Alors que s’ouvre le salon de l’agriculture, la gronde des céréaliers, primeurs, éleveurs et autres viticulteurs s’intensifie. Dans la ligne de mire, les accords de libre-échange, et en particulier celui en cours de négociation, depuis 20 ans, avec les pays du Mercosur mais aussi les facilités accordées à l’Ukraine depuis le début du conflit avec la Russie. Pourtant les agriculteurs français sont présents aux 4 coins du monde, et ce depuis le XIXème siècle.
Emmanuel Macron (ici, en 2023) est attendu par le monde agricole à l’occasion du Salon de l’agriculture, à Paris. (Photo Christophe Petit Tesson/EPA)
L’Ukraine : l’eldorado des céréaliers français ?
L’Ukraine, et ses 41 millions d’hectares de terres agricoles, est le nouvel Eldorado des céréaliers français. Dans ce pays en guerre avec la Russie depuis trois ans, des agriculteurs français ont délocalisé une partie de leur production de céréales. Ils sont venus chercher une terre bien plus fertile économiquement.
Pourtant les terres ukrainiennes ne sont pas à vendre, mais sont uniquement disponibles à la location. Mais cela n’a pas découragé nos agriculteurs. Nous avons pu échanger avec certains d’entre-deux comme Jean-Paul Kihm . Son entreprise loue en Ukraine 10 000 hectares de terres, soit la superficie de Paris. Une exploitation gigantesque qui surpasse de loin les fermes françaises et où les coûts de production des céréales sont deux à trois fois moins chers qu’en France.
« En Ukraine, je trouve une autre dimension, celle de ne rien devoir à personne. C’est une grande liberté car quand, chaque jour, on nous accable pour être des destructeurs, des mauvais acteurs du territoire et, en plus, on bouffe de l’argent public… »
Jean-Paul Kihm
Son entreprise, s’appuyant sur l’exploitation ukrainienne et celle historique en France, a ainsi pu retrouver un dynamisme. Depuis l’année 2016 la « ferme Ukraine » compense, ainsi, les pertes de la « ferme France ».
La France est aussi présente dans les pays d’Amérique du Sud. D’ailleurs, la seule émigration massive de Français connue fut celle de paysans au XIX ème siècle qui ont quitté la Bretagne, la Savoie mais aussi la Beauce pour rejoindre soit l’Argentine, le Paraguay ou le Chili. Ils y fondèrent d’ailleurs les embryons de l’industrie viticole, si prospère aujourd’hui.
Et ce transfert de savoir-faire continue et ce en dehors de tout accord global. Ce sont les régions et les syndicats agricoles qui mènent la danse. Ainsi on ne compte plus les initiatives.
Même aujourd’hui, de nouvelles éclosent comme en 2020 dans la province de Tucuman, au nord de l’Argentine, où le syndicat viticole “Saumur – Val de Loire” a créé un partenariat de formation professionnelle autour de l’œnotourisme. L’année dernière ce sont Les « experts » de l’enseignement agricole, qu’ils soient enseignants, formateurs, directeurs de CFPPA, qui se sont réunis pour renforcer la coopération internationale avec, entre autres, la Colombie, le Chili, le Brésil et le Paraguay.
Au Chili, c’est la sylviculture qui attire les appétits français alors que le gouvernement local vient de lancer une campagne de soutien à cette branche de l’agriculture.
Si les liens se renforcent c’est que la culture et les marchés se ressemblent. Même si les méthodes de production ne sont pas encore alignées sur les critères européens, les citoyens de ces pays sont des Latins qui partagent avec nous une base culture et une vision du monde à venir basée aussi sur un mieux vivre ensemble et sur un amour des arts de la table. Un sentiment qui explique le succès des produits français comme le vin, les spiritueux mais aussi les olives. Des produits qui pourraient bénéficier de l’accord de libre-échange avec le Mercosur. Le projet prévoit que sur les produits agricoles, les taxes du Mercosur sur le vin (27 %), le chocolat (20 %), les spiritueux (de 20 à 35 %), les pêches en conserve, les boissons gazeuses ou encore les olives seront supprimées. En échange, des quotas doivent être instaurés pour les pays latino-américains leur permettant d’exporter chaque année, avec peu ou pas de droits de douane, 99 000 tonnes de viande bovine, 100 000 tonnes de volailles ou encore 180 000 tonnes de sucre, empêchant ainsi une déferlante qui, elle, serait nuisible à nos agriculteurs.
L’Afrique, une terre de promesses
Alors que tous les regards sont portés sur l’Ukraine et l’accord de libre-échange du Mercosur, l’Union européenne réfléchit à mettre en place un accord global de sécurité et de souveraineté alimentaire durable aux 54 États africains et leurs 2,5 milliards d’habitants en 2050.
Actuellement,14 filières de produits tropicaux et équatoriaux (cacao, café, agrumes, etc.),représentent près de 60 % de l’ensemble des exportations agricoles de l’Afrique vers l’Europe. En dix ans (2006-2007 à 2016-2017), les importations de l’Europe en produits africains (souvent des matières premières) sont passées en moyenne de 7,2 milliards $ à 12,7 milliards de dollars. Cette croissance aurait pu être plus forte, car l’Afrique a beaucoup exporté en Amérique, Chine, Russie, Turquie…
Par ailleurs, si la France importe fruits et légumes au cours de l’hiver, il suffit de flâner dans les supermarchés européens pour comprendre que sans ces exportations, les Européens ne pourraient maintenir une telle diversification de leur alimentation, elle exporte ses produits “bas de gamme” vers le continent africain. En 2022, l’étude de Réseau Action Climat, Oxfam France et Greenpeace France montre que les filières françaises de lait, porc et volaille de chair exportent essentiellement des produits non conformes aux normes européennes. Pour compenser, la France importe, donc, des produits de bonne qualité pour la population française. Ce qui est un « non-sens » pour ces ONG.
Autres produits que les industriels français vont chercher et depuis des décennies, ce sont les fleurs. Nos géants de l’industrie du parfum s’approvisionnent dans de nombreux pays africains avec un engouement fort pour l’Afrique du Sud où ils détiennent directement de nombreuses exploitations.
Mais dans certains pays, quelques Français ont décidé de tenter l’aventure. Soutenus par des programmes de l’Union européenne et de la Banque mondiale, les investisseurs français tentent d’importer de nouvelles méthodes de travail. Ils peuvent s’appuyer sur la forte présence française, héritage de la colonisation. Les membres de cette communauté, qu’ils soient au Gabon,, en Côte d’Ivoire et bien d’autres pays, sont petit à petit sensibilisés aux enjeux sociaux écologiques de la production agricole.
Loin de ce qu’imaginent certains Français, il n’est pas si facile de devenir résident au Costa Rica. Les lois d’immigration de mars 2010 ont durci les conditions d’obtention de la résidence. Mais avant de parler visa, on va se pencher sur les avantages de vivre au Costa Rica.
Un pays ouvert sur le monde et la nature
Quand on interroge les Français installés sur place, c’est le métissage culturel qui pour eux est la marque de fabrique de ce pays territoire de l’Amérique centrale. Que ce soit avec des ticos (les locaux, ou des Américains, des Argentins ou des Israéliens, le contact est facile et placé sous le signe de la bienveillance.
En plus, bonus que seuls les Français peuvent remarquer, c’est que logiquement, l’offre culinaire dans le pays est tout simplement incroyable. A côté de ces 3 nations, sur place, vous pourrez aussi vous lier avec des personnes venant du Népal, d’Europe (Italie, Espagne, Angleterre, Allemagne…), d’Australie, du Chili, de la Colombie ou encore du Nicaragua.
Mais le vrai plus de ce pays c’est de pénétrer une nature intacte, s’inviter dans un écosystème préservé. C’est précisément ce qui fait l’attrait du Costa Rica, petit pays de 51 100 km² et de 4,8 millions d’habitants, qui abrite à lui seul 6 % de la biodiversité mondiale. Sa situation privilégiée sur l’isthme américain, entre le Nicaragua au nord et le Panama au sud, l’Atlantique et le Pacifique, en fait un couloir biologique extraordinaire. Une arche de Noé installée sur trois chaînes volcaniques, riche de 850 espèces d’oiseaux, 180 d’amphibiens et 220 de reptiles, 34 000 insectes et 230 mammifères, sans compter les 12 000 espèces de plantes, selon l’Institut national de la biodiversité.
Chaque année, de nouveaux spécimens sont découverts, telle la surprenante « Hyalinobatrachium dianae », une grenouille translucide jusqu’alors inconnue, débusquée en 2015 dans la cordillère de Talamanca, au sud de la vallée centrale. Un batracien vert fluo, accessoirement sosie de Kermit, le célèbre personnage du Muppet Show. Cette nature foisonnante, le Costa Rica a décidé d’en faire sa vitrine nationale, au point de devenir un champion de la protection de l’environnement.
Le Costa Rica offre donc, vous l’aurez compris, une qualité de vie incroyable. C’est la destination idéale pour les amoureux de la nature qui ont un esprit d’aventure et des revenus réguliers.
Au final, ce pays a beaucoup à offrir avec une culture variée, enrichie avec des apports de toute l’Amérique centrale, de l’Amérique latine en général et du reste du monde, sa côte pacifique, avec de superbes vagues pour surfer et des paysages à couper le souffle.
La côte caraïbe, avec une culture vibrante, une nature, des volcans, montagnes et campagnes avec des arbres et de la verdure jusqu’à l’horizon, des villes confortables où l’on trouve de bonnes écoles, des hôpitaux et des services publics et privés performants, une bonne connexion à internet et des espaces de coworking partout dans le pays et enfin un lieu où l’on se sent en sécurité, même en tant que femme seule.
Mais comment s’y installer ?
Pour cela, vous avez plusieurs possibilités pour obtenir une résidence temporaire ou permanente.
Première option, être investisseur. Il faudra tout de même mettre 200.000 dollars sur la table et les investir dans un projet touristique ou pas qui emploie de la main d’œuvre locale.
Autre possibilité, être rentier et là, il faudra justifier de revenus de 1000 dollars par mois par personne (+500$ par enfant à charge) pendant 5 ans.
Aussi, vous pouvez rejoindre le pays comme salarié(e). Pour cela, un simple contrat de travail d’une société costaricienne suffira.
Enfin, 3 possibilités familiales s’offrent aussi à vous :
– Etre marié avec un Costaricien,
– Etre descendant de Costaricien,
– Etre parent de Costaricien (ex : votre enfant naît ici).
Entre le 26 juillet et le 11 août, les Jeux olympiques se dérouleront dans la capitale française. Les Français de l’étranger ont l’habitude de rentrer en France pendant la période estivale. Certains retrouvent d’ailleurs leur famille en région parisienne ou en profitent pour faire découvrir aux plus jeunes les merveilles qui ponctuent l’urbanisme de Paris.
Mais les Olympiades vont engendrer de nombreuses restrictions de circulation dans la ville, l’explosion de certains tarifs, et bien d’autres ennuis. D’où les doutes et interrogations qui subsistent pour les expatriés. Doit-on aller en France et à Paris en particulier pendant les Jeux Olympiques. Une question à laquelle on va tenter de répondre à moins de six mois du début des épreuves.
Voyager vers la France sera onéreux
Selon le comparateur de voyages Kayak.fr, les billets d’avion aller-retour pour Paris coûtent en moyenne 243 euros soit plus du double du prix constaté les autres étés. Pour les voyageurs venant d’un pays hors de l’Union européenne, il faudra compter sur un prix moyen de 1 078 euros.
Il faut dire que les recherches de vols vers Paris pour la période estivale ont bondi de 66% depuis l’international, en janvier, et de 92% depuis l’Europe, Danemark et Etats-Unis en tête. Les recherches d’hôtels à Paris, pour l’été, ont, elles, grimpé d’environ 82% le mois dernier.
Plus de 1000 euros la nuit
Une fois arrivé sur place, il va falloir se loger. Pour les Français de l’étranger qui n’auraient pas de famille en Île-de-France et qui voudraient profiter de Paris en cette période, il faudra être prêts à casser la tirelire pour dormir au cœur de la capitale.
En effet, selon une étude réalisée en novembre 2023 par la plateforme Lycaon Immo, spécialisée dans la modélisation de données immobilières, les prix des locations touristiques durant les Jeux atteignent déjà des niveaux sans précédent sur la plateforme Airbnb. Pour passer une nuit dans un meublé touristique de la capitale entre le 26 juillet et le 11 août, avec une réservation en novembre, il faut dépenser environ 1 050 euros contre 600 euros l’été dernier. Une moyenne qui cache d’importantes disparités selon les arrondissements, même si « la plupart des biens mis en location sont des T2 ou des T3 », comme nous l’a expliqué le cofondateur de la plateforme, Stéphane Daumillare.
En novembre, les meublés touristiques du VIIIe arrondissement où se dérouleront notamment les épreuves d’escrime au Grand Palais et de basket 3×3, étaient affichés à environ 2 361 euros la nuit contre 1 462 euros dans le VIe et 1 360 euros dans le VIIe. Les tarifs étaient nettement plus abordables dans le XIIe arrondissement (638 euros la nuit) et dans le XVIIIe (684 euros). C’est dans le IIe arrondissement que les prix progressent le plus vite, avec une augmentation des tarifs de 216 % sur un mois.
Le saut des portiques du métro va-t-il devenir une nouvelle discipline olympique ?
Pendant les JO de Paris, l’été prochain, le prix des transports en commun en région parisienne va flamber. Du 20 juillet au 8 septembre, le tarif du ticket à l’unité va quasiment doubler et passer à 4 euros. Pour un pass toutes zones sur toute la semaine, il en coûtera 70 euros – presque autant qu’un pass Navigo mensuel. Et ce, pour l’ensemble des personnes empruntant les transports, touristes comme habitants.
Une hausse qui se justifie, selon les autorités franciliennes, par l’augmentation de 15% de l’offre de transport pendant la période des JO. Ces efforts sur les trains à faire rouler et les personnels à déployer qui provoqueront un surcoût pour les exploitants du réseau ferré, évalué à 200 millions d’euros. «Le vrai prix du transport supplémentaire des Jeux, c’est ces nouveaux tarifs», s’est défendue Valérie Pécresse, présidente de l’Ile-de-France ainsi que de IDFM, l’autorité organisatrice des transports dans la région. «Je me suis engagée à ce que les Franciliens ne paient pas le prix de l’augmentation des transports des Jeux», a rappelé l’élue de droite.
Ce seront donc les touristes, usagers occasionnels, qui vont passer à la caisse. Des tarifs bien loin de la promesse initiale de gratuité des transports pour les détenteurs de billets pour des épreuves olympiques, pourtant vantée par Paris 2024 dans son dossier de candidature, en 2015.
Et pour assister aux épreuves des J.O ?
Si vous êtes téméraire, patient, et fortuné, vous pouvez tenter de rejoindre l’esprit olympique en assistant aux épreuves. Mais il faudra bien vous organiser et être prêt à quelques sacrifices.
L’ultime phase de vente des billets pour assister aux Jeux olympiques de Paris 2024 s’est ouverte jeudi 8 février à 10 heures. 8 millions de places sur les 10 millions qui seront mises en vente au total ont déjà trouvé acheteur. Pour écouler les 2 millions de billets restants, le Comité d’Organisation des Jeux olympiques et paralympiques (COJOP) propose des «rendez-vous surprises». Régulièrement, jusqu’à l’ouverture des Jeux, le 26 juillet, des sessions de vente seront organisées.
Jusqu’à maintenant, l’organisation des ventes de billets a été vivement critiquée. En cause, le manque de places disponibles et le prix parfois très élevé des billets restants. Les clients tout comme les athlètes n’ont pas manqué d’en faire part sur les réseaux sociaux.
La billetterie s’est ouverte le 1er décembre 2022 avec un système du tirage au sort. Les heureux élus disposaient d’un créneau de 48 heures pour acheter un pack de billets. Chaque utilisateur pouvait acheter un maximum de 30 billets, dont 6 par session olympique. Le 9 mai 2023, une seconde phase de ventes de billets à l’unité s’est ouverte toujours sur la base du système de tirage au sort. Depuis la vente du 5 juillet, les billets sont accessibles sans tirage au sort mais sur le principe du «premier arrivé premier servi», comme l’explique le Cojop.
Le Goncourt fait vivre la francophonie en Tunisie, où les élèves d’une quarantaine de lycées sont plongés dans les ouvrages des quatre finalistes du prix prestigieux. Un moyen de favoriser la circulation de la littérature francophone contemporaine en Afrique du Nord.
Choix Goncourt de la Tunisie
Pour cette huitième édition, l’Institut Français de Tunisie (IFT), avec la complicité de l’Association tunisienne pour la pédagogie du français (ATPF), a mis à disposition des lycéens de l’ensemble des 24 gouvernorats de la Tunisie ainsi que des élèves et étudiants des établissements français en Tunisie les ouvrages des quatre finalistes. Les élèves jurés choisiront le Goncourt de la Tunisie pour 2024.
Les 24 gouvernorats seront représentés par un groupe d’élèves sélectionnés parmi les élèves des établissements scolaires de chaque région. Chaque groupe constitué portera les couleurs et le choix de son gouvernorat et devra le défendre avec une critique littéraire de trois minutes présentées avec éloquence à l’oral lors de la cérémonie du 20 avril à l’IFT, date d’attribution du prix Choix Goncourt de la Tunisie 2023.
Bonjour à tous, la semaine s’achève et vous écoutez le flash quotidien des expatriés. Ce vendredi 23 février, dans nos titres : les annonces de Franck Riester – Coup de filet dans les milieux pédophiles français – L’iman tunisien bientôt expulsé de France ?
Pass Education Langue Française et Résidence de repli en 2024
Dans sa première interview comme Ministre des Français de l’étranger, Franck Riester a choisi Lesfrancais.press. Au cours de cet échange, de nombreuses annonces sont faites, nous en avons retenu deux. La première c’est l’engagement de soumettre lors de l’examen du budget 2025 une proposition de loi instaurant la résidence de repli. Autre annonce, la mise en place Education Langue française afin de permettre aux jeunes Français de l’étranger de suivre des cours de langue française en distanciel avec des professeurs français. On attend donc la rentrée avec impatience pour voir ces promesses se réaliser.
22 enfants victimes d’un réseau pédophile en France
De mémoire d’enquêteur, la particularité de ce dossier de pédopornographie réside dans l’ampleur des victimes françaises: 22 enfants et adolescents dont les photos et vidéos ont été échangées sur des messageries chiffrées. C’est le terrible bilan d’une enquête menée depuis plusieurs mois par la section de recherches d’Orléans qui a conduit à l’interpellation de six hommes, la dernière datant de début février.
L’Iman accusé de propos anti français bientôt expulsé ?
L’imam du Gard Mahjoub Mahjoubi a été interpellé peu après midi ce jeudi 22 février à son domicile de Bagnols-sur-Cèze (Gard), en vue d’être placé en centre de rétention en région parisienne. Un arrêté d’expulsion signé du ministre de l’Intérieur lui a été notifié ce matin, lors de son interpellation, indique encore son entourage, qui décrit l’imam comme étant « sous le choc » lors de son arrestation. Ses avocats vont tenter d’empêcher la concrétisation de cette décision.
Voilà c’est tout pour cette semaine, on se retrouve lundi pour un nouveau bulletin des Français de l’étranger ! Bon week-end à toutes et à tous où que vous soyez !
Sur la proposition du Premier ministre, Gabriel Attral, le Président de la République, Emmanuel Macron, a nommé, le 9 février 2024, Franck Riester, ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité. Issu des rangs de la droite, Franck Riester a fait partie des « constructifs » sur les bancs de l’Assemblée nationale avant de fonder Agir, membre de la coalition présidentielle. Depuis 2018, il a occupé plusieurs postes tout d’abord Ministre de la Culture avec Edouard Phillipe puis il obtient, sous Jean Castex, déjà le portefeuille du Commerce extérieur et de l’Attractivité. Sous Elisabeth Borne, il était en charge des relations avec le parlement. Et donc, il retrouve le ministère du Commerce extérieur désormais élargi de l’Attractivité, de la Francophonie et des Français de l’étranger. C’est donc un ministre expérimenté, habitué à manœuvrer entre les ministères et leur administration qui sera en charge des dossiers des Français de l’étranger qui sont souvent transministériels. Un atout donc pour enfin voir certaines propositions et promesses, enfin, se concrétiser. Nous lui avons posé la question.
Français comme les autres ?
LesFrancais.press : « Monsieur le ministre, on commence cette interview avec une question simple, que représentent pour vous et votre gouvernement les Français de l’étranger ? Tout au long de la campagne présidentielle, il a été martelé que les Français de l’étranger sont des Français comme les autres. Mais dans les faits, est-ce le cas ? Considérez-vous que nos compatriotes hors de France devraient avoir les mêmes droits et devoirs que les Français vivant sur le territoire national ? »
Franck Riester : C’est un immense honneur d’avoir été nommé par le Président de la République et le Premier ministre pour représenter les Français de l’étranger et être leur interlocuteur privilégié au sein du gouvernement.
Je suis convaincu que les plus de 3 millions de Français qui vivent à travers le monde jouent un véritable rôle de porte-drapeaux des valeurs humanistes et universelles qui fondent la France. Ce rôle doit prendre encore davantage d’ampleur.
Ma volonté et celle de mon administration est donc claire : agir quotidiennement pour que nos ressortissants à l’étranger se sentent et soient reconnus comme des Français à part entière. Par leurs activités professionnelles ou associatives, ils sont les véritables artisans du rayonnement de la France au-delà de ses frontières, et bien souvent les artisans de la relation économique, culturelle, et scientifique qui lie la France au reste du monde. Le ministre chargé de la francophonie que je suis ne peut non plus ignorer qu’ils sont, en matière de promotion de la langue française dans le monde, des maillons essentiels – et je compte bien, en la matière, m’appuyer sur eux.
Ils sont la preuve vivante de la capacité de notre pays à s’ouvrir au monde. Je veux à ce titre saluer le travail de mon prédécesseur Olivier Becht, qui a su construire avec nos Français de l’étranger une relation de confiance et de sincérité. Je capitaliserai sur ses réussites pour que 2024 soit une année marquée par des progrès concrets. Je veux qu’ils puissent continuer de bénéficier, comme tous les Français, de l’effort de simplification massive des démarches administratives qui est à l’œuvre, et surtout qu’ils continuent d’être, en quelque sorte, le laboratoire de la dématérialisation du service public : je pense au registre d’Etat civil numérique, à la mise en place de vote par internet, à France Consulaire, qui leur permet d’accéder en avant-première à de nouveaux services.
Francophonie, Education, Culture
LesFrancais.press : Être Français, c’est aussi, et peut-être surtout, être dépositaire de notre culture. De nombreux jeunes Français, qui ont dû suivre leur parent, se retrouvent pourtant privés d’accès à l’Éducation française. Les frais d’écolage sont le principal obstacle. Des 4 coins de la planète, les parents s’étonnent des critères des bourses scolaires. Ces derniers majorent le poids du patrimoine immobilier sur les revenus effectivement disponibles. Avez-vous un message pour eux ?
Aussi, Emmanuel Macron avait promis l’extension du pass culture en 2022. Peut-on espérer qu’il sera déployé en 2024 pour les Français de l’étranger?
Franck Riester :Je l’ai dit, j’ai dans mon portefeuille, en plus des Français de l’étranger, le devoir et la mission de défendre et promouvoir la francophonie. C’est une fierté : la langue française est le meilleur outil en notre possession pour promouvoir notre culture et nos valeurs. Comme ancien ministre de la Culture, je sais à quel point la langue française fait vivre l’exception culturelle française, à quel point elle contribue à son identité et à son attractivité.
Je vous dis cela car j’ai conscience que ce qui lie les Français de l’étranger à la racine de notre pays dans la durée, c’est aussi la pratique de la langue française, aussi bien dans le cadre scolaire ou familial que dans le développement de l’univers individuel de chacun, construit par les livres, le cinéma, les séries, les émissions de radio ou de télévision etc. Quand on est un Français de l’étranger, on reprend pour ainsi dire à son compte les mots d’Albert Camus : « Ma patrie, c’est la langue française ».
Cette langue française que nous avons en partage, c’est aussi ce qui permet à nos ressortissants de tisser des liens d’entraide, de solidarité, d’amitié entre eux. Combien de groupes Facebook, Whatsapp, ou Telegram ont permis à nos ressortissants de se sentir moins seuls et de trouver des réponses aux problèmes qu’ils rencontraient et auxquels d’autres avant eux avaient été exposés. Je salue leur résilience à l’épreuve du mal du pays.
J’en viens à notre réseau scolaire, qui est une richesse incroyable, à la fois pour nos Français établis à l’étranger – il leur permet de scolariser leurs enfants dans un environnement familier – et pour notre influence culturelle dans le monde – puisque 70% des élèves du réseau ne sont pas français et ont vocation à être les traits d’union de demain entre la France et le reste du monde. Je rappellerai que parmi les alumni de ce réseau on compte l’actrice américaine Jodie Foster, l’auteure belge Amélie Nothomb, les chanteurs américain Julian Casablancas, et britannico–libanais Mika, l’ancien Secrétaire général de l’ONU égyptien Boutros Boutros-Ghali, ou encore le directeur général portugais de Stellantis, Carlos Tavare
Ce réseau est une force incommensurable pour notre pays. Nous nous devons de faire fructifier ce trésor et de ne pas perdre de vue les ambitions que nous avons pour lui. Lors du premier quinquennat, le président de la République a fixé un objectif de taille : celui du doublement les effectifs d’élèves d’ici 2030. Ce sont aujourd’hui 400 000 élèves scolarisés dans le monde, une augmentation de 50 000 par rapport à 2019. Mon engagement en tant que ministre, c’est de viser ce doublement avec volontarisme, sans occulter les crises multiples qui ont un impact direct sur certaines structures éducatives. Ce travail, j’entends le mener avec l’AEFE, qui gère ces 580 établissements répartis dans 139 pays.
Sur le sujet des bourses scolaires, je veux revenir sur les progrès déjà obtenus par le gouvernement : nous avons augmenté de 14M€ l’enveloppe entre 2023 et 2024.
Enfin, sur le Pass Culture, vous avez raison de rappeler la promesse présidentielle. Comme ministre de la Culture, j’ai fait en sorte que le Pass Culture voie le jour et soit déployé sur tout le territoire national. La culture sera au cœur de mon action au service de nos Français de l’étranger et j’entends y travailler en étroite concertation avec la ministre de la Culture, Rachida Dati.
Je compte m’engager aussi sur la question de l’enseignement du français. A l’ère du numérique, l’enseignement de la langue française doit être à portée de tous les Français et, pour ceux qui seraient trop éloignés physiquement des établissements le proposant, nous travaillons sur un outil numérique, le Pass Education Langue Française. Aucun Français de l’étranger ne doit se voir contraint de renoncer à son enseignement.
Votre bien en France et sa fiscalité
LesFrancais.press : En 20 ans, le profil des expatriés a totalement changé. La France a vu l’expatriation qui était avant tout professionnelle (les détachés) ou fiscale se transformer en un phénomène qui a constitué au fil des années une réelle diaspora, miroir de notre société. Et pour ces citoyens, comme pour les Français de métropole, la fiscalité pratiquée en France, a un réel impact.
En effet, comment conserver son ancrage sur le territoire national en conservant un bien si celui-ci se retrouve exclu de tous les dispositifs d’aide comme ceux à la rénovation ou s’il est frappé d’une fiscalité punitive comme la taxe majorée sur les résidences secondaires. Vos prédécesseurs avaient accueilli favorablement le projet de résidence de repli (ou d’attache). Avec vous, deviendra-t-elle enfin une réalité et quelle forme devrait-elle prendre ?
Franck Riester : « La création d’un statut de résidence de repli était une promesse présidentielle, nous l’avons fait. Avec l’aide des parlementaires des Français de l’étranger. Ce statut a vu le jour dans la loi de finances 2024 et prévoit que les ressortissants puissent solliciter le dégrèvement de la taxe d’habitation sur leur résidence française l’année de leur retour lorsqu’ils ont été contraints de quitter leur résidence principale à la suite d’une crise sécuritaire. Preuve la encore que la France n’oublie pas ses ressortissants établis à l’étranger.
Je vais suivre avec attention également les demandes concernant la création d’une résidence d’attache, qui octroierait des avantages supplémentaires à ceux que nous avons déjà mis en place avec la résidence de repli. Cela a fait l’objet, l’an dernier, de la création d’un groupe de travail avec le Ministère chargé des Comptes Publics. Je n’hésiterai pas à relancer une réflexion s’il s’avère nécessaire d’aller plus loin.
Franck Riester et Stéphane Séjourné
Citoyenneté et liens avec la Nation
LesFrancais.press : Non-résident mais toujours citoyen français, les expatriés représentent un enjeu électoral avec un million d’électeurs. Pourtant, leurs représentants disposent souvent d’une moindre reconnaissance que leurs homologues en métropole.
Ainsi, depuis la réforme qui a créé les conseillers des Français de l’étranger ces derniers souhaitent une clarification de leurs compétences et obtenir la possibilité de se parer de signes distinctifs (écharpes tricolores par exemple) lors des cérémonies officielles, comment allez-vous répondre à leurs attentes ?
Enfin, les Français de l’étranger sont souvent, malgré le travail des sections consulaires, des associations ou des médias comme le nôtre, peu enclins à participer à la vie citoyenne de notre pays. Comment les mobiliser pour les prochaines élections européennes ?
Franck Riester :« J’ai déjà eu l’opportunité de rencontrer et d’échanger avec des élus des Français de l’étranger dès mon arrivée au ministère. J’ai écouté leurs préoccupations et pris bonne note de leur souhait d’être mieux associés à la vie citoyenne de notre pays et aux décisions prises par le Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères. A l’heure actuelle, l’AFE travaille sur une Charte de l’élu, qui vise à permettre de mieux clarifier le rôle et les compétences de chacun. Je prendrai connaissance avec le plus grand intérêt des travaux lorsqu’ils seront achevés.
J’entends également la demande au sujet du port de l’écharpe tricolore, ou de tout autre signe républicain. Cela doit également être clarifié en bonne intelligence et en cohérence avec le rôle de conseiller des Français de l’étranger. Dans le cas du port de l’écharpe tricolore, par exemple, il est encadré par la loi et n’est réservé qu’aux élus en leur qualité d’officier de police judiciaire et d’officier d’état civil. Les conseillers des Français de l’étranger n’exercent pas ce type de fonctions. En revanche, les textes prévoient depuis 2014 la possibilité pour les conseillers des Français de l’étranger de porter une cocarde tricolore. Je suis très fier qu’ils puissent arborer nos couleurs dans l’exercice de leurs fonctions.
Merci pour vos réponses et votre temps, pour finir, M. le ministre nous aurions une dernière question : Quel est votre objectif à la tête de ce ministère des Français de l’étranger ?
Mon action à la tête du ministère sera multiple : je souhaite répondre de manière très concrète aux problématiques des plus de 3 millions de Français de l’étranger. Comme je l’ai dit durant cet entretien, il sera nécessaire d’écouter, de comprendre, et d’agir pour que toutes et tous se sentent inclus dans la Nation, où qu’ils soient sur la planète. Ce faisant, je tiens à ce que leur voix puisse être entendue dans les débats sur la vie publique française et européenne.
Pour atteindre cet objectif, j’aurai besoin de tous les représentants des Français de l’étranger, conseillers, membres de l’AFE, parlementaires, mais je m’appuierai aussi sur nos personnels diplomatiques et consulaires, sur nos consuls honoraires. Elus, agents de l’Etat, ils œuvrent au quotidien pour que le lien entre la France et nos ressortissants ne rompe jamais et ils seront pour moi des relais essentiels. »
Regarder le message publié le 23 février par Franck Riester sur Youtube
Six hommes âgés de 36 à 61 ans ont été interpellés ces derniers mois pour des échanges de fichiers pédopornographiques d’enfants âgés entre 3 et 15 ans. 22 victimes françaises ont d’ores et déjà été identifiées.
De mémoire d’enquêteur, la particularité de ce dossier de pédopornographie réside dans l’ampleur des victimes françaises : 22 enfants et adolescents dont les photos et vidéos ont été échangées sur des messageries chiffrées. C’est le terrible bilan d’une enquête menée depuis plusieurs mois par la section de recherches d’Orléans qui a conduit à l’interpellation de six hommes, la dernière datant de début février.
Courant 2022, dans le cadre de surveillances menées régulièrement sur des groupes présents sur les réseaux sociaux, les gendarmes repéraient plusieurs internautes échangeant en français, là où les conversations sont davantage en anglais. Des photos d’enfants en maillot de bain étaient par exemple échangées, « des contenus dérangeants qui peuvent constituer un faisceau d’indices », juge un enquêteur.
Une messagerie russe
Rapidement, l’un des membres de ces groupes lançait des invitations pour échanger sur une messagerie, cette fois-ci chiffrée, en l’occurrence une messagerie russe ICQ. Des contenus pédopornographiques, créés par « des individus qui se connaissaient de manière virtuelle », étaient alors partagés lors de discussions.
En intégrant ces groupes, les enquêteurs se rendent compte que les photos et vidéos échangés n’apparaissent sur aucune base de données. Habituellement, les forces de l’ordre font face à des fichiers partagés à l’échelle mondiale. Dans cette enquête, il s’agit de contenus nouveaux.
Au fil des investigations, les gendarmes d’Orléans ont relevé deux modes opératoires pour créer ces contenus pédopornographiques. Ces internautes pratiquaient le « grooming », à savoir se faire passer pour un adolescent sur les réseaux sociaux pour en contacter d’autres et créer un lien amical puis affectif.
Les investigations ont permis de déterminer que certains enfants et adolescents qui apparaissaient sur ces contenus avaient été agressés par ces internautes. Deux des six hommes interpellés sont soupçonnés d’avoir violé des enfants avant de partager leurs contenus. L’un d’entre eux d’avoir agressé un enfant de son entourage pendant trois ans, un autre d’avoir violé une jeune fille en abusant de sa fragilité émotionnelle et de son handicap.
« Il y a forcément d’autres victimes »
Au total, 120 victimes francophones ont pu être identifiées, parmi elles, 22 sont françaises. Elles ont toutes été entendues dans le cadre de l’enquête. Certaines ont pu être identifiées grâce à leur identité numérique sur les réseaux sociaux, d’autres en travaillant sur l’environnement des suspects. « Il y en a forcément d’autres », reconnaît un enquêteur. Le reste des fichiers a été adressé au CNAIP, le Centre National d’Analyse des Images Pédopornographiques.
Une première vague d’interpellations s’est déroulée en avril 2023, avec trois suspects arrêtés dont l’administrateur du groupe de discussion. D’autres ont suivi, dont une en Belgique, pour conduire à six mises en examen.
Des hommes âgés de 36 à 61 ans, trois étaient déjà connus de la justice pour des faits similaires. « Comme d’habitude dans ce type de dossier, il y a tout le spectre que l’on peut rencontrer, des célibataires, des pères de famille, des gens bien insérés, d’autres non, des jeunes, des plus âgés… », détaille le directeur d’enquête.
Au total, 930.000 contenus pédopornographiques ont été retrouvés, uniquement sur le matériel informatique de trois mis en cause. Le reste est encore en cours d’analyse.
Prime Video a commencé 2024 sur les chapeaux de roues avec la sortie de sa toute nouvelle série intitulée Expats. La plateforme de streaming a mis les moyens pour s’assurer d’avoir mis toutes les chances de son côté afin que sa nouvelle série cartonne.
Mais c’est aussi au talent de la réalisatrice Lulu Wang et à celui de Janice Y. K. Lee l’écrivaine de The Expatriates qu’Amazon peut surtout dire merci. Lulu Wang signe avec « Expats » une émouvante et impressionniste mini-série en six épisodes, autour de trois destins de femmes réunies par un drame. En plus, notons que Nicole Kidman est au casting de l’œuvre.
Une histoire, 3 femmes !
« Expats » se déroule en 2014, à l’époque des grandes manifestations étudiantes opposées au gouvernement chinois – c’est le décor de fond de cette série. Mais gravitent autour de ces expatriés fortunés, aussi ceux qu’ils appellent des « aides », des nounous philippines, qui doivent faire attention à ne pas trop se brûler les ailes à leur contact.
Pourtant, loin de raconter une histoire de riches, Expats plonge d’abord dans les histoires humaines de trois femmes. Margaret, sa peur de mal élever ses enfants, son besoin de solitude et de lâcher prise. Son ancienne meilleure amie, Hillary, dont on sent bien que le couple vacille, et qui n’ose pas dire à son mari qu’elle a repris la pilule. Et Mercy, une jeune Coréenne par qui le malheur arrive, et qui se croit possédée par la poisse et la malchance.
La série « Expats » sur Amazon prime
Le talent de Nicole Kidman
La série sublimement filmée, offre des numéros d’acteurs impressionnants, avec des plans séquences étonnants. Quant à Nicole Kidman, qui avait été égratignée par la presse durant le tournage en raison d’un statut spécial accordé en pleine période de Covid, à elle, actrice étrangère à Hong Kong, elle développe encore une fois une fébrilité mais aussi une rage peu commune, qui lui vont comme un gant.
D’autres comme le rapporte Courrier international, ont d’autres avis. Ainsi, lassée de la voir toujours incarner le rôle d’une femme privilégiée tourmentée, la journaliste du quotidien britannique Lucy Mangan “ne pensait pas vivre assez longtemps pour voir un jour Nicole Kidman devenir l’une des actrices les plus barbantes de sa génération”.
Une série caricaturale ?
Voilà pour ceux qui ont fait la série « Expats », mais pour nous les expatriés, que penser de cette série (disponible dans la plupart des pays distribuant Prime-Vidéo) ?
Évidemment, nous nous étions tournés vers notre partenaire La French Radio Hong-Kong pour évoquer le sujet, mais l’accueil de la série dans la cité au statut spécial fut l’occasion de polémiques si vives que la rédaction du média des francophones d’Hong-Kong a préféré rester neutre.
Car le portrait que fait la série des – nombreux – expatriés à Hong Kong fut par contre très commenté dans la presse locale. Certains estiment qu’elle vise juste, d’autres qu’elle est caricaturale. Pour Julia, une Américaine installée sur l’île, le train de vie luxueux montré à l’écran n’est pas celui de tous. Tandis que David Liang, né au Luxembourg, un expatrié de 26 ans vivant à Hong Kong, confie au South Morning China Post s’identifier à Mercy, par sa jeunesse et par ses origines asiatiques. Comme elle, partir a été “un moyen de fuir loin de ses parents” et de la pression familiale, explique-t-il.
Et en effet, les six épisodes présentent une galerie de personnages vivant dans des sphères différentes mais toutes liées, à commencer par la bulle dorée dans laquelle évoluent Margaret Woo (Nicole Kidman), devenue femme au foyer en s’expatriant, son époux Clarke (Brian Tee), ainsi que leurs trois enfants et leur aide à domicile philippine, Essie (Ruby Ruiz)… A vous de juger !