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  • Baccalauréat à l’étranger : les examens 2022 commencent

    Baccalauréat à l’étranger : les examens 2022 commencent

    Pour les jeunes Français de métropole comme pour leurs compatriotes expatriés et scolarisés dans le réseau des écoles et lycées français à l’étranger, ce mercredi 11 mai marque le début des épreuves du Baccalauréat. Le retour à la normal après la Covid mais avec un tout nouveau baccalauréat.

    Résultats AEFE 2020 – Baccalauréat ©AEFE

    En 2020, l’AEFE avait signé une promotion d’excellence avec un taux de réussite de 98,9%. On souhaite aux inscrits de cette année la même réussite. Mais pour l’heure, c’est le temps des premiers examens.

    En effet, les épreuves écrites de spécialité du baccalauréat général et technologique, qui devaient se tenir les 14, 15 et 16 mars, ont été reportées aux 11, 12 et 13 mai. C’est donc le coup d’envoi ce mercredi 11 mai ! Après deux années perturbées par la crise sanitaire, les épreuves écrites terminales des enseignements de spécialité (EDS) se dérouleront pour la première fois :

    • Les 11, 12 et 13 mai pour la métropole, La Réunion, Antilles-Guyane ; et les élèves à l’étranger du groupe 1
    • Les 18, 19 et 20 mai pour Mayotte ; et les élèves à l’étranger du groupe 2

    Selon les spécialités, ces épreuves sont complétées par des épreuves orales ou d’évaluation des compétences expérimentales. 

    Les autres épreuves du Baccalauréat

    Les épreuves écrites anticipées de français, qu’elles soient faites au titre de la session 2022 ou par anticipation au titre de la session 2023, auront lieu le vendredi 10 juin 2022. Tandis que l »épreuve écrite terminale de philosophie aura lieu la veille le jeudi 9 juin 2022.

    Du côté des évaluations écrites de langues vivantes A et B (amharique, arménien, bulgare, cambodgien, coréen, danois, finnois, grec moderne, norvégien, persan, serbe, suédois, tamoul, tchèque, turc, vietnamien), les épreuves se dérouleront :

    • le lundi 30 mai 2022 de 14 h à 15 h 30 pour la classe de première ;
    • le mardi 31 mai 2022 de 14 h à 15 h 30 pour la classe de terminale.

    Le calendrier des épreuves orales comme le calendrier des épreuves pratiques sont fixés par le recteur de l’académie de rattachement, en fonction des propositions émises par les services de coopération et d’action culturelle des ambassades dans ces pays, à l’exception de l’évaluation des compétences expérimentales de physique-chimie et de sciences de la vie et de la Terre du baccalauréat général qui se déroulera :

    • du 31 mai au 3 juin 2022 pour l’Amérique centrale, l’Asie-Pacifique

    L’évaluation d’Histoire-Géographie est fixée au mercredi 1er juin 2022 :

    • de 8 heures à 12 heures (heure de Paris) pour les centres situés en Afrique du Sud, en Australie, en Belgique, en Chine, en Grèce, aux Émirats arabes unis, au Japon, au Kenya, au Luxembourg, aux Pays-Bas, en République de Maurice, à Singapour, en Suède, en Russie et au Vietnam ;
    • de 9 heures à 13 heures (heure de Paris) pour les centres situés en Irlande et au Royaume-Uni.

    Les candidats des centres d’Amérique du nord, du Liban, d’Algérie, du Maroc et de la Tunisie composeront aux dates que les recteurs des académies de rattachement auront arrêtées.

    L’évaluation spécifique de remplacement est fixée le  mercredi 15 juin 2022 de 14 heures à 18 heures (heure de Paris).

    Pour l’évaluation spécifique de Littérature, les élèves qui ont choisi cette option seront convoqués le mardi 31 mai 2022 :

    • de 8 heures à 12 heures (heure de Paris), pour les centres situés en Afrique du Sud, en Australie, en Belgique, en Chine, en Grèce, aux Émirats arabes unis, au Japon, au Kenya, au Liban, au Luxembourg, au Pays-Bas, en République de Maurice, à Singapour, en Suède, en Russie et au Vietnam ;
    • de 9 heures à 13 heures (heure de Paris) pour les centres situés en Algérie, en Irlande, au Maroc, au Royaume-Uni et en Tunisie.

    Les candidats des centres d’Amérique du Nord composeront aux dates que le recteur de l’académie de rattachement aura arrêtées.

    L’évaluation spécifique de remplacement est fixée le  mardi 14 juin 2022 de 14 heures à 18 heures (heure de Paris).

    Et le bac technologique ?

    Des centres d’examen du baccalauréat technologique sont ouverts dans les séries suivantes :

    • STMG spécialité gestion et finance : Côte d’Ivoire, Gabon, République de Maurice, Inde, Luxembourg, Madagascar, Maroc, Sénégal, Tunisie et Vanuatu ;
    • STMG spécialité mercatique (marketing) : Cameroun, Côte d’Ivoire, Djibouti, Espagne, Gabon, République de Maurice, Luxembourg, Madagascar, Maroc, Qatar et Tunisie ;
    • STMG spécialité ressources humaines et communication : Djibouti, Gabon, République de Maurice et Maroc ;
    • STMG spécialité systèmes d’information de gestion : République de Maurice et Madagascar ;
    • STI2D : Mexique.

    Organisation des épreuves

    Chaque candidat est convoqué sur deux journées (un jour par épreuve) aux deux épreuves correspondant chacune à une spécialité de sa formation. Les sujets sont conformes au programme limitatif de chaque discipline et aux attendus de la classe de terminale. Au regard du contexte, de nouveau perturbé cette année par la situation sanitaire, les sujets de spécialité de cette session sont aménagés afin que les candidats puissent disposer d’un choix de questions ou d’exercices.

    Tous les candidats et correcteurs ont été convoqués à la mi-avril par les services académiques de rattachement.

    Il est recommandé et mentionné sur les convocations des candidats de se présenter dans le centre d’examens 30 minutes avant le début de l’épreuve. Au-delà de l’heure de début, seul le chef de centre, peut autoriser, à titre exceptionnel, l’accès à la salle de composition, sans temps supplémentaire.

    Les résultats des épreuves de spécialités seront connus en même temps que les autres épreuves du bac, soit début juillet.

    Documents à fournir

    Alors qu’ils se préparent à ces épreuves, il y a deux choses qu’il ne faudra surtout pas oublier le jour des différents examens du baccalauréat  : sa convocation et sa pièce d’identité. Comme le rappelle le site du service public, les pièces d’identité acceptées pour les examens et concours publics sont un passeport, une carte d’identité ou un permis de conduire en cours de validité avec votre photo.

    En revanche, si la pièce d’identité vient de périmer ou périmera avant de passer une des épreuves suivantes, pas de panique. Cette année, exceptionnellement, « il est possible de présenter un titre d’identité expiré depuis moins de 5 ans pour la passation des épreuves du baccalauréat et des autres examens et concours », indique le ministère de l’Éducation nationale dans sa foire à questions sur le bac.

    Rappel des classements des établissements

    Groupe 1 (A) : Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Ghana, Guinée, Mali, Mauritanie, Sénégal et Togo.

    Groupe 1 (B) : Algérie, Angola, Bénin, Cameroun, Congo, Gabon, Irlande, Niger, Nigéria, Portugal, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Royaume-Uni, Tchad et Tunisie.

    Groupe 1 (C) : Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Égypte, Espagne, Guinée équatoriale, Hongrie, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Pologne, République tchèque, Serbie, Suède et Suisse.

    Groupe 1 (D) : Afrique du sud, Arabie saoudite, Bahreïn, Bulgarie, Chypre, Comores, Djibouti, Éthiopie, Grèce, Israël, Jordanie, Kenya, Koweït, Lituanie, Madagascar, Mozambique, Qatar, Roumanie, Russie, Turquie et Ukraine.

    Groupe 1 (E) : Arménie, Émirats arabes unis, Géorgie, République de Maurice.

    Groupe 1 (F) : Iran.

    Groupe 2 : Les autres pays

  • Rencontre avec la directrice du Lycée français André Malraux de Rabat

    Rencontre avec la directrice du Lycée français André Malraux de Rabat

    Congrès des 120 ans de la Mission laïque française 

    Dans le cadre du Congrès de la MLF, nous avons échangé avec Sophie Churlet, directrice du lycée français international André Malraux à Rabat, l’établissement hôte de l’évènement. 

    Pour les 120 ans de la Mission laïque française et les 25 ans de l’OSUI, le réseau de l’enseignement français à l’étranger, a organisé un congrès international à Rabat, au Maroc. Pour Sophie Churlet, la directrice du lycée André Malraux, « c’est un honneur » d’accueillir l’évènement dans son école.

    La laïcité dans les établissements français au Maroc

    Le lycée André Malraux accueille à 98% des élèves sont marocains et sont donc tous musulmans. La façon de mettre en avant la laïcité peut donc se poser. Aux yeux de la directrice, la laïcité « est un non sujet », dans le sens qu’elle est synonyme d’acceptation et de respect de l’autre. De plus, toutes les familles qui s’inscrivent dans les « missions » connaissent les conditions d’entrée, et les valeurs qui y sont promulguées. Ainsi, un contrat de confiance et de dialogue est signé.

    Les conséquences de l’objectif présidentiel sur le lycée André Malraux

    Le président Emmanuel Macron a pour objectif de doubler l’effectif des élèves et d’élargir le réseau d’établissement français à l’étranger, à l’horizon 2030. Pour Sophie Churlet, cette visée peut être à double tranchant.

    La « mission » de Rabat ne peut plus accueillir de nouveaux élèves, il est donc impossible d’augmenter sa capacité. Cependant, l’Office scolaire universitaire et internationale (OSUI) – l’association soeur de la MLF dont font partie les lycées français marocains – est constamment sollicitée par des lycées privés bilingues marocains pour son expertise. Créer un partenariat avec de tels établissements pourrait participer à l’agrandissement du réseau.

    Par ailleurs, depuis 2019 de nombreuses structures scolaires privées ouvrent et créé de la concurrence dans le panorama éducatif français au Maroc. Cela impacte sur leur « capacité à communiquer sur leur expertise et leur savoir-faire » afin de convaincre les locaux à s’inscrire dans les missions.

    Ainsi, si l’objectif du chef de l’État est de promouvoir la langue et la culture française, « il faut le faire naturellement ». Cependant, elle estime qu’il ne faut pas transformer ce but en une campagne marketing ou de business.

    MLF
    Sophie Churlet, directrice du lycée français international André Malraux à Rabat, Maroc

    « Le monde d’après »

    Le thème du congrès de la MLF est « le monde d’après ». Alors que les élèves sont en pleine période Parcoursup et que leurs premières épreuves de Baccalauréat démarrent ce mercredi 11 mai, nous nous interrogeons sur leur avenir. D’après Sophie Churlet, une grande partie de ses élèves souhaitent s’envoler du Maroc pour aller étudier à l’international. C’est dans cette visée qu’ils ont suivi un parcours scolaire à la MLF.

    En revanche, elle tient à souligne la croissance incessante de la qualité des universités marocaines. De cette manière, elle présage qu’à l’avenir de plus en plus de ses lycéens voudront rester dans leur pays pour poursuivre leurs études supérieures. De plus, son désir pour les jeunes de son lycée est qu’ils reviennent dans leur pays à la suite de leurs études, afin de participer à la croissance du Royaume.

    De son côté, son « unique objectif » est que les lycéens soient heureux d’apprendre dans son enceinte scolaire.

    Ecoutez le podcast avec Sophie Churlet

    Retrouvez ce podcast sur toutes vos plateformes préférées

    Podcast liste
  • Soutien scolaire

    Soutien scolaire

    Lesfrancais.press et le site Expert-pro.com vous proposent une sélection parmi des centaines d’experts, des professeurs, étudiants et professionnels spécialisés dans le soutien scolaire aux enfants expatriés.

    Que ce soit en présentiel ou en ligne, nos experts peuvent vous accompagner où que vous soyez. Grace à leur fine connaissance du réseau des établissements français à l’étranger et à leur expérience accumulée au fil des années et des familles, ils aideront vos enfants à passer le cap de l’intégration, à s’adapter à l’environnement scolaire et bien-sur à maitriser les matières enseignées.

    Ecole française ? Ecole internationale ? Ecole locale ? Nous avons toujours un expert près à vous aider pour surmonter ce cap et assurer l’avenir de vos enfants.

    Bonus de l’abonnement, Lesfrancais.press, la première séance ou le bilan sont offerts en les contactant via le formulaire dédié.

    CEFEL – Centre Educatif Français en E-learning

    Des programmes individualisés de soutien / aide aux devoirs / remise à niveaux, pris en charge par des enseignants titulaires de l’EN et spécialement dédiés aux élèves en phase de réintégration dans le système scolaire français.
    Toutes matières et tous niveaux.

    Email :[email protected] Site :https://www.cefel.org/ Langue : français
    International – En ligne

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    Virginie Duchatelet

    Coach professionnelle certifiée, spécialisée en coaching scolaire, formée au bilan de motivation et d’orientation SISEM et expatriée à Prague, j’accompagne les adolescents et jeunes adultes de 12 à 25 ans.
    J’interviens sur différentes thématiques : orientation, méthodologie, organisation, développement de l’auto discipline dans le travail scolaire, motivationpréparation aux oraux et entretiens, gestion des écrans (meilleure utilisation des smartphones et des réseaux sociaux).

    Bienveillanceempathie et énergie m’animent dans mes accompagnements de jeunes.

    Email :[email protected] Site :https://www.virginieduchatelet-coaching.com/ Langue : français,
    République Tchèque – International – En ligne & en présentiel

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    Eugenie Pettigrew Leydier

    Orthopédagogue (formation universitaire du Québec), membre impliquée de l’ADOQ et fondatrice d’AIDEOR, j’aide les élèves francophones expatriés vivant des défis scolaires, à atteindre une réussite éducative. Je connais l’expatriation, habitant à l’étranger depuis 2012. Je connais le programme du système français et de l’école québécoise, étant franco-canadienne. Je pratique la téléorthopédagogie depuis 2018 ; rééducation en français (lecture et écriture) et en mathématique, développement des fonctions exécutives et application de stratégies compensatoires. Je dépiste (hypothèse de trouble DYS), évalue et interviens de manière ludique et appuyée des recherches et des formations professionnelles (techniques spécifiques). Je prends l’apprenant dans sa globalité et veille à stimuler sa métacognition. Je collabore avec différents intervenants pour aider l’enfant à développer son plein potentiel !

    Email : [email protected] 
    Site : https://orthopedagogueugenie.wixsite.com/noble?lang=fr
    Langue : français, anglais
    Japon – International – En ligne

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    éducation française

  • Intensification du duo franco-allemand pour l’UE

    Intensification du duo franco-allemand pour l’UE

    Le chancelier allemand Olaf Scholz et le président français Emmanuel Macron se sont engagés à intensifier la relation franco-allemande et à mener l’Europe sur la voie de réformes qui permettront une UE plus forte et plus souveraine.

    Après avoir exposé sa vision de l’Europe lors de la conclusion de la conférence sur l’avenir de l’Europe, lundi 9 mai, Macron s’est rendu à Berlin pour discuter de la mise en œuvre des recommandations relatives à la réforme de l’UE.

    À la lumière des défis actuels — notamment la guerre d’agression russe — le « partenariat et l’amitié franco-allemande sont plus importants que jamais en tant que moteur et source d’inspiration pour le projet européen », a déclaré M. Scholz lors de la conférence de presse.

    Les deux dirigeants ont annoncé qu’ils souhaitaient intensifier les consolations bilatérales sur la réforme de l’UE et parler d’une seule voix. C’est pourquoi les deux chefs d’État ont annoncé une consultation conjointe des ministres qui devrait avoir lieu au lendemain des élections générales françaises, début juillet.

    « Je souhaite que nous renforcions à nouveau la coordination au niveau bilatéral et qu’un conseil des ministres franco-allemand ait lieu dans les prochaines semaines », a déclaré M. Macron.

    Selon les analystes, cela pourrait changer la donne.

    « Le conseil des ministres franco-allemand, qui a lieu après les élections législatives en France, pourrait être le point de départ d’une relance de la reconstruction européenne », a déclaré à EURACTIV le directeur du Centre de politique européenne à Paris, Marc Uzan.

    Réforme de l’UE ?

    Les deux dirigeants ont convenu que la situation actuelle nécessite des décisions capitales. Alors que de nombreuses recommandations de la Conférence sur l’avenir seraient réalisables dans le cadre du traité actuel, « il y a d’autres questions qui nécessitent un changement profond », a déclaré M. Macron.

    Le président Macron a également plaidé en faveur d’un congrès qui pourrait conduire à des modifications du traité. Une voie similaire a également été envisagée dans l’accord de coalition allemand, qui appelle à utiliser les résultats de la conférence comme un « moment constitutionnel »pour l’UE qui devrait conduire à « une évolution supplémentaire vers un État européen fédéral ».

    Toutefois, M. Scholz a montré une certaine hésitation à réitérer ces objectifs ambitieux en déclarant que « nous en serions » si « un consensus pouvait être trouvé » sur la réforme des traités.

    « Une plus grande efficacité peut également être atteinte en Europe sans devoir passer directement à la modification des traités », a déclaré M. Scholz. Il a souligné qu’« il serait important » de passer au vote à la majorité pour les questions de politique étrangère de l’UE, ce qui est déjà possible dans le cadre du traité existant — une mesure également fortement soutenue par M. Macron.

    Visuel de la Conférence sur l’avenir de l’Europe qui s’est tenue le ludi

    Vers une Europe à plusieurs vitesses ?

    L’appel à la réforme de l’UE lancé par la Conférence sur l’avenir de l’Europe a déclenché une réaction considérable de la part des États membres d’Europe orientale et scandinave.

    Treize États membres ont déclaré dans un document commun qu’ils ne soutiendraient pas « les tentatives inconsidérées et prématurées de lancer un processus de changement des traités. »

    M. Macron a indirectement répondu à ces préoccupations lors de son discours au Parlement européen lundi 9 mai en optant pour une Europe à plusieurs vitesses.

    « Je suis bien conscient des craintes d’une Europe à plusieurs vitesses », a-t-il déclaré, ajoutant que les « plus sceptiques ou les plus hésitants » ne devraient pas ralentir l’Europe. C’est ce qui « permettra à notre Europe de s’affirmer comme une puissance », a-t-il souligné.

    M. Macron a également plaidé pour une Europe à plusieurs vitesses qui permettrait une intégration plus souple du voisinage européen — notamment en ce qui concerne les Balkans occidentaux ou l’Ukraine et le Royaume-Uni. Selon M. Macron, cela pourrait prendre la forme d’une « communauté politique européenne ».

    Ce concept impliquerait la possibilité d’établir une coopération plus étroite avec des pays géographiquement proches et « attachés au même ensemble de valeurs que nous » sans passer par le long processus d’élargissement, a déclaré M. Macron.

    Cette communauté politique ne fermerait pas les portes de l’adhésion à l’UE, mais elle fournirait une plateforme de rapprochement politique et d’intégration partielle sans faire officiellement partie du bloc.

    M. Scholz a qualifié la proposition d’« approche intéressante pour faire face aux grands défis qui nous attendent ».

    Toutefois, M. Scholz a également souligné que cette approche ne devrait pas entraver le processus d’adhésion des pays actuellement candidats dans les Balkans occidentaux, comme la Macédoine du Nord.

    Dans l’ensemble, M. Scholz a souligné que « nous voulons parvenir très rapidement à des accords concrets afin d’avancer dans l’intégration de notre UE et en ce qui concerne les Balkans occidentaux. »

  • Rwanda : procès de Laurent Bucyibaruta à Paris

    Rwanda : procès de Laurent Bucyibaruta à Paris

    Le lundi 9 mai s’est ouvert à Paris, le procès de Laurent Bucyibaruta. Haut fonctionnaire rwandais, il est accusé d’avoir participé au génocide des Tutsis en 1994. 

    Le procès de Laurent Bucyibaruta, haut fonctionnaire rwandais, s’est ouvert lundi 9 mai aux assises de Paris. Il est le plus haut responsable liés au génocide rwandais de 1994, jamais jugé en France. 

    Complicité de génocide

    En 1994, le génocide des Tutsis au Rwanda a coûté la vie à près d’un millions de personnes en une centaine de jours. 

    L’ancien préfet de Gikongoro, va comparaitre durant deux mois pour “génocide”, “complicité de génocide” et “complicité de crime contre l’humanité”. Il est notamment accusé d’avoir ordonné l’ordre du massacre de plusieurs dizaines de milliers de civils, après les avoir invités à se réfugier dans une école de Murambi. 

    Âgé de 78 ans, l’homme est réfugié en France depuis 1997. Si durant des années, le tribunal pénal international rwandais réclamait l’accusé, il était dessaisi au profit de la juridiction française. 

    Au cours du procès, cent-quinze témoins seront entendus, et l’accusé risque la réclusion criminelle à perpétuité. 

    Laurent Bucyibaruta aux assises à Paris

    Une réjouissance pour le Rwanda

    A Kigali, les Rwandais se réjouissent de l’ouverture du procès. Aux yeux d’Alain Mukuralinda, porte-parole adjoint du gouvernement, elle a une double signification. D’un côté, elle exprime un message de justice au peuple rwandais et tutsi. Pour eux, le procès est un soulagement. Par ailleurs, cela traduit une bonne entente diplomatique entre les deux pays

    Duplex à Kigali de TV5MONDE

  • Fiscalité des expatriés : ce que proposent les programmes législatifs

    Fiscalité des expatriés : ce que proposent les programmes législatifs

    Les législatives vont permettre de déterminer qui conduire la politique gouvernementale de la France pendant les 5 années à venir. Deux options s’offrent aux Français soit renforcer le pouvoir présidentiel en lui donnant une majorité forte ou au contraire nuancer le mandat donné il y a quelques jours à Emmanuel Macron en lui imposant une cohabitation avec une personnalité de gauche. C’est du résultat des législatives que dépendent la mise en place des différentes mesures pour les expatriés donc la fiscalité des expatriés.

    On fait le point sur les principaux points des deux favoris, Ensemble, réunissant Renaissance (anciennement LREM) et ses alliés (Horizons, Modem, Printemps républicain) pour la majorité présidentielle et NUPES, soit la Nouvelle Union Populaire Ecologiste et Socialiste , réunissant la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon, EELV et le Parti socialiste.

    Ensemble : ouvrir les niches fiscales aux expatriés

    Pour les amis du Président de la République, la fiscalité est un sujet à prendre avec des pincettes. Refroidis par la réforme avortée de 2019 qui était portée par Anne Genetet et qui a fini par être annulé en 2021. Pourquoi ? Car mal pensée, elle aurait provoquée l’explosion de l’imposition des petits revenus tout en sauvegardant un taux préférentiel pour les gros patrimoines.

    Ayant tiré les leçons de cet écueil, Frédéric Petit avait proposé rapidement la création d’un statut de résidence de replis qui a finalement été repris dans le programme de l’élection présidentielle en 2022.

    L’idée est de proposer aux Français de conserver une résidence en France qui leur permettrait d’accéder à de nombreuses dispositions dont certaines fiscales. En effet, actuellement, les expatriés paient leurs impots en France sur certains revenus français mais ne peuvent accéder aux niches fiscales pour rénover leurs biens, louer un bien sous le régime social et bénéficier d’un abattement d’impôts, et se retrouvent aussi taxés au titre de la résidence secondaire.

    En cas de victoire d’Ensemble, les candidats l’assurent, cette mesure serait prise dès la prochaine Loi de finances soit celle pour 2023. Et elle sera surement la seule sur le plan fiscal pour les Français de l’étranger. Pas de modification en vue pour la CSG toujours payée par ceux établis hors de l’Union européenne ou pour l’Impôt de solidarité payé par nos compatriotes au sein de l’UE.

    NUPES : les idées de Mélenchon s’imposeront-t-elles ?

    Lors des négociations entre les différents partis qui composent la NUPES, le sujet de la fiscalité des expatriés n’a pas été évoqué. En reprenant les programmes du PS ou d’EELV, on constate qu’aucune mesure sur ce thème précis n’avait été annoncée mais du côté de la France insoumise, un vieux serpent de mer refait surface.

    Portée depuis longtemps par Jean-Luc Mélenchon, reprise quelques mois même par Nicolas Sarkozy, la mesure phare du premier parti de la Nouvelle Union Populaire Ecologiste et Socialiste c’est l’imposition au passeport !!!

    Qu’est ce que cette mesure impliquerait ? Elle conduirait à la dénonciation des conventions fiscales actuellement en vigueur entre notre pays et le reste du monde. L’idée, et les USA le font, est de permettre à l’Etat français d’imposer tous citoyens français ou que soit sa résidence officielle.

    On l’ a compris, l’idée est de faire la chasse aux évadés fiscaux. Ils existent dans la communauté des Français de l’étranger. On estime qu’ils représentent moins de 10% des 3 millions de Français établis hors de France. Mais la mesure s’appliquerait à tous, ainsi les loyers, les salaires, les dividendes, les retraites que vous percevriez dans un autre Etat, même si ces ressources n’ont aucun lien avec la France, seraient à déclarer au fisc et seraient imposés selon le barème en vigueur dans notre pays.

    Comme pour la réforme d’Anne Genetet, cette disposition touchera en premier lieu les revenus de la classe moyenne. Deuxième problème, elle conduira forcément à des problèmes de double imposition comme les franco-américains peuvent connaitre. Sauf que pour les USA, on peut renoncer à sa nationalité mais on ne peut abandonner celle française.

    Deux camps, deux visions opposées

    On constate donc que la fracture entre les deux blocs susceptibles d’obtenir la majorité le 19 juin est profonde et sans possibilité de réconciliation.

    Si la proposition du camps macroniste semble modeste, elle a des conséquences positifs immédiates pour le plus grand nombre d’expatriés, celle du camps mélenchoniste aura le mérite de dissiper la suspicion permettante des Français sur leurs expatriés, toujours accusés de fuir les impôts français. Mais « l’imposition au passeport » transformera définitivement les relations entre les résidents d’un pays et les autorités fiscales du pays et entrainera une cohorte de complications. Mais pour l’instant, en cas de victoire de la NUPE, on ne sait pas si la mesure sera reprise ou non dans leur futur plan pour gouverner la France.

  • Les « missions » marocaines, un réseau intergénérationnel

    Les « missions » marocaines, un réseau intergénérationnel

    Congrès des 120 ans de la Mission laïque française 

    Dans le cadre du Congrès de la MLF, nous avons échangé avec Sonia Hasnaoui, la présidente de l’Association des parents d’élèves au Lycée français international Louis-Massignon de Casablanca. 

    Post-période Covid, coût de l’éducation française à l’étranger, laïcité… Les sujets ont été nombreux et riches avec Sonia Hasnaoui, la présidente de l’APE du Lycée Louis-Massignon de Casablanca. Cette association existe depuis 2006 et a été créée par d’anciens élèves des « missions », aujourd’hui parents d’élèves. Tous bénévoles, ils représentent 5000 familles et plus de 4600 élèves sur un réseau d’établissements dans la capitale économique du Maroc. 

    A ses yeux le Congrès à Rabat est une opportunité fabuleuse d’entrevoir et mettre en place des solutions d’avenir pour les enfants. Après deux années annulées à cause de la pandémie, il s’agit également d’une occasion de pouvoir se réunir et partager autour des valeurs pédagogiques. 

    La crise sanitaire 

    L’établissement Louis Massignon de Casablanca a “très bien rebondi” grâce à son réseau informatique. Avant le début de la pandémie de coronavirus, le lycée était en train de l’installer, et a donc pu rapidement s’adapter pour le distanciel. 

    Cependant, à l’instar du reste du monde, le passage au travail à distance a été difficile d’un point de vue humain. Il a fallu s’adapter et trouver de nouveaux repères. Sonia Hasnaoui tient tout de même à féliciter l’ensemble du corps scolaire pour son travail. 

    La reprise a, par ailleurs, été délicate car il a fallu faire le chemin inverse et se réadapter au milieu scolaire. L’anxiété était présente chez les élèves, en partie à cause du port du masque. Les professeurs ont également dû faire des cours de remise à niveau pour les élèves qui avaient eu du mal à travailler loin de l’école. 

    Néanmoins, ils se sont vite réappropriés l’environnement et se sont rendus compte que “rien ne remplace l’école à l’école”. 

    Le financement des établissements

    Durant la période de crise Covid, de nombreuses familles à travers le globe ont rencontré des difficultés à assurer les onéreux frais de scolarité. Une situation source de tensions entre les parents et le personnel des Lycées français à l’étranger. 

    Si la Mission laïque française est une association à but non lucratif et ne perçoit pas d’aide de financement de la part des gouvernements français et locaux, l’État français a apporté son aide au réseau durant la pandémie. Mais cela n’était pas suffisant. Ainsi, l’APE s’est posée en tant que relais entre les « missions » et les familles afin de trouver des solutions. Gratuité, étalonnage, réduction des frais, ont ainsi été de mise. 

    Par ailleurs, la demande d’une réduction des frais de scolarité est omniprésente au sein des structures françaises à l’étranger. Durant la campagne présidentielle, plusieurs candidats avaient fait de la gratuité de la scolarité, une promesse de campagne. Pour Sonia Hasnaoui et l’Association des parents d’élèves, il est nécessaire de procéder à une baisse du coût, ils attendent donc des solutions concrètes telles que la caisse de solidarité. 

    MLF
    Sonia Hasnaoui, président de l’APE, lors du Congrès des 120 ans de la MLF à Rabat, Maroc

    La laïcité au Maroc 

    Le réseau d’établissements de la MLF au Maroc est le deuxième plus important du monde, le premier étant au Liban. Un fait qui paraît surprenant lorsque nous savons que la religion a une place de premier plan dans le Royaume. 

    Les parents inscrivent leurs enfants dans les écoles de la mission, car ils se sentent proches de la culture française et apprécient l’enseignement octroyé. De cette manière, ils respectent la laïcité et la vivent “en bonne intelligence”. A leurs yeux, l’important est finalement de respecter les croyances de chacun. Ils se tournent donc vers la MLF pour les valeurs de partage, de respect et de tolérances importantes au réseau. 

    Les changements pour le réseau de la MLF

    Le Congrès des 120 ans de la Mission à Rabat a pour thème “le monde d’après”. De cette manière, les trois jours ont été animés par des cycles de conférences sur les questions d’enseignement, de développement et d’enjeux politiques. 

    Pour Sonia Hasnaoui, l’enjeu principal pour l’avenir du réseau est que l’élève et l’enseignant restent les préoccupations principales. Ainsi, elle voudrait que la mission puisse assurer le bon recrutement du corps enseignant. 

    Par ailleurs, l’APE aimerait que l’esprit d’appartenance y soit plus développé. En tant qu’anciens élèves des lycées, les membres de l’association veulent qu’un lien continu se forme entre les différentes générations. Finalement, « faire des missions marocaines un réseau intergénérationnel ».

    Ecoutez le podcast avec Sonia Hasnaoui, la présidente de l’APE

    Un podcast à retrouver sur toutes vos plateformes favorites

    Podcast liste
  • Législatives Royaume-Uni : Alexandre Holroyd, bilan et perspectives

    Législatives Royaume-Uni : Alexandre Holroyd, bilan et perspectives

    Alexandre Holroyd, député, réinvesti candidat aux élections législatives de juin 2022 en Europe du Nord par Ensemble !, la majorité présidentielle d’Emmanuel Macron.

    Jeudi 5 mai, les premières investitures d’Ensemble ! la majorité présidentielle, du Président de la République, ont été communiquées dans le cadre des élections législatives françaises qui se dérouleront du 27 mai au 1er Juin 2022 (en ligne) et les 5 et 19 mai (à l’urne). En Europe du Nord, l’actuel député Alexandre Holroyd est réinvesti et dispose du soutien plein et entier d’Emmanuel Macron et de l’ensemble de la majorité présidentielle.

    Le site lesfrançais.press l’a rencontré. 

    Nous avons divisé cet entretien en trois parties. Le Brexit, sa circonscription et les services consulaires. 

    Alexandre Holroyd nous a d’abord expliqué pourquoi il est candidat. “Pour être candidat il faut réfléchir mûrement et se poser la question : qu’est-ce qu’on entend faire dans les cinq ans qui suivent ? J’aime passionnément cette circonscription parce que j’y ai grandi, parce que j’y ai étudié, parce que j’y ai travaillé, parce que je m’y suis marié, parce que j’y ai vécu pendant une grande partie de ma vie et que je la connais intimement. Je suis candidat parce que je pense que cette circonscription a beaucoup à amener à la France. Elle porte en elle par sa composition de par les pays qui nous accueillent beaucoup de choses, beaucoup de valeurs en lesquelles je crois. La protection de la liberté individuelle, la lutte contre le changement climatique. Ces valeurs qui sont au cœur des valeurs européennes et qui de Dublin à Helsinki en passant par Londres sont au cœur des sociétés dans lesquelles nous vivons. Et je suis candidat enfin parce que le Président de la République à proposé cinq ans de plus pour rénover, pour renforcer, pour donner une nouvelle énergie et un nouvel envol à notre pays et à notre Europe. Et pour ça il a besoin d’une majorité et les alternatives aujourd’hui sont dangereuses à mon sens pour le pays et pour l’Europe.” 

    Le Brexit 

    Les Français installés au Royaume-Uni ont dû régulariser leur situation avant le 1er janvier 2021 pour éviter de se retrouver en situation irrégulière. S’ils n’ont pas demandé le “settled status”, le nouveau statut de résident permanent destiné à tous les citoyens de l’Union Européenne installés au Royaume-Uni avant le 1er janvier 2021, ils perdront leur droit de travailler dans le pays. Pour Alexandre Holroyd, “il n’y a pas de chiffres précis indiquant combien de Français n’ont pas le settled status pour la simple et bonne raison qu’il n’y a pas de comptabilité précise de qui sont les Français  qui vivent au Royaume-Uni en général, et du coup on ne peut pas les soustraire aux Français qui auraient le settled status. Tout ce qu’on peut faire c’est réfléchir à ce qui se passe s’il y a des Français qui un jour veulent faire un settled status et se rendent compte que la démarche est difficile.”

    Alexandre Holroyd a en effet “ beaucoup travaillé sur cette question comme sur beaucoup d’autres dans le cadre du Brexit, parce que pendant les deux premières années quasiment de mon mandat j’ai œuvré à plein temps pour essayer de faire en sorte qu’on protège de façon très efficace les Français qui habitent au Royaume-Uni et qu’on essaie avant la fermeture des négociations de trouver plus de solutions possibles. Il y a une disposition qu’on a travaillée avec nos homologues britanniques pour créer une procédure d’urgence afin d’obtenir un settled status qui n’aurait pas été fait dans la période impartie. Cette procédure existe grâce à l’engagement des miens et de nombreux bénévoles volontaires et des ministres qui m’ont accompagné dans cet engagement. Cette réalité-là est vraie. Il y a un deuxième sujet, c’est qu’il y a des trous dans la raquette qui apparaissent au fur et à mesure et quelques fois qui ne sont pas faciles à résoudre. J’en ai un qui me pèse beaucoup qui est celui des jeunes Français qui ont été formés notamment dans le milieu médical au Royaume-Uni et qui aujourd’hui ne peuvent pas travailler en France. C’est un vrai problème pour lequel je suis en train de me pencher depuis plusieurs mois. J’essaie de trouver une solution. Je sais que ce n’est pas facile mais c’est sur ce genre de dossiers qui concerne la vie de nos concitoyens qu’il faut qu’ils aient un député qui connaisse ces problèmes et qui soit capable de trouver des solutions au niveau national.” 

    Au Royaume-Uni, la CSG, les télécoms, pour le moment tout fonctionne comme si le pays était encore dans l’Union Européenne. Alexandre Holroyd tient à nous dire que quand il est arrivé en fonction, il a “pris l’engagement de faire en sorte que les Français de sa circonscription ne soient plus imposés à la CSG, à la CRDS sur certains de leurs revenus de sources françaises. Un engagement que j’ai pris en 2017 et un engagement que j’ai réalisé dans le budget 2018 pour 2019 en faisant adopter par l’Assemblée Nationale un amendement qui fait précisément cela. C’est-à-dire qu’il exonère tous les Français vivant dans l’Union Européenne et dans la zone UE de prélèvements sociaux. C’est une grande victoire pour la circonscription et je suis fier d’avoir été en mesure de remplir le contrat moral que j’ai passé avec mes concitoyens. Et quid du Royaume-Uni ? Le pays était en passe de sortir de l’Union Européenne. J’ai longuement travaillé avec le Ministre des finances Olivier Dussopt, ainsi qu’avec la Commission européenne, et la position finale est que les Français vivant au Royaume-Uni resteront protégés par cette disposition qui les exonère de cotisations sociales et de CRDS sur certains revenus qu’ils peuvent avoir en France, donc cette réalité-là après un long travail elle est permanente.” 

    Depuis quelque temps, les relations entre la France et le Royaume-Unis se sont tendues avec le conflit sur la pêche, la gestion des migrants et le protocole nord-irlandais. Comment améliorer cette relation? Le Premier Ministre Britannique Boris Johnson a félicité ce vendredi soir Emmanuel Macron pour sa réélection, douze jours plus tard. Il n’y a pas eu de sommet franco-britannique depuis janvier 2018. “Vous évoquez un sujet auquel je suis très sensible”, répond Alexandre Holroyd, en ajoutant que son “père est anglais. C’est donc une histoire de famille. Ensuite je suis  président du groupe d’amitié entre l’Assemblée Nationale et la Chambre des Communes. J’ai de par mes fonctions beaucoup d’amis, de collègues au Royaume-Uni et j’ai essayé pendant l’ensemble de ce mandat de créer les conditions d’avancer là où on pouvait. Je ne vais pas vous menti,r c’est difficile. Ces dernières années ont été compliquées avec la relation franco-britannique. Compliquées par le Brexit, compliquées aussi, pour être franc, par ce que je décrirai comme un manque de volonté du côté britannique de réaffirmer ces liens notamment dans les deux dernières années. Quand le Président est arrivé en fonction, il est venu à Londres. On a signé avec Theresa May un accord ambitieux. Il était à Sandhurst. J’étais à ses côtés pour signer cet accord. On a voulu continuer ce travail. Ça n’a pas été possible. Je pense que dans ces moments là les gens comme moi, comme vos lecteurs, qui sont les composantes de cette amitié, des familles, des Français qui vivent d’un côté et des Britanniques de l’autre, font tout leur possible afin de préserver tous les liens qui les unissent pour les raffermir en matière de recherche, en matière de coopération, en matière de culture, en matière d’échanges scolaires, en matière de parrainages entre les villes, tout ce qu’ils peuvent pour essayer de protéger ce cœur de la relation en attendant qu’éventuellement peut-être un jour des jours plus heureux arrivent qui permettent de relancer de façon très ambitieuse cette relation, et je suis sûr que ces jours viendront car il y a une chose dont je suis certain dans la relation franco-britannique, c’est qu’elle dure depuis 1 000 ans et durera encore pendant 1 000 ans, et ce jour là viendra. Il faudra juste avoir préservé le plus possible et avoir travaillé à mettre en place l’architecture pour engager ce raffermissement de la relation.” 

    La circonscription du Royaume-Uni à la Scandinavie

    La troisième circonscription des Français établis hors de France est l’une des onze circonscriptions législatives des Français établis hors de France. Créée en 2010 à la faveur d’un redécoupage, elle comprend dix pays du Nord de l’Europe (soit les îles Britanniques, les pays nordiques et les pays baltes). Récemment la Suède ou encore la Finlande ont vu des hélicoptères ou des avions russes s’aventurer dans leur ciel. Une manière pour la Russie de dissuader la Suède et la Finlande d’adhérer à l’Otan. Alexandre Holroyd nous décrit sa circonscription.

    “Oui, j’ai une circonscription qui est à la fois diverse, et tous ces pays ont des niveaux de sécurité sociale assez développés, une sécurité pour les Français qui y vivent qui est assez évoluée. C’est vrai que dans ma circonscription je n’ai pas des pays excessivement dangereux, pas de pays en guerre civile. Elle s’étend de l’Islande jusqu’aux Pays Baltes jusqu’à la frontière russe. Chaque pays a ses particularités, et sur chacun d’eux je me suis battu pour des sujets bien particuliers. En Irlande j’ai bataillé pour essayer de protéger les Français qui pendant le confinement ont été sujets à des niveaux de restrictions extrêmement difficiles. Au Danemark je me suis longuement battu pour faire renégocier entre le Danemark et la France une convention fiscale bilatérale. C’est chose faite. Je m’ étais engagé à le faire en 2017. J’étais là avec Bruno Le Maire et son homologue pour ratifier la convention il y a quelques mois à Paris. À Oslo je me suis engagé auprès du Lycée Français qui a connu des moments où il fallait le soutenir, et il y a des questions de politique étrangère qui sont très importantes. Avec le Président de la République je me suis rendu à Helsinki et dans les Pays Baltes pour réaffirmer notre soutien à cette région qui est légitimement inquiète face aux actions de la Russie qui se posent aujourd’hui, en tout cas pour deux de ces pays la question de réintégrer l’OTAN et pour l’un d’entre eux d’intégrer l’Europe de la Défense. C’est le cas du Danemark qui va organiser un référendum sur cette question là. Je pense que le choix qui se présente à nous pour les Législatives qui s’ouvrent est un choix qui est au fond fondamental, et qui se décompose en trois offres politiques. Une première offre politique qui est celle portée par le président de la République. Celle dans laquelle je m’inscris. Celle qu’on m’a demandé de porter dans la 3e circonscription des Français de l’étranger, qui est une offre progressiste et pro européenne, qui veut faire de la lutte contre le changement climatique une priorité, qui veut renforcer l’Europe de La Défense, qui veut avoir une relation avec la Russie exigeante, qui veut s’engager pleinement dans la défense de l’Ukraine. Il y a ensuite une offre politique que nous connaissons malheureusement trop bien. C’est l’extrême droite et celle-là n’a pas changé au fond depuis 80 ans, quels que soient les ravalements de façade qui en sont faits tous les cinq ans. Et puis il y a une troisième offre politique qui est nouvelle et qui, pour être tout à fait franc avec vous, est l’offre politique d’un triste mariage entre une partie de la gauche de gouvernement au service de l’ambition de Jean-Luc Mélenchon, et qui porte une vision qui est anti européenne. J’ai pendant cinq ans eu des débats avec Jean-Luc Mélenchon dans l’hémicycle. C’est quelqu’un qui est anti européen. C’est quelqu’un qui est anti allemand. C’est quelqu’un qui refuse les budgets à l’Union Européenne. Pour être très clair c’est derrière ces personnes là que s’engagent aujourd’hui le Parti Socialiste et Europe Écologie- Les Verts. C’est un naufrage. Et c’est quelqu’un qui a une relation très ambivalente avec la Russie. Donc je pense que ces élections législatives aujourd’hui offrent aux Français trois choix radicaux, et les Français qui habitent dans notre circonscription ont le droit d’être au clair sur quelles sont les intentions et quels sont les fondamentaux idéologiques des gens qui aspirent à la fonction de Premier Ministre, c’est à dire à gouverner notre pays.” 

    Alexandre Holroyd, Député sortant de la majorité présidentielle – candidat Ensemble (Renaissance/LREM et ses alliés)

    L’administration consulaire 

    Beaucoup de Français au Royaume-Uni se plaignent parfois du service du Consulat. Est-ce qu’Alexandre Holroyd a une idée sur une meilleure amélioration au Royaume-Uni ou ailleurs dans le monde?

    “Ce que vous évoquez, c’est un impératif. Il y a près de trois ans je me suis saisi de ce sujet parce que j’avais anticipé qu’à la sortie de la Covid il y aurait un problème notamment avec la remise des titres d’identité. J’avais prévu ceci non pas parce que je suis d’une intelligence prodigieuse, mais parce que c’est parfaitement logique puisque des titres d’identité continuent à périmer au même rythme en temps de pandémie et hors pandémie. J’avais alerté la direction des Français de l’étranger à Paris sur le sujet. La direction n’a pas agi à temps. J’ai d’ailleurs remis un rapport qui est public, après avoir auditionné la direction des Français de l’étranger. Aujourd’hui il y a eu beaucoup de discussions sur la résolution de ce problème qui est affligeant et qui n’est pas de la responsabilité des services consulaires ici à Londres ni du Consul Général ici, ou de ses équipes qui font de leur mieux dans des conditions très difficiles. C’est vraiment l’administration générale à Paris qui a refusé de voir les signes avant-coureurs d’une crise qui finissait. Le Président de la République a été très clair et c’est un engagement que j’ai poussé. C’est un engagement que je prends devant mes électeurs. Dans les années qui suivent, il faudra dématérialiser totalement pour les Français de l’étranger la remise des passeports et les cartes d’identité qui sont remis. C’est là qu’est la solution. Elle n’est pas dans l’élargissement des consulats. La solution est très claire. Il faut qu’un Français de l’étranger puisse renouveler son passeport de façon entièrement numérisée sans passer par le consulat, envoyé par la Poste tout comme c’est le cas dans un certain nombre de pays de ma circonscription et de pays du monde. À la fin de mon prochain mandat, ça sera fait. C’est l’engagement que je prends devant mes électeurs.” 

    Alexandre Holroyd, député sortant majorité présidentielle – candidat Ensemble (Renaissance/LREM et ses alliés)

    Beaucoup de Français de l’étranger se sont plaints de ne pas avoir été pris en compte parce que les frontières ont été fermées pendant les confinements entre le Royaume-Uni et la France. Quelle est la réponse d’ Alexandre Holroyd?

    “Les deux ans qu’on a traversés d’une crise qui nous paraît maintenant distante mais qui est toujours là nous ont amené à prendre des décisions qu’aucun d’entre nous n’imaginait prendre un jour. Il y a eu des mesures de restrictions aux frontières et des mesures de restrictions à la porte d’entrée des Français. Il y en a eu entre les départements et les régions. Il y a eu des mesures de restrictions absolument inédites. Je n’aurais jamais pensé que j’aurais été amené à prendre des mesures pareilles mais il se trouve que face à un virus dont on ignorait beaucoup de choses, face à un virus qui menaçait de submerger nos hôpitaux et de nous imposer des choix tragiques et dramatiques entre les personnes les plus vulnérables de la société, on a décidé de protéger les Français, qu’ils soient d’ailleurs en France ou à l’étranger, avec un effort démesuré comparé à nos partenaires européens. Est-ce que ces mesures ont eu des conséquences très concrètes, exaspérantes pour les Français ? Oui. Sur les Français qui habitent à Paris, sur les Français qui habitent à Aix-en-Provence, sur les Français qui habitent à Bruxelles, à Londres, en Australie ? Est-ce que tous nos partenaires, toutes les grandes démocraties du monde, ont fait de même d’une façon ou d’une autre ? Oui également. Est-ce qu’aujourd’hui cette stratégie nous amène à pouvoir avoir cette conversation relativement librement ? Oui également. J’appelle nos concitoyens à voir ce qui se passe aujourd’hui dans d’autres circonscriptions du monde. À Shanghai, à Pékin, où la question est loin d’être résolue. Je comprends parfaitement tous les Français qui ont été exaspérés par ces mesures. Je l’ai moi-même été. J’ai passé des nuits et des jours à essayer de les clarifier, de les rendre plus intelligibles, de faire en sorte qu’elles soient levées le plus rapidement possible, de remettre en cause leur nécessité quand c’était le cas. C’est mon rôle. J’en ai parlé de nombreuses fois au Premier Ministre, au Ministre de la Santé et à ses équipes, mais oui il a fallu prendre des mesures qui étaient à la fois très contraignantes pour tout le monde, et je pense c’est tout à l’honneur d’un gouvernement responsable de savoir les prendre. 

    Alexandre Holroyd, Député sortant majorité présidentielle – candidat Ensemble (Renaissance/LREM et ses alliés)

    Alexandre Holroyd adresse un message aux abstentionnistes dans sa circonscription.

    “Aujourd’hui au fond il y a un message très simple. C’est qu’on a la chance historique d’avoir des députés des Français de l’étranger. C’est d’abord une chance parce que l’immense majorité des pays du monde n’en ont pas. On a des gens à l’Assemblée (j’en fais partie) qui représentent des Français de l’étranger, défendent leurs voix, leurs particularités, leurs besoins et autre. Il faut qu’on protège cette chance et la meilleure façon c’est de voter. La deuxième chose c’est qu’on a une chance inouïe de voter pour ces élections sur internet. Il n’y a pas besoin de se déplacer, c’est très rapide, c’est relativement facile. Il faut juste vérifier qu’on a le bon numéro dans la plate-forme du consulat, et puis vous avez un système de double confirmation d’authentification et vous pouvez voter à distance. À tous ces électeurs qui à partir du 27 mai jusqu’au 5 juin vont choisir le destin de la France, parce que c’est ça dont il s’agit aujourd’hui. Ce n’est pas le 3e tour de l’élection présidentielle comme certains veulent le faire croire. Mais c’est le choix du Premier Ministre de la France et donc de la gouvernance du pays pendant les 5 ans qui suivent. Je ne veux pas de gouvernance anti-européenne. Je ne veux pas d’une gouvernance anti OTAN et pro russe. Je pense que notre pays se retrouverait bien mal si c’était le cas…”

    Alexandre Holroyd, Député sortant majorité présidentielle – candidat Ensemble (Renaissance/LREM et ses alliés)
  • Maintien du Français

    Maintien du Français

    Lesfrancais.press et le site Expat-pro.com vous proposent une sélection parmi des centaines d’experts, d’entreprises et d’indépendants spécialisés dans le maintien du Français ou l’apprentissage de celui-ci aux tout-petits.

    Que ce soit en présentiel ou en ligne, nos experts vous aideront à transmettre la langue française à vos enfants et ce où que vous soyez. Grace à leur expertise propre ou à celles des professeurs qu’ils ont dénichés, vos enfants maitriseront le français comme langue maternelle.

    Ecole internationale ? Ecole locale ? Nous avons toujours un expert près à vous à aider à combiner au mieux les différents types de scolarité sans oublier leur langue maternelle.

    Bonus de l’abonnement, Lesfrancais.press, la première séance ou le bilan sont offerts en les contactant via le formulaire dédié.

    Gaëlle Bourgeault – C’est quoi la France?

    C’est quoi la France ? : la solution ludique pour rester connecté à la culture française.
    Il n’est pas toujours facile de trouver le temps et les ressources nécessaires pour maintenir le lien avec la culture française quand on est expatrié.
    Avec 
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    Tom et Alice expliquent par exemple d’où vient la madeleine, qu’est-ce que l’Arc de Triomphe, ce que veut dire “à contrecœur”, comment fait-on la queue en France …

    Avec ces vidéos coup de pouce, vos enfants auront un rendez-vous régulierpour faire décoller leur culture française.

    Abonnement mensuel sans engagement de 5€

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    Cours Griffon

    Le Cours Griffon propose des solutions de cours à distance, du primaire au lycée, permettant aux familles expatriées de maintenir une instruction solide à leurs enfants pour réintégrer sereinement le système français à tout moment. 
    Notre programme 
    français expatriés primaire a pour objectif de maintenir un excellent niveau de français écrit tout en restant réaliste (3h par semaine) pour des élèves scolarisés en système local. À partir du collège, les cours sont en vidéo et permettent des apprentissages solides et structurés, en autonomie. 
    Nos élèves sont suivis par des 
    enseignants expérimentés qui connaissent les caractéristiques des élèves bilingues et leur apportent un accompagnement particulièrement bienveillant et encourageantNos cours sont conformes aux programmes officiels, nous délivrons bulletins et avis de passage. 

    Email : [email protected] Site :https://www.coursgriffon.fr Langue : français, anglais
    France – International – En ligne

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    Elodie Vincent – Parlamamie

    Parlamamie est un concept innovant de classes de français pour jeunes francophones expatriés créé par Elodie, ingénieure pédagogique spécialisée en didactique des langues et professeure de français langue étrangère et seconde.
    Au travers de classes groupées ou individuelles ludiques et dynamiques, Parlamamie
     apporte une réponse professionnelle de qualité à une demande croissante de maintien du français pour les enfants / adolescents expatriés.

    Forte d’une expérience d’expatriation de plusieurs années et elle-même maman, Elodie enseigne depuis 2009 en suivant les objectifs ministériels fixés afin de passer des diplômes officiels en langues française ou tout simplement pour s’amuser en français.

    Email : [email protected] Site :http://www.parlamamie.com/ Langue : français, anglais
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    éducation française
  • Allemagne : un désir d’évolution de l’UE

    Allemagne : un désir d’évolution de l’UE

    L’Allemagne veut prendre la Conférence sur l’avenir de l’Europe (CoFoE) comme point de départ pour faire évoluer l’Union européenne, éventuellement modifier les traités, et abolir la prise de décision à l’unanimité pour les questions de politique étrangère du bloc. C’est ce qu’a déclaré la ministre adjointe chargée des Affaires européennes et du Climat, Anna Lührmann, lors d’un entretien avec EURACTIV.

    L’Allemagne a été l’un des plus fervents partisans de la CoFoE et des projets de réforme de l’UE qui en ont découlé. Et ce, parce que la vision de Berlin est que « nous coopérons encore plus intensément et encore plus en profondeur en Europe », a indiqué Mme Lührmann.

    « Lors des négociations au Conseil, je me suis toujours considérée comme une représentante de la Conférence, car j’y soulève toujours très activement ces points et je fais campagne pour que nous obtenions le soutien nécessaire à leur mise en œuvre », a poursuivi la ministre.

    Près de 50 propositions ont été présentées lors de la plénière de la Conférence, notamment l’abandon du principe de l’unanimité en matière de politique étrangère de l’Union.

    Il serait maintenant important que « nous, l’UE, soyons à la hauteur et que nous lancions réellement les processus de réforme institutionnelle mentionnés lors de la Conférence sur l’avenir de l’Europe », a-t-elle continué.

    L’importance de la Conférence, qui se termine officiellement lundi (9 mai), a déjà été soulignée dans l’accord de coalition allemand. Il stipule que la CoFoE doit déboucher sur un véritable « moment constitutionnel » pour l’UE et conduire à « une progression vers un État européen fédéral ».

    C’est la raison pour laquelle Mme Lührmann plaide pour que « les résultats de la CoFoE soient également discutés avec une certaine ouverture d’esprit, y compris vis-à-vis de modifications des traités ».

    « Il s’agit d’un point central de notre politique européenne que de promouvoir une dynamique allant en ce sens. Et j’espère que le moment sera bientôt venu pour cela », a déclaré Mme Lührmann.

    Abolir la prise de décision à l’unanimité

    Mme Lührmann demande que l’on se concentre à court terme sur les propositions qui ne nécessitent pas de modification des traités« Il y a beaucoup de grandes idées, par exemple dans le domaine des énergies renouvelables ou du renforcement des capacités de défense européenne », a-t-elle expliqué.

    Les traités actuels permettent déjà d’abolir le principe de l’unanimité dans le domaine de la politique étrangère de l’UE. Ils permettent également l’introduction de listes transnationales, un projet actuellement en cours de négociation.

    « Un point qui est extrêmement important pour nous, en tant que gouvernement fédéral, c’est qu’il y ait moins de possibilités de veto en politique étrangère pour renforcer notre capacité d’action. Il existe déjà des options dans le cadre des traités actuels pour cela. Et nous devrions maintenant aussi discuter ensemble, au sein des institutions européennes, de la meilleure façon d’y parvenir », a indiqué Mme Lührmann.

    Avec son action décisive concernant la guerre menée par la Russie en Ukraine, l’UE a montré que la base des négociations visant à abolir le principe d’unanimité est aujourd’hui plus solide que jamais.

    « La guerre d’agression de la Russie a créé une toute nouvelle dynamique dans ce domaine, car l’UE a agi et réagi de manière unie et déterminée comme jamais auparavant », estime Mme Lührmann.

    « Et je pense que les États membres sont de plus en plus conscients que nous devons vraiment adopter une position commune plus déterminée dans ce contexte géopolitique en évolution. Par conséquent, je pense qu’un débat sur cette question est assurément possible », a-t-elle ajouté.

    Anna Lührmann, la ministre adjointe chargée des Affaires européennes et du Climat allemande

    L’élargissement de l’UE

    Toutefois, la capacité d’action de l’UE est étroitement liée à son projet d’élargissement, a également souligné Mme Lührmann.

    « En effet, les deux questions vont de pair. Et pour moi, il est clair que si l’UE s’élargit, nous devons également nous demander dans ce contexte de quelles institutions nous avons besoin pour cela », a-t-elle confié.

    La ministre a ajouté qu’en ce qui concerne la perspective d’adhésion des Balkans occidentaux à l’UE, nous devons maintenant « réaliser des progrès significatifs » en ouvrant dès que possible les négociations d’adhésion avec l’Albanie et la Macédoine du Nord.

    « Pour moi, il est clair que nous devons tenir nos promesses. Et il y a des règles très claires dans le processus d’adhésion. Si des réformes sont entreprises, alors ces pays se rapprocheront un peu plus de l’UE », a-t-elle ajouté.

    La réforme institutionnelle doit donc être engagée rapidement avant que ces pays ne rejoignent l’Union européenne.

    « Nous, l’UE, devons faire notre travail et nous organiser sur le plan institutionnel afin de pouvoir fonctionner correctement dans une UE à 33 ou même plus », a-t-elle expliqué.

    Une Europe à plusieurs vitesses ?

    L’Allemagne est désormais également ouverte à une « Europe à plusieurs vitesses », une idée qui était encore considérée comme taboue sous l’ancienne chancelière Angela Merckel puisque cette dernière craignait qu’une intégration plus importante dans quelques États ne crée un fossé entre les États membres du bloc.

    Mais à présent, un changement de cap est clairement perceptible avec le nouveau gouvernement allemand. Le chancelier actuel, Olaf Scholz, a notamment souligné lors de son discours inaugural au Bundestag en décembre dernier que certains États membres pourraient faire avancer l’intégration européenne « si tout le monde n’est pas encore prêt ».

    Mme Lührmann a également déclaré que le développement de l’intégration des États les plus volontaires serait une « possibilité qui existe bien sûr ».

    Cependant, « ce n’est pas le moment de prendre une décision aussi importante », a déclaré la ministre allemande en faisant référence à la guerre menée par la Russie en Ukraine. « Nous sommes dans un monde en plein bouleversement, et nous devons commencer ces débats maintenant », a-t-elle précisé.

    Elle a également souligné que l’Allemagne poursuivait déjà cette approche dans certains domaines — par exemple, dans le cadre de la « coalition des volontaires » sur la politique migratoire mise en place par la ministre allemande de l’Intérieur Nancy Faeser.

    « Mais à l’heure actuelle, compte tenu de cette crise globale, l’objectif du gouvernement fédéral est d’abord de faire en sorte que tout le monde reste ensemble et d’être aussi uni que possible, en particulier sur les grandes questions », a insisté Mme Lührmann.