarations, la notion d’une alliance qui ne ressemble pas à une affaire transactionnelle le répugne. Lors de son élection en 2016, où il n’était pas préparé à sa victoire et a dû composer avec des gens qui n’étaient pas nécessairement prêts à envisager ce genre d’attitude vis-à-vis de l’Otan, il n’a pas pu conduire la politique qu’il voulait concernant la participation américaine à l’alliance, ce qui ne l’a pas empêché cependant de s’approcher d’assez près du seuil de la sortie. Cette fois, la situation est différente : il joue pour gagner. Il faut donc prendre très au sérieux ce qu’il dit.

    Alexandre Holroyd
    La table ronde du jeudi 15 février 2024 organisée par Monsieur le Député Alexandre Holroyd

    Des élections qui invitent à la réflexion

    Alexandre Holroyd a bien conscience de tout cela, et il invite donc tous les Français à la réflexion mais aussi tous les Européens qui doivent s’interroger sur la sécurité du continent. Il apporte, ainsi, sa pierre à l’édifice en créant ces espaces de réflexion communs. 

    Nous l’avons reçu pour connaître sa vision des relations entre notre pays, l’Union européenne, et l’Amérique de demain, peut-être, sûrement même selon certains, à nouveau trumpiste. 

    Rencontre avec Alexandre Holroyd

    Alexander Seale : « Est-ce que vous pouvez nous expliquer les ambitions de la table ronde que vous avez organisée jeudi 15 février ? »

    Alexandre Holroyd : « Bien sûr. Ecoutez, c’est une table ronde qui avait été organisée pour échanger sur l’impact des prochaines élections américaines sur l’Europe et j’avais confié à un certain nombre de personnes qui ont une grande expertise en la matière, notamment un de mes collègues Député de Paris, Benjamin Haddad qui est un chercheur en relations internationales, qui a travaillé à Washington, qui a écrit un livre sur le sujet, Sophie Pedder, qui est la correspondante de The Economist  (Paris Bureau Chief) et Julie Norman qui est une chercheuse à UCL sur ce sujet également et ça a donné lieu à un échange très très riche qui a duré près de deux heures avec deux cents personnes dans la salle et un échange très vif avec la salle sur les perspectives de cette élection américaine et quels pouvaient être les impacts potentiels sur à-peu-près tous les aspects de l’Union européenne, mais tout particulièrement sur la sécurité et la défense de l’Europe. » 

    Alexander Seale : « Quelles sont vos craintes sur la sécurité de l’Europe en cas de victoire de Donald Trump ? »
    Alexandre Holroyd
    La table ronde du jeudi 15 février 2024 organisée par Monsieur le Député Alexandre Holroyd

    Alexandre Holroyd : « Je pense que, ce que je peux vous dire, sur ce que le panel a discuté, c’est que, quelle que soit l’issue des élections aux États-Unis, la réalité, c’est que les Européens doivent, on doit se poser des questions sur notre sécurité, parce qu’au fond, que ça soit Donald Trump ou Biden ou, comme l’a rappelé d’ailleurs Julie Norman, quelle que soit la combinaison, parce qu’il y a plusieurs élections aux Etats-Unis. Il y a aussi les élections du Congrès. Quelle que soit la configuration dans laquelle on se retrouve dans un an, il y aura probablement une volonté américaine de voir l’Europe dessiner plus d’elle-même sa propre sécurité et sa propre défense. Et c’est une réalité à laquelle le Président de la République a toujours été une voix pour porter cette réalité mais à laquelle tous les pays européens ne souscrivent pas pour l’instant. Et du coup, l’inquiétude, je pense, c’est que chacun ne réalise pas l’importance de ces questions et la nécessité d’avancer plus vite et d’avancer plus rapidement maintenant. »

    Alexander Seale : « En parlant de sécurité et d’indépendance, des pays européens ont réagi aux propos du candidat républicain en s’inquiétant d’une éventuelle phase de transition que certains estiment à dix ans. Quid de la sécurité des Européens pendant cette décennie ? »

    Alexandre Holroyd : « Écoutez, je pense que n’importe quel chemin, qu’il soit long ou qu’il soit court, il faut le commencer à un moment ou un autre pour arriver au bout. Donc, moi je suis toujours un peu suspicieux quand des gens m’expliquent, quoiqu’on dise, c’est trop long et du coup qu’il ne convient pas de se poser des questions. S’il faut dix ans, ce à quoi je ne souscris pas pleinement, mais s’il faut dix ans, eh bien autant commencer le plus vite possible. Bien sûr que c’est une excuse pour faire de l’attentisme, au contraire. Donc maintenant, la question qui va se poser devant nous dans les semaines à venir, c’est quelle Europe est-ce qu’on veut ? Et est-ce qu’on veut une Europe qui est résolument souveraine et qui ait la mesure et la capacité de se projeter et de se défendre ? Après, oui, ça n’arrivera pas demain et de toute façon, il y a une relation qui est essentielle avec le temps et qui va le rester pendant les années à venir. Ce qui est très clair, c’est que de la discussion du panel est sortie une double réalité, une réalité que l’Europe a besoin de se saisir de façon plus complète de sa propre sécurité et de sa propre défense, et qu’en même temps, elle doit continuer à œuvrer dans le temps, parce que cette alliance est au cœur de la défense européenne aujourd’hui. »

    Alexander Seale : « Le public était au rendez-vous jeudi dernier. Quelles sont les questions posées par les Français présents sur place ? »

    Alexande Holroyd : « Il y a eu beaucoup de questions. Des questions sur quel est le pire impact que pourrait avoir l’élection de Donald Trump en novembre, des questions sur quelles sont les modalités de financement qu’on peut trouver en Europe pour financer cette défense accrue dans un moment où il y a évidemment une crise inflationniste et des tensions très importantes sur les finances publiques. Il y a eu toutes sortes de questions qui abordaient les différents aspects de cette question qu’on a évoquée. »

  • Participez au baromètre ADFE 2024 ! 

    Participez au baromètre ADFE 2024 ! 

    L’ADFE est l’association des Français de l’étranger qui a été fondée le 20 mars 1980 à l’initiative d’une poignée de militants et de personnalités très proches de François Mitterrand, alors Premier secrétaire du Parti Socialiste.

    Depuis, son réseau n’a fait que se développer complétant ainsi la scène associative des expatriés dominée, alors, par l’Union des Français de l’étranger (historiquement classée plutôt à droite). Ainsi c’est en s’appuyant sur ce réseau et animée par la volonté de mieux connaître et servir les Français de l’étranger, que l’ADFE a lancé en 2019 son baromètre. 

    Des baromètres instructifs

    Forte du succès des deux éditions précédentes en 2019 et 2022, rassemblant à chaque occasion plus de 12 000 réponses, Français du monde – ADFE se penchera cette fois sur les liens que nos compatriotes établis à l’étranger maintiennent avec la France tout au long de leur expatriation. 

    Ce thème est né d’un constat. Les observateurs, comme la Chambre de commerce internationale, estiment que les Français sont 3,5 millions à vivre en dehors du territoire national alors qu’ils ne sont que 1,6 million d’inscrits au registre consulaire. Pourquoi ? Rupture avec la France ? Aversion à l’administration ? Peur des impôts ? Peur d’assumer son expatriation ? Vous pourrez dès le mois de mars vous connecter sur leur site directement ou via leurs réseaux sociaux et ainsi apporter votre voix, votre expérience à cette enquête. 

    En 2019, nous avions appris que les trois grandes priorités de nos compatriotes étaient : 

    -La retraite (47% en 2019),

    -La santé (17% en 2019),

    -L’éducation (12% en 2019).

    En 2022, la lecture des doléances exprimées dans le baromètre ADFE indiquait que les indices de bonne perception et la connaissance du travail mené par les décideurs publics (députés, sénateurs, conseillers des Français de l’étranger…) et de l’État français étaient en nette dégradation. La fracture semblait donc s’élargir entre les non-résidents et ceux qui sont censés les défendre à Paris. 

    baromètre ADFE 2024

    Les questions de l’enquête 2024

    L’ADFE a décidé cette année de s’attaquer aux paradoxes de la communauté des expatriés. Si attachés à la France dans leurs pays de résidence, au point d’être souvent les meilleurs ambassadeurs de notre culture et de nos valeurs, ils se détournent pourtant des outils démocratiques que la Nation a mis en place à leur destination. Un privilège que peu de communautés émigrées ont dans le monde. Mais peut-être comme le posait la sénatrice Hélène Conway-Mouret, dans le dernier podcast publié sur notre site, faut-il assumer que les expatriés forment désormais une réelle diaspora. 

    Ainsi, l’étude de l’ADFE a 3 objectifs :

    1-Explorer les liens que nos compatriotes établis à l’étranger entretiennent avec la France ;

    2-Comprendre leurs besoins ;

    3-Analyser leurs attentes en matière de politiques publiques.

    L’équipe du baromètre, menée par Vanessa GONDOUIN-HAUSTEIN précise dans sa communication que « les questions du baromètre 2024 seront élaborées en se basant sur les résultats des deux précédentes éditions, ainsi que sur l’expertise des personnes en charge de cette étude, dotées d’une connaissance approfondie du terrain. »


    Consulter la page dédiée sur le site de l’ADFE

  • Fiers de l’Europe ! 

    Fiers de l’Europe ! 

    Le 9 juin prochain, les électeurs des 27 États de l’Union européenne seront appelés à renouveler leurs représentants au Parlement. L’Europe est accusée de nombreux maux, son excès d’interventionnisme ou, au contraire, son éventuelle non-intervention étant bien souvent pointés du doigt.

    En ces temps de crises à répétition, elle est devenue le bouc émissaire idéal tant pour les populations que pour les gouvernements des différents États, souhaitant de la sorte se défausser, à bon compte, de leurs responsabilités. 

    À l’échelle internationale, l’Union européenne est bien plus forte que ne le pensent les citoyens. Au niveau de la superficie, elle occupe le 7e rang mondial, près de 4,5 millions de kilomètres carrés. L’Union occupe un espace riche d’une rare diversité allant de l’océan Atlantique à l’Ouest, de la mer du Nord à la mer Noire et de la mer Baltique à la mer Méditerranée. Elle se classe à la 3e place pour la population derrière l’Inde et la Chine. Avec 448 millions d’habitants, elle devance les États-Unis.

    L’Union européenne constitue la première puissance commerciale de la planète

    En termes de PIB, l’Union européenne fait jeu égal avec la Chine et constitue la première puissance commerciale de la planète. L’euro, créé il y a seulement vingt-cinq ans, est la deuxième monnaie mondiale, après le dollar américain. Il devance de loin le yen, le yuan ou la livre sterling. La monnaie commune a mis un terme aux batailles monétaires et a constitué un point d’ancrage lors des dernières crises traversées. L’euro, par sa force et son rôle de paratonnerre pourrait accueillir de nouveaux membres dans les prochaines années. La Bulgarie et la Suède s’interrogent, en effet, sur une possible adhésion, de même que la République tchèque, attachée jusqu’à maintenant à son indépendance monétaire, commence à y réfléchir. Au fil des années, l’euro a gagné ses galons. Les États membres de la zone euro n’ont pas connu de problèmes de change quand, dans les années 1980, certains d’entre eux comme la France, en étaient réduits à emprunter aux Pays du Golfe des devises.

    Europe
    Spectacle du 30 avril 2004 pour l’entrée de Malte dans l’UE.©Maltepresse

    L’euro a limité l’ampleur de la vague inflationniste

    L’euro a limité l’ampleur de la vague inflationniste. Les monnaies nationales se seraient sans nul doute dépréciées de manière importante depuis 2020 avec l’épidémie de covid et la guerre en Ukraine. Par sa nature fédérale, la Banque Centrale Européenne a pu s’affranchir des contingences nationales. La Banque de France aurait eu bien plus de difficultés à relever ses taux directeurs que la BCE. L’inflation provoquée par les chocs pétroliers de 1973 et de 1979 a été bien plus lente à se résorber que celle de 2022. 

    Les pays européens sont plus fortement intégrés que la population ne le pense ; le Royaume-Uni l’a découvert à ses dépens avec le Brexit. Les hérauts britanniques de la sortie de l’Union européenne ont vendu l’idée que l’économie réalisée par le non-versement de la contribution au budget européen permettrait de régler tous les problèmes. Ils ont oublié que l’Union ne se limitait pas au versement de cette contribution. En raison de son déficit commercial structurel, le Royaume-Uni était le pays de l’Union qui avait le plus à perdre à sortir de l’Union. En outre, il a perdu son rôle de place financière pour l’euro. 

    Grâce à la libre circulation des capitaux et à la libre prestation de services, Londres, par son savoir-faire, était devenue la capitale financière de l’euro, rôle qu’elle a perdu, en grande partie, au bénéfice de Paris et de Frankfort. 

    Par ailleurs, la question de l’immigration n’a pas été résolue par le simple fait que désormais la frontière de l’Union s’arrête à Calais. À l’Est, le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, menace de se rapprocher de la Russie mais n’oublie pas les subsides européens, n’hésitant pas à recourir au chantage.

    L’Union européenne a réussi l’intégration des États de l’ancien Pacte de Varsovie

    Au-delà de ces péripéties, l’Union européenne peut s’enorgueillir d’avoir réussi l’intégration des États de l’ancien Pacte de Varsovie. Le niveau de vie de ces pays converge vers celui des États à l’origine du projet européen. 

    Pour autant, les derniers entrants dans l’Union européenne peuvent parfois considérer qu’ils sont, non sans raison, traités avec condescendance par les autres. La quasi-totalité des centres de pouvoir, Bruxelles, Frankfort, Luxembourg ou Strasbourg sont à l’Ouest quand l’Union compte dix d’Europe de l’Est. La Pologne avec 38 millions d’habitants est le cinquième pays le plus peuplé de l’Union. 

    Leur propension à s’assurer auprès des États-Unis, en matière de défense, n’est pas sans lien avec leur histoire. Ils ont eu le sentiment d’avoir été abandonnés que ce soit face à l’Allemagne hitlérienne ou face à l’URSS à leur triste sort par la France ou le Royaume-Uni. 

    Après l’épidémie de covid, la guerre en Ukraine a démontré que les États européens étaient exposés aux mêmes risques et n’avaient d’autre solution que de jouer la carte de la solidarité. Ces évènements ont prouvé qu’ils ne souffraient pas de trop d’Europe mais bien de pas assez d’Europe.

     Cette dernière reste fractionnée – que ce soit sur le plan de l’énergie ou des capitaux – quand les États-Unis peuvent compter sur une profondeur de marché bien plus importante. Le retour des mesures protectionnistes et des aides nationales pour les entreprises sont mortifères. Les « petits États » ne pouvant s’aligner sur les moyens financiers abondants sont pénalisés. La surenchère des aides peut occasionner des surproductions et par voie de conséquence, un gaspillage des deniers publics. Les atteintes à la concurrence sont préjudiciables à terme tant aux consommateurs qu’aux contribuables. Elles ralentissent la diffusion du progrès technique et pèsent sur la productivité. 

    Les États européens auraient avantage à mutualiser leurs forces : de l’environnement à la protection sociale en passant par l’énergie et la défense.

    L’Union européenne est la zone économique ayant la plus à perdre en cas de remise en cause du libre-échange. Le déclin démographique qui érode son marché intérieur l’oblige à accroître les excédents commerciaux, faute de quoi il sera difficile de maintenir le niveau de vie de la population. Depuis 1951 et la Communauté Européenne de l’Acier et Charbon, la construction européenne s’est réalisée étape par étape avec la fixation d’objectifs à long terme. La monnaie unique a été initiée par le Plan Werner/Barre de 1969. 

    Aujourd’hui, l’Union tangue faute d’avoir des objectifs à atteindre et de s’être fixé un projet mobilisateur comme le fut l’Acte unique. La liste des champs où les États européens auraient tout avantage à mutualiser leurs forces et leurs moyens est longue de l’environnement à la protection sociale en passant par l’énergie et la défense. Compte tenu de l’état d’esprit de l’opinion et des dirigeants politiques, ne faut-il pas imaginer un nouveau projet européen qui ne soit pas l’expression directe des gouvernements en reprenant ainsi la démarche des pères fondateurs ?

  • Transition écologique : les réactions divergent après le rétropédalage budgétaire de Bruno Le Maire

    Transition écologique : les réactions divergent après le rétropédalage budgétaire de Bruno Le Maire

    Suite à l’annonce dimanche (18 février) de la baisse des ambitions pour 2024 par le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, associations environnementales et écologistes se sont rapidement insurgés, quand certains acteurs du secteur ont avant tout demandé un effort de simplification de certains dispositifs. 

    Initialement, le gouvernement prévoyait une croissance pour 2024 de 1,4 %. Elle ne sera finalement que d’environ 1 %, davantage marquée que prévu par la guerre en Ukraine, le ralentissement de la croissance en Chine et la récession en Allemagne.

    Par conséquent, le gouvernement cherche à « refroidir la machine », selon l’expression du cabinet de M. Le Maire, en économisant 10 milliards d’euros par rapport au budget initial adopté pour 2024.

    Seuls deux domaines ne seront pas affectés : la Sécurité sociale et les budgets alloués aux collectivités territoriales. Pour le reste, la poire sera coupée en deux : cinq milliards du côté du fonctionnement des ministères et cinq milliards du côté des politiques publiques, dont 1,4 milliard des budgets alloués à la transition énergétique : 1 milliard du dispositif MaPrimeRénov’ et 400 millions au fonds vert.

    En somme, la hausse du budget alloué à la transition énergétique passe de 10 milliards d’euros annoncés pour 2024 à 8,6 milliards d’euros.

    Les réactions ne se sont pas fait attendre : « à côté de la plaque ! »s’est insurgé Guillaume Gontard, sénateur écologiste et rapporteur d’une commission sénatoriale sur la rénovation énergétique ayant rendu ses conclusions en juillet dernier.

    « Signal désastreux »

    MaPrimeRénov’ est le dispositif phare vanté par le gouvernement pour accompagner financièrement la rénovation énergétique du bâtiment résidentiel. La hausse de son budget avait été annoncée en fanfare par l’ancienne ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, en fin d’année dernière.

    Elle sera finalement maintenue, mais à hauteur de 600 millions d’euros plutôt que 1,6 milliard, pour atteindre 3 milliards d’euros.

    C’est tout de même insuffisant pour nombre d’experts et d’associations voyant en ce rabotage un « signal désastreux… », pour reprendre les mots de M. Gontard. Selon lui, faire des économies maintenant, sans investir, mènera à « des dépenses publiques beaucoup plus importantes pour les années à venir ».

    « La baisse d’un milliard d’euros de l’aide à la rénovation énergétique MaPrimeRénov’ vient ralentir les efforts nécessaires »a jugé en ce sens le réseau d’acteurs pour la transition énergétique CLER, à la tête notamment de plusieurs espaces de conseil France Rénov’ pour accompagner la rénovation.

    CLER demande désormais une consultation « pour faire entendre la voix des acteurs de terrain ».

    En outre, cette baisse de budget concorderait avec la réduction des critères de définition des passoires énergétiques, annoncée la semaine dernière et permettant ainsi de faire sortir de la définition plus de 140 000 logements.

    « Hallucinant. La semaine dernière, ils ont fait sortir arbitrairement 140 000 passoires énergétiques des catégories F et G »s’est dès lors emporté Dan Lert, maire adjoint de Paris en charge de la transition énergétique.

    « Aujourd’hui, ils justifient la baisse d’un milliard d’euros du budget alloué à MaPrimeRenov’ par le fait qu’il y aurait moins de logements à rénover », a-t-il poursuivi.

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    Le ministre français des Finances Bruno Le Maire assiste aux questions hebdomadaires au gouvernement français lors de la session de l’Assemblée nationale à Paris, France, 06 février 2024. [EPA-EFE/CHRISTOPHE PETIT TESSON]

    Simplifier est la clé ?

    Pour d’autres, comme la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb), le gouvernement répond à un « principe de réalité avec pragmatisme ».

    « L’urgence actuelle n’est pas budgétaire, mais la révision immédiate du dispositif pour se donner les moyens de consommer en 2024 le budget alloué »a-t-elle avancé.

    En 2023, 300 millions d’euros alloués n’ont pas été dépensés, rappelle en ce sens le cabinet de M. Le Maire.

    Le dispositif serait en effet trop complexe et « doit être simplifié », ont déclaré les services du ministère.

    Dès lors, la réduction des budgets s’inscrit « dans une réflexion plus globale en cours au sein du ministère du Logement sur le lien entre MaPrimeRénov, les diagnostics de performance énergétique, un ensemble de dispositifs qui sont revus », a déclaré lundi (19 février) Thomas Cazenave, ministre délégué chargé des Comptes publics, lors d’une conférence de presse.

    Coupes dans le Fonds vert

    Le gouvernement a également coupé dans les budgets du Fonds vert qui ne seront rehaussés que de 100 millions d’euros, contre les 500 millions annoncés.

    Le dispositif vise à accompagner des projets dans les territoires. Dès lors, « contrairement aux annonces [de ne pas toucher aux budgets des collectivités territoriales], ce choix budgétaire démontre bien que l’État n’est pas le seul à devoir ‘faire des efforts’ »a ironisé le Réseau action climat.

    « Comment demander d’une part aux collectivités d’investir toujours plus dans la transition écologique, tout en ne leur permettant pas d’avoir confiance dans les ressources accordées par l’État, qui, une fois votées en décembre, peuvent être retirées en février ? », a-t-il demandé.

    In fine, le gouvernement se réserve la possibilité de rectifier le tir en fonction de l’évolution de la situation économique.

    Bruno Le Maire en a également profité pour marteler que « jamais l’Europe ne pourra relever ce défi [du climat] sans union des marchés de capitaux ; jamais, jamais, jamais ».

    « Je voudrais donc que tous les États européens prennent conscience de la nécessité absolue d’accélérer sur la mise en place d’une union des marchés de capitaux », a-t-il conclu.


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