Les listes sont déposées, les candidats commencent leur campagne, la gauche, le plus souvent unie, sera présente dans toutes les circonscriptions, la majorité présidentielle et ses alliés sont présents sur 10 circonscriptions. Ronan Le Gleut, sénateur et président de la fédération des Français de l’étranger du parti Les Républicains, nous révèle que son mouvement présentera 11 listes aux élections de l’Assemblée des Français de l’étranger.
4 circonscriptions sans candidat
Suite aux élections consulaires de mai 2021, les conseillers des Français de l’étranger ont commencé à voter pour élire leurs représentants à l’Assemblée des Français de l’étranger. Les résultats seront connus le dimanche 05 décembre.
Malgré le replis vécu par le parti Les Républicains, Ronan Le Gleut avec les élus consulaires a réussi à constituer 11 listes sur les 15 circonscriptions. En Europe, ils seront absents des circonscriptions de la Péninsule ibérique, du Bénelux et du Royaume-Uni. Les deux dernières circonscriptions étant deux anciens bastions de la droite en Europe, la primauté de LREM en Europe est donc actée.
Autre circonscription où la droite sera absente, l’Afrique du Nord. Même si Les Républicains sont présents dans les conseils consulaires des pays constituant la circonscription AFE, ils ne sont pas arrivés à constituer une liste. A la différence de certains de leurs concurrents, ils n’ont pas parachuté des élus d’autres pays pour finaliser leur liste.
L’objectif est simple pour Ronan Le Gleut, au minimum 1 élu par circonscription. Un objectif qui semble faible mais qui serait déjà une vraie réussite. 11 listes, 11 élus, le seuil pour constituer un groupe serait atteint (10). Car sans groupe, aucune visibilité et surtout aucun moyen pour intervenir dans la vie de l’Assemblée des Français de l’étranger. Dans cette instance qui a longtemps était dominée par les ascendants des Républicains, le risque est réel de voir la droite exclue du jeu démocratique, laissant le champs libre à EELV et au parti présidentiel qui devraient transformer leurs bons scores aux élections consulaires à l’Assemblée des Français de l’étranger.
Une alliance avec LREM pour la présidence ?
Si Les Républicains réussissent ce pari, il ne sera pourtant pas question pour eux de briguer la présidence qui nécessite de réunir 46 voix sur les 90 conseillers AFE qui seront élus ce dimanche 05 décembre 2021.
« A ce stade, il n’y a pas de stratégie pour la présidence de l’AFE«
Ronan Le Gleut, sénateur et président de la fédération des Français de l’étranger du parti Les Républicains
Selon les pronostics, soit la gauche conservera la présidence, avec Marc Villard ou un autre, soit Les Républicains et La République en Marche s’allient pour lui faire barrage. Mais alors c’est le parti présidentiel qui décrochera le siège. Est ce que les Républicains feront ce cadeau aux élus d’Emmanuel Macron à quelques semaines de l’élection présidentielle et des Législatives ? Rien n’est moins sûr !
Les cas de Covid-19 flambent en Europe, comme en Allemagne, en Autriche, en Roumanie ou encore en Bulgarie. La France, jusqu’à présent épargnée, voit ses indicateurs repartir à la hausse. Ce rebond épidémique se traduit notamment par une hausse du taux d’incidence de 52% en une semaine : il est désormais de 200, soit deux fois supérieur au seuil d’alerte. Le taux de reproduction du virus, lui aussi en augmentation, est à 1,22, signifiant que le nombre de nouveaux malades double tous les 15 à 20 jours. « Si on ne change rien, on va se retrouver avec 30 000 à 40 000 cas au 15 décembre », environ le double de l’année dernière à la même époque, alerte l’ancien directeur général de la Santé William Dab au Parisien.
Face à ce qui ressemble à une cinquième vague, de l’aveu même du ministre de la Santé Olivier Véran, Emmanuel Macron a mis la pression sur les seniors mardi 9 novembre pour qu’ils se fassent injecter une dose de rappel. Une nouvelle réglementation encadre donc le passe sanitaire comme l’a indiqué Olivier Véran ce jeudi 25 novembre. A partir du 15 décembre, les plus de 65 ans devront recevoir une dose de rappel s’ils veulent garder leur passe sanitaire. De plus, la campagne de rappel sera ouverte aux 50-64 ans dès le début du mois prochain. « C’est grâce au rappel que nous pourrons continuer de vivre », a-t-il ajouté, alors que des études montrent une baisse de l’efficacité vaccinale au bout de quelques mois. Pour les majeurs qui ont moins de 65 ans, l’obligation sera valable à partir du 15 janvier.
Alors que Noël approche à grands pas, Lesfrancais.press font le point sur les conditions de voyage en France.
Voyager vers la France ?
Du fait de la circulation du virus de la COVID-19 et de ses variants qui demeure active (les chiffres de la pandémie peuvent être consultés sur le site du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies), toute entrée en France et toute sortie de notre territoire est encadrée. En sus des règles mentionnées ci-dessous, le gouvernement a annoncé ce premier décembre que tout voyageur provenant d’un pays hors UE doit présenter un test PCR négatif de moins de 48h si la personne est vaccinée, moins de 24h si la personne n’est pas vaccinée.
A ce jour, la classification est la suivante :
Pays/territoires « verts » : pays/territoires dans lesquels aucune circulation active du virus n’est observée et aucun variant préoccupant n’est recensé. Il s’agit des pays de l’espace européen, auxquels s’ajoutent l’Arabie Saoudite, l’Argentine, l’Australie, Bahreïn, le Canada, le Chili, les Comores, la Corée du Sud, les Emirats arabes unis, Hong Kong, le Japon, la Jordanie, le Koweït, le Liban, la Nouvelle-Zélande, le Qatar, le Rwanda, le Sénégal, Taïwan, l’Uruguay et le Vanuatu.
Pour ces pays, il suffit d’être vacciné ou/et en possession d’un test PCR négatif de moins de 48h.
Pays/territoires « orange » : pays/territoires dans lesquels on observe une circulation active du virus dans des proportions maîtrisées. Il s’agit de tous les pays/territoires n’étant pas inclus dans les listes des pays/territoires « verts » et « rouges ».
Pour ces pays, il faut présenter un test PCR de moins de 24h en plus de la vaccination. La Belgique, l’Autriche, l’Allemagne font partie de ce groupe.
Pays/territoires « rouges » : pays/territoires dans lesquels une circulation active du virus est observée avec une présence de variants préoccupants. Il s’agit des pays/territoires suivants : l’Afghanistan, le Brésil, le Costa Rica, Cuba, la Géorgie, la Moldavie, le Monténégro, le Pakistan, la Russie, la Serbie, le Suriname, la Turquie et l’Ukraine.
En provenance, il est impératif d’être français, d’être vacciné, de présenter un test PCR négatif de moins de 24h et d’avoir un motif impérieux sauf si vous détenez un passe sanitaire européen actif.
Alerte au variant NU
Un nouveau variant a été détecté en Afrique du Sud et inquiète lourdement les experts de l’OMS, il a été désigné sous le terme de « variant NU« . L’interdiction des vols en provenance d’Afrique du Sud, proposée par la Commission européenne, est déjà appliquée par l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie. Du côté français, il a été décidé de suspendre toutes les arrivées en provenance d’Afrique Australe. Cette mesure, appliquée « pour une durée minimale de 48 heures » soit jusqu’au lundi 29 novembre mais sera surement prolongée. Elle concerne donc les voyageurs venant d’Afrique du Sud, du Lesotho, du Botswana, du Zimbabwe, de Mozambique, de Namibie et d’Eswatini(nous mettrons à jour cette liste chaque fois que nécessaire jusqu’au 30 décembre 2021).
Skier en France ?
Concernant les départs à la montagne, sachez que les remontées mécaniques rouvriront dès la fin du mois de novembre et qu’elles ne seront pour le moment pas soumises à l’obligation de présenter un passe sanitaire. Il restera toutefois obligatoire dans les hôtels, restaurants et bars des stations de ski. Une distanciation est également imposée dans les files d’attente des remontées mécaniques, « avec des contrôles aléatoires ». Cependant, l’évolution de la pandémie étant négative, les autorités peuvent à tout moment imposer le passe sanitaire pour accéder aux stations.
Le Premier ministre Jean Castex a dévoilé le protocole sanitaire que le gouvernement a élaboré pour les stations de ski cet hiver. L’ouverture des remontées mécaniques est maintenue, avec port du masque mais sans passe sanitaire (sauf évolution de la réglementation). Le port du masque est obligatoire dans les files d’attente des remontées mécaniques, les lieux d’affluence en extérieur mais aussi dans les télécabines. Quant au passe sanitaire, vous devrez tout de même le présenter dans les hôtels, restaurants et bars des stations de ski.
Le marché de Noël de Strasbourg
Les marchés de Noël
Quelque soit le scénario, le port du masque sera obligatoire sur tout le périmètre des marchés de Noël. Quelque soit le scénario aussi, la désinfection des mains par gel hydro-alcoolique avant de toucher un objet sera obligatoire sur tous les stands et du gel hydro-alcoolique sera disponible sur tous les stands à cet effet. La seule chose qui change d’un scénario à l’autre donc d’un marché à l’autre, c’est la façon de consommer (boire, manger) et donc d’enlever le masque ou non sur les marchés de Noël.
Les parcs d’attractions
L’assouplissement par le ministère de l’Économie et des Finances des règles de distanciation physique dans les parcs d’attractions, permet la reprise de plusieurs de ses spectacles emblématiques sur scène et l’ensemble des attractions seront ouvertes. Evidemment, en cas de flambée de Covid-19, les conditions peuvent changer.
La côte d’Azur
Normalement tout devrait bien se passer si vous avez décidé d’aller passer Noël sous le soleil de la région Sud. Dans la région de la Provence-Alpes-Côte d’Azur, ce lundi 15 novembre 2021 le taux d’occupation des hôpitaux est de 31 % et le R effectif, c’est à dire le taux de reproduction de base d’un virus, soit le nombre de personnes qui peuvent potentiellement être contaminées par un individu infecté par un virus est de 1.
Un nouveau variant de la Covid-19 a été détecté en Afrique du Sud, pays africain officiellement le plus touché par la pandémie. Baptisé « B.1.1.529 », mais aussi appelé variant Nu, il présente un nombre « extrêmement élevé » de mutations, selon les scientifiques sud-africains : pas moins d’une trentaine, alors que le variant Delta n’en comptait que deux.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a décidé de convoquer, ce vendredi, une réunion d’urgence pour discuter de ce nouveau variant. Par précaution, de nombreux pays, d’ores et déjà confrontés à une nouvelle vague de contamination à l’image de la France, ont pris des mesures de contrôle sévère des voyageurs venant d’Afrique du Sud, alors qu’un cas vient d’être déclaré en Belgique.
Préconisation européenne
L’interdiction des vols en provenance d’Afrique du Sud, proposée par la Commission européenne, est déjà appliquée par l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie. Du côté français, il a été décidé de suspendre toutes les arrivées en provenance d’Afrique Australe. Cette mesure, appliquée « pour une durée minimale de 48 heures », concerne donc les voyageurs venant d’Afrique du Sud, du Lesotho, du Botswana, du Zimbabwe, de Mozambique, de Namibie et d’Eswatini.
« Les personnes ayant voyagé au cours des 14 derniers jours dans l’un de ces pays sont invitées à se signaler aux autorités et à réaliser dans les meilleurs délais un test de dépistage RT-PCR »
Communiqué de presse des services du Premier ministre
Les risques liés au variant Nu
Les métamorphoses du virus initial peuvent potentiellement le rendre plus transmissible, jusqu’à rendre le variant dominant : cela a été le cas avec le variant Delta découvert initialement en Inde, et qui selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a réduit à 40 % l’efficacité des vaccins anti-covid contre la transmission de la maladie.
A ce stade, les scientifiques sud-africains ne sont pas certains de l’efficacité des vaccins existants contre la nouvelle forme du virus.
Ce variant « Nu » détecté en Afrique du Sud a également été signalé au Botswana. Depuis mercredi Hong Kong a signalé ses premiers cas. Et ce vendredi 26 novembre, un premier sujet infecté a été signalé en Europe, en Belgique. Israël, aussi, indique la présence de ce variant sur son territoire.
La France est de loin le premier partenaire économique du Maroc. Les liens culturels, historiques et sociaux sont denses, en effet plus de 1,3 million de Marocains vivent en France et près de 100.000 Français résident au Maroc. Et pourtant hier, jeudi 25 novembre 2021, les autorités du royaume chérifien ont décidé de couper les liaisons avec la France à partir de vendredi minuit au départ du Maroc et dès dimanche minuit depuis l’hexagone. Cette mesure s’applique à toute l’Union européenne ainsi qu’à d’autres pays. Un scénario qui rappelle celui de mars 2020 lors de la première fermeture.
L’annonce « intervient afin de préserver les acquis du Maroc en matière de gestion de la pandémie de Covid-19 et pour faire face à la dégradation de la situation sanitaire dans certains pays du voisinage européen », note le Comité interministériel marocain de suivi de la Covid. Elle intervient alors que la situation épidémique en France s’est dégradée et que les mesures anticovid sont renforcées partout en Europe.
Des contrôles renforcés
Il y a près de deux semaines, le royaume a renforcé les contrôles à ses frontières en raison de la hausse des cas de contaminations à la Covid-19 en Europe.
Dorénavant, outre le passe sanitaire obligatoire et des tests PCR négatifs, à l’arrivée au Maroc, les voyageurs passent par un double contrôle, par caméras thermiques et thermomètres électroniques et par des tests antigéniques, détaille le communiqué.
Tout passager testé positif à l’arrivée sera renvoyé immédiatement dans son pays d’origine, à la charge de la compagnie de transport aérien ou maritime, à l’exception des résidents permanents au Maroc.
Des mesures appliquées aux pays de « la liste B »
Ces mesures concernent toutes les personnes en provenance des pays dits de « la liste B », soit la France, plusieurs pays de l’Union européenne ainsi que le Royaume-Uni, l’Algérie et la Tunisie, selon la dernière actualisation du ministère des Affaires étrangères.
Les expatriés bloqués pour les fêtes ?
Dès l’annonce, c’était la ruée sur les derniers billets d’avion. A moins d’un mois de Noël, les retraités comme les familles ont tenté d’obtenir des places sur les derniers vols à destination de la France. En quelques minutes, les places se sont évaporées. Les bons plans s’échangent, depuis, entre expatriés.
Le plan B ? la Suisse ! En effet, les aéroport helvétiques ne sont pas concernés, pour l’instant, par la fermeture des liaisons avec le vieux continent !
Si les Français sont nombreux à vouloir rentrer passer les fêtes en France, ils étaient nombreux à avoir prévu de passer les vacances de fin d’année dans les nombreux établissements touristiques du Maroc.
Les Français établis au Maroc avaient d’ailleurs retrouvé le sourire depuis quelques semaines de Marrakech à Fès, les réservations étaient reparties. Les établissements hôteliers (tous types de logements confondus) selon la CCI France-Maroc étaient pleins à 70/80% ces prochaines semaines.
« Nous étions complets pour les 6 prochaines semaines. Nous imaginons devoir refermer nos deux établissements à Marrakech. La situation devient complexe et avec ce troisième lockdown des frontières, on craint désormais l’année 2022, une année charnière pour notre implantation au Maroc. «
David, gérant de 3 riads à Marrakech
Les annulations sont tombées en cascade depuis l’annonce. La vague emporte même les séjours prévus en janvier ou en février, les potentiels touristes craignant qu’une autre fermeture soit décrétée.
Et les billets d’avion ?
Les mesures sont mises en places jusqu’au 31 décembre 2021, la Royal Air Maroc semble penser que l’interdiction ne sera pas prolongée. En effet, elle propose sur son site soit une modification des billets pour le 31 janvier 2022 au plus tard soit un remboursement.
Du côté européen ou marocain, les compagnies semblent jouer le jeu et proposent toutes des modifications gratuites des billets ou des remboursements. Attention, les délais peuvent parfois être très longs.
Il n’y aura « ni confinement, ni couvre-feu, ni fermeture anticipée des commerces, ni limitation de déplacement », a commencé par assurer Olivier Véran. Le ministre de la Santé a donné une conférence de presse, jeudi 25 novembre, pour annoncer de nouvelles mesures en France destinées à faire face à la crise sanitaire, alors que le nombre de cas augmente très rapidement depuis plusieurs jours.
Rappel pour tous
Le rappel (le plus souvent une troisième dose) sera ouvert « à compter de ce samedi » pour tous les majeurs, cinq mois après leur dernière injection, a annoncé jeudi le ministre de la Santé Olivier Véran. Ce rappel ne concernait pour l’instant que les plus de 65 ans, les personnes à risques de forme grave et les soignants, et se faisait six mois après la dernière injection et non cinq.
Comme pour les deux premières doses, les expatriés, lors de leur passage en France, pourront en profiter pour procéder à cette troisième injection. Pour cela, il vous faudra votre numéro de sécurité sociale et sinon prendre attache avec les services de la sécurité sociale pour qu’ils vous en délivrent un. Toute personne ayant la nationalité française, comme ses ayants-droits, même non français, sont éligibles à la vaccination gratuite contre la Covid-19.
A partir du 15 décembre pour les plus de 65 ans et du 15 janvier pour les 18-64 ans, cette dose de rappel sera obligatoire pour que le passe sanitaire reste valide. Concrètement, si vous venez en France après le 15 janvier (15 décembre pour les plus de 65 ans), il vous faudra effectuer un test PCR de moins de 24h pour activer votre passe sanitaire et ainsi pouvoir accéder au territoire national.
Masques partout
Dans tous les espaces intérieurs, même ceux soumis au passe sanitaire, le port du masque est de nouveau obligatoire. Il sera exigé pour les enfants dès l’âge de 10 ans.
En extérieur, le port du masque reste facultatif même si il est fortement conseillé. Les préfets seront autorisés à étendre l’obligation dans les marchés de Noël et autres festivités dès le premier décembre.
Test PCR de moins de 24h
C’est désormais la règle, pour rejoindre la France, il faut un passe sanitaire actif, comme pour pour participer aux activités sociales (cinéma, théâtre, restaurants, bars, etc.). Deux options pour l’avoir, soit être doublement vacciné, triplement vacciné à partir du cinquième mois suivant la seconde injections, soit avoir réalisé un test PCR de moins de 24h.
Il faudra donc si vous n’avez pas votre schéma vaccinal complet (2 doses ou 2 doses + 1 rappel 5 mois après), il faudra donc présenter un test PCR de moins de 24h. En France, pour pouvoir maintenir votre passe sanitaire comme actif, vous devrez refaire un test tous les jours où vous désirerez vous rendre à une activité. Ces derniers sont réalisés contre un paiement de 25€ (non remboursés sauf prescription médicale).
En Allemagne et en Italie, les non-vaccinés privés de sorties
L’Allemagne est frappée de plein fouet par sa quatrième vague de la pandémie. Si dans le pays, le confinement de l’ensemble du territoire n’est pas évoqué pour l’heure, une éventuelle « extension » de l’obligation vaccinale, en vigueur dans l’armée et bientôt dans les établissements de soins, est à l’étude, a indiqué Olaf Scholz mercredi 25 novembre. Les restrictions spécifiques pour les non-vaccinés, comme leur exclusion de certains lieux publics, ont été généralisées à l’ensemble du pays la semaine passée.
L’Italie a également fortement restreint mercredi 25 novembre l’accès des personnes non vaccinées à toute une série de services. Selon un décret gouvernemental, les personnes non vaccinées ne pourront plus se rendre dans les salles de cinéma, boîtes de nuit, restaurants, théâtres et événements sportifs à partir du 15 décembre, tandis que toute personne utilisant les transports publics devra être vaccinée ou disposer d’un test négatif à partir du 6 décembre.
Cette décision radicale a surpris dans le pays, alors que la population s’attendait à l’annonce de mesures restrictives visant uniquement les personnes n’ayant pas été vaccinées contre la Covid-19.
Les Belges en télétravail avant un confinement ?
En Belgique, depuis lundi, le masque est obligatoire dès l’âge de 10 ans, contre 12 ans précédemment, et doit être impérativement porté dans les transports en commun, les bars et restaurants, les théâtres et cinémas, et dans le cadre d’évènements publics, y compris en extérieur. Cette mesure est couplée avec celle d’un retour du télétravail dès que cela est possible. L’annonce de ces nouvelles restrictions a provoqué des manifestations, marquées par des heurts.
Les gouvernements des régions fédérées et celui fédéral doivent se réunir ce vendredi 26 novembre pour annoncer, selon les dernières rumeurs de la presse du plat pays, un confinement dit « light ». Tous les restaurants, bars, lieux d’expositions et autres seraient de nouveau fermés.
Lockdown light
La Belgique suivrait ainsi d’autres états qui ont fait le choix de fermer de potentiels lieux de rencontre et, de fait, de contamination. La Slovaquie, qui affiche l’un des taux de contamination au coronavirus les plus élevés au monde, a annoncé la fermeture des restaurants et des magasins non essentiels à partir de ce jeudi.
Une décision qui va dans le sens des mesures prise par les Pays-Bas (lire les témoignages des Français sur place) la semaine passée : face à une nouvelle flambée des cas, le pays a réintroduit un confinement partiel, avec une série de restrictions sanitaires touchant notamment le secteur de la restauration, qui doit fermer à 20 h. Le gouvernement projette également d’interdire certains lieux aux non-vaccinés, notamment les bars et les restaurants.
La venue d’Eric Zemmour à Genève, en Suisse, mercredi 24 novembre, s’est faite sous haute protection policière. Elle avait été précédée d’une campagne d’intimidation, principalement des graffitis hostiles, l’œuvre de la mouvance antifasciste. Une pétition s’opposait à sa venue. Les partis et syndicats de gauche, des personnalités comme Jean Ziegler, actuel vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, déclaraient le polémiste identitaire français indésirable à Genève.
Et puis, la veille, le 23, un groupe antifasciste relayé par le site Renversé a menacé l’hôtel Hilton de représailles. Le nom de l’établissement qui a accueilli hier le dîner-débat organisé en présence d’Eric Zemmour était jusque-là resté secret. La rencontre, à l’invitation du cercle Convergences qui réunit des « émigrés français » de Genève, devait initialement se tenir dans le restaurant du magnifique parc des Eaux-Vives, au centre-ville, mais la mairie, de gauche, propriétaire des lieux, a mis son véto.
Alerte aux colis piégés et manifestation
Hier soir vers 18 heures, la police a demandé à la cohorte de journalistes tenus à distance de l’entrée du Hilton, de reculer de quelque deux cents mètres, le temps d’effectuer une « opération ». L’opération en question, apprenait-on rapidement, consistait en une vérification suite une alerte aux colis piégés, qui s’est révélée fausse.
Au même moment, une manifestation autorisée d’opposants à Eric Zemmour, comptant environ 1000 personnes, se mettait en route dans le quartier de la gare et suivait un parcours négocié avec la police. Elle avait interdiction de se rendre à l’hôtel Hilton, situé, lui, dans les parages de l’aéroport.
La vedette de la soirée est arrivée aux alentours de 20 heures dans un van noir. Eric Zemmour s’est faufilé tout sourire dans le 4 étoiles, sans passer par la case journalistes, dont trois chaînes d’infos françaises qui avaient fait le déplacement.
Les 300 participants à la rencontre s’étaient auparavant engouffrés dans l’hôtel, descendant de grosses berlines et évitant la presse. Tous sur leur 31 comme pour un dîner de charité. L’objet, en quelque sorte, de cet événement, facturé 200 francs par personne. L’entourage d’Eric Zemmour n’en faisait pas mystère : l’étape genevoise, après celle de Londres, était destinée à lever des fonds. Dans les campagnes présidentielles françaises, seuls les dons de personnes physiques sont autorisés et ils ne peuvent dépasser 7500 euros.
UDC et cercle Convergences
Parmi les convives, on notait la présence d’élus de l’Union démocratique du centre, l’UDC, un parti de la droite dure comme ne le dit pas son nom. Plus tôt dans la journée, une fois arrivé à Genève, étant descendu du train à l’avant-dernier arrêt afin d’éviter un « comité d’accueil » en gare genevoise, Eric Zemmour s’était entretenu avec quelques-uns d’entre eux lors d’un déjeuner privé.
Yves Nidegger, conseiller national (député fédéral) et avocat, était de la partie. On le retrouvait le soir devant le Hilton, s’apprêtant à rejoindre l’aréopage des convives. Les antifas qui avaient voulu empêcher la tenue de cette soirée de gala étaient qualifiés de « fascistoïdes », déclarait-il à la presse. Des arguments d’Eric Zemmour, une partie valent selon lui pour la Suisse, telle la notion de « grand remplacement ».
Le repas et le débat pouvaient commencer. Au menu : thon juste saisi en entrée, suivi d’un suprême de poulet en plat principal. L’avocat genevois Marc Bonnant donna la réplique à l’invité. Réputé pour son maniement sans pareil de l’imparfait du subjonctif et son côté « réac » assumé, il fit office hier soir tour à tour d’accusateur et de défenseur des thèses sulfureuses de son vis-à-vis, rapporte un participant aux agapes.
Marc Bonnant a précédemment conversé à Genève avec Eric Zemmour lors de précédents dîners-débats orchestrés par le cercle Convergences. C’était à l’occasion déjà de la sortie de livres du journaliste du Figaro (actuellement « en retrait » de la rédaction), comme cette fois-ci, en pleine campagne présidentielle, pour la parution de son récent ouvrage, « La France n’a pas dit son dernier mot ». Eric Zemmour devait quitter Genève ce jeudi.
Le Sénat a voté jeudi en fin de matinée la proposition de loi contre la maltraitance animale, dans la version de compromis établie en commission mixte paritaire fin octobre. Ce texte a déjà été adopté par l’Assemblée nationale mardi. Le vote quasi unanime de la Chambre Haute (332 voix pour, 1 voix contre et 10 abstentions) scelle donc le parcours législatif de la proposition de loi et son adoption définitive.
PLAILLY ( 26.10.2017 ) Ouvert en 1989, le parc Astérix est consacré à l’univers de la bande déssinée d’Uderzo et Goscinny: Astérix, avec de nombreuses attractions dont « le Théâtre de Poséidon »: delphinarium de 2 000 places proposant des spectacles de grands dauphins. PHOTO OLIVIER BOITET
Porté entre autres par la sénatrice Cazebonne, du temps où elle était encore députée des Français établis dans la péninsule ibérique et à Monaco, ce texte prévoit une série d’interdictions, notamment quant à l’exploitation des animaux sauvages dans les cirques itinérants et les delphinariums. Il consolide l’encadrement de la vente d’animaux domestiques, en boutique et en ligne, et renforce les sanctions prévues dans les cas d’abandon ou de maltraitance.
cazebonne (1)
« Lorsque j’étais vice-présidente du groupe d’études sur la condition animale à l’Assemblée nationale, j’ai moi-même cosigné cette proposition de loi avec mes collègues du groupe LaREM. Elle avait alors été adoptée le 29 janvier 2021.«
Samantha Cazebonne sur sa page Facebook le 18 novembre
Une « étape historique du combat pour la cause animale »
C’était le 29 septembre 2020 : la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, faisait plusieurs annonces concernant la fin de la détention d’animaux sauvages en France. Elle évoquait « un tournant majeur pour les animaux sauvages dans notre société« .
Plus d’un an plus tard, au menu de ce vaste texte, l’interdiction progressive des animaux sauvages dans les cirques et delphinariums, la vente de chiots et chatons en animalerie prohibée et des peines durcies pour sévices ou abandon. La majorité LREM-Agir, qui a ardemment poussé ces dispositions, vante une nouvelle « étape historique du combat pour la cause animale« , à l’unisson des associations de protection.
Un compromis législatif
Les chances d’adoption de ce projet de loi semblaient bien minces, tant les points de désaccord entre députés et sénateurs étaient nombreux. « Je n’ai jamais eu à examiner un texte dans ces conditions-là », a regretté à l’attention du gouvernement Sophie Primas, la présidente LR de la commission sénatoriale des Affaires économiques, dénonçant « un texte dogmatique pour être médiatique », « mal élaboré, sans et parfois contre les professionnels ». Ce fut d’ailleurs l’une des principales craintes du Sénat : que les différentes restrictions souhaitées par la majorité ne pénalisent de nombreux acteurs.
Ainsi la proposition de loi ne s’attaque pas à « la maltraitance animale dans son ensemble« , ont fustigé les députés Olivier Falorni (Libertés et territoires) et Bastien Lachaud (LFI), selon qui la chasse en particulier « aura été particulièrement cajolée » pendant ce quinquennat. « Viendra inéluctablement le jour où, dans cet hémicycle, nous saurons débattre de questions délicates, comme certaines pratiques de chasse, comme la corrida, comme certaines pratiques d’élevage » intensif, veut croire M. Dombreval.
Des mesures pratiques
Pour éviter les achats impulsifs, un « certificat d’engagement et de connaissance » sera délivré avant toute acquisition. La vente de chiots et chatons en animalerie sera interdite à compter du 1er janvier 2024. La présentation des animaux dans les vitrines ne sera plus permise. La vente d’animaux en ligne sera mieux encadrée.
Au chapitre du renforcement des sanctions pénales, le fait de tuer volontairement un animal de compagnie sera un délit et non plus une simple contravention. Les personnes condamnées pour maltraitance devront suivre un stage de sensibilisation. Celles à qui il sera interdit de détenir une bête seront inscrites au fichier des personnes recherchées.
Principale pomme de discorde initiale, le devenir du millier d’animaux sauvages dans les 120 cirques itinérants actuels a fait l’objet d’un compromis. Il sera interdit de les présenter au public d’ici à deux ans, et de les détenir d’ici à sept ans. « Comment on va faire pour nourrir nos animaux pendant sept ans et en même temps engager une reconversion, c’est impossible« , rétorque William Kerwich, président du syndicat des capacitaires des animaux de cirque et de spectacle. « Il s’agit d’une loi arbitraire car il n’y a pas de maltraitance animale dans nos cirques« , affirme-t-il à l’AFP.
Près de 60 ans après la signature historique du traité franco-allemand, la France s’apprête à sceller un pacte d’amitié et de coopération avec l’Italie, autre pays fondateur de l’Europe, à la faveur du réchauffement intervenu après un long hiver diplomatique.
Emmanuel Macron se rend, aujourd’hui, jeudi 25 novembre à Rome pour parapher un « traité de coopération renforcée franco-italien » avec le chef du gouvernement Mario Draghi.
Paris et Rome souhaitaient conclure avant le départ en janvier du président italien Sergio Mattarella, qui arrive au bout de son septennat, et avant la déclaration de candidature du chef de l’Etat français à sa réélection.
Selon l’Elysée, ce traité « favorisera la convergence des positions françaises et italiennes, ainsi que la coordination des deux pays en matière de politique européenne et étrangère, de sécurité et de défense, de politique migratoire, d’économie, d’enseignement, de recherche, de culture et de coopération transfrontalière ».
Par ailleurs, le geste aura « une valeur symbolique importante » dans un contexte instable en Europe, après le Brexit et la transition politique en Allemagne, note une source gouvernementale italienne.
« Il y a une véritable entente entre Mario Draghi et Emmanuel Macron. Il faut profiter de cette fenêtre d’opportunité pour structurer la relation », analyse pour l’AFP Sandro Gozi, un des promoteurs de ce traité, secrétaire d’Etat italien aux Affaires européennes entre 2014 et 2018.
Baptisé du nom du palais de la Présidence de la République italienne à Rome, ancienne résidence des papes et des rois d’Italie, ce « traité du Quirinal » avait été annoncé en 2017 pour donner « un cadre plus stable et ambitieux » à la coopération franco-italienne.
Sa signature intervient sur fond de turbulences en Europe, avec le Brexit consommé, la passation de pouvoir entre Angela Merkel et Olaf Scholtz et les tensions entre Bruxelles et certaines capitales d’Europe de l’Est sur le respect des valeurs fondamentales de l’UE.
Dissiper les malentendus
Concrètement, le traité, dont on ne connaît pas encore le contenu précis, instaure ou intensifie entre les deux puissances latines et méditerranéennes des coopérations renforcées dans des domaines aussi divers que la recherche, la production, l’enseignement des langues, la défense et le numérique. Il prévoit surtout de se parler pour éviter les malentendus.
« Il faut qu’Italiens et Français fassent l’effort de mieux se connaître et se comprendre. On reste souvent à des images superficielles, pas des préjugés mais des perceptions parfois positives et parfois négatives. On a besoin d’un mécanisme de dialogue régulier », analyse Sandro Gozi.
Car en Italie, 3ème économie de la zone euro derrière l’Allemagne et la France, certains craignent ce voisin parfois perçu comme trop gourmand dans les projets de fusion ou de rapprochement industriels.
La fusion du groupe PSA et de Fiat Chrysler – devenus Stellantis – est un modèle de réussite, mais l’échec de la prise de contrôle des chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire par le groupe italien Fincantieri fait dire aux Italiens que si les Français ont de l’appétit pour les entreprises italiennes, ils ont parfois du mal à accepter la réciprocité.
Le traité « est une auto-annexion à la France, industrielle et stratégique », dénonce ainsi l’économiste Carlo Pelanda dans les colonnes du magazine Starmag.
D’autres sujets avaient crispé les relations transalpines ces dernières années, notamment après la formation en 2018 d’un gouvernement populiste conduit par le Mouvement 5 étoiles avec la Ligue (extrême droite) de Matteo Salvini.
La crise avait culminé début 2019 quand le vice-président du Conseil italien, Luigi Di Maio, avait rencontré en France un meneur des « gilets jaunes ». Peu avant, Matteo Salvini, ministre de l’Intérieur, avait appelé à la démission du président français.
Pour protester, Paris avait rappelé temporairement son ambassadeur en Italie, Christian Masset, la plus grave crise diplomatique entre les deux voisins depuis 1945.
L’Italie était également irritée de devoir gérer seule le débarquement de migrants venus des côtes africaines, et reprochait à Paris de protéger les anciens « Brigadistes rouges » réfugiés en France. Sur ce dernier point, M. Macron a mis fin à la doctrine Mitterrand en ordonnant leur arrestation en avril dernier.
Désormais « nous sommes en pleine lune de miel entre Paris et Rome », analyse l’historien Marc Lazar, professeur à Sciences Po. « Il y a beaucoup de points de convergence à un moment où l’Allemagne est entre deux eaux », relève-t-il.
Dans le cadre de l’Année européenne du rail, la Commission de Bruxelles a promu une opération dénommée « Connecting Europe Express » qui entre septembre et octobre, a permis à des fonctionnaires européens de sillonner l’Union non pas en avion mais en train. Ces derniers ont voyagé grâce à ce mode de transport dans 26 des 27 États de l’Union. Ils ont été bien souvent contraints de voyager dans des wagons qui avaient plus de quarante ans d’âge, wagons qui ne respectaient pas tous les certificats de sécurité de l’Union. Ils ont constaté la vétusté des infrastructures et l’absence de coordination ferroviaire.
Ces dernières années, les États ont investi essentiellement dans la réalisation de lignes nationales à grande vitesse. Pour des compagnies ferroviaires comme la Deutsche Bahn en Allemagne et la SNCF en France, les voyages transfrontaliers sont une activité annexe. La création de lignes internationales est jugée potentiellement dangereuse car elle permet à des concurrents de s’engouffrer sur les marchés nationaux. L’espace ferroviaire unique européen existe en termes d’ouverture de marché mais reste à construire physiquement.
Tous les déplacements de moins de 500 km neutres en carbone d’ici 2030
La stratégie de mobilité de l’Union européenne appelle à rendre tous les déplacements de moins de 500 km neutres en carbone d’ici 2030. La Commission de Bruxelles demande aux États de privilégier le train électrique comme mode de transport, pour atteindre cet objectif.
Même en tenant compte de l’utilisation de combustibles fossiles dans la production d’électricité, les trains produisent en moyenne environ un cinquième des émissions de gaz à effet de serre par passager-kilomètre produites par les avions et moins de la moitié de celles des bus, selon l’Agence européenne pour l’environnement. En 2019, seuls 8 % de la distance parcourue par voie terrestre dans l’Union se faisait par chemin de fer. Même dans les pays les mieux dotés en lignes ferroviaires, l’Autriche et les Pays-Bas, les chiffres sont de 13 % et 11 %. Dans ces pays, plus de 75 % des déplacements terrestres sont réalisés en voiture.
L’espace ferroviaire européen est la juxtaposition de plusieurs réseaux nationaux
En Allemagne, seulement 6,5 millions de voyages internationaux en direction des autres pays de l’Union ont été réalisés en train en 2019, contre 110 millions en avion.
L’espace ferroviaire européen est la juxtaposition de plusieurs réseaux nationaux. Quatre niveaux de tension différents sont utilisés, les systèmes de signalisation et de sécurité ne sont pas interconnectés et l’espacement des rails n’est pas le même dans tous les États. Les pays baltes utilisent l’écartement le plus large, en vigueur en Russie, quand l’Espagne et le Portugal ont, au contraire, l’écartement le plus faible.
L’Agence ferroviaire européenne tente de promouvoir une convergence des normes mais les progrès sont très lents. L’ouverture à la concurrence reste toute relative, ce qui limite le développement de liaisons internationales. La séparation de la gestion des infrastructures des opérateurs de transports est bien souvent virtuelle.
En France, le réseau est dans le giron de la SNCF. En Allemagne, la Deutsche Bahn qui a la charge également des infrastructures facture des frais de service élevés, dissuadant ainsi la concurrence. Il est à noter que la Suède ne demande que le paiement des coûts de maintenance supplémentaire dont les nouveaux utilisateurs ont besoin, ce qui a favorisé l’arrivée de nouveaux opérateurs comme FlixTrain et MTR qui ont réduit les prix.
Les compagnies historiques possèdent bien souvent les gares leur offrant un avantage concurrentiel évident en matière logistique. Au niveau de l’aérien, les aéroports sont gérés de manière indépendante, ce qui garantit un minimum de concurrence entre les compagnies même si Air France ou Lufthansa sont évidemment mieux traitées dans leur pays d’origine.
Le train plus cher que le low-cost
Le développement du transport ferroviaire international est également freiné par la non-interopérabilité des systèmes de billetterie. Seules quelques agences vendent des billets de train sur tout le continent. En cas de remboursement, les opérateurs ne sont responsables que de la partie du voyage sur leurs propres trains. Le train est peu compétitif par rapport à l’avion en raison non seulement des temps de transports mais aussi du coût. Les billets de train internationaux sont souvent plus chers que ceux mis en vente pas les compagnies aériennes low-cost.
Pour favoriser le train, certains demandent de taxer les émissions carbones des avions, d’autres souhaitent l’interdiction de ces derniers pour les trajets inférieurs à 4 heures.
L’Europe du fer reste de papier
Un recours au rail pour les déplacements intra-européens nécessitera un effort d’investissement important avec la réalisation de lignes à grande vitesse sillonnant l’Europe. Compte tenu des coûts des infrastructures, sans appui financier communautaire, ce projet a de fortes chances de rester lettre morte. Les difficultés financières récurrentes de L’Eurostar ou du Thalys n’incitent pas à la mise en place d’une Europe du fer. Par ailleurs, les populations souhaitent que les pouvoirs publics privilégient non pas les liaisons internationales mais celles du quotidien. En France, plusieurs partis politiques s’opposent à la réalisation de la ligne à grande vitesse Bordeaux/Toulouse ou à la modernisation de la Gare du Nord avec la création d’un terminal international.
Le SNES-FSU et les syndicats de la FSU hors de France (fédération syndicale majoritaire à l’AEFE comme à l’Éducation nationale) ont appelé à la grève et à l’action sous des formes diverses dans le réseau des établissements français à l’étranger depuis lundi 22 novembre.
Une grève liée aux conséquences de la Covid-19
Les syndicats ont décidé de procéder à une mobilisation au cours de cette semaine pour dénoncer l’autoritarisme qui, à la faveur de la crise sanitaire, s’est renforcé dans de nombreux établissements du réseau AEFE mais aussi dans les services centraux de l’AEFE.
Dématérialisation, planning aléatoire, tensions avec les parents d’élèves, toutes ces conséquences de la Covid-19 ont particulièrement marqué les instituteurs et professeurs du réseau de l’Agence d’Enseignement Français à l’Etranger.
L’Agence a, en effet, pérennisé certains fonctionnements liés à la crise sanitaire : formation continue en distanciel et hybride, reprise de l’enseignement à distance à la moindre occasion, tentative de récupération de jours “perdus”, modification du calendrier scolaire… Pour les syndicats, l’administration exige des personnels qu’ils soient corvéables à merci.
Le dialogue social, victime collatéral de la pandémie
Autre sujet qui a amené les syndicats à lancer cette semaine de mobilisation : le déni de dialogue social dont feraient preuve l’AEFE mais aussi les équipes de direction dans un certain nombre d’établissements du réseau.
Ainsi les personnels ne seraient pas écoutés. Leurs difficultés ne seraient pas prises en compte. Comme au Liban, où les personnels de droit local perçoivent des salaires de misère sans aucune aide de l’Agence. En Grèce, les personnels sont soumis à la pression fiscale grecque, là encore sans véritable soutien de l’AEFE. Aux personnels qui n’ont pas pu rentrer en France depuis 2 ans, l’AEFE répond que la règle est la même pour toutes et tous et que leur présence était obligatoire à la rentrée en septembre.
La dégradation des rémunérations
Dans les établissements, le nombre de postes de recrutés locaux a explosé sans forcément répondre aux enjeux pédagogiques. En choisissant de recruter sous statut local et non comme détaché de la fonction publique, le personnel se retrouve en proie aux aléas locaux comme au Vénézuela où l’inflation a réduit à zéro les salaires versés.
Pire, les frais de quatorzaine et les surcoûts liés à la crise sanitaire ne sont pas pris en charge pour tous les personnels. Ces différences provoquent des tensions au sein du corps enseignant et aggravent les situations des personnels concernés.
Grève suivie ?
Les secteurs HDF (Hors De France) des syndicats de la FSU ont déposé un préavis de grève à l’AEFE pour chaque jour de cette semaine (du 22 au 26 novembre). Les sections d’établissements du réseau détermineront localement la ou les journées de grève. Il faut donc attendre ce week-end pour connaitre l’ampleur du mouvement. Nous y reviendrons.