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  • Détresse au Maroc après la fermeture des frontières

    Détresse au Maroc après la fermeture des frontières

    Jeudi, le Maroc a en effet créé la surprise en annonçant la suspension des vols réguliers à destination et en provenance de France. Initialement, la fermeture devait se faire ce vendredi à 23h59. Finalement, la suspension a été reportée à dimanche, au même horaire, jusqu’à nouvel ordre. Depuis les scènes de panique et de détresse se sont enchainées dans les aéroports.

    Une annonce soudaine

    L’état d’urgence sanitaire est en vigueur au Maroc depuis le 20 mars 2020 et est prolongé tous les mois depuis cette date. Dans le cadre de l’état d’urgence, les frontières aériennes, terrestres et maritimes du Maroc sont fermées.

    Les liaisons aériennes entre la France et le Maroc, qui avaient repris le 15 juin 2021, ont été à nouveau suspendues, à partir du 28 novembre 2021 à 23h59. Une annonce qui n’avait pas « fuité » et à laquelle personne ne s’attendait. Expatriés comme touristes ont donc été pris de court.

    Cependant au delà de cette date, des vols commerciaux dans le sens Maroc-France pourraient être autorisés, dans les mêmes conditions que lors de la dernière suspension (mars-juin 2021).

    Des compagnies aériennes débordées

    Il n’y a pas que les citoyens qui ont été surpris, les compagnies aériennes n’avaient pas été, non plus, averties.

    Si les compagnies Air France et Royal Air Maroc ont annoncé dès vendredi qu’elles renforçaient leur programme de vols de et vers le Maroc, en prévision de la fermeture des frontières aériennes du royaume, les retours furent beaucoup plus problématiques sur les autres compagnies

    «Afin de faciliter le retour de ses clients, Air France renforcera son programme de vols de et vers Casablanca le 26 novembre 2021»

    Direction d’Air France à l’AFP

    Les passagers qui entamaient leurs vacances furent les plus touchés. Ryanair mais aussi Easyjet ont ainsi annulé les billets d’avions retour au delà de la date du 27 novembre sans apporter de solution aux touristes qui ont dû se ruer sur les dernières places.

    Cependant depuis ce lundi 29 novembre, ils sont nombreux sur les réseaux sociaux à indiquer qu’ils sont bloqués de l’autre côté de la Méditerranée. La fermeture totale de l’espace aérien marocain aux avions venant d’autres pays ou à destination d’autres pays a ainsi empêché ceux qui avaient trouvé des solutions via d’autres pays de parvenir à rejoindre la France. Le groupe Facebook « Francais bloqués au Maroc » a ainsi vu son activité exploser ces dernières heures.

    Une liste pour être rapatrié(e) ?

    Désormais, tous les regards se portent sur l’ambassade de France et sur les consulats répartis sur le territoire marocain. En 2020, des vols de rapatriement avaient été mis en place. Comme l’indique le gouvernement, c’est une option qui sera très probablement mise sur la table rapidement. Les dernières estimations indiquent qu’il y aurait entre 5000 et 10 000 Français, touristes ou expatriés, qui voudraient rentrer en France.

    Pour l’instant, aucun message sur le site, mais sur la page Facebook, les questions tombent ! Premières réponses, les vols spéciaux ne sont pas encore programmés et ils seront réservés uniquement à ceux qui ont un motif impérieux pour justifier leur retour en France. Les différents programmes qui circulent sur internet sont pour l’instant des hypothèses. Air France attend la validation des autorités. Seule Transavia a reçu l’accord de maintenir ses vols à destination de la France, uniquement, jusqu’au 05 décembre, ainsi elle pourra rapatrier l’ensemble de ses clients.

    Les vols spéciaux ne seront donc pas ouverts aux gens qui veulent simplement retourner en France pour les fêtes, il faudra un motif impérieux et impératif. Et il y a une bonne raison à cela, c’est qu’aucune date de réouverture des axes de circulation entre le Maroc et l’Europe n’est pour l’instant confirmée. Ils sont nombreux à penser que le dispositif sera maintenu au moins jusqu’à la fin de l’année mais il faudra attendre mi-décembre pour en savoir plus.

    « L’anticipation, la prévention, ont toujours été un élément constant de la politique sanitaire marocaine. Le roi prend cette décision pour y voir plus clair avant d’éventuellement rouvrir ses frontières pendant les vacances de Noël »

    Hasni Abidi, économiste marocain dans les colonnes du Parisien du 29 novembre 2021

    Le Maroc bloque les entrées pour sauvegarder son système de santé, mais aussi pour consolider sa position de leader en Afrique en matière de lutte contre la pandémie, observe Hasni Abidi, économiste reconnu au Maroc dans les colonnes du Parisien ce 29 novembre. Il espère aussi que la quinzaine qui s’ouvre sera positive, permettant ainsi au gouvernement marocain de rouvrir ses frontières pour la période des fêtes de fin d’année, si importante pour l’économie touristique du pays.

  • Robert Habeck : le nouveau super ministre allemand de l’Écologie

    Robert Habeck : le nouveau super ministre allemand de l’Écologie

    Berlin a un nouvel homme fort : le codirigeant des Verts et futur vice-chancelier Robert Habeck, dont le pragmatisme et les résultats obtenus dans le Schleswig-Holstein semblent taillés sur mesure pour stimuler l’expansion des énergies renouvelables en Allemagne.

    Alors que Bruxelles se prépare à d’âpres négociations sur le plan climatique 2030 proposé par l’UE, le paquet « Fit for 55 », Berlin vient de désigner un nouveau vice-chancelier qui sera un acteur clé des discussions à venir.

    Robert Habeck, le tout premier ministre écologiste de l’Économie, de l’Énergie et, désormais, de la Protection du climat, est à la tête d’un super-ministère qui couvrira la politique économique générale, ainsi que les PME, les énergies renouvelables et l’indispensable expansion du réseau électrique du pays.

    Reprenant un ministère précédemment détenu par le conservateur Peter Altmaier, Habeck ajoutera le portefeuille du climat à son mandat et créera un véritable super-ministère de près de 2 000 personnes, plus important que les DG ENER, ENV et CLIMA de la Commission européenne réunies, avec un budget supérieur à 10 milliards d’euros.

    Le nouveau super-ministre allemand était jusqu’à présent une anomalie dans le monde de la politique — sa nature décontractée lui a valu le surnom de « panda de la politique allemande ». Mais au moment où il prend les rênes, il semble déterminé à saisir l’occasion et à faire la différence.

    « Les défis radicaux appellent à des solutions radicales », a déclaré M. Habeck dans une interview de 2018 avec l’émission ZDF heute, appelant les Verts à rester fidèles à leurs valeurs plutôt que de les compromettre pour plaire au centre.

    Faire cela dans la position d’un ministère qui a traditionnellement défendu les intérêts de l’industrie ne sera pas facile.

    « Jusqu’à présent, le ministère de l’Économie a agi comme un défenseur des industries énergivores vis-à-vis du ministère de l’Environnement. Cette nomination devrait y mettre un terme », a déclaré Marco Beicht, fondateur de la société de logiciels Powercloud, dans une interview accordée à FAZ.

    La plus grande force de ce philosophe de 52 ans est peut-être son sens de la communication. M. Habeck est connu pour avoir convaincu les pêcheurs et les défenseurs de l’environnement de l’importance de construire des parcs éoliens offshore.

    « C’est plus un généraliste qu’un spécialiste, et il a une façon de simplifier les questions complexes », a déclaré à l’AFP Uwe Jun, politologue à l’université de Trèves.

    Politique intérieure

    La nomination de M. Habeck au ministère de l’Economie, alors que sa collègue de parti Steffi Lemke devrait devenir ministre de l’Environnement, pourrait représenter un changement de paradigme pour l’industrie allemande.

    L’une des raisons pour lesquelles les chefs d’entreprise allemands ne paniquent pas encore est le fait que Christian Lindner, le leader du FDP, le parti libéral favorable aux entreprises, deviendra ministre des Finances et offrira un contrepoids à Habeck.

    « MM. Habeck et Lindner forment un duo avec un potentiel de tension », a déclaré Moritz Kraemer, économiste en chef de la banque LBBW, dans des commentaires à FAZ.

    En outre, le fait que M. Habeck soit connu pour avoir été ministre d’État dans le Schleswig-Holstein et un soi-disant « pragmatique » au sein des Verts contribue à apaiser les inquiétudes des entreprises.

    « M. Habeck a montré au Schleswig-Holstein qu’il s’y connaissait en économie. Un ministre fédéral de l’économie écologiste est synonyme de réconciliation entre l’économie et l’écologie », a déclaré à la FAZ Nikolas Stihl, président du fabricant de tronçonneuses Stihl.

    La mission principale de M. Habeck sera de faire avancer la sortie de l’Allemagne du charbon et de doubler la production d’énergie verte du pays pour atteindre l’objectif de 80 % d’électricité renouvelable fixé dans le nouvel accord de coalition.

    La date de l’abandon du charbon fixée à 2038 par le gouvernement d’Angela Merkel était intenable pour les Verts et M. Habeck faisait partie de ceux qui ont fait pression pour que la nouvelle coalition ait l’ambition d’éliminer progressivement le charbon le plus tôt possible, « idéalement » en 2030.

    La  transition écologique de l’Allemagne s’est essoufflée ces dernières années en raison du manque de soutien populaire pour les nouvelles lignes électriques et les éoliennes terrestres, et l’une des compétences clés de M. Habeck consiste à surmonter ce déficit d’acceptation.

    Dans le Schleswig-Holstein, il a supervisé le doublement de la capacité d’énergie renouvelable grâce à son approche de « participation publique la plus précoce possible et intensive » visant à réduire les poursuites judiciaires contre les éoliennes.

    Mais M. Habeck est également conscient que sa tâche en tant que ministre fédéral sera un défi de taille.

    « La neutralité climatique est un projet de transformation gigantesque, avec d’immenses changements et impositions, qui doit être modéré », a-t-il déclaré à la SZ, ajoutant qu’il s’attendait à des négociations difficiles.

    « Les ennuis et les querelles se cachent derrière chaque buisson », a-t-il déclaré, comme le rapporte Clean Energy Wire (CLEW). « Il s’agit d’y faire face et de résoudre les conflits ».

    Politique européenne

    Le vice-chancelier hérite également d’une foule de propositions politiques au niveau de l’UE : en juillet 2021, la Commission européenne a proposé un ensemble massif de mesures destinées à atteindre les objectifs climatiques 2030 du bloc, à savoir réduire les émissions de 55 % avant la fin de la décennie.

    Ce train de mesures sera complété par un « paquet gaz » en décembre, un ensemble de lois qui seront vitales pour l’Allemagne, dépendante du gaz.

    Bien que l’accord de coalition stipule que, « dans les négociations sur le programme européen “Fit for 55”, nous soutenons les propositions de la Commission européenne », des tensions pourraient bientôt apparaître entre les Verts et le FDP, favorable aux entreprises, qui épouse l’approche de « neutralité technologique » de l’industrie allemande en matière de réglementation.

    Dans ce qui est apparu comme un compromis avec le FDP, la nouvelle coalition gouvernementale vise ainsi à « rendre les instruments des différents secteurs aussi neutres que possible sur le plan technologique. »

    La neutralité technologique est un refrain bien connu des associations industrielles allemandes.

    Lorsque la Commission européenne a proposé, plus tôt cette année, d’interdire le moteur à combustion interne en 2035 dans le cadre de son paquet «Fit for 55 », l’association des constructeurs automobiles allemands VDA a déclaré : « Cela nuit à l’innovation et entrave la neutralité technologique ».

    Si les constructeurs automobiles allemands comme Volkswagen et Daimler ont pris le virage de la mobilité électrique, d’autres parties de l’industrie automobile allemande voient encore un avenir dans le moteur à combustion interne.

    « Dans le domaine de la mobilité, un haut degré d’ouverture technologique est nécessaire pour atteindre l’objectif à long terme de neutralité climatique de manière aussi rentable et abordable que possible », peut-on lire dans l’analyse de l’accord de coalition allemand par la puissante association industrielle BDI.

    Une dernière note pour ceux qui souhaitent suivre M. Habeck : à la suite d’une bourde en 2019 à l’issue de laquelle il a qualifié un État est-allemand d’antidémocratique, il a supprimé ses comptes Twitter et Facebook, mais il reste relativement actif sur Instagram.

  • Restrictions, fermetures de frontières, Omicron renvoie la planète en 2020

    Restrictions, fermetures de frontières, Omicron renvoie la planète en 2020

    Avec l’apparition du nouveau variant, certains pays ont décidé de fermer leurs frontières aux voyageurs, d’autres serrent à nouveau la vis pour entrer sur leur territoire, quelque soit le pays d’origine du visiteur. En cette fin d’année 2020, Omicron nous renvoie aux plus sombres heures de la pandémie.

    Voyages quasi-impossibles ?

    Une fois encore, se déplacer sur la planète devient de plus en plus compliqué. L’émergence de l’inquiétant variant de la Covid Omicron a forcé de nombreux pays à prendre de nouvelles mesures restrictives à l’encontre des passagers de pays où le variant a fait son apparition. Mais pas seulement.

    En effet, d’autres pays serrent à nouveau la vis pour entrer sur leur territoire, quelque soit le pays d’origine du visiteur. De quoi à nouveau fortement inquiéter les secteurs de l’aérien et du tourisme qui pensait en avoir terminé avec les restrictions.

    Pays qui ont fermé leurs frontières à tous les voyageurs étrangers

    • Japon

    Le pays du soleil levant a annoncé ce lundi la fermeture de ses frontières à tous les voyageurs étrangers quelque soit leur statut vaccinal. « Nous prenons cette mesure par mesure de précaution d’urgence pour éviter le scénario du pire au Japon », justifie le Premier ministre nippon.

    • Maroc

    Les autorités du pays ont décidé dimanche de suspendre tous les vols directs de passagers à destination du pays, quel que soit le pays d’origine, pour une durée de deux semaines à compter de ce lundi à 23h59. Des vols spéciaux vont être mis en place pour rapatrier en France les voyageurs bloqués sur place.

    Israël

    L’état hébreu a annoncé samedi l’interdiction de son territoire à tout visiteur étranger pendant deux semaines afin de contenir la propagation du nouveau variant. Les Israéliens de retour dans l’Etat hébreu, y compris les personnes vaccinées, devront se soumettre à une quarantaine.

    Pays qui renforcent les restrictions d’entrée pour les voyageurs étrangers

    • Royaume-Uni

    Les tests antigéniques ne seront plus acceptés à partir de 4h00 mardi 30 novembre pour tous les voyageurs arrivant au Royaume-Uni. Les voyageurs devront passer un test PCR à leur arrivée et s’isoler jusqu’au résultat.

    • Portugal

    Tous les voyageurs de plus de 12 ans devront à partir du 1er décembre présenter avant l’embarquement un test négatif même s’ils disposent d’un passe sanitaire et/ou d’un schéma vaccinal complet.

    Le test PCR devra être réalisé moins de 72h avant l’embarquement, 48h pour un test antigénique. Cette mesure s’applique également pour les personnes arrivant au Portugal par voie terrestre, maritime et fluviale.

    • Tunisie

    Pour tous les voyageurs de plus de six ans, il faudra produire à partir du 1er décembre un test PCR négatif de moins de 48 heures pour entrer sur le territoire.

     Ile de la Réunion

    La présentation d’un test PCR négatif pour tous les voyageurs avant l’embarquement est obligatoire depuis ce lundi, même pour les personnes vaccinées.

    Ces tests doivent être réalisés 24 heures avant l’embarquement pour les voyageurs non vaccinés, 72 heures avant l’embarquement pour les voyageurs vaccinés.

    • L’Australie suspend la réouverture de ses frontières

    Les mesures internationales face au variant Omicron se multiplient rapidement. L’Australie a suspendu lundi son projet de réouverture des frontières aux étudiants et aux travailleurs qualifiés, invoquant les incertitudes qui entourent encore la dangerosité et la transmissibilité du variant Omicron. Le Premier ministre Scott Morrison a déclaré que la réouverture n’aura pas lieu le 1er décembre comme prévu, qualifiant ce report de « nécessaire et temporaire ».

    Pays qui ferment leurs frontières aux voyageurs d’Afrique australe

    Royaume-Uni

    Les frontières sont fermées aux visiteurs étrangers provenant d’Afrique du sud, Namibie, Lesotho, Eswatini, Zimbabwe, Botswana, Malawi, Mozambique, Zambie et Angola à l’exception des résidents britanniques qui devront se faire tester à leur arrivée.

    Union européenne

    L’UE a annoncé que les 27 s’étaient mis d’accord pour suspendre tous les voyages entre l’Afrique australe et l’UE. Il est également demandé aux Etats membres de tester les derniers passagers à venir et de les mettre en quarantaine.

  • Omicron, le nouveau variant du Covid-19

    Omicron, le nouveau variant du Covid-19

    Apparu début novembre pour la première fois en Afrique du Sud, le nouveau variant Omicron du Covid-19 alerte le monde entier.

    Un inquiétant variant

    Depuis le variant Delta, apparu en Inde, aucun variant n’a autant inquiété les gouvernements et les populations.

    D’après les premières données recueillies auprès des laboratoires quant à sa contagiosité, sa virulence et sa possible résistance aux vaccins, les résultats ne laissent rien présager de bon.

    Un variant ayant déjà traversé les frontières

    Le variant Omicron a déjà été détecté dans plusieurs pays étrangers et en-dehors de continent africain, comme en Belgique, à Hong-Kong ou encore en Angleterre. Face à ces nouveaux cas confirmés, plusieurs pays ont d’ores-et-déjà fermé leurs frontières à l’Afrique australe.

    OMS
    Siège de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) à Genève, Suisse

    Un appel au calme de la part de l’OMS

    Dans une conférence de presse, l’OMS, à travers son porte-parole Christian Lindmeier, « recommande aux pays de continuer à appliquer une approche scientifique ». Il appelle donc les gouvernements à ne pas s’inquiéter et à continuer suivre les recommandations de l’organisation mais sans se laisser aller à la panique.

    Le fantôme du variant Delta

    Le variant Omicron a réussi à faire fermer de nombreuses frontières en 24h et à créer un mouvement de panique dans les bourses mondiales.  Ce nouveau variant rappelle à notre mauvais souvenir le variant Delta découvert en Inde en octobre 2020. Il avait particulièrement alarmé les autorités pour son fort taux de virulence et de contagiosité. Aujourd’hui il est majoritaire dans le monde et n’a fait chuter que de 40% la protection des vaccins.

    Regardez le reportage de TV5 Monde

  • Lancement de la 5ème édition de la Semaine des Lycées français du monde

    Lancement de la 5ème édition de la Semaine des Lycées français du monde

     Du 29 novembre au 4 décembre 2021 se déroule la semaine des Lycées français du monde dans tous les établissements homologués AEFE.

    Arts, sciences et développement durable

    Cette année, la thématique « Arts, sciences et développement durable » veut préparer l’enseignement français au monde de demain. En participant à la Semaine des lycées français du monde, chaque établissement se fait mieux connaître et contribue à montrer à la fois la cohérence et la diversité mais aussi la solidarité du réseau. Logiquement, Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, est la marraine de cette cinquième édition.

    La ministre est particulièrement sensible au sens de l’engagement et à la créativité des éco-délégués dans les établissements scolaires, à l’intérêt mobilisateur de la jeunesse pour les questions environnementales et d’égalité entre les hommes et les femmes. C’est l’occasion pour elle et l’agence de mettre en avant le travail des équipes éducatives pour intégrer le développement durable dans leurs enseignements et leurs pratiques.

    Des élèves motivés

    La grande majorité des établissements vont participer à cette semaine. Pour découvrir les activités proposées par les établissements de votre pays, il vous suffit de cliquer sur la carte ci-dessous.

    Concours de photos

    l’AEFE organise un concours photo sur le réseau social Instagram du 8 octobre au 6 décembre, avec les hashtags #élèvedumonde et #SemaineLFM. Le défi : illustrer en images l’engagement des communautés scolaires autour de cette thématique. Le développement durable est au cœur des programmes d’enseignement de toutes les disciplines et contribue à permettre aux élèves des lycées français du monde de se construire comme citoyennes et citoyens éclairés, responsables et sensibles au bien commun. Les plus belles photos seront dévoilées tout au long de la semaine. Vous pouvez encore y participer, alors tous à vos appareils !

    Sans oublier le Téléthon

    La Semaine des lycées français du monde 2021 se déroule la semaine qui précède le week-end du Téléthon  (3 et 4 décembre). Ce grand moment de solidarité qui permet de financer une recherche scientifique de pointe et des actions de solidarité avec les familles des malades, est particulièrement en phase avec l’objectif 3 (« Bonne santé et bien-être de tous à tout âge ») des objectifs de développement durable (ODD) de l’agenda 2030 de l’ONU que l’AEFE promeut à travers cette cinquième édition.

  • Téléthon 2021 : Participez à la 35 ème édition

    Téléthon 2021 : Participez à la 35 ème édition

    Depuis 35 ans, grâce à la force conjuguée des familles, des chercheurs, des bénévoles, des partenaires et des donateurs, une révolution médicale est en marche ! Elle a permis et permettra de stopper et de vaincre des maladies jusque-là sans traitement. Le Téléthon, c’est en France mais les expatriés peuvent y participer. Les avancées thérapeutiques peuvent sauver des gens partout dans le monde.

    L’AFM-Téléthon

    L’AFM-Téléthon est une association de malades et de parents de malades, née d’une conviction et d’une volonté : guérir des maladies génétiques longtemps considérées comme incurables.

    Une maladie est considérée comme rare dès lors qu’elle touche moins d’une personne sur 2 000. Au total, on comptabilise entre 6 000 et 8 000 maladies rares qui concernent au total plus de 3 millions de personnes en France et près de 300 millions à l’échelle mondiale.

    Des parrains mobilisés

    Chaque année, un parrain s’associe pour soutenir le Téléthon. Son but et son grand défi : porter la cause sur le devant de la scène et contribuer à faire monter le compteur de dons le plus haut possible. Ce sont de nombreuses personnalités qui ont parrainé le Téléthon : Matt Pokora, Jean-Paul Rouve, Pascal Obispo, Zazie, Garou, Patrick Bruel, Anne Roumannoff … Cette année, c’est Soprano le parrain de l’édition 2021, élu personnalité préférée des Français.

    « Je suis très honoré d’être le parrain de la 35ème édition du Téléthon. Très fier d’être aux côtés des malades, de leur famille, des chercheurs, des bénévoles qui se mobilisent toute l’année dont je connais les combats, la passion, l’énergie, le dévouement. Grâce à la fidélité et à la générosité des donateurs, le Téléthon a changé le destin d’enfants qui étaient condamnés. Pour donner encore plus de moyens à la recherche, les familles peuvent compter sur mon total engagement»

    Soprano s’exprimant dans le communiqué de presse

    Les Français de l’étranger investis

    Grâce aux français de l’étranger, le Téléthon dépasse les frontières. En 2019, ce sont plus de 90 animations Téléthon qui ont été organisées dans 22 pays. De l’Australie aux Etats-Unis, en passant par la Chine, la Russie ou le Royaume-Uni… les Français de l’étranger ont fait rayonner le Téléthon sur les 5 continents.

    Vous souhaitez rejoindre les expatriés bénévoles pour le Téléthon 2021 ? Contactez le service dédié au sein de l’AFM-Téléthon à [email protected].

    Des animations aussi en ligne

    Avec la pandémie, l’ensemble des animations qu’on rencontre chaque année aux 4 coins du monde pour le Téléthon n’a pas pu être rétabli. C’est pour cela que nous vous proposons de découvrir 2 animations en ligne.

    #TéléthonChallenge

    Chacun avec ses envies et compétences se challenge dans le sport, la danse, le chant, la cuisine, les constructions, le maquillage… seul ou à plusieurs en faisant le gimmick double cœur ‘mon cœur pour le cœur du Téléthon’ en photo ou en Vidéo avec #TéléthonChallenge sur Tiktok, Youtube, Instagram, Facebook, Twitter pour allumer le cœur des malades, des familles, des chercheurs et des aidants du Téléthon et faire grimper le compteur de dons en créant votre page de collecte.
    Et le 4 décembre prochain, l’émission numérique du Téléthon vous donne rendez-vous pour retrouver toute la mobilisation de nos ambassadeurs. Des surprises de célébrités vous attendent à chaque palier de dons atteint.

    #TéléthonGaming

    Ensemble en ligne sur Twitch ! Rendez-vous sur telethongaming.fr
    Tous sur Twitch ! Streamers, youtubers gaming, personnalités du web et du e-Sport se mobilisent sur leur propre chaîne Twitch pour 30h de live stream au profit du Telethon avec un seul but… Récolter le plus grand nombre de dons pour changer la vie de 3 millions de personnes atteintes de maladies rares en France et 300 millions dans le monde.

  • Le pétrole disparaitra-t-il avant même d’être interdit ?

    Le pétrole disparaitra-t-il avant même d’être interdit ?

    Source d’énergie et matière première pour de nombreux secteurs d’activité, le pétrole est condamné à moyen terme. Son utilisation est censée diminuer au fur et à mesure de la décarbonation de l’économie s’accompagnant notamment de la montée en puissance des énergies renouvelables. Cependant, il pourrait en être tout autrement. Avant même d’être interdit, le pétrole pourrait venir à manquer et cesser d’être le cœur de l’économie.

    Le pic pétrolier annoncé depuis cinquante ans pourrait bien survenir plus rapidement que prévu. S’il ne s’est pas encore matérialisé, cela est dû à l’essor des pétroles de schistes et bitumineux qui se substituent aux gisements conventionnels. Or, ce pic se rapproche d’autant plus que les découvertes de nouveaux gisements se font de plus en plus rares et que l’investissement décroît dans ce secteur.

    Une baisse engagée du pétrole traditionnel

    Depuis les années 1960, le volume annuel des découvertes de pétrole conventionnel tend à décliner. Les coûts d’exploitation des nouveaux gisements augmentent fortement. Peu de territoires font désormais l’objet d’études pour déterminer la présence éventuelle de pétrole. L’Arctique et les océans en grande profondeur restent les deux grands territoires où des réserves de pétrole sont susceptibles d’être trouvées. Le niveau global des réserves serait égal à celui des années 1960 mais avec une consommation trois fois plus importante et des découvertes de nouvelles réserves qui le sont sept fois moins. L’état précis des réserves porte, en outre, à caution. Les États pétroliers rechignent à communiquer des données fiables. De nombreux experts estiment que le niveau des réserves serait surestimé. Pour Matthieu Auzanneau, un spécialiste français du pétrole, la moitié de la production de pétrole serait mature. Cela signifie qu’elle est issue de champ dont les réserves ont déjà été exploitées à 50%. À partir de ce seuil, la production est amenée à baisser et nécessite des investissements croissants. Les producteurs doivent recourir à des dispositifs de pompage et d’injection pour recueillir du pétrole.

    Ce phénomène d’épuisement devrait s’accélérer dans les prochaines années. Le champ de la mer du Nord est en déclin depuis le début des années 2000. Celui du Nigéria est également en recul depuis 2011, celui de l’Angola depuis 2008 et celui de l’Algérie depuis 2007. L’Afrique a atteint son pic pétrolier en 2008. La Russie devrait être confrontée au même problème d’ici quelques années et cela d’autant plus que le sous-investissement chronique limite la production de nombreux gisements.

    Selon l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), un tiers des gisements conventionnels aura disparu d’ici 2030.

    Puit de schiste américain de l’usine Eagle Ford

    Les pétroles alternatifs ne pourront pas faire illusion éternellement

    L’épuisement des gisements traditionnels a été masqué par l’essor des pétroles dits alternatifs. Celui-ci n’est pas sans limite et ne pourra pas faire longtemps illusion. Dans les années 1980, de grands espoirs avaient été mis dans les biocarburants. Leur apport dans la production totale est désormais de 3 millions de barils jour sur un total de 100 millions de barils jour. Leur production stagne depuis quelques années en raison de leurs coûts et des nuisances qu’ils génèrent. Leur retour énergétique au regard de la quantité d’énergie requise pour les produire est faible car ils nécessitent de déboiser des surfaces importantes et exigent des apports en eau conséquents.

    Les pétroles lourds obtenus à partir des sables bitumineux ont suscité un intérêt important au début des années 2000 avec leur mise en exploitation au Canada. Les réserves sont comparables à celles des champs d’Arabie Saoudite. Consommatrice de capitaux, nécessitant le déboisement de forêts boréales, leur production progresse lentement. En 2019, elle avoisinait 7 millions de barils jour.

    Ces dernières années, le pétrole de schiste a été le seul à pouvoir compenser la chute du pétrole conventionnel. Sa part dans la production mondiale de pétrole est passée de 0 à 10 % de 2008 à 2019. Grâce à ce type de pétrole, les États-Unis sont redevenus le premier producteur mondial dépassant le pic d’extraction datant de 1970. En douze ans, ils ont multiplié par deux le volume de pétrole issu de gisements se trouvant sur leur territoire. Le pétrole de schiste passe par la fracturation de la roche dans laquelle il se situe en ayant recours à des injections d’eau et de sable sous pression. Les forages ne permettent de récupérer du pétrole que dans une portion réduite du sous-sol. Les producteurs doivent en permanence forer pour maintenir le niveau de leur production. 70% des gisements ouverts en 2017 n’ont servi qu’à compenser la fermeture d’autres plus anciens. Aux Etats-Unis, la possession du sous-sol par les propriétaires rend relativement facile la mise en place de forage mais n’est pas sans limite du fait de l’hostilité d’une partie de la population. Si le pétrole de schiste a connu une forte croissance aux Etats-Unis, cela est dû à la puissance de l’industrie pétrolière américaine. Par ses capacités d’innovation et d’adaptation, elle a réussi à déployer, en quelques années, plus de 20 000 installations de forages à travers le pays. Si au départ, le pétrole de schiste a été exploité par de nombreux producteurs indépendants, depuis 2017, après la survenue d’une forte chute du baril mettant en cause la rentabilité des gisements, les compagnies traditionnelles ont repris la main. Selon l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE), la production du pétrole de schiste pourrait plafonner dans les prochaines années autour de 15 millions de baril jour. Par conséquent, la production américaine pourrait stagner à partir de 2025.

    La Chine, l’Inde, le Pakistan ou la Russie disposeraient de champs de pétrole de schiste qui pourraient être exploités permettant de maintenir jusqu’en 2030 la production autour de 20 millions de barils jour. Un tel volume serait insuffisant pour compenser la baisse du pétrole conventionnel et répondre à la demande.

    Le retour des pénuries et des prix élevés

    Tant pour la recherche de nouveaux gisements que pour l’exploitation, le secteur pétrolier est confronté à un sous-investissement. Celui-ci est la conséquence de l’instabilité du prix du baril depuis 2016 et de la réorientation des capitaux vers les énergies renouvelables. Selon l’AIE, « il est tout à fait possible que les pétroliers perdent leur appétit pour le pétrole plus rapidement que les consommateurs ». Total a ainsi annoncé se dégager progressivement du pétrole pour devenir un producteur d’énergies renouvelables.

    Si le pic de l’offre peut intervenir prochainement, celui de la demande n’est pas d’actualité.

    Mauvaise nouvelle pour le climat

    Les besoins des pays en développement et émergents sont en forte hausse. Compte tenu des processus de décarbonation, la demande pourrait se stabiliser, entre 2030 et 2040, selon les experts. Sur fond de hausses des prix, cette situation pourrait provoquer des problèmes d’approvisionnement. Les pays non-producteurs, mal dotés en énergies alternatives et pauvres, seront les principales victimes de ce nouveau cycle du pétrole. Le Président de Total, Patrick Pouyanné, a annoncé récemment que d’ici la fin de la décennie 2020, l’économie mondiale pourrait être confrontée à un manque de pétrole. Le déficit pourrait s’élever autour de 10 millions de barils jour à compter de 2021 (évaluation réalisée par Helle Kristoffersen, directrice générale de la stratégie de Total).

    La pénurie d’or noir ne sera pas obligatoirement une bonne nouvelle pour le climat. En cas de pétrole cher, de nombreux pays seront tentés d’opter pour une énergie issue d’une matière première abondante et à faible prix, le charbon. Faute de moyens, les pays émergents ou en voie de développement dont la demande en énergie progressera fortement d’ici 2050, seront les premiers concernés. Cette décroissance du pétrole, souhaitable sur le plan environnemental, doit s’accompagner d’un effort important en faveur des énergies non émettrices de CO2.

  • La France accueille à bras ouverts l’accord de coalition allemand, très pro-européen

    La France accueille à bras ouverts l’accord de coalition allemand, très pro-européen

    Exécutif et élus de la majorité se réjouissent de l’accord de coalition trouvé mercredi (24 novembre) en Allemagne, très aligné sur les priorités françaises, notamment sur ses ambitions pour l’UE.

    L’enthousiasme est palpable du côté français à la suite de la publication de l’accord entre les futurs partis de coalition qui dirigeront l’Allemagne post-Merkel.

    S’il s’agit d’une bonne nouvelle pour Paris, c’est que le contrat passé entre les sociaux-démocrates du SPD, les Verts et les libéraux du FDP, au titre évocateur « Oser plus de progrès — alliance pour la liberté, la justice et la durabilité », semble très bien s’accorder avec la vision française, sur l’Europe particulièrement.

    « C’est très positif ce qu’il se passe en Allemagne », se réjouit la nouvelle coprésidente de la délégation française du groupe Renew au Parlement européen, Valérie Hayer. Alors que « la France est de nouveau ambitieuse sur la scène européenne » et qu’elle « n’a pas toujours eu le soutien espéré de son partenaire historique », elle se félicite du « renouveau de la dynamique du couple franco-allemand ».

    « Quand le couple franco-allemand est fort, l’Europe est forte », résume l’eurodéputée pour EURACTIV.

    Le ministère des Affaires étrangères a par ailleurs indiqué vouloir « travailler rapidement avec le prochain gouvernement allemand », dans la perspective de la présidence française du Conseil de l’UE (PFUE) qui doit débuter en janvier 2022.

    « Il y a une forme d’euphorie autour de cet accord puisqu’il semble y avoir une vraie volonté, et non pas une nécessité de gouverner ensemble » de la part des trois partis qui « ont réussi à trouver ce qu’ils avaient en commun », analyse Paul Maurice, chercheur au comité d’étude des relations franco-allemandes de l’Institut français des relations internationales (IFRI), pour EURACTIV.

    Une Europe plus fédérale

    Listes transnationales aux élections européennes, un « système de Spitzenkandidat obligatoire », droit d’initiative pour le Parlement européen, respect de l’État de droit, suites à donner à la Conférence sur l’avenir de l’Europe, « l’évolution de l’UE vers un État fédéral européen »… tout y est pour satisfaire Paris et son projet pour les 27, détaillé par le président de la République lors de son discours de la Sorbonne de septembre 2017.

    « Plus de fédéralisme européen, ça veut peut-être dire aussi plus de marge de manœuvre pour la France », souligne M. Maurice, anticipant que ces convergences entre Paris et Berlin pourraient aider Emmanuel Macron à se positionner comme le leader en Europe, avec le soutien allemand.

    La référence à davantage de « souveraineté stratégique » pour l’Europe est également très bien accueillie par la France. « C’est de bon augure pour la PFUE », note Mme Hayer.

    L’eurodéputée Nathalie Loiseau (Renew) se réjouit également que le FDP ait « poussé pour un agenda d’autonomie stratégique ». Ce gouvernement est à la fois « le signe d’une continuité », confirmant l’affection du peuple allemand pour l’Europe, et « une évolution positive », confie l’ancienne secrétaire d’État aux Affaires européennes à EURACTIV.

    Le contrat de coalition fait aussi la part belle aux relations franco-allemandes. « À la page 136, on parle de l’assemblée parlementaire franco-allemande », souligne le député de la majorité Christophe Arend, ravi.

    « C’est le signe fort que le futur gouvernement allemand va compter sur cette assemblée pour lever les éventuels obstacles », explique celui qui en préside le bureau à EURACTIV. Il appelle le gouvernement français à également emprunter cette voie.

    Centrale thermique à combustion, Rhénanie du Nord-Westphalie, Allemagne, Europe

    L’énergie nucléaire

    La question, très sensible, de l’énergie nucléaire n’est pas directement abordée dans le l’accord de coalition. Il s’agit pourtant d’une divergence majeure au sein du couple franco-allemand, anticipé par les observateurs politiques.

    La nouvelle coalition se fixe un objectif ambitieux de 80 % d’énergies renouvelables d’ici à 2030, sans pour autant revenir sur l’abandon en cours de ses centrales nucléaires.

    « Les Verts restent quand même très opposés au nucléaire », souligne M. Maurice. Le parti doit d’ailleurs hériter de nombreux portefeuilles et notamment ceux regroupés au sein d’un « super » ministère de l’Économie, du Climat et de l’Énergie.

    Une posture qui ravit leurs homologues français. « J’attends ce gouvernement sur la taxonomie. Il est très important qu’il contre les Français, qu’il fasse pression pour que le nucléaire en soit exclu », défend l’eurodéputée Michèle Rivasi au cours d’un échange avec EURACTIV.

    L’eurodéputé David Cormand salue, quant à lui, un « projet très mature », « une feuille de route publique qui semble plus démocratiquement mature que ce que l’on peut voir en France ».

    La France, quant à elle, plaide pour davantage de nucléaire dans le mix énergétique des États membres, afin d’atteindre les objectifs climatiques qu’ils se sont fixés, et défend ainsi sa place dans la future taxonomie verte européenne.

    « Nous envisagerons une action juridique si Emmanuel Macron parvient à imposer le nucléaire dans la taxonomie. Si le climat est LA priorité en Europe, le nucléaire est en dehors des clous », prévient Mme Rivasi.

    Laurence Maillart-Méhaignerie, présidente de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire à l’Assemblée nationale, se montre plus pragmatique. Si ce contrat de coalition montre l’ambition de l’État allemand « à être au rendez-vous des enjeux climatiques », « les enjeux de décarbonation de l’Allemagne sont autrement difficiles que ceux de la France » compte tenu de son mix énergétique et sa dépendance aux centrales à charbon, explique-t-elle à EURACTIV.

    « [Les Allemands] sont embêtés sur le nucléaire car les Verts n’en veulent pas. Mais pour le moment, nous ne voyons pas comment, à court terme, nous pouvons nous passer du nucléaire pour atteindre la neutralité carbone », ajoute la députée macroniste, notant « qu’avec l’électrification de l’industrie, du parc automobile, la rénovation énergétique, etc. les besoins en électricité vont augmenter ».

    L’UE devrait très prochainement trancher sur l’inclusion ou non du nucléaire dans la taxonomie.

  • Comment la France peut mettre une aiguille sur une « boussole stratégique » qui n’en a pas.

    Comment la France peut mettre une aiguille sur une « boussole stratégique » qui n’en a pas.

    Trois propositions pour la Présidence française de l’Union Européenne

    Joseph Borell a rendu compte de sa « boussole stratégique », qui alerte sur l’urgence pour l’Union Européenne… d’en avoir une. La feuille de route, qui déclare « l’Europe en danger », pose d’excellentes questions, sans apporter de réponse.

    Exercice typique de la diplomatie européenne qui, sous la surveillance jalouse des Etats, ne peut oser. Borell est allé au bout de ce qu’il est autorisé à dire, jusqu’à imaginer une force de projection de 5000 hommes, diable ! L’Eurocorps est censé coordonner jusqu’à 60.000 hommes. 

    « L’Europe en danger » confond la parole et l’action

    Typique d’une diplomatie qui confond la parole et l’action, l’interrogation et la stratégie, tant les pouvoirs sont contaminés par le souci de l’image, postures profondes, martiales, éthiques, sans lendemain.  Un héritage se construit plutôt pas à pas, dans l’ombre, en silence.  

    C’est un mal profond. Toutes les diplomaties d’Europe en sont frappées. Les unes par définition (celle de l’UE), les autres, par inexistence, la nôtre, la française, par vanité. Des « Accords de Paris », régulant les nuages, au « Format Normandie », censé depuis sept ans apaiser l’Ukraine,  les déclamations, toujours morales et volontaires, engendrent un terrible et risible surplace. Verba, non acta.

    La France est la première à se satisfaire d’apparences 

    Ailleurs, à coté, le Maroc, Israël, la Turquie, prennent des initiatives majeures. Des initiatives diplomatiques de pays qui ne sont pas de grandes puissances sont donc capables de bouger les lignes. L’agitation verbale, à propos de l’Otan ou du Liban, du Brésil ou de l’Iran, de la Russie ou de l’Algérie, ne mène à rien. Ceci pour rappeler que si la politique étrangère de l’UE en est réduite aux déclaratifs, la France est la première à se satisfaire d’apparences. 

    Un dernier symbole : le traité du Quirinal avec l’Italie, une déclaration d’amour creuse. Rien ne peut remplacer l’Italie dans notre cœur, rien ne peut remplacer la relation franco-allemande pour l’Europe. L’idée d’opposer un couple franco-italien à l’Allemagne est une idée idiote : c’est considérer que la France ne fait plus le poids, ce serait forger une alliance contre l’Allemagne, qui susciterait d’autres alliances et la rendrait encore plus forte, ce serait diviser l’Europe et la mener à sa perte. Il n’y a pas d’autre leadership pour l’Europe que le couple franco-allemand, sauf un leadership « européen », c’est à dire technocratique, sans légitimité, qui ne peut qu’échouer. 

    France’s President Emmanuel Macron speaks at the EU summit finale news conference at the European Council building in Brussels, Belgium October 16, 2020. Kenzo Tribouillard/Pool via REUTERS

    Se faire violence : remplacer les discours par les actes

    C’est pourquoi la Présidence française de l’Union est l’occasion de se faire violence : remplacer les discours par les actes.

    Chacun se rappelle la dernière présidence française. Elle avait coïncidé avec deux crises majeures : la financière, de 2008, qui avait provoqué une réaction rapide de Nicolas Sarkozy (avec Gordon Brown) ; l’invasion russe de la Géorgie, avec l’intervention décisive de la France pour arrêter les combats. Deux actions fortes, dont les suites furent moins bien menées.

    On se rappelle moins de deux initiatives fondamentales, hélas toujours d’actualité : la création de l’Union Pour la Méditerranée, et le Pacte européen sur l’immigration et sur l’asile.

    Orienter l’aiguille de la boussole vers le sud, la Méditerranée. 

    L’initiative pour la Méditerranée qui tournait l’Europe vers le sud, s’enlisa victime de la jalousie de la Commission, de la cécité de l’Allemagne et de l’obsession russe des pays de l’est. Le commerce avec les pays du sud de la Méditerranée a pourtant augmenté, passant de 3% à plus de 8%, en partie grâce à des accords commerciaux, seule branche active de la diplomatie européenne. Et les Russes sont en Syrie, en Lybie et en Algérie. Manque, pour la France et l’Europe, l’essentiel : une politique. Pourquoi pas un traité spécifique pour la Méditerranée ? Si l’on considère la Méditerranée comme une mer fermée (comme la Caspienne), alors elle devrait régie (pour, la protection des eaux, la pêche, la biodiversité, la navigation commerciale, les flottes militaires) comme  « réservée aux riverains ». 

    L’autre initiative, le Pacte sur l’immigration proposée par la France n’eut pas de suite à la hauteur des défis : il réclamait une politique européenne commune, notamment marquée par le refus de toute régularisation. A l’époque, l’Allemagne de Merkel et l’Espagne de Zapatero se voulaient plus accueillants. Aujourd’hui, le Royaume-Uni nous demande de reprendre les immigrés illégaux; ce que nous demandons à l’Algérie, au Maroc etc. La certitude d’une expulsion dissuaderait plus les migrants que les murs ou les vagues de la Manche ou de la Méditerranée. Ce devrait être le principe pour toute l’Europe, la France sera un jour obligée de l’appliquer. Qu’elle le propose.

    Une politique migratoire plus stricte éviterait division, chantage et … morts.  

    Une politique migratoire plus stricte au niveau européen, coordonnant les critères de l’admission de l’asile et du retour, permettrait d’échapper aux chantages exercées à des degrés divers par des pays aussi différents que la Turquie, la Biélorussie le Maroc ou l’Algérie, et d’éviter les crises avec le Royaume-Uni. Elle éviterait aussi les désillusions et les morts.  

    Il y avait un troisième sujet : l’Europe de la Défense, à l’ordre du jour depuis que l’Europe existe. Il y a quatorze ans, La France avait proposé une « stratégie de défense commune ». Le résultat n’est pas au rendez-vous. Certes, 60 projets communs de Recherche et développement ont été lancés dans le domaine de l’industrie militaire. La France est le pays le plus impliqué, ce qui est naturel. Lancer des programmes avec l’appui du Fonds Européen de la Défense (FED) permet de contourner cette évidence : Jamais les Européens ne feront confiance à la France plutôt qu’aux Etats-Unis. Et quand France et Etats-Unis entrent en compétition- en Corée du sud, en Australie, en Pologne, en Suisse ou en Belgique, les Etats-Unis activent des atouts politiques que la France n’a pas. Mais elle incarne autre chose que les Etats-Unis : ce qui explique certains de ses succès, comme en Inde, ou, il y a peu, au Brésil.

    Un traité pour la Méditerranée, un marché uni de la défense, une politique spatiale et cyberspatiale autonome, une politique migratoire commune.

    Plutôt que de vouloir imposer un concept, l’ « autonomie stratégique » encore évanescent, elle peut s’appuyer sur les demandes américaines pour proposer une action coordonnée : Tous les pays européens doivent atteindre les 2% de dépenses militaires demandées par l’OTAN. Ceux qui ne le font pas devront alimenter une compensation au « Fonds européen de défense ». Déjà, toute politique de défense dans le cyberespace et l’espace doit s’organiser de façon commune. Impossible en cette matière de faire confiance aux Américains, même pour se défendre des Russes. 

    «  La tâche de l’Empereur ? Définir les points cardinaux » simplifiait Maître Kong.  Un traité pour la Méditerranée, mer fermée ; un marché européen de la défense moins fragmenté, et plus large, une politique spatiale et cyberspatiale autonome, une politique migratoire unie. Doter d’aiguille la boussole stratégique de l’Union, voilà qui changerait les discours pour des actes. Et amènerait la Russie et les Etats-Unis à regarder l’Europe -et la France- autrement que comme des oies à plumer, mais avec délicatesse parce qu’elles sont susceptibles et qu’elles crient beaucoup.

    Laurent Dominati

    a. Ambassadeur de France

    a. Député de France

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press

  • Grève à l’AEFE : jusqu’à 100% de mobilisation

    Grève à l’AEFE : jusqu’à 100% de mobilisation

    Après une semaine d’actions au sein du réseau AEFE, nous recevons ce dimanche Alessandra DIAKHATE, SNUipp-FSU, Jérôme NASSOY, SNES-FSU et Anthony DELTOUR, SNEP-FSU, les responsables syndicaux à l’origine de cette mobilisation inédite depuis 2017.

    Une semaine d’actions suivie

    Du 22 au 26 novembre, de nombreuses actions ont été mises en place partout dans le monde : assemblées générales, rencontres avec les autorités diplomatiques, courriers à la tutelle…. L’appel à la grève de la FSU fut suivi dans de nombreux établissements du réseau AEFE, avec des taux de grévistes pouvant avoisiner 100% comme au Lycée français de Brasilia ou dans certains lycées en Espagne.

    Mobilisation en Thaïlande au Lycée français de Bangkok

    Primes et conditions de travail au coeur des revendications

    Les revendications concernaient les carences du dialogue social avec la direction de l’AEFE comme au sein des établissements du réseau, des conditions de travail dégradées durant la crise sanitaire et qui tendent à se pérenniser, ainsi que les insuffisances de rémunération des personnels, qu’ils soient détachés par le Ministère de l’Éducation nationale ou employés en contrat local par les établissements, incluant des blocages de versement de certaines primes.

    Conflit fiscal en Grèce

    Par leur mobilisation, les personnels tiennent aussi à montrer leur solidarité avec leurs collègues fonctionnaires français du Lycée Franco-Hellénique d’Athènes, en lutte depuis des mois contre un redressement fiscal abusif des autorités grecques qui met en péril l’avenir même de l’établissement. 

    Des attentes fortes

    Les personnels mobilisés attendaient des réponses rapides et concrètes lors du Conseil d’administration de l’AEFE du jeudi 25 novembre. Pari gagné, car lors de la réunion de jeudi dernier, il a été acté de mettre la réorganisation des relations avec les professeurs à l’ordre du jour du Comité technique à venir. A suivre…

    Ecoutez le podcast avec les responsables syndicaux

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