Radio en direct
Choisissez une station puis lancez la lecture

Blog

  • Comment signaler les actes illégaux sur le net ?

    Comment signaler les actes illégaux sur le net ?

    Il existe de nombreuses plateformes qui peuvent recueillir votre signalement et vous fournir de l’aide, en fonction du problème que vous avez. Elles sont compétentes pour tous les actes commis sur ou depuis le sol français mais aussi et quel que soit le lieu pour toutes affaires impliquant un citoyen français, victime comme incriminé.

    Les pouvoirs publics ont au fil du temps installé de nombreuses plateformes spécialisées pour assister les Françaises et les Français. Ces services permettent notamment de trouver de l’aide en cas de problème. Ils peuvent aussi servir à signaler un contenu manifestement illicite.

    Il peut être difficile de s’y retrouver compte tenu de la multiplication des sites officiels, d’autant que les autorités ne semblent pas vouloir lever le pied. Encore récemment, le Président de la République, Emmanuel Macron, a promis la sortie d’une application pour que les victimes et les témoins de cyberharcèlement puissent transmettre des captures d’écran.

    Signaler un contenu illicite : Pharos

    Si vous souhaitez signaler un contenu illicite que vous avez croisé sur le net, c’est Pharos que vous devez utiliser (son nom signifie Plateforme d’Harmonisation, d’Analyse, de Recoupement et d’Orientation des Signalements). Pharos agit comme un « hub » à travers lequel vous pouvez remonter des comportements ou messages vraisemblablement illicites. Il fonctionne 24h sur 24.

    Cela peut être une mise en danger des personnes, du spam, des escroqueries, des médias pédopornographiques, des tentatives de corruption de mineur sur le net, de l’incitation à la haine, des trafics en tout genre (armes, drogues, etc.), de l’apologie du terrorisme ou encore des injures, des appels à la violence, des infractions en tout genre ou de la diffamation.

    Un problème avec des données personnelles : la Cnil

    La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) n’est pas une simple plateforme. C’est une autorité administrative indépendante dont la mission est de s’assurer que l’usage des données personnelles correspond au cadre de la loi, qui a évolué en 2018 avec l’application du Règlement général sur la protection des données (RGPD).

    La Cnil fournit justement sur son site de nombreuses ressources, dont des modèles de lettres, pour intervenir s’il y a un problème avec ses données personnelles : vous pouvez ainsi rédiger un courrier pour supprimer vos données, s’opposer à leur traitement, demander à ne plus recevoir de la publicité ou bien obtenir vos données de géolocalisation ou des images vidéo vous concernant.

    Un problème de violence sexuelle, sexiste ou conjugale

    Si c’est une situation d’urgence, c’est le 17 ou le 112 qu’il faut joindre par téléphone. Il est sinon possible d’ouvrir un tchat spécialisé en vous rendant dans une rubrique dédiée du site Service-Public.fr. Vous devrez inscrire votre numéro de code postal pour améliorer votre prise en charge. Vous serez en contact par écrit avec un tiers pour signaler des faits dont vous êtes témoin ou victime.

    Un problème de carte bancaire : Perceval

    Si vous avez un problème de carte bancaire française, vous penserez sans doute à vous tourner vers votre banque. C’est le cas si vous constatez une fraude avec vos numéros de CB. Sachez qu’il existe depuis 2018 un téléservice spécialisé appelé Perceval. La plateforme est utile par exemple si vous constatez des achats que vous n’avez pas faits et que vous avez toujours la carte en votre possession.

    Perceval ne remplace pas le signalement auprès de sa banque. Le service demande d’ailleurs de procéder d’abord une opposition auprès de son établissement avant de lui envoyer des informations. Perceval offre l’avantage de faciliter les démarches de régularisation, grâce à la fourniture d’un récépissé, afin de dédommager les victimes des sommes perdues.

    Un problème de cyberviolence ou de harcèlement : 3018

    Les jeunes qui sont victimes de cyberviolence, comme du harcèlement en ligne, peuvent se tourner, s’ils sont en France vers le 3018, qui est à la fois un numéro de téléphone (qui vient remplacer le 0800 200 000) et un site piloté par l’association e-enfance. Le service mobilise des psychologues, des juristes et des experts du numérique. Les adultes peuvent aussi l’utiliser s’ils ont une crainte pour leur enfant .

    Le service peut être utilisé depuis l’étranger, car il bénéficie d’un canal accessible de partout. Pour cela, direction les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Snapchat, TikTok, Instagram, Twitch, YouTube, Discord, Roblox et Yubo). Ce faisant, il est possible d’accélérer la prise en charge des signalements et d’obtenir le retrait de certains contenus et, si besoin, d’enclencher des actions pour celles et ceux qui les publient.

    Un problème de discrimination : Anti Discriminations

    Le gouvernement a lancé en début d’année une plateforme visant à centraliser les faits de discrimination. Le site, qui s’appelle AntiDiscriminations.fr, est doublé d’un service d’échanges par tchat, de 09h à 18h (heure de Paris).

    La plateforme a été lancée en février 2021 et s’adresse aux victimes ou aux témoins de discriminations. Le service avait été annoncé en décembre 2020 par Emmanuel Macron, lors d’un entretien au sujet des violences policières. La plateforme mobilise des équipes composées de juristes des Défenseurs des droits qui peuvent fournir un appui dans la résolution de litiges.

    Un problème cyber : Cybermalveillance

    Si vous êtes victime d’un acte de malveillance informatique , les pouvoirs publics vous invitent non pas à appeler votre petit-neveu ou votre petite nièce qui s’avère être un ou une crack en informatique, mais à vous rendre sur Cybermalveillance. Ce site vous permet de vous mettre en relation avec des spécialistes qui pourront vous aider à vous dépanner.

    Les problèmes traités sont divers : faille de sécurité, arnaque au faux support technique, piratage de compte (messagerie, réseaux sociaux), message malveillant ou suspect (hameçonnage/phishing), chantage à la webcam ou au PC, rançongiciel, spam, etc. Le site peut parfois tenir compte de l’actualité, à l’image de l’affaire de la violation de données personnelles médicales de l’AP-HP.

    Un problème de spam par mail : Signal-Spam

    Vous recevez du spam sur votre boîte aux lettres ? Si vous désinscrire semble ne rien donner, ou si vous pensez que cela ne mènera à rien, rendez-vous sur le site Signal-Spam. La plateforme permet de remonter tout courrier électronique qui a l’apparence d’un pourriel. Elle se chargera ensuite de le signaler au fournisseur du service mail pour qu’il puisse intervenir et mieux filtrer.

    Un problème commercial : la DGCCRF

    En cas de contentieux commercial, vous pouvez vous tourner vers l’UFC-Que Choisir ou une assistance juridique. Vous pouvez aussi vous rapprocher de la DGCCRF (Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes) pour l’alerter sur un souci de qualité ou de sécurité avec des produits non-alimentaires ou porter plainte.

    La DGCCRF est compétente « pour sanctionner les manquements ou infractions au droit de la consommation et non pour les litiges résultant de la mauvaise exécution ou de l’inexécution d’un contrat (tels que loyers ou dettes impayés, travaux mal exécutés, livraisons non-conformes, etc.) ». Elle conseille au préalable d’épuiser les autres recours, comme l’appel à un médiateur.

    Un problème de radicalisation : Stop Djihadisme

    L’époque est ainsi faite qu’il faut aussi prendre en compte la menace terroriste, qui peut survenir de l’intérieur. En la matière, le gouvernement a lancé une plateforme dédiée, appelée Stop Djihadisme. Il existe un formulaire en ligne pour remonter ce qui vous parait être un cas de radicalisation violente au sein de sa famille ou parmi ses proches.

    Un problème général : pré-plainte en ligne

    Le ministère de l’Intérieur met à disposition un service de pré-plainte en ligne qui permet de remplir en avance un formulaire dans le cas d’un dépôt de plainte, afin de gagner du temps dans une brigade de gendarmerie ou un commissariat. Ce système s’avère pratique, mais il demeure nécessaire de se déplacer physiquement jusqu’aux forces de l’ordre pour signer sa déclaration.

    La plateforme existe depuis plusieurs années et se limitait aux atteintes aux biens (vols, dégradation, escroqueries…). Elle a été étendue en 2018 à certaines atteintes aux personnes (discrimination, diffamation, injure, provocation individuelle à la haine). À plus long terme, le dispositif doit encore évoluer pour pouvoir déposer une plainte en ligne, sans avoir besoin de se déplacer.

  • Sortir des clichés économiques et sociaux en France 

    Sortir des clichés économiques et sociaux en France 

    Le débat public en France est focalisé autour des thèmes des inégalités, de la protection sociale, de la santé, de l’insuffisance des moyens alloués à l’éducation. Or, sur ces sujets, la France est plutôt un exemple au sein des pays de l’OCDE. En revanche, plusieurs problèmes sont occultés comme ceux liés aux finances publiques, aux déficits extérieurs, à la faible qualification des actifs, au taux d’emploi réduit, au coût du logement, etc. 

    Après prise en compte des politiques redistributives (transferts sociaux, impôts progressifs), les inégalités sont plus faibles en France que dans la quasi-totalité des pays européens et de l’OCDE. La France est soit montrée comme exemple en la matière, soit raillée pour le poids excessif de ses dépenses sociales. En revanche, avant prestations sociales, la France est un pays à fortes inégalités. L’indice Gini qui mesure les inégalités de revenus est de 0,52 en France avant redistribution, contre 0,50 dans la zone euro (hors France). Après redistribution, l’indice est de 0,29 en France, contre 0,31 en zone euro (hors France) et 0,36 % au sein de l’OCDE (hors France). 

    La France est déjà le pays de l’Union dont le poids des prestations sociales par rapport au PIB est le plus élevé.

    La faiblesse des bas salaires est souvent mise en avant en France. Or le salaire minimum est élevé par rapport au salaire médian. Il représente 60 % du salaire médian, contre 50 % en Allemagne ou 30 % aux États-Unis. Les salariés ayant de faibles rémunérations bénéficient, dans notre pays, d’un supplément de revenus à travers la Prime d’activité. La demande en dépenses sociales est vive et a été relayée par de nombreux candidats durant la récente campagne présidentielle. Une hausse des minima sociaux, des pensions, des dépenses de santé, etc. a été réclamée quand bien même la France est déjà le pays de l’Union dont le poids des prestations sociales par rapport au PIB est le plus élevé. 

    Les dépenses en faveur de la santé, de l’emploi et de la famille sont supérieures de près de 3 points de PIB à la moyenne de la zone euro (12,8 % du PIB contre 10 % en 2021). La France est le pays de l’Union, après l’Italie, qui dépense le plus pour les retraites, 14 %, soit 2,5 points de PIB que la moyenne de la zone euro. Les dépenses publiques d’éducation sont également plus élevées en France que dans les autres pays malgré des salaires plus faibles pour les enseignants et une efficacité moyenne. Par rapport à la moyenne de la zone euro, la France consacre 0,75 point de PIB de plus à l’éducation (5,50 contre 4,75 % du PIB). Au classement PISA réalisé par l’OCDE, la France se classe derrière les pays d’Europe du Nord et derrière l’Allemagne. Elle recule d’enquête en enquête. 

    La voie choisie par la France diverge de celle prise par ses partenaires. La correction des inégalités sociales en ayant recours essentiellement aux dépenses publiques accroît le déficit public et la dette publique.

    Manifestation en France en 2019 ©AFP

    La France souffre d’un taux d’emploi faible 

    La France souffre d’un taux d’emploi faible, ce qui limite sa production et ses recettes publiques. Le taux d’emploi s’y élève à 67 %, contre 72 % aux États-Unis, 77 % en Allemagne et 80 % aux Pays-Bas. Le faible poids de l’emploi industriel a pour conséquence un nombre élevé d’emplois sans qualification et à faible rémunération. L’emploi industriel représente 9 % de l’emploi total en France, contre plus de 15 % au Japon, en Allemagne ou en Italie. 

    Le poids limité de l’industrie en France explique en grande partie l’imposant déficit commercial qui s’accroît de mois en mois. Au premier trimestre 2022, sur un an, la balance commerciale française a été déficitaire de 100 milliards d’euros, ce qui constitue un nouveau record historique. 

    La réindustrialisation de la France bute sur le faible de compétences de la population active. Selon le classement PIAAC de l’OCDE, la France se classe au 21e rang mondial. L’industrie française manque cruellement d’ingénieurs et de techniciens. 

    En prenant en compte le coût des logements, le niveau de vie des Français s’est dégradé

    Si le ressenti en matière d’inégalités sociales en France est élevé, le coût du logement n’y est pas pour rien. En vingt ans, le prix des logements a été multiplié par 2,4. Si le pouvoir d’achat a augmenté à un rythme soutenu, il n’a néanmoins pas suivi l’évolution du prix de l’immobilier. En prenant en compte le coût des logements, le niveau de vie des Français s’est dégradé à la différence de celui des Allemands ou des Néerlandais. Le coût élevé du logement représente 36 % du revenu des Français du premier décile, les plus modestes. Ce surcoût immobilier dans un pays à faible densité de population (deux fois moins qu’en Allemagne) peut surprendre. Il est la conséquence d’un malthusianisme foncier et de la faible productivité du secteur de l’immobilier. Les importantes aides fiscales au secteur du bâtiment, près de 40 milliards d’euros, conduisent plus à la hausse des prix qu’à l’augmentation concrète de l’offre. La construction de logements neufs avoisine 380 000 par an quand les besoins sont estimés à plus de 500 000. 

    L’augmentation des compétences, l’amélioration de la formation, la relance de la construction, le relèvement du taux d’emploi constituent des défis à surmonter. IIs exigent du temps et de la persévérance de la part des acteurs impliqués.

  • Brexit : le protocole sur l’Irlande du Nord en danger suite aux menaces de Londres d’agir unilatéralement

    Brexit : le protocole sur l’Irlande du Nord en danger suite aux menaces de Londres d’agir unilatéralement

    Les négociations entre l’UE et le Royaume-Uni visant à résoudre le problème du statut du protocole controversé sur l’Irlande du Nord semblent être sur le point d’échouer, après que Londres a averti jeudi (12 mai) qu’elle n’aurait « pas d’autre choix que d’agir ».

    La ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss, et le vice-président de la Commission européenne, Maros Šefčovič, se sont entretenus pour la première fois depuis les élections de l’assemblée d’Irlande du Nord de la semaine dernière, qui ont vu le parti républicain irlandais Sinn Féin arriver en tête des sondages pour la première fois, lord d’un appel téléphonique ayant été décrit par les responsables britanniques comme « tendu ».

    Le Royaume-Uni a déclaré, dans une déclaration faisant suite à l’appel de jeudi (13 mai), que « si l’UE ne faisait pas preuve de la flexibilité nécessaire pour aider à résoudre ces problèmes, alors, en tant que gouvernement responsable, nous n’aurions d’autre choix que d’agir ».

    Manifestation à la frontière entre l’Irlande du Nord et du Sud en mai 2022 ©AFP/Reuters

    Eviter une frontière dure sur l’île d’Irlande

    Le protocole a été négocié et accepté par l’UE et le Royaume-Uni dans le cadre de la sortie de ce dernier de l’UE afin d’éviter une frontière dure sur l’île d’Irlande. Cependant, sa mise en œuvre de contrôles douaniers sur les exportations britanniques vers l’Irlande du Nord est vivement contestée par la communauté unioniste qui affirme que le protocole a séparé l’Irlande du Nord du reste du marché unique britannique en créant davantage de contrôles et de formalités administratives.

    Sir Jeffrey Donaldson, le chef du Parti unioniste démocratique (DUP), le deuxième plus grand parti de l’assemblée d’Irlande du Nord, dont le soutien du parti est nécessaire pour qu’un nouveau gouvernement décentralisé à Belfast puisse entrer en fonction, a déclaré plus tôt cette semaine qu’il ne nommerait pas de ministres à moins que le gouvernement de Boris Johnson ne prenne des « mesures décisives » sur le protocole sur l’Irlande du Nord.

    Lors de l’appel avec M. Šefčovič jeudi, Mme Truss a déclaré que le protocole était « le plus grand obstacle » à la formation d’un nouveau gouvernement à Belfast.

    Certains rapports ont suggéré que le gouvernement de M. Johnson a travaillé sur une législation nationale qui permettrait de supprimer l’exigence de contrôles douaniers sur les marchandises circulant de la Grande-Bretagne vers l’Irlande du Nord, qui est l’une des dispositions du protocole, et pourrait être prêt à la présenter au parlement de Westminster dans les semaines à venir.

    Le procureur général du gouvernement britannique a fait état jeudi d’un avis juridique selon lequel il serait désormais légal de passer outre certaines parties des accords de Brexit pour l’Irlande du Nord, invoquant une instabilité politique accrue et un récent canular d’attentat à la bombe contre le ministre irlandais des Affaires étrangères Simon Coveney pour justifier cette décision.

    Le vice-président de la Commission M. Šefčovič a confirmé qu’il était impossible de prolonger le mandat de négociation de l’UE.

    « Il reste très préoccupant que le gouvernement britannique ait l’intention de s’engager sur la voie d’une action unilatérale »

    M. Šefčovič dans une déclaration faisant suite à l’appel.

    Il a ajouté que le Royaume-Uni n’avait pas encore donné suite à « une série de solutions de grande envergure et à fort impact proposées par l’UE » qui permettraient « d’améliorer considérablement la manière dont le protocole est appliqué ».

    Le fait que le Royaume-Uni choisisse de passer outre le protocole « compromettrait les conditions essentielles pour que l’Irlande du Nord continue d’avoir accès au marché unique européen des biens », a ajouté M. Šefčovič, laissant entendre que la rupture du protocole pourrait entraîner des sanctions commerciales.

  • Qui est Elisabeth Borne, la nouvelle Première ministre de la France ?

    Qui est Elisabeth Borne, la nouvelle Première ministre de la France ?

    Ce 16 mai, Jean Castex a présenté sa démission à Emmanuel Macron ouvrant le bal des nominations. C’est bien évidemment le nom du Premier ministre qui a mobilisé toutes les attentions en France tout au long de l’après-midi de ce lundi. Vers 17h, l’info était enfin connue, c’est Elisabeth Borne qui va donc remplacer Jean Castex.

    A quoi sert un Premier ministre ?

    Avant d’explorer la biographie d’Elisabeth Borne, on vous propose de faire un petit point de droit constitutionnel français : quel est le rôle du Premier ministre en France ?

    Le Premier ministre assure l’exécution des lois et exerce le pouvoir réglementaire, sous réserve de la signature des ordonnances et décrets délibérés en Conseil des ministres par le chef de l’État. Il peut, de manière exceptionnelle remplacer le Président à la présidence du Conseil des ministres. Ainsi, le Premier ministre assure la coordination de l’action gouvernementale. Il doit éviter, par son arbitrage, que différents ministres prennent des initiatives allant dans des sens opposés. Cependant le Premier ministre n’est pas le supérieur hiérarchique des autres ministres. Il ne peut jamais leur imposer de prendre une décision qu’ils ne veulent pas assumer, mais peut proposer leur révocation au président de la République en cas de faute grave.

    Il est aussi responsable de la défense nationale, même si, souvent, les grandes orientations sont fixées par le président de la République.

    Une femme Premier ministre ?

    « Le fait qu’il n’y ait qu’en France que la question » se pose de nommer une femme à Matignon est « à mes yeux scandaleux », dénonce Édith Cresson, restée moins de 11 mois à ce poste, de mai 1991 à avril 1992, durant le second septennat de François Mitterrand et qui jusqu’à ce jour fut la seule à occuper cette fonction.

    « L’a-t-on posée au Royaume-Uni, où Margaret Thatcher a exercé le pouvoir pendant onze ans ? En Allemagne où Angela Merkel a été chancelière pendant seize ans ? Jamais. Pareil pour le Portugal où une femme avait été nommée Première ministre bien longtemps avant moi… »

    Edith Cresson au journal Ouest-France le 15 mai 2022

    Le profil « techno » de l’ancienne ministre du Travail devrait selon les experts la protéger des quolibets dont a été victime Edit Cresson.

    Borne, une femme de gauche ?

    Née le 18 avril 1961, cette ancienne élève de l’École polytechnique et des Ponts et chaussées commence sa carrière au ministère de l’Equipement puis au ministère de l’Education nationale. En 1997, Elisabeth Borne entre au cabinet de Lionel Jospin comme conseillère technique chargée des transports.

    Après un passage à la SNCF et Eiffage, elle est nommée en 2008 directrice générale de l’urbanisme à la mairie de Paris. Cinq ans plus tard, elle est la première femme préfète de la région Poitou-Charentes, préfète de la Vienne avant de rejoindre en 2014 le ministère de l’Ecologie où elle est directrice de cabinet de Ségolène Royal.

    En 2015, Elisabeth Borne prend la tête de la RATP. Lors de la campagne pour la présidentielle de 2017, cette femme de gauche s’engage dans le parti LREM. Après la victoire d’Emmanuel Macron, elle est nommée ministre chargée des Transports et mène l’épineuse réforme de la SNCF. En juillet 2019, suite à la démission de François de Rugy, elle récupère le portefeuille de la Transition écologique. L’année suivante, le nouveau premier ministre Jean Castex, lui offre le ministère du Travail. Un challenge alors que pandémie et confinements bouleversent l’emploi en France.

    Guerre et chute de croissance au programme

    Il aura, donc, fallu attendre trois décennies pour qu’une femme redevienne Première ministre en France. Poste pour lequel Édith Cresson, ex-Première ministre sous François Mitterrand a souhaité “beaucoup de courage” à celle qui deviendrait la seconde cheffe du gouvernement.

    Et du courage, Élisabeth Borne va en avoir besoin puisqu’elle aura très rapidement à gérer deux dossiers délicats ; celui de la réforme des retraites et l’autre, auquel il faut s’attendre, qui sera celui de la chute de la croissance si la guerre en Ukraine continue. Celle qui prônait le 110 km/h sur autoroute va devoir mettre le turbo dès la confirmation de sa fonction.

    Mais avant tout, elle va devoir constituer son équipe dont 2 portfeuilles nous intéressent particulièrement, le ministre des Affaires étrangères et celui pour les Français établis hors de France. Pour le premier, on devrait avoir la réponse dans les prochaines heures, pour le second, il est possible qu’il ne soit nommé qu’après les élections législatives, une fois que le gouvernement sera pleinement formé.

  • Les leaders de la NUPES dévoilent leurs projets pour le prochain mandat

    Les leaders de la NUPES dévoilent leurs projets pour le prochain mandat

    Pour la première fois depuis la majorité plurielle de Jospin, les forces de gauche se sont réunies au sein d’une alliance électorale, portée par Jean-Luc Mélenchon, la NUPES, qui présente un ou une candidate unique dans chaque circonscription en France mais aussi pour les Français de l’étranger. Avec Florence Poznanski, la responsable des Français établis hors de France pour La France Insoumise, Alexandre Chateau-Ducos qui pilote EELV hors France, Cécilia Gondard, la secrétaire générale de la fédération des Français de l’étranger du Parti socialiste, et Bérénice Oreyo-Pierronnet qui représente Génération.s.

    Retraite à 60 ans, blocage des prix, règle verte, des projets forts pour la France

    Dans la première partie de ce podcast, on aborde les priorités de la nouvelle coalition pour la France. Evidemment, c’est un angle social qui prédomine dans les propositions que nous détaillent les responsables pour les expatriés de la NUPES.

    Premier point, la retraite à 60 ans qui est un engagement fort et qui peut avoir des répercussions aussi pour les expatriés avec une modification majeure de la CFE comme Florence Poznanski nous le détaille dans la seconde partie du podcast.

    Mais plus globalement, c’est le pouvoir d’achat qui serait au coeur des premières lois votées par une nouvelle assemblée aux couleurs de la NUPES. Quitte à passer par des outils que certains pensaient dépassés comme le blocage des prix sur l’énergie mais aussi l’alimentation.

    Deux secteurs qui devront aussi composer avec une règle verte qui serait inscrite dans la constitution et qui imposerait l’écologie comme valeur de référence à tous les ministères.

    On n’oublie pas l’Europe, et c’est Alexandre Chateau-Ducos qui s’y colle. En quelques minutes, le responsable écologiste, issu d’un parti très pro-européen, nous explique le compromis trouvé avec la France insoumise qui aimerait, elle, prendre ses distances avec les lois européennes.

    Le programme pour les expatriés

    Avec beaucoup d’honnêteté, les 4 invités avouent que tout n’a pas été encore négocié ou anticipé au sein de la Nouvelle Union Populaire Ecologiste et Sociale. Cependant, nous avons pu aborder certains points avec eux et ils ont partagé en toute transparence leur vision.

    L’imposition sans frontière

    On attaque directement par le serpent de mer : la fiscalité des expatriés. Le quatuor nous dévoile donc leur projet de mettre en place un bouclier contre l’évasion fiscale. Ainsi pour la France insoumise et ses alliés, quel que soit le lieu de résidence ou la nationalité, les revenus imposables en France seront soumis à la fiscalité progressive et ce quelle que soit la situation du contribuable, plus de forfait libératoire à 20% ou 30%.

    Pour la CSG, aucune décision n’a été prise au niveau de la NUPES.

    La CFE, une sécu pour tous les expatriés

    Deuxième thématique qu’on aborde dans le podcast, c’est la place de la CFE. L’objectif de l’alliance électorale est de rendre plus accessible la Caisse des Français de l’étranger. Pour cela, les partis de gauche prévoient de revenir sur la réforme qui « forfaitisait » les barèmes tarifaires. Désormais, la gauche, avec Isabelle Frej, est à la tête de la CFE.

    Les réformes prévues seront donc abandonnées et un retour à un fonctionnement plus proche de la sécurité sociale en France sera l’objectif du mandat.

    Le réseau éducatif

    Alors qu’une grève des professeurs se prépare pour ce 19 mai, les leaders de la NUPES veulent dénoncer la politique d’Emmanuel Macron. En 5 ans, selon ces partis, les budgets dédiés à l’Education à l’étranger ont fondu comme neige au soleil. Pire, certains dispositifs auraient réaiguillé les fonds publics des établissements en gestion directe vers des établissements à but lucratif qui se sont multipliés depuis 2017.

    Si les établissements manquent de fonds, les familles touchées par les crises sont aussi en situation difficile. La NUPES a de larges ambitions, elle désire faire évoluer la formule des bourses pour décupler le nombre de bénéficiaires avec une attention particulière à ceux qui doivent pouvoir accéder à la gratuité.

    « Il n’est pas compliqué d’élargir le nombre de bénéficiaires de la gratuité« 

    Cécilia Gondard, Parti socialiste

    Tout le détail des propositions dans le podcast.

    Le consulat, point d’attache indispensable

    Avec Bérénice Oreyo-Pierronnet, on finalise cette émission sur le rôle des consulats et le lien avec la France. Basée au Kenya, la responsable de Génération.s s’insurge sur la mise en place de la plateforme centralisée et dématérialisée que compte déployer le gouvernement d’Emmanuel Macron. Sans rejeter l’apport des nouvelles technologies, Bérénice Oreyo-Pierronnet démontre par des exemples concrets pratiques pourquoi il est indispensable de maintenir une présence forte via les consulats et leurs personnels.

    Autre point que la NUPES veut renforcer, la place des Conseillers des Français de l’étranger comme celle de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE). Bérénice Oreyo-Pierronnet nous explique qu’il faut autononiser l’AFE afin qu’elle puisse remplir ses missions correctement sans rencontrer une opposition quasi-systématique de l’administration. Chacun doit disposer des moyens adéquats pour réaliser ses missions en toute indépendance, pour cela ils imaginent donner à l’AFE les dispositions qui s’appliquent aux différents conseils régionaux.

    L’écologie, une valeur transversale

    Enfin, on conclut ce podcast en traitant de l’écologie. Un problème mondial qui nous touche tous où qu’on soit, et les expatriés comme les autres doivent donc intégrer ces problématiques mais surtout les solutions à leur environnement. C’est évidemment le responsable d’EELV, Alexandre Chateau-Ducos, qui nous répond.

    On apprend ainsi que la NUPES veut intégrer dans les cahiers des charges des consulats, ambassades, mais aussi établissements scolaires, les normes appliquées en France pour la construction et la gestion au quotidien. Une petite révolution…

    C’est aussi l’occasion de nous détailler les tenants et aboutissants de la règle verte qui devrait encadrer le parcours législatif de toutes les lois que la NUPES voudrait voter.

    Enfin, Florence Poznanski nous exhorte à devenir des lanceurs d’alertes aux quatre coins de la planète, faire de chaque Français une personnalité qui veille sur notre planète.

    Ecoutez le podcast avec les leaders de la gauche unie

    Retrouvez ce podcast sur toutes les plateformes

    Podcast liste

    Les candidats de la NUPES hors de France

    Florence Roger – Circonscription 1 – Amérique du Nord – LFI

    Christian Rodriguez – Circonscription 2 – Amérique centrale et du Sud – LFI

    Charlotte Minvielle – Circonscription 3 – Iles britanniques et Europe du Nord – EELV

    Cécilia Gondard – Circonscription 4 – Benelux – PS

    Renaud Le Berre – Circonscription 5 – Péninsule ibérique, Andorre et Monaco – EELV

    Magali Mangin – Circonscription 6 – Suisse – LFI

    Asma Rharmaoui-Claquin – Circonscription 7 – Europe centrale et de l’Est – LFI

    Isabelle Rivolet – Circonscription 8 – Méditerranée de l’Est – LFI

    Karim Ben Cheikh – Circonscription 9 – Maghreb et Afrique de l’Ouest – Génération.s

    Chantal Moussa – Circonscription 10 – Proche-Orient et Afrique centrale – LFI

    Dominique Vidal – Circonscription 11 – Europe orientale, Asie et Océanie – PCF

    Lire l’article sur les candidats

  • Les professeurs appellent à la grève ce 19 mai

    Les professeurs appellent à la grève ce 19 mai

    Les syndicats de professeurs du réseau de l’AEFE, appellent à la grève générale le jeudi 19 mai, face au manque de considération de l’Agence.

    Le 1er mars dernier, lorsque nous publiions L’AEFE sonne le glas des faux-résidents, les syndicats de professeurs se disaient déjà très inquiets pour la rentrée de septembre, pour deux raisons. D’un côté, ils présageaient une chute du nombre de postulants à cause de la disparition des résidents à recrutement différé (RDD), dits les faux-résidents. D’un autre, ils se doutaient que la rédaction d’un nouveau décret par les 3 autorités de tutelle, l’AEFE, le ministère de l’Éducation nationale et le Quai d’Orsay, allait être compliquée. Ils avaient raison sur les deux plans. Face aux désaccords croissants entre les différentes parties prenantes, les syndicats en appellent à la grève le jeudi 19 mai. 

    Inauguration du nouveau Lycée français de Shanghai en 2016 ©AEFE

    Le problème de recrutement 

    A trois mois et demi de la rentrée de septembre, il reste plus de 300 postes à pourvoir à travers le réseau d’établissements français à l’étranger, avec en plus de grosses disparités géographiques. Ainsi d’après Adrien Guinemer, conseiller national UNSA éducation, l’Afrique subsaharienne et l’Amérique latine sont les régions particulièrement touchées par le manque d’enseignants. 

    Durant plus de vingt ans, l’AEFE est parvenue à affecter tous les postes de professeurs détachés (résidents) grâce aux RDD. Le mécanisme est subtil : comme ces professeurs ne justifiaient pas d’un rapprochement de conjoint ou d’une installation sur place depuis plus de trois mois, ils passaient leur premier trimestre en contrat local, avant de devenir résidents, c’est à dire détaché depuis la France. Première conséquence, ils n’avaient pas droit aux avantages et acquis sociaux telle que la cotisation au système français de retraite durant ce laps de temps. Un système loin d ‘être parfait mais qui permettait à l’Agence d’assurer tous les postes, et aux enseignants de pouvoir partir quand ils le souhaitaient à l’autre bout du monde. Finalement, un win-win ! 

    Seulement, en février dernier, l’AEFE a mis un terme à ce procédé à cause d’un passage au tribunal de Nantes avec une ancienne “fausse résidente”. L’affaire a poussé le tribunal à statuer contre l’astuce de procédure.  Conséquence pour la rentrée 2022, 50% des places ne sont toujours pas pourvues pour septembre. 

    Afin de disposer d’équipes pédagogiques au complet, l’Agence a ainsi demandé aux établissements de recruter du personnel, uniquement, en contrat de droit local. Or, les contractuels sont particulièrement précaires car ils n’ont droit à aucun avancement, et ne peuvent cotiser, directement via leur salaire, à la caisse de retraite française. Ainsi, il est quasiment toujours plus intéressant d’être détaché que contractuel, hormis dans des pays comme la Suisse ou le Luxembourg où le droit local est plus généreux que le droit français.  

    Mercredi 11 mai, Olivier Brochet, le directeur général de l’AEFE, a émis un courrier à l’adresse des fonctionnaires des établissements français à l’étranger, leur demandant donc de recruter seulement des professeurs en contrat de droit local pour septembre. Face à cette demande, les syndicats de professeurs sont indignés, car ils voient le nombre de postes de résidents se réduire drastiquement. Il s’agit de l’une des raisons pour lesquelles ils appellent à la grève le jeudi 19 mai. 

    La difficulté de rédiger un nouveau décret 

    Depuis que l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger a décidé de mettre un terme aux RDD, elle a sollicité un nouveau décret à ses ministères de tutelle. L’Éducation nationale, les Affaires étrangères, la direction de l’AEFE et les syndicats représentant les personnels doivent donc trouver une entente… mais les échanges sont parfois houleux. 

    “Je suis furieux car c’est n’importe quoi !” s’exclame Patrick Soldat, membre du SNES-FSU, quant au déroulé des comités techniques visant à établir le nouveau décret qui encadrera les contrats de professeurs.
    En effet, si les syndicats de professeurs souhaitent profiter de la rédaction de celui-ci, pour aligner les avantages sociaux sur ceux de leurs collègues en France, les partis en face ne l’entendent pas de la même oreille. D’après Jérôme Nassoy, ils étaient parvenus lors des premiers comités à obtenir quelques avancées, qui ont par la suite été supprimées. Pour exemple, les indemnités statutaires que les professeurs du premier degré perçoivent en France lorsqu’ils sont en congé maladie, mais pas à l’étranger. Dans le projet initial, les syndicats étaient parvenus à faire changer cette inégalité, avant que le ministère de l’Éducation nationale ne revienne dessus. 

    Mais plus inquiétant encore, les deux ministères et l’AEFE, souhaitent également revenir sur des acquis sociaux historiques. Ils veulent, effectivement, sonner le glas de la Commission consultative paritaire locale (CCPL). Elle est une assemblée d’élus du personnel qui est consultée pour les “questions d’ordre individuel concernant les personnels contractuels”, selon le site du gouvernement. Elle permet donc la bonne transparence des procédures, et le respect des droits des employés. Or, le gouvernement souhaite y mettre un terme. 

    Pour les syndicalistes, c’est la goutte de trop. “Les quelques avancées que nous avions obtenues tombent à l’eau, mais en plus le ministère revient en arrière sur des points fondamentaux. C’est pourquoi la grève initiée par le FSU est rejointe par l’UNSA et le SGEN CFDT”, explique Jérôme Nassoy. Face à ces multiples problèmes, l’AEFE nous a déclaré “ne pas avoir de commentaire à faire sur la situation actuelle”

    Pour l’heure, plusieurs établissements se mobilisent pour participer à la grève, dont le Lycée franco-hellénique d’Athènes, déjà touché par une double imposition dont la bonne issue aura mis plus de 2 ans à être trouvée.

  • +16 points de cotisation retraite pour les fonctionnaires détachés depuis le 1 mai 2022

    +16 points de cotisation retraite pour les fonctionnaires détachés depuis le 1 mai 2022

    Le gouvernement a publié, discrètement, un décret modifiant le taux de cotisation à l’assurance retraite des fonctionnaires détachés à l’étranger depuis le 01 mai 2022. La ponction sur le salaire brut passe ainsi de 11% à 27%, soit un gap de 16 points. Une mesure qui ne semble pas prendre en compte les promesses d’actions pour le pouvoir d’achat des Français faites par Emmanuel Macron et les candidats à la députation.

    Un taux fixé par décret

    D’après l’article 87 du code des pensions civiles et militaires de retraite, les fonctionnaires, les militaires ou les magistrats détachés dans une administration ou un organisme implanté sur le territoire d’un Etat étranger ou auprès d’un organisme international peuvent demander, même s’ils sont affiliés au régime de retraite dont relève l’emploi ou la fonction de détachement, à être affiliés et à cotiser au régime de retraite régi par ce code au titre de cet emploi ou de cette fonction, dans les conditions fixées par décret en Conseil d’Etat.

    L’assiette de la cotisation dûe par l’agent au titre de cette option est constituée par le traitement ou la solde afférent au grade et à l’échelon détenu par cet agent dans l’administration dont il est détaché. Le taux de cette cotisation est fixé par décret.

    Un taux relevé de 16 points

    C’est dans ce cadre qu’un décret du 26 avril fixe le taux de la cotisation des fonctionnaires de la fonction publique de l’Etat, de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière, ainsi que des magistrats et militaires détachés dans une administration ou un organisme implanté sur le territoire d’un Etat étranger ou auprès d’un organisme international ayant opté pour l’affiliation volontaire à leur régime spécial de retraite.

    Le taux de la cotisation mentionnée au deuxième alinéa de l’article L. 87 du code des pensions civiles et militaires de retraite est égal à 27,77 %.

    Par dérogation, le taux de la cotisation dû par le fonctionnaire, magistrat ou militaire dont le détachement a été prononcé ou renouvelé avant le 1er mai 2022 est fixé à 11,10 % pour toute la durée de ce détachement.

    Lorsque le détachement en cours au 30 avril 2022 est renouvelé, le taux de 27,77 % s’applique pendant toute la durée de ce renouvellement.

    Des réactions vives à quelques jours du premier tour

    Révélée par Lesfrancais.press lors de l’enregistrement d’un podcast avec les leaders de la Nouvelle Union Populaire, Écologique et Sociale (NUPES), ce vendredi 13 mai, la nouvelle a circulé comme une trainée de poudre. A quelques jours de l’ouverture de l’urne électronique (le 27 mai), les candidats, qui challengent les députés sortants de la majorité présidentielle, n’ont pas manqué de dénoncer cette nouvelle disposition sur les réseaux sociaux.

    Mais ils ne furent pas les seuls, la société civile est aussi venue au secours des fonctionnaires. Surtout que cette augmentation va toucher aussi ceux qui travaillent dans des agences ou institutions partenaires comme les professeurs détachés auprès de l’AEFE, comme le souligne le Président de la Fédération des associations de parents d’élèves, la FAPEE, François Normant.

    Cette décision, prise avec peu de transparence, risque de pénaliser fortement les candidats d’Ensemble (Renaissance/ExLREM et ses alliés). Les fonctionnaires sont désormais prévenus, le prochain mandat commence par la promesse de réduire leur pouvoir d’achat, maintenant en cas d’arrivée ou de renouvellement ou à la fin de leur actuelle période de détachement.

  • Mariés avec le crime

    Mariés avec le crime

    Le procureur paraguayen de lutte contre la drogue, Marcelo Pecci, a été tué alors qu’il était en voyage de noces en Colombie. Des tueurs venus en jet ski l’ont abattu sur la plage. Les polices de Colombie, du Paraguay et des États-Unis coopèrent sur ce crime. Gangs, mafias et cartels le font depuis longtemps, et mieux. 

    La criminalité organisée représente une véritable puissance dans les affaires mondiales. Son chiffre d’affaires était estimé en 2016, par l’ONUDC, à 880 milliards de dollars, aujourd’hui à plus de 1500 milliards de dollars. Certains disent 2000, comment savoir ? Le marché de la drogue à lui seul est évalué à 1000 milliards de dollars. Le trafic d’êtres humains (migrations, proxénétisme), 150 milliards. Les exploitations illégales (pétrole, mines, diamant, or, espèces rares) : 260 milliards. Rackets, trafic des déchets, d’armes : 55 milliards. Cybercriminalité : une inconnue à 20 milliards ou 400 milliards ? Chiffres incertains, d’autant que beaucoup d’activités naviguent dans des zones grises, entre le légal et l’illégal. Tout l’argent des trafics n’est pas blanchi, seul celui qui est réinvesti l’est.

    L’organisation mafieuse infiltre la sphère légale, elle ne se contente pas de contrôler des marchés interdits (drogue, armes, traite), ni d’agir par la violence contre la loi (vols, prostitution, racket) ou ses concurrents, elle achète ou contraint les intermédiaires qui deviennent complices permanents : justice, police, gouvernement, banques et entreprises. 

    Au Paraguay une ville nouvelle, Ciudad el Este, aux frontières du Brésil et d’Argentine, la plus grande zone franche d’Amérique, accueille toutes les organisations criminelles, des Triades chinoises au Primeiro Comando de la Capital (PCC) brésilien. Marcelo Pecci avait enquêté sur l’exportation de la drogue colombienne via le Paraguay pour l’Europe : l’affaire « Ultranza Py », 250 millions de dollars, concernait beaucoup d’autorités.

    Sans narcopolitique, un Etat a du mal à devenir un narco-État. 

    En Colombie, une grève nationale « armée » a été décrétée par le Cartel du Golfe, après l’extradition de son chef, Otoniel, aux États-Unis. Au Mexique, le fils d’El Chapo Guzman a dû être libéré, après des émeutes et des assassinats.  Le Président López Obrador considère qu’il vaut mieux faire la paix que la guerre avec les cartels. Beaucoup de membres de son parti (Morena) sont accusés de faire leur jeu, c’était déjà le cas des autres partis. Le ministre de la sécurité du Président Calderon (PAN), Gennaro Garcia Luma, ex-tsar anti drogue, protégeait le Cartel de Sinaloa. L’ex-ministre de la défense du Président Pena Nieto (PRI), le général Cienfuegos, arrêté pour des liens avec un cartel concurrent, a été libéré. En Equateur, le Président a décrété l’état d’urgence dans trois provinces victimes de la guerre entre groupes révolutionnaires qui contrôlent la route de la drogue colombienne vers le Mexique. Au Honduras le président Juan Orlando Fernandez, à peine sorti de charge, a été extradé vers les États-Unis pour narcotrafic. Son chef de la police aussi. Sans narcopolitique, un Etat a du mal à devenir un narco-Etat. Rien de mieux que la police ou l’armée pour orienter le trafic en faveur de tel ou tel. Au Venezuela le régime de Maduro est considéré comme une passerelle du trafic de cocaïne par la DEA.

    La criminalité organisée ne concernerait-t-elle que des états en faillite ou les pays pauvres ?

    Mais ce serait une erreur de croire que la criminalité organisée n’a d’influence dans la politique qu’en Amérique latine. En Afrique, les groupes dits terroristes, qui sont ceux de seigneurs de guerre, assurent le trafic de drogue, d’armes, de personnes. La criminalité prospère sur les zones de guerres (Sahel, Erythrée, Soudan) dans des Etats plus ou moins faillis. Les Talibans se sont nourris du trafic d’opium, mais le clan Karzaï de l’ancien président, les services secrets du Pakistan n’y sont pas étrangers. 

    La criminalité organisée ne concernerait-t-elle que des états en faillite ou les pays pauvres ? Hong Kong, qui n’est pas pauvre, abrite les triades chinoises. Les Yakusas sont installés au Japon. L’Italie, pays riche, est le modèle de toutes les mafias. La N’drangheta calabraise aurait un chiffre d’affaires de 50 milliards de dollars par an et représenterait 80 % de l’introduction de la cocaïne en Europe, grâce à ses liens avec les producteurs colombiens, brésiliens… Elle est aussi liée aux Triades chinoises, notamment dans le nouveau marché de la cybercriminalité.

    L’internationale du crime organisé.

    Les mafias italiennes ont aussi accueilli à Milan la mafia nigériane, ancrée dans la politique du pays le plus peuplé d’Afrique. Rien ne peut vraiment échapper aux trois principales mafias nigérianes actives dans la prostitution, la drogue, les armes, le pétrole (elles taxeraient 20% de la production de pétrole nigérian), le gouvernement et même la religion.

    Le crime s’adapte à toutes les cultes : le nord protestant n’en est pas exempt. Un rapport de la justice néerlandaise décrit les Pays-Bas comme un « narco État ». Les ports d’Anvers (Belgique) et de Rotterdam sont les portes d’entrée de la drogue et autres trafics. Forts de leurs circuits de distribution, les Pays-Bas se spécialisent dans la fabrication de drogue de synthèse. 

    L’Europe, considérée pourtant comme le continent qui résiste le mieux à la criminalité, est gangrénée par l’internationale du crime organisé. Les mafias italiennes s’introduisent en France et en Allemagne, les quartiers nord de Marseille sont sous le contrôle des gangs nigérians. Serbie et Monténégro sont considérés comme des Etats dominés par le crime organisé. L’assassinat du premier ministre Zoran Dindic en fut le signe. Kosovo, Albanie, Géorgie, Russie exportent leur savoir-faire criminel.

    Selon « l’Indice mondial du crime organisé »,  l’Asie est considérée comme le continent le plus sévèrement touché par le crime. Les Etats du Triangle d’or, Birmanie, Thaïlande, Vietnam, composent avec les Triades chinoises. En Afghanistan, Pakistan, Iran, les routes de la drogue suivent armes et contrebandes. Les principaux marchés sont en Europe et aux États-Unis : certains membres des triades chinoises ont été arrêtés au Canada ou à Rome. 

    Les Etats-Unis, qui ont déclaré la guerre à la drogue dans les années 70, multiplient les accords avec les polices du monde. Pourtant, beaucoup considèrent cette guerre comme perdue, ou hypocrite. Voire un moyen de tenir des états faibles et dépendants. Quelles leçons peuvent donner les Etats-Unis et les Européens puisqu’ils sont incapables de contrôler la consommation et les réseaux de distribution sur leur sol ?

    Paradoxe : la lutte contre la drogue élimine les petits et renforce les gros.  

    L’échec est tel que le mouvement de légalisation des drogues « douces » s’amplifie, du Portugal à la Californie en passant par l’Uruguay. Le but étant de couper la ressource principale du crime organisé en contrôlant la vente, un peu comme le faisait l’Etat français avec le chanvre marocain de la Compagnie du Rif. Le problème est que les drogues douces gagnent de plus en plus en toxicité. 

    Le paradoxe est que la lutte contre la drogue, ou le renforcement des frontières, ne fait qu’éliminer les petits et durcir les gros. Les cartels se constituent en oligopoles, parce que le droit d’entrée sur le marché est très élevé. Plus on élève un mur, plus l’échelle est haute, plus l’organisation est puissante. 

    D’un côté, il y a donc les mafias qui prospèrent sur la misère, grâce aux faillites des Etats. De l’autre celles qui éliminent leurs concurrents grâce aux barrières érigées par les Etats. Les meilleurs sont celles qui font des Etats leur complice. Mais la complicité peut être lointaine. 

    Le blanchiment peut-il se faire sans des Etats honorablement connus pour être le coffre des voyous ? Luxembourg, Suisse, Delaware, Iles Vierges, Panama, Dubaï, Singapour, et bien d’autres ont longtemps facilité la constitution de sociétés écran et le blanchiment. Malgré les mises à jour des règlementations américaines et européennes, serait-il imaginable qu’ils continuent ? Si l’on peut tenter de mettre au ban la Russie, peut-on l’oser pour quelques pays blanchisseurs des milliards du crime organisé ?

    Les Etats les plus résistants face au crime sont les Etats démocratiques et non les Etats « forts ».

    Le Conseil de l’Europe, l’ONUDC, l’OCDE, Europol et Eurojust recommandent des législations afin d’unifier le droit pénal et faciliter la coopération. Pour l’instant, les Etats les plus résistants face au crime sont les Etats démocratiques et non les Etats « forts ». Ces derniers font de la police – ou de l’armée – un Etat dans l’Etat, hors contrôle, apte à se vendre. Les Etats autocrates sont compréhensifs avec le crime, l’utilisent ou l’imitent. La corruption y festoie. Les démocraties, systèmes ouverts, sont plus transparentes. 

    Il leur reste à conforter leurs principes : lutte contre le blanchiment, adaptation des législations dans un cadre international. En Europe, une législation sur les organisations criminelles est urgente. La loi italienne est la seule qui définit une mafia. Elle montre aussi qu’elle reste insuffisante. C’est dire si les autres pays européens paraissent fragiles, les Pays-Bas en sont la preuve. Il faut anticiper les défenses nationales européennes. Ce que l’on fait aux oligarques : la confiscation des biens pour appartenance à un réseau-, ne peut-on le faire à ceux qui sont mariés avec le crime ?

    La veuve de Marcelo Pecci serait surprise de l’apprendre, comme 80% de la population mondiale qui vit dans un Etat où le taux de criminalité est élevé. Voici un chantier digne de l’Europe- elle seule peut le faire, en commençant par nettoyer chez elle. Qu’est-ce que l’état de droit quand le crime organisé règne sur des territoires, des banques, des entreprises, des gouvernements ?

    Laurent Dominati
    Laurent Dominati

    Laurent Dominati 

    a. Ambassadeur de France

    a. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press

  • Stéphane Vojetta, le député-candidat enraciné dans sa circonscription

    Stéphane Vojetta, le député-candidat enraciné dans sa circonscription

    On reçoit dans ce podcast Stéphane Vojetta, le député sortant pour la Vème circonscription des Français établis hors de France. Inscrit au groupe de la majorité présidentielle, il est candidat à sa succession malgré le parachutage par son parti Renaissance (ex LREM) de l’ancien Premier ministre socialiste, Manuel Valls.

    Une procédure d’investiture très médiatisée

    Tout commence au cours de l’été 2021 : Samantha Cazebonne, la députée de la circonscription, incluant l’Espagne, le Portugal ainsi qu’Andorre et Monaco, poussée par la direction de LREM, annonce se présenter à l’élection sénatoriale qui eut lieu en septembre 2021. 1ère de la liste proposée par la majorité présidentielle, elle sera la seule élue par les conseillers des Français de l’étranger. Logiquement, elle abandonne son siège à son suppléant Stéphane Vojetta. Dès l’automne, les rumeurs ont commencé, annonçant Christophe Castaner et déjà Manuel Valls.

    Comme le raconte le député sortant, toutes ces rumeurs furent balayées d’un revers de main par la même Samantha Cazebonne et tous les membres de la direction de la République en Marche (parti désormais renommé Renaissance). Stéphane Vojetta était invité à se concentrer sur la campagne présidentielle. Fidèle et confiant envers son parti, il participa activement au succès d’Emmanuel Macron. Jusqu’au soir du second tour, depuis Madrid, où il s’impliqua à chaque étape, de la distribution de prospectus au suivi du déroulé du vote, Stéphane Vojetta découvre, à la télévision, Manuels Valls dans le carré VIP auprès d’Emmanuel Macron. Sur place, notre équipe avait demandé à l’ancien Premier ministre une interview pour évoquer cette candidature annoncée, il nous avait répondu : « pas encore ».

    Ensuite, comme Stéphane Vojetta le décrit dans le podcast, les évènements se sont accélérés et comme nous tous, c’est par voie de presse que le député sortant apprenait qu’il n’était plus investi par son propre parti.

    Lâché par Paris, soutenu par la base

    Dans la seconde partie du podcast, on revient sur la déclaration de soutien à Manuel Valls de Samantha Cazebonne. Une rupture professionnelle qui a blessé son ancien suppléant, qui préfère, pudiquement, tourner la page.

    Communiqué du 11 mai 2022 de Samantha Cazebonne

    Stéphane Vojetta préfère donc se concentrer sur le terrain et la campagne. L’occasion pour lui de faire découvrir son projet, et pour cela il bénéficiera du soutien des sections locales du parti présidentiel. Un soutien mérité par un engagement, en effet avant d’être député, Stéphane Vojetta s’impliquait déjà au quotidien pour les expatriés de son secteur, en particulier auprès des plus jeunes, une présence qui avait été récompensée par une large élection comme conseiller consulaire (poste dont il démissionna lors de sa prise de fonction à l’Assemblée nationale).

    Nathalie Coggia

    Ce soutien sera plus qu’une bienveillance des sections locales. Nathalie Coggia, qui est la référente pour toute la péninsule ibérique et membre du comité exécutif national de La République En Marche (LREM, désormais rebaptisé Renaissance), a décidé d’accepter la place de suppléante auprès de Stéphane Vojetta. Un (gros) caillou dans la chaussure de Manuel Valls qui va devoir mener campagne sans relais local.

    Un road trip pour aller au plus proche des Français expatriés

    Fidèle à ses valeurs et à ses engagements, Stéphane Vojetta se veut un député de proximité. Pour sa campagne, il a donc décidé de mener un « road trip » en traversant le Portugal et l’Espagne pendant les quelques jours qui nous séparent du premier tour.

    Au plus près des Français de sa circonscription, Stéphane Vojetta partagera sa méthodologie et ses ambitions pour ses compatriotes installés dans ces 2 pays comme dans les 2 principautés. Cette tournée bénéficiera à chaque étape de la mobilisation des marcheurs qui dans leur très grande majorité ont décidé de le soutenir.

    Peu rancunier, Stéphane Vojetta réduit le choix de Manuel Valls à une simple erreur d’interprétation de la direction parisienne. Le député-sortant réaffirme ainsi dans le podcast son ancrage dans l’environnement d’Emmanuel Macron et nous indique que sa campagne sera menée sous le signe de l’unité.

    Ecoutez le podcast avec Stéphane Vojetta

    Retrouvez le podcast sur toutes vos plateformes préférées

    Podcast liste
  • Retrait de la candidature de M’jid El Guerrab sur la IXème circonscription

    Retrait de la candidature de M’jid El Guerrab sur la IXème circonscription

    Le feuilleton des candidatures sur la circonscription d’Afrique du Nord et de l’Ouest se termine peut-être enfin !! Le député sortant M’jid El Guerrab a annoncé ce samedi 14 mai le retrait de sa candidature et appelle à voter pour Elisabeth Moreno, la ministre-candidate investie par Renaissance (ex LREM).

    Le choix du président Macron

    Le député sortant, M’jid El Guerrab, élu sous l’étiquette En Marche en 2017 a eu des heures difficiles depuis le prononcé de sa condamnation. Coups de téléphone, sms, se sont enchainés pendant 48h.

    Le député sortant, M’jid El Guerrab, élu sous l’étiquette « En Marche » en 2017 a eu des heures difficiles depuis le prononcé de sa condamnation. Coups de téléphone, sms, se sont enchainés pendant 48h. La pression est venue de tout en haut. L’ancien militant était devenu député par la volonté d’Emmanuel Macron en 2017. Son choix pour 2022, c’est Elizabeth Moreno. Le message a finalement était reçu ce samedi 14 mai.

    « En se retirant de la campagne électorale qui a déjà commencé, M’jid El Guerrab appelle tous ses concitoyens, qui ont la France au coeur, à voter massivement pour la candidate officielle de la majorité, Madame Elisabeth Moreno », ministre déléguée à l’Egalité femmes-hommes, peut-on lire dans son communiqué.« 

    Communiqué de presse du 14 mai de M’jid El Guerrab

    Une conférence de presse qui clôt une carrière

    C’est donc depuis Casablanca au Marco que M’jid El Guerrab a fait son annonce devant des journalistes issus principalement du Maroc. Mais les difficultés ne sont pas pour autant éloignées pour la majorité politique sur la très convoitée 9e circonscription des Français de l’étranger. Un entrepreneur réputé proche du couple Macron, Ahmed Eddarraz, a annoncé, lui, maintenir sa candidature malgré l’investiture de la ministre Elisabeth Moreno, qu’il ne juge « pas prête ».

    A rappeler que la 9ème circonscription est l’une des onze circonscriptions législatives des Français établis hors de France et regroupe les Français établis en Algérie, au Burkina Faso, au Cap-Vert, en Côte d’Ivoire, en Gambie, en Guinée, en Guinée-Bissau, au Liberia, en Libye, au Mali, au Maroc, en Mauritanie, au Niger, au Sénégal, au Sierra Leone et en Tunisie.