Si un avis de décès officiel a été remis à la mère d’Alexeï Navalny, sa famille n’a toujours pas accès à sa dépouille et remet en cause les premiers motifs concernant la cause du décès.
Annoncée vendredi matin par les services pénitentiaires russes (FSIN), la mort de l’opposant politique de 47 ans serait survenue après un malaise soudain. « Le 16 février 2024, dans le centre pénitentiaire N°3, le prisonnier Navalny A.A. s’est senti mal après une promenade et a presque immédiatement perdu connaissance », avait alors indiqué le FSIN de la région arctique de Iamal.
Malgré l’intervention d’une équipe de réanimation arrivée sur place sept minutes après l’appel du camp de prisonniers, les secours auraient tenté de le réanimer pendant 30 minutes sans le moindre résultat.
« À notre connaissance, conformément à toutes les règles, le service pénitentiaire procède à des contrôles et à des éclaircissements », avait ensuite indiqué Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin. Une version remise en cause par les proches d’Alexeï Navalny, qui dénonçaient depuis plusieurs semaines ses conditions de détention particulièrement sévères dans cette prison isolée dans l’Arctique.
Les Russes dans l’impossibilité de lui rendre hommage
Une quinzaine de personnes ont été arrêtées ce samedi 17 février à la mi-journée par la police russe lors d’un rassemblement à Moscou à la mémoire de l’opposant Alexeï Navalny, a indiqué le média indépendant russe Sota, présent sur les lieux. Selon des vidéos diffusées sur le compte Telegram de ce média, les policiers, masqués, ont interpellé sans ménagement «plus de 15 personnes» venues déposer dans le calme des fleurs sur un monument à la mémoire de victimes des répressions politiques soviétiques dans le centre de la capitale russe.
Dès vendredi après-midi, les autorités de la capitale avaient mis en garde les habitants contre toute manifestation «non autorisée» après l’annonce de la mort de l’opposant numéro un du Kremlin. Une centaine de personnes ont été arrêtées au total lors de plusieurs rassemblements en Russie en mémoire du principal opposant à Vladimir Poutine, vendredi, a annoncé samedi 17 février l’ONG spécialisée OVD-Info.
La Commission européenne a revu à la baisse ses perspectives de croissance pour l’Union européenne et la zone euro ce jeudi (15 février), par rapport à ses prévisions d’automne, notamment en raison des difficultés économiques rencontrées par sa plus grande économie : l’Allemagne.
Le PIB combiné des 27 membres de l’Union européenne devrait désormais augmenter de 0,9 %, contre 1,3 % dans les prévisions précédentes de la Commission européenne, tandis que les pays de la zone euro devraient enregistrer une croissance de 0,8 %, contre 1,2 % précédemment.
Ces prévisions peu encourageantes ont été publiées un jour seulement après que l’Allemagne, la plus grande économie et le moteur industriel de l’UE, a annoncé qu’elle réduisait ses perspectives de croissance pour 2024 à 0,2 %, alors que le gouvernement tablait auparavant sur une croissance de 1,3 %. À ce sujet, le ministre des Finances, Robert Habeck (Alliance 90/Les Verts), a déclaré que les performances économiques de l’Allemagne allaient « dramatiquement mal ».
Les nouvelles prévisions de l’exécutif de l’UE pour l’Allemagne — un modeste 0,3 % par rapport aux prévisions d’automne de 0,8 % — confirment les sombres perspectives de croissance du PIB pour le pays, qui devient ainsi le plus mauvais élève de la zone euro pour la deuxième année consécutive.
Au sein du bloc des 20 membres de la zone euro, les Pays-Bas suivent le mouvement avec une projection de 0,4 %, en baisse par rapport à la prévision précédente de 1,6%, tandis que la Suède devrait être la moins performante d’Europe avec une croissance prévue de seulement 0,2 %, ce qui représente également une baisse significative par rapport à la prévision précédente de 1,6 %.
L’exécutif européen a également publié des prévisions à la baisse pour les deuxième et troisième plus grandes économies du continent, la France et l’Italie — revoyant leurs perspectives de croissance à 0,9 % et 0,7 % respectivement, contre 1,3 % et 1,2 % à l’automne — corroborant ainsi le fait que « suite à la croissance modérée de l’année dernière, l’économie de l’UE est entrée en 2024 sur une base plus faible que prévu ».
Ces prévisions peu encourageantes ont été publiées un jour seulement après que l’Allemagne, la plus grande économie et le moteur industriel de l’UE, a annoncé qu’elle réduisait ses perspectives de croissance pour 2024 à 0,2 %. [EPA-EFE/OLIVIER HOSLET]
Repenser les modèles européens
Concernant la trajectoire précaire de l’Allemagne, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a prévenu que le modèle économique du pays pourrait nécessiter une révision radicale.
« Il est évident que le modèle économique sur lequel l’Allemagne a développé son économie doit être revu et probablement restructuré », a déclaré Christine Lagarde aux eurodéputés de la commission de la Politique économique (ECON) du Parlement européen.
« Je pense que concernant la question de la compétitivité en particulier, tous les pays, y compris l’Allemagne, doivent travailler sur le bouquet énergétique sur lequel ils opèrent et accroître leur indépendance énergétique », a-t-elle déclaré.
Les secteurs énergivores sont parmi les plus affectés par les enjeux géopolitiques qui touchent l’économie de l’Union européenne depuis le début de la guerre en Ukraine — ce qui s’avère particulièrement problématique pour l’économie allemande, qui repose sur la production industrielle.
Lors d’une conférence de presse tenue jeudi dans la matinée, le commissaire européen aux Affaires économiques Paolo Gentiloni a également mentionné la guerre entre la Russie et l’Ukraine, ainsi que les tensions incessantes à Gaza, comme étant des facteurs d’incertitude importants.
« Les perspectives économiques futures sont malheureusement très incertaines, notamment en raison de la guerre que la Russie mène actuellement contre l’Ukraine et des tensions croissantes au Moyen-Orient », a-t-il déclaré.
« Pourtant, il est en notre pouvoir, et il est de notre responsabilité de soutenir une croissance soutenue et durable. La mise en œuvre effective des plans nationaux de relance et de résilience est une priorité essentielle », a-t-il ajouté.
Des politiques d’investissement sont nécessaires
À l’heure actuelle, la Facilité pour la reprise et la résilience (FRR), mise en place après la pandémie de Covid, représente un catalyseur positif essentiel pour la reprise économique de certains États membres. C’est notamment le cas pour les deux États les plus performants selon les dernières prévisions de croissance, à savoir la Grèce et l’Espagne. Selon les données officielles de l’UE, le mécanisme contribue actuellement à un financement équivalant respectivement à 16,7 % et 5,8 % du PIB national des deux pays.
La Grèce est le seul membre de la zone euro à conserver la même croissance que dans les prévisions précédentes, confirmant un taux de croissance de 2,3 % pour l’année, tandis que l’Espagne occupe la deuxième place avec une projection de 1,7 %, contre 2 % précédemment.
Dans l’ensemble, Paolo Gentiloni a soutenu la nécessité de maintenir des politiques favorables à l’investissement pour améliorer les perspectives économiques de l’Union européenne.
« Une coordination étroite entre des politiques fiscales et monétaires prudentes et favorables à l’investissement devrait être poursuivie afin de soutenir les efforts en cours pour maintenir l’inflation à un faible niveau », a-t-il ajouté.
En ce qui concerne l’inflation, les chiffres se sont améliorés plus rapidement que prévu — principalement grâce à la baisse des prix de l’énergie et à une croissance modérée — avec un taux annuel prévu de 3 % pour l’Union européenne et de 2,7 % pour la zone euro, par rapport aux prévisions précédentes de 3,5 % et 3,2 % respectivement.
Bonjour à tous, nous sommes le lundi 19 février, vous écoutez le flash quotidien des expatriés, dans nos titres : Les relations MODEM-Renaissance chez les Français de l’étranger – Une Française au milieu des stars d’Hollywood – Interdiction en France des manifestations en souvenir des morts pour l’indépendance de l’Algérie
« On s’engueule, tout va bien »
C’est ainsi que Frédéric Petit, député des Français d’Europe centrale et seul élu Modem des parlementaires des Français de l’étranger, résume la séquence entre François Bayrou et Emmanuel Macron qui s’est conclue par un refus du président du parti centriste de rejoindre le gouvernement Attal. Dans le podcast a écouter sur toutes les plateformes ou le site Lesfrancais.press, Frédéric Petit revient en détail sur les dessous de cette passe d’armes. Il parle aussi évidemment des enjeux dans sa circonscription et des défis qui attendent le clan présidentiel.
DreamLAnd, un livre à découvrir !
Aussi à découvrir sur Lesfrancais.press : « DreamLAnd ». Au risque de succomber au jeu de mot facile c’est un livre qui fait rêver. Voilà l’histoire d’une Française mariée à un producteur américain qui nous conte ses premiers pas au milieu des stars du cinéma et du Show Biz à Los Angeles. Un livre qui relève de la « creative non-fiction » et met en scène des célébrités dans une série de chapitres qui s’enchaînent comme dans un roman. Retrouvez son interview sur nos supports.
DreamLand
Journée du Chadid sous surveillance en France
Hier, la préfecture de police de Paris a interdit toute manifestation pour la journée du Chahid, journée prévue ce dimanche 18 février et dédiée aux combattants algériens décédés lors de la guerre d’Algérie, afin d’éviter des «troubles à l’ordre public».Cette journée, dédiée aux combattants algériens décédés lors de la guerre d’Algérie, est en lien avec le Hirak, un mouvement de contestation du pouvoir algérien. Signe que Paris essaie de ménager Alger alors que les relations sont toujours très tendues.
Quelle calamité d’être gouverné par des génies ! Les décisions des Mozart du pouvoir qui gouvernent le monde ne concernent pas que le montant des impôts ou le prix du gaz, mais la vie et la mort de millions de gens, la vôtre, même à vous Français de l’étranger !
À Munich, une réunion sur la sécurité du continent européen a réuni les dirigeants de l’Otan, tous déterminés à ne pas laisser l’ogre russe dévorer l’Ukraine. Tous, surtout, inquiets d’avoir entendu Donald Trump expliquer à un dirigeant européen, que si son pays était attaqué par la Russie, il ne ferait rien. « License to kill », permis de tuer. Autoriser la guerre, c’est laisser se déchaîner la folie. Suffit-il de dire que Poutine est un fou sanguinaire, Trump un fou lunaire ?
Les peuples sont-ils sages ? Les futures élections européennes selon les sondages, feraient entrer au Parlement une forte proportion d’antieuropéens, anciens admirateurs de Poutine. De même que le Congrès américain bloque l’aide à l’Ukraine, le futur Parlement pourrait bloquer l’aide européenne, désormais supérieure au soutien américain. Alors La Russie tiendra l’Europe à sa merci. Ou plutôt les Européens divisés, car l’Europe se dispersera.
Suffit-il de dire que Poutine est un fou sanguinaire, Trump un fou lunaire ?
Face à ces menaces, après le Royaume-Uni, la France, et l’Allemagne ont chacune signé avec l’Ukraine un accord de sécurité. Peu à peu, Allemands et Polonais, jusque-là réticents, se convertissent non pas à une « défense européenne », mais à une « défense de l’Europe ». France, Allemagne et Pologne ont réanimé le Triangle de Weimar.
« Une défense forte nécessite une base industrielle solide. Celle-ci verra le jour si nous, Européens, regroupons nos commandes, si nous mettons en commun nos moyens » a déclaré le Chancelier allemand après avoir reconnu que l’Allemagne n’avait pas été un bon exemple. Trump reproche aux Européens de ne pas payer leur défense. Les Européens devraient se reprocher de financer l’industrie militaire américaine plutôt que la leur. Unis, les Européens ont largement les moyens de se défendre seuls. Jusqu’à présent, ils ne l’ont pas voulu. C’est donc une chance d’avoir un fou qui sonne le réveil des Européens, s’ils décident enfin d’être européens.
Jusqu’à présent, Allemands et autres croyaient peu à la force française, fût-elle nucléaire. Pourquoi les Français défendraient-ils Varsovie ? Et pourquoi les Américains le feraient-ils, se demandent-ils enfin ? Trump leur répond, comme une partie du Congrès : pas question.
Enfin les Européens prennent la France au sérieux. Et les Français prendront-ils l’Europe au sérieux ?
Depuis des lustres, sans donner de précision, (car l’incertitude est la base de la dissuasion), la France fait savoir que ses « intérêts vitaux » ne sont pas limités à ses frontières, une évidence depuis quelques siècles. Une France sans allié est affaiblie. Il a fallu un fou meurtrier russe pour réveiller l’Otan, et un fou américain pour réveiller les Européens. Après l’équilibre de la terreur, l’équilibre des déséquilibrés. Enfin les Européens prennent la France au sérieux. Et les Français prendront-ils l’Europe au sérieux ?
À Paris, une réunion tout aussi importante que celle de Munich, dessine l’avenir de l’humanité. « Paris, selon le patron de Google, Sundar Pichaï, (un immigré indien)- est devenu un centre d’innovation mondial pour les talents de la tech » Et de prévenir : « Aucun métier, aucune activité ne sera exemptée de l’impact de l’IA. ». Il y a des promesses fabuleuses, comme en médecine. Et des réalités. Que ceux qui ont des oreilles entendent : les frappes à Gaza sont coordonnées par l’intelligence artificielle.
Les programmes de l’IA, appliquée aux ciblages, au calcul de dommages, y compris civils, permettent à l’armée israélienne d’intensifier les bombardements. Auparavant, Tsahal respectait un principe de proportionnalité. Avant de frapper un centre de commandement, Tsahal tirait sur le toit de l’immeuble pour prévenir les habitants qu’ils allaient frapper. Depuis le 7 octobre, les critères ont changé. Ce que L’IA permet : plus de frappes, plus de précision, plus de victimes. Pour un terroriste tué, cent victimes. Ce n’est pas l’intelligence artificielle qui décide, c’est Netanyahou. Remarquable stratégie qui fait d’une population entière la responsable des massacres du 7 avril.
« Aucun métier, aucune activité ne sera exemptée de l’impact de l’IA. ». Les frappes à Gaza sont coordonnées par l’intelligence artificielle.
Israël est dénoncé par ses propres alliés. Les États-Unis sont furieux. Netanyahou a-t-il lu la Bible ? Un nouveau Pharaon américain, qui ne connaîtrait pas Joseph, pourrait cesser de fournir une aide à Israël. Cela commence en Europe. Heureusement que les Fous de dieu, les ayatollahs iraniens, leurs séides, le Hezbollah et le Hamas sont plus fous encore. La folie des uns justifie-t-elle celle des autres ? Là encore, s’équilibrent-elles, ou se nourrissent-elles les unes des autres ?
Fou celui qui croit que la force suffit. Le Hamas sera détruit affirme Netanyahou. Comme l’OLP le fut à Beyrouth ? Arafat vaincu alla à Tunis puis revint quelque temps plus tard, triomphant, présider l’Autorité Palestinienne. Tous les antisémites de la terre se réjouissent de la situation, au point que quelques diplomates s’activent pour entériner la création d’un État palestinien, sans même demander l’avis israélien, et le confier au Hamas. Belle récompense.
En Indonésie, le général Prabowo Subianto, chassé de l’armée à l’avènement de la démocratie parce qu’il avait été le chef des « renseignements » et le gendre du dictateur Suharto, a remporté haut la main l’élection présidentielle. L’Indonésie est une de plus grandes démocraties du monde : 270 millions d’habitants. Elle est aussi le premier pays musulman de la planète. Elle a connu des guerres civiles depuis l’indépendance, des millions de victimes. Seule la démocratie a permis la coexistence pacifique de plus d’un millier d’ethnies qui parlent 770 langues, La démocratie indonésienne est-elle assez forte ? Il semble que oui, même si des attentats islamistes ont lieu ici et là.
Un jour, la Russie et l’Iran, (et la Palestine, quand elle sera débarrassée des Fous de dieu) seront libres. Ou bien nous ne le serons plus.
La nature d’un régime est plus importante que le cerveau du dirigeant. C’est le problème des autocraties, un tyran fou détruit son pays, comme le fait Poutine, « le poison du pouvoir énervant le despote », un mauvais chef de gouvernement, dans une démocratie, reste sous le contrôle de contre-pouvoirs réels.
Sans doute l’humanité a-t-elle l’habitude d’être dirigée par des imbéciles. Sans doute il est difficile de se croire responsable du monde : que puis-je, seul, face aux monstres ? « L’Humanité bavarde, ivre de son génie/ Et , folle maintenant comme elle était jadis »… « Le monde, monotone et petit, aujourd’hui,/Hier, demain, toujours, nous fait voir notre image »(Baudelaire[1]).
Si on ne croit pas dans la possibilité d’être libre, il est impossible de ne pas être soumis, totalement, à la folie de la puissance. Seules les institutions préservent du pouvoir des doux dingues ou des psychopathes. Car il n’y a de génies que du mal. Ce que l’on appelle la folie n’est que l’exacerbation de la force. Le reste, c’est de la pauvre humanité, qui n’est épargnée de sa folie que quand elle arrive à croire qu’il y a quelque chose d’universelle en elle : L’idée d’humanité, justement.
Le monde n’est pas gouverné que par des fous. Il est aussi gouverné par la lâcheté et l’indifférence : « Une oasis d’horreur dans un désert d’ennui ! » D’où l’urgence d’organiser des résistances et des solidarités.
Les fous sont les indifférents, pas les tyrans.
Poutine a tué Navalny. Il continuera à tuer, surtout ceux qui sont désarmés. Chacun est sur sa liste. Des milliers de Russes sont allés en prison simplement pour rendre hommage au prisonnier assassiné. Courageux russes, iraniens, ukrainiens.
Un jour, la Russie et l’Iran, (et la Palestine, quand elle sera débarrassée des Fous de dieu) seront libres. Ou bien nous ne le serons plus. L’espérance demeure, même en Russie. La moindre des choses, ici, c’est de continuer à y croire autant qu’eux, de les aider autant qu’on peut.
Il n’y a pas que des fous qui gouvernent le monde : « Qui n’aide pas le bon côté aide le mauvais (…) le mal n’a besoin de rien de plus que des hommes qui regardent sans rien faire[2] ». Les fous sont les indifférents, pas les tyrans.
Laurent Dominati
Laurent Dominati
a. Ambassadeur de France
a. Député de Paris
Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press
[2]https://en.wikisource.org/wiki/Inaugural_address_delivered_to_the_University_of_St._Andrews,_Feb._1st_1867 John Stuart Mill : « whoever does not help the right side is helping the wrong » « Let not any one pacify his conscience by the delusion that he can do no harm if he takes no part, and forms no opinion. Bad men need nothing more to compass their ends, than that good men should look on and do nothing. »
L’invité Lesfrancais.press est Frédéric Petit, député du Modem représentant les Français établis hors de France pour la circonscription Allemagne, Europe centrale et Balkans.
Au cours de ce podcast, le parlementaire de la majorité présidentielle nous parle des travaux menés par l’Assemblée parlementaire franco-allemande (APFA). Les élections européennes et la façon d’intéresser nos expatriés à ce scrutin sont également abordées dans cette interview. Au cours de cet échange, notre invité politique évoque également avec nous le gouvernement Attal et le positionnement de François Bayrou. Enfin, le membre du Palais Bourbon nous parle d’un sujet qui intéresse nombre de nos ressortissants vivant hors de France, à savoir la résidence de repli.
Ecouter le podcast avec Frédéric Petit
APFA : une « nation franco-allemande »
Les Français(es) d’Allemagne sont représentés à l’Assemblée nationale par Frédéric Petit. Tout naturellement, celui-ci siège donc au sein de l’APFA (Assemblée parlementaire franco-allemande). Mais à quoi sert cette instance ? Le député nous éclaire. Il déclare que « c’est un outil extraordinaire », mais « peu connu ». Il ajoute même : c’est quasi-une « nation franco-allemande ». Des dossiers concrets pour nos concitoyens y sont traités. Notre interlocuteur du jour nous partage quelques exemples.
Frédéric Petit en session à l’APFA (Strasbourg)
France-Allemagne : toujours un baromètre pour l’Europe ?
Le couple franco-allemand s’est aussi exprimé par le déplacement du nouveau Premier Ministre français à Berlin. Quelques jours après son arrivée à Matignon, Gabriel Attal est venu rencontrer le chancelier d’outre-Rhin Olaf Scholz. Ce lien entre nos deux pays est-il toujours un baromètre pour l’Europe ? « Oui » nous affirme sans détour l’élu centriste. Ajoutant même : « on s’engueule, (alors) tout va bien » .
Élections européennes : les Français de l’étranger mobilisés?
Les élections pour le Parlement européen se dérouleront le 9 juin prochain. Nos compatriotes résidant à l’étranger sont directement concernés. Ils se prononceront à l’urne. Mais comment les mobiliser et les inciter à voter ? Pour cela, le député de la 7eme circonscription des Français établis hors de France nous informe qu’il organisera des « séminaires citoyens » spécifiques. En écoutant l’interview, vous connaîtrez les modalités pour pouvoir y participer.
Séminaire citoyen avec Frédéric Petit (Stuttgart)
François Bayrou fâché ?
Il y a quelques jours, François Bayrou, le président du Modem, a fait entendre sa voix au sujet du gouvernement Attal. Était-il réellement en colère ? Depuis, y a-t-il une cassure au sein de la majorité présidentielle ? Nous avons posé la question à notre invité politique. Découvrez sa réponse en écoutant le podcast.
Résidence de repli : où en somme nous ?
Pour le moment, un bien immobilier détenu en France par un de nos compatriotes à l’étranger ne dispose pas de statut précis. Or, beaucoup parmi eux réclament une reconnaissance spécifique pour cette propriété. Des projets sont sur la table. « Cela avance » constate le membre du Palais Bourbon. Nul besoin d’un texte législatif, seulement d’un passage par la voie réglementaire. Voici en substance ce que nous partage le parlementaire qui « était à l’origine » de cette proposition. Pour en savoir davantage, écoutez dans son intégralité l’interview de Frédéric Petit.
Au risque de succomber au jeu de mot facile « DreamLAnd » est un livre qui fait rêver. Voilà l’histoire d’une Française mariée à un producteur américain qui nous conte ses premiers pas au milieu des stars du cinéma et du Show Biz à Los Angeles. Un livre qui relève de la « creative non-fiction » et met en scène des célébrités dans une série de chapitres qui s’enchaînent comme dans un roman.
A la découverte de LA et de ses stars
Martine Couralet-Laing n’a rien d’une novice quand elle débarque dans la cité des anges puisqu’elle est une professionnelle aguerrie des ventes de films et de séries qui a exercé à Paris et Londres notamment. Elle est tombée amoureuse d’un américain et grâce à lui se retrouve transportée dans un univers hors norme où les stars pullulent et où les projets les plus extravagants en apparence deviennent réalité. Même un producteur aux allures de Mafiosi et qui revendique le soutien d’une pléiade de stars pour son prochain film… peut se révéler un authentique as du cinéma et non un escroc patenté ! Voilà la magie du monde des paillettes de Los Angeles ! voilà les artifices d’un univers où tout est vrai mais où tout prend le risque d’être factice.
Mettre un vent à Tom Hanks !
La plume de l’auteur est d’une grande vivacité et grâce à son sens avéré des dialogues, on suit agréablement un récit composé d’anecdotes drolatiques et de moments échevelés. Vous apprendrez ainsi comment Martine Laing a éconduit Tom Hanks sans l’avoir reconnu. Un de mes chapitres préférés. L’auteur est partie intégrante de ce milieu étourdissant où l’on côtoie des stars mythiques comme Jacqueline Bisset qui devient son amie ou la sulfureuse Sharon Stone. Dans des dîners sélects ou plus banalement au supermarché, les stars apparaissent dans leur ordinaire de vie et dans la démesure d’un milieu où l’on se cache autant que l’on se montre ! L’émotion est également au rendez-vous quand elle nous conte la panique née de l’attentat du 11 septembre vue d’Hollywood, un lieu honni des islamistes.
Le récit se fait plus réflexif quand le sujet des armes est évoqué puisque dans la cité des anges, mieux vaut être armé ou prétendre l’être quand on n’a pas soi-même un bodyguard personnel.
Entre Abris atomiques et crash aérien
On découvre aussi l’auteur dans le jardin de sa villa réalisant que sous ses pieds sont creusées les galeries d’un grand abri atomique. Signe d’une ville paranoïaque où les menaces criminelles réelles côtoient les crispations de stars qui veulent se protéger à tout prix. Passer derrière les palissades épaisses de ces villas protégées et entrer dans les arrière-cours de Hollywood se révèle jouissif même si le ton est toujours élégant et sans voyeurisme.
A Hollywood, la réalité rejoint souvent la fiction et le chapitre qui évoque les crashs aériens d’Harrison Ford, piètre pilote comme il l’est dans la série des Indiana Jones, nous rappelle qu’il y a sans doute un ange gardien pour protéger les accidentés dans la cité des anges.
Madonna n’est pas la bienvenue ?
Ville snob et ville de hiérarchie, même Madonna peut se retrouver bloquée à la porte d’un restaurant branché car être connu, c’est sûrement bien mais être reconnu à l’entrée d’un lieu coté et bondé c’est toujours mieux pour trouver une place !
Ce récit publié aux éditions Lazare et Capucine en octobre 2023 est à mettre dans toutes les mains, que l’on soit amateur de cinéma ou amatrice d’anecdotes plus légères.
Un livre qui est une étude de mœurs sur l’envers d’Hollywood
Il ne faut pas sous-estimer non plus le caractère sociologique d’une réelle étude de mœurs sur ce microcosme fascinant d’Hollywood et de ses célébrités. Un livre que je recommande chaudement. Un récit alerte et plaisant.
Boris Faure : “Le livre est une véritable peinture de mœurs d’Hollywood. Vous révélez l’envers du décor et des anecdotes savoureuses sur les stars que vous croisez. Ne craigniez-vous pas d’égratigner ce microcosme dans lequel vous évoluez ?”
Martine Couralet-Laing :“Il est vrai que je révèle l’envers du décor et certaines histoires non connues de la presse mais sans jamais aucun voyeurisme, pas de ragots de vie privée et donc aucune médisance de ma part. Donc il n’y pas de risque d’égratigner qui que ce soit. Par exemple, l’histoire avec Jacqueline Bisset qui se passe à l’intérieur de sa maison a été relue et approuvée par elle-même avant d’être envoyée à l’éditeur. J’ai pris soin de justement mettre les personnes dont je parle en valeur et ne montrer d’elles qu’un côté très humain et pas du tout humiliant.”
Boris Faure : “Le livre a un véritable rythme et est très agréable à parcourir. Comment s’est déroulée son écriture ?”
Martine Couralet-Laing :“Je suis ravie que vous ayez trouvé la lecture très agréable. Il est vrai que je reçois beaucoup de notes des lecteurs dans ce sens-là. Un livre agréable à lire et un livre qui fait du bien. L’écriture a duré presque deux ans tout compris. C’est mon premier livre et j’ai beaucoup réécrit et réécrit. Je voulais qu’il soit très bien écrit. J’avais pris au cours des années, des notes sur de petits carnets au fur et à mesure que se déroulaient toutes ces histoires. J’ai donc commencé par éplucher tous ces carnets et à faire le tri. J’avais plus de soixante histoires et il a fallu choisir les plus intéressantes pour n’en garder que quarante. Une fois les histoires choisies, j’ai travaillé à les mettre en scène et à les dramatiser pour qu’elles soient plus agréables à lire. En général, j’aime me lever tôt le matin pour écrire vers 5h30/6h au même moment que le soleil. C’est une inspiration pour moi. Je travaillais donc quelques heures à mon bureau puis j’aimais aller continuer dans les endroits mythiques comme le Beverly Hills Hotel, le Chateau Marmont, où les petits coffee-shops moins connus d’Hollywood.”
Boris Faure : “On se dit en vous lisant qu’il y aurait la place pour un tome 2 tant les anecdotes fourmillent. Avez-vous d’autres projets en cours ?”
Martine Couralet-Laing : “Pour ce qui est d’un DreamLAnd 2, j’ai très envie de l’écrire. Cela dépendra bien sûr de l’éditeur. Mais j’ai déjà des histoires en place et vivant à l’année dans la Cité des Anges, il m’en arrive de nouvelles tous les jours. J’aime cette écriture du réel, une sorte de retour aux sources du récit. C’est un courant littéraire très tendance en ce moment aux US, la creative-non fiction. Les lecteurs sont de plus en plus intéressés par la vraie vie des gens. LA c’est 120 nationalités, 220 langues, des tonnes d’expériences incroyables – pourquoi inventer des histoires ?”
Un nouveau road trip à scooter, « au raz de la piste et du bitume », pour de nouvelles rencontres et aventures au quotidien : Romain, cet « expat malgré lui » dont nous avons dressé le portrait en décembre a enfourché à nouveau son destrier mécanique et est déjà reparti dans un périple d’un millier de kilomètres. Depuis le 1er janvier, Romain a aligné les heures de live et est désormais, au moment où on écrit cet article, au 26ème jour de son trip.
“Pas de GPS, un itinéraire largement improvisé”
Le concept de voyage découverte de ce Français de 50 ans qui depuis 2019 réside en Thaïlande, est à la fois simple et original : vous proposer via Twitch une escapade en sa compagnie dans la « pampa thaïlandaise » et à l’intérieur d’un pays fascinant. Vous pourrez voyager avec lui sur les itinéraires non balisés, les routes éloignées des grands centres touristiques, et vivre en direct ses rencontres inattendues et originales. Pas de GPS, un itinéraire largement improvisé, des interactions en live qui permettent aussi à ceux qui le suivent de choisir à sa place les nouvelles étapes du périple.
“Sa route est surtout faite de débrouillardise et de système D”
Pour les plus anciens d’entre nous, un concept qui rappellera, toutes proportions gardées, le Philippe de Dieuleveult de la Chasse aux trésors, ce concept d’aventure télévisée qui avait enflammé les années 80. A l’heure des écrivains voyageurs et du tourisme éthique et équitable, Romain est un homme de son époque puisqu’il propose une formule de voyage à distance, avec une grande économie de moyens, son budget étant réduit à quelques dizaines d’euros. Sa route est surtout faite de débrouillardise et de système D. Romain propose d’ailleurs sur son site de le soutenir dans son aventure pour lui permettre de continuer à diffuser et à accumuler les kilomètres.
« Je commence mes lives à 9.00 (heure de Paris) et les finis entre 15h et 17H00 donc un minimum de 6 heures de live »
Romain
L’aspect humain est très fort puisque Romain se mêle aux populations locales à chacune de ses étapes.
« Je parcours villes et villages, à la découverte de temples, cascades et paysages, je discute avec les locaux, je chante avec eux, rien n’est écrit et tout est spontané »
Romain
Romain, Expat malgré lui
“Un voyageur explorateur sans GPS”
Dans son parcours actuel, Romain a déjà parcouru 1400 kilomètres dans le Nord du pays et il met le cap désormais vers le Sud et « ses îles paradisiaques ». L’ambition est de réaliser un tour de la Thaïlande et de proposer de belles images, idées de voyage ou moments forts au plan humain.
Romain vous invite donc à découvrir son travail et sa personnalité haute en couleur et sa bonne humeur lui qui se définit comme un « voyageur explorateur sans GPS, un animateur saltimbanque sans grossièreté ».
Facebook fête ses vingt ans. Le bel âge ? Pas tout à fait … Le premier réseau social mondial a, sans nul doute, révolutionné la communication en permettant à tout un chacun de développer des liens avec des connaissances, des amis, des membres de la famille en partageant des informations. Avec le temps, Facebook comme les autres qui sont nés dans son sillage ont évolué en système de communication de masse permettant la diffusion d’informations, de musiques, de vidéos, de publicités et d’annonces diverses et variées. Le concept de communauté d’amis a explosé.
Les réseaux se sont transformés en télévision interactive ouverte à toutes les influences et manipulations. La place du village des débuts a cédé la place à une jungle, un bar du commerce où tout ou presque est autorisé. Les réseaux sociaux sont accusés de favoriser la diffusion d’idées complotistes, d’être la porte d’entrée de nombreux trafics (drogue, prostitution, pédophilie, etc.). Les dérives des réseaux sociaux conduisent certains internautes à en sortir comme Anne Hidalgo, la Maire de Paris, l’a fait avec X (ex Twitter). Pour autant, Facebook, X, Instagram, etc. sont devenus incontournables tant pour les grandes marques, les stars de la musique que les femmes et les hommes politiques.
Les réseaux sociaux font-ils encore rêver ?
Les applications sociales occupent près de la moitié du temps d’écran mobile des internautes. Ces derniers passent un quart de leur vie éveillée au sein de ces réseaux, soit 40 % de plus qu’en 2020. L’épidémie de covid a provoqué une augmentation sensible de l’utilisation des réseaux sociaux. Deux décennies après sa création, Facebook, reste néanmoins le premier mondial, avec plus de 2 milliards d’utilisateurs quotidiens soit le quart de la population mondiale. Ce nombre a progressé de 6 % en 2023. Mais, son aura est en baisse. Il est devenu de plus en plus un repère de seniors. Les adolescents le boudent.
Aux États-Unis, le nombre d’adolescents sur la plate-forme a diminué de 13 % en deux ans. En France, si, en 2018, 65 % des élèves de seconde déclaraient utiliser Facebook, ils ne sont plus que 31 % en 2023. Les jeunes privilégient YouTube, Instagram, Snapchat, TikTok et les boucles WhatsApp ou Telegram. Pour eux, Facebook est le réseau de leurs parents et de leurs grands-parents.
Facebook est également devenu le réseau des classes populaires. Les cadres, les indépendants, les professions libérales l’utilisent de moins en moins. Facebook fait l’objet de nombreuses polémiques qui ont nui à son image. Il est ainsi accusé d’utiliser les données de ses abonnés à des fins personnelles, pratique qui est également d’usage au sein des autres réseaux.
Le Président directeur général de Facebook, Mark Zuckerberg, a dû présenter des excuses à des familles de victimes, lors d’une audition au Sénat américain sur la question de la lutte contre l’exploitation sexuelle des mineurs.
Malgré l’accumulation de problèmes, Meta, la société mère de Facebook, vaut plus de 1 000 milliards de dollars en bourse. Les réseaux sociaux qui au départ reposaient sur des modèles ludiques sont devenus des affaires lucratives pour leurs propriétaires. Les médias sociaux sont de moins en moins sociaux et de plus en plus professionnels. Les algorithmes sont bâtis en fonction du comportement de visionnage de l’utilisateur, et non de ses connexions sociales. Ils sélectionnent désormais toutes les informations présentées aux abonnés que ce soient les vidéos et les publicités. L’information adressée aux membres des réseaux est de plus en plus orientée. Ses membres mettent de moins en moins d’informations personnelles sur les réseaux par crainte d’exploitation ou par le fait qu’elles ne sont plus visibles par leurs proches. Ces informations transitent désormais sur des plateformes fermées, telles que WhatsApp et Telegram. Il n’y aurait plus que 28 % des Américains qui auraient mis, en 2023, des informations personnelles sur Facebook contre 40 % en 2020.
Les algorithmes encouragent le sensationnel, la montée aux extrêmes. Un message choc sera plus consulté et mis en avant par l’algorithme. Le recours à des titres racoleurs est monnaie courante pour générer du flux.
Un avantage certain aux provocateurs en tout genre
Des sociétés se sont spécialisées dans la réalisation de messages provocateurs, complotistes, avec des intentions pas toujours avouables afin de peser sur la constitution des opinions. Auparavant, pour être placés en première page, les messages devaient être republiés ; dorénavant, ce sont le nombre de personnes qui l’ont regardé qui compte ce qui modifie bien évidemment la donne. Ce changement donne un avantage certain aux provocateurs en tout genre.
Les réseaux informent de moins en moins. Ils sont de plus en plus le relais de marques commerciales. Les actualités ne représenteraient plus que 3 % des messages regardés par les abonnés. Les seniors sont les derniers à partager des informations sur les réseaux tout en le faisant de moins en moins.
Si les jeunes de moins de 25 ans déclarent que l’information sur les plateformes n’a aucun intérêt, ils indiquent cependant que ces dernières sont leur principale source d’accès à l’actualité.
Les applications de messagerie avant les réseaux sociaux
Les responsables des différents réseaux ont été appelés par les pouvoirs publics à surveiller et à réguler les messages, les informations qui y sont placés. Face à la mise en œuvre d’une certaine forme de contrôle sur les grands réseaux, les internautes sont de plus en plus amenés à adhérer à des groupes privés sur des messageries comme WhatsApp ou Telegram. Cryptées, ces messageries sont moins surveillées que les places publiques que sont Facebook ou LinkedIn. Les conversations dans des groupes sont assimilées à des appels téléphoniques et soumises à la règle du secret mais quand une boucle Telegram rassemble 200 000 personnes, celle-ci s’apparente à un réseau non réglementé.
Ces groupes sont utilisés par des organisations criminelles pour vendre de la drogue ou par des responsables politiques pour véhiculer des fausses informations sur leurs concurrents. Au sein des dictatures, en revanche, ces groupes sont des outils indispensables afin de permettre aux populations de communiquer, autant que possible, librement.
Le monde du numérique est en permanente modification rendant sa régulation compliquée. Aujourd’hui, le danger provient plus des boucles privées que des applications sociales traditionnelles. La question des limites de la liberté de publier et de communiquer se pose une fois de plus. Autrefois, la presse écrite fut accusée d’inciter au crime en pratiquant la diffamation et en véhiculant de fausses informations.
Les cibles d’officines en lien avec des services secrets et des réseaux mafieux
En France, un cadre légal de la presse a été institué avec la loi du 29 juillet 1881. Cette loi a défini les libertés et responsabilités de la presse française. Avec Internet, le problème est mondial rendant plus complexe les modalités de contrôle et de régulation. Or, aujourd’hui, les applications sociales sont devenues les cibles d’officines en lien avec des services secrets et des réseaux mafieux. Les pouvoirs publics sont condamnés à instituer un cadre légal faute de quoi ils pourraient être remis en cause. La démocratie est en première ligne car son principe est d’autoriser toutes les opinions même celles qui s’opposent à elle.