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  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 21.02.24

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 21.02.24

    Bienvenue dans le flash quotidien des expatriés du mercredi 21 février 2024 : Plongez dans l’Afrique francophone sur TV5MONDEplus – Manouchian : un expatrié mort pour son pays d’accueil – Bientôt des périodes sans grève en France ? 

    En cette fin février, l’équipe de TV5MONDEplus vous a déniché 5 pépites à ne pas louper

    Sur la plateforme francophone mondiale et gratuite, on plongera dans l’Histoire, souvent méconnue, des royaumes africains avant de remonter le fil du temps pour se pencher sur les liens qui existent entre la France et ces pays dont le franc CFA en est le plus grand symbole. Mais aussi, on n’oubliera pas les blessures qui ont marqué ce continent comme au Rwanda. Enfin, on partagera le quotidien de certains qui font de leur chevelure un symbole entre racines et envie de s’intégrer.

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    Missak Manouchian fait son entrée au Panthéon

    Quatre-vingts ans jour pour jour après son exécution au fort du Mont-Valérien par les nazis, le résistant arménien est honoré ce mercredi 21 février. Une reconnaissance envers le chef du groupe de « l’Affiche rouge », mais aussi un hommage à tous les résistants étrangers. Cet engagement a un écho fort chez les Français de l’étranger qui partagent aussi leur cœur entre leur pays d’origine, la France et leurs pays d’accueil. D’ailleurs quelques Français résidant en Ukraine ont la même démarche que Missak Manouchian et sont, aujourd’hui, auprès des Ukrainiens à faire front contre les Russes.

    Missak Manouchian
    Dimanche 18 février 2024, l’artiste de rue lorientais Damjan Petrovic a rendu hommage au résistant Missak Manouchian, qui entrera au Panthéon le 21 février 2024. © DAMJAN PETROVIC

    Des vacances sans grève ? 

    La ministre des Relations avec le Parlement, Marie Lebec, n’a pas exclu mardi de « sanctuariser » des périodes sans grève dans les transports au nom de la « mission de service public » de la SNCF notamment, une demande de LR et des centristes du Sénat. « La question de la protection du droit de grève est essentielle mais je crois qu’on peut s’interroger sur le recours au droit de grève quand on a une mission de service public », a déclaré la ministre déléguée sur Sud-Radio, après des départs en vacances marqués, pour les zones A et C, par un week-end de grève des trains très suivie.

    préavis de grève

    C’est tout pour aujourd’hui, belle journée à toutes et tous !

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Missak Manouchian, un expatrié mort pour son pays d’accueil 

    Missak Manouchian, un expatrié mort pour son pays d’accueil 

    Quatre-vingts ans jour pour jour après son exécution au fort du Mont-Valérien par les nazis, le résistant arménien Missak Manouchian fait son entrée au Panthéon, mercredi 21 février. Une reconnaissance envers le chef du groupe de « l’Affiche rouge », mais aussi un hommage à tous les résistants étrangers.

    Étranger et résistant pour la France

    « Missak Manouchian incarne les valeurs universelles » de liberté, égalité, fraternité au nom desquelles il a « défendu la République », avait déclaré l’Élysée en juin dernier, lors de l’annonce de cette panthéonisation. « Le sang versé pour la France a la même couleur pour tous », avait également souligné la présidence de la République dans un communiqué. Cet engagement a un écho fort chez les Français de l’étranger qui partagent aussi leur cœur entre leur pays d’origine, la France et leurs pays d’accueil. D’ailleurs quelques Français résidant en Ukraine ont la même démarche que Missak Manouchian et sont, aujourd’hui, auprès des Ukrainiens à faire front contre les Russes.

    C’est donc « le premier résistant étranger et le premier résistant communiste à entrer au Panthéon », insiste pour sa part l’historien Denis Peschanski, conseiller scientifique du collectif ayant milité pour l’entrée dans le temple des immortels français de celui qui était devenu, en 1943, l’un des responsables des Francs-tireurs et partisans de la main-d’œuvre immigrée (FTP-MOI), organisation de résistance communiste regroupant des étrangers et des apatrides.

    Le génocide arménien

    Rien ne prédestinait Missak Manouchian à un tel destin. Né en 1906 dans la ville d’Adiyaman, dans le sud-est de l’actuelle Turquie, il est un orphelin du génocide arménien. Il n’a que neuf ans lorsque son père meurt les armes à la main, tué par les Turcs. Sa mère disparaît peu après, emportée par la famine, lors de la déportation des Arméniens. Recueilli par un orphelinat francophone au Liban, il se découvre très tôt un amour pour la littérature du pays des Lumières et compose ses premiers poèmes. 

    En 1924, il réussit à immigrer en France avec son frère Garabed. Les deux exilés s’installent à Paris. Missak travaille alors comme tourneur aux usines Citroën. Mais trois ans plus tard, le malheur frappe à nouveau. Garabed meurt d’une tuberculose. « Missak est orphelin de ses parents, puis de son frère. La mort est très présente dans sa vie », décrit Denis Peschanski.

    Après avoir perdu son emploi lors de la Grande Dépression, l’immigré arménien survit de petit boulot en petit boulot. Il suit aussi des cours à la Sorbonne en auditeur libre et publie des articles sur la littérature française et arménienne. Il fréquente également les milieux communistes. Révolté par la montée de l’extrême droite, il finit par prendre sa carte au parti. C’est d’ailleurs au sein du Parti communiste français (PCF) qu’il rencontre sa future épouse Mélinée Assadourian, elle aussi orpheline du génocide arménien.

    La Seconde Guerre mondiale

    Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate en septembre 1939, il est arrêté en tant que communiste à la suite du pacte germano-soviétique. Après un court séjour en prison, il s’engage volontairement dans l’armée française. « Il veut se battre pour la France alors qu’à la même époque le Parti communiste français, appliquant les ordres venant de Moscou, estime qu’il s’agit d’une guerre impérialiste dans laquelle la classe ouvrière n’a rien à faire », souligne Denis Peschanski. « Mais l’amour de Manouchian pour la France dépasse tout cela ».

    Démobilisé après l’armistice de juin 1940, Missak Manouchian reprend ses activités militantes. Interné en juin 1941 au camp de Royallieu à Compiègne par les Allemands qui ordonnent des rafles dans les milieux communistes au lendemain de l’opération Barbarossa, il est libéré faute de charges.

    En 1943, il finit par rejoindre la lutte armée en s’engageant parmi les Francs-tireurs et partisans de la main-d’œuvre immigrée, les FTP-MOI. « Ils étaient organisés en détachements qui correspondaient grosso modo à des nationalités et des origines. On y retrouve beaucoup d’Italiens antifascistes, des Espagnols qui ont combattu lors de la guerre civile, mais aussi des juifs polonais ou encore des Allemands opposés aux nazis », décrit l’historien Fabrice Grenard, chercheur à la Fondation de la Résistance à l’AFP.

    Nommé commissaire militaire de la région parisienne, Missak Manouchian multiplie les coups d’éclat et les attentats. L’un de ses groupes exécute notamment à Paris le colonel SS Julius Ritter, responsable en France du Service du travail obligatoire.

    Traqué par une brigade spéciale des renseignements généraux de la police française, Missak Manouchian est finalement arrêté le 16 novembre 1943 après une longue filature. Torturé, il est livré aux Allemands avec 23 de ses camarades. 

    Le 21 février 1944, Missak Manouchian et 21 de ses camarades sont exécutés au Mont Valérien. Trois photos prises clandestinement par un soldat allemand immortalisent la mort de ceux de « l’Affiche rouge ». La seule femme du groupe, Olga Bancic, est transférée en Allemagne et décapitée quelques semaines plus tard. 

    Missak Manouchian
    Une veillée d’hommage à Missak Manouchian se déroulera mardi 20 février au Mont Valérien

    Un hommage en deux temps

    L’hommage au résistant communiste et étranger se déroulera en deux temps. Une veillée mardi 20 février au Mont Valérien, où Manouchian fut fusillé avec ses camarades de combat, puis, mercredi 21 février en fin de journée, une procession jusqu’au Panthéon, où il entrera, accompagné de son épouse Mélinée, avec ses 22 frères d’arme et son chef Joseph Epstein.

    Les cérémonies répondent à un enjeu mémoriel très assumé par l’Elysée, « l’entrée au Panthéon de la résistance communiste et étrangère » et la réconciliation des mémoires de la Résistance : « C’est une entrée à travers Missak Manouchian et ses camarades de combat qui viendra compléter ceux qui étaient déjà là au nom de la résistance et qui reposaient là depuis 1964 avec l’entrée de Jean Moulin puis sous le quinquennat de François Hollande avec Pierre Brossolette, Jean Zay, Germaine Tillion et Geneviève Anthonioz de Gaulle. » L’absence, à ce moment-là, d’une figure communiste et étrangère avait été regrettée, en dépit du caractère exemplaire des personnalités retenues.

    Cette réconciliation des mémoires, véritable fil rouge mémoriel d’Emmanuel Macron depuis sa campagne de 2016 et qu’il a notamment suivi sur la question de l’Algérie et du Rwanda, sera au centre de la cérémonie au Mont Valérien, mardi 20 février. Selon le parcours de Manouchian en 1944, son cercueil passera par le haut du Mont Valérien, devant la petite chapelle, « où on ne sait pas si Manouchian est rentré, mais où un certain nombre de fusillés attendaient soit 10 minutes, soit 2 heures qu’on vienne les chercher pour être passés par les armes ». Il descendra ensuite dans la clairière des fusillés, pour un temps de recueillement. Puis gagnera l’esplanade de la France combattante, où il sera veillé par des personnalités « dépositaires d’une mémoire liée aux engagements de Manouchian », ou « porteurs de projets qui résonnent avec son message ».

    À l’issue de la veillée de ce mardi 20 février, le cercueil sera placé dans la crypte où sont inhumés les 17 représentants de la France combattante, dont le dernier compagnon de la Libération, Hubert Germain. C’est là que la population pourra venir se recueillir avant la fermeture pour la nuit. « Symboliquement, Manouchian aura rejoint les morts pour la France du Mont Valérien », explique l’Élysée, qui souhaite voir dans ce parcours l’harmonie retrouvée entre « la mémoire des fusillés du haut du Mont Valérien, qui était très souvent portée par des résistants de l’intérieur dont une grande partie était d’obédience communiste, et la mémoire de la France combattante très souvent portée par la résistance extérieure, la France libre et de sensibilité gaulliste ».

    Puis ce mercredi 21 février, la panthéonisation commencera par une remontée de la rue Soufflot, où les cercueils seront portés « par d’autres Français de préférence », des soldats de la Légion étrangère. La procession respectera trois stations correspondant aux chapitres de la courte vie de Missak Manouchian : le génocide des Arméniens, l’arrivée en France et son engagement au sein du parti communiste, le choix de la Résistance. Un circuit « agrémenté de temps artistiques » et en présence de nombreux jeunes, « pour bien marquer la dimension transmission que revêt une telle cérémonie », précise encore l’Elysée.

    Sur le parvis du Panthéon, « un dispositif scénographique innovant », promet le Palais, permettra une représentation des 22 camarades de résistance de Manouchian « pour qu’ensemble, symboliquement, ils soient réunis avant d’entrer au Panthéon ». Une fois à l’intérieur, ils seront honorés « par un certain nombre de talents artistiques et le discours du président de la République ». Une plaque, « qui vaut entrée au Panthéon », insiste l’Élysée, sera apposée à l’entrée du caveau 13, gravée des noms des 22 et de Joseph Epstein. À côté, des extraits de la dernière lettre de Manouchian à son épouse Mélinée et du poème d’Aragon qui, chanté par Léo Ferré, en porta l’écho jusqu’à nous.

  • Sénégal : vague de libérations d’opposants

    Sénégal : vague de libérations d’opposants

    Après une période de tumulte politique, le gouvernement a déclaré vendredi son intention de respecter la décision du Conseil constitutionnel, annulant ainsi le décret présidentiel visant à reporter le vote.

    Un scrutin prévu le 25 février

    Le président Macky Sall avait précédemment cherché à retarder le scrutin prévu le 25 février, invoquant des litiges non résolus concernant les candidats éligibles. Cette décision avait été approuvée par l’Assemblée nationale, fixant une nouvelle date au 15 décembre. 

    Cependant, le Conseil constitutionnel a jugé ces mesures inconstitutionnelles, ordonnant au gouvernement de garantir la tenue des élections dans les meilleurs délais, en laissant suffisamment de temps pour mener une campagne électorale adéquate.

    Dans un communiqué officiel, le porte-parole de la présidence, Yoro Dia, a confirmé l’engagement de Sall à respecter la décision du conseil et à organiser les élections dès que possible, bien que la nouvelle date n’ait pas encore été précisée.

    Le Sénégal, souvent cité comme un exemple de stabilité démocratique en Afrique, a récemment été secoué par des troubles politiques, entraînant des manifestations violentes et des interruptions des services de communication mobile. La décision initiale de reporter les élections a été interprétée par certains comme une manœuvre pour prolonger le mandat présidentiel, une accusation que Sall a catégoriquement rejetée lors d’une récente interview avec l’Associated Press.

    Sénégal
    Des milliers d’opposants ont pu manifester dans le calme samedi à Dakar ©AFP

    Inquiétudes internationales

    La communauté internationale a suivi de près l’évolution de la situation au Sénégal. Le Bureau des affaires africaines du département d’État américain a salué la décision du Conseil constitutionnel, soulignant l’importance de respecter le calendrier électoral. De même, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé toutes les parties sénégalaises à œuvrer pour des élections transparentes et inclusives conformément à la constitution du pays.

    La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a également exprimé son soutien à la tenue d’une élection présidentielle dans les délais fixés par le Conseil constitutionnel, exhortant les autorités sénégalaises à agir en conséquence.

    À ce stade, aucune nouvelle date n’a été annoncée pour les élections, et des incertitudes persistent quant à la liste définitive des candidats. Sall, dont le mandat prend fin le 2 avril, est contraint par la Constitution de tenir les élections entre 30 et 45 jours avant cette date.

     Cependant, l’opposition continue d’appeler à un dialogue inclusif avec le président pour convenir d’une nouvelle date électorale, mettant en avant la libération de tous les détenus politiques comme une étape essentielle vers une résolution pacifique de la crise politique actuelle.

    Signe de la désescalade, le pouvoir a libéré en 5 jours, plus de 300 opposants selon le Collectif des familles de détenus. 

    Regarder le reportage de TV5MONDE

  • Plongez au cœur du continent africain avec TV5MONDEplus 

    Plongez au cœur du continent africain avec TV5MONDEplus 

    Terre de francophonie, le continent africain a toujours eu une place importante dans le réseau TV5MONDE. Une philosophie qui s’applique aussi à TV5MONDEplus, la seule plateforme francophone AVOD gratuite et disponible dans le monde entier (hors USA, où il faut être abonné à un service tiers). 

    En cette fin février, l’équipe de programmation de TV5MONDEplus vous a déniché 5 pépites à ne pas louper. On plongera dans l’Histoire, souvent méconnue, des royaumes africains avant de remonter le fil du temps pour se pencher sur les liens qui existent entre la France et ces pays dont le franc CFA en est le plus grand symbole. Mais aussi, on n’oubliera pas les blessures qui ont marqué ce continent comme au Rwanda. Enfin, on partagera le quotidien de certains qui font de leur chevelure un symbole entre racines et envie de s’intégrer.

    Une expédition surprenante qui vous donnera une nouvelle vision de l’Afrique, bassin de nos origines à tous.

    AFRICAN EMPIRES

    2023 – documentaire – 1 saison- 4 épisodes – 50 minutes
    Réalisation : Chris Macari, Askia Traoré, Françoise Ellong-Gomez, Josza Anjembe

    Synopsis

    Afrique du Sud, Mali, Burkina Faso, Soudan : « African Empires » part à la découverte des plus grands royaumes et empires d’Afrique avant la colonisation. Une mise en lumière historique des héritages laissés au monde actuel.

    African empires


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    UNE HISTOIRE DU FRANC CFA

    2023 – documentaire – Sénégal/France/Belgique – 57 minutes
    Réalisation : Katy Léna Ndiaye

    Synopsis

    1960 amorce la fin des empires sur le continent africain. La France disparaît de la carte, laissant derrière elle le franc CFA (CFA pour « Colonies françaises d’Afrique » puis « Communauté française d’Afrique ». Décembre 2019, la monnaie est remplacée par l’ECO. Retour sur l’histoire méconnue du franc CFA.

    UNE HISTOIRE DU FRANC CFA


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    Ndagukunda Déjà

    2020 – Documentaire – 22 minutes -Canada – Radio-Canada
    Réalisation : Sébastien Desrosiers

    Synopsis

    Sébastien Desrosiers, journaliste québécois, rencontre son père rwandais à Montréal pour la première fois à l’âge de 28 ans. Après ces retrouvailles, il se rend sur sa terre natale, durant le 25e anniversaire du génocide…

    Ndagukunda déjà


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    NOUS PENSIONS DEVENIR MUETS

    2022 – Documentaire – 52 minutes – France
    Réalisation : Sarah Mallégol

    Synopsis

    Ce documentaire révèle les récits de familles rwandaises qui se racontent dans leur intimité. Presque trente ans après le génocide perpétré contre les Tutsis, qu’est-ce qui relie deux générations ? Quelle mémoire, même indicible, se transmet ? Comment vivre avec ses fantômes ?   

    Nous pensions devenir muets

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    CHEVEUX CRÉPUS DANS LA TOURMENTE IDENTITAIRE

    2020 – Documentaire – France-  50 minutes
    Réalisation : Xavier Houenzo, Benoît Sourty

    Synopsis

    Il fut un temps où les femmes africaines, loin de détester leurs cheveux crépus, faisaient de leur coiffure une œuvre d’art. Largement répandue, la pratique du défrisage interpelle la conscience de tous les Noirs. Pourquoi se soumettre aux diktats de beauté occidentaux, quitte à mettre sa santé en danger

    Cheveux crépus dans la tourmente

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    ILS DOIVENT ABSOLUMENT PARTIR

    2022 – Documentaire – 53 minutes – Luxembourg
    Réalisation : S. Jean-Noël Pierre

    Synopsis

    De 1965 à 1973, en pleine Guerre froide, près de 2000 personnes sont contraintes par la Grande-Bretagne et les États-Unis d’abandonner l’archipel des Chagos, dans l’océan Indien. En une soirée, ils doivent tout quitter. Leurs animaux de compagnie sont euthanasiés. Ils n’ont depuis qu’un rêve : retrouver leur pays.

    Ils doivent absolument partir

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  • L’économie américaine entre menaces et résilience

    L’économie américaine entre menaces et résilience

    Depuis le mois de février 2023, l’indice S&P 500 américain a gagné plus de 20 %, l’indice Nasdaq, plus de 34 %. En 2023, la croissance du PIB a atteint 2,6 %. Au mois de janvier, l’économie a créé 353 000 emplois. L’inflation sous-jacente se rapproche de l’objectif des 2 % permettant d’espérer une première diminution dans les prochains mois des taux directeurs qui évoluent actuellement dans la fourchette de 5,25 à 5,5 %. 

    Ces bons résultats ne sauraient masquer les menaces qui planent sur l’économie américaine. L’affaire de l’inflation n’est pas totalement réglée. La forte croissance et le rythme élevé de créations d’emplois font craindre un possible rebond de la hausse des prix. Le 31 janvier dernier, Jerome Powell, le Président de la Fed, a indiqué qu’une baisse rapide des taux directeurs n’était pas à l’ordre du jour. Avec l’arrivée à maturité des dettes contractées durant la période de faible taux d’intérêt, le coût de l’endettement des agents économiques risque de progresser. La dette des entreprises non financières aux Etats-Unis dépasse 21 000 milliards de dollars. Les profits des entreprises commencent à stagner. Les objectifs de résultats des entreprises pour 2024, publiés en ce début d’année, sont plus modestes qu’attendus.

    La cagnotte constituée durant l’épidémie de covid a été, en grande partie, utilisée

    Les Américains, depuis deux ans, soutiennent la croissance en puisant dans leur épargne afin de maintenir leur consommation. Or, la cagnotte constituée durant l’épidémie de covid a été, en grande partie, utilisée. Le taux d’épargne est désormais inférieur à son niveau de 2019. Depuis quelques mois le taux de défaut de paiement sur les cartes de crédit augmente. 

    Les remboursements des prêts étudiants qui ont repris en octobre dernier, après que la Cour suprême a annulé un moratoire imposé pendant la pandémie, pèsent également sur le pouvoir d’achat des étudiants et de leur famille. Les commerces comme la grande distribution commencent à ressentir une baisse de la croissance de la consommation. Wayfair, un magasin en ligne de meubles, a annoncé le licenciement de 13 % de son personnel. La société de la marque emblématique Levi Strauss a déclaré qu’elle prévoyait une croissance de son chiffre d’affaires comprise entre 1 et 3 %, un niveau bien en-deçà de ses prévisions initiales ce qui pourrait le contraindre à supprimer de 10 à 15 % des emplois. Whirlpool s’attend en 2024 à une stagnation de son chiffre d’affaires. General Motors évalue une augmentation de ses ventes limitée à 3 % en 2025, contre +12 % en 2023. Pour soutenir les ventes, le constructeur sera contraint de baisser ses tarifs sachant qu’il subira une hausse de ses coûts en lien avec la mise en œuvre de l’accord salarial imposé par les syndicats à la fin de l’année dernière. Les constructeurs électriques n’échappent pas au ralentissement de la consommation. Tesla a prévenu que sa croissance « pourrait être nettement plus faible » cette année. Ses actions ont perdu 12 % de leur valeur amenant une perte de capitalisation de 80 milliards de dollars. 

    Les sociétés spécialistes dans les produits de consommation de base ont réussi, ces dernières années, à répercuter la hausse de leurs coûts de production dans le prix des produits finaux ce qui a permis de maintenir le niveau des bénéfices. Cette stratégie est de moins en moins applicable, la demande était orientée à la baisse. Colgate-Palmolive a déclaré qu’il prévoyait une croissance de ses ventes comprise entre 1 et 4 % cette année, contre 8 % l’année dernière.

    USA
    Des membres du syndicat UAW devant l’usine Ford de Louisville, dans le Kentucky, aux États-Unis. ©Photo prise le 11 octobre 2023/REUTERS/Michael Clavenger

    Ralentissement des exportations vers la Chine

    Le ralentissement des exportations vers la Chine n’est pas sans poser quelques problèmes à l’économie américaine. La baisse des achats des Chinois a été durement ressentie par Nike ou Apple dont les ventes ont diminué de 13 % au cours du dernier trimestre 2023. Starbucks fortement implanté en Chine est également affecté par la baisse du moral des consommateurs chinois. Le parfumeur américain Estée Lauder a annoncé qu’il supprimerait 3 000 emplois, en partie à cause de la faiblesse de la demande chinoise. 

    La multiplication des sanctions commerciales et la montée du nationalisme économique ne sont pas sans conséquences sur les exportations de produits d’origine occidentale. 

    L’économie américaine a été portée en 2023 également par l’investissement en lien avec les mesures de soutien décidées par le pouvoir fédéral. Au cours du premier semestre de l’année dernière, la construction mensuelle d’usines aux États-Unis a progressé de 17 %, en tenant compte de l’inflation. Au second semestre, cette croissance a ralenti à 8 %. Plusieurs entreprises revoient à la baisse leurs projets d’investissement. TSMC, le premier constructeur taïwanais de microprocesseurs, a annoncé au mois de janvier qu’il retarderait d’un ou deux ans l’ouverture d’une deuxième usine en Arizona. Intel, un fabricant américain de microprocesseurs a également annoncé le report de l’ouverture de son usine dans l’Ohio. Ces retards sont imputables à des perspectives de ventes moins dynamiques que prévu et à des retards dans le versement des aides publiques. 

    Sur les 52 milliards de dollars prévus dans la loi sur les puces pour soutenir leur fabrication nationale, seule une petite fraction a été allouée. Les constructeurs automobiles américains reportent également leurs investissements en raison d’une demande en voiture en faible croissance.

    Meta a décidé de consacrer 37 milliards de dollars en 2024 à l’intelligence artificielle

    Un secteur échappe pour le moment au marasme, l’intelligence artificielle (IA). Amazon, Alphabet et Microsoft ont annoncé une croissance du chiffre d’affaires de leurs divisions cloud de 13 %, 26 % et 30 % au cours du dernier trimestre. Les projets d’investissement demeurent élevés et en hausse par rapport à 2023. Meta (le groupe de Facebook) dont les bénéfices ont atteint 39 milliards de dollars en 2023 a décidé de consacrer 37 milliards de dollars en 2024 à l’intelligence artificielle. Cet effort n’empêchera pas Meta d’effectuer des rachats d’actions pour soutenir le cours et de verser des dividendes. Ces annonces ont amené la capitalisation de cette société au courant du mois de février à plus de 1 200 milliards de dollars. 

    Cependant, le retour sur investissement en matière d’intelligence artificielle demeure toujours un sujet de discussion. Selon le Boston Consulting Group, 71 % des entreprises américaines ayant investi dans l’intelligence artificielle poursuivent avant tout des expérimentations et s’engagent sur des projets à petite échelle. 24 % utilisent réellement dans leur process de production ou de vente l’intelligence artificielle et 5 % ont abandonné leurs projets en la matière.

    Les États-Unis ont réussi, contre vents et marées, à maintenir leurs positions au niveau international

    Les commentateurs économiques pronostiquent la chute de l’Empire américain tous les ans depuis vingt ans sans que celle-ci n’intervienne. Les États-Unis ont réussi, contre vents et marées, à maintenir leurs positions au niveau international. Ils attirent les meilleurs chercheurs du monde entier tout comme les capitaux. Le dollar reste la monnaie internationale de référence. Les menaces de dédollarisation restent virtuelles. Le vieillissement de la population y est plus faible que dans le reste de l’OCDE. 

    Si, le pays est de plus en plus divisé, cette caractéristique n’est pas spécifique aux États-Unis. La dette publique y est élevée mais elle est inférieure à celle du Japon et de nombreux pays européens. L’économie américaine évolue sans nul doute sur un équilibre instable mais pour le moment elle fait preuve d’une insolente résilience. En économie comme dans le reste, la chance compte surtout quand elle se repose sur quelques atouts.

  • Européennes 2024 : l’ancien directeur de Frontex rallie le Rassemblement national

    Européennes 2024 : l’ancien directeur de Frontex rallie le Rassemblement national

    L’ancien directeur de Frontex, Fabrice Leggeri, rejoint la liste du Rassemblement national pour les élections européenne. Objectif : lutter, dit-il, contre la « submersion migratoire » que la «Commission européenne et les eurocrates minimisent »

    « J’ai décidé de m’engager avec Jordan Bardella et Marine Le Pen pour sauver l’Europe de l’immigration », a déclaré samedi (17 février) Fabrice Leggeri, ancien directeur-exécutif de l’agence de contrôle des frontières de l’UE Frontex, dans une vidéo publiée par le Rassemblement national.

    «Pour l’UE, l’immigration n’est pas un problème, c’est un projet », a-t-il dit.

    Le pacte Asile et migration proposé par la Commission européenne en serait même l’illustration. Avec ce dernier, l’UE veut imposer à Frontex, « transformée en super ONG d’accueil des migrants […], d’être le taxi de l’immigration »

    Changement de cap à Frontex ?

    Fondée en 2004, Frontex est chargée d’accompagner les États membres de l’UE et les pays de l’espace Schengen à gérer les frontières extérieures de l’UE et à lutter contre la criminalité transfrontalière. 

    Fabrice Leggeri est arrivé à sa tête en 2015, soutenu par le gouvernement français socialiste d’alors.

    La même année, le spectre de compétence de l’agence a été élargi pour faire face à l’augmentation des flux de migrants, en particulier venant de Syrie, atteignant le million d’entrées en Europe sur l’année. 

    Frontex est ainsi devenue une véritable agence de gardes-frontières et de garde-côtes disposant, à cet effet, de son propre corp européen.  

    Dans un entretien paru dimanche (18 février) dans l’hebdomadaire Le JDD, M. Leggeri raconte que, selon lui, un « changement de cap s’est opéré en 2019 » suite à l’arrivée de la nouvelle commissaire européenne au Affaires intérieures, Yilva Johansson. 

    Le vieillissement du continent européen justifiait de « faire rentrer les migrants et de les accueillir », lui aurait dit la commissaire. Qu’il s’agissait, en outre du « job » de Frontex, raconte l’énarque de 55 ans.

    En 2022, M. Leggeri a finalement démissionné de son poste. « Certains estiment que le rôle de l’Agence est d’être un organe qui vérifie comment les États membres appliquent les droits fondamentaux aux frontières »avait-il tancé auprès des sénateurs français deux mois après sa démission. 

    Européennes 2024
    Le directeur exécutif de Frontex, Fabrice Leggeri, participe à une conférence de presse au nouveau siège de l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex) à Varsovie, en Pologne, le 21 novembre 2017. [EPA-EFE/JAKUB KAMINSKI POLAND OUT]

    L’opposition s’insurge

    Son départ reste toutefois à éclaircir, car peu avant, l’office européen contre la fraude (Olaf) a rendu un rapport faisant part de vices de procédure et une mauvaise gestion des fonds de l’agence la mieux dotée de l’UE. Depuis 2020, plusieurs ONG accusent également Frontex de laisser faire concernant des « refoulements » illégaux d’embarcation de migrants  de la part de plusieurs États membres. 

    Par conséquent, M. Leggeri n’aurait pas démissionné de son propre chef, mais aurait été « poussé à la démission parce qu’incompétent notoire »a déclaré sur X le parti Renaissance du président de la République, Emmanuel Macron. 

    L’eurodéputé écologiste Damien Carême, rapporteur pour son groupe sur plusieurs dossier relatifs à l’immigration, a déclaré que M. Leggeri « avait déjà la couleur et la saveur du RN »

    Frontex a carrément « eu pendant 7 ans un facho à [sa] tête », ce qui expliquerait ses « dérives inhumaines », s’est insurgé le socialiste Christophe Clergeau.

    Plutôt, M. Leggeri a demissionné « voyant qu’il n’arriverait pas à faire de Frontex l’outil de protection des frontières de l’Europe et donc l’outil de protection contre l’immigration clandestin »a défendu dimanche (18 février) la leader du RN, Marine Le Pen, sur LCI. 

    Il est donc « très intéressant d’avoir quelqu’un qui connait de l’intérieur ce qui se passe », s’est-elle finalement réjouit.

    Selon Nice-Matin, M. Leggeri, aurait été en contact avec Les républicains (LR), membres du groupe du Parti populaire européen d’Ursula von der Leyen, avant de rejoindre le RN. Les doubles pourparlers de l’ancien directeur de Frontex auraient d’ailleurs décidé les LR à laisser tomber.

    Jordan Bardella, président du RN et tête de liste du parti pour les élections européennes, devraient se rendre lundi (19 février) avec M. Leggeri à Menton, ville à la frontière franco-italienne


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  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 20.02.24

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 20.02.24

    Bonjour à toutes et à tous où que vous soyez, vous écoutez le flash quotidien des expatriés du mardi 20 février, dans nos titres :  Connaissez-vous l’application France Identité ? – Un iman tunisien expulsé de France – Moment Nostalgie avec le retour du dessin animé « Il était une fois.. »

    France Identité : quels avantages pour les expatriés ?

    France Identité s’inscrit dans le cadre des obligations européennes eIDAS et anticipe le nouveau système d’identification numérique sécurisé européen. Si vous disposez d’une carte d’identité au nouveau format vous pourrez la « charger » dans votre téléphone et ainsi prouver votre identité pour accéder aux services en ligne de l’Etat et des organismes sociaux (sans avoir besoin d’identifiants) mais aussi vous pourrez générer des QR codes lors de vos locations, vos passages à l’aéroport, etc. Pour l’instant uniquement en France mais bientôt sur l’ensemble du territoire européen. Vous pourrez aussi y ajouter votre carte Vitale si vous êtes adhérent de la CFE ou votre permis de conduire français. 

    France Identité
    ©Ministère intérieur

    Accusé de propos anti-français, un iman tunisien est dans le viseur de Gérald Darmanin 

    Mahjoub Mahjoubi est un imam tunisien qui exerce à Bagnols-sur-Cèze, une commune de plus de 18.000 habitants située dans le département du Gard. Il est également vice-président du conseil départemental du culte musulman. Dans une vidéo qui a déjà fait le tour des réseaux sociaux, cet imam a qualifié le drapeau français de «satanique» et sans «aucune valeur auprès d’Allah». «On n’aura plus tous ces drapeaux tricolores qui nous gangrènent, qui nous font mal à la tête», a également déclaré Mahjoub Mahjoubi. Des propos qui ne passent pas. Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, a demandé le retrait de son titre de séjour.

    Il était une fois… s’apprête à faire son retour à l’écran

    Diffusée dans les années 80 et 90 en France, cette série animée culte de vulgarisation scientifique destinée aux enfants prend un coup de jeune une nouvelle version, baptisée Il était une fois… ces drôles d’objets. Toujours porté par Maestro, vieux savant à la barbe blanche qui a fait voyager les petits téléspectateurs dans le temps, l’espace ou le corps humain, ce programme vise à expliquer aux enfants de 3 et 12 ans les histoires passionnantes qui se cachent derrière les objets du quotidien tels que les tablettes de chocolat, le ballon de foot, les toilettes ou les satellites.

    C’est ainsi que s’achève le bulletin des Français de l’étranger, à demain pour une nouvelle édition. 

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • France identité : accessible à tous… ou presque !  

    France identité : accessible à tous… ou presque !  

    L’application France Identité, chargée de gérer les versions dématérialisées des documents d’identité, est à présent en version générale. Elle est donc désormais ouverte à tous les détenteurs d’une carte d’identité nouvelle génération avec la fonction sans contact.

    En plus, petit bonus, il sera aussi possible de dématérialiser son permis de conduire avant bientôt la carte vitale qu’elle soit émise par les caisses nationales ou la Caisse des Français de l’étranger. Zoom pour les expatriés ! 

    Protéger son identité

    Pour ceux qui disposent de ce nouveau format de carte d’identité, l’application France Identité permet d’enregistrer celle-ci au sein de l’application et de l’utiliser ensuite pour produire des justificatifs d’identité à usage unique : il s’agit de documents comportant les informations de base de la carte d’identité, adossées à un destinataire, un motif et une date limite d’utilisation ainsi qu’un QR Code qui permet de vérifier la validité du certificat en ligne.

    Cette approche vise à limiter les possibilités d’usurpation d’identité et permet d’éviter la multiplication des photocopies de documents d’identité.

    Outre la carte d’identité, l’application profite de son lancement pour intégrer les permis de conduire. Cette fois, l’ensemble des permis de conduire sont compatibles avec l’application et peuvent être importés afin de produire là aussi des justificatifs numériques, tant que vous disposez d’une carte d’identité électronique. Dans les prochains mois, France Identité devrait également permettre d’intégrer les documents d’identification du véhicule. Et l’application promet une future expérimentation avec la SNCF afin de permettre aux usagers de prouver leur identité dans les transports.

    Le ministère précise que l’application a obtenu le tampon de l’Anssi, qui lui a décerné en novembre sa certification CSPN et a annoncé aujourd’hui que l’application bénéficie d’un niveau de garantie élevé dans sa conformité avec le règlement européen EIDAS.

    France Identité
    Illustration d’un permis de conduire et d’une carte d’identité française numérique, sur un téléphone, le 22 mai 2023 à Paris, France. La France a pour objectif de créer une version numérique des permis de conduire, selon les médias français. Les permis seront stockés via une application sur les smartphones, accessible même sans connexion internet. Un essai du nouveau système aura lieu au second semestre 2023 dans trois départements français, le gouvernement espérant introduire les permis électroniques à l’échelle nationale avant les élections européennes de 2024. Photo by Victor Joly/ABACAPRESS.COM

    Procuration en ligne pour les européennes ?

    Cette démarche doit permettre aux usagers de bénéficier d’une identité numérique certifiée pour réaliser des formalités numériques sensibles, inaccessibles aujourd’hui avec le connecteur France connect. La première d’entre elles devrait être la demande de procuration dans la perspective des élections européennes de 2024 via le connecteur France connect+.. Et « si l’expérimentation est un succès », la ministre évoque une extension possible de l’application à des formalités telles que l’acquisition d’un bien immobilier, la location d’une voiture, l’immatriculation d’une entreprise.

    Anticiper le portefeuille d’identité européen

    France Identité s’inscrit dans le cadre des obligations européennes eIDAS et anticipe le nouveau système d’identification numérique sécurisé européen. Le Parlement européen et le Conseil se sont en effet mis d’accord le 9 novembre pour déployer d’ici trois ans un « portefeuille européen d’identité numérique ». Celui-ci stockera de manière sécurisée différentes identités ou documents : titres de séjour, permis de conduire, diplômes, cartes bancaires… 

    Reconnu dans toute l’Europe, ce portefeuille permettra de partager ces identités via son smartphone pour réaliser des formalités en ligne dans la sphère publique comme privée. Il se présente comme une alternative aux solutions d’authentification en ligne des Gafam. « Le portefeuille respectera pleinement le choix de l’utilisateur de partager ou non des données à caractère personnel ; il offrira le plus haut degré de sécurité certifié de manière indépendante selon des normes identiques ; enfin, les parties pertinentes de son code seront publiées en source ouverte afin d’exclure toute possibilité d’utilisation abusive, de suivi ou de traçage illégal, ou d’interception par les autorités », précise la Commission européenne dans son communiqué.

  • Portal Kombat : les Russes désinforment 

    Portal Kombat : les Russes désinforment 

    La France dénonce les Fake News de « Portal Kombat », la galaxie de sites pilotés par la Russie pour tenter de répandre des fausses nouvelles. Cette alerte a été donnée par le ministre des Affaires Etrangères en personne, Stéphane Séjourné. Les autorités ont repéré des dizaines de sites qui diffusent de fausses informations favorables à la Russie et défavorables à la politique française.

    Quel est l’objectif poursuivi par la Russie ?

    David Colon explique, « L’objectif pour le Kremlin derrière tout cela, c’est, depuis le 24 février 2022, de fragiliser le soutien à l’Ukraine de la part des pays occidentaux, de semer la division entre les pays européens, d’encourager les clivages, quels qu’ils soient, à chaque fois que cela est possible. Et plus largement, il s’agit en quelque sorte d’inonder notre espace informationnel non seulement de contenus favorables au Kremlin, mais aussi de contenus de nature à semer la confusion dans les esprits, à fabriquer le doute et en même temps à saturer la production de l’information par nos médias traditionnels ».

    Une diffusion automatisée de contenus qui émane de sources pro-russes ?

    « Ce qui est très intéressant avec ce portail, c’est qu’il s’agit précisément d’une infrastructure de diffusion automatisée de contenus qui émanent de sources pro-russes : des agences de presse, des sites officiels, des comptes sur les réseaux sociaux. Et ce système ne s’appuie pas sur une éditorialisation des contenus. Ce qui est très neuf c’est que cette infrastructure relaie des narratifs existants. Et cette opération Portal Kombat est complémentaire à d’autres écosystèmes de désinformation qui ont déjà été dénoncés publiquement par la France. Notamment un dispositif qui s’appuie sur des faux sites de médias et des faux sites institutionnels avec de fausses adresses internet pour induire en erreur les gens qui vont consulter ces contenus » explique David Colon.

    Cette propagande vise à saturer l’espace informationnel avec des contenus favorables au Kremlin et à fragiliser les résistances à ce narratif en polluant nos sources d’information par des contenus manipulateurs.

    Portal Kombat
    ©Stockadobenews

    Une sophistication croissante des opérations

    L’intensification de la propagande russe en ligne est clairement observée par David Colon, avec une sophistication croissante des opérations. Cette intensification vise à utiliser des outils technologiques pour assurer une plus grande viralité des contenus. Cependant, malgré cette sophistication, les répercussions dans le débat public numérique restent modérées.

    Sommes-nous maintenant dans une guerre hybride, dont celle de l’information ?

    « Nous sommes dans une guerre de l’information. La désinformation s’est imposée comme une arme de guerre et cette guerre de l’information est menée par des régimes autoritaires contre nos démocraties, contre notre cohésion politique, sociale, économique. Ces armes de désinformation instrumentalisent bien souvent des failles qui sont réelles pour les amplifier, pour accroître constamment ce qui nous divise au détriment de ce qui nous réunit » explique le professeur.

    En ce qui concerne les outils pour filtrer cette propagande russe, le Digital Service Act représente une avancée, mais il est déjà jugé insuffisant face à certaines plateformes non coopératives.

    Pourquoi dénoncer ces manipulations est-il nécessaire?

    David Colon insiste sur la nécessité de dénoncer ces manipulations, de se doter d’outils de veille, de lutter contre ces manipulations et d’encourager les médias de qualité suivant des règles de déontologie pour garantir l’intégrité de l’information. « C’est la raison pour laquelle il faut dénoncer ces manœuvres de manipulation, comme le fait la France, comme le fait l’Union européenne. Il faut également réagir en nous dotant d’outils de veille et de lutte contre ces manipulations de l’information. Il nous faut enfin collectivement œuvrer à la résilience de nos sociétés informationnelles en encourageant en particulier les médias de qualité qui suivent des règles de déontologie garantissant une intégrité à l’information fournie à leurs auditeurs et téléspectateurs » détaille David Colon, enseignant et chercheur à Sciences Po Paris.

    En conclusion, il est essentiel de reconnaître que nous sommes dans une guerre de l’information, où la désinformation est devenue une arme de guerre. Cette guerre est menée par des régimes autoritaires contre nos démocraties, et il est impératif de réagir en renforçant nos défenses et en promouvant une information de qualité pour contrer cette menace persistante.

    En tant que citoyens informés, il est de notre devoir de rester vigilants face à ces tentatives de manipulation et de contribuer à la préservation de nos sociétés démocratiques.

  • Tempêtes boursières en Chine 

    Tempêtes boursières en Chine 

    La Chine est tout à la fois un régime communiste et capitaliste. Cette cohabitation n’est pas sans poser problème surtout quand la bourse est confrontée à une chute des cours. 

    Yi Huiman, le directeur de la China Securities Regulatory Commission (CSRC), l’autorité de régulation et de contrôle des marchés financiers chinois, a été soudainement licencié et remplacé après la contraction de 1 000 milliards de dollars de la capitalisation des bourses de Chine et de Hong Kong. Ses prédécesseurs avaient connu le même sort. Liu Shiyu a été limogé en 2019 en faisant l’objet d’une enquête pour corruption. Xiao Gang a été jugé responsable du krach boursier de 2015.

    Baisse de 20 % de l’indice de Shanghai en trois ans

    La baisse de 20 % de l’indice de Shanghai composite en trois ans témoigne des difficultés que rencontre la deuxième économie mondiale. La politique du zéro covid, la crise immobilière et les tensions commerciales avec l’Occident ont miné le moral des investisseurs. 

    En 2015, lors du précédent krach, les banquiers conseillaient à leurs clients de vendre leurs titres pour acheter des logements. En 2023, cette échappatoire n’existe plus. Les Chinois semblent être entrés dans un tunnel sans fin depuis le début de l’épidémie de covid. La reprise économique attendue avec la fin des confinements s’est essoufflée au cours du premier semestre 2023, cédant la place à une déflation. Celle-ci a contraint la banque centrale chinoise à abaisser ses taux.

    Chine
    ©Stockadobe

    Plus de 200 millions de Chinois possèdent des actions

    économique. Plus de 200 millions de Chinois possèdent des actions. Leur moral étant en forte baisse, ils restreignent leurs dépenses de consommation et cela d’autant plus que les prix de l’immobilier sont également en baisse. Le ralentissement de la croissance, le contrôle de plus en plus marquée du parti communiste sur les entreprises, ainsi que le soutien implicite des autorités à Vladimir Poutine conduisent les investisseurs internationaux à se détourner de la Chine. 

    Le solde net des capitaux est ainsi devenu négatif, le montant des ventes excédant désormais les achats. Dans les années 2000, le solde était positif à hauteur de 200 milliards de dollars. La majorité des investisseurs étrangers ont peu d’espoir d’une reprise prochaine de l’économie chinoise. Plusieurs années seraient nécessaires pour assainir le marché immobilier. 

    Le régulateur du marché « actions chinois » a publié, à la fin du mois de janvier, une série de déclarations pour stabiliser les cours. Il a mentionné son intention d’empêcher les mouvements anormaux des échanges et de réprimer les ventes à découvert malveillantes. Central Huijin, la branche nationale du fonds souverain chinois, a prévu d’effectuer des achats d’actions pour endiguer le mouvement de baisse. Les autorités seraient prêtes à acheter jusqu’à 280 milliards de dollars d’actions soit environ 3 % de la capitalisation boursière chinoise. Cette option reprendrait la politique qui avait été mise en œuvre en 2015. À l’époque 6 % de la capitalisation boursière totale avaient été rachetées directement ou indirectement par les pouvoirs publics.

    Les investisseurs étrangers estiment que le pouvoir central souhaite les contrôler encore plus fortement qu’auparavant

    Jusqu’à maintenant, les mesures annoncées n’ont pas rassuré les investisseurs étrangers qui estiment que le pouvoir central souhaite les contrôler encore plus fortement qu’auparavant. Ils utilisent fréquemment des outils de couverture, comme la vente à découvert. La montée de la répression les a donc amenés à se retirer des marchés chinois par crainte de ne plus couvrir leurs positions. Certains se retirent également, craignant que leurs collaborateurs ne soient arrêtés et accusés de délits financiers. 

    Face au scepticisme des investisseurs, le gouvernement pourrait décider un plan de sauvetage plus important après les vacances du Nouvel An chinois. Xi Jinping envisagerait de revoir de fond en comble le marché financier chinois qui reste un outil dans les mains du pouvoir. Ces dernières années, le gouvernement a incité les entreprises à se faire coter afin de pouvoir attirer des capitaux étrangers. L’objectif était de rivaliser les entreprises américaines dans le secteur de la haute technologie. L’afflux de capitaux a généré une instabilité des cours d’autant plus que l’usage des fonds collectés est discutable. Le retour sur investissement s’est avéré bien plus faible que prévu. Les entreprises chinoises ont été pénalisées par les problèmes d’accès aux microprocesseurs et aux logiciels d’origine américaine.

    Créer un « système de valorisation à la chinoise » afin d’augmenter le cours de leurs actions

    Pour provoquer un redémarrage du marché financier, le gouvernement chinois souhaite que les entreprises publiques soient mieux valorisées. Les investisseurs considèrent les sociétés d’État comme moins bien gérés, sentiment que ne partagent pas les autorités chinoises. Ces dernières ont donc proposé de créer un « système de valorisation à la chinoise » afin d’augmenter le cours de leurs actions. Les investisseurs seraient invités à prendre en compte les rôles sociaux plus larges, comme la réduction du chômage en période de récession, que les entreprises d’État sont censées jouer. Les régulateurs souhaitent par ailleurs que les entreprises versent des dividendes réguliers et procèdent à des rachats d’actions qui récompensent les actionnaires comme cela se pratique régulièrement en Occident. 

    Si les réformes réussissent, elles augmenteront non seulement le cours des actions, mais elles augmenteront également le patrimoine de l’État grâce à ses participations dans ces entreprises. Le succès de ces réformes suppose que les investisseurs acceptent la position dominante de l’État sur le marché, que ce soit pour diriger les flux de capitaux ou pour rendre les entreprises chinoises plus attractives. Si les investisseurs chinois n’ont pas le choix, les étrangers opteront sans nul doute pour la prudence.

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